Publié le 18 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 1,16.18-21.24a): 

 

 

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret.

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse.

 

L’Application

 

En cette année de saint Joseph, nous sommes invités à découvrir ce personnage, si important, mais très peu raconté dans les évangiles. Je voudrais souligner deux qualités importantes pour l'application quotidienne : son ouverture et sa docilité à l'écoute du Seigneur.

Il le fait dans un silence complet, laissant Marie faire ce que Dieu lui a demandé de faire. Pourtant, nous le voyons toujours actif dans son engagement, avec une exécution bien maîtrisée. En tout, nous le voyons aux côtés de Marie et de Jésus. Père adoptif qui prend au sérieux sa responsabilité paternelle sans vouloir rien imposer, il laissera Dieu agir à sa manière. Nous pouvons, avec nos limites, imiter sa docilité à la Parole de Dieu.

C'est dans cette liberté personnelle que nous trouvons Joseph ouvert à toute proposition divine. Cette ouverture lui permettra d'accueillir Marie comme son épouse, et d'emmener l'enfant et sa mère en sécurité, afin que l'enfant Dieu soit sauvé par les hommes. Le plan divin n'a pas été entièrement révélé à Joseph. Dans cette ouverture, il va le découvrir avec Marie, petit à petit. Dieu a besoin de nous, de notre patience et de notre ouverture, pour que ses enfants du jour soient accompagnés et sauvés.  Je vous souhaite une très bonne fête.

 

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse»

 

+ Mgr. Ramon MALLA i Call Evêque Emérite de Lérida

(Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Église célèbre la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. C'est comme une parenthèse dans l'austérité du Carême. Mais dans la joie de cette fête, rien ne nous empêche de pouvoir continuer à avancer dans le chemin de la conversion, propre des jours du Carême.

Joseph est bien celui qui, élevant son regard, s'efforce pour s'adapter au plan de Dieu. Et Joseph est bien aussi celui qui, regardant les autres, essaie toujours d'interpréter dans le bon sens toutes leurs actions afin de sauvegarder leur bonne renommée. C'est dans ces deux aspects de la bonté que Saint Joseph nous apparaît dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Sur chacun de nous Dieu a un plan d'amour, car «Dieu est amour» (1Jn 4,8). Mais les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne sachions pas le découvrir. Et, en bonne logique, nous nous plaignons et nous refusons les croix que le Seigneur nous tend.

Il a dû être difficile pour Saint Joseph de voir que Marie «avant qu'ils aient habité ensemble, fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint» (Mt 1,18). Il avait décidé de la répudier, mais «en secret» (Mt 1,19). Mais, en même temps, «lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe» (Mt 1,20), lui dévoilant qu'il devait devenir le père légal de l'Enfant, il accepta immédiatement «et il prit chez lui son épouse» (Mt 1,24).

Le Carême est une bonne occasion pour découvrir ce que Dieu attend de nous, et renforcer notre désir de le mener à bien. Demandons au bon Dieu, comme nous le dirons dans la collecte de la Messe, «que les mérites de l'Époux de votre très sainte Mère soient notre secours, nous vous en prions, Seigneur». Qu'Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion tout en imitant Saint Joseph dans l'acceptation de la volonté de Dieu et l'exercice de la charité envers notre prochain. Et, en même temps, rappelons-nous que «toute la sainte Église est débitrice avec la Mère Vierge, car c'est à travers Elle que l'Église a reçu le Christ, mais, ensuite, Saint Joseph est celui qui mérite le plus notre remerciement et notre révérence» (Saint Bernardin de Sienne).

 

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Publié le 17 Mars 2021

Gospel text

(Jn 5,31-47): 

 

Jesus said to the Jews: «If I bore witness to myself, my testimony would be worthless. But Another One is bearing witness to me and I know that his testimony is true when He bears witness to me. John also bore witness to the truth when you sent messengers to him, but I do not seek such human testimony; I recall this for you, so that you may be saved. John was a burning and shining lamp, and for a while you were willing to enjoy his light. But I have greater evidence than that of John -the works which the Father entrusted to me to carry out. The very works I do bear witness: the Father has sent me. Thus he who bears witness to me is the Father who sent me. You have never heard his voice and have never seen his likeness; then, as long as you do not believe his messenger, his word is not in you.

»You search in the Scriptures thinking that in them you will find life; yet Scripture bears witness to me. But you refuse to come to me, that you may live. I am not seeking human praise; but I have known that love of God is not within you.

»For I have come in my Father’s name and you do not accept me. If another comes in his own name, you will accept him. As long as you seek praise from one another in­­stead of seeking the glory coming from the only God, how can you believe? Do not think that I shall accuse you to the Father. Moses himself in whom you placed your hope, ­accuses you. If you believed Moses, you would believe me, for he wrote of me. But if you do not believe what he wrote, how will you believe what I say?».

 

The Application

 

How can we put today's gospel into practice? Firstly I would like to listen to the Lord. He tells us that we have many ways, if we want to discover God and his plan. They are, the sacred scriptures and the prophets, the history of salvation and tradition, the teachings of Jesus and his works, etc.

 

 

 

Jesus tells us that His Father is merciful and He does not wish to judge us. Yet we will be judged by ourselves, by our own disobedience, because we do not listen to the Lord and we are not sincere.  

 

 

 

Therefore, Jesus asks us to seek all our life the glory of God, not the glory of men. Let us seek, therefore, the divine will, and let us put that will into practice and be witnesses of his love, as Jesus himself was doing.

 

Action of the day: Be aware that you are sent by the Lord.

 

«If I bore witness to myself, my testimony would be worthless»

 

Fr. Miquel MASATS i Roca

(Girona, Spain)

 

Today, the Gospel teaches us how Jesus faces the following objection: as Deut 19:15, says, «one witness is not enough to convict a man accused of any crime or offense he may have committed. A matter must be established by the testimony of two or three witnesses». Jesus plaids in his favour John the Baptist's testimony, the Father's testimony —manifest through the works He did— and, finally, the testimony of the Scriptures.

Jesus Christ reproaches those who listen to him three impediments they have, to accept him as the Son of God's Messiah: the lack of love of God; the lack of honest intentions —they only seek the human glory— and, their having their own interests at heart when interpreting the Scriptures.

Our Holy father Pope John Paul II wrote: «You can get to the contemplation of Christ's face only by listening, in the Spirit, to the Father's voice, for no one knows the Son except the Father (cf. Mt 11:27). It is, therefore, needed the revelation from the Almighty. But, to receive it, it is indispensable to place oneself in a listening attitude».

This is why we have to bear in mind that, to declare Jesus Christ as the true Son of God, the proposed external evidence is not enough; will's rectitude is very important, that is, a good moral disposition.

In this time of Lent, by increasing the deeds of penance that facilitate our interior renovation, we shall improve our disposition to contemplate Christ's true face. This is why, Saint Josemaría, says: «That Christ you see, is not Jesus. —It will be, in any case, the sad image your blurred eyes may form... —Purify yourself. Clarify your look with humility and penance. Afterwards... you won't be lacking the clear lights of Love. And you will have a perfect vision. Your image will really be: Him!».

 

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Publié le 17 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 5,31-47): 

 

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai; il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.

»Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d'ailleurs je vous connais: vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.

»Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique! Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture. Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis?».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous mettre en pratique l'évangile d'aujourd'hui ? Tout d'abord, je voudrais écouter le Seigneur. Il nous dit que nous avons de nombreux moyens, si nous voulons découvrir Dieu et son plan. Ce sont les saintes écritures et les prophètes, l'histoire du salut et la tradition, les enseignements de Jésus et ses œuvres, etc.

Jésus nous dit que son Père est miséricordieux et qu'il ne veut pas nous juger. Pourtant, nous serons jugés par nous-mêmes, par notre propre désobéissance, parce que nous n'écoutons pas le Seigneur et que nous ne sommes pas sincères.  

C'est pourquoi Jésus nous demande de rechercher toute notre vie la gloire de Dieu, et non la gloire des hommes. Cherchons donc la volonté divine, et mettons cette volonté en pratique et soyons des témoins de son amour.

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile nous montre comment Jésus répond à l'objection suivante: selon le Deutéronome (19,15), pour la validité d'un témoignage, deux ou trois témoins sont requis. Jésus allègue en sa faveur le témoignage de Jean-Baptiste, le témoignage du Père —qui se manifeste dans les miracles qu'Il réalise— et, enfin, le témoignage des Écritures.

Jésus reproche à ceux qui l'écoutent trois raisons qui les empêchent de voir en lui le Messie Fils de Dieu: le manque d'amour de Dieu; l'absence de droiture d'intention —ils cherchent seulement la gloire humaine— et une interprétation des Écritures selon leurs propres intérêts.

Le Saint Père Jean-Paul II nous écrivait: «On ne parvient à la contemplation du visage du Christ qu'en écoutant dans l'Esprit la voix du Père, car nul ne connaît le Fils hors du Père (cf. Mt 11,27). Aussi, la révélation du Très-haut est-elle nécessaire. Mais, pour l'accueillir, il est indispensable de se mettre en attitude d'écoute».

C'est pourquoi, pour confesser Jésus-Christ comme vrai Fils de Dieu, les preuves externes qu'on nous présente ne suffisent pas; la droiture de la volonté, c'est-à-dire les bonnes dispositions, s'avère nécessaire.

En ce temps de Carême, en intensifiant les œuvres de pénitence qui facilitent le renouvellement intérieur, nous améliorerons nos dispositions pour contempler le véritable visage du Christ. Voilà pourquoi saint Josemaría nous dit: «Ce Christ que tu imagines n'est pas Jésus, mais la triste image que forment tes yeux troubles… Purifie-toi. Clarifie ton regard par l'humilité et la pénitence. Alors… les claires lumières de l'Amour ne te manqueront pas. Et tu auras une vision parfaite. Ton image sera réellement la sienne: Lui!».

 

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Publié le 16 Mars 2021

Gospel text

(Jn 5,17-30): 

 

Jesus said to the Jews, «My Father goes on working and so do I». And the Jews tried all the harder to kill him, for Jesus not only broke the Sabbath observance, but also made himself equal with God, calling him his own Father.

Jesus said to them, «Truly, I assure you, the Son cannot do anything by himself, but only what he sees the Father do. And whatever He does, the Son also does. The Father loves the Son and shows him everything He does; and He will show him even greater things than these, so that you will be amazed. As the Father raises the dead and gives them life, so the Son gives life to whom He wills. In the same way the Father judges no one, for He has entrusted all judgment to the Son, and He wants all to honor the Son as they honor the Father. Whoever ignores the Son, ignores as well the Father who sent him. Truly, I say to you, anyone who hears my word and believes him who sent me, has eternal life; and there is no judgment for him because he has passed from death to life.

»Truly, the hour is coming and has indeed come, when the dead will hear the voice of the Son of God and, on hearing it, will live. For the Father has life in himself and He has given to the Son also to have life in himself. And He has empowered him as well to carry out Judgment, for He is a son of man. Do not be surprised at this: the hour is coming when all those lying in tombs will hear my voice and come out; those who have done good shall rise to live, and those who have done evil will rise to be con­demn­­ed. I can do nothing of myself, and I need to hear Another One to judge; and my judgment is just, be­cause I seek not my own will, but the will of him who sent me».

 

The Application

 

The gospel makes us understand three elements of application.

 

It reveals to us the mercy of God.  "Can a woman forget her baby, no longer have tenderness for the son of her womb? Even if she were to forget him, I will not forget you. "This God is still at work, so we can hope in this God.

 

Jesus' relationship with the Father. Jesus' prayer, "that they may be one as Father and the Son are one", is still relevant and we can feel it in ourselves, listening to and practicing the Word of Jesus.

 

Jesus did not come to judge us. Yet, if we do not welcome Jesus, in all sincerity and freedom, we will invite divine judgment on ourselves, by our own choice.

 

Action of the day: Today is the day and act upon it.

 

«Truly, I say to you, anyone who hears my word and believes him who sent me, has eternal life»

 

Fr. Francesc PERARNAU i Cañellas

(Girona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of the reply Jesus gives to those who do not look at Him with good eyes when He chooses to cure the disabled man on Saturday. Jesus Christ takes advantage of this criticism to emphasize his condition as God's Son, and therefore, Lord of Saturday. Words that will be used against him the day of his trial at the High Priest Caiphas' house, when Jesus receives his condemnatory sentence. Indeed, when Jesus declares himself to be God's Son, the High Priest cries out: «He has blasphemed! What further need do we have of witnesses? Behold, now you have heard the blasphemy; what is your opinion?» (Mt 26:65).

Quite often, Jesus had referred to the Father, but in every case by establishing a distinction: God's Paternity is different whether it refers to Christ or to the other men. And the Jews who were listening to him did understand him very well: He was not a Son of God like the others, but the relationship He claimed for himself is a natural filiation. Jesus affirms that his nature and his Father's are the same, despite their being different persons. He states in this way his divinity. This is a very interesting fragment of the Gospel in connection with the revelation of the mystery of the Holy Trinity.

Among the things our Lord tell us today, there are a few referring to all those that, through History, will believe in him: to hear and to believe Jesus, is having already eternal life (cf. Jn 5:24). Certainly, it is not yet the definitive life, but we can begin sharing the promise. It is convenient for us to keep it well in mind, while we make an effort to listen to Jesus' word: The Word of God that will save us. Reading and meditation of the Gospel must become a part of our everyday religious practices. In the revealed pages we shall hear Jesus' words, immortal words that open the doors of eternal life. In short, as Saint Ephrem taught, the Word of God is an inexhaustible source of life.

 

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Publié le 16 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 5,17-30): 

 

Jésus leur déclara: «Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'oeuvre, et moi aussi je suis à l'oeuvre». C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait: «Amen, amen, je vous le dis: le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des oeuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. Car le Père ne juge personne: il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé. Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.

»Amen, amen, je vous le dis: l'heure vient -et c'est maintenant- où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront: ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

L'évangile nous fait comprendre trois éléments d'application.

Il nous révèle la miséricorde de Dieu.  "Une femme peut-elle oublier son bébé, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l'oubliait, moi, je ne t'oublierai pas. " Ce Dieu est encore à l'œuvre, nous pouvons donc espérer en ce Dieu.

La relation de Jésus avec le Père. La prière de Jésus, " qu'ils soient un comme nous sommes un ", est toujours d'actualité et nous pouvons la ressentir en nous, en écoutant et en pratiquant la Parole de Jésus.

Jésus n'est pas venu pour nous juger. Pourtant, si nous n'accueillons pas Jésus, en toute sincérité et liberté, nous inviterons le jugement divin sur nous-mêmes, par notre propre choix.

«Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle»

 

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile nous parle de la réponse que Jésus fit à ceux qui ne voyaient pas d'un bon oeil qu'Il ait guéri un paralytique le jour du Sabbat. Jésus Christ profite de ces critiques pour manifester sa condition de Fils de Dieu et, en conséquence, de Maître du Sabbat. Certaines de ses paroles motiveront sa condamnation lors du jugement chez Caïphe. En effet, quand Jésus se présenta comme Fils de Dieu, le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant: «Il a blasphémé! Pourquoi nous faut-il encore des témoins? Vous venez d'entendre le blasphème! Quel est votre avis?» (Mt 26,65).

À plusieurs reprises, Jésus avait fait référence au Père, en établissant toujours une distinction: la Paternité de Dieu est différente selon qu'il s'agit du Christ ou des hommes. Et les juifs qui l'écoutaient le comprenaient très bien: il n'était pas Fils de Dieu comme les autres, la filiation qu'il réclamait pour Lui était une filiation naturelle. Jésus affirme qu'il est l'égal du Père par nature, bien qu'il s'agisse de personnes différentes. Il manifeste ainsi sa divinité. Voilà un passage de l'Évangile très intéressant pour la révélation du mystère de la Sainte Trinité.

Dans ce que le Seigneur dit aujourd'hui, il y a des choses qui concernent en particulier tous ceux qui, au long de l'histoire, croiront en Lui: écouter et croire à Jésus c'est obtenir déjà la vie éternelle (cf. Jn 5,24). Certes, ce n'est pas encore la vie définitive, mais c'est d'ores et déjà participer de sa promesse. Il est bon de ne pas l'oublier, en faisant l'effort d'écouter la parole de Jésus, comme ce qu'elle est vraiment: la Parole de Dieu qui nous apporte le salut. La lecture et la méditation de l'Évangile doivent faire partie de nos pratiques religieuses habituelles. Dans les pages révélées nous entendrons les paroles de Jésus, paroles immortelles qui ouvrent les portes de la vie éternelle. Tout compte fait, comme le disait saint Éphrem de Syrie, la Parole de Dieu est une source inépuisable de vie.

 

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Publié le 15 Mars 2021

Gospel text

(Jn 5,1-3.5-16): 

 

There was a feast of the Jews and Je­sus went up to Jerusalem. Now, by the Sheep Gate in Je­rusalem, there is a pool (called Beth­zatha in Hebrew) surrounded by five galleries. In these galleries lay a multitude of sick people -blind, lame and paralyzed. There was a man who had been sick for thirty-eight years. Jesus saw him, and since he knew how long this man had been lying there, He said to him, «Do you want to be healed?». And the sick man answered, «Sir, I have no one to put me into the pool when the water is dis­turbed; so while I am still on my way, another steps down before me». Jesus then said to him, «Stand up, take your mat and walk». And at once the man was healed, and he took up his mat and walked.

Now that day happened to be the Sabbath. So the Jews said to the man who had just been healed, «It is the Sabbath and the Law doesn't allow you to carry your mat». He answered them, «The one who healed me said to me: Take up your mat and walk». They asked him, «Who is the one who said to you: Take up your mat and walk?». But the sick man had no idea who it was who had cured him, for Jesus had slipped away among the crowd that filled the place. Afterwards Jesus met him in the Temple court and told him, «Now you are well; don't sin again, lest something worse happen to you». And the man went back and told the Jews that it was Jesus who had healed him. So the Jews persecuted Jesus because He per­formed healings like that on the Sabbath.

 

The Application

 

 

God's generosity has no limits. It is God who takes the initiative and we must only respond positively to his call. Yet this response is a recognition of his generosity and an expression of our faith.

 

It is quite possible that we do not know the divine goodness and the gifts that  we have received, not even the author of those goodness. All we need to do today is to remain open to the impulse of the Holy Spirit, who is guiding us in the right direction. This openness with a pure conscience will help us, little by little, to discover the source of our existence, the author of all  goodness.

 

 

 

Even in this generosity, God wants man to be free, to take responsibility for his actions. It is in this freedom that Jesus returns to him again, so that the healing is complete. Jesus warns him not to fall back into the blindness of the past, for if he does so now, it will be a deliberate act.

 

Action of the day : Learn to stand up and walk.

 

«Jesus saw him, and since he knew how long this man had been lying there, He said to him, ‘Do you want to be healed?’»

 

Fr. Àngel CALDAS i Bosch

(Salt, Girona, Spain)

 

Today, Saint John speaks of the parable of the pool of Bethzatha. It rather looked like the waiting room of a traumathology hospital. «There lay a multitude of sick people-blind, lame and paralyzed» (Jn 5:3). Jesus went up there.

It's rather curious!: Jesus manages to be found always in the middle of some problem. Wherever He goes, there is always somebody to be “liberated”; there He is when it comes to making people happy. The Pharisees, instead, were concerned only over the fact that it was Saturday. Their bad faith was killing their spirit. Sin's nasty features were showing through their eyes. There's no worse deaf man than he who does not want to hear.

The protagonist of the miracle had been disabled for thirty eight long years. «Do you want to be healed?» (Jn 5:6), Jesus says to him. He had since long ago been struggling in the void for he had not found Jesus. At long last, he had found the Man. The five galleries of the pool of Bethzatha boomed out upon hearing the Master's voice: «Stand up, take your mat and walk» (Jn 5:8). It was just a matter of an instant.

Jesus Christ's voice is the voice of God. Everything was anew with that old disabled man, spent by dejection. Much later, Saint John Crisostom will say that in Bethzatha pool sick people cured their bodies, while in the Baptism those same sick cure their soul; over there, one only sick could eventually be cured, every now and then. Baptism, however, cures always and everybody. In both cases God's power is evidenced through water.

That helpless disabled man, close to the water, does not remind you of our own helplessness to do good? How can we dare solving by ourselves that which has a supernatural scope? Don't you see, every day, around you, a big crowd of disabled ones that are “moving” themselves a lot, while being totally unable to get rid of their lack of freedom? Sin paralyzes man, grows him old, kills him... We have to fix our eyes in Jesus. We need him —his Grace— to plunge us into the waters of prayer, of confession, of the opening of our spirit. You and I may be eternal disabled persons, or, on the contrary, bearers of his light instruments.

 

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Publié le 15 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 5,1-3.5-16): 

 

Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades: aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?». Le malade lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi». Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche». Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait!

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard». Il leur répliqua: «Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit: ‘Prends ton brancard, et marche!’». Ils l'interrogèrent: «Quel est l'homme qui t'a dit: ‘Prends-le, et marche’?». Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore». L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

 

 

L’Application

 

La générosité de Dieu n'a pas de limites. C'est Dieu qui prend l'initiative et nous ne devons que répondre positivement à son appel. Mais cette réponse est une reconnaissance de sa générosité et l'expression de notre foi.

Il est fort possible que nous ne connaissions pas la bonté divine et les dons que nous avons reçus, ni même l'auteur de ces bontés. Tout ce que nous devons faire aujourd'hui est de rester ouverts à l'impulsion de l'Esprit Saint, qui nous guide dans la bonne direction. Cette ouverture avec une conscience pure nous aidera, petit à petit, à découvrir la source de notre existence, l'auteur de toute bonté.

Même dans cette générosité, Dieu veut que l'homme soit libre, qu'il assume la responsabilité de ses actes. C'est dans cette liberté que Jésus revient vers lui, pour que la guérison soit complète. Jésus l'avertit de ne pas retomber dans l'aveuglement du passé, car s'il le fait maintenant, ce sera un acte délibéré.

 

«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’»

 

Abbé Àngel CALDAS i Bosch

(Salt, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui saint Jean nous parle de la scène de la piscine de Bézhata. Elle ressemblait, plutôt, à la salle d'attente d'un hôpital pour traumatisés: «Une foule de malades étaient couchés: aveugles, boiteux et paralysés» (Jn 5,3). Et Jésus s'y rendit.

Comme c'est étonnant! L'on trouve toujours Jésus au beau milieu des problèmes. Là où il existe une possibilité de “libérer”, de rendre quelqu'un heureux, le voici. Les pharisiens, par contre, ne songeaient qu'au Sabbat. Leur mauvaise foi tuait l'esprit. La colère du péché dégoulinait de leurs yeux. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Le protagoniste du miracle était malade depuis trente-huit ans. «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» (Jn 5,6), lui dit Jésus. Depuis longtemps qu'il luttait dans le vide, faute d'avoir rencontré Jésus. Mais, maintenant, il avait trouvé l'Homme. Les cinq colonnades de la piscine de Bézhata retentirent lorsqu'on entendit la voix du Maître: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche» (Jn 5,8). Ce fut l'affaire d'un instant.

La voix du Christ est la voix de Dieu. Tout était neuf dans ce vieux paralysé, usé par le découragement. Plus tard, saint Jean Chrysostome nous dira que dans la piscine de Bézhata les maladies du corps étaient guéries, et qu'avec le Baptême ce sont les maladies de l'âme qu'on guérit. Là, c'était de temps en temps et pour un seul malade à la fois. Dans le Baptême, c'est pour toujours et pour tous. Dans le deux cas, le pouvoir de Dieu est manifesté par l'eau.

Le paralytique impuissant au bord de l'eau, ne te fait-il pas songer à l'expérience de notre propre impuissance à faire le bien? Comment essayons–nous de résoudre, tout seul, ce qui relève d'un pouvoir surnaturel? Te rends-tu compte que chaque jour, autour de toi, il a une foule de paralytiques qui “se remuent” beaucoup, mais n'arrivent pas à échapper de leur manque de liberté? Le péché paralyse, vieillit, tue. Il nous faut regarder Jésus. Il est nécessaire qu'Il —sa Grâce— nous plonge dans les eaux de la prière, de la confession, de l'ouverture de le esprit. Toi et moi, nous pouvons être de sempiternels paralytiques, ou des porteurs et des instruments de lumière.

 

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Publié le 14 Mars 2021

Gospel text

(Jn 4,43-54): 

 

Jesus left for Galilee. Jesus himself said that no prophet is recognized in his own country. Yet the Galileans welcomed him when He arrived, because of all the things He had done in Jerusalem during the Festival and which they had seen. For they, too, had gone to the feast. Jesus went back to Cana of Galilee where He had changed the water into wine.

At Ca­per­naum there was an official whose son was ill, and when he heard that Jesus had come from Judea to Galilee, he went and asked him to come and heal his son, for he was at the point of death. Jesus said, «Unless you see signs and won­ders, you will not believe!». The official said, «Sir, come down before my child dies». And Jesus replied, «Go, your son is living».

The man had faith in the word that Jesus spoke to him and went his way. He was already going down the hilly road when his servants met him with this news, «Your son has recovered!». So he asked them at what hour the child had begun to recover and they said to him, «The fever left him yesterday in the afternoon about one o'clock». And the father realized that it was the time when Jesus told him, «Your son is living». And he became a believer, he and all his family. Jesus performed this second miraculous sign when he returned from Judea to Galilee.

 

The Application

 

Faith is a gift from God and needs no sign. God's gift to us in Jesus Christ, especially the love expressed on the cross, is sufficient for us to have faith. It is not the signs that help us to have faith, but rather the faith that helps us to discover the presence of the signs in our daily lives. Without faith, these signs will be invisible to the world.

 

 

 

For this official in today's Gospel, the word of Jesus was enough and faith in Jesus Christ healed his son. It was not the healing that helped him to have faith. It was faith that enabled him to discover the signs so that others could benefit. Let us not look for the signs, for the signs are already given in Jesus Christ, dead and risen.

 

Action of the day: Trust the Lord.

 

«That Jesus had come from Judea to Galilee»

 

Fr. Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero

(Viladecans, Barcelona, Spain)

 

Today, we find Jesus again in Cana of Galilee, where He had previously made the well known miracle of changing the water into wine. Now, on this occasion, He performs a new miracle: the recovery of a royal official's son. In spite of how spectacular the first one was, this second miracle is, undoubtedly, more valuable, for what Jesus solves with this miracle is nothing material, but a problem of a human life.

What is so remarkable in this case is that Jesus does not go to Capernaum to directly heal there the sick one; He performs the miracle without moving from Cana: «The official told him: ‘Sir, come down before my child dies!’. And Jesus replied: ‘Go, your son is living’» (Jn 4:49-50).

This should remind us all that we can do a lot of good from a distance, that is, without having to make us present wherever our generosity is requested. We can, thus, help the Third World simply by collaborating economically with our Missions or with catholic organizations that may be working over there. Or let us help those in need on the marginal suburbs of the big cities with our contributions to institutions like Caritas International, without our having to set foot there. Or, we can even make a lot of people far away happy by means of just a telephone call, a letter or an e-mail.

Quite often we do not perform a good deed by excusing ourselves because of our impossibility to be physically present wherever there is an urgent need for outside help. Jesus did not use that excuse. He was not at Capernaum, but He simply performed the miracle.

If you want to be generous, distance should be no problem, for our generosity comes all the way directly from our heart and it crosses all frontiers. As Saint Augustine said: «He who is charitable at heart, always finds something to give».

 

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Publié le 14 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 4,43-54): 

 

 

Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin.

Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit: «Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges?». Le fonctionnaire royal lui dit: «Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!». Jésus lui répond: «Va, ton fils est vivant».

L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent: «C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté». Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit: «Ton fils est vivant». Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

 

L’Application

 

La foi est un don de Dieu et n'a pas besoin de signe. Le don que Dieu nous a fait en Jésus-Christ, en particulier l'amour exprimé sur la croix, est suffisant pour que nous ayons la foi. Ce ne sont pas les signes qui nous aident à avoir la foi, mais plutôt la foi qui nous aide à découvrir la présence des signes dans notre vie quotidienne. Sans la foi, ces signes seront invisibles pour le monde.

Pour ce fonctionnaire de l'évangile du jour , la parole de Jésus était suffisante et la foi en Jésus-Christ a guéri son fils. Ce n'est pas la guérison qui l'a aidé à avoir la foi. C'est la foi qui lui a permis de découvrir les signes afin que d'autres puissent en bénéficier. Ne cherchons pas les signes, car les signes sont déjà donnés en Jésus-Christ, mort et ressuscité.

«Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée»

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero

(Viladecans, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous rencontrons de nouveau Jésus à Cana de Galilée, où il avait réalisé le fameux miracle de la conversion de l'eau en vin. Et voici qu'il fait un nouveau miracle: la guérison du fils d'un fonctionnaire royal. Le premier avait été spectaculaire, mais celui-ci a sans doute plus de valeur: il ne résout pas un embarras matériel, il s'agit d'une vie humaine.

Ce qui attire l'attention ici, c'est que Jésus agit à distance. Il ne se rend pas à Capharnaüm pour guérir directement le malade; il lui redonne la santé sans bouger de Cana: «Le fonctionnaire royal lui dit: ‘Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!’. Jésus lui répond: ‘Va, ton fils est vivant’» (Jn 4,49.50).

Cela nous rappelle que, tous, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l'endroit où l'on sollicite notre générosité. Nous aidons, par exemple, le Tiers Monde en collaborant économiquement avec nos missionnaires ou avec des entités catholiques qui y travaillent. Nous aidons les pauvres des quartiers marginaux des grandes villes par nos apports à des institutions comme Caritas, sans que nous devions y mettre les pieds. Nous pouvons même donner une grande joie à beaucoup de gens qui sont loin de nous, par un appel téléphonique, une lettre ou un message électronique.

Bien souvent, nous trouvons une excuse dans l'impossibilité d'être physiquement présents dans les lieux où il y a des nécessités urgentes. Jésus, n'a pas cherché d'excuse; il a fait le miracle.

La distance n'est pas un problème à l'heure d'être généreux, car la générosité sort du cœur et dépasse les frontières. Comme le disait saint Augustin: «Qui possède la charité dans son cœur, trouve toujours une chose à donner».

 

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Publié le 14 Mars 2021

We began the season of Lent by walking with Jesus from the desert to the mountain and from the mountain to the temple. Today we are given Nicodemus, so that we may imitate his journey which led him to Christ who was for him a great Teacher.  To have this encounter with Jesus, he had to listen to his friend Philip who said to him, come and see. This listening gave him the possibility to convert and to come to the Lord. Last week's theme was conversion, the purification of man. The first reading tells us about the purification that led the people to be converted. Through conversion, they tasted God's mercy.

 

On this Rose Sunday (the liturgical color is pink), the Sunday of joy, we are invited to discover Jesus, not as a great teacher, but as the Christ and Savior. We will see him not only as a suffering servant on the Cross, but also as the Lord of lords, the Christ in glory. Today's gospel reveals to us the divine plan, that we should have eternal life. It seems to many of us that the incarnation happened, because of our sins. In truth, he tells us that he has not come to judge us, for sin deserves judgment. God so loved the world', St John tells us. It is in his love that he came to give us eternal life.

 

And eternal life, St John tells us, is knowing God as he is. To better understand this divine love, we are invited to look at this God-Man, lifted up on the Cross. For us believers, the Cross is a sign of divine love. If we are not able to understand this love expressed on the Cross, we cannot understand anything. The purified man will be able to understand it. The purification of the temple was an imperative to discover this God of love and compassion. "Whoever among you belongs to his people, let the Lord his God be with him, and let him go up to Jerusalem.” If we belong to this group of believers, who listen the word of God and put them in practice, then we have a mission to accomplish.  Before accepting this divine mission, we have to ask a fundamental question.  "Do we belong to God?

 

St John gives us a clue to better understand this belonging. "For every one who does evil hates the light, and does not come to the light, lest his deeds should be exposed. 21 But he who does what is true comes to the light, that it may be clearly seen that his deeds have been wrought in God..  In every moment of life, we are called to choose what leads us towards the light and leave behind all the leads us to the darkness. "Let us be the men who walk towards the light, and let us imitate Nicodemus in walking from darkness to light. For this, let us look at Christ on the Cross, accept the love expressed and discover the Christ of glory. Let this week be a week of Light, and let us walk towards the light, Christ.  Amen.

 

 

 

 

 

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