Publié le 4 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 12,38-44): 

 

Dans son enseignement, il disait: «Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement: ils seront d'autant plus sévèrement condamnés».

Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes. Jésus s'adressa à ses disciples: «Amen, je vous le dis: cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre».

 

L’Application

 

La présence d'esprit de Jésus est remarquable. Il voit tout, l'extérieur comme l'intérieur. Jésus nous invite à reconnaître notre propre intériorité, afin que notre extériorité soit juste et cohérente avec notre être, tel que Dieu nous a créés.

Si cette femme est présentée par Jésus comme un modèle pour nous, ce n'est pas la question du don, mais plutôt pourquoi tout donner ? La confiance et l'appartenance. Tout vient de Dieu, donc tout appartient à Dieu. Je mets toute ma confiance dans ce Dieu qui m'a tout donné. C'est dans cette appartenance (la reconnaissance de son intériorité) qu'elle a pu tout donner (son extériorité).

Dieu ne regarde pas nos actes, il regarde notre cœur et notre intention, qui n'est visible que pour Dieu. Jésus nous invite à avoir ce Dieu comme notre Père et notre modèle. Plus nous nous attacherons à ce Dieu, plus nous pourrons nous détacher de la nécessité de cette apparence, car en Dieu nous serons déjà remplis.

«Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes»

 

Abbé Enric PRAT i Jordana

(Sort, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, comme à l'époque de Jésus, les dévots —et surtout les “professionnels” de la religion— peuvent être tentés par une certaine hypocrisie spirituelle, qui se manifeste par des attitudes vaniteuses, qu'ils justifient en se disant qu'ils sont supérieurs aux autres: “après tout nous, nous sommes les croyants et les pratiquants:… les purs!”. En tout cas, à l'intérieur de notre conscience, nous raisonnons parfois de cette manière, sans arriver pour autant à “faire semblant” de prier ou encore moins de nous “jeter sur les bien de quelqu'un”.

Pour nous mettre en évidence le contraste avec les maîtres de la loi, l'Évangile nous présente le geste, simple et insignifiant de la veuve qui a tant suscité l'admiration de Jésus: «Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes» (Mt 12,42). La valeur du don était quasiment nulle, mais la décision de cette femme était admirable et héroïque: elle avait fait don de tout ce qu'elle avait pour vivre.

Par son geste, elle faisait passer Dieu et les autres avant elle et ses propres besoins. Et elle se mettait entièrement entre les mains de la Providence. Elle n'avait plus rien à quoi s'accrocher car elle avait, volontairement, tout mis au service de Dieu et des pauvres. Jésus qui a vu cela, a loué, son oubli de soi et son désir de glorifier Dieu et de venir en aide aux pauvres, et a qualifié son don comme le plus important de tous les dons qui avaient été faits —peut-être ostensiblement— au même endroit.

Tout cela indique que le choix fondamental et salvateur a lieu dans le for intérieur de notre propre conscience, quand nous décidons de nous ouvrir à Dieu et de nous mettre au service du prochain, la valeur de notre choix ne vient pas de la quantité ou de la qualité de notre action mais de la pureté de l'intention ainsi que de son don d'amour au centre de notre propre conscience.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Juin 2021

Gospel text

(Mk 12,35-37): 

 

As Jesus was teaching in the Temple, he said, «The teachers of the Law say that the Messiah is the son of David. How can that be? For David himself, inspired by the Holy Spirit declared: ‘The Lord said to my Lord: sit at my right until I put your enemies under your feet’. If David himself calls him Lord, in what way can he be his son?». Many people came to Jesus and listened to him gladly.

 

The Application

 

Jesus takes pain to explain to the people of just name ‘Son of David.’ This name does carry a history, our salvation history that Jesus accomplishes by His death and resurrection. It is our history and we are called to be associted to this lienage, which Jesus himself happily did.

 

To listen to the Lord with pleasure' is a divine call to all those who want to live life with joy. It is in this listening that God makes known to us his will and by our faithfulness to this listening, the Holy Spirit will lead us to the accomplishment of this divine will, a will for the good of us all.

 

 

By looking at David's life and his faithfulness and docility to the Word of God, certainly with his limits and weaknesses, we will find a good way, just and pleasing to God. He already discovered the Holy Spirit before the contemporary world discovered Him on the day of Pentecost.

 

 

Today, as sons and daughters of the race of David, we are invited to discover the Holy Spirit who had led him all his life and to listen to Him faithfully because He will lead us on the right path to Jesus Christ, the source of all happiness that man can have. Let us therefore be led by the Holy Spirit, so that the promised joy, joy in its fulness may dwell in us.

 

Action of the day : Proudly live as son or daughter of David.

 

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

 

Jesus is Son of David and Son of God, 

by Cyril of Alexandria, 375-444 A.D.

 

"We also will ask the Pharisees of today a similar question. They deny that he who was born of the holy Virgin is very Son of God the Father and himself also God. They also divide the one Christ into two sons. Let these people explain to us how David's Son is his Lord, not so much as to human lordship as divine. To sit at the right hand of the Father is the assurance and pledge of supreme glory. Those who share the same throne are equal also in dignity, and those who are crowned with equal honors are understood of course to be equal in nature. To sit by God can signify nothing else than sovereign authority. The throne declares to us that Christ possesses power over everything and supremacy by right of his substance.
"How is the Son of David David's Lord, seated at the right hand of God the Father and on the throne of Deity? Is it not altogether according to the unerring word of the mystery that the Word as God sprung from the very substance of God the Father? Being in his likeness and equal with him, he became flesh. He became man, perfectly and yet without departing from the incomparable excellence of the divine dignities. He continued in that state in which he had always been. He still was God, although he became flesh and in form like us. He is David's Lord therefore according to that which belongs to his divine glory, nature and sovereignty. He

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 12,35-37): 

 

Quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait: «Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David? David lui-même a dit sous l'inspiration de l'Esprit Saint: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds!’. David lui-même le nomme Seigneur. D'où vient qu'il est également son fils?». Et la foule, qui était nombreuse, l'écoutait avec plaisir.

 

L’Application

 

Écouter le Seigneur avec plaisir" est un appel divin à tous ceux qui veulent vivre leur vie dans la joie. C'est dans cette écoute que Dieu nous fait connaître sa volonté et par notre fidélité à cette écoute, l'Esprit Saint nous conduira à l'accomplissement de cette volonté divine, une volonté pour le bien de nous tous.


En regardant la vie de David, sa fidélité et sa docilité à la Parole de Dieu, certes avec ses limites et ses faiblesses, nous trouverons un bon chemin, juste et agréable à Dieu. Il a déjà découvert l'Esprit Saint avant que le monde contemporain ne le découvre le jour de la Pentecôte.


Aujourd'hui, en tant que fils et filles de la race de David, nous sommes invités à découvrir l'Esprit Saint qui l'a conduit toute sa vie et à l'écouter fidèlement car il nous conduira sur le bon chemin vers Jésus-Christ, source de tout le bonheur que l'homme peut avoir. Laissons-nous donc conduire par l'Esprit Saint, afin que la joie promise, la joie dans sa plénitude, habite en nous.

«David lui-même le nomme Seigneur»

 

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat

(Montserrat, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, même le Judaïsme proclame que le Messie doit être “fils de David” et doit inaugurer une nouvelle ère: celle du Royaume de Dieu. Nous les chrétiens, nous savons que le Messie, Fils de David est Jésus-Christ, et que son règne a déjà commencé, comme une semence qui pousse, et deviendra évidente et rayonnante quand Jésus reviendra à la fin des temps. Mais pour le moment Jésus est déjà Fils de David et cela nous permet de vivre dans l'espérance des bienfaits du royaume messianique.

Le titre “Fils de David” décerné à Jésus est une partie essentielle de l'Évangile. Lors de l'Annonciation, la Sainte Vierge a reçu le message suivant: «Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob» (Lc 1,32-33). Les pauvres qui demandaient à Jésus de les guérir criaient: «Fils de David, aie pitié de moi!» (Mc 10,48). Lors de sa rentrée triomphale à Jérusalem les gens proclament: «Béni le Règne qui vient, celui de notre père David. Hosanna au plus haut des cieux!» (Mc 11,10). Le livre ancien de Didakné rend grâce à Dieu «la vigne sainte de la souche de David, ton serviteur, que tu nous a fait connaître grâce à Jésus, ton serviteur».

Mais Jésus n'est pas uniquement Fils de David, Il est aussi son Seigneur. Jésus le confirme solennellement en citant le Psaume 110, citation incompréhensible pour les juifs: car pour eux il est impossible que le Fils de David soit aussi “Seigneur” de son Père. Saint Pierre, témoin de la résurrection du Christ a constaté que Jésus avait clairement était sacré “Seigneur de David”, «Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd'hui chez nous. Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants» (Ac 2,14).

Jésus comme le dit Saint Paul, «est né de la race de David; selon l'Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d'entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur» (Rm 1,3-4), est devenu le centre qui attire les cœurs de tous les hommes, et par cette douce attraction Il exerce sa puissance sur tous les hommes qui viennent à Lui avec amour et confiance.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Juin 2021

Gospel text

(Mk 12,28-34): 

 

One of the scribes came to Jesus and asked him, “Which is the first of all the commandments?” Jesus replied, “The first is this: Hear, O Israel! The Lord our God is Lord alone! You shall love the Lord your God with all your heart, with all your soul, with all your mind, and with all your strength. The second is this: You shall love your neighbor as yourself. There is no other commandment greater than these.”

The scribe said to him, “Well said, teacher. You are right in saying, He is One and there is no other than he. And to love him with all your heart, with all your understanding, with all your strength, and to love your neighbor as yourself is worth more than all burnt offerings and sacrifices.”

And when Jesus saw that he answered with understanding, he said to him, “You are not far from the Kingdom of God.” And no one dared to ask him any more questions.

 

The Application

 

Life is simple and not complicated for all those who love the Lord. In this unconditional love, everything will be secondary, including the people whom we love and who love us. All that we do is a response to the love that we have received from God. Even a great teacher is confused because of the multiplication of laws and regulations. Jesus invites him to consentrate his life, fully filled with God’s love.

 

In this love,  life will find its meaning and hope. To love this God is first of all to know how to love oneself, an inner look without any judgment, full of mercy. We are very often judgemental of ourselves. Since our body is a dwelling place of God, the more we take care of this body which is just and all that dwells in it, the more we will be able to respond to this divine call, a call to love God and our brothers and sisters.

 

Very often we do not know ourselves, including the emotions and feelings that dwell in us. There are moments we don't know why we are happy and sad.  Today, Jesus invites us to know ourselves, the reason for our happiness and joy. Without knowing ourselves, how can we love others, as ourselves? This call to know ourselves, should never be satisfied with the minimal, necessary, (appearance) but the maximum possible (being). A call to perfection to the core of our being.

 

In life and in death, it is necessary to do it in a perfection willed by God. It is in this perfection, Jesus assures us that the Kingdom of God is found. The union of God with the people, which is expressed in the communion of the people of God, is the perfect visible sign of God's presence in this world.

 

Action of the day : Be person of love.

 

«There is no other commandment greater than these»

 

Fr, Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP

(La Roca del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, in Mark's Gospel, one of the scribes asks Jesus: “Which is the first of all the commandments?” (Mk 12:28). The question is somewhat cunning. In the first place, because he is trying to establish some sort of ranking amongst the different commandments. Secondly, because his question is centered in the Law. It’s clear, the question comes from a master of the Law.

The Lord's answer takes to pieces the spirituality of that “master of the Law” And the attitude of the disciple of Jesus with respect to God can be summed up in two points: “You shall love the Lord your God with all your heart” (Mk 12:30) and “You shall love your neighbor as yourself” (Mk 12:31). The religious behavior is defined in his relationship with God and with his neighbor; and the human behavior, in his relationship with the others and with God. St. Augustine says the same with other words: “Love God, and do whatever you please”. Love God and love the others, and all the rest will just be a consequence of this plenitude of love.

The teacher of the Law understands it perfectly well. And he adds that to love God with all one’s heart, and one’s neighbor as oneself, “is worth more than all burnt offerings and sacrifices” (Mk 12:33). God is awaiting our reply, our total deliverance, “with all your heart, with all your understanding, with all your strength” (Mk 12:30), for God means Truth, Goodness, and generous dedication to others. “Offerings and sacrifices” have a meaning only insofar they will be the true expression of this double love. And to think that, at times, we use the “little commandments” and “the offerings and sacrifices” as stumbling-block to criticize or wound others!

Jesus approves the reply of the master of the Law with “You are not far from the Kingdom of God” (Mk 12:34). For Jesus, whoever loves his neighbor over everything else is not far from God.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 12,28-34): 

 

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: ‘Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même’. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices».

Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

 

L’Application

 

La vie est simple et non compliquée pour tous ceux qui aiment le Seigneur. Dans cet amour, la vie trouvera son sens et son espérance. Aimer ce Dieu, c'est d'abord savoir s'aimer soi-même, un regard intérieur sans aucun jugement, plein de miséricorde. Puisque notre corps est une demeure de Dieu, plus nous prendrons soin de ce corps qui est juste et de tout ce qui l'habite, plus nous pourrons répondre à cet appel divin.

Très souvent, nous ne nous connaissons pas nous-mêmes, y compris les émotions et les sentiments qui nous habitent. Il y a des moments où nous ne savons pas pourquoi nous sommes heureux et tristes.  Aujourd'hui, Jésus nous invite à nous connaître nous-mêmes, la raison de notre bonheur et de notre joie. Sans nous connaître, comment pouvons-nous aimer les autres, comme nous-mêmes ? Cet appel à nous connaître nous-mêmes, ne doit jamais se contenter du minimum nécessaire (l'apparence) mais du maximum possible (l'être).

Un appel à la perfection jusqu'au cœur de notre être. Dans la vie comme dans la mort, il faut le faire dans une perfection voulue par Dieu. C'est dans cette perfection, nous assure Jésus, que se trouve le Royaume de Dieu. L'union de Dieu avec le peuple, qui s'exprime dans la communion du peuple de Dieu, est le signe visible de la présence de Dieu en ce monde. 

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

 

Abbé Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP

(La Roca del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, un maître de la Loi demande à Jésus: «Quel est le premier de tous les commandements?» (Mc 12,28). La question est captieuse. Premièrement parce qu'elle tente d'établir un ordre parmi les divers commandements; et deuxièmement parce que sa question se centre dans la Loi. Il est clair qu'il s'agit de la question d'un maître de la Loi.

La réponse du Seigneur démontre la spiritualité de ce «maître de la Loi». L'attitude du disciple de Jésus-Christ par rapport à Dieu se résume en deux dimensions: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur» et «tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mc 12,31). Le comportement religieux est défini dans sa relation avec Dieu et avec le prochain; et le comportement humain, dans sa relation avec les autres et avec Dieu. Saint Augustin le dit en autres mots: «Aime et fait tout ce que tu veux». Aime Dieux et les autres, et le reste sera conséquence de cet amour en plénitude.

Le maître de la Loi comprend parfaitement. Et il affirme qu'aimer Dieu de tout son cœur et les autres comme soi-même «vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices» (Mc 12,33). Dieu attend la réponse de chaque personne, le don de soi-même «de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force» (Mc 12,30) à Lui, qui est Vérité et Bonté, et le don généreux de soi-même aux autres. Les «sacrifices et les offrandes» n'ont du sens que dans la mesure où ils sont l'expression véridique de ce double amour. Et lorsqu'on pense que quelques fois nous utilisons les «petits commandements» et «les offrandes et les sacrifices» comme une pierre pour critiquer ou blesser les autres!

Jésus complète la réponse du maître de la Loi en lui disant «tu n'es pas loin du royaume de Dieu» (Mc 12,34). Pour Jésus-Christ, quiconque aime son prochain au dessus de toute chose n'est pas loin du royaume de Dieu.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Juin 2021

Gospel text

(Mk 12,18-27): 

 

The Sadducees came to Jesus. Since they claim that there is no resurrection, they questioned him in this way, «Master, in the Scriptures Moses gave us this law: ‘If anyone dies and leaves a wife but no children, his brother must take the wife and give her a child who will be considered the child of his deceased brother’. Now, there were seven brothers. The first married a wife, but he died without leaving any children. The second took the wife and he, too, died leaving no children. The same thing happened to the third. Finally the seven died leaving no children. Last of all the woman died. Now, in the resurrection, to which of them will she be wife? For the seven had her as wife».

Jesus replied, «You could be wrong in this regard because you understand neither the Scriptures nor the power of God. When they rise from the dead, men and women do not marry but are like the angels in heaven. Now, about the resurrection of the dead, have you never reflected on the chapter of the burning bush in the book of Moses? God said to him: ‘I am the God of Abraham, the God of Isaac and the God of Jacob’. Now, He is the God, not of the dead but of the living. You are totally wrong».

 

The Application

 

The human temptation is that we wish to know everything and master even the heavenly realities, while remaining always human. We refuse to accept that we have already certain divin elements and the divine mysteries need to be welcomed as it is given to us and lived in its fulness.

 

We have to humbly accept that life is a process and we do not understand, nor can we as a man master on the elements of divine realities in its fulness. All we can easily grasp is that our God is alive, and since He is alive we will live in Him, through Him and for Him. In God we will find our hope and the meaning of life.

 

Jesus invites us to invest our energy, not on everything we can have after earthly life, but rather on life on earth and live it in its fulness. Let us not be mistaken. Since our God is alive, our life will continue, even after our life in this earth. Jesus not only asserts the resurrection, but we can easily perceive in this assertion, the divine justice. If we remain faithful to the commandment of love, a reward with our God is assured. We must never forget that we belong to the Lord and our home is in heaven.

 

Action of the day : Live divine mysteries in you

 

«He is the God, not of the dead but of the living»

 

 

Fr. Federico Elías ALCAMÁN Riffo

(Puchuncaví - Valparaíso, Chile)

 

 

Today, the Holy Church puts at our disposal —through Christ's words— the reality of resurrection and the properties of resurrected bodies. The Gospel mentions Jesus' meeting with the Sadducees who, with a hypothetical and out-of-the-way example, present Jesus with a question about the resurrection of the dead, which they do not believe in, anyway.

They ask him, should a woman be widowed seven times, «to which of them will she be wife? For the seven had her as wife» (Mk 12:23). They were just trying to deride Jesus' doctrine. But, the Lord, just breaks this difficulty up by answering, «when they rise from the dead, men and women do not marry but are like the angels in heaven» (Mk 12:25).

And, taking advantage of the opportunity, Our Lord reaffirms the existence of resurrection by mentioning what God told Moses in the chapter of the burning bush: «I am the God of Abraham, the God of Isaac and the God of Jacob». And He adds, «He is the God, not of the dead but of the living» (Mk 12:26-27). Jesus also tells them how wrong they are, because they understand neither the Scriptures nor the power of God; what is more, this truth was already revealed in the Old Testament, for others, like Isaiah, the Macchabees' mother or even Job, already said it.

St. Augustine described the eternal life and the loving communion, like this: «There, you will have everything and you will not have limits or suffer any hardships, and your brother will also have everything; because you two will just become one and this one, will also own He Who will have you both».

Far from doubting of the Holy Scriptures and of God's merciful love and power, we shall adhere with all our mind and heart to this hopeful truth, while rejoicing for not being thwarted in our thirst of life, full and eternal, which the same God assures us, in its glory and happiness. Before this divine invitation we have nothing to do but to foment our anxious wish to see God, and to be always next to Him, in his Kingdom.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Juin 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 12,18-27): 

 

Des sadducéens -ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection- viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient: «Maître, Moïse nous a donné cette loi: Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Il y avait sept frères; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut aussi. A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?».

Jésus leur dit: «N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les Écritures, et la puissance de Dieu? Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit: Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l'erreur».

 

L’Application

 

Nous ne comprenons pas, et nous ne pouvons pas non plus, en tant qu'homme, maîtriser les éléments du ciel. Tout ce que nous pouvons facilement saisir, c'est que notre Dieu est vivant, et tant qu'il sera vivant, nous vivrons en lui, par lui et pour lui. C'est en Dieu que nous trouverons notre espérance.

Jésus nous invite à investir notre énergie, non pas dans tout ce que nous pouvons avoir après la mort, mais plutôt dans la vie sur terre. Ne nous trompons pas. Puisque notre Dieu est vivant, notre vie continuera, même après la mort. Non seulement Jésus affirme la résurrection, mais nous pouvons facilement percevoir dans cette affirmation, la justice divine. Si nous restons fidèles au commandement de l'amour, la récompense auprès de notre Dieu est assurée. Nous ne devons jamais oublier que nous appartenons au Seigneur et que notre maison est au ciel.

«Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants»

 

Abbé Federico Elías ALCAMÁN Riffo

(Puchuncaví - Valparaíso, Chili)

 

Aujourd'hui, la Sainte Eglise, par le biais de la parole du Christ, nous met face à la réalité de la résurrection ainsi qu'aux propriétés des corps ressuscités. En effet, l'Évangile nous raconte la rencontre de Jésus avec les saducéens, qui ne croyaient pas à la résurrection et qui en évoquant l'hypothèse d'un fait très recherché, lui exposent un problème concernant la résurrection des morts.

Ils font allusion à une femme veuve sept fois de suite, et lui demandent «de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?» (Mc 12,23). Ils cherchent ainsi à mettre Jésus et sa doctrine dans l'embarras. Mais le Seigneur rejette cette notion en leur disant que «Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux» (Mc 12,25).

Et saisissant l'occasion Jésus confirme l'existence de la résurrection en leur citant les paroles de Dieu à Moïse dans le récit du buisson ardent: «Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob», et ajoute «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants» (Mc 12,26-27). Là Jésus leur reproche leur erreur, car ils ne comprennent ni les écritures ni la puissance divine, en effet, cette vérité avait été révélée dans l'ancien testament: les anciens Isaïe, la mère des Macabées, Job et les autres anciens l'avaient déjà enseignée.

Saint Augustin décrivait ainsi la vie d'éternelle et amoureuse communion: «Là-bas tu ne seras ni limité ni réduit car tu posséderas tout, tu auras tout et ton prochain aura tout également, car toi et lui ne serez qu'un, et ce tout unique aura aussi Celui à qui vous appartenez tous les deux».

Nous, loin de douter de la parole des écritures et de la puissance miséricordieuse de Dieu, nous adhérons à cette vérité d'espérance avec tous nos esprits et nos cœurs, nous sommes heureux de ne pas rester frustrés par notre soif de vie entière et éternelle, de dont nous sommes assurés en Dieu lui-même, dans sa gloire et dans sa joie. Face à cette invitation divine il ne nous reste qu'à faire accroître notre désir de voir Dieu, et espérer vivement d'être avec Lui pour régner avec Lui éternellement.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 31 Mai 2021

Gospel text

(Mk 12,13-17): 

 

Some Pharisees and Herodians were sent to Jesus to ensnare him in his speech. They came and said to him, “Teacher, we know that you are a truthful man and that you are not concerned with anyone’s opinion. You do not regard a person’s status but teach the way of God in accordance with the truth. Is it lawful to pay the census tax to Caesar or not? Should we pay or should we not pay?”

Knowing their hypocrisy he said to them, “Why are you testing me? Bring me a denarius to look at.” They brought one to him and he said to them, “Whose image and inscription is this?” They replied to him, “Caesar’s.” So Jesus said to them, “Repay to Caesar what belongs to Caesar and to God what belongs to God.” They were utterly amazed at him.

 

The Application

 

The Pharisees and Herodians are still active in our days, including in our own house and communities. There are few around us, would like to put us in trouble, by provoking us to do something we don’t desire to or misterpreting our words and deeds into their tune of ways. In such situation, Jesus orients us towards His father.

 

He says that our God is a just and generous. Just, because He grants us, not all that we ask of Him, but all that we need, just like his response to these people who wished to put Him in trouble. He is generous, because He gives us, more than we can imagine. His generosity can't be measured.

 

I would liket to invite you to reread this gospel, with this approach. May we be just before God, granting him everything that belongs to him. That's to say, our very being, because God has created us in His own image.  Before this God who loves us, may we be generous, by sharing all that we have received from him, with his people, his beloved ones. It's through them that we can show our generosity to God.

 

Today's gospel asks us not to limte our thinking with this belonging and giving, rather to observe, discern, and to act according to this discernment. It invites us to  recognize the gifts we have received from God, and apply them according to His purposes. Our  personal commitment to the fulfillment of those purposes will be, de facto, gorify God in our small and little deeds.

 

Action of the day : Be proud that you belong to God.

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

 

Put off the earthly image and put on the heavenly one,

by Origen of Alexandria (185-254 AD)

 

"Some people think that the Savior spoke on a single level when he said, 'Give to Caesar what belongs to Caesar' - that is, 'pay the tax that you owe.' Who among us disagrees about paying taxes to Caesar? The passage therefore has a mystical and secret meaning. There are two images in humanity. One he received from God when he was made, in the beginning, as Scripture says in the book of Genesis, 'according to the image and likeness of God' (Genesis 1:27). The other image is of the earth (1 Corinthians 15:49). Man received this second image later. He was expelled from Paradise because of disobedience and sin after the 'prince of this world' (John 12:31) had tempted him with his enticements. Just as the coin, or denarius, has an image of the emperor of this world, so he who does the works of 'the ruler of the darkness' (Ephesians 6:12) bears the image of him whose works he does. Jesus commanded that that image should be handed over and thrown away from our face. He wills us to take on that image, according to which we were made from the beginning, according to God's likeness. It then happens that we give 'to Caesar what belongs to Caesar, and to God what is God's.' Jesus said, 'Show me a coin.' For 'coin,' Matthew wrote 'denarius' ( Matthew 22:19). When Jesus had taken it, he said, 'Whose inscription does it have?' They answered and said, 'Caesar's.' And he said to them in turn, 'Give to Caesar what is Caesar's, and to God what is God's.'" (excerpt from HOMILY ON THE GOSPEL OF LUKE 39.4-6)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 31 Mai 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 12,13-17): 

 

On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler, et ceux-ci viennent lui dire: «Maître, nous le savons: tu es toujours vrai; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur? Devons-nous payer, oui ou non?». Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit: «Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve? Faites-moi voir une pièce d'argent». Ils le firent, et Jésus leur dit: «Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles?». «De l'empereur César», répondent-ils. Jésus leur dit: «A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu». Et ils étaient remplis d'étonnement à son sujet».

 

L’Application

 

Notre Dieu est un Dieu juste et généreux. Juste, parce qu'il nous accorde, non pas tout ce que nous lui demandons, mais tout ce dont nous avons besoin. Il est généreux, parce qu'il nous donne plus que ce que nous pouvons imaginer. Sa générosité ne se mesure pas. 

Je voudrais vous inviter à relire cet évangile, avec cette pensée. Que nous soyons justes devant Dieu, en lui accordant tout ce qui lui appartient. C'est-à-dire notre être même, car Dieu nous a créés à son image.  Devant ce Dieu qui nous aime, soyons généreux, en partageant tout ce que nous avons reçu de lui, avec son peuple, ses bien-aimés. C'est à travers eux que nous pouvons montrer notre générosité à Dieu. 

L'évangile d'aujourd'hui nous demande de ne pas limiter notre pensée à cette appartenance et à ce don, mais plutôt d'observer, de discerner, et d'agir en fonction de ce discernement. Il nous invite à reconnaître les dons que nous avons reçus de Dieu, et à les appliquer selon ses desseins. Notre engagement personnel dans l'accomplissement de ces desseins sera, de facto, la glorification de Dieu dans nos petits et grands gestes.

«A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu»

 

Abbé Manuel SÁNCHEZ Sánchez

(Sevilla, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous nous émerveillons à nouveau de l'ingéniosité et de l'initiative du Christ. Avec sa réponse magistrale, Il souligne directement la juste autonomie des réalités temporelles: «A César, rendez ce qui est à César» (Mc 12,17).

Mais, aujourd'hui, la Parole n'a pas seulement pour objet de se tirer d'embarras; elle agite une question d'actualité pour tous les moments de notre existence: qu'est ce que je suis en train de donner à Jésus? Est-ce réellement le plus important de ma vie? Dans quoi ai-je mis mon cœur? Parce que... «Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur» (Lc 12,34).

En effet, d'après saint Jérôme, «vous devez forcement rendre à César la monnaie où son image est gravée; mais livrez avec plaisir votre être tout entier à Dieu, parce que c'est son image qui est gravée en nous et non celle de César». Tout au long de sa vie, Jésus-Christ présente constamment des choix. C'est à nous de choisir et les termes de l'option sont très clairs: vivre selon les valeurs de notre monde, ou, ou contraire, vivre selon les valeurs de l'Évangile.

Il est toujours temps de choisir, de se convertir, temps de “mettre à nouveau” notre vie dans la dynamique de Dieu. Ce sera la prière, très spécialement celle que nous faisons avec la Parole de Dieu, qui nous montrera ce que Dieu nous demande. Celui qui sait choisir Dieu devient la demeure de Dieu, car «Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui» (Jn 14,23). C'est la prière qui devient l'authentique école où, comme Tertullien l'affirme, «le Christ nous apprend quel est le dessein du Père qu'Il réalise dans le monde, et quel est le comportement de l'homme, afin qu'il se conforme à ce même dessein». Sachons, donc, choisir ce qui nous convient le mieux!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Mai 2021

Gospel text

(Lk 1,39-56): 

 

Mary then set out for a town in the Hills of Judah. She entered the house of Zechariah and greeted Elizabeth. When Elizabeth heard Mary's greeting, the baby leapt in her womb. Elizabeth was filled with Holy Spirit, and giving a loud cry, said, «You are most blessed among women and blessed is the fruit of your womb! How is it that the mother of my Lord comes to me? The moment your greeting sounded in my ears, the baby within me suddenly leapt for joy. Blessed are you who believed that the Lord's word would come true!».

And Mary said: «My soul proclaims the greatness of the Lord, my spirit exults in God my savior! He has looked upon his servant in her lowliness, and people forever will call me blessed. The Mighty One has done great things for me, Holy is his Name! From age to age his mercy extends to those who live in his presence. He has acted with power and done wonders, and scattered the proud with their plans. He has put down the mighty from their thrones and lifted up those who are downtrodden. He has filled the hungry with good things but has sent the rich away empty. He held out his hand to Israel, his servant, for he remembered his mercy, even as he promised our fathers, Abraham and his descendants forever». Mary remained with Elizabeth about three months and then returned home.

 

The Application

 

On this day of the Feast of the Visitation, I invite you to discover the divine accompaniment in your daily life, as Mary discovered it. Today, Mary is invited to discover not only the title God gave her, 'the mother of God,' but also how that God accompanies her cousin. She had been under the impression that her service to her cousin would be a generosity or a duty on her part. In truth, in her ignorance, she discovers that she is accomplishing the divine will, a cooperation in the Trinitarian work.

 

There is a great meeting of men of great value and also a meeting of three persons together, totally invisible to men, yet visible to the eyes of faith, especially for Mary, Elizabeth, John the Baptist, Zachariah, etc. God does not hide Himself, He allows Himself to be found, by men of good will.

 

Like Mary, we are invited to dwell, to dwell with God, in the homes of men. Is this dwelling of Mary, in her cousin's house, not a dwelling of God? God puts himself at the service of the people. Many of us see the visitation of Mary, and we are right. If we want to look deeper, in truth in Mary, there was the visitation of the Trinity, because the Father was there with his Son, and all were enveloped by the Holy Spirit. The men enveloped by the Trinity, are able to overthrow the powerful of the world and make the humble ones rise, fill them with joy, as God does. Shall we too be inspired bt the Holy Spirit and enact such visitations in our daily life?

 

Action of the day : Try to visit a person today and assure him or her your support.

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

 

John prophecies from the womb, 

by Maximus of Turin (died between 408-423 AD)

 

"Not yet born, already John prophesies and, while still in the enclosure of his mother's womb, confesses the coming of Christ with movements of joy - since he could not do so with his voice. As Elizabeth says to holy Mary, 'As soon as you greeted me, the child in my womb exulted for joy.' John exults, then, before he is born. Before his eyes can see what the world looks like, he can recognize the Lord of the world with his spirit. In this regard, I think that the prophetic phrase is appropriate: 'Before I formed you in the womb I knew you, and before you came forth from the womb I sanctified you' (Jeremiah 1:5). Thus we ought not to marvel that after Herod put him in prison, he continued to announce Christ to his disciples from his confinement, when even confined in the womb he preached the same Lord by his movements." (excerpt from SERMON 5.4)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0