Publié le 8 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 21,1-14): 

 

Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.


Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.


En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

 

L’Application

 

Nous sommes comme ce Pierre, nous laissant très souvent animer par des émotions et des sentiments, particulièrement dépendants de tout ce qui est palpable et visible. Pourtant, Dieu nous accompagne en nous donnant les signes de sa présence. Heureusement, Pierre a pu revoir le visage du Seigneur après avoir renié Jésus et aujourd'hui il va l'écouter, on peut dire dans sa fidélité à son Maître.  

C'est dans cette fidélité qu'il répondra aux élitistes de son temps, avec la certitude de la présence de Jésus. Dieu a besoin de notre témoignage, pour que le monde dans lequel nous vivons découvre en nous sa Parole d'amour et de compassion. La célébration de l'Eucharistie et notre participation à celle-ci sont déjà un bon témoignage de notre foi. Aujourd'hui, nous découvrons la présence palpable et visible de Jésus dans l'Eucharistie, un don permanent que Dieu nous fait chaque jour.  Elle est la source de la foi et la raison de notre rassemblement, comme au temps des Apôtres, après la résurrection du Seigneur. .

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

 

+ Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.


Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría).


L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous.


Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

 

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Publié le 7 Avril 2021

Gospel text

(Lk 24,35-48): 

 

The disciples of Jesus recounted what had taken place along the way, and how they had come to recognize him in the breaking of bread. While they were still speaking about this, he stood in their midst and said to them, “Peace be with you.” But they were startled and terrified and thought that they were seeing a ghost. Then he said to them, “Why are you troubled? And why do questions arise in your hearts? Look at my hands and my feet, that it is I myself. Touch me and see, because a ghost does not have flesh and bones as you can see I have.” And as he said this, he showed them his hands and his feet. While they were still incredulous for joy and were amazed, he asked them, “Have you anything here to eat?” They gave him a piece of baked fish; he took it and ate it in front of them.

He said to them, “These are my words that I spoke to you while I was still with you, that everything written about me in the law of Moses and in the prophets and psalms must be fulfilled.” Then he opened their minds to understand the scriptures. And he said to them, “Thus it is written that the Messiah would suffer and rise from the dead on the third day and that repentance, for the forgiveness of sins, would be preached in his name to all the nations, beginning from Jerusalem. You are witnesses of these things.”

 

The Application

 

Jesus takes care of his disciples so that they are well informed and educated. It is important that He does this because He has entrusted the key to the Kingdom to Peter. He must know how to use it. To do this, He removes fear and gives peace.

 

 

 

Jesus would like his disciples to announce the Good News with the certainty and conviction that the Master is still alive. That is why the Lord wanted to participate in their daily life, including the breaking of bread and praise.

 

 

 

They became witnesses of his events before and after the resurrection, because everything they heard before, they saw after the resurrection of the Lord. In order for peace to come to the world, He gave the price of His life, His life on the Cross. That is why conversion of heart is the foundation of faith in Christ. Without this conversion of heart we cannot have peace and without peace we cannot proclaim the Good News.

 

Action of the day: Be a person of peace.
 

«Peace be with you»

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the risen Christ meets again his disciples with his desire of peace: “Peace be with you.” (Lk 24:36). This is how He makes disappear the fears and forebodings the Apostles had accumulated during their days of Passion and loneliness.

He is not a ghost but totally real; at times, however, fright in our lives is taking shape as if it were the only reality possible. At times also, it is our lack of faith and of interior life which is changing things: fright becomes reality and Christ gradually vanishes from our life. The presence of Christ in our Christian life, instead, lightens up our existence, especially in those places no human explanation may account for. Saint Gregory of Nazianzus urged us: “We should be ashamed to dispense with the salutation of peace; salutation the Lord left with us when He was going to leave this world. Peace is a name and a substantial thing emanating from God, as the Apostle Paul said to the Philippians: ‘The peace of God’; and that it is from God is also shown when he tells the Ephesians: ‘He is our peace’.”

It is the resurrection of Christ which gives a meaning to all our difficulties and sufferings, which helps us to recover our peace of mind and calm us down in the darkness of our life. All other small lights we may find in our life are only meaningful under this Light.

In the Gospel we read: «Everything written about me in the law of Moses and in the prophets and psalms must be fulfilled...”: and again we read “He opened their minds to understand the Scriptures” (Lk 24:44-45), as He had already done with the disciples at Emmaus. The Lord also wants us to understand the meaning of the Scriptures for our life; He wants our poor heart to become a flaming heart, like his: with the explanation of the Scriptures and the chunk of bread, the Holy Eucharist. In other words: the Christian task is to see how He makes his story become a story of salvation.

 

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Publié le 7 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 24,35-48): 

 

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».

 

L’Application

 

Jésus prend soin de ses disciples afin qu'ils soient bien informés et éduqués. Il est important qu'il le fasse car il a confié la clé du Royaume à Pierre. Il faut qu'il sache s'en servir. Pour cela, il enlève la peur et donne la paix.

Jésus voudrait que ses disciples annoncent la Bonne Nouvelle avec la certitude et la conviction que le Maître est toujours vivant. C'est pourquoi le Seigneur a voulu participer à leur vie quotidienne, y compris à la fraction du pain et à la louange.

Ils sont devenus les témoins de ses événements avant et après la résurrection, car tout ce qu'ils ont entendu avant, ils l'ont vu après la résurrection du Seigneur. Pour que la paix vienne dans le monde, il a donné le prix de sa vie, sa vie sur la Croix. C'est pourquoi la conversion du cœur est le fondement de la foi en Christ. Sans cette conversion du cœur, nous ne pouvons pas avoir la paix et sans la paix, nous ne pouvons pas proclamer la Bonne Nouvelle.

«La Paix soit avec vous!»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui le Christ ressuscité salue à nouveau les disciples et leur souhaite la paix: «La Paix soit avec vous!» (Lc 24:36). Il efface ainsi les craintes et les pressentiments qui avaient assailli les Apôtres pendant les jours de passion et de solitude.

Jésus n'est pas un esprit, il est bien réel, mais, parfois, la peur s'empare de nous et devient l'unique réalité. D'autres fois, c'est le manque de foi et de vie intérieure qui transforment les choses: la peur devienne réalité et le Christ s'efface de nos vies. Au contraire, la présence de Christ dans la vie du chrétien écarte les doutes et illumine notre existence, spécialement ces recoins qu'aucune explication humaine ne saurait pas éclaircir. Saint Grégoire de Nazianze nous exhorte: «Nous devrions avoir honte de ne pas faire le salut de la Paix que le Seigneur nous a laissé lorsqu'il allait partir de ce monde. La paix est un nom et une chose savoureuse en provenance de Dieu, d'après ce que l'Apôtre dit aux Philippiens: ‘La paix de Dieu’; et qu'elle vient de Dieu il le confirme lorsque il dit aux Éphésiens: ‘Il est notre paix’».

La résurrection de Christ donne leur sens à toutes les vicissitudes et à tous les sentiments, elle nous permet de récupérer le calme et de trouver la paix dans les ténèbres de notre vie. Les autres petites lumières que nous rencontrons ici-bas n'ont un sens qu'en cette Lumière.

«Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:44-45), comme il l'avait déjà fait avec les disciples d'Emmaüs. Le Seigneur veut aussi nous ouvrir l'intelligence des Écritures; il désire transformer notre pauvre coeur en un coeur aussi ardent que le sien, grâce à l'explication des Écritures et à la fraction du Pain, l'Eucharistie. En d'autres termes, la tâché du chrétien est de voir que le Seigneur veut transformer son histoire en histoire du salut.

 

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Publié le 6 Avril 2021

Gospel text

(Lk 24,13-35): 

 

Now that very day two of them were going to a village seven miles from Jerusalem called Emmaus, and they were conversing about all the things that had occurred. And it happened that while they were conversing and debating, Jesus himself drew near and walked with them, but their eyes were prevented from recognizing him.

He asked them, “What are you discussing as you walk along?” They stopped, looking downcast. One of them, named Cleopas, said to him in reply, “Are you the only visitor to Jerusalem who does not know of the things that have taken place there in these days?” And he replied to them, “What sort of things?” They said to him, “The things that happened to Jesus the Nazarene, who was a prophet mighty in deed and word before God and all the people, how our chief priests and rulers both handed him over to a sentence of death and crucified him. But we were hoping that he would be the one to redeem Israel; and besides all this, it is now the third day since this took place. Some women from our group, however, have astounded us: they were at the tomb early in the morning and did not find his body; they came back and reported that they had indeed seen a vision of angels who announced that he was alive. Then some of those with us went to the tomb and found things just as the women had described, but him they did not see.” And he said to them, “Oh, how foolish you are! How slow of heart to believe all that the prophets spoke! Was it not necessary that the Messiah should suffer these things and enter into his glory?” Then beginning with Moses and all the prophets, he interpreted to them what referred to him in all the scriptures.

As they approached the village to which they were going, he gave the impression that he was going on farther. But they urged him, “Stay with us, for it is nearly evening and the day is almost over.” So he went in to stay with them. And it happened that, while he was with them at table, he took bread, said the blessing, broke it, and gave it to them. With that their eyes were opened and they recognized him, but he vanished from their sight. Then they said to each other, “Were not our hearts burning [within us] while he spoke to us on the way and opened the scriptures to us?”

So they set out at once and returned to Jerusalem where they found gathered together the eleven and those with them who were saying, “The Lord has truly been raised and has appeared to Simon!” Then the two recounted what had taken place on the way and how he was made known to them in the breaking of the bread.

 

The Application

 

The disciples of  Emmaus invite us to discover Jesus in the breaking of bread. So caught up in the events of the past few days, they found themselves totally caught up and disoriented. These behaviours are purely human and divinely accepted. God, who walks with us, even in difficult times, accompanies us discreetly without making revealing his presence or his accompaniment. We must have patience and know how to put all our trust in this God who loves.

 

Stay with us' was not an invitation from the disciples, it was in truth from the Lord. We must always stay with the Lord, especially in the night. It is in this trust in God and our ability to share that God makes himself visible to humanity.

 

 

 

If we remain faithful to God's love, one day we will say with certainty, like the disciples on the road to Emmaus, 'Were not our hearts burning? For this we must be open, welcoming and listen to the other who accompanies us in silence.

 

Action of the day : Believe in the divine accompaniment.

 

«Were not our hearts burning [within us] while he spoke to us on the way and opened the scriptures to us?»

 

Fr. Luis PERALTA Hidalgo SDB

(Lisboa, Portugal)

 

Today we are reassured by the Gospel that Jesus is alive and continues to be the center around which the disciples' community is built. The gathering of the community, the dialog with brothers and sisters who share the same faith, the reading of the Word of God, the love shared and expressed through fraternity and service, is precisely the ecclesial context in which the disciples can encounter the Resurrected.

The disciples filled with grief, couldn't even imagine that that stranger was in fact their Master, now resurrected. But they felt “an ardent yearning” in their hearts (cf. Lk 24:32), when He talked, «explaining» the Scriptures. The light of the Word softened their hearts and “their eyes were opened” (Lk 24:31).

The iconic story of the disciples of Emmaus is useful as a guide to us in the long journey through a path of doubts, afflictions and sometimes even bitter disillusionments; the Divine traveler continues to be our companion who introduces us, by explaining the Scriptures, to the comprehension of God's mysteries. Upon the fulfillment of this encounter the light of the Word is followed by the light that emerges from the “Bread of Life”, through which Christ fulfills perfectly His promise that He would be with us “always, until the end of the age” (Mt 28:20).

Pope Emeritus Benedict XVI explains that “The proclamation of the Lord's Resurrection lightens up the dark regions of the world in which we live.”

 

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Publié le 6 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 24,13-35): 

 

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.

Jésus leur dit: «De quoi causiez-vous donc, tout en marchant?». Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit: «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci». Il leur dit: «Quels événements?». Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth: cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit; mais lui, ils ne l'ont pas vu». Il leur dit alors: «Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire?». Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir: «Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse». Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre: «Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?».

A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: «C'est vrai! le Seigneur est ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre». A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

 

L’Application

 

Les disciples d'Emmaüs nous invitent à découvrir Jésus dans la fraction du pain. Tellement pris par les événements de ces derniers jours, ils se sont retrouvés totalement happés et désorientés. Ces comportements sont purement humains et divinement acceptés. Dieu, qui marche avec nous, même dans les moments difficiles, nous accompagne discrètement sans faire apparaître sa présence ou son accompagnement. Nous devons avoir de la patience et savoir mettre toute notre confiance en ce Dieu qui aime.

Reste avec nous" n'était pas une invitation des disciples, c'était en vérité une invitation du Seigneur. Nous devons toujours rester avec le Seigneur, surtout dans la nuit. C'est dans cette confiance en Dieu et dans notre capacité à partager que Dieu se rend visible à l'humanité.

Si nous restons fidèles à l'amour de Dieu, un jour nous dirons avec certitude, comme les disciples sur le chemin d'Emmaüs : "Notre coeur n'était-il pas brûlant ? Pour cela, nous devons être ouverts, accueillants et écouter l'autre qui nous accompagne en silence.

«Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?»

 

Abbé Luis PERALTA Hidalgo SDB

(Lisboa, Portugal)

 

Aujourd'hui, l'Evangile nous assure que Jésus est vivant et qu'il est toujours le centre à partir duquel se construit la communauté de ses disciples. C'est précisément dans ce contexte ecclésiastique- dans une rencontre communautaire, dans le dialogue avec nos frères qui partagent notre foi, dans l'écoute communautaire de la parole de Dieu, dans l'amour partagé par des actes fraternels et de service aux autres- que les disciples peuvent expérimenter leur rencontre avec Jésus ressuscité.

Les disciples accablé de tristes pensées, n'ont jamais imaginé que cet étranger fut précisément leur Maître qui était déjà ressuscité. Pourtant, leur cœur «brûlait» (cf. Lc 24,32), lorsqu'Il leur parlait et leur expliquait les Ecritures. La lumière de la Parole enlevait la dureté de leur cœur et «leurs yeux s'ouvrirent» (Lc 24,31).

L'icône des disciples d'Emmaüs nous sert de guide sur la longue route de nos doutes, de nos inquiétudes et parfois même de nos rudes déceptions, le divin Voyageur est toujours notre compagnon de route afin de nous faire comprendre, en interprétant les écritures, les mystères de Dieu. Quand la rencontre devient plénitude, la lumière de la Parole fait suite à la lumière qui jaillit du «Pain de vie» par lequel le Christ accomplit de manière décisive sa promesse: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

«L'annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d'ombre du monde dans lequel nous vivons», a expliqué le pape Ëmérite Benoît XVI.

 

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Publié le 5 Avril 2021

Gospel text

(Jn 20,11-18): 

 

Mary of Magdala stayed outside the tomb weeping. And as she wept, she bent over into the tomb and saw two angels in white sitting there, one at the head and one at the feet where the Body of Jesus had been. And they said to her, “Woman, why are you weeping?” She said to them, “They have taken my Lord, and I don’t know where they laid him.” When she had said this, she turned around and saw Jesus there, but did not know it was Jesus. Jesus said to her, “Woman, why are you weeping? Whom are you looking for?” She thought it was the gardener and said to him, “Sir, if you carried him away, tell me where you laid him, and I will take him.” Jesus said to her, “Mary!” She turned and said to him in Hebrew, “Rabbouni,” which means Teacher. Jesus said to her, “Stop holding on to me, for I have not yet ascended to the Father. But go to my brothers and tell them, ‘I am going to my Father and your Father, to my God and your God.’” Mary of Magdala went and announced to the disciples, “I have seen the Lord,” and then reported what he had told her.

 

 

 

The Application

 

To know or discover God, we do not have to be believers or even Christians, because in true human love, God reveals Himself and in this revelation, He raises us up. Mary and Martha reveal to us this truth of human love that is capable of transforming us from a mere man to a servant of God. We can say with certainty that the love that Martha and Mary had for the Lord was only a human and ordinary love, has today become a true divine love, an expression of her profession of faith that she has already demonstrated by pouring the perfume on the Lord's feet.

 

 

 

Today's Gospel tells us that she still holds Jesus as her Master, and she is called to proclaim him, not as a Master, but as the Risen One, so long awaited by the people of God. This is an apostolic commitment that she has not realised. She will do it in obedience and faithfulness, which we are called to imitate.

Every expression of faith are very often a simple expression of human love, which is transformed by God as the profession of faith. The presence of Jesus was invisible to her, however, in her love for the Lord, Jesus reveals to her, His affection, by calling her by name, Mary. She, in her own way, will respond to Him in love, which she had always reciprocated. God wishes to establish this communion with us. It is in this deep personal communion of us with God that the outpouring of the Holy Spirit is made visible to the humanity. Come what may, let us remain faithful to God’s love so that others may see in us the profession of faith of Mary of Magdala, « I have seen the Lord. ».

 

Action of the day : Be human in your relationship.

 

 

 

«Mary of Magdala went and announced to the disciples, ‘I have seen the Lord’»

 

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Spain)

 

 

Today, in the figure of Mary Magdalene, we can contemplate two levels of acceptance of our Savior: the first is imperfect, the second, is complete, unconditional. From the beginning, Mary appears to us as a most sincere disciple of Jesus. She follows him, the incomparable Teacher; she is heroically adherent to him who was crucified for love; she looks for him, beyond death, his burial and disappearance. How impregnated with admirable dedication to their "Lord" are the two exclamations that the Evangelist St John has preserved for us, like incomparable jewels: "They have taken the body of my Lord, and I do not know where they have put him" (Jn 20:13); «Sir, if you have taken Him, tell me where you have put it, and I will take it»! (Jn 20:15). Few disciples have contemplated history, so affectionately and loyally as Mary of Magdala.

However, the good news of today, this Tuesday of the Eighth Week of Easter, infinitely surpass all ethical goodness and religious faith in a Jesus who one can admire, but who is ultimately dead; and they take us to the realm of faith in the Risen One. Jesus who, at first, leaving her on the level of imperfect faith, addresses the Magdalene asking her: "Woman, why are you crying?" (Jn 20:15) and to which she, with shortsightedness responds as one would to a gardener who is interested in her distress. Jesus, now, in a second definitive moment, challenges her with her name: "Mary!" and he shock her to the core speaking to her about resurrection and life, that is, of Himself, as the Risen One, living forever. The result? Mary Magdalene the believer and Mary Magdalene the apostle: "It was Mary Magdalene and she told her disciples that she had seen the Lord" (Jn 20:18).

Today is not uncommon for Christians who do not see clearly beyond this life and, therefore, who doubt the resurrection of Jesus. Am I among them? Similarly, there are many Christians who have enough faith to follow him privately, but who fear to proclaim him apostolically. Am I part of that group? If this were the case, like Mary Magdalene, let us say to him: "Master! Let us embrace ourselves at his feet and go to meet our brethren and say:" The Lord has risen and I have seen him!

 

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Publié le 5 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 20,11-18): 

 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

 

L’Application

 

Pour connaître ou découvrir Dieu, nous n'avons pas besoin d'être croyants ou même chrétiens, car dans le véritable amour humain, Dieu se révèle et dans cette révélation, il nous élève. Marie et Marthe nous révèlent cette vérité de l'amour humain qui est capable de nous transformer de simple homme en serviteur de Dieu. Nous pouvons dire avec certitude que l'amour que Marthe et Marie avaient pour le Seigneur, qui n'était qu'un amour humain et ordinaire, est devenu aujourd'hui un véritable amour divin, expression de sa profession de foi qu'elle a déjà démontrée en versant le parfum sur les pieds du Seigneur.

L'Évangile d'aujourd'hui nous dit qu'elle tient toujours Jésus pour son Maître, et elle est appelée à l'annoncer, non pas comme un Maître, mais comme le Ressuscité, tant attendu par le peuple de Dieu. C'est un engagement apostolique qu'elle n'a pas réalisé. Elle le fera dans l'obéissance et la fidélité, que nous sommes appelés à imiter.

Toute expression de foi est très souvent une simple expression d'amour humain, qui est transformée par Dieu en profession de foi. La présence de Jésus était invisible pour elle, cependant, en réponse à son amour pour le Seigneur, Jésus lui révèle son affection, en l'appelant par son nom, Marie. Elle, à sa manière, lui répondra par l'amour qu'elle lui avait toujours rendu. Dieu veut établir cette communion avec nous, une relation d'amour profonde. C'est dans cette profonde communion personnelle de nous avec Dieu que l'effusion de l'Esprit Saint est rendue visible à l'humanité. Quoi qu'il arrive, restons fidèles à l'amour de Dieu pour que les autres voient en nous la profession de foi de Marie de Magdala : " J'ai vu le Seigneur... ". 

 

 

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

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Publié le 4 Avril 2021

Gospel text

(Mt 28,8-15): 

 

The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples. Suddenly, Jesus met them on the way and said, «Peace». The women approached him, embraced his feet and worshiped him. But Jesus said to them, «Do not be afraid. Go and tell my brothers to set out for Galilee; there they will see me».

While the women were on their way, the guards returned to the city and some of them reported to the chief priests all that had happened. The chief priests met with the Jewish authorities and decided to give the soldiers a good sum of money, with this instruction, «Say that his disciples came by night while you were asleep, and stole the body of Jesus. If Pilate comes to know of this, we will satisfy him and keep you out of trouble». The soldiers accepted the money and did as they were told. This story has circulated among the Jews until this day.

 

The Application

 

The joy of finding the Lord once again, is a new birth that many catechumens feel in these days. We are called to live this joy and are asked to be missionaries, to invite others to discover it.

 

 

 

Mary and Martha felt a deep joy that is a perfect sharing in the joy of the Lord's disciples. Each one of us feels this joy, according to our own capacity, and expresses it in totally different ways. The diversity of these testimonies, united in the same faith, will respond positively to the needs of all. It is in these diversity that God wishes to unite everyone of us, under the same faith, in the resurrected one.

 

 

 

The world is free to interpret it in its own way and mislead the people by giving them false hope. The Lord has asked us to ignore it and to continue to announce the Good News of the resurrection. Like the women in this Gospel and of Peter in the first reading, let us learn to live our faith with joy and announce it courageously. May this joy be a sign of hope to the world and may it discover in this joy the Light of the resurrection.  

 

Action of the day: By your joy, be a witness of resurrection.

 

«The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples»

 

Fr. Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Spain)

 

Today, the joy of resurrection has made brave messengers out of those women that went to Christ's tomb. The angel's announcement of the Master's resurrection filled their hearts with «great joy». And, immediately after, they “ran out”, to tell the news to the Apostles. They simply could not stand idle, their hearts bursting should they not let the disciples know about the great news. Paul's words resound in our souls: «For the love of Christ constrains us» (2Cor 5:14).

Jesus contrives to a “chance meeting” with Mary of Magdala and the other Mary —this is how Christ rewards their courage to look for him early in the morning—, and He does it too with all men and women of this world. Not only, because of his Incarnation, He has, in a certain way, become a man too.

Women's reactions before the Lord express the deepest attitudes of human beings before He who is our Creator and Redeemer: submission —«embraced his feet» (Mt 28:9)— and worship. What a lesson for all of us regarding what our attitude ought to be always before Christ in the Eucharist!

«Do not be afraid» (Mt 28:10), Jesus tells the pious women. Afraid of our Lord? Never, as He is the Love of loves! Afraid to lose him? Yes, because we are well aware of our feebleness. This is why we embrace his feet so strongly. As the Apostles in the stormy sea and as the disciples of Emaus when they beg him: Lord, do not leave us!

And the Master sends the women to his disciples so they can see him too. This is also our task, and our divine mission, since the day of our baptism: to proclaim Christ all over the World «so that everybody may find Christ, so that Christ may join each one of us in our journey through life, with the power of the truth (...) contained in the mystery of Encarnation and Redemption, with the power of the love He irradiates» (John Paul II).

 

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Publié le 4 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 28,8-15): 

 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront».

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

 

L’Application

 

La joie de retrouver le Seigneur est une nouvelle naissance que beaucoup de catéchumènes ressentent en ces jours. Nous sommes appelés à vivre cette joie et il nous est demandé d'être missionnaires, d'inviter les autres à la découvrir.

Marie et Marthe ont ressenti une joie profonde qui est un partage parfait de la joie des disciples du Seigneur. Chacun de nous ressent cette joie, selon sa propre capacité, et l'exprime de manière totalement différente. La diversité de ces témoignages, unis dans la même foi, répondra positivement aux besoins de tous. C'est dans cette diversité que Dieu veut nous unir tous, dans la même foi, au ressuscité. 

Le monde est libre de l'interpréter à sa manière et d'induire les gens en erreur en leur donnant de faux espoirs. Le Seigneur nous a demandé de l'ignorer et de continuer à annoncer la Bonne Nouvelle de la résurrection. Comme les femmes de cet Évangile et de Pierre dans la première lecture, apprenons à vivre notre foi avec joie et à l'annoncer avec courage. Que cette joie soit un signe d'espérance pour le monde et qu'il découvre dans cette joie la Lumière de la résurrection.  

 

 

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

 

Abbé Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14).

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas!

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

 

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Publié le 2 Avril 2021

In silence before the tomb of the Lord, we stand, as the prophet Isaiah tells us, 'speechless, for we have seen what we never heard about it. A God dies on the Cross, a grain of wheat that falls to the ground, dies willingly and silently, an act that man can never understand. God makes us to discover that true love makes no noise. Like a mother who suffers for her child, taking the bitter medicines for her child, God tells us that He suffers for us. A mother who feeds her child cannot forget her child, even if she does, I will never forget you, the Lord told us. The events of these days that we commemorate are the expression of God's love. 

Jesus told us that it was not the wood or the nails that held him on the Cross, it was his love for us, the love of his Father. On Holy Thursday we discovered his humanity, a similar humanity, that of our own, troubled and upset, who was going to be betrayed by one of his own, for whom he was going to give his life. He loved them to the end, to the last moment of his life, including Judas. The Lord called his disciples, his beloved ones, to be with him, in prayer, in contemplation. They have all fallen asleep, and the Lord returns to them once more, reminding them of their duty as disciples. Watch and pray.

We will venerate the Cross, the Cross that saved us. The Cross that has helped us to discover the depth of divine love.  With our eyes fixed on Jesus Christ, especially this Cross that He carries, the Cross that we have given to Christ, still calls us today, to the combat of God. A fight purely by divine inspiration, led by us and in us, a response to conversion. We stand in silence before our sins that crucified Christ.  We have heard it today, it is all over, he has fulfilled it all, as the prophets have already foreseen.

Thus God has willed to renew everything in Christ, by Christ, through a covenant. A covenant made for an eternity, a covenant made not by the blood of animals, but by the blood of Man, MAN par excellence, by God Himself. Each time the Eucharist is celebrated, we remember this event, a history that has been repeated, a covenant in perpetuity. This is the great gift that God has given us. God takes everything in his hand, so that man understands his love, not through intermediaries, as He did otherwise, but through Himself. I would put my words into the hearts of men. Our body, purely human and carnal, will thus become God's favourite abode.

In this silence of holy saturday, we have a feeling that everything is finished. Man was able to silence the Lord. Man wanted to master the Lord and the divine silence will still give him a chance to convert. This God who held a sacred silence before the sinful woman, is still silent today. This God who did not want to speak before the crowd that acclaimed Him as King, before Pilate, even before His accusers, will finally speak on the Cross. I am thirsty, He is thirsty for us, for our conversion, for our recognition of His love. He is thirsty for that word that bursts forth before the noise of the world, a faint voice that the world ignores, 'have mercy on me'. Here he will take his Word, he will answer, 'Today you will be with me in paradise'.

He says to us, each and every one of us, this is your mother and this is your son. How can we ignore this divine request. Symbolically for all of us, representing the whole of humanity, from the beginning of creation, until the last day of judgement, John will immediately accept her as the mother of Jesus, as his spiritual mother. She will be our voice before the Lord, for all eternity, reminding Jesus that they lack wine. The Marian apparitions confirm this. In this Year of St Joseph, a family year, we entrust all the members of our families to the Lord. Since He carried our crosses, let us pray that He may help us to carry our daily crosses courageously. Recognising that for us believers the cross is a sign of victory, let us come and honor it. Amen.

 

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