Publié le 17 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

 (Lc 10,1-9): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. 

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’».

 

L’Application

 

Aujourd’hui nous fêtons la fête de saint Luc, l’évangéliste, et aussi l’auteur des actes des Apôtres. En ce jour de la fête nous nous méditons sur la vocation baptismale, ‘allez et Je vous envoie’.  

Je vous invite simplement à méditer sur ‘la moisson’ et ça vous dit quoi pour nous aujourd’hui ? Mettons saint Luc devant et essayons de répondre certaines questions.

Les ouvriers sont-ils les prêtres et les missionnaires ou tous les baptisés ? Et quelle est la mission confiée à moi/toi ?

Milieu des loups, est-il signifie que le monde est mauvais ou, l’accompagnement divin dans notre vie ?

L’argent, ou même les choses matérielles sont-ils nécessaires pour annoncer la Bonne Nouvelle ?  Avec l’argent comment peux-tu annoncer la Bonne Nouvelle ?

Le Seigneur nous a demandé d’annoncer d’abord ‘la paix’, et dans notre rencontre humaine, annonçons-nous ‘la paix’ ?

Comment pouvons-nous expliquer au monde contemporain que le règne de Dieu est tout proche ?

«Le règne de Dieu est tout proche de vous»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, jour de la Saint Luc —l'Évangéliste de la douceur du Christ—, l'Église proclame cet Évangile dans lequel se présentent les caractéristiques centrales de l'apôtre du Christ.

L'apôtre est, en premier lieu, celui qui a été appelé par le Seigneur, désigné par Lui-même, en vue d'être envoyé en son nom: c'est Jésus qui appelle qui Il veut pour lui confier une mission concrète!: «Le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller» (Lc 10, 1).

L’apôtre, ayant été appelé par Dieu, est aussi celui qui dépend totalement de Lui. «N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route» (Lc 10,4). Cette interdiction de Jésus à ses disciples indique, surtout, qu'ils doivent laisser entre ses mains ce qui est essentiel pour vivre: le Seigneur, qui habille l'iris des champs et nourrit les oiseaux, veut que ses disciples cherchent, d'abord le Règne des cieux plutôt que: «(…) ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et ne soyez pas anxieux. C'est de tout cela, en effet, que les païens du monde sont en quête; mais votre Père sait que vous avez besoin de cela» (Lc 12,29-30).

L'apôtre est également celui qui prépare le chemin du Seigneur, annonçant sa paix, guérissant les malades et manifestant ainsi la venue du Règne. Le devoir de l'apôtre est donc central tant dans la vie de l'Église que pour elle, car de cela dépend le futur accueil du Maître parmi les hommes.

Le meilleur témoignage que peut nous offrir la fête d'un Évangéliste, de celui qui a raconté l'annonce de la Bonne Nouvelle, est celui de nous faire devenir plus conscients de la dimension apostolique-évangélisatrice de notre vie chrétienne.

 

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Publié le 16 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,37-41): 

Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».

«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.

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Publié le 15 Octobre 2017

Gospel text (Lc 11,29-32): 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

«People of the present time are evil people. They ask for a sign»

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

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Publié le 15 Octobre 2017

 

Texte de l'Évangile (Lc 11,29-32): 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

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Publié le 15 Octobre 2017

Mon Homélie

 

L’évangile est une nourriture pour l’âme qui cherche le Seigneur. Particulièrement les lectures dominicales nous aident à vivre la semaine dans la contemplation et en même temps en action. Donc, division cet évangile en trois parts and contemplons-le autrement.

‘Mon repas est prêt’, pourtant personne n’est venu à ce repas somptueux. Les comportements des invités  sont en peu étranges. Tu ne viens pas, tout à fait compréhensible. Pourquoi mal traiter les messagers ? Comment comprenons-nous ce refus, participons-nous à ce refus des élites?  

Le deuxième, regardons le roi son désire, qui a voulu à tout prix remplir sa salle de fête. Sans relâche, il  envoie ses serviteurs par tout, pour que les autres, disons les non invités puissent participer à ce repas, tout gratuitement. Il est généreux.  Devant ce roi généreux, suis-je un des invités qui est là ou qui a refusé, ou un des serviteurs envoyé par le Seigneur? Je suis appelé à inviter ou manger, quelle est ma mission ?

La troisième est, l’entrée solennelle de roi.  Il vérifie ses brebis et il découvre une personne avec un comportement étrange. Le grand silence de cet invité qui est venu sans vêtement de fête, peut être notre propre comportement. Pourquoi ce silence……………………

 

Comment appliquer  cet évangile dans la lumière des autres lectures du jour. Premièrement le prophète Isaïe nous invite à découvrir un Dieu qui est fidèle à sa promesse, plein d’amour et de miséricorde. Il annonce le jour du Seigneur, le jour qu’Il va sauver le peuple. Ce jour est un jour de consolation pour tous ceux et celles qui l’attendaient. Pour les autres, est un jour du jugement. Dans cette parabole le roi se présente comme une personne généreuse, qui reste fidèle. Si nous ne l’écoutons pas et mettons sa patience en épreuve, il n’hésitera pas nous juger, un jugement sans pitié.

Dans la même fidélité, le roi David rend grâce au Seigneur en reconnaissant tout ce que le Seigneur lui a fait. Il était cette brebis qui écoutait la voix du Seigneur, qui a fidèlement marché sur le chemin que le Seigneur Lui-même a proposé. Si nous sommes désespérés ou découragés, il faut lire et relire le Psaume 22/23. Sans reconnaitre la bonté et la générosité du Seigneur, nous ne pouvons jamais être fidèles. Comme nous dit saint Paul dans la deuxième lecture, ‘je peux tout en celui qui me donne la force.’ Dans la joie et dans la peine, il était toujours fidèle à sa vocation. Cette fidélité lui a apporté une tranquillité intérieure et une paix profonde.

Le silence de cet invité nous interpelle, car il n’était pas ignorant. Il le savait que sans ce vêtement de noce il n’a aucun droit d’y entrée. Comme les autres invités, les élus, il se refuse d’accueillir cette invitation avec un cœur ouvert, dans l’humilité et dans la reconnaissance. Il a pu dire simplement ‘aie pitié de moi’ et le Seigneur l’aurais pardonné avec une grande joie. Son arrogance l’avait mis en dehors du peuple de Dieu.

Evidemment nous le dirons, le vêtement exigé est un vêtement d’amour et de miséricorde. Un amour pour ce Dieu qui nous aime et cet amour s’exprime dans le pardonne et dans la réconciliation.  Pour le chrétien, on est demandé de revêtir ‘le Christ’ lui-même, l’homme nouveau. Tous sont invités dans ce Royaume de Dieu, pourtant il faut partir avec la clé, car Dieu a laissé cette clé dans notre cœur. Par l’incarnation, le Christ demeure en nous. Ne fermons pas notre cœurs, mais écoutons la voix du Seigneur.

 

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Publié le 15 Octobre 2017

My Sunday Homily

 

Every Sunday readings give us a theme to meditate and contemplate for the week. To contemplate today’s gospel in a particular way, I would like to invite you all to divide this into three different part.  The first is this; 'My meal is ready' yet no one came to this sumptuous meal. The behaviour of the invited ones are somewhat strange. Sending the messengers and the dramatic ending.  How do we understand this refusal, do we participate in this refusal of the elites? Why they refused such an opportunity?

The second part is, the desire of this father who wanted to fill the wedding hall at all costs. Without ceasing, he sends his servants again and again, so that the others, say the uninvited, can participate in this meal, all for free. At the same time while presenting himself as someone generous, he orients the servants towards another group. Am I, one of the guests invited, or one of the servants sent by the Lord?

The third is the solemn entering of the king in the wedding hall and verifying the identity and worthiness of the participants. Thus we are confronted by this great silence of this guest who came without the expected dress code and also the firmness of the Lord, the last judgement. Why this silence……………………. When the Lord come for the verification, will he finds me with the expected dress code? Which is my actual dress?

 

 

How to apply this gospel in the light of the other readings of the day. First, the prophet Isaiah invites us to discover a God who is faithful to his promise, full of love and mercy. He announces the day of the Lord, the day He will save the people. This day is a day of consolation for all who wait for it. For others, is a day of judgment. In this parable the king presents himself as a generous person, who remains faithful. If we do not listen to him and put his patience to the test, he will not hesitate to judge us, a judgment without pity.

In the same fidelity, King David gives thanks to the Lord by acknowledging all that the Lord has done to him. He was that sheep who listened to the voice of the Lord, who faithfully walked on the path that the Lord Himself proposed. If we are desperate or discouraged, we must read and reread Psalm 22/23. Without recognizing the goodness and generosity of the Lord, we can never be faithful. As St. Paul tells us in second reading, "I can do everything in him who gives me strength." In joy and sorrow, he was always faithful to his vocation. This fidelity brought him inner tranquility and deep peace.

The silence of this guest speaks to us, for he was not ignorant. He knew that without this wedding garment he had no right to enter. Like the other guests, the elects of the society, he refuses to accept this invitation with an open heart, in humility and gratitude. He could simply say 'have mercy on me' and the Lord would have forgiven him with great joy. His arrogance had put him outside the people of God.

For us today, what is this garment? Evidently we will say, the garment of love and mercy. A love for this God who loves us and this love is expressed in forgiveness and reconciliation. For the Christian today, I would tell you to put on 'Christ' himself, the new man. All are invited, yet we must carry with us the key, for God has placed this key in our heart. Let us not shut our hearts, but let us hear the voice of the Lord. Have a wonderful Sunday.

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Publié le 13 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,27-28): 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

 

Nous ne pouvons pas réduire la famille du Seigneur avec la sainte Famille. Jésus nous assure que nous sommes membres de sa famille, si nous écoutons la Parole de Dieu et la mettons en pratique. Comment écouter sa Parole ?

C’est simplement en gardant le silence intérieur où Dieu s’adresse à nous personnellement. Lire la Bible est facile, mais lire le livre de la vie est difficile. Si nous n’arrivons pas lire notre propre livre, comment pouvons-nous lire la Parole de Dieu ?

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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Publié le 12 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,15-26): 

Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. 

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. 

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

 

L’Application

 

Notre constat et jugement démontre notre intériorité. Si notre intériorité est pure et bon, nous verrons tout ce qui est bon. Si notre intériorité est mauvaise, nous verrons par tout, tout ce qui est mauvais.

«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

Abbé Josep PAUSAS i Mas 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi. 

Dans ce climat il est facile de justifier n'importe quel attentat contre la personne humaine y compris l'assassinat, si celui qui meurt n'est pas un des nôtres. Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). Car,... «tout le chœur innombrable de bergers se réduit à un seul et unique Berger» (Saint Augustin).

 

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Publié le 11 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,5-13):

 Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. 

»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un oeuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».

 

L'Application

 

Nous ne pouvons pas réduire la  prière comme une demande. La prière est un dialogue et aussi un lieu d'écoute. Tout commence dans la foi, particulièrement en faisant confiance dans la bonté et dans la générosité divine. La perseverance dans la prière s'exprime la profondeur de la foi. 

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».

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Publié le 10 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,1-4): 

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples». Il leur répondit: «Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’».

 

L’Application

 

‘Comme l’autre’ n’est pas dans le dictionnaire du Seigneur. Pourtant Il a exaucé la prière de ses disciples.  

Dans la prière il y une intimité commune, ‘notre Père’. Une soif à connaitre la volonté divine et un désir profond pour le règne de Dieu. Si dans notre prière, il n’y a pas ces éléments, nous ne pouvons pas nous avancer.

«Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples»

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, nous voyons l'un des disciples dire à Jésus: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples» (Lc 11,1). La réponse de Jésus —«Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’» (Lc 11,2-4)— peut être résumée en une phrase: la bonne attitude pour l'oraison chrétienne est celle de l'enfant devant son père.

Nous saisissons aussitôt que la prière, selon Jésus, est une fréquentation du type "père-fils". C'est une affaire de famille basée sur une relation de familiarité et d'amour. L'image de Dieu comme père nous parle d’une relation affectueuse, intime, non d'une relation de pouvoir et d'autorité.

Prier en chrétiens suppose de nous mettre en situation de voir Dieu comme un père et de lui parler comme ses enfants. «Tu m'as écrit: ‘Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi?’. —De quoi? De Lui, de toi: joies, tristesses, succès et échecs, nobles ambitions, préoccupations quotidiennes…, faiblesses! Et actions de grâce et demandes. Et Amour et réparation. En deux mots: Le connaître et te connaître: se fréquenter!» (Saint Josemaría). 

Quand les enfants parlent avec leurs parents, ils cherchent à transmettre par des mots et par le langage corporel ce qu'ils ressentent dans leur cœur. Nous devenons de meilleurs hommes et femmes d'oraison quand notre rapport avec Dieu se fait plus intime, comme celui d'un père avec son enfant. Jésus Lui-même nous a donné l'exemple. C'est Lui le chemin. 

Et si tu accours à la Vierge Marie, maîtresse de prière, que ce sera facile! De fait, «la contemplation du Christ possède en Marie son modèle insurpassable. Le visage du Fils lui appartient d'une manière spéciale (…). Nul ne s'est dédié avec l'assiduité de Marie à la contemplation du visage du Christ» (Jean-Paul II).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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