Publié le 15 Janvier 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 2,13-17): 

 

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

 

L’Application

 

L’humanité de Jésus nous apprend à vivre notre humanité pleinement. C’est dans cette humanité que Jésus fait découvrir le projet divin, un projet purement ajusté à notre humanité. L’incarnation était prévue, pour que cette humanité représente toujours dans la même humanité, la véritable image de Dieu, un regard plein de miséricorde.

 

Par ses actes et par ses paroles, Jésus représente en Lui, dans son propre humanité, cette image divine, où tout le monde est invité à y participer et devenir en Jésus divin. Le monde contemporain de Jésus n’était pas capable de découvrir cette vérité, la proximité divine, une présence divine dans les cœurs des hommes.

 

Le monde représenté par ce Lévi, le fils d’Alphée est aujourd’hui le même que nous sommes, fidèles au commandement d’amour. Quel que soit notre état de vie, nous sommes appelés à répondre positivement à cet appel divin et à d’être témoins de la joie de l’évangile. Notre joie s’invitera les autres à y participer et ils deviendront part leur tour,  par leurs actes et par leurs paroles, cette image divine, qui sera justement représentée au monde contemporain, qui en a tant besoin.

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

 

+ Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 14 Janvier 2021

Gospel text

(Mk 2,1-12): 

 

Jesus returned to Capernaum. As the news spread that he was at home, so many people gathered that there was no longer room even outside the door.

While Jesus was preaching the Word to them, some people brought a paralyzed man to him. The four men who carried him couldn't get near Jesus because of the crowd, so they opened the roof above the room where Jesus was and, through the hole, lowered the man on his mat. When Jesus saw the faith of these people, he said to the paralytic, «My son, your sins are forgiven».

Now, some teachers of the Law who were sitting there wondered within themselves, «How can he speak like this insulting God? Who can forgive sins except God?».

At once Jesus knew through his spirit what they were thinking and asked, «Why do you wonder? Is it easier to say to this paralyzed man: ‘Your sins are forgiven’, or to say: ‘Rise, take up your mat and walk?’ But now you shall know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins». And he said to the paralytic, «Stand up, take up your mat and go home».

The man rose and, in the sight of all those people, he took up his mat and went out. All of them were astonished and praised God saying, «We have never seen anything like this!».

 

The Application

 

Faith is a gift of the Holy Spirit, yet to accept this faith or to reject it, it is up to us, to our own discernment and commitment. This faith helps us to live our life meaningfully, and be just before God. The Gospel of the day confirms that our faith is communitarian in nature and invites us to live it with our brothers and sisters. We need others to live our faith fully, though it’s purely a personal relationship with God. How to relate with God without having a sincere love for His brothers and sisters? We need to help each other and bring them closer to Jesus, so that they may be touched by the divine grace. This gospel helps us to discover our own infirmity and the necessity to trust in divine providence, for we have a God full of mercy.

 

 

 

Jesus did not come to perform miracles, but to reconcile us with God. How can we be reconciled with God if we do not acknowledge our sins? We must never forget the wonders done by God in the history of salvation, because He did them only for us. Let us give thanks to God and recognize his presence in our daily lives. This is the first step to get closer and be reconciled with God.

 

Action of the day; Forgiveness is the best way of expressing our love for God.

 

 

«‘My son, your sins are forgiven’ (...). ‘Stand up, take up your mat and go home’»

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we see the Lord surrounded once more by crowds: «so many people gathered that there was no longer room even outside the door» (Mk 2:2). His heart is melted by people's needs and makes him to bestow upon them as much relief as possible; by forgiving, teaching and healing them at the same time. He certainly offers them physical help (as in today's parable, by curing the paralytic), but —actually— He is intent on getting the very best for each one of us: the well-being of our soul.

Jesus, our Savior, wants to give us a true hope of salvation. He even forgives our sins and sympathizes with our moral feebleness. Before anything else, He most emphatically says: «My son, your sins are forgiven» (Mk 2:5). Later on, we are given to see him connecting the remission of our sins —which He generously and tirelessly grants— to a most extraordinary miracle, seen by our very eyes. As some kind of external guarantee, as if to help us to open our eyes to faith, after forgiving the paralytic's sins, He cures him of his paralysis: «Stand up, take up your mat and go home. The man rose and, in the sight of all those people, he took up his mat and went out» (Mk 2:11-12).

We can revive this miracle quite often through Confession. With the words of forgiveness said by the minister of God («I absolve you from your sins in the name of the Father, and of the Son and of the Holy Spirit») Jesus —discreetly— accords us once more the external guarantee of remission of our sins, guarantee that is tantamount to the spectacular cure of the paralytic of Capernaum.

We are now beginning a new ordinary time. And, we believers are now reminded of the urgent need we have of a sincere and personal encounter with Jesus Christ, the All-Merciful Lord. In this liturgical time, He urges us not to slacken our pace nor to neglect the necessary forgiveness He offers all of us in his dwelling, the Church.

 

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Publié le 14 Janvier 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 2,1-12): 

 

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte.

Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés».

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?».

Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi».

L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil».

 

L’Application

 

La foi est un don de l’Esprit Saint, pourtant l’accueillir cette foi ou la rejeter revient à nous, à notre propre discernement et engagement. L’évangile nous confirme que notre foi est communautaire et il nous invite à la vivre avec nos frères et sœurs. Cet évangile nous aide à découvrir notre propre infirmité et à faire confiance dans la providence divine, car nous avons un Dieu plein de miséricorde.

 

Jésus n’est pas venu pour faire les miracles, mais pour nous réconcilier avec Dieu. Comment pouvons-nous réconcilier avec Dieu, si nous nous ne reconnaissons pas nos péchés ? Il ne faut jamais oublier les merveilles faites par Dieu dans l’histoire du salut, car Il les a faites que pour nous. Rendons grâce à Dieu  et reconnaissons sa présence dans notre vie quotidienne.

 

«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons encore le Seigneur entouré d'une foule: «Tant de monde se rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte» (Mc 2,2). Son coeur se dilate devant les besoins des autres et Il leur fait tout le bien possible: Il pardonne, enseigne et guérit tout à la fois. Il offre son aide au plan matériel (aujourd'hui en guérissant une paralysie), mais -dans le fond- Il cherche ce qu'il y a de mieux, ce qui est le plus important pour chacun d'entre nous: le bien de l'âme.

Jésus-Sauveur veut nous laisser une espérance certaine de salut: Il est même capable de pardonner les péchés et de compatir à notre faiblesse morale. Avant tout, il affirme: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mc 2,5). Puis nous le voyons associer le pardon des péchés -qu'il dispense généreusement et infatigablement- à un miracle extraordinaire, "palpable" à l'oeil nu. Comme une sorte de garantie extérieure, pour ouvrir nos yeux à la foi, après avoir déclaré au paralytique le pardon de ses péchés, il guérit sa paralysie: «Je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde» (Mc 2,11-12).

Ce miracle, nous pouvons le revivre fréquemment dans la Confession. Dans les paroles de l'absolution que prononce le ministre de Dieu («Je te pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»), Jésus nous offre de nouveau -discrètement- la garantie externe du pardon de nos péchés, garantie équivalente à la guérison spectaculaire du paralytique de Capharnaüm.

Voici que nous entamons un nouveau temps ordinaire. Et l'on rappelle aux croyants l'urgente nécessité d'une rencontre sincère et personnelle avec Jésus-Christ miséricordieux. Celui-ci nous invite à ne rien brader, à ne pas négliger le nécessaire pardon qu'Il nous offre dans son giron, l'Église.

 

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Publié le 13 Janvier 2021

Gospel text

(Mk 1,40-45): 

 

A leper came to Jesus and begged Him, «If you so will, you can make me clean». Moved with pity, Jesus stretched out his hand and touched him, saying, «I will; be clean». The leprosy left the man at once and he was made clean. As Jesus sent the man away, he sternly warned him, «Don't tell anyone about this, but go and show yourself to the priest and for the cleansing bring the offering ordered by Moses; in this way you will make your declaration».

However, as soon as the man went out, he began spreading the news everywhere, so that Jesus could no longer openly enter any town. But even though he stayed in the rural areas, people came to him from everywhere.

 

 

The Application

 

I invite you to discover the journey of this leper which has brought him to Jesus. It will be very useful for us so that we can too reach closer to Jesus and better enjoy the graces that God grants us. The journey of this leper is a process of discernment and courage. Discernment because he recognized in himself his infirmity and sought the source of healing, his faith in Jesus Christ.  Courage because he trusted in Jesus Christ and did not want to be scrupulously conformed to the demands of society. We should learn to take risk in life.

 

 

 

At the same time Mark presents us with the divine will, "I will, be cleansed. "This will is not necessarily a revolutionary will in nature, for it desires that men live in peace and tranquility.  Tradition and worship are good for society, as long as they are not against love and charity. We find here that Jesus is asking to do what is expected of him, certainly without being slave to these rules and regumations.

 

 

 

An open and gentle heart of beatitude will find the right place between tradition and charity. If there is a confit, this open mind will seek and be satisfied with charity. Can we preserve our heart so that it is always open and gentle?

 

Action of the day : Have Fatih in Christ and be courageous.

 

 

 

«‘If you so will, you can make me clean’ (...). ‘I will; be clean’»

 

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Spain)

 

Today, in the first reading we read: «As the Holy Spirit says: Today, if you hear his voice ‘do not harden your hearts’» (Heb 3:7-8). And we constantly repeat it in the response to Psalm 94. In this brief quote, two points are raised: a longing and a warning. Both should never be forgotten.

During our daily prayer we long for and hope to hear our Lord's voice. But, perhaps more often than not, we fill it with our own words without allowing us time to listen to what the Good God may wish to tell us. Let us, therefore, take care of our inner silence which —by avoiding distractions and centering our attention— opens up a space to receive the affections and inspirations Our Lord, most certainly, wants to impregnate our hearts with.

A risk we must never forget is the risk that dwelling on the old sin may harden our spiritual heart. Life's hazards, at times, may make us —even without our realizing it— more leery, insensible, disheartened, forlorn…! We must beg our Lord to make us more conscientious of this inner downgrading. Our prayer offers us the opportunity to look serenely at our own life and to all circumstances surrounding it. We must meditate over the different events in the Light of the Gospel, to discover where we are in need of an authentic change.

If only we could hope for our change with the same degree of faith and confidence as the leper showed when he asked Jesus!: «He came to Jesus and begged Him, ‘If you so will, you can make me clean’» (Mk 1:40). He is the only one to make possible what for us is simply impossible. Let God act through His Grace upon us so our hearts can be purified and, meek to His influence, may every day become more in the image and semblance of Jesus' heart. He is telling us, in confidence: «I will; be clean» (Mk 1:41).

 

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Publié le 13 Janvier 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 1,40-45): 

 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage».

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

L’Application

 

Je vous invite à découvrir le parcours de ce lépreux qui lui a amené jusqu’à Jésus. Il sera très utile pour que nous puissions mieux profiter les grâces que Dieu nous accorde. Le parcours de ce lépreux, est un processus de discernement  et de courage. Discernement parce qu’il a reconnu en lui son infirmité et a cherché la source de la guérison, sa foi en Jésus Christ.  Le courage parce qu’il a fait confiance en Jésus Christ et n’a pas voulu d’être scrupuleusement en conformité à l’exigence de la société.

 

Marc nous présent en même temps la volonté divine, « Je le veux, sois purifié. » Cette volonté n’est pas nécessairement avoir une volonté révolutionnaire en nature, car elle désire que les hommes  vivent en paix et tranquillité.  La tradition et les cultes sont bons pour la société, tant qu’ils ne soient pas contre l’amour et la charité.

 

Un cœur ouvert et doux de la béatitude, trouvera la juste place d’entre la tradition et la charité. S’il y a un confit, il cherchera et se contentera avec la charité. Pouvons-nous préserver  notre cœur pour qu’il soit toujours ouvert et doux ?

 

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

 

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 

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Publié le 12 Janvier 2021

Gospel text

(Mk 1,29-39): 

 

As soon as Jesus and his disciples left the synagogue, Jesus went to the home of Simon and Andrew with James and John. As Simon's mother-in-law was sick in bed with fever, they immediately told Him about her. Jesus went to her and taking her by the hand, raised her up. The fever left her and she began to wait on them.

That evening at sundown, people brought to Jesus all the sick and those who had evil spirits: the whole town was pressing around the door. Jesus healed many who had various diseases, and drove out many demons; but he did not let them speak, for they knew who he was.

Very early in the morning, before daylight, Jesus went off to a lonely place where He prayed. Simon and the others went out, too, searching for him; and when they found him they said, «Everyone is looking for you». Then Jesus answered, «Let's go to the nearby villages so that I may preach there too; for that is why I came». So Jesus set out to preach in all the synagogues throughout Galilee; he also cast out demons.

 

 

The Application

 

By leaving the synagogue, Jesus enters Simon's house, which is a repeatation of incarnation. Jesus' exit from his holding on His divinity (Synagogue as a dwelling place of God where people gather) made an entrance into our homes (Simon's), thus participates in our humanity. Jesus is there to be with us, certainly for us, so that we may discover God's love and be healed of our infirmities. For Jesus, this out and enter makes no difference.

 

 

 

Yet we must recognize the universality of salvation and we cannot, especially not lock up the divine presence within ourselves, for He is sent to the whole world and the Good News is to be proclaimed everywhere. If He has come out, it is not to be locked up, but to set the world free. By this act, He makes us discover this universal mission, in prayer and contemplation. The evangelist presents Jesus to us not only in action but also in contemplation.

 

Personally I am convinced that a contemplation that does not push us towards a concrete commitment (to be with people) or an action that is not born of contemplation or prayer (to be with God), can hardly be a divine will. Everything must be born of God and directed towards God.

 

Action of the day : Either you learn to act from the prayer or take every acts into your prayer.

 

«Very early in the morning, before daylight, Jesus went off to a lonely place where He prayed»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Spain)

 

Today, we are clearly shown how Jesus split his working hours. On one hand He prayed and, on the other, He consecrated time to his mission of praying with words and deeds. Contemplation and Action. Prayer and Work. Being with God while amongst men.

We indeed see Jesus dedicated in body and soul to his task as Messiah and Savior: He cures the sick, as Saint Peter's mother in law and many others; He comforts the sad ones, drives out demons and preaches. People bring him the ailing and those with evil spirits. And they all want to hear his words. His disciples tell him: «Everyone is looking for you» (Mk 1:37). More often than not He surely had an exhausting activity that did not give him even time to breathe. But, at the same time, Jesus also had to look for some lonely place where He could pray: «Very early in the morning, before daylight, Jesus went off to a lonely place where He prayed» (Mk 1:35). In other Gospels we can also find Jesus devoted to praying in different hours and even at night. He knew how to distribute his time, so that his working days would have a proper balance between work and prayer.

We often say: —I have no time! We are so busy with our homework, our professional activity, the countless tasks in our agenda... So, quite often, we believe we should be relieved from our daily prayers. We do a lot of important things, but often run the risk of forgetting the absolutely necessary one: prayer. We have to establish a balance to be able to do the former without neglecting the latter.

Saint Francis brings it up like that: «We must faithfully and devotedly work, without extinguishing the spirit of the holy prayer and devotion which the worldly things must be submitted to».

Maybe we should organize ourselves a little bit better. Discipline us, by “domesticating” our time. Certainly, what is important must be done. But what is necessary should be an absolute must.

 

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Publié le 12 Janvier 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 1,29-39): 

 

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

 

L’Application

 

 

En quittant la synagogue, Jésus entre chez Simon. La sortie de Jésus de son Père (Synagogue comme une demeure de Dieu où le peuple se rassemble) a fait une entrée dans nos maisons (chez Simon). Jésus est là d’être avec nous, certainement pour nous, pour que nous découvrions l’amour de Dieu et que nous soyons guéris de nos infirmités.

 

Pourtant, il faut reconnaitre l’universalité du salut et nous ne pouvons pas, surtout pas l’enfermer en nous-mêmes, car Il est envoyé au monde entier et la Bonne Nouvelle soit proclamées. S’il est sortie, ce n’est pas d’être enfermé, mais pour libérer le monde. Il nous fait découvrir cette mission universelle dans la prière et dans la contemplation. L’évangéliste nous présente Jésus non seulement dans l’action, mais également dans la contemplation.

 

Personnellement je suis convaincu qu’une contemplation qui ne nous pousser pas vers un engagement concret (d’être avec les hommes) ou une action qui n’est pas née d’une contemplation ou prière (d’être avec Dieu), ne peut être difficilement une volonté divine. Tout doit naître de Dieu et orienter vers Dieu.

 

«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.

 

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Publié le 11 Janvier 2021

Gospel text

(Mk 1,21-28): 

 

Jesus and his disciples went into the town of Capernaum and began to teach in the synagogue during the sabbath assemblies. The people were astonished at the way he taught, for he spoke as one having authority and not like the teachers of the Law. It happened that a man with an evil spirit was in their synagogue and he shouted, «What do you want with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I know who you are: You are the Holy One of God». Then Jesus faced him and said with authority, «Be silent and come out of this man!». The evil spirit shook the man violently and, with a loud shriek, came out of him.

All the people were astonished and they wondered, «What is this? With what authority he preaches! He even orders evil spirits and they obey Him!». And Jesus' fame spread throughout all the country of Galilee.

 

The Application

 

A new teaching proclaimed with authority and His works affirm this. In Jesus we find the perfect use of authority in the service of the Lord that we must imitate him. This teaching is exceptionally different, because it comes not only with the authority, but also with love and mercy.

 

Even though this divinity is beyond our capacity or bearing, his humanity is quite accessible, for Jesus himself uses our humanity. Through a just use of the same humanity that we have, we can easily have access to his divinity. A parfait utilization our own humanity, in it fulness, we get closer to the divinity. God has made us capable of such greatness.

 

Incarnation is a gift offered to humanity so that it can understand the divinity and participate in it. This authority, which we see in Jesus, is already given to us, because in Jesus, God has given us everything and in His grace He make everything, even impossible elements to happen in us.

 

Action of the day: Be human and use your gifts for the wellbeing of the humanity.

 

 

«The people were astonished at the way he taught, for he spoke as one having authority and not like the teachers of the Law»

 

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Spain)

 

Today, first Tuesday in Ordinary Time, Saint Mark presents Jesus while teaching in the synagogue and, immediately, he comments: «The people were astonished at the way he taught, for he spoke as one having authority and not like the teachers of the Law» (Mk 1:21). This is quite an extraordinary initial notice. On one hand, what His listeners admire is certainly not the doctrine but the Master; it is not what is said, but Who says it. And, on the other hand, it is not the preacher as much but, rather, specifically who He is: Jesus taught «as one having authority», that is, with legitimate and unimpeachable power. Later on, this particularity is reconfirmed with a straight comparison: «He did not do it like the teachers of the Law».

A little later, though, the scene of the man with an evil spirit integrates the doctrinal lesson with an admirable motivation: «What is this? With what authority he preaches a new Law!» (Mk 1:27). Notwithstanding, we may as well note the qualifying adjective does not refer so much to the contents as it does to the uniqueness: the doctrine is “new”. Here we find another reason of contrast: Jesus communicates something unheard of (never ever this word could be better applied).

We still add a third remark. His authority comes also from the fact Jesus «even orders evil spirits and they obey Him!». We are facing here such a deep contrast as in the other two previous ones. To the Master's authority and to the newness of His doctrine we must add His power against evil spirits.

Brothers! Our faith tell us this Liturgy of the Word makes us contemporaries of what we have just heard and comment on. Let us ask ourselves with humble gratefulness: Do I fully realize no man has ever said, as Jesus did, the Word of God the Father? Do I feel rich with a message that holds no comparison either? Do I realize what liberating force Jesus and His teachings have in human life and, more specifically, in my life? Touched by the Holy Spirit, let us tell our Redeemer: Jesus-life, Jesus-doctrine, Jesus-victory, please, as the great Raymond Llully liked to say, may we live in a constant “wonder” of You!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Janvier 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 1,21-28): 

 

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

 

L’Application

 

Un enseignement nouveau proclamé avec autorité et ses œuvres l’affirme. En Jésus nous trouvons la parfaite utilisation de l’autorité au service du Seigneur que nous devons l’imiter.

 

Même si sa divinité est hors de notre capacité ou porté, son humanité est tout à fait accessible, car Jésus même utilise notre humanité. Par une juste utilisation de la même humanité que nous avons, nous pouvons facilement avoir accès à sa divinité.

 

L’incarnation est un cadeau offert à l’humanité pour qu’elle puisse participer à la divinité. Cette autorité que nous constatons en Jésus, est déjà donné à nous, car en Jésus, Dieu nous a tout donné.

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

 

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Publié le 10 Janvier 2021

Gospel text

(Mk 1,14-20): 

 

After John was arrested, Jesus went into Galilee and began preaching the Good News of God. He said, «The time has come; the kingdom of God is at hand. Change your ways and believe the Good News». As Jesus was walking along the shore of Lake Galilee, he saw Simon and his brother Andrew casting a net in the lake, for they were fishermen. And Jesus said to them, «Follow me, and I will make you fish for people». At once, they left their nets and followed Him. Jesus went a little farther on and saw James and John, the sons of Zebedee; they were in their boat mending their nets. Immediately, Jesus called them and they followed Him, leaving their father Zebedee in the boat with the hired men.

 

The Application

 

Jesus is asking us to be converted and the conversion is a process which leads us towards the truth, calling to be coherent with ourselves, recognizing our own identity. Without recognizing our own identity as children of God, conversion will be impossible, because conversion is a return to the origin.

 

 

 

Since we are children of God, collaborating with God is not a required obligation, rather we cannot be ourselves without this collaboration. It affirms our sense and meaning of existence and helps us to renew our identity in a permanent manner. It’s because of this very reason that Jesus invites us to participate in his mission, and it is ours.

 

 

 

To do this, we must recognize Jesus as sent by the Father, believe in everything He tells us and apply them in our daily lives. "Do whatever He tells you to do,' Mary tells her children, who we are. Let us change our human habits, and we must dress with divine behavior, announcing the Good News of the divine presence in this world that God still loves. To be converted as par the Christian understanding is, in truth, to become Christ for our brothers and sisters.

 

Action of the day: Learn to respond positively to the divine call.

 

«Change your ways and believe the Good News»

 

Fr. Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel invites us to change: «Change your ways and believe the Good News» (Mk 1:15). Change to what? It would perhaps be better to say, to whom? To Christ! This is how He said it: «Anyone who loves his father or mother more than me is not worthy of me» (Mk 10:37). To change means to gratefully receive the gift of Faith and live a life of love and service. To change means to accept Christ as our only Lord and King of our hearts, so that we become a useful servant to Him. To change implies discovering Christ in every event in human history —and in our own personal history too— while realizing He is the origin, the core and the end of all History and that everything has been redeemed by Him and, in Him, everything attains its maximum plenitude. To change also implies living with hope, for He has defeated Sin, the Evil One and Death, and the Eucharist is His guarantee.

To change also involves loving Our Lord more than anything else in this world, with all our heart, all our soul, and all our strength. To change postulates to deliver our intelligence and our will to Him, in such a way that the Episcopal motto of the Holy Father, John Paul II, Totus tuus, that is, All yours, my God, is made true by our lives. And all, means time, qualities, possessions, illusions, projects, health, family, work, leisure, everything. Therefore, to change requires to love God's will in Christ over all things while enjoying it, which means to be grateful for whatever He may care to send us, even if it is contradictions, humiliations or ailments, and take them as treasures which allow us express more clearly our love for God: if You want it like that, so do I!

As it happened with the apostles Simon, Andrew, James and John, changing means to leave «immediately the nets» and follow Him (cf. Mk 1:18), once we hear His voice. To change, after all, is that Christ be everything for us.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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