Publié le 5 Février 2021

Gospel text

(Mk 6,30-34): 

 

The apostles returned and reported to Jesus all they had done and taught. Then he said to them, «Go off by yourselves to a remote place and have some rest». For there were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat. And they went away in the boat to a secluded area by themselves. But people saw them leaving and many could guess where they were go­ing. So, from all the towns they hurried there on foot, arriving ahead of them. As Jesus went ashore he saw a large crowd, and he had compassion on them for they were like sheep without a shepherd. And he began a long teaching session with them.

 

The Application

 

Very often we neglect that we are children of God, and stupidly we act as simple workers faithful to our Master. Today, Jesus tells us, "Come away to a deserted place and rest a little" and He takes over our works. Let us never forget this divine relay that will accompany us all our lives. He will do it for us, with us and in us. On our part, we must learn from Jesus to live our humanity, in a way worthy of our divine identity.

 

 

 

Missionary life, or even Christian life, is a life in love with God, in which we give ourselves generously to God's people, just as God gives himself to humanity in Jesus Christ. God's mercy is never exhausted. God will do everything so that we can understand it and through us so that humanity can benefit from it. Today, God gives Himself in us.

 

Action of the Day : Be a person of love and mercy.

 

«‘Go off by yourselves to a remote place and have some rest’. For there were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat»

Fr. David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel proposes a situation, a need and a paradox; all, very real in our time, too.

The situation. The Apostles are “overworked”: «There were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat» (Mk 6:30). Quite often we are facing the same kind of stress. Our work consumes a good share of our energy; the family, where each member seeks our love; the other activities which we are engaged in, which do good to us while benefiting third parties... If you wish... you can? Maybe it would be sounder admitting we cannot do all we would like to...

The need. Our body, our head and our heart have a need: to rest. In these few verses we have an often ignored manual about resting, where communication is emphasized. The Apostles «returned and reported to Jesus all they had done and taught» (Mk 6:30). Communication with God, following the thread of what is more cherished to our heart. And —o surprise!— we find God is already awaiting. And He hopes to find us with our tiredness.

Jesus tells them: «Go off by yourselves to a remote place and have some rest» (Mk 6:31). In God's plans there is a place of rest! But there is more, as our whole existence, with all that entails, must rest in God. An anxious saint Augustine claims: «You made us for you and our heart is restless while not resting with You». God's rest is creative; not “anesthetic”: bumping into God's love focus on our heart and our thoughts.

The paradox. The Gospel scene has a “bad” ending: for the disciples cannot rest. God's plan fails: they are being approached by the crowd. They have not been able to “disconnect”. We often cannot get rid of our obligations either (children, wife, work...): it would be to betray ourselves! And yet, we must find God in these realities. If there is communication with God, if our heart rests in Him, we shall play down upon our useless tensions... and reality —free of chimeras— will better show God's sign. In Him, that's where we should rest!

 

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Publié le 5 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 6,30-34): 

 

Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

 

L’Application

 

Texte de l'Évangile

(Mc 6,30-34): 

 

Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

 

L’Application

 

Très souvent, nous négligeons le fait que nous sommes des enfants de Dieu, et bêtement, nous agissons comme de simples travailleurs fidèles à notre Maître. Aujourd'hui, Jésus nous dit : "Venez dans un endroit désert et reposez-vous un peu" et il prend en charge nos œuvres. N'oublions jamais ce relais divin qui nous accompagnera toute notre vie. Il le fera pour nous, avec nous et en nous. Pour notre part, nous devons apprendre de Jésus à vivre notre humanité, d'une manière digne de notre identité divine.

La vie missionnaire, ou même la vie chrétienne, est une vie d'amour de Dieu, dans laquelle nous nous donnons généreusement au peuple de Dieu, tout comme Dieu se donne à l'humanité en Jésus-Christ. La miséricorde de Dieu n'est jamais épuisée. Dieu fera tout pour que nous puissions la comprendre et, à travers nous, pour que l'humanité puisse en bénéficier. Aujourd'hui, Dieu se donne en nous.

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer.

 

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer.

 

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Publié le 4 Février 2021

Gospel text

(Mk 6,14-29): 

 

King Herod also heard about Jesus because his name had become well-known. Some people said, «John the Baptist has been raised from the dead and that is why miraculous powers are at work in him». Others thought, «He is Eli­jah», and others, «He is a pro­phet like the pro­phets of times past». When Herod was told of this, he thought: «I had John beheaded, yet he has risen from the dead!». For this is what had happened. Herod had ordered John to be arrested and had him bound and put in prison because of Herodias, the wife of his brother Philip. Herod had married her and John had told him, «It is not right for you to live with your brother’s wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not be­cause Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Gali­­lee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And she went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my king­dom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

 

 

The Application

 

The presence of Jesus, with his authoritative words and imposing miracles, already evokes a certain curiosity. This curiosity, which is common among men, produces different fruits, however, conditioned by the interiority of each person. If this interiority remains pure and sincere, it will help us to discover the truth revealed in this curiosity, such as it is, without any ambiguity.

 

 

 

Faced with this truth, man is free to discern, choose and act. If he acts in all sincerity, accepting the truth in humility, he will be converted, and will become the man par excellence, the man in the image of the divine creation, who was created in the image of God.

 

 

 

Herod finds himself, thanks to his curiosity, before the truth, a very relative truth, like John of the Baptist. Yet he chose in his freedom to behave in a way that is totally unacceptable before divine justice before his daughter and repeats once again the same mistake before Jesus. St. Agate chose John of the Baptist and you.......?

 

Action of the day: Be courageous.

 

«King Herod also heard about Jesus because his name had become well-known»

 

Fr. Ferran BLASI i Birbe

(Barcelona, Spain)

 

Today, in Mark's passage we are told about Jesus' reputation —known by his teachings and miracles. His fame was such some were saying He actually was John the Baptist, Jesus' relative and precursor, who had resurrected from the dead. This is what Herod, who had ordered John's death, also thought. But this Jesus was much more than the other men of God: much more than John; much more than any of the prophets who spoke in the name of the Almighty: He was the Son of God, become Man, Perfect God and Perfect Man. This Jesus —present amongst us—, as a man, can understand us and, as God can grant us all we need.

John, the precursor, who had been sent by God before Jesus, with his martyrdom also preceded Jesus in His passion and death. It had also been an unfair death inflicted to a man who was a saint, by Herod, the tetrarch, possibly against his own will, because he respected him and liked to listen to him. Though, John was clear and firm with the king when John criticized his behavior deserving vituperation, because it was not licit to have married Herodias, his brother's sister.

Herod had accepted Herodias' daughter request, induced by her mother, when, at a banquet —after a dance that had delighted the king— he had promised her with many oaths, in front of his guests, to give her what she would ask. «What shall I ask for?», she told her mother, who replied: «The head of John the Baptist» (Mk 6:24). And the petty kinglet had the Baptist beheaded. It was certainly an oath that did not oblige him in any way, as it was an evil thing, against any justice and any conscience.

Experience teaches us, once more, that each virtue has to be always joined to all the others, and all together have to grow organically like the fingers of the hand. And, by the same token, when one incurs in some vice, soon others will follow.

 

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Publié le 4 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 6,14-29): 

 

 

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

L’Application

 

La présence de Jésus, avec ses paroles autoritaires et ses miracles imposants, suscite déjà une certaine curiosité. Cette curiosité, qui est commune aux hommes, produit cependant des fruits différents, conditionnés par l'intériorité de chacun. Si cette intériorité reste pure et sincère, elle nous aidera à découvrir la vérité révélée dans cette curiosité, telle qu'elle est, sans aucune ambiguïté.

Face à cette vérité, l'homme est libre de discerner, de choisir et d'agir. S'il agit en toute sincérité, en acceptant la vérité dans l'humilité, il se convertira et deviendra l'homme par excellence, l'homme à l'image de la création divine, qui a été créé à l'image de Dieu.

Hérode se trouve, grâce à sa curiosité, devant la vérité, une vérité très relative, comme Jean-Baptiste. Pourtant, il a choisi dans sa liberté de se comporter d'une manière totalement inacceptable devant sa fille et répète une fois de plus la même erreur devant Jésus. Sainte Agate a choisi Jean du Baptiste et vous....... ?

«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

Abbé Ferran BLASI i Birbe

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse.

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

 

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Publié le 3 Février 2021

Gospel text

(Mk 6,7-13): 

 

Jesus called the Twelve to him and began to send them out two by two, giving them authority over evil spirits. And He ordered them to take nothing for the journey except a staff; no food, no bag, no money in their belts. They were to wear sandals and were not to take an extra tunic. And he added, «In whatever house you are welcomed, stay there until you leave the place. If any place doesn't receive you and the people refuse to listen to you, leave after shaking the dust off your feet. It will be a testimony against them». So they set out to proclaim that this was the time to repent. They drove out many demons and healed many sick peo­ple by anointing them.

 

The Application

 

Jesus invites us to be missionaries in the image of Himself, as the one sent, faithful to the mission of His Father. We are ambassadors of this God of love, called to be faithful not only to his teaching, but also to his being, in our being, in the image of Jesus. It is in this fidelity that Jesus demands of us, to be totally dependent on Him alone. In order to announce the Good News, we need nothing, because Jesus alone is enough for us. If we learn to live our Christian faith fully, in this living, we can easily announce divine love, through human love, as true witnesses of this love received and lived.

 

Action of the day: By your love that others may discover that you are a Christian.

«Jesus called the Twelve to him and began to send them out two by two (…). They set out to proclaim that this was the time to repent»

 

+ Fr. Josep VALL i Mundó

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel refers to the Apostles' first apostolic mission. Jesus Christ sends the Twelve to preach, to heal the sick and to prepare the ways of our definite salvation. This is the mission of the Church, and our mission, too. The II Vatican Council asserted, «Christian vocation is by its very nature a vocation to the apostolate. No baptized person can remain idle! Therefore, he who would not strive to achieve a human body and spiritual growth, would be as useless for the Church as he would be for himself».

Gustave Thibon used to say that our world needs a “soul's supplement” to regenerate itself. Christ's doctrine is the only medicine that can cure all illnesses of the world. The world is in crisis. But, it is not just a partial decay of moral or human values: it is a crisis of everything. And the most precise term to define it would be a “crisis of soul”.

With the grace and doctrine of Jesus we Christians find ourselves in the midst of the temporal structures of humans so that we can instill life in them and guide them towards our Creator: «That the world, through the predication of the Church, by listening, it can believe, by believing, it can wait, and by waiting, it can love» (Saint Augustine). We Christians cannot elude this world. As Bernanos wrote: «We have been thrown in the middle of the dough, in the middle of the multitude, as yeast; we shall conquer again, inch by inch, the Universe that sin snatched away from us. O Lord, we shall return it to you as we received it in the morning of the world, with all its order and all its sanctity».

The secret lies in loving the world with all our soul and in living with love the mission Jesus Christ gave the Apostles, and all of us. With words from Saint Josemaria, we can affirm «The apostolate is a love for God that is brimming with joy, with dedication to others (...). And our eagerness to spread our apostolate is the exact, adequate and necessary manifestation of our interior life». This has to be our daily testimony amidst men and throughout all ages.

 

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Publié le 3 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 6,7-13): 

 

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

L’Application

 

Jésus nous invite à être missionnaires à l’image de Lui-même, comme l’envoyé, fidèle à la mission de son Père. Nous sommes les ambassadeurs de ce Dieu d’amour, appelé à être fidèles non seulement à son enseignement, mais aussi à son être, dans notre être, à l’image de Jésus. C’est dans cette fidélité que Jésus nous exige, à être totalement dépendant de Lui-seul. Pour annoncer la Bonne Nouvelle, nous avons besoin de rien, car Jésus seul, nous suffit. Si nous apprenons à vivre notre foi chrétienne pleinement, dans ce vivre, nous pouvons facilement annoncer l’amour divin, à travers l’amour humain, comme les témoins véritables de cet amour reçu et vécu.

«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

 

+ Abbé Josep VALL i Mundó

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.

Les chrétiens avec la grâce et la doctrine de Jésus se trouvent au milieu des structures temporelles pour les vivifier et les ordonner au Créateur: «Qu'en écoutant la prédication de l'Église, le monde puisse croire, qu'en croyant il puisse espérer, qu'en espérant il puisse aimer» (saint Augustin). Le chrétien ne peut fuir ce monde. Bernanos écrivait ainsi: «Il nous a jeté au milieu de la pâte, au milieu de la multitude comme levain; nous reconquerrons pied à pied l'univers que le péché nous a enlevé; Seigneur, nous te le rendrons tel que nous l'avons reçu en ce premier matin du monde, tout ordonné et tout saint».

L'un des secrets est d'aimer le monde de toute son âme et de vivre avec amour la mission confiée par le Christ aux Apôtres ainsi qu'à nous tous. Comme l'a dit saint Josémaria, «l'apostolat est amour de Dieu qui déborde, don de soi-même aux autres (…). Et le désir d'apostolat est la manifestation exacte, adéquate, nécessaire, de la vie intérieure». Tel doit être notre témoignage quotidien au milieu des hommes et tout au long des temps.

 

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Publié le 2 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 6,1-6): 

 

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait: «Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison». Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

 

L’Application

 

La foi est un pur don de l'Esprit Saint. Cependant, c'est à nous d'accepter cette foi ou de la nier. Jésus est triste pour son peuple, parce qu'il ne voit pas ses actes dans la foi, et ne l'écoute pas avec un cœur ouvert. C'est merveilleux de voir de grandes actions et agréable à l'oreille d'entendre de grands discours. Quel est le plaisir de voir et de ne pas percevoir, et quel est l'intérêt d'entendre sans écouter et comprendre ?

 

 

 

Il est important de noter que les actions de Dieu ne sont pas conditionnées par notre réception, car elles sont remplies d'amour et de compassion. Jésus ne nous refuse jamais ses bénédictions, mais nous donne plutôt la liberté de discerner avec diligence et de décider avec intelligence, qui nous sont déjà données. En tant que chrétiens, si nous ne voyons pas tout avec un œil de foi, nous ne pouvons pas identifier et profiter des bénédictions divines qui nous sont généreusement données.

 

«D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Evangile nous montre de quelle façon Jésus arriva à la synagogue de Nazareth, l'endroit où il avait grandi. Le samedi est le jour du Seigneur et les juifs se rassemblent pour entendre la Parole de Dieu. Jésus se rend à la synagogue tous les samedis et là il enseigne, non comme le font les scribes ou les pharisiens mais comme quelqu'un qui a l'autorité de le faire (cf Mc 1,22).

De nos jours, Dieu nous parle également à travers l'écriture. A la Synagogue on lit les écritures, et ensuite l'un de ceux qui peuvent le faire, les commente en démontrant le sens et le message que Dieu veut transmettre à travers elles. On dit que Saint Augustin disait: «Par la prière nous parlons à Dieu; par la lecture, c'est Dieu qui nous parle».

Le fait que Jésus soit connu de ses concitoyens par son travail nous offre une perspective tout à fait insoupçonnée pour notre vie ordinaire. Le travail professionnel de chacun d'entre nous est un moyen de retrouver Dieu, et est donc une réalité sanctifiante et qui nous sanctifie. Par les paroles de Saint Josepmaría Escriva: «Votre vocation humaine est une partie, et une partie importante, de votre vocation divine. C'est pourquoi vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu: cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez».

Le passage de l'évangile prend fin en disant que Jésus «ne pouvait accomplir aucun miracle (…) Il s'étonna de leur manque de foi». (Mc 6,5-6). Aujourd'hui aussi le Seigneur nous demande d'avoir plus de foi en Lui afin qu'il puisse réaliser des choses qui surpassent nos capacités humaines. Les miracles manifestent le pouvoir de Dieu ainsi que le besoin que nous avons de Lui dans nos vies au quotidien.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 2 Février 2021

Gospel text

(Mk 6,1-6): 

 

Jesus re­turned to his own coun­try, and his dis­ciples followed him. When the Sabbath came, He began teaching in the synagogue, and most of those who heard him were as­tonished. They commen­ted, «How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles? Who is he but the carpenter, the son of Mary and the brother of James and Joseph and Judas and Simon? His sisters, too, are they not here among us?». So they took offense at him. And Jesus said to them, «Prophets are despised only in their own country, among their relatives and in their own family». And he could work no miracles there, but only healed a few sick people by laying his hands on them. Jesus himself was astounded at their unbelief. Jesus then went around the villages teaching.

 

The Application

 

The faith is a pure gift of the Holy Spirit. However, it’s up to us to accept this faith or deny it. Jesus is sad for his own people, because they don’t see His deeds in faith, nor listen to Him with an open heart. It’s wonderful to see great deeds and pleasing to the ears to hear great speeches. What’s the fun to see and fail to perceive and interested in hearing without listening and understanding?

 

It’s important to note that God’s deeds are not conditioned by our reception, because they are filled with love and compassion and comes with no conditions. Jesus never refuses His blessings to us, rather gives us the freedom to discern with diligence and to decide with intelligence, which are already given to us. As Christians, if we fail to see everything with an eye of faith, we can’t identify and profit the divine blessings given to us generously.

 

Action of the day: Be a person of faith.

«How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles?»

 

Fr. Miquel MASATS i Roca

(Girona, Spain)

 

Today, the Gospel shows Jesus going to the Synagogue, in Nazareth, where He had grown up. The Sabbath is the day dedicated to our Lord when Jews get together to listen to God's Word. Every Sabbath, Jesus went to the synagogue to teach, not like the scribes and the Pharisees, but as one who had authority (cf. Mk 1:22).

Today, God also speaks to us through the Scriptures. At the synagogue, the Scriptures were read and, afterwards, the learned ones commented them and explained the sense of the message God wanted to transmit through them. The following thought is attributed to saint Augustine: «As we speak to God through prayer, God speaks to us through reading».

The fact that Jesus, the Son of God, is well known among his fellow citizens because of his work, offers us an unsuspected perspective for our ordinary life. Our professional activities are also a way for us to meet God and, therefore, a sanctified and sanctifying reality. Saint Josemaria Escrivà says: «Your human vocation is a part —and an important part— of your divine vocation. That is the reason why you must strive for holiness, giving a particular character to your human personality, a style to your life; contributing at the same time to the sanctification of others, your fellow men; sanctifying your work and your environment: the profession or job that fills your day, your home and family and the country where you were born and which you love».

The text of the Gospel ends with the words: «Jesus could work no miracles there (...). Jesus himself was astounded at their unbelief» (Mk 6:5-6). Today also our Lord demands more faith in Him to carry out things that overpower our human possibilities. Miracles show God's power and our need for daily dependence on God.

 

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Publié le 1 Février 2021

Gospel text

(Lk 2,22-40): 

 

When the day came for the purification according to the law of Moses, Joseph and Mary brought the baby up to Jerusalem to present him to the Lord, as it is written in the law of the Lord: Every firstborn male shall be consecrated to God. And they offered a sacrifice as ordered in the law of the Lord: a pair of turtledoves or two young pigeons.

There lived in Jerusalem at this time a very upright and devout man named Simeon; the Holy Spirit was in him. He looked forward to the time when the Lord would comfort Israel, and he had been assured by the Holy Spirit that he would not die before seeing the Messiah of the Lord. So he was led into the Temple by the Holy Spirit at the time the parents brought the child Jesus, to do for him according to the custom of the Law.

Simeon took the child in his arms and blessed God, saying, «Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace, for you have fulfilled your word and my eyes have seen your salvation, which you display for all the people to see. Here is the light you will reveal to the nations and the glory of your people Israel».

His father and mother wondered at what was said about the child. Simeon blessed them and said to Mary, his mother, «See him; he will be for the rise or fall of the multitudes of Israel. He shall stand as a sign of con­tra­diction, while a sword will pierce your own soul. Then the secret thoughts of many may be brought to light».

There was also a prophetess named Anna, daughter of Phanuel, of the tribe of Asher. After leaving her father's home, she had been seven years with her husband, and since then she had been continually about the Temple, serving God as a widow night and day in fasting and prayer. She was now eighty-four. Co­ming up at that time, she gave praise to God and spoke of the child to all who looked forward to the deliverance of Jerusalem.

When the parents had fulfilled all that was required by the law of the Lord, they returned to their town, Nazareth in Galilee. There the child grew in stature and strength and was filled with wisdom: the grace of God was upon him.

 

The Application

 

I invite you to discover in Jesus the humanity that God wanted to adopt and to learn to live the humanity of Jesus, our humanity humanly and fully. I also invite you to discover the divine works in humanity, especially in men who are faithful in listening to the Lord and sincere in their commitment.

 

 

 

The presentation of the Lord presents us  the divinity of Jesus and at the same time  his humanity. This feast projects into us these two elements which have been closely linked, very well integrated in us from the beginning of creation. The same God who acts in Jesus makes us discover his actions in the hearts of men.

 

 

 

This feast is ours, because it represents our own presentation to the Lord, which is required in baptism. Since God gives Himself in Jesus Christ, in Baptism we can give ourselves to God, faithfully keeping the light of the resurrection always on.

 

 

 

On this day of consecrated life, I invite you to share in the joy of Simeon and to pray for all consecrated persons, including the laity, who give themselves generously to the service of the Church, to the proclamation of the joy of the Gospel.  Happy feast day to you all.

 

Action of the day : Try to live your baptism in a simple way. Thus you may be able to present yourself to God.  

 

«Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace»

 

 

Fr. Lluís RAVENTÓS i Artés

(Tarragona, Spain)

 

Today, we see how Simeon, ignoring the winter's cold, is awaiting the arrival of the Messiah. Five hundred years before, when the Temple was starting to be built there was such poverty in the country that its builders were highly discouraged. It was the when Haggai, the prophet, said: «‘The glory of this present house will be greater than the glory of the former house’, says the Lord Almighty. ‘And in this place I will grant peace’, declares the Lord Almighty» (Hag 2:9); and added «I will shake all nations, and the desired of all nations will come, and I will fill this house with glory» (Hag 2:7). Words that admit different meanings; some will say «the dearest one», while saint Jeronim will say «the desired of all nations».

The Holy Spirit had assured Simeon «that he would not die before seeing the Messiah of the Lord» (Lk 2:26), and today, «led by the Holy Spirit» he has gone into the Temple. He is not a levite, nor a scribe, nor a doctor of the law, he is just «a very upright and devout man that looked forward to the time when the Lord would comfort Israel» (Lk 2:25). But the Holy Spirit blows where it wills (cf. Jn 3:8).

Now, he realizes with surprise that no preparation has been made, no flags, garlands, damasks or shields can be seen anywhere. Just Joseph and Mary, crossing the esplanade, and bringing de Child Jesus in their arms. «Lift up your heads, O you gates; be lifted up, you ancient doors, that the King of glory may come in» (Ps 24:), claims de psalmist.

Stretching his arms Simeon takes the Infant from his Mother and bless God while saying: «Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace, for you have fulfilled your word and my eyes have seen your salvation, which you display for all the people to see. Here is the light you will reveal to the nations and the glory of your people Israel» (Lk 2:29-32).

 

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Publié le 1 Février 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 2,22-40): 

 

Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi: «Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur». Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple». Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui.

Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

L’Application

 

Je vous invite à découvrir en Jésus l'humanité que Dieu a voulu adopter et à apprendre à vivre l'humanité de Jésus, notre humanité humainement et pleinement. Je vous invite également à découvrir les œuvres divines dans l'humanité, en particulier chez les hommes qui sont fidèles dans l'écoute du Seigneur et sincères dans leur engagement.

La présentation du Seigneur nous présente la divinité de Jésus et en même temps son humanité. Cette fête projette  ces deux éléments qui sont étroitement liés, très bien intégrés en nous depuis le début de la création. Le même Dieu qui agit en Jésus nous fait découvrir ses actions dans le cœur des hommes.

Cette fête est la nôtre, car elle représente notre propre présentation au Seigneur, ce qui est exigé dans le baptême. Puisque Dieu se donne en Jésus-Christ, dans le baptême nous pouvons nous donner à Dieu, en gardant fidèlement la lumière de la résurrection toujours allumée.

En ce jour de vie consacrée, je vous invite à partager la joie de Siméon et à prier pour toutes les personnes consacrées, y compris les laïcs, qui se donnent généreusement au service de l'Église, à l'annonce de la joie de l'Évangile.  Bonne fête à vous tous.

«Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut»

 

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, en endurant le froid de l'hiver, Siméon attend l'arrivée du Messie. Il y a cinq cents ans déjà, quand a débuté la construction du Temple, il y a eu une grande pénurie, tellement grande que les constructeurs étaient totalement découragés. C'est alors, qu'Aggée a prophetisé: «La splendeur future de ce Temple surpassera la première, et dans ce lieu, je vous ferai don de la paix. Parole du Seigneur de l'univers» (Ag 2,9) et il ajouta «Je vais mettre en branle toutes les nations païennes, leurs trésors afflueront ici» (Ag 2,7). Phrase qui peut s'interpréter de plusieurs manières «le plus précieux» dirons les uns, «le plus prisé» dira saint Jérémie.

A Siméon «l'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur» (Lc 2,26), et aujourd'hui «poussé par l'Esprit», il est monté au Temple. Il n'était pas Lévite, ni Scribe, ni Docteur de la loi, mais il était simplement «un homme juste qui attendait la Consolation d'Israël» (Lc 2,25). Mais l'Esprit souffle là où il veut (cf. Jn 3,8).

Maintenant il constate avec un certain étonnement qu'il n'y a pas eu de grands préparatifs d'accueil, pas de drapeaux, pas de guirlandes, ni d'écussons de quelque sorte nulle part. Joseph et Marie traversent l'esplanade en portant l'Enfant dans leurs bras. «Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes antiques: que le Roi de gloire fasse son entrée» (Ps 24,7) chante le Psaume.

Siméon s'avance les bras ouverts pour saluer la Mère, il reçoit l'Enfant et bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple» (Lc 2,29-32).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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