Publié le 10 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,14-23): 

 

Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration. Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse».

 

L’Application

 

Nous recherchons tous des signes visibles et palpables afin de pouvoir voir et croire. L'évangile nous dit que saint Jean, après la résurrection du Seigneur, " vit et crut ". N'est-il pas vrai qu'il a été invité à découvrir les signes de la résurrection dans le vide ? Le silence n'est-il pas un langage puissant à la disposition des hommes ? Le silence divin ne se traduit donc pas nécessairement par un acte passif, car Dieu est toujours actif.

Les regards que nous portons sur nos frères et sœurs trahissent notre propre intériorité, invisible pour les hommes. C'est pourquoi je suis personnellement convaincu que notre jugement négatif ou notre compliment positif est un révélateur de nous-mêmes. Jésus nous invite à relire le regard que nous portons sur nos frères et sœurs. Plus nous nous rapprochons de notre intériorité, meilleure sera notre compréhension de Dieu et de la manière dont il agit en nous. 

Dieu nous envoie des messagers qui nous font comprendre la volonté de Dieu. Ces messagers sont très souvent la présence de nos frères et sœurs, leurs paroles et leurs actions, des êtres vivants comme les animaux par exemple, ce sont peut-être les événements qui se déroulent autour de nous, etc. Le silence est aussi un langage de Dieu.  Un homme de foi sera capable de voir la présence divine en tout et en tous. Le monde les reconnaît à leur amour qu'ils expriment par leur façon de pardonner généreusement.

«Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous»

 

Abbé Josep GASSÓ i Lécera

(Ripollet, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui dans la proclamation de la parole de Dieu, la présence du démon se manifeste à nouveau: «Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet» (Lc 11,14). Chaque fois que les textes nous parlent du démon, nous nous sentons, peut être, un peu mal à l'aise. En tout cas, il est vrai que le mal existe, et qu'il a des racines si profondes que nous ne pouvons pas les éliminer totalement. Il est aussi vrai que le mal se répand: il “travaille” tout le temps et nous ne pouvons guère le dominer. Mais Jésus est venu pour combattre les forces du mal, le démon. Lui seul peut le rejeter.

On a calomnié et accusé Jésus: le démon peut tout faire. Alors que la foule était dans l'admiration de ce que Jésus-Christ venait d'accomplir, «certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’» (Lc 11,15).

La réponse de Jésus montre l'absurdité de l'argument de ses contradicteurs. Au passage, cette réponse est un appel pour nous à l'unité, à la force de l'union. La désunion, en revanche, est un ferment maléfique et destructeur. D'ailleurs, l'un des signes du mal est la division et l'incompréhension entre nous. Malheureusement, le monde actuel se distingue par ce type d'esprit mauvais qui empêche la compréhension et la reconnaissance des uns pour les autres.

Il est bon que nous méditions quelle est notre participation à cette «expulsion des démons» ou à ce refus du mal. Demandons-nous: fais-je le nécessaire pour faire que le Seigneur écarte le mal du dedans de moi? Est-ce que je coopère suffisamment à cette “expulsion”? Car «c'est du coeur que proviennent les pensées mauvaises» (Mt 15,19). La réponse de chacun, c'est-à- dire, notre collaboration personnelle, est très importante.

Que Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu'il expulse de notre coeur et du monde tous les maux (guerres, terrorisme, mauvais traitements, toutes les formes de violence). Marie, Mère de l'Église et Reine de la Paix, prie pour nous!

 

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Publié le 9 Mars 2021

Gospel text

(Mt 5,17-19): 

 

Jesus said to his disciples, «Do not think that I have come to remove the Law and the Prophets. I have not come to remove but to fulfill them. I tell you this: as long as heaven and earth last, not the smallest letter or stroke of the Law will change until all is fulfilled. So then, whoever breaks the least important of these commandments and teaches others to do the same will be the least in the kingdom of heaven. On the other hand, whoever obeys them and teaches others to do the same will be great in the kingdom of heaven».

 

The Application

 

 

The law is important to all of us, so that the world is disciplined and there is some civility. Yet when we talk about the law, we are really talking about what law? Natural law, human law or divine law?

 

 

 

Whichever law guides us, if that law departs from human love and charity, it cannot be applied to the human being. The closer it is to this commandment of love that Jesus gave us, the closer we will be to the divine law. In truth, Jesus came to fulfil this divine law of love, which is deeply rooted in human love.

 

Action of the day: Let love be your golden law.

 

«Do not think that I have come to remove the Law and the Prophets. I have come to fulfill them»

 

Fr. Vicenç GUINOT i Gómez

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

Today the different religions are highly respected. They all express man's quest of transcendence, of the great beyond, of the everlasting realities. And yet, in Christianism, plunging its roots in Judaism, this phenomenon is the other way round: it is God Who is in quest of man.

As John Paul II reminded us, God wants to get closer to man. God wants to address him his words, to show him his face for He is seeking closeness with him. This becomes a reality with the people of Israel, people chosen by God to receive his words. This is Moses' own experience when he says: «What other nation is so great as to have their gods near them the way the Lord, our God, is near us whenever we pray to him?» (Deut 4:7). And, even then, the psalmist says «God has revealed his word to Jacob, his laws and decrees to Israel. He has done this for no other nation; they do not know his law» (Ps 147:19-20).

Therefore, Jesus, with his presence, abides by God's wish to get closer to man. This is why He says «Do not think that I have come to remove the Law and the Prophets. I have not come to remove but to fulfill them» (Mt 5:17). He comes to enrich us, to enlighten us, so that men come to know God's true face and may enter in closeness with him.

In this way, to ignore God's suggestions, no matter how insignificant, involves a very paltry knowledge of God which, in turn, involves being considered as small in the Kingdom of Heaven. In this connection, Saint Theophilus of Antioch, said «God is seen only by those who can see him; all they need is to have the eyes of the spirit opened (...), but some men have them blurred».

In our prayer we are aiming to faithfully follow the indications of our Lord. Thus, we shall have a greater closeness with him and, therefore, we shall be considered big in the Kingdom of Heaven.

 

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Publié le 9 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 5,17-19): 

 

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux».

 

L’Application

 

La loi est importante pour nous tous, afin que le monde soit discipliné et qu'il y ait une certaine civilité. Pourtant, lorsque nous parlons de la loi, nous parlons en réalité de quelle loi ? La loi naturelle, la loi humaine ou la loi divine ?

Quelle que soit la loi qui nous guide, si cette loi s'écarte de l'amour et de la charité humaine, elle ne peut s'appliquer à l'être humain. Plus elle est proche de ce commandement d'amour que Jésus nous a donné, plus nous serons proches de la loi divine. En vérité, Jésus est venu accomplir cette loi divine d'amour, qui est profondément enracinée dans l'amour humain.

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes, mais accomplir»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez

(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui l'on respecte beaucoup les différentes religions. Toutes expriment la recherche de la transcendance par l'homme, la recherche de l'Au-delà, des réalités éternelles. Par contre, dans le christianisme, qui plonge ses racines dans le judaïsme, ce phénomène est l'inverse du cas précédant: c'est Dieu qui cherche l'homme.

Comme Jean Paul II nous le rappelait, Dieu veut s'approcher de l'homme, Dieu veut lui adresser la parole, lui montrer son visage parce qu'Il cherche son intimité avec lui. Ceci devient une réalité avec le peuple d'Israël, le peuple choisi par Dieu pour recevoir sa parole. C'est bien l'expérience que fait Moïse lorsqu'il dit: «Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l'invoquons?» (Dt 4,7). Et le psalmiste chante que Dieu «révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu'il ait ainsi traité; nul autre n'a connu ses volontés» (Ps 147,19-20)

Jésus, par sa présence, accomplit la volonté de Dieu de s'approcher de l'homme. C'est pour cela qu'Il dit «ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir» (Mt 5,17). Il vient pour les enrichir, pour les éclairer, afin que tous les hommes puissent connaître le véritable visage de Dieu et entrer dans Son intimité.

En ce sens, mépriser les indications de Dieu, aussi insignifiantes soient-elles, suppose une très faible connaissance de Dieu et, par la suite, d'être certainement déclaré très petit dans le Royaume des Cieux. Car, comme le disait saint Théophile d'Antioche, «Dieu est vu par ceux qui peuvent le voir; ils n'ont besoin que d'ouvrir les yeux de l'esprit (...), mais certains les ont brouillés».

Dans notre prière, cherchons à suivre avec une grande fidélité toutes les indications du Seigneur. C'est ainsi que nous parviendrons à une grande intimité avec Lui et que nous serons en conséquence déclarés grands dans le Royaume des Cieux.

 

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Publié le 8 Mars 2021

Gospel text

(Mt 18,21-35): 

 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times.

»This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt.

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe me!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for­give your brother or sister».

 

The Application

 

 

One thing I like very much and which consoles me is the image of God, a free God who has many facades.  It all depends where I stand, and how do I look at this God. They are all true, because He leaves me free to choose the image that suits me. He is generous and merciful, and at the same time a God of justice. This image of God is an excellent beauty that man is invited to discover. The truth is, it's is not God who judges me, for He wants to save me at all costs.

 

How can this God who gives himself for me on the Cross judge me? If I, who would like to remain always as an evil and unfaithful servant, without wanting to change or convert, is not I who has chosen to reject his inexhaustible love and mercy?  Whatever the present situation, we must recognise that divine mercy is always available to all those who sincerely seek it in humility and openness.

 

Action of the Day : Be merciful.

 

«The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt»

 

Fr. Enric PRAT i Jordana

(Sort, Lleida, Spain)

 

Today, Matthew's Gospel invites us to ponder over the mystery of forgiveness by proposing a parallel between God's ways and our own human behavior when it comes to forgiving others.

Man even dares measuring and keeping control of the magnanimity of his forgiving nature: «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?» (Mt 18:21). Peter felt seven times was a bit too much, perhaps the very maximum we can stand. In fact, Peter comes out of it quite splendidly if compared to the official of the parable who, when he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver, «grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’» (Mt 18:28), refusing to listen to his pleading and promises of payment.

In actual fact, man either refuses to forgive or miserly measures out his forgiveness. Who would actually say that we have just received from God an infinitely reiterated and limitless forgiveness…? The parable says: «The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt» (Mt 18:27). And this, despite the fact his debt was very big.

But the parable we are commenting on emphasizes God's ways when it comes to granting forgiveness. After calling the debtor's attention to the gravity of his situation, he suddenly took pity on him before his humble and sorrowful pleading: «(...) he threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity...» (Mt 18:26-27). This episode reflects what each one of us knows by our own experience and with deep gratitude: that God forgives the repentant and converted one without any limit. The negative and sad ending of the parable, however, honors justice and evidences the truth of Jesus' words in Lk 6:38: «For with the measure you use, it will be measured to you».

 

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Publié le 8 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21-35): 

 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

»En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur».

 

L’Application

 

Une chose que j'aime beaucoup et qui me console est l'image de Dieu, un Dieu libre qui a de nombreuses façades.  Tout dépend de ma position et de la façon dont je regarde ce Dieu. Elles sont toutes vraies, car il me laisse libre de choisir l'image qui me convient. Il est généreux et miséricordieux, et en même temps un Dieu de justice. Cette image de Dieu est d'une excellente beauté que l'homme est invité à découvrir. La vérité est que ce n'est pas Dieu qui me juge, car il veut me sauver à tout prix.

Comment ce Dieu qui se donne pour moi sur la Croix peut-il me juger ? Si moi, qui voudrais rester toujours comme un serviteur mauvais et infidèle, sans vouloir changer ni me convertir, n'est-ce pas moi qui ai choisi de rejeter son amour et sa miséricorde inépuisables ?  Quelle que soit la situation actuelle, nous devons reconnaître que la miséricorde divine est toujours à la disposition de tous ceux qui la recherchent sincèrement dans l'humilité et l'ouverture.

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

 

Abbé Enric PRAT i Jordana

(Sort, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Evangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

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Publié le 7 Mars 2021

Gospel text

(Lk 4,24-30): 

 

Jesus added, «No prophet is honored in his own country. Truly, I say to you, there were many widows in Israel in the days of Elijah, when the heavens with­held rain for three years and six months and a great famine came over the whole land. Yet Elijah was not sent to any of them, but to a widow of Zarephath, in the country of Sidon. There were also many lepers in Israel in the time of Elisha, the prophet, and no one was healed except Naaman, the Syrian».

On hearing these words, the whole assembly became indignant. They rose up and brought him out of the town, to the edge of the hill on which Nazareth is built, in­tending to throw him down the cliff. But he passed through their midst and went his way.

 

The Application

 

 

Today's Gospel brings us universal truth of divine hope,  beyond the boundaries of religion, worship or race. If we remain faithful to God's love, and open to the events unfolding before us, including the people we meet, we can profit this salvation that God offers.  There we will reject no one, small or great, because we will always see them as messengers of God, a God who loves and accompanies us.

 

All great persons in the bible have done the same. They welcomed these messengers willfully , listened to them and responded to them positively. God would like to save the whole world through us.  Thus, we can understand that the salvation God offers is universal and it is open to all of us, believers and non-believers alike. God who looks into the hearts of men, sees in secret the good we do in our daily lives and He will repay us. In this week of purification, let's give attention to the elements which block us to get closer to God.

 

Action of the day: Learn to see everyone as a messenger of God, to humbly receive the divine message or who are in need of your service.

 

«No prophet is honored in his own country»

 

Fr. Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Today, in the Gospel, Jesus tells us that «no prophet is accepted in his hometown» (Lk 4:24). By making use of this proverb Jesus is introducing Himself as a prophet.

A "Prophet" is someone who speaks on behalf of another, he who carries someone else’s message. Among the Hebrews, the prophets were men sent by God to announce, whether with words, whether with signs, the presence of God, the coming of the Messiah, the message of salvation, peace and hope.

Jesus is the Prophet par excellence, the long awaited Savior; in Him all prophecies are fulfilled. But, just as it did happen at the time of Elijah and Elisha, Jesus is not "well accepted" among their own, for those who are filled with anger «got up, and drow Him out of the town» (Lk 4:29).

Each one of us, because of our baptism, is also called to be a prophet. Therefore:

1st. We should announce the Good News. To do so, as Pope Francis said, we have to listen to the Word with a sincere approach, to let it touch our own lives, to let it retrieve us, exhort us, mobilize us, because if we do not dedicate time to pray with that Word, then we shall indeed be a "false prophet", a "swindler" or an "empty charlatan"

2nd. To live by the Gospel. Again Pope Francis says: «We are not asked to be flawless, but to keep growing and wanting to grow as we advance along the path of the Gospel; our arms must never grow slack». It is essential to be sure that God loves us, that Jesus Christ has saved us, that His love is forever.

3rd. As disciples of Jesus, we must be aware that just as Jesus experienced rejection, anger and being thrown out, this will also be present on the horizon of our daily lives.

Let Mary, Queen of the prophets, guide us on our way.

 

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Publié le 7 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 4,24-30): 

 

Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

L'Évangile d'aujourd'hui nous apporte une espérance universelle au-delà des frontières de la religion, du culte ou de la race, si nous restons fidèles à l'amour de Dieu et ouverts aux événements qui se déroulent devant nous, y compris aux personnes que nous rencontrons.  Là, nous ne rejetterons personne, petit ou grand, car nous les verrons toujours comme des messagers de Dieu, un Dieu qui nous aime et nous accompagne.

Toutes les grandes personnes de la Bible ont fait de même. Ils les ont accueillies volontairement, les ont écoutées et leur ont répondu positivement. Dieu voudrait sauver le monde entier à travers nous.  Nous pouvons donc comprendre que le salut que Dieu offre est universel et qu'il est ouvert à tous, croyants et non-croyants. Dieu qui regarde dans le cœur des hommes, voit en secret le bien que nous faisons dans notre vie quotidienne et il nous le rendra. En cette semaine de la purification, portons notre attention sur les éléments qui nous empêchent de nous rapprocher de Dieu. 

«Aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie»

 

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Aujourd'hui, dans l'Evangile, Jésus nous dit "qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie" (Lc 4,24). En utilisant ce proverbe, Jésus se présente comme un prophète.

Le "prophète", c'est celui qui parle au nom de quelqu'un autre, qui apporte le message de quelqu'un d'autre. Chez les hébreux, les prophètes étaient des hommes envoyés par Dieu pour annoncer, soit avec des paroles, soit avec des signes, la venue du Messie, le message du salut, de la paix et de l'espérance.

Jésus est le prophète par excellence, le Sauveur attendu ; toutes les prophéties s'accomplissent avec Lui. Mais, comme à l'époque d'Elie et d'Elisée, Jésus n'est pas "bien reçu" parmi les siens, puisque ce sont eux qui, pleins de colère, "l'ont jeté hors de la ville" (L 4,29).

Du fait de notre baptême, chacun de nous est aussi appelé à devenir prophète : C'est pour cela que :

1° Nous devons annoncer la Bonne Nouvelle. Pour ce faire, comme le dit le Pape François, nous devons écouter la Parole avec une ouverture sincère, la laisser toucher notre propre vie, nous réclamer, nous exhorter, nous mobiliser, car si nous ne consacrons pas du temps à cette Parole pour prier, alors nous serons un "faux prophète", un "escroc", un "charlatan qui sonne creux".

2° Vivre l'Evangile. Le Pape François dit à nouveau "on ne nous demande pas d'être immaculés, mais d'être toujours en progrès, de vivre le désir profond de grandir sur le chemin de l'Evangile et de ne pas baisser les bras". Il est indispensable d'avoir la certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours.

3° En tant que disciples de Jésus, nous devons être conscients que de même que Jésus a connu le rejet, la colère, a été chassé, cela se profile aussi à l'horizon de notre vie quotidienne.

Que Marie, Reine des prophètes, nous guide sur notre chemin.

 

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Publié le 5 Mars 2021

Gospel text

(Lk 15,1-3.11-32): 

Tax collectors and sinners were seeking the company of Jesus, all of them eager to hear what He had to say. But the Pharisees and the scribes frowned at this, mut­tering: «This man welcomes sinners and eats with them». So Jesus told them this parable: «There was a man with two sons. The younger said to his father: ‘Give me my share of the estate’. So the father divided his property between them. Some days later, the younger son gathered all his belongings and started off for a distant land where he squandered his wealth in loose living. Having spent everything, he was hard pressed when a severe famine broke out in that land. So he hired himself out to a well-to-do citizen of that place and was sent to work on a pig farm. So famished was he that he longed to fill his stomach even with the food given to the pigs, but no one offered him anything. Finally coming to his senses, he said: ‘How many of my father's hired men have food to spare, and here I am starving to death! I will get up and go back to my father and say to him: Father, I have sinned against God and before you. I no longer deserve to be called your son. Treat me then as one of your hired servants’. With that thought in mind he set off for his father's house.

»He was still a long way off when his father caught sight of him. His father was so deeply moved with compassion that he ran out to meet him, threw his arms around his neck and kissed him. The son said: ‘Father, I have sinned against Heaven and before you. I no longer deserve to be called your son...’. But the father turned to his servants: ‘Quick! Bring out the finest robe and put it on him. Put a ring on his finger and sandals on his feet. Take the fattened calf and kill it. We shall celebrate and have a feast, for this son of mine was dead and has come back to life. He was lost and is found’. And the celebration began.

»Meanwhile, the elder son had been working in the fields. As he returned and was near the house, he heard the sound of music and dancing. He called one of the servants and asked what it was all about. The servant answered: ‘Your brother has come home safe and sound, and your father is so happy about it that he has ordered this celebration and killed the fattened calf’. The elder son became angry and refused to go in. His father came out and pleaded with him. The indignant son said: ‘Look, I have slaved for you all these years. Never have I disobeyed your orders. Yet you have never given me even a young goat to celebrate with my friends. Then when this son of yours returns after squandering your property with loose women, you kill the fattened calf for him’. The father said: ‘My son, you are always with me, and everything I have is yours. But this brother of yours was dead, and has come back to life. He was lost and is found. And for that we had to rejoice and be glad’».

 

The application

 

 

I invite you to meditate on the characters of this parable and the points I am presenting to you.

 

 

  • A free and merciful father will leave both children free to choose their own path.

 

  • To better understand this divine love, proximity and knowledge will not be enough for us, we must put the heart before the intelligence and apply the faith in force.

 

  • For this, we must learn to empty ourselves, to move, so that conversion will end its path with a divine encounter, which will once again put us back on the right path, the path of fidelity.

 

  • We must recognise that we often associate ourselves with the prodigal son, and in truth we are that eldest son who lived with his father, neither understood the suffering nor wanted to participate in his father's joy.

 

  • We can all be those servants who listen to their master who fulfils his will, so that this son who was dead can find his new life through a new birth that his father granted him, in his generosity.

 

It is today that we must say to ourselves, "I will rise, I will go to my father. »

 

Action of the day : Take the first step towards your conversion.

«I will get up and go back to my father and say to him: Father, I have sinned against God and before you»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today we see our Father's mercy, His distinctive feature in Heaven, while gazing at an orphan Mankind —orphan because forgetful— which does not know it is a child of God. Cronin speaks of a son that left home, squandered all his money, his health, the family honor... was finally imprisoned. Shortly before being freed, he wrote to his home: if he was forgiven, they should hang a white handkerchief in the apple tree, next to the railway. If he could spot it, he would return home; otherwise, he would never come back... The day of his freedom, while arriving home, he didn't dare to look... Would there be a handkerchief? «Open your eyes!... look!», a friend tells him. And he remained speechless: on the apple tree there was not a single white handkerchief... there were hundreds of them; it was full of white handkerchiefs.

It reminds us of the Rembrandt's painting where it can be seen the son that comes back, destitute and famished, who is hugged by an old man, with two different hands: one, from the father that holds him tight; the other, from the mother, sweet and tender, that caresses him. God is Father and Mother...

«Father, I have sinned» (Lk 15:21), we wish to say it too, and feel God embrace in the Sacrament of Confession, while participating in the Eucharistic feast: «We shall celebrate and have a feast, for this son of mine was dead and has come back to life. He was lost and is found» (Lk 15:23-24). Thus, since «God is waiting for us —each and every day!— like that father of the parable was waiting for his prodigal son» (Saint Josemaria), let's keep on marching in with Jesus to the encounter with the Father, where all becomes clear: «The mystery of man can only be solved through the mystery of the Incarnated Word» (II Vatican Council).

The protagonist is always the Father. Let's beg the desert of Lent to take us to internalize this appeal to participate in the divine compassion, as life is nothing but gradually returning to the Father.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-3.11-32): 

 

Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père.

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir.

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».

 

L’Application

 

Je vous invite à méditer sur les personnages de cette parabole et les points que je vous présente.

  • Un père libre et miséricordieux laissera les deux enfants libres de choisir leur propre voie.
  • Pour mieux comprendre cet amour divin, la proximité et la connaissance ne nous suffiront pas, nous devons faire passer le cœur avant l'intelligence et appliquer la foi en force.
  • Pour cela, nous devons apprendre à nous vider, à se déplacer, afin que la conversion finisse son chemin par une rencontre divine, qui nous remettra sur le droit chemin, le chemin de la fidélité.
  • Nous devons reconnaître que nous nous associons souvent au fils prodigue, et en vérité nous sommes ce fils aîné qui a vécu avec son père, qui n'a ni compris la souffrance ni voulu participer à la joie de son père.
  • Nous pouvons tous être ces serviteurs qui écoutent leur maître qui accomplit sa volonté, afin que ce fils qui était mort puisse trouver sa nouvelle vie grâce à une nouvelle naissance que son père lui a accordée, dans sa générosité.

C'est aujourd'hui que nous devons nous dire : "Je me lèverai, j'irai vers mon père. »

«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.

 

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Publié le 4 Mars 2021

Gospel text

(Mt 21,33-43.45-46): 

 

Jesus said to the chief priests and elders, «Listen to another example: There was a landowner who planted a vineyard. He put a fence around it, dug a hole for the winepress, built a watchtower, leased the vineyard to tenants and then went to a distant country. When harvest time came, the land­owner sent his servants to the tenants to collect his share of the harvest. But the ten­ants seized his servants, beat one, killed another and stoned another. Again the owner sent more servants, but they were treated in the same way. Finally, he sent his son, thinking: ‘They will respect my son’. But when the tenants saw the son, they thought: ‘This is the one who is to inherit the vineyard. Let us kill him and his inheritance will be ours’. So they seized him, threw him out of the vineyard and killed him. Now, what will the owner of the vineyard do with the tenants when he comes?».

They said to him, «He will bring those evil to an evil end, and lease the vineyard to others who will pay him in due time». And Jesus replied, «Have you never read what the Scriptures say?: ‘The stone which the build­ers rejected has become the keystone. This was the Lord's doing; and we marvel at it’. Therefore I say to you: the kingdom of heaven will be taken from you and given to a people who will yield a harvest».

When the chief priests and the Pharisees heard these parables, they realized that Jesus was referring to them. They would have arrested him, but they were afraid of the crowd who regarded him as a prophet.

 

The Application

 

How can we reinterpret this gospel in such a way that it is understandable and applicable to all of us, so that we can walk a new path, now, today, as a baptised person? I would say to you with certainty that any encounter that we may have today is capable of being that evangelical encounter, where God asks us an accound of  trust, 'what have you done to your brother?

 

 

 

Man's judgement is merciless, "he will miserably destroy these wretches. "Yet God's mercy has no limit.  The day man returns to his God with a open heart in humility asking forgiveness, God will welcome him with great pleasure, just as the father welcomed his prodigal son. He was dead, and today he is alive.

 

 

 

Since man is dependent on visibility and palpability, he easily gets lost in his discernment. This is why he rejects the 'cornerstone', which is capable of holding him, holding him for an eternity.   It's the question of discernment and conversion !

 

 

 

This news of conversion and mercy is offered to all of us, especially in this time of Lent. Now it is up to us, and do we dare to say courageously, 'I will rise and go to my Father? »

 

Action of the day : Be faithful in your mission.

«The stone which the build¬ers rejected has become the keystone»

 

Fr. Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Spain)

 

Today, Jesus, with the parable of the homicidal tenants, speaks about the betrayal of trust; He compares the vineyard to the people of Israel and the wine growers to the chiefs of the chosen people. Them, and in them, all of Abraham's descendants, have been entrusted with the kingdom of God, but they have embezzled the heritage: «Therefore I say to you: the kingdom of heaven will be taken from you and given to a people who will yield a harvest» (Mt 21:43).

At the beginning of Matthew's Gospel, the Good News seems to be addressed only to the people of Israel. Already in the Old Covenant, the chosen people, had the mission of announcing and bringing salvation to all other nations. But Israel has been unfaithful to its mission. Jesus, the intermediate of the New Covenant, will gather around him the twelve Apostles, a symbol of the “new” Israel, called to yield a harvest of fruits of eternal life and to announce their salvation to all the other peoples.

This new Israel is the Church, all the baptized. We have received in the person of Jesus and in his message, a most unique gift we must make bear fruit. We cannot resign ourselves to an individualist and shortsighted experience of our faith; we must transmit it and give it to anyone who may come close. Hence, we can derive that the first fruit is to live our faith in the warmth of our family, that of the Christian community. That will be easy, «for where two or three are gathered together in my name, there am I in the midst of them» (Mt 18:20).

But ours is an open Christian community, that is, basically missionary (second fruit). Because of the strength and beauty of the Resurrected “in the midst of us”, the community is appealing in all its gestures and acts, and each one of its members has the capacity to beget men and women to the new life of the Resurrected. And a third fruit, is for us to live with the conviction and certitude that we can find in the Gospel the solution to all our problems.

Let's live in the saint Fear of God, lest the Kingdom of Heaven be taken from us and given to others.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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