Publié le 8 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 10,16-23): 

 

«Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.

»Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis: vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra».

 

L’Application

 

Il a fallu tant d'années d'attente pour que Jacob rencontre son fils Joseph. Des années de souffrance et de tristesse, mais aussi des années d'espoir et de confiance. Nous sommes appelés à faire confiance à la providence de Dieu. Dieu n'abandonne personne. À travers sa vie de témoin, Jacob nous enseigne que la fidélité à la promesse faite et la confiance dans la providence de Dieu nous aideront à vivre notre vie dans la paix et la tranquillité.

 

C'est dans cette confiance et cette fidélité que nous sommes envoyés comme des brebis au milieu des loups. La vie ne sera jamais simple, mais avec la présence divine, nous pouvons avancer avec la certitude de la protection divine.  Pour proclamer la Bonne Nouvelle, nous ne dépendons que de la grâce que le Seigneur nous accordera. Face à nos adversaires, il nous donnera la parole et la sagesse, afin que les ennemis de l'Évangile ne nous écrasent pas.  En vivant au milieu de ces loups, comme les envoyés du Père, nous serons témoins du véritable amour qui s'exprime le mieux dans le pardon qui les guérit.

 

 

«Vous serez détestés de tous à cause de mon nom»

 

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat

(Montserrat, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile souligne les difficultés et les contradictions que le chrétien devra subir à cause du Christ et de son Évangile, et comment il devra résister et persévérer jusqu’au bout. Jésus nous a promis: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20); mais Il n'a pas promis aux siens un chemin facile, tout au contraire, Il leur a dit: «Vous serez détestés de tous à cause de mon nom» (Mt 10,22).

L'Église et le monde sont deux réalités difficiles à concilier. Le monde, que l'Église doit convertir à Jésus-Christ, n'est pas une réalité neutre, comme s'il s'agissait d'une cire vierge qui n'attend que le sceau qui lui donne forme. Il n'en irait ainsi que s'il n'y avait pas eu une histoire de péché entre la création de l'homme et sa rédemption. Le monde, comme structure éloignée de Dieu, obéit à un autre seigneur, que l'Évangile de saint Jean désigne comme “le prince de ce monde”, l'ennemi de l'âme, auquel le chrétien, le jour de son baptême, a fait serment de désobéir, de le planter là pour n'appartenir qu'au Seigneur et à l'Église qui l'a engendré en Jésus-Christ.

Mais le baptisé continue de vivre dans ce monde et non un autre, il ne renonce pas à en être le citoyen, ni ne lui refuse son honnête apport pour son soutien et son amélioration; les devoirs civiques sont aussi des devoirs chrétiens; payer ses impôts est un devoir de justice pour le chrétien. Jésus a dit que ses disciples sont dans le monde, mais qu'ils ne sont pas du monde (cf. Jn 17,14-15). Nous n'appartenons pas au monde de façon inconditionnelle, nous n'appartenons complètement qu'à Jésus-Christ et à l'Église, véritable patrie spirituelle, qui se trouve ici-bas mais traverse les barrières de l'espace et du temps pour nous conduire jusqu'à la patrie définitive du ciel.

Cette double citoyenneté heurte inéluctablement les forces de péché et de domination qui meuvent les rouages mondaines. Repassant l'histoire de l'Église, Newman disait que «la persécution est la marque de l'Église, peut-être la plus durable de toutes».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Juillet 2021

Gospel text

(Mt 10,7-15): 

 

Jesus said to his Apostles: “As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand.’ Cure the sick, raise the dead, cleanse the lepers, drive out demons. Without cost you have received; without cost you are to give. Do not take gold or silver or copper for your belts; no sack for the journey, or a second tunic, or sandals, or walking stick. The laborer deserves his keep. Whatever town or village you enter, look for a worthy person in it, and stay there until you leave. As you enter a house, wish it peace. If the house is worthy, let your peace come upon it; if not, let your peace return to you. Whoever will not receive you or listen to your words go outside that house or town and shake the dust from your feet. Amen, I say to you, it will be more tolerable for the land of Sodom and Gomorrah on the day of judgment than for that town.”

 

The Application

 

I would like to invite you to live this gospel as a good advice for a relational life, a life of communion and reconciliation. We can proclaim the Good News in our daily lives, by the way we build our social and family life, filled with love and reconciliation.  Joseph in the first reading gives us a good example

 

 

 

Since every Christian is a member of this Kingdom of God, by living our baptismal life, we can easily assure the closeness of this Kingdom to our brothers and sisters. To live a life of love and forgiveness, we do not need money, but a deep and simple faith is necessary.

 

 

 

It is in this deep faith that we will discover the divine generosity in the generosity of people. Welcoming the support offered by the faithful, and using it as a gift from God for the proclamation of the Gospel, is an expression of our faith. If this proclamation is well received, let us give thanks to God. If it is rejected, let us leave everything to the Lord and continue to do good.

 

Action of the day: Depend on God alone.

«As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand»

 

Fr. Antonio BORDAS i Belmonte

(L’Ametlla de Mar, Tarragona, Spain)

 

Today, the Gospel invites us to evangelize, it says: “Preach” (Mt 10:7). The announcement is Jesus’ good news, trying to tell us about the kingdom of God, that He is our savior, sent by the Father to the world and for this reason, the only one who can renew us from within and change the society in which we live.

Jesus proclaimed that "The Kingdom of heaven is at hand" (Mt 10:7). He was the herald of the Kingdom of God that was present among men and women to the extent that good would advance and evil would retreat.

Jesus wants the whole man’s salvation, in body and in spirit; more so, by the enigma that concerns humanity, which is death, Jesus proposes the resurrection. When someone lives dead for a sin and recovers the grace, he will experience a new life. This is a great mystery that we begin to experience from our baptism; Christians are called to the resurrection!

Here’s a sample of how Pope Francis seeks the good of man: “This culture of waste has also made us insensitive to wasting and throwing out excess foodstuffs. There was a time when our grandparents were very careful not to throw away any leftover food. Whenever food is thrown out it is as if it were stolen from the table of the poor, from the hungry!”

Jesus tells us to always be bearers of peace. When the priests brings the Communion to a sick person he says, 'Lord’s Peace to this house! ". And the peace of Christ remains there, if there are people worthy of it. To receive the gifts of God's kingdom one needs a good inner will. On the other hand, we also see many people making excuses for not receiving the Gospel.

We have a great task among men, and we cannot fail to preach the Gospel after having believed, because we live it and we want others to live it also.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 10,7-15): 

 

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis: au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville».

 

L’Application

 

Je voudrais vous inviter à vivre cet évangile comme un bon conseil pour une vie relationnelle, une vie de communion et de réconciliation. Nous pouvons proclamer la Bonne Nouvelle dans notre vie quotidienne, par la manière dont nous construisons notre vie sociale et familiale, remplie d'amour et de réconciliation.  Joseph dans la première lecture nous donne un bon exemple

Puisque chaque chrétien est membre de ce Royaume de Dieu, en vivant notre vie baptismale, nous pouvons facilement assurer la proximité de ce Royaume à nos frères et sœurs. Pour vivre une vie d'amour et de pardon, nous n'avons pas besoin d'argent, mais une foi profonde et simple est nécessaire.

C'est dans cette foi profonde que nous découvrirons la générosité divine dans la générosité des personnes. Accueillir le soutien offert par les fidèles, et l'utiliser comme un don de Dieu pour l'annonce de l'Évangile, est une expression de notre foi. Si cette annonce est bien accueillie, rendons-en grâce à Dieu. Si elle est rejetée, laissons tout au Seigneur et continuons à faire le bien.

«"Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche"»

 

Abbé Antonio BORDAS i Belmonte

(L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons.

Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection !

Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. Quand nous les prêtres nous apportons la Communion à un malade nous disons : Que la paix du Seigneur vienne dans cette maison !" Et la paix du Christ reste là-bas, s'il y a des personnes dignes de la recevoir. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile.

Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Juillet 2021

Gospel text

(Mt 10,1-7): 

 

Jesus called his twelve disciples to him and gave them authority over the unclean spirits to drive them out and to heal every disease and sickness. These are the names of the twelve apostles: first Simon, called Peter, and his brother Andrew; James, the son of Zebedee, and his brother John; Philip and Bartholomew, Thomas and Matthew, the tax collector; James, the son of Alphaeus, and Thaddaeus; Simon, the Canaanite, and Judas Iscariot, the man who would betray him. Jesus sent these twelve on mission with the instruction: «Do not visit pagan territory and do not enter a Samaritan town. Go instead to the lost sheep of the people of Israel. Go and proclaim this message: ‘The kingdom of heaven is near’».

 

The Application

 

The calling and sending for us today  is not an single act. Its a way of life, being able to live as christian in its fulness. Proclaiming the Good News of God's presence is an invitation we received at our baptism and we have promised to do so. Jesus told his disciples not to waste time in greetings and pleasantries, but rather to commit all their energy to doing God's will. We are all called to be faitful to this vocation, a baptismal vocation. We have to such, first to our brothers and sisters at home than to others outside of us.

 

 

 

We find one such behavior in the first reading. Faithfulness to this divine teaching, especially to the commandment of love, will help us to welcome our adversaries with an open heart, when they stand before us humbled and helpless. Like Joseph, we will behave in a divine way, full of love and mercy. It itself is a way of annoncing the Kingdom of God.

 

 

 

To do this, we must listen to this divine teaching and put it into practice through radical obedience. God has already empowered us through the gifts and abilities He has naturally placed within us. Through the proper use of these gifts that we have received from the Lord, we can, like those Apostles, proclaim the Kingdom of God, through our words, especially through a life of witness.

 

Action of the day : Be aware today in your words and deeds that you are called and sent.

«Go and proclaim this message: ‘The kingdom of heaven is near’»

 

Fr. Fernando PERALES i Madueño

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel shows us Jesus sending his Apostles on a mission: «Jesus sent these twelve on mission with these instructions...» (Mt 10:5). The twelve make up the “Apostolic College”, that is “missionary”. The Church, in its earthly pilgrimage, is a Missionary Community, as its origin lies in the fulfillment of the mission of the Son and the Holy Spirit, following God Father's divine intentions. In the same way as Peter and the other Apostles, by institution of our Lord, constituted a single Apostolic College, the Roman Pontiff, Peter's successor, and the Bishops, successors of the Apostles, form a body which has the duty to announce the Gospel everywhere.

Among the disciples sent on mission we find those with an outstanding position, given by Christ, and a greater responsibility, such as Peter; and others, as Thaddaeus, whom we practically know nothing about; however, the Gospels, which communicate Good News, were not intended to satisfy our curiosity. On our side, we are supposed to pray for all the bishops, for the famous and for the not so famous ones, while living in communion with them: «See that you all follow the bishop as Jesus Christ follows the Father and the presbytery as you would the apostles...» (St. Ignatious of Antioch). Jesus was not looking for cultivated people, but simply for people who were available, willing and able to follow him to the end. This means that, as a Christian, I must also feel responsible of a part of Jesus' plan of salvation. Do I keep away from evil? Do I help my fellow-men?

As their mission was just beginning, Jesus hurries to give them instructions with some limitations: «Do not visit pagan territory and do not enter a Samaritan town. Go instead to the lost sheep of the people of Israel. Go and proclaim this message: ‘The kingdom of heaven is near’» (Mt 10:5-6). Today we must do what we can, with the certainty that God is calling all pagans and Samaritans in another phase of the missionary work.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 10,1-7): 

 

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche».

 

L’Application

 

L'appel et l'envoi ne sont pas un acte unique. C'est un mode de vie, une réponse à l'appel, le fait d'être chrétien dans sa plénitude. Proclamer la Bonne Nouvelle de la présence de Dieu est une invitation que nous avons reçue à notre baptême et que nous avons promis de faire. Jésus a dit à ses disciples de ne pas perdre de temps en salutations et plaisanteries, mais plutôt de consacrer toute leur énergie à faire la volonté de Dieu. Nous sommes tous appelés à être fidèles à cette vocation, une vocation baptismale. Nous devons le faire, d'abord envers nos frères et sœurs de la maison, puis envers ceux qui sont en dehors de nous. 

Nous trouvons un tel comportement dans la première lecture. La fidélité à cet enseignement divin, en particulier au commandement de l'amour, nous aidera à accueillir nos adversaires à cœur ouvert, lorsqu'ils se présentent devant nous, humbles et sans défense. Comme Joseph, nous nous comporterons de manière divine, pleine d'amour et de miséricorde. C'est en soi une manière d'annoncer le Royaume de Dieu. 

Pour ce faire, nous devons écouter cet enseignement divin et le mettre en pratique par une obéissance radicale. Dieu nous a déjà dotés de pouvoirs par les dons et les capacités qu'il a naturellement placés en nous. En utilisant correctement ces dons que nous avons reçus du Seigneur, nous pouvons, comme les Apôtres, proclamer le Royaume de Dieu, par nos paroles, et surtout par une vie de témoignage.

 

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche»

 

Abbé Fernando PERALES i Madueño

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre Jésus en envoyant ses disciples en mission: «Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes» (Mt 10,5). Les douze disciples forment le “Collège Apostolique”, c’est-à-dire “missionnaire”; dans sa pérégrination terrestre, l'Église est une communauté missionnaire, car elle a son origine dans l'accomplissement de la mission du Fils et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père.

De même que saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l'institution du Seigneur, un seul Collège Apostolique semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout sur lequel échoit le devoir d'annoncer l'Évangile partout.

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux qui le Christ a placés dans un lieu important et avec une plus grande responsabilité, comme Pierre; et d'autres, comme Thaddée, sur qui nous ne savons que peu de choses. Or, les Évangiles nous communiquent la Bonne Nouvelle, et ils ne sont pas faits pour satisfaire notre curiosité. De notre côté. Nous devons prier pour tous les Évêques, pour les célèbres et pour ceux qui ne le sont pas, tout en demeurant en communion avec eux: «Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres» (Saint Ignace d'Antioche)

Jésus ne cherchait pas des personnes instruites, mais tout simplement qu'elles fussent disponibles et prêtes à Le suivre jusqu'à la fin. Cela m'a enseigné que moi, comme Chrétien, je dois me sentir responsable d'une partie de l'ouvre salvatrice de Jésus. Est-ce que je m'éloigne du mal?, est-ce que j'assiste mes frères?

Et comme l'ouvre n'est qu'au commencement, Jésus s'empresse de rajouter une consigne de limitation: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche» (Mt 10,5-6). Aujourd'hui, il faut faire de notre mieux, avec la confiance que Dieu appellera tous les païens et samaritaines dans une autre phase du travail missionnaire.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Juillet 2021

Gospel text

(Mt 9,32-38): 

 

Some people brought to Jesus a man who was dumb because he was possessed by a demon. When the demon was driven out, the dumb man began to speak. The crowds were astonished and said, «Nothing like this has ever been seen in Israel». (But the Pharisees said, «He drives away demons with the help of the prince of demons»).

Jesus went around all the towns and villages, teaching in their synagogues and proclaiming the good news of the Kingdom, and He cured every sickness and disease. When He saw the crowds he was moved with pity, for they were harassed and helpless like sheep without a shepherd. Then He said to his disciples, «The harvest is abundant but the workers are only few. Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest».

 

The Application

 

  • I would like to invite you to look at the eyes of Jesus and the eyes of the people.

 

  • I would also like to invite you to discover how God accompanies us in our daily lives, as we saw in the first reading.

 

  • It is important that we recognize the divine will and identify the harvest.

 

  • Our call is not necessarily to work, because God has already worked. We are called to harvest, the fruits of God's work.

 

Action of the day: Be a person of mercy and compassion.

«Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest»

 

Fr. Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of the man who was dumb because he was possessed, and of how his healing provoked different reactions between the crowd and the Pharisees who, in the face of prodigious evidence, nobody could deny, they attributed it to devilish powers «He drives away demons with the help of the prince of demons» (Mt 9:34). Instead, the crowd marvels: «Nothing like this has ever been seen in Israel» (Mt 9:33). When referring to this passage St. John Chrysostom, says: «What the Pharisees truly resented was the crowds were considering Jesus superior, not only to those existing then, but to all that had ever existed».

However, the Pharisees' animadversion did not worry Jesus in the least; He faithfully went on with his mission. Not only, but before the evidence those Israel guides, instead of looking after their flock and shepherd it, what they did was to mislay it, Jesus felt sorry for those tired and depressed crowds without a true shepherd to look after them. That crowds are grateful for a good leadership and yearn for it, can be appreciated when we looked at the pastoral visits of St. John Paul II to the different places in the world. How he manages to gather immense crowds around him! How they listen to him, particularly our youth! And this, despite the Pope does not make discounts, for he preaches the Gospel with all its requirements.

St. Josemaria Escriva says: «If we should be consequent with our faith, when we look around us and contemplate the scenery of history and our world, we could not but feel that, the same feelings that animated Jesus' heart, are also invading ours», which would take us to a very generous apostolic task. But the disproportion amongst the crowds waiting for the preaching of the Good News of the Kingdom of God and the scarcity of ready workers to preach it, is quite evident. At the end of the text of the Gospel, though, Jesus gives us the solution: to ask the master of the harvest to send workers to his fields (cf. Mt 9:38).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 9,32-38): 

 

On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!». Mais les pharisiens disaient: «C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons».

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson».

 

L’Application

 

  • Je voudrais vous inviter à regarder les yeux de Jésus et les regard des gens.
  • Je voudrais aussi vous inviter à découvrir comment Dieu nous accompagne dans notre vie quotidienne, comme nous l'avons vu dans la première lecture.
  • Il est important que nous reconnaissions la volonté divine et que nous identifiions la moisson.
  • Notre appel n'est pas nécessairement de travailler, car Dieu a déjà travaillé. Nous sommes appelés à récolter, les fruits de l'œuvre de Dieu.

«Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

 

Abbé Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la guérison d'un possédé qui provoque des réactions différentes chez les Pharisiens et dans la foule. Alors que les Pharisiens, devant l'évidence indéniable de ce prodige, ils l'attribuent à des pouvoirs maléfiques —«C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mt 9,34)—, la foule fut dans l'admiration: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!» (Mt 9,33).

En commentant ce passage de l'Évangile, Saint Jean Chrysostome, nous dit: «Ce qui vraiment gênait les Pharisiens c'était de considérer Jésus supérieur à tous, et non pas seulement a ceux qui existaient à l'époque, mais à tous ceux qui avaient existé auparavant».

Or, Jésus ne se préoccupe guère de l'animadversion des Pharisiens, car Il continue fidèle à sa mission. Mieux encore, devant l'évidence que les guides d'Israël, au lieu de soigner et faire pâturer leur troupeau ne font que contribuer à l'égarer, à la vue des foules Jésus en eu pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.

Que les foules souhaitent et remercient un bon guide a été vérifié par les visites pastorales du Saint Jean Paul II à tant de pays du monde. Que de foules s'entassaient autour de lui! Et comment elles écoutaient ses paroles, surtout les jeunes! Et cela, malgré que le Pape n'affaiblissait pas l'Évangile, mais il le prêchait avec toutes ses exigences.

Nous tous, «si nous étions conséquents avec notre foi, —nous dit saint Josemarie Escrivá— en regardant autour de nous, en contemplant le spectacle de l'histoire et du monde, nous ressentirions en notre cœur ces sentiments de Jésus», ce qui nous mènerait à une généreuse tâche apostolique.

Mais il est évident la disproportion existante entre les foules qui espèrent la prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume et la manque d'ouvriers. La solution nous est donnée par Jésus à la fin de l'Évangile: «Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,38).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Juillet 2021

Gospel text

 (Mt 9,18-26): 

 

While Jesus was speaking to them, an official of the synagogue came up to him, bowed before him and said, «My daughter has just died, but come and place your hands on her, and she will live». Jesus stood up and followed him with his disciples. Then a woman who had suffered from a severe bleeding for twelve years came up from behind and touched the edge of his cloak. For she thought, «If I only touch his cloak, I will be healed». Jesus turned, saw her and said, «Courage, my daughter, your faith has saved you». And from that moment the woman was cured.

When Jesus arrived at the official's house and saw the flute players and the excited crowd, He said, «Get out of here! The girl is not dead. She is only sleeping!». And they laughed at him. But once the crowd had been turned out, Jesus went in and took the girl by the hand, and she stood up. The news of this spread through the whole area.

«Your faith has saved you»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the liturgy of the Word invites us to admire two splendid manifestations of faith. So splendid were they that they deserved to move Jesus Christ's heart —immediately!— provoking his reaction. Our Lord does not allow himself to be won over in generosity!

«My daughter has just died, but come and place your hands on her, and she will live» (Mt 9:18). We could almost say that a strong faith as such can “oblige” God. But, He likes that kind of obligation. The other testimony of faith of today's Gospel is also equally impressive: «If I only touch his cloak, I will be healed» (Mt 9:21). Both Jesus' reaction and the end result of this dialogue of faith are quite radical: «Courage, my daughter, your faith has saved you» (Mt 9:22).

We could even affirm that God gladly lets our good faith to “manipulate” him. What, instead, He does not admit is that we try to tempt him with our mistrust. This was the case with Zechariah, who asked evidence from Gabriel, the archangel: «Then Zechariah said to the angel, ‘How shall I know this?’» (Lk 1:18). The Archangel did not shrink an inch: «And the angel said to him in reply, ‘I am Gabriel, who stand before God (...). But now you will be speechless and unable to talk until the day these things take place, because you did not believe my words, which will be fulfilled at their proper time’» (Lk 1:19-20). And so it was.

It is He who wants to “oblige and commit himself” with our faith: «So I say to you, Ask, and it will be given you; search, and you will find; knock, and the door will be opened» (Lk 11:9). He is our Father and He does not want to refuse anything that is convenient for his children.

But we must entrust our petitions to him with confidence; confidence and naturalness with God require treatment: to trust somebody we must know him; and to know him we must treat him. Thus, «faith provokes prayer, and when prayer arises it makes faith strong» (St. Augustine). Let us not forget the praise the Virgin Mary deserved: «Blessed is she who has believed that what the Lord has said to her will be accomplished!»
(Lk 1:45).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 9,18-26): 

 

Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra». Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même: «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée». Jésus se retourna, la vit et lui dit: «Confiance, ma fille! Ta foi t'a sauvée». Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule: «Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

«Ta foi t'a sauvée»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus-Christ et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité!

«Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qu'il advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants.

Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour confier en quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita sainte Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Juillet 2021

Gospel text

(Jn 20,24-29): 

 

Thomas, called Didymus, one of the Twelve, was not with them when Jesus came. So the other disciples said to him, “We have seen the Lord.” But Thomas said to them, “Unless I see the mark of the nails in his hands and put my finger into the nailmarks and put my hand into his side, I will not believe.” Now a week later his disciples were again inside and Thomas was with them. Jesus came, although the doors were locked, and stood in their midst and said, “Peace be with you.” Then he said to Thomas, “Put your finger here and see my hands, and bring your hand and put it into my side, and do not be unbelieving, but believe.” Thomas answered and said to him, “My Lord and my God!” Jesus said to him, “Have you come to believe because you have seen me? Blessed are those who have not seen and have believed.”

 

The Application

 

Today, in remembering St Thomas, we are invited to believe without having seen. Since faith is a gift from God, the visible and palpable elements are not the essential elements, even if they are important for Thomas. We share perfectly this humanity of Thomas, which is ours.  God, who is full of mercy, will accompany us in our walk towards the Lord, as He accompanied Thomas.

 

 

 

Thomas' absence from a first important meeting and his refusal to accept the resurrection helps us to hope in the difficult moments of life. The new appointment proposed by the Lord will be proposed to us also today, if we remain sincere in our search for the Lord. We must never forget the profession of faith of St. Thomas, "My Lord and my God", the first to declare Jesus as God.

 

The Lord, however, rebuked him and still does today, saying that we lack faith. To trust in God, even if we see nothing to look forward to, is already an expression of faith. Like Thmas, let us take our step towards the Lord and He will come to us with the solution.

 

Action of the day: Be a believer

 

«My Lord and my God!»

 

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet

          (Barcelona, Spain)

 

Today, the Church celebrates the festivity of St. Thomas. After describing the apparition of Jesus on Easter Sunday, John the Evangelist, tell us that the apostle Thomas was not with them, and when the Apostles —who had seen the Lord— were bearing witness of him, Thomas replied: “Unless I see the mark of the nails in his hands and put my finger into the nailmarks and put my hand into his side, I will not believe.” (Jn 20:25).

Jesus is good with Thomas and meets him. Eight days later, Jesus appears once more and tells Thomas: “Put your finger here and see my hands, and bring your hand and put it into my side, and do not be unbelieving, but believe.” (Jn 20:27).

—O Jesus, you are so good! If you ever see me moving away from You, come to meet me, as you did to meet Thomas.

These words were Thomas' reaction: “My Lord and my God!” (Jn 20:28). How beautiful these words are! Thomas calls him “Lord” and “God”. He makes an act of faith in the divinity of Jesus. When seeing him resurrected, Thomas not only sees Jesus the man, with the Apostles and eating with them, but his Lord and his God.

Jesus reprimands him and tells him not to be incredulous but a believer, and He adds: “Blessed are those who have not seen and have believed.” (Jn 20:28). We have not seen the crucified Christ or the resurrected Christ either, nor has He appeared to us, but we are happy because we believe in this Jesus Christ that has died and resurrected for us.

Let us therefore pray: “My Lord and my God, take from me everything that distances me from you. My Lord and my God, give me everything that brings me closer to you. My Lord and my God, detach me from myself to give my all to you.”
(St. Nicholas of Flüe).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0