Publié le 1 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 9,9-13): 

 

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

 

L’Application

 

Dieu nous aime et dans sa miséricorde, il nous accompagne. Nous prenons conscience que nous sommes tous faibles et qu'il est difficile d'être toujours fidèle à la promesse divine. Comme Abraham, nous pouvons aussi faire face à de justes épreuves et dans notre fidélité, nous découvrirons combien Dieu nous aide à vivre pleinement notre vie.

C'est dans cette fidélité que Matthieu est appelé à suivre le Seigneur et sur son chemin avec Jésus, il découvrira la miséricorde de Dieu, notamment dans la manière dont Jésus accueillera ses amis avec joie. Très souvent, nous sommes ces pharisiens qui jugent les autres comme des pécheurs et nous nous enfermons, sans pouvoir goûter à la miséricorde divine.

Comme Matthieu, chacun de nous est invité à répondre à cet appel divin. Un appel à être avec le Seigneur, un appel à devenir ses amis, un appel à devenir le Christ pour les bien-aimés du Père. Matthieu a répondu positivement à cet appel. Comment voulons-nous répondre à cet appel divin ?

«Suis-moi»

 

+ Abbé Pere CAMPANYÀ i Ribó

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle d'une vocation, celle du publicain Mathieu. Jésus prépare le petit groupe des disciples qui devront continuer sa mission de salut. Il prend ceux qu'Il veut: des pêcheurs ou des gens d'un métier humble. Ainsi Il appelle un publicain à le suivre, profession qui était mal vue par les juifs, qui se considéraient eux comme étant les parfaits témoins de la loi, et qui se disaient que cette profession se rapprochait un peu trop d'une vie de péché car ils percevaient les impôts au nom du gouverneur romain auquel ils ne voulaient pas se soumettre.

L'invitation de Jésus est suffisante: «Suis-moi» (Mt 9,9). Avec un seul mot du Maître, Mathieu abandonne sa profession et dans sa joie il l'invite chez lui pour un festin pour le remercier. Il va de soi que Mathieu avait de bons amis qui exerçaient le même métier que lui et qui étaient à ses cotés pour fêter cet événement. D'après les pharisiens, ils étaient tous des pécheurs reconnus par tout le monde comme tels.

Les pharisiens ne peuvent pas se taire et font des commentaires aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs» (Mt 9,10). La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades» (Mt 9,12). L'analogie est parfaite: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

Les paroles de cet Évangile sont toujours d'actualité. Jésus continue à nous inviter à le suivre, chacun selon sa condition et sa profession. Suivre Jésus, veut dire très souvent, abandonner nos passions désordonnées, nos mauvais comportements familiaux, le gaspillage du temps pour consacrer du temps à la prière, au banquet eucharistique, à l'évangélisation. Enfin, tout cela veut dire «qu'un chrétien n'est pas son propre maître, mais qu'il s'offre au service de Dieu» (Saint Ignace d'Antioche)

Certainement, Jésus me demande des changements dans ma vie, et je me demande à quel groupe de personnes j'appartiens, à ceux qui se sentent parfaits ou bien à ceux qui se reconnaissent sincèrement comme étant imparfaits? Je peux vraiment m'améliorer, n'est-ce pas?

 

 

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Publié le 30 Juin 2021

Gospel text

(Mt 9,1-8): 

 

Jesus got back into the boat, crossed the lake again, and came to his hometown. Here they brought a paralyzed man to him, lying on a bed. Jesus saw their faith and said to the paralytic, «Courage, my son! Your sins are forgiven». Then some teachers of the Law said to themselves, «This man insults God». Jesus was aware of what they were thinking, and said, «Why have you such evil thoughts? Which is easier to say: ‘Your sins are forgiven’ or ‘Stand up and walk’? You must know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins». He then said to the paralyzed man, «Stand up! Take your stretcher and go home». The man got up, and went home. When the crowds saw this, they were filled with awe and praised God for giving such power to human beings.

 

The Application

 

In these days in the first reading we hear the story of Abraham and his faith. Today we are given his trial, as God wanted the life of his child, the only hope of his generation. Arise, is a call that Abraham learned to answer well. We see it in today's Gospel, "Arise and walk", walk in a totally unknown direction, trusting in divine providence. When God helps us to stand up, and when we respond positively to his call, he takes away all our sins, along with them.

 

 

 

All those who responded positively to this divine call were never disappointed. In our daily lives, we must learn to respond positively to God's call. There we will discover how God walks with us and in us, participating in our daily joys and sorrows. Rejuvenated by this divine presence, others around us will witness how we respond to this divine call, and give glory to God. Thus our life itself will be glorfying God, et a witnessing life.

 

Action of the day : Let your act glorify God.

 

«Stand up! Take your stretcher and go home»

 

Fr. Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Spain)

 

Today, we find one of the many evangelic manifestations evidencing the merciful goodness of the Lord. They all show many aspects, rich in details. Jesus' compassion, mercifully exerted, goes from resurrecting the dead or healing a leper to forgive a public woman sinner and going through the healing of many ailments and acceptance of repented sinners. The latter can also be found in parables, as the lost sheep, the lost drachma or the prodigal son.

Today's Gospel is another instance of the Saviour's mercy, in two different aspects at the same time: the illness of the body and the sickness of the soul. And, the soul being more important Jesus starts with it. He knows the sick man has repented of his faults, He sees his faith and that of those bringing him, and says: «Courage, my son! Your sins are forgiven» (Mt 9:2).

Why does He start like this without his having been asked to do so? He is, of course, aware of what the paralytic is thinking and He knows this is what he will appreciate the most, for when facing the sanctity of Jesus, the paralytic might feel confused and ashamed of his own faults and scared that they may hamper his healing. So the Lord wants to calm him first. Jesus does not care whether some teachers of the law murmur in their hearts. Not only, but a part of his message is to prove He has come to show his mercy towards sinners, and He now proclaims it.

And so, it happens that, while those blinded by their pride, think of themselves as if they were the only just ones and cannot accept Jesus' claim, those that sincerely consider themselves as sinners, do take Him in. It is towards those God condescends to forgive them. As St. Augustine says: «Great misery is a proud man, but a humble God's mercy is even greater». And, in this case, the divine mercy goes even further: as an additional complement of his forgiveness He heals the paralytic too: «Stand up! Take your stretcher and go home» (Mt 9:6). Jesus wants the sinner's joy to be complete.

We must reaffirm our confidence in him. But, we should remember we are also sinners, so let us not close ourselves to his Grace.

 

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Publié le 30 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 9,1-8): 

 

Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés». Or, quelques scribes se disaient: «Cet homme blasphème». Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: «Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises? Qu'est-ce qui est le plus facile de dire: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés...», alors, il dit au paralysé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi». L'homme se leva et rentra chez lui. En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

 

L’Application

 

Ces jours-ci, la première lecture nous raconte l'histoire d'Abraham et de sa foi. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à son épreuve, car Dieu a voulu la vie de son enfant, le seul espoir de sa génération. Lève-toi, est un appel auquel Abraham a appris à bien répondre. Nous le voyons dans l'Évangile d'aujourd'hui, "Lève-toi et marche", marche dans une direction totalement inconnue, en faisant confiance à la providence divine. Quand Dieu nous aide à nous lever, et quand nous répondons positivement à son appel, il enlève tous nos péchés, avec eux.

Tous ceux qui ont répondu positivement à cet appel divin n'ont jamais été déçus. Dans notre vie quotidienne, nous devons apprendre à répondre positivement à l'appel de Dieu. Nous y découvrirons comment Dieu marche avec nous et en nous, participant à nos joies et à nos peines quotidiennes. Rajeunis par cette présence divine, les autres autour de nous seront témoins de la façon dont nous répondons à cet appel divin, et rendront gloire à Dieu. Ainsi, notre vie elle-même sera une gloire pour Dieu, une vie de témoignage. 

«Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous trouvons un des nombreux témoignages évangéliques de la bonté miséricordieuse du Seigneur. Ils nous montrent tous des aspects riches en détails. La compassion de Jésus exercée avec la plus grande miséricorde s'étend de la résurrection d'un mort ou de la guérison d'un lépreux, au pardon accordé à une pécheresse connue publiquement en passant par toutes sortes de guérisons de malades et à l'accueil des pécheurs repentis. Ce dernier point Il l'exprime par des paraboles comme celle de la brebis égarée, et celle du fils prodigue.

L'Évangile d'aujourd'hui nous démontre la miséricorde du Sauveur sous deux aspects en même temps: face à l'infirmité du corps et à celle de l'âme. Et étant donné que celle de l'âme est la plus importante, Jésus commence par celle-ci. Il sait que le malade s'est repenti de ses péchés, Il voit sa foi et celle de ceux qui l'amènent et Il lui dit: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mt 9,2).

Pourquoi commence-t-Il toujours par dire cela quand personne ne le lui demande? C'est clair qu'Il lit dans les pensées et Il sait que c'est pour cela que le paralysé lui sera plus reconnaissant, car en présence de la sainteté de Jésus, il aurait probablement expérimenté confusion et honte pour ses péchés et une certaine crainte qu'ils soient un obstacle à sa guérison. Le Seigneur veut le mettre à l'aise. Peu importe que les docteurs de la loi murmurent dans leurs cœurs. Au contraire, montrer qu'Il est venu pour exercer la miséricorde envers les pécheurs fait partie de sa mission et Il veut le proclamer ainsi.

Ceux qui sont aveuglés par leur orgueil pensent qu'ils sont des justes, et n'acceptent pas l'appel de Jésus, par contre ceux qui se considèrent sincèrement comme des pécheurs l'accueillent. Devant eux c'est le Seigneur qui s'abaisse pour les pardonner. Comme le dit Saint Augustin: «L'homme orgueilleux est une grande misère, mais beaucoup plus grande est la miséricorde humble de Dieu». Et dans le cas présent, la miséricorde divine va encore plus loin: non seulement Il lui pardonne tout mais Il lui rend la santé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi» (Mt 9,6). Jésus veut que la joie du pécheur converti soit totale.

Notre confiance dans le Seigneur doit se renforcer. Mais, considérons-nous toujours comme pécheurs afin de ne pas fermer notre cœur à la grâce.

 

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Publié le 29 Juin 2021

Gospel text

(Mt 8,28-34): 

 

When Jesus came to the territory of the Gadarenes, two demoniacs who were coming from the tombs met him. They were so savage that no one could travel by that road. They cried out, “What have you to do with us, Son of God? Have you come here to torment us before the appointed time?” Some distance away a herd of many swine was feeding. The demons pleaded with him, “If you drive us out, send us into the herd of swine.” And he said to them, “Go then!” They came out and entered the swine, and the whole herd rushed down the steep bank into the sea where they drowned. The swineherds ran away, and when they came to the town they reported everything, including what had happened to the demoniacs. Thereupon the whole town came out to meet Jesus, and when they saw him they begged him to leave their district.

 

The Application

 

It is difficult to accept the disturbance. Abraham is confronted with the jealousy of his wife and it seems to us that God has proved her right. Even in today's gospel, people did not want to welcome the Lord and they were disturbed by the Lord's act. To our surprise, the Lord has accepted their request.

I am not comparing these events. However, I would like to share with you my personal feeling. Like Abraham, in our daily lives, if we have the courage to consult and obey God, we will feel not only the fulfillment of God's will in us, but also how God protects Ishmael, the son of Hagar. God does not abandon anyone. Even in the weakness of our brothers and sisters that Lord is capable of bring good out of it.

 

To do this, we must let God work in us, in His way and in His time. If we put our trust in the Lord and be faithful to what God commands us, God will not let demons dominate us, for we are his children. We must therefore discern and act with dignity, as children of God, full of love and mercy. Since God is free, he will leave this region, at their own request. Let us pray that, in our freedom, we do not drive the Lord away from us. Let us remain connected to God, as the branches are connected to the Vine.

 

Action of the day: Listen to your interior impulsions.

 

«They begged him to leave their district»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we are given to contemplate a sad contrast. “Contrast” because we admire the power and divine majesty of Jesus Christ, to whom the demons submit voluntarily (a certain sign of the arrival of the Kingdom of heaven). But, at the same time, we deplore the narrowness and stinginess which the human heart is capable of, when refusing the bearer of Good News: “The whole town came out to meet Jesus, and when they saw him they begged him to leave their district” (Mt 8:34). And “sad” because “The true light, which enlightens everyone (...) came to what was his own, but his own people did not accept him” (Jn 1:9-11).

More contrast and more confusion when we pay attention to the fact that man is free and this freedom has the “power to halt” God's infinite power. In other words: the infinite divine power can go as far as our “powerful” freedom allows. And this is so because God loves us mainly with a Father's love. As a Father, we should not be surprised that He is so respectful of our freedom: He does not impose his love upon us; He just proposes it to us.

God, with infinite wisdom and goodness, providentially rules the Universe while respecting our freedom; even when this freedom turns its back on Him and does not want to accept his will. Contrary to what it may seem, He does not let the world out of his hands: God always brings everything to a good conclusion, despite all hindrances we can raise against him. In fact, these hindrances are, first of all, turning against us.

However, we can affirm: «before human freedom God has wanted to become “powerless”. And it can also be said that God pays for the great gift [our freedom] given to a being created in his image and likeness [man]» (Saint John Paul II). God pays! If we throw Him out, He obeys and goes away. He pays, but we lose. On the other hand, we come out winning when we respond like the Virgin Mary: “I am the handmaid of the Lord. May it be done to me according to your word” (Lk 1:38).

 

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Publié le 29 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 8,28-34): 

 

Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier: «Que nous veux-tu, Fils de Dieu? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé?». Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus: «Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs». Il leur répondit: «Allez-y». Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.

 

L’Application

 

Il est difficile d'accepter cette perturbation. Abraham est confronté à la jalousie de sa femme et il nous semble que Dieu lui a donné raison. Même dans l'évangile d'aujourd'hui, les gens ne voulaient pas accueillir le Seigneur et ils ont été perturbés par l'acte du Seigneur. Je ne compare pas ces événements. Cependant, je voudrais partager avec vous mon sentiment personnel. Comme Abraham, dans notre vie quotidienne, si nous avons le courage de consulter Dieu et de lui obéir, nous sentirons non seulement l'accomplissement de la volonté de Dieu en nous, mais aussi comment Dieu protège Ismaël, le fils d'Agar. Dieu n'abandonne personne.

Pour cela, nous devons laisser Dieu agir en nous, à sa manière et en son temps. Dieu ne laissera pas les démons nous dominer, car nous sommes ses enfants. Nous devons donc discerner et agir avec dignité, comme des enfants de Dieu, pleins d'amour et de miséricorde. Puisque Dieu est libre, il quittera cette région, à leur propre demande. Prions pour que, dans notre liberté, nous ne chassions pas le Seigneur loin de nous. Restons reliés à Dieu, comme les branches s'attachent à la Vigne.

«Les gens le supplièrent de partir de leur région»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons un triste contraste. “Contraste”, car nous admirons le pouvoir et la majesté divine de Jésus-Christ, auquel les démons sont soumis (signe certain de la venue du Royaume des cieux). Mais, en même temps, nous déplorons l'étroitesse de vue et la mesquinerie dont est capable le cœur humain lorsqu'il rejette le porteur de la Bonne Nouvelle: «Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région» (Mt 8,34). Et “triste” parce que «la vraie lumière est venue vers les siens, mais les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,9.11).

Plus de contraste et plus de surprise, si nous considérons que l'homme est libre et que cette liberté a le “pouvoir d'arrêter” le pouvoir infini de Dieu. Dit d'une autre façon: l'infinie puissance divine parvient jusqu'où le lui permet notre “puissante” liberté. Et il en va ainsi parce que Dieu nous aime principalement avec un amour de Père et, par conséquent, il ne faut pas nous étonner qu'il soit très respectueux de notre liberté: Il n'impose pas son amour, mais nous le propose.

Dieu, avec une sagesse et une bonté infinies, gouverne providentiellement l'univers, en respectant notre liberté; même quand cette liberté humaine Lui tourne le dos et refuse sa volonté. Pour autant, le monde ne s’échappe pas de ses mains: Dieu conduit tout à son terme, en dépit des obstacles que nous pouvons présenter. De fait, nos obstacles sont, avant tout, des entraves pour nous-mêmes.

Malgré tout, l'on peut affirmer que «face à la liberté humaine, Dieu a voulu se faire “impuissant”. Et l'on peut aussi dire que Dieu paye pour ce grand don [la liberté] qu'Il a accordé à une créature faite par Lui à son image et ressemblance [l'homme]» (Jean-Paul II). Dieu paye ! Si nous le rejetons, Il obéit et s'en va. Il paye, mais c'est nous qui perdons. Nous sommes gagnants, en revanche, quand nous répondons comme Sainte Marie: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38).

 

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Publié le 28 Juin 2021

Gospel text

(Mt 16,13-19): 

 

When Jesus went into the region of Caesarea Philippi he asked his disciples, “Who do people say that the Son of Man is?” They replied, “Some say John the Baptist, others Elijah, still others Jeremiah or one of the prophets.” He said to them, “But who do you say that I am?” Simon Peter said in reply, “You are the Christ, the Son of the living God.” Jesus said to him in reply, “Blessed are you, Simon son of Jonah. For flesh and blood has not revealed this to you, but my heavenly Father. And so I say to you, you are Peter, and upon this rock I will build my Church, and the gates of the netherworld shall not prevail against it. I will give you the keys to the Kingdom of heaven. Whatever you bind on earth shall be bound in heaven; and whatever you loose on earth shall be loosed in heaven.”

«You are the Christ, the Son of the living God»

 

Mons. Jaume PUJOL i Balcells,

Archbishop Emerit of Tarragona(Tarragona, Spain)

 

Today we celebrate the solemnity of St. Peter and St. Paul, who were basic for the early Church and, therefore, for our Christian faith. Apostles of the Lord, witnesses of the first hour, they lived those initial moments of expansion of the Church and sealed with their blood their loyalty to Jesus. If only we, Christians of the 21st century, also know how to be reliable witnesses of the love of God in the midst of men, as these two Apostles were, along with so many others of our fellow citizens.

In one of his first interventions addressing the Cardinals, Pope Francis told them that we must 'walk, build and confess'. That is, we must move forward in our way of life, by building up our Church and by giving testimony of the Lord. But the Pope warned: "We can walk as much as we want, we can build many things, but if we do not profess Jesus Christ, things go wrong. We may become a charitable NGO, but not the Church, the Bride of the Lord.”

We have heard in the Mass Gospel a central fact for the life of Peter and the Church. Jesus asks that fisherman of Galilee an act of faith in his divine status and Peter does not hesitate to say: “You are the Christ, the Son of the living God.” (Mt 16:16). Jesus institutes the Primacy immediately by telling Peter that he will be the firm rock upon which the Church, throughout the ages, will be built (cf. Mt 16:18) and by giving him the power of the keys of the Kingdom, the Supreme authority.

Although Peter and his successors are assisted by the force of the Holy Spirit, they still need our prayers, because their mission is of great significance for the life of the Church: they must be a strong foundation for all Christians throughout the ages; we must, therefore, also pray, every day, for the Holy Father, for his person and for his intentions.

 

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Publié le 28 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-19):

 

 Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux».

«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

 

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells,

Archevêque Emérit e Tarragone(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

 

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Publié le 27 Juin 2021

Gospel text

(Mt 8,18-22): 

 

When Jesus saw a crowd around him, he gave orders to cross to the other shore. A scribe approached and said to him, “Teacher, I will follow you wherever you go.” Jesus answered him, “Foxes have dens and birds of the sky have nests, but the Son of Man has nowhere to rest his head.” Another of his disciples said to him, “Lord, let me go first and bury my father.” But Jesus answered him, “Follow me, and let the dead bury their dead.”

 

The Application

 

  • Following Jesus is not just a personal will, but a response to the divine will.
  • Following Jesus is really an invitation to live our lives in a perfect way, using all the gifts that God has naturally given us, so that by our actions and words God may be glorified.  
  • Following Jesus is an invitation to live our lives in full freedom, recognizing our own divine identity inherited in baptism, as a child of God.
  • To follow Jesus is to live our humanity divinely
  • To follow Jesus is to become Christ ourselves to our brothers and sisters.
  • Therefore, I am personally convinced, even in my weaknesses and limitations, I can follow Christ, in a perfect way, as willed by God, through my faithfulness to the commandment of love. It is in my capacity to love others, as Christ has loved me, that I become a perfect disciple of Christ.

 

Action of the day: Be yourself, as God has created you.

«Follow me»

 

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel presents us —through two characters— a quality the good disciple of Jesus must have: a detachment from material goods. Before that St. Matthew's Gospel points out to a detail I would not like to overlook: “When Jesus saw a crowd around him…” (Mt 8:18). Crowds gather around the Lord to listen to his words, to be healed of their material and spiritual sicknesses; they are seeking their salvation and a breath of eternal Life amidst a world in conflict.

As at that time, something similar happens in today's world: more or less consciously, all of us need God's help, to satiate our heart with true spiritual goods, such as a better knowledge of Jesus Christ and a life of friendship and love for Him. Otherwise, we risk tumbling into the trap filling out our heart with other “gods” that cannot give meaning to our live: mobile phones, Internet, tourist holidays, a frantic work to make more money, a car better than the neighbor’s one or a gym where to excel with the best figure of them all... This is what is happening to many people right now.

In sharp contrast, though, St. John Paul II's outcry to the youth resounded full of force and confidence: «It is possible to be both modern and profoundly faithful to Jesus Christ». For this we need to do as the Lord, breaking away with what may link us to a much materialized way of life that serves no purpose other than closing the doors to the Holy Spirit.

“The Son of Man has nowhere to rest his head (...) Follow me” (Mt 8:22), says today's Gospel. And St. Gregory the Great reminds us: “We make use of temporal things, but our hearts are set on what is eternal. Temporal goods help us on our way, but our desire must be for those eternal realities which are our goal.” This is a good guideline to examine whether we are properly following Jesus.

 

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Publié le 27 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 8,18-22): 

 

Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras». Mais Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête». Un autre de ses disciples lui dit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Jésus lui dit: «Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts».

 

L’Application

Nous pouvons suivre Jésus en plusieurs manière. Voici certaines propositions et ma conviction :

 

  • Suivre Jésus n'est pas seulement une volonté personnelle, mais une réponse à la volonté divine.
  • Suivre Jésus est vraiment une invitation à vivre notre vie de manière parfaite, en utilisant tous les dons que Dieu nous a naturellement donnés, afin que par nos actions et nos paroles, Dieu soit glorifié.  
  • Suivre Jésus est une invitation à vivre notre vie en toute liberté, en reconnaissant notre propre identité divine héritée du baptême, en tant qu'enfant de Dieu.
  • Suivre Jésus, c'est vivre divinement notre humanité.
  • Suivre Jésus, c'est devenir nous-mêmes le Christ pour nos frères et sœurs.
  • C'est pourquoi je suis personnellement convaincu que, même dans mes faiblesses et mes limites, je peux suivre le Christ, de manière parfaite, comme le veut Dieu, par ma fidélité au commandement de l'amour. C'est dans ma capacité à aimer les autres, comme le Christ nous a aimés, que je deviens un parfait disciple du Christ. 

«Suis-moi»

 

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente à travers ses deux personnages principaux une des qualités du bon disciple de Jésus: son indifférence à l'égard des biens matériels. Mais auparavant, le texte de saint Matthieu nous mentionne un détail que je ne voudrais pas négliger de souligner: «Jésus, voyant la foule autour de lui...» (Mt 8,18).

Une grande foule s'est assemblée auprès de Jésus pour écouter ses paroles, pour que ses maux, corporels et spirituels, soient taris; ils cherchent le salut et une souffle de Vie Joyeuse et Éternelle dans l'agitation de ce monde.

Il advient aujourd'hui quelque chose de semblable: tous —sens en prendre, peut être, conscience— avons besoin de Dieu, de rassasier notre cœur des véritables biens, comme la connaissance et l'amour de Jesús- Christ et une vie d'amitié avec Lui. Sinon, nous pouvons tomber dans le piège de vouloir remplir notre cœur d'autres “dieux” qui ne peuvent pas donner du sens à notre vie: le téléphone portable, l'Internet, les vacances aux Bahamas, le travail ininterrompu pour gagner chaque fois un peu plus d'argent, une voiture meilleure que celle du voisin, ou la salle de gym pour arborer le plus beau physique du pays.... C'est exactement ce qui arrive aujourd'hui à beaucoup du monde.

Par contraste, le cri plein de force et de confiance du Pape Jean Paul II retentit, lorsqu'il parle aux jeunes du monde: «On peut être moderne et profondément fidèle à Jésus Christ». Pour cela, comme dit le Seigneur, il est nécessaire de savoir renoncer à tout ce qui nous lie à une vie trop matérialiste qui ferme les portes à l'Esprit.

«Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. (…) Suis-moi» (Mt 8,22), nous dit l'Évangile d'aujourd'hui. Et saint Grégoire le Grand nous rappelle: «Les choses temporelles pour en user, les éternelles pour en jouir; temporelles comme à des voyageurs, les éternelles comme à des hommes en repos». C'est un bon critère pour examiner si nous suivons les traces de Jésus.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 27 Juin 2021

God never desires death for his people, for God created man for an imperishable existence, he made him an image of what he is in himself. "However, the history of man does not stop telling us that men die from the beginning of creation, even unjustly.  The book of wisdom affirms it by saying, because of sin, man has become weak and in this weakness he dies.  When we talk about death, we do not mean biological death, but spiritual death, the death of the free man, separation from God. The readings of the day assure us that faith can help us to live again, in communion with God, as Jesus explained to Nicodemus, inviting him to be reborn.  "Let a man appear who is able to let life live by responding to his aspirations for the absolute and for sharing, this man will be incorruptible. But he must be God to succeed in this project: he is called Jesus the Lord. " 


Faith in this man changes every other look that man can have in his life. This approach helps us to focus, not on the death or illness of this woman, but rather on the presence of Jesus. Jesus is there, and everything can change. The presence of Jesus allowed this woman to approach Jesus and present her concern to him, without saying anything. She shows a totally unknown and unexpected gesture, yet instantly recognized by Jesus. It seems like a stupid gesture to us, yet for God, everything is an expression of faith. "My daughter, your faith has saved you. Go in peace and be healed of your evil. "  


It seems to us that this healing was addressed to this suffering woman, in truth, will ensure Jairus, the father of this girl. Every expression of faith gives rise to another expression of faith. Jesus will invite Jairus to believe, to believe like this woman, with certainty of a solution, for the Master of all healing is with you. Jair saw how Jesus reintegrated this woman into society, not as a sick woman, but as a free woman, free of her expression of faith, free of the social barrier that separated and isolated her from the common life. 


We live in a society of mockers, who tell us, what's the point, or the girl is dead, everything is over. For God, everything begins again, including the life of conversion. He does not want to separate us from the society that isolates us and separates us by exaggerating our differences.  Just as He put the woman back in her proper place in society, He will put this girl back in the care of her parents, inviting them to feed her. Nourished with true food of faith, so that she may live this new life of resurrection in a radical way. 


We must never forget the attention that the Lord pays to his disciples. He will take with him Peter, John and James. Their presence, even if it is silent, is important for the Lord. Jesus invites us to be witnesses of these events, because they are capable of giving birth to the same faith in us as in this woman and in Jair. Above all, we must be with the Lord. Faith brings us together and brings us all into communion, as one people, one body, the Body of Christ, where each one is invited to live his or her faith fully and freely. 


 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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