Publié le 10 Février 2021

Notre Dame de Lourde

http://joeterrycmf.com/2021/02/notre-dame-de-lourdes.html

Texte de l'Évangile

(Mc 7,24-30): 

 

En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

 

L’Application

 

 

Je ne souhaite pas entrer dans le dialogue de Jésus et de cette dame. J'aimerais plutôt découvrir la profondeur de la foi de cette femme et la façon dont Jésus a répondu à cette expression de foi. C'est la foi qui a amené cette femme à Jésus et c'est cette même foi qui l'a aidée à rester avec Jésus et à persister dans sa demande.  Pour une personne baptisée, la foi est la source et la force de la vie quotidienne, surtout dans les moments difficiles.

 

Très souvent, nous imaginons que toutes nos supplications sont les vraies prières et qu'elles méritent d'être exaucées. On peut facilement les citer comme la prière pour la paix et la réconciliation dans le monde, que nous pouvons dire sans aucune hésitation, qui sont une prière juste selon la volonté divine. En même temps, nous oublions la préservation et l'engagement de chacun d'entre nous, ainsi que notre propre coopération avec Dieu, afin que la paix et la réconciliation puissent trouver une place importante dans notre société.  Puisque nous avons un Dieu qui accorde une grande importance à la liberté personnelle de chacun d'entre nous, il ne peut pas agir de manière dictatoriale (ce que nous souhaiterions), afin que nous puissions avoir la paix. Afin que notre prière, qui est juste selon la volonté divine, puisse être accomplie, Dieu accorde à l'humanité la liberté de choix et de discernement, la patience avec la différence, la coopération de tous et la persévérance dans nos prières, qui sont étroitement liées les unes aux autres.

 

 «Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

 

Abbé Enric CASES i Martín

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!

 

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Publié le 10 Février 2021

11th of February

 

http://joeterrycmf.com/2021/02/11th-of-feburary.html

 

Gospel text

(Jn 2,1-11): 

 

There was a wedding at Cana in Galilee and the mother of Jesus was there. Jesus was also invited to the wedding with his disciples. When all the wine provided for the celebration had been served and they had run out of wine, the mother of Jesus said to Him, «They have no wine». Jesus replied, «Woman, what concern is that to you and me? My hour has not yet come». However His mother said to the servants, «Do whatever he tells you».

Nearby were six stone water jars meant for the ritual washing as practiced by the Jews; each jar could hold twenty or thirty gallons. Jesus said to the servants, «Fill the jars with water». And they filled them to the brim. Then Jesus said, «Now draw some out and take it to the steward». So they did. The steward tasted the water that had become wine, without knowing from where it had come; for only the servants who had drawn the water knew. So, he called the bridegroom to tell him, «Everyone serves the best wine first and when people have drunk enough, he serves that which is ordinary. Instead you have kept the best wine until the end».

This miraculous sign was the first, and Jesus performed it at Cana in Galilee. In this way He let his Glory appear and his disciples believed in Him.

 

The Application

 

The presence of Mary, the Mother of God at Cana is an assurance to all the baptised, especially to all those whom they invite her to their feasts. We must invoke her name, without any moderation, just as we invoke our biological mother. Like all maternity in our families, Mary's maternity in our spiritual life,  helps us to approach the fatherhood of Jesus' Father.

 

 

 

Jesus on the cross gave us his mother as our mother. Like her Son, she is faithful to her mission, to become the mother of all. Her apparitions not only help us to understand the depth of God's love, but also by our faithfulness to enjoy it.  The God who loved us in Jesus, dead and risen, still accompanies us through the Marian apparitions.

 

Through these apparitions, Mary not only reveals to us the divine will, but also urges us unceasingly to obedience, which will lead us to Jesus, "Do whatever he tells you. "She would like us to become, like her divine Son, faithful to the commandment of love. "Love one another as I have loved you. »

 

 

 

Mary, on this feast day, reveals to us that she is the "Immaculate Conception" and through our sincere commitment she invites us to be pure through the primacy of God's grace.

 

Action of the day : Listen to Mary’s message to be a true son/daughter of God.

«Do whatever he tells you»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Spain)

 

Today is the feast of our Lady of Lourdes. In the Gospel Jesus is the central character, but He provides his mother with a humble role as He daily does in Lourdes, in everything that happens there. Invited to a wedding party with his disciples, Jesus, there, makes his first "sign". Mary, tactfully, realizes the need of the new spouses, and prudently lets Jesus know, by pleading for them: "They have no more wine" (Jn 2:3). While Jesus’ answer seems rather evasive, not to say negative, Mary, all the same, warns the servants "Do whatever He tells you" (Jn 2:,5). She did not know what Jesus would do, but she was probably thinking: whatever He does, He will do his best! And she was right

The outcome is already well known: the messianic abundance of the "best wine" that makes the master of the banquet to be surprised and the disciples to reaffirm their faith in Jesus.

I would like to highlight the usefulness of the simple presence of Mary in that wedding feast: with feminine thoughtfulness, she realizes what is missing, and prudently she shares it with her son. This is the beautiful undertaking of Mary in our lives and in the Church. Let us recall here Pope Francis’ words on the role of Mary, and of women in general, in the Church: "The woman is essential for the church. ”Mary, a woman, is more important than the bishops. The feminine genius is needed wherever we make important decisions".


In the Church, in our families, in our personal lives, there are many shortcomings that Mary discovers and bestows upon Jesus; and her mediation is always effective! The woman is meant to provide a similar function


But it is necessary to invite Jesus and Mary to participate in our lives. And, most than all, it is also necessary to do whatever Jesus tells us to.

 

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Publié le 10 Février 2021

Evangile du jour

 

http://joeterrycmf.com/2021/02/le-11-fevrier.html

 

Texte de l'Évangile

(Jn 2,1-11): 

 

Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin; la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont pas de vin». Jésus lui répond: «Femme, que me veux-tu? Mon heure n'est pas encore venue». Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira».

Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs: «Remplissez d'eau les cuves». Et ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit: «Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas». Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit: «Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant».

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

 

L’Application

 

La présence de Marie, la Mère de Dieu à Cana, est une assurance pour tous les baptisés, en particulier pour tous ceux qu'ils l'invitent à leurs fêtes. Nous devons invoquer son nom, sans aucune modération, tout comme nous invoquons notre mère biologique. Comme toute maternité dans nos familles, la maternité de Marie dans notre vie spirituelle, nous aide à nous rapprocher de la paternité du Père de Jésus.

Jésus sur la croix nous a donné sa mère comme notre mère. Comme son Fils, elle est fidèle à sa mission, celle de devenir la mère de tous. Ses apparitions nous aident non seulement à comprendre la profondeur de l'amour de Dieu, mais aussi par notre fidélité à en jouir, nous en pouvons profiter.  Le Dieu qui nous a aimés en Jésus, mort et ressuscité, nous accompagne encore à travers les apparitions mariales.

À travers ces apparitions, Marie ne nous révèle pas seulement la volonté divine, mais elle nous exhorte sans cesse à l'obéissance, ce qui nous conduira à Jésus, "Faites tout ce qu'il vous dira". "Elle voudrait que nous devenions, comme son divin Fils, fidèles au commandement de l'amour. "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Marie, en ce jour de fête, nous révèle qu'elle est "l'Immaculée Conception" et par notre engagement sincère, elle nous invite à être purs par la primauté de la grâce de Dieu.

«Faites tout ce qu'il vous dira»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui c'est la fête de la Vierge de Lourdes. Dans l'Évangile, Jésus est le personnage principal mais il laisse à sa mère un rôle humble, comme à Lourdes avec tout ce qui s'y passe tous les jours. Invité à des noces avec ses disciples, Jésus y fait son premier "signe". Marie se rend compte discrètement des besoins des nouveaux époux et prudemment elle le fait savoir à Jésus, intercédant pour eux "Ils n'ont pas de vin" (Jean 2,3). Bien que la réponse ait semblé plutôt évasive, pour ne pas dire négative, Marie a tout de suite prévenu les serviteurs : "Faites ce qu'Il vous dira" (Jean 2,5). Elle ne savait pas ce que ferait Jésus, mais elle devait penser : Quoi qu'Il fasse, Il fera ce qu'il y a de mieux ! Elle ne se trompait pas.

Nous en connaissons déjà le résultat : une grande abondance messianique du "meilleur vin" qui étonne le goûteur et renforce la foi des disciples en Jésus.

Je voudrais souligner l'efficacité de la simple présence de Marie pendant les noces : avec sa sensibilité féminine, elle découvre ce qui manque et prudemment elle en fait part à son Fils. Voilà la tâche précieuse de Marie dans notre vie et au sein de l'Église. Rappelons ici les paroles du Pape François sur le rôle de Marie et de la femme en général dans l'Église : "La femme est indispensable dans l'Église. Marie, une femme, est plus importante que les évêques. Le genre féminin est nécessaire dans les endroits où l'on prend des décisions importantes".

Il y a beaucoup de carences dans l'Église, dans notre famille, dans notre vie personnelle que Marie découvre et montre à Jésus ; et son intercession est toujours efficace ! La femme est appelée à avoir une fonction équivalente.

Mais il est nécessaire d'inviter Jésus et Marie à participer à nos vies. Il est également nécessaire, surtout, de faire tout ce que Jésus nous dit.

 

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Publié le 9 Février 2021

Gospel text

(Mk 7,14-23): 

 

Jesus then called the people to him again and said to them, «Listen to me, all of you, and try to understand. Nothing that enters one from out­side can make that person unclean. It is what comes out from within that makes un­clean. Let everyone who has ears listen».

When Jesus got home and was away from the crowd, his disciples asked him about this saying and he replied, «So even you are dull? Do you not see that whatever comes from outside cannot make a person unclean? Since it enters, not the heart but the stomach and is finally passed out». Thus Jesus declared that all foods are clean. And he went on, «What comes out of a person is what defiles, for evil designs come out of the heart: theft, murder, adultery, jealousy, greed, maliciousness, deceit, indecency, slander, pride and folly. All these evil things come from within and make a person unclean».

 

Application

 

I would like to make sure, two important points for me. Firstly, God is good and in His goodness He always does good by His nature and even more so for me, His beloved. Second, since I carry the image of God within me, I believe that I am also like Him full of goodness and generosity, certainly with my limits.

 

 

As I read today's Gospel, I tell myself, it is true that the outside world must not give me the reason for my discernment and no longer for my action. They can create certainly an ambiance or environment.  Since God dwells in me, I must find a concrete reason within me, just before God that will justify my discernment and my actions. God created the world and He found it good. I still find it good. Yet I must recognise that not everything that is good in this world is necessarily good for me. It’s here I am called to discern and decide.

 

 

 

This is why I must realise that if I do evil, a bad act, its origin is not outside, even if it is influenced by external elements, it comes directly from my interiority, from my own discernment and action. It is a fruit of my free act and engagement. Thus, by my own discernment and action, I make myself unclean, very often against the divine will. Therefore, let us be careful that our will is not influenced by external elements, but that it is coherent with the divine will, which is found in our own interiority, in the image of God.

 

Action of the day : Give attention tothe causality of your discernment and decision.

«Nothing that enters one from out¬side can make that person unclean»

 

Fr. Norbert ESTARRIOL i Seseras

(Lleida, Spain)

 

Today, Jesus teaches us that God made everything good. But our intentions —which are not always right— may contaminate what we do. This is why Jesus Christ says: «Nothing that enters one from out­side can make that person unclean. It is what comes out from within that makes un­clean» (Mk 7:15). The experience of the offence against God is very real. And we Christians can easily discover the evil's deep mark in a sin's enslaved world. The mission Jesus charges us with, is to clean —with the help of His grace— all this contamination men's bad intentions have spread all over the world.

The Lord wants all our activities to be carried out well: He expects us to show in them intensity, method, science, know-how, eagerness for perfection, not looking for anything else but reinstating God's plan for Creation. For God made everything for man's benefit: «Purity of intention. —You will always have it if, in everything you do, you only look forward to pleasing God» (Saint Josemaria).

Only our will can spoil the Divine Plan. And we must watch that this is not so. Quite often we let in vanity, pride, despondency for lack of faith, impatience when our aims are not attained... This is why saint Gregory the Great warned us: «Be not seduced by any flattering prosperity, for only the foolish traveler stops along the way to admire the beautiful landscape while forgetting where he is heading for».

It will, therefore, be convenient to pay attention to how we offer our deeds to God, to always be aware of His presence and to frequently consider the Divine Filiation. Thus, all our days—through work and prayer— will be fortified and begin in our Lord, and whatever we start in his name will reach its desired ending.

For we can make great things if we realize that each one of our human actions is a co-redeemer when joined to deeds and actions of Christ.

 

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Publié le 9 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 7,14-23): 

 

Il appela de nouveau la foule et lui dit: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit: «Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé?». C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore: «Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

 

L’Application

 

Je voudrais m'en assurer, deux points importants pour moi. Premièrement, Dieu est bon et dans sa bonté, il fait toujours le bien par sa nature et encore plus pour moi, son bien-aimé. Deuxièmement, comme je porte en moi l'image de Dieu, je crois que je suis aussi comme Lui, plein de bonté et de générosité, certainement avec mes limites.

En lisant l'Évangile d'aujourd'hui, je me dis qu'il est vrai que le monde extérieur ne doit pas me donner la raison de mon discernement et non plus de mon action. Puisque Dieu habite en moi, je dois trouver en moi une raison concrète qui justifiera mon discernement et mes actions. Dieu a créé le monde et il l'a trouvé bon. Je le trouve encore bon. Cependant, je dois reconnaître que tout ce qui est bon dans ce monde n'est pas nécessairement bon pour moi.

C'est pourquoi je dois réaliser que si je fais le mal, un acte mauvais, son origine n'est pas extérieure, même s'il est influencé par des éléments extérieurs, il vient directement de mon intériorité, de mon propre discernement et de mon action. C'est un fruit de ma liberté. Ainsi, par mon propre discernement et mon action, je me rends impur, très souvent contre la volonté divine. Veillons donc à ce que notre volonté ne soit pas influencée par des éléments extérieurs, mais qu'elle soit cohérente avec la volonté divine, qui se trouve dans notre propre intériorité, à l'image de Dieu.

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

 

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras

(Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

 

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Publié le 8 Février 2021

Gospel text

(Mk 7,1-13): 

 

One day the Pharisees gathered around Jesus and with them were some teachers of the Law who had just come from Jerusalem. They noticed that some of his dis­ciples were eating their meal with unclean hands, that is, without washing them. Now the Pharisees, and in fact, all the Jews, never eat without washing their hands for they fol­low the tradition received from their ancestors. Nor do they eat anything when they come from the market without first washing themselves. And there are many other traditions they observe, for example, the ritual washing of cups, pots and plates.

So the Pharisees and the teachers of the Law asked him, «Why do your disciples not follow the tradition of the elders, but eat with unclean hands?». Jesus answered, «You, shallow people! How well Isaiah prophesied of you when he wrote: ‘This peo­ple honors me with their lips, but their heart is far from me. The worship they offer me is worthless, for what they teach are only human rules’. You even put aside the commandment of God to hold fast to human tradition». And Jesus commented, «You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition. For example, Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’, and: ‘Whoever curses his father or his mother is to be put to death’. But according to you someone could say to his father or mother: ‘I already declared Corban, which means "offered to God," what you could have expected from me’. In this case, you no longer let him do anything for a father or mother. So you nullify the word of God through the tradition you have handed on. And you do many other things like that».

 

The Application

 

We all see what we wish to see. The teachers of the law look where the law is honored or neglected. Jesus, the giver of life guides us towards the essentials of life; God and man. We must discern at every moment of life and prioritize our  value systems, our words and actions, including our emotions, feelings and the way we would like to apply them or exercise or express them.

 

If we remain with the Lord in perfect contemplation, respecting the life and the giver of life, this union with God, the source of life, will point us in the right direction, where we need to give attention. With God we can act freely, discerning according to divine  will, and the Lord will give us the necessary courage to put  our decisions into practice.

 

 

 

Jesus is not against tradition. However, if we give priority to tradition, by ignoring God and his people, we lose the essentials of life and we will make terrible mistakes in our discernment. Tradition for tradition's sake cannot serve God, like very good value system, which against love and charity, which will risk in perpetuating pride, at our own peril.

 

Action of the day: Identify the essentials of life.

 

«Why do your disciples not follow the tradition of the elders»

 

Fr. Iñaki BALLBÉ i Turu

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, we are given to see how some late traditions of the Masters of the Law had actually manipulated the true meaning of the Fourth Commandment of God's Law. Those scribes taught that sons offering money and goods to the Temple were doing well. But, according to these teachings, parents could no longer ask or dispose of these goods. And the sons educated in such conscience were, thus, under the wrong impression of having more than well accomplished with the Fourth Commandment. But, in fact, it was just a deception.

«You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition!» (Mk 7:9): Jesus Christ is the authentic interpreter of divine Law; this is why He explained the right meaning of the Fourth Commandment, by undoing the sad mistake of their jewish fanatism.

«Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’» (Mk 7:10): the Fourth Commandment reminds all sons the responsibilities they have with their parents. They have to help them, both morally and materially, to the best of their possibilities, during their aging days and when they are facing times of illness, loneliness or anguish. Jesus points out quite clearly this duty of gratitude.

The respect towards our elders (filial piety) is made out of the gratitude they deserve for the gift they have given us, i.e. our life, and for the sacrifices made for their sons to grow up in age, wisdom and grace. «With all your heart honor your father, and do not forget the birth pangs of your mother. Remember that through your parents you were born; and what can you give back to them that equals their gift to you?» (Sir 7:27-28).

The Lord honors the father in his children, and in them, also confirms the mother's right. «He who honors his father atones for sins; he obeys the Lord who brings comfort to his mother» (cf. Sir 3:2-6). These and other words of advice are a clear light for our life en relation to our parents. Let us ask our Lord the grace that we never lack the true love we owe our parents and always know, with our example, how to transmit our fellowmen this sweet “obligation”.

 

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Publié le 8 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13): 

 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

 

L’Application

 

Jésus nous oriente vers l’essentiel de la vie; Dieu et l'homme . Il faut discerner à chaque instant de la vie et prioriser les valeurs, nos paroles et nos actes, y compris nos émotions, sentiments et la manière dont nous aimerions les exprimer.

Si on reste avec le Seigneur en parfaite contemplation, cette union avec Dieu nous orientera vers la bonne direction. Avec Dieu, nous pouvons agir librement, discerner selon la volonté divine et le Seigneur nous donnera le nécessaire courage de le mettre en pratique.

 

Jésus n’est pas contre la tradition. Pourtant, si on accorde la priorité à la tradition, en ignorant Dieu et son peuple, nous perdons l’essential de la vie et nous allons nous tromper terriblement dans nos discernements. La tradition pour la tradition, ne peut pas servir Dieu,  elle risque de perpétuer la fierté, à notre péril.

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

 

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Février 2021

Gospel text

(Mk 6,53-56): 

 

Having crossed the lake, Jesus and his disciples came ashore at Gennesaret where they tied up the boat. As soon as they landed, people recognized Jesus and ran to spread the news throughout the countryside. Where­­ver He was they brought to him the sick lying on their mats. And wherever He went, to villages, towns or farms, they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured.

 

The Application

 

I invite you to look at the people of the gospel of the day and to imitate their behaviour in order to better live our faith and benefit from it. They have identified the presence of Jesus, a closeness willed by God. They have put all their trust in Him to be touched by Jesus and be healed.

 

 

 

There is also a concrete commitment, a movement towards Jesus. In this commitment we see two aspects of Christian life: contemplation and action. Contemplation unites us to the Lord and action helps us to share and apply this divine experience in the service of the people.

 

Action of the day: Trust the Lord.

 

«All who touched him were cured»

 

Fr. John GRIECO

(Chicago, United States)

 

Today, in the Gospel we see the tremendous power of contact with Our Lord’s person: «They laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured» (Mk 6,56). The slightest physical touch can work miracles for those who approach Christ with faith. His power to cure overflows from his loving heart and extends even to his garments. His ability and willingness to heal is both abundant and easily accessible.

This passage can help us reflect on how we receive Our Lord in Holy Communion. Do we do so with faith that this contact with Christ can work miracles our lives? More than merely touching the «fringe of his cloak», we receive Christ’s very Body into our bodies. More than merely healing our physical infirmities, Communion heals our souls and grants them a share in God’s own life. St. Ignatius of Antioch thus calls the Eucharist, «the medicine of immortality, and the antidote to prevent us from dying, [which causes] that we should live forever in Jesus Christ».

Taking advantage of this “medicine of immortality” consists in being healed of whatever separates us from God and others. Being cured by Christ in the Eucharist thus entails overcoming our self-absorption. As Benedict XVI teaches, «Nourishing ourselves with Christ is the way to avoid becoming extraneous or indifferent to the fate of the brothers (…). A Eucharistic spirituality is the true antidote to the individualism and selfishness that often characterize daily life, and leads to the rediscovery of gratuity, of the centrality of relationships —starting with the family— with particular attention to healing the wounds of disrupted ones».

Just as those who were cured of their infirmities by touching his garments, we too can be cured of our egoism and our isolation from others by receiving Our Lord with faith.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 6,53-56): 

 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

L’application

 

Je vous invite à regarder les personnes de l'évangile du jour et à imiter leur comportement afin de mieux vivre notre foi et d'en tirer profit. Ils ont identifié la présence de Jésus, une proximité voulue par Dieu. Ils ont mis toute leur confiance en Lui pour être touchés par Jésus et être guéris. 

Il y a aussi un engagement concret, un mouvement vers Jésus. Dans cet engagement, nous voyons deux aspects de la vie chrétienne : la contemplation et l'action. La contemplation nous unit au Seigneur et l'action nous aide à partager et à appliquer cette expérience divine au service des gens.

 

 

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

 

Fr. John GRIECO

(Chicago, Etats-Unis)

 

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ».

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

 

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Publié le 7 Février 2021

"Remember, Lord: my life is but a breath, my eyes will no longer see happiness. "This is Job summing up his life, forgetting the good times he has lived all his life. Today, many of us feel the same experience of Job. Yet let us know that Job's experience will not end without hope, for he will later say, "I know that my Redeemer is alive. We all need top take up this path, though painful and difficult.  We have to walk the path of Job in a humane way. We believe that the cross is a way to resurrection. 

On this Health Sunday we give thanks to God for his marvels. Thank you, Lord, for these health workers who give generously of themselves. We say thank you to all those who visit the sick, pray with them and bring hope through their listening and their presence. Thank you Lord for this team of SEM (Evangelical Service to the Sick) who make a link of our Sunday celebrations with the people who can no longer travel here.

They are doing their Christian duty and I tell you that this service to the sick brings them not only to the sick  much needed hope and joy, but also to all who engage in this mission. By performing this human service, they are fulfilling a divine will and continue to bring divine hope to the weakened and diminished people. This mission is perfectly inspired by the mission of Jesus.

What is the mission of Jesus ? We already read about the messianic mission of Jesus presented by Saint Luke and prophesied by the prophet Isaiah: liberation. Sent by the Father and consecrated by the Holy Spirit. The liberation of man, a total liberation, of the body (physical) and of the spirit (spiritual). We cannot separate them, because a physical and intellectual liberation, without a spiritual liberation, will not bring the divine fruit. If a missionary forgets the physical care is a sin, because without this gift of physicality he cannot announce the Good News of divine liberation. We need both together.

Let’s look at Jesus, how he manged His mission. Today we read that Jesus is in Synagogue (spiritual and divine teaching) and also in his disciples house (carnal and human). He is in action (the miracles) and at the same time in contemplation (in prayerful union with his Father). He is a friend of Martha and Mary. It is in this balanced approach inspired in prayer and contemplation that Jesus decides to leave Capernaum and travel throughout the city of Galilee. It is necessary to know how to commit oneself and at the same time know how to leave. Jesus knew what his mission was: to fulfil the will of his Father.

Why are we here and what is the purpose of life on earth? We are that Job who believed that the family, status, intellectual excellence and the wealth of the world, will suffice all his life. In the evening, he will see a void that will lead to the day of the Lord and will learn in God the meaning of life, a life that gives itself entirely to God. As a result, God will restore him once again, stronger than before. We must find the meaning of life in God, God the Creator, as He was revealed in Jesus Christ, in our flesh, in our humanity. Without this encounter with God, we will end our life without hope, because everything comes from God, by God and for God.

It was in prayer that Jesus found the message and guidance, especially the courage to put it into practice. Let us remain united in prayer. It will give us the necessary answers to our questions. May God give us the meaning and purpose of our lives. May God become our goal in life. Amen.

 

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