Publié le 19 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

 (Lc 12,1-7):

 Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples: «Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis: ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis: c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte: vous valez plus que tous les moineaux du monde».

 

L’Application

Sainte Theresa de Kolkota dit très souvent à ses sœurs qu’elles soient sincères et fidèles que réussir dans leur mission. Cette fidélité à la vocation et à l’appel divin nous aide à vivre notre foi pleinement et aussi dans la joie. La foi commence avec notre confiance dans la bonté et dans la générosité divine. Dieu est avec nous et Il ne nous abonnera jamais. Même si nous ne ressentons pas cet accompagnement divin, dans sa bonté, nous croyons qu’Il est avec nous. Puisqu’Il est avec nous, nous pouvons nous avancer sans craindre et sans inquiétude. Pour cela, il faut savoir nous présenter tels que nous sommes. L’apparaitre doit être cohérant avec l’être. Dans notre simplicité et sincérité, si nous nous présentons devant Dieu, Il nous transformera et purifiera. Jésus nous l’affirme que vous valons plus que tous les moineaux de monde.

 

«Soyez sans crainte: vous valez plus que tous les moineaux du monde»

Abbé Salomon BADATANA 
(Wau, Soudan du Sud)

Aujourd'hui, nous contemplons dans l’Evangile notre Seigneur Jésus Christ qui se tourne vers la foule après avoir confronté les autorités religieuses juives que sont les pharisiens et les scribes. L’Evangile nous dit que la foule était si grande qu’on s’écrasait. Il est clair ici qu’ils étaient affamés d’écouter les paroles de Jésus qui a parlé avec une autorité extraordinaire à leurs chefs religieux. 

Mais avant tout, St. Luc nous informe que Jésus a commencé par parler à ses disciples en leur disant : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie » (Lc 12,1) Ici, notre Seigneur Jésus Christ veut nous amener à pratiquer la sincérité et la transparence au lieu de l’hypocrisie comme le font les pharisiens et les scribes. Car ils montrent une attitude extérieure qui n’est pas conforme à leur vie intérieure : ils prétendent être ce qu’ils ne sont pas intérieurement. 

C’est contre ceci que notre Seigneur nous avertit dans l’Evangile de ce jour quand il dit: « Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu » (Lc 12,2) Oui tout se dévoilera. C’est pourquoi nous devons essayer d’accorder notre vie à ce que nous professons et proclamons. Ceci n’est évidemment pas facile. Mais nous ne devons pas avoir peur car notre Dieu est au contrôle. Comme le dit St. Jean Paul II, « l’amour de Dieu ne nous impose pas des fardeaux que nous ne pouvons pas porter… Pour tout ce qu’il nous demande, il nous accorde l’aide dont nous avons besoin. » Rien ne passe sans qu’Il ne soit au courant. Même nos cheveux sont tous comptés. Oui nous avons du prix aux yeux de Dieu. Soyons sans crainte car son amour envers nous est infini. 

Seigneur, accorde nous la sagesse de bien accorder notre vie aux exigences de la foi, même au milieu des vicissitudes de ce monde. Amen.

 

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Publié le 18 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,47-54): 

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés». 

Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous présente le sens, l'acceptation et le comportement envers les prophètes: «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n'importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l'Esprit ils l'expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque. C'est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L'une de caractéristiques de la prophétie est qu'elle met mal à l'aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l'aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s'étend à une population beaucoup plus étendue. 

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu'à ce qu'il meure. Une fois mort, lorsqu'il ne dérange plus, c'est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d'organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu'ils demandaient? Est-ce que nous mettons en pratique ce qu'ils nous ont enseigné? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d'ozone, sur le gaspillage d'eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l'exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes. 

Il y a encore des personnes qui se réservent le "droit de savoir tout en exclusivité", qui partagent —dans le meilleur des cas— avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité. Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu'ils les devancent: «Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

De nos jours, comme à l'époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? «Il n'y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome).

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Publié le 17 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 10,1-9): 

The Lord appointed seventy-two other disciples and sent them two by two ahead of him to every town and place, where He himself was to go. And He said to them, «The harvest is rich, but the workers are few. So you must ask the Lord of the harvest to send workers to his harvest. Courage! I am sending you like lambs among wolves. Set off without purse or bag or sandals; and do not stop at the homes of those you know. 

»Whatever house you enter, first bless them saying: ‘Peace to this house’. If a friend of peace lives there, the peace shall rest upon that person. But if not, the blessing will return to you. Stay in that house eating and drinking at their table, for the worker deserves to be paid. Do not move from house to house. When they welcome you in any town, eat what they offer you. Heal the sick who are there and say to them: ‘The kingdom of God has drawn near to you’».

 

The Application

I always try to put the gospel message in practice in a simple way, without making much complications. Today we have such a rich gospel, particularly the election and the mission. Many of us have a great desire to do the will of God and are struck because we are not able to discern it. If someone is able to discern perfectly, then, he or she should be a saint, though in a limited way. This achievement is a miracle.

For people like me I would like to invite you to recall the missionary spirit of Luke (today is St. Luke) and Paul, and try to look this gospel with their own eyes. If they are there with us, how will they look at this gospel?

Let me take some words from this gospel for the application.

Harvest, what does this mean to us today and how am I going to harvest from where the Lord has already planted?

Sending us among the wolves, does this mean that the world is bad? God created the world and found good. Why this image of lamp? Is it to be sacrificed and feasted by the wolves? It’s quite terrifying. Or are we like Jesus, ‘the lamb of God’…………..? or simply that Lord is preparing us for a tough time, like rejection and assuring us his presence?

The mission entrusted was to announce the peace. We have to ask ourselves, do we in our daily human encounters establish ‘peace’, the peace desired by the Lord?

How to explain to the contemporary world that the Kingdom of God is very near? Are we called to be Jonas, to announce the conversion………….? What do I mean by the Kingdom of God?

Hope these questions and your personal answers be a help to put the gospel message in action. Happy feast day.

Daily Quote from the early church fathers

Jesus the Good Shepherd changes wolves into sheep, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"How then does [Jesus] command the holy apostles, who are innocent men and 'sheep,' to seek the company of wolves, and go to them of their own will? Is not the danger apparent? Are they not set up as ready prey for their attacks? How can a sheep prevail over a wolf? How can one so peaceful conquer the savageness of beasts of prey? 'Yes,' he says, 'for they all have me as their Shepherd: small and great, people and princes, teachers and students. I will be with you, help you, and deliver you from all evil. I will tame the savage beasts. I will change wolves into sheep, and I will make the persecutors become the helpers of the persecuted. I will make those who wrong my ministers to be sharers in their pious designs. I make and unmake all things, and nothing can resist my will.'" (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 61)

 

«The kingdom of God has drawn near to you»

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragon
a, Spain)

Today, in St. Luke's feast —the Evangelist of Christ's gentleness and meekness— the Church proclaims this Gospel where the main traits Christ's apostles must have, are established. 

In the first place, the apostles have been directly called by the Lord, and mandated by him, to go out on his behalf: it is Jesus himself who calls whom He wants to entrust with a concrete mission! «The Lord appointed seventy-two other disciples and sent them two by two ahead of him to every town and place, where He himself was to go» (Lk 10:1).

And, because the apostle has been delegated by the Lord, he is, on top of everything, entirely dependent upon him. «Set off without purse or bag or sandals; and do not stop at the homes of those you know» (Lk 10:4). Jesus' prohibition to his disciples mostly implies they must completely rely on their Lord Jesus, abandoning themselves to him, up to the point of leaving in his hands whatever is most essential for their lives: the Lord, who takes care of the iris flowers in the prairie and feeds the little birds, wants his disciples to look, in the first place, for the Kingdom of Heaven and not, instead, «to seek what you are to eat and what you are to drink, and not worry anymore. All the nations of the world seek for these things, and your Father knows that you need them» (Lk 12:29-30).

The apostles are still who prepare the path for their Lord, by announcing his peace and healing the sick, thus, evidencing the coming of his Kingdom. The apostle's task is, therefore, of paramount importance in and for the life of the Church, because the future welcome of the Master amongst men will depend upon it. 

The best testimony of the feast of an Evangelist —who has narrated the announcement of the Good News—, is to make us think of the apostolic and evangelizing dimension of our Christian life.

 

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Publié le 17 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

 (Lc 10,1-9): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. 

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’».

 

L’Application

 

Aujourd’hui nous fêtons la fête de saint Luc, l’évangéliste, et aussi l’auteur des actes des Apôtres. En ce jour de la fête nous nous méditons sur la vocation baptismale, ‘allez et Je vous envoie’.  

Je vous invite simplement à méditer sur ‘la moisson’ et ça vous dit quoi pour nous aujourd’hui ? Mettons saint Luc devant et essayons de répondre certaines questions.

Les ouvriers sont-ils les prêtres et les missionnaires ou tous les baptisés ? Et quelle est la mission confiée à moi/toi ?

Milieu des loups, est-il signifie que le monde est mauvais ou, l’accompagnement divin dans notre vie ?

L’argent, ou même les choses matérielles sont-ils nécessaires pour annoncer la Bonne Nouvelle ?  Avec l’argent comment peux-tu annoncer la Bonne Nouvelle ?

Le Seigneur nous a demandé d’annoncer d’abord ‘la paix’, et dans notre rencontre humaine, annonçons-nous ‘la paix’ ?

Comment pouvons-nous expliquer au monde contemporain que le règne de Dieu est tout proche ?

«Le règne de Dieu est tout proche de vous»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, jour de la Saint Luc —l'Évangéliste de la douceur du Christ—, l'Église proclame cet Évangile dans lequel se présentent les caractéristiques centrales de l'apôtre du Christ.

L'apôtre est, en premier lieu, celui qui a été appelé par le Seigneur, désigné par Lui-même, en vue d'être envoyé en son nom: c'est Jésus qui appelle qui Il veut pour lui confier une mission concrète!: «Le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller» (Lc 10, 1).

L’apôtre, ayant été appelé par Dieu, est aussi celui qui dépend totalement de Lui. «N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route» (Lc 10,4). Cette interdiction de Jésus à ses disciples indique, surtout, qu'ils doivent laisser entre ses mains ce qui est essentiel pour vivre: le Seigneur, qui habille l'iris des champs et nourrit les oiseaux, veut que ses disciples cherchent, d'abord le Règne des cieux plutôt que: «(…) ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et ne soyez pas anxieux. C'est de tout cela, en effet, que les païens du monde sont en quête; mais votre Père sait que vous avez besoin de cela» (Lc 12,29-30).

L'apôtre est également celui qui prépare le chemin du Seigneur, annonçant sa paix, guérissant les malades et manifestant ainsi la venue du Règne. Le devoir de l'apôtre est donc central tant dans la vie de l'Église que pour elle, car de cela dépend le futur accueil du Maître parmi les hommes.

Le meilleur témoignage que peut nous offrir la fête d'un Évangéliste, de celui qui a raconté l'annonce de la Bonne Nouvelle, est celui de nous faire devenir plus conscients de la dimension apostolique-évangélisatrice de notre vie chrétienne.

 

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Publié le 16 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,37-41): 

Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».

«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.

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Publié le 15 Octobre 2017

Gospel text (Lc 11,29-32): 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

«People of the present time are evil people. They ask for a sign»

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

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Publié le 15 Octobre 2017

 

Texte de l'Évangile (Lc 11,29-32): 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

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Publié le 15 Octobre 2017

Mon Homélie

 

L’évangile est une nourriture pour l’âme qui cherche le Seigneur. Particulièrement les lectures dominicales nous aident à vivre la semaine dans la contemplation et en même temps en action. Donc, division cet évangile en trois parts and contemplons-le autrement.

‘Mon repas est prêt’, pourtant personne n’est venu à ce repas somptueux. Les comportements des invités  sont en peu étranges. Tu ne viens pas, tout à fait compréhensible. Pourquoi mal traiter les messagers ? Comment comprenons-nous ce refus, participons-nous à ce refus des élites?  

Le deuxième, regardons le roi son désire, qui a voulu à tout prix remplir sa salle de fête. Sans relâche, il  envoie ses serviteurs par tout, pour que les autres, disons les non invités puissent participer à ce repas, tout gratuitement. Il est généreux.  Devant ce roi généreux, suis-je un des invités qui est là ou qui a refusé, ou un des serviteurs envoyé par le Seigneur? Je suis appelé à inviter ou manger, quelle est ma mission ?

La troisième est, l’entrée solennelle de roi.  Il vérifie ses brebis et il découvre une personne avec un comportement étrange. Le grand silence de cet invité qui est venu sans vêtement de fête, peut être notre propre comportement. Pourquoi ce silence……………………

 

Comment appliquer  cet évangile dans la lumière des autres lectures du jour. Premièrement le prophète Isaïe nous invite à découvrir un Dieu qui est fidèle à sa promesse, plein d’amour et de miséricorde. Il annonce le jour du Seigneur, le jour qu’Il va sauver le peuple. Ce jour est un jour de consolation pour tous ceux et celles qui l’attendaient. Pour les autres, est un jour du jugement. Dans cette parabole le roi se présente comme une personne généreuse, qui reste fidèle. Si nous ne l’écoutons pas et mettons sa patience en épreuve, il n’hésitera pas nous juger, un jugement sans pitié.

Dans la même fidélité, le roi David rend grâce au Seigneur en reconnaissant tout ce que le Seigneur lui a fait. Il était cette brebis qui écoutait la voix du Seigneur, qui a fidèlement marché sur le chemin que le Seigneur Lui-même a proposé. Si nous sommes désespérés ou découragés, il faut lire et relire le Psaume 22/23. Sans reconnaitre la bonté et la générosité du Seigneur, nous ne pouvons jamais être fidèles. Comme nous dit saint Paul dans la deuxième lecture, ‘je peux tout en celui qui me donne la force.’ Dans la joie et dans la peine, il était toujours fidèle à sa vocation. Cette fidélité lui a apporté une tranquillité intérieure et une paix profonde.

Le silence de cet invité nous interpelle, car il n’était pas ignorant. Il le savait que sans ce vêtement de noce il n’a aucun droit d’y entrée. Comme les autres invités, les élus, il se refuse d’accueillir cette invitation avec un cœur ouvert, dans l’humilité et dans la reconnaissance. Il a pu dire simplement ‘aie pitié de moi’ et le Seigneur l’aurais pardonné avec une grande joie. Son arrogance l’avait mis en dehors du peuple de Dieu.

Evidemment nous le dirons, le vêtement exigé est un vêtement d’amour et de miséricorde. Un amour pour ce Dieu qui nous aime et cet amour s’exprime dans le pardonne et dans la réconciliation.  Pour le chrétien, on est demandé de revêtir ‘le Christ’ lui-même, l’homme nouveau. Tous sont invités dans ce Royaume de Dieu, pourtant il faut partir avec la clé, car Dieu a laissé cette clé dans notre cœur. Par l’incarnation, le Christ demeure en nous. Ne fermons pas notre cœurs, mais écoutons la voix du Seigneur.

 

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Publié le 15 Octobre 2017

My Sunday Homily

 

Every Sunday readings give us a theme to meditate and contemplate for the week. To contemplate today’s gospel in a particular way, I would like to invite you all to divide this into three different part.  The first is this; 'My meal is ready' yet no one came to this sumptuous meal. The behaviour of the invited ones are somewhat strange. Sending the messengers and the dramatic ending.  How do we understand this refusal, do we participate in this refusal of the elites? Why they refused such an opportunity?

The second part is, the desire of this father who wanted to fill the wedding hall at all costs. Without ceasing, he sends his servants again and again, so that the others, say the uninvited, can participate in this meal, all for free. At the same time while presenting himself as someone generous, he orients the servants towards another group. Am I, one of the guests invited, or one of the servants sent by the Lord?

The third is the solemn entering of the king in the wedding hall and verifying the identity and worthiness of the participants. Thus we are confronted by this great silence of this guest who came without the expected dress code and also the firmness of the Lord, the last judgement. Why this silence……………………. When the Lord come for the verification, will he finds me with the expected dress code? Which is my actual dress?

 

 

How to apply this gospel in the light of the other readings of the day. First, the prophet Isaiah invites us to discover a God who is faithful to his promise, full of love and mercy. He announces the day of the Lord, the day He will save the people. This day is a day of consolation for all who wait for it. For others, is a day of judgment. In this parable the king presents himself as a generous person, who remains faithful. If we do not listen to him and put his patience to the test, he will not hesitate to judge us, a judgment without pity.

In the same fidelity, King David gives thanks to the Lord by acknowledging all that the Lord has done to him. He was that sheep who listened to the voice of the Lord, who faithfully walked on the path that the Lord Himself proposed. If we are desperate or discouraged, we must read and reread Psalm 22/23. Without recognizing the goodness and generosity of the Lord, we can never be faithful. As St. Paul tells us in second reading, "I can do everything in him who gives me strength." In joy and sorrow, he was always faithful to his vocation. This fidelity brought him inner tranquility and deep peace.

The silence of this guest speaks to us, for he was not ignorant. He knew that without this wedding garment he had no right to enter. Like the other guests, the elects of the society, he refuses to accept this invitation with an open heart, in humility and gratitude. He could simply say 'have mercy on me' and the Lord would have forgiven him with great joy. His arrogance had put him outside the people of God.

For us today, what is this garment? Evidently we will say, the garment of love and mercy. A love for this God who loves us and this love is expressed in forgiveness and reconciliation. For the Christian today, I would tell you to put on 'Christ' himself, the new man. All are invited, yet we must carry with us the key, for God has placed this key in our heart. Let us not shut our hearts, but let us hear the voice of the Lord. Have a wonderful Sunday.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,27-28): 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

 

Nous ne pouvons pas réduire la famille du Seigneur avec la sainte Famille. Jésus nous assure que nous sommes membres de sa famille, si nous écoutons la Parole de Dieu et la mettons en pratique. Comment écouter sa Parole ?

C’est simplement en gardant le silence intérieur où Dieu s’adresse à nous personnellement. Lire la Bible est facile, mais lire le livre de la vie est difficile. Si nous n’arrivons pas lire notre propre livre, comment pouvons-nous lire la Parole de Dieu ?

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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