Publié le 14 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 21,28-32): 

 

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens: «Que pensez-vous de ceci? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit: ‘Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne’. Celui-ci répondit: ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit: ‘Oui, Seigneur!’ et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père?». Ils lui répondent: «Le premier». Jésus leur dit: «Amen, je vous le déclare: les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole».

 

L’Application

 

Croire ou la foi est une grâce de Dieu. La foi nous aide à regarder les signes du jour, et elle nous facilite à les interpréter comme les messagers de Dieu.  Pourtant, nous ne pouvons tout maîtriser en même temps. Nous avons besoin d’espace et de temps, pour que nous soyons devant la vérité.

 

La conversion n’est possible que si l’homme s’apprend à se connecter à la vérité. Au temps de Jésus Jean Baptiste était un signe de la vérité, qui a aidé le peuple à découvrir la Lumière qui était déjà parmi eux. Si nous voulons marcher dans la lumière, il faut savoir regarder et interpréter les signes du jour, pouvoir y comprendre le message de Dieu et la disponibilité de répondre positivement à l’appel divin.

«‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons un père qui a deux fils, il dit au premier: «Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne» (Mt 21,28). Celui-ci répondit: «‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla» (Mt 21,29). Il dit la même chose au deuxième. Celui-ci répondit: «‘Oui, Seigneur!’», mais n'y vas pas (cf. Mt 21,30). L'important ce n'est pas de dire "oui", l'important c'est de le "faire". Il y a un proverbe qui dit: «Ce qui n'est pas dans les actes n'est pas dans le monde».

Dans un autre passage, Jésus fera l'enseignement de cette parabole: «Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux» (Mt 7,21). Comme disait Saint Augustin: «deux volontés existent. Ta volonté doit se façonner pour s'identifier à la volonté de Dieu, ce n'est pas à la volonté de Dieu de se déformer pour s'accommoder à la tienne». En langue catalane nous disons qu'un enfant “creu” (“croit”), quand il obéit: croire!, c'est-à-dire, nous identifions l'obéissance avec la foi, nous avons confiance en ce qu'on nous dit.

Obéissance veut dire “ob-audire”: écouter avec attention. Cela se manifeste par la prière, en ne faisant pas la sourde oreille à la voix de l'Amour. «Nous autres les hommes, nous avons tendance “à nous défendre”, à nous attacher à notre égoïsme. Dieu exige qu'en obéissant, nous exercions notre foi (...). Il arrive en effet au Seigneur de suggérer son vouloir comme à voix basse, tout au fond de la conscience: il faut alors l'écouter avec attention, pour percevoir cette voix et lui être fidèles» (Saint Josemaria Escriva). Accomplir la volonté de Dieu c'est être saint; obéir ce n'est pas uniquement être une marionnette entre les mains d'un autre, mais réfléchir à ce qu'il faut accomplir et ainsi le faire parce que “nous en avons envie”.

Notre Mère la Sainte Vierge Marie, maîtresse dans “l'obéissance dans la foi”, nous montrera le moyen d'apprendre à obéir à la volonté du Père.

 

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Publié le 13 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 21,23-27): 

 

Jesus had entered the Temple and was teaching when the chief priests, the teachers of the Law and the Jewish authorities came to him and asked, «What authority have you to act like this? Who gave you authority to do all this?». Jesus answered them, «I will also ask you a question, only one. And if you give me an answer, then I will tell you by what authority I do these things. When John began to baptize, was it a work of God, or was it merely something human?». They reasoned out among themselves, «If we reply that it was a work of God, he will say: ‘Why, then, did you not believe him?’. And if we say: ‘The baptism of John was merely something human’, beware of the people: since all hold John as a prophet». So they answered Jesus, «We do not know». And Jesus said to them, «Neither will I tell you by what right I do these things».

 

The Application

 

Sometime it happens in our own personal life that people ask question, not necessarily for an answer. When these people are responded with an interrogation, they are lost, because in their question, they were not sincere and faithful. In today’s gospel, Jesus teach us to face such people courageously.

 

Thus in today’s gospel, I will rather change my question, from the authority to sincerity and faithfulness. Lord what should I do to identify the graces that you have given to me, and particularly to use such divine grace which are specail and extrodinary ? You have given us the intelligence to see, observe and perceive, to hear and understand, and to listen in the language of silence. Help us Lord to ask the right question, for a better understanding. Teach us Lord to see into the right direction, for a better and true vision of life.

 

Action of the day : Learn to see everything with an eye of faith, for a better understanding of God’s work in you.

«What authority have you to act like this? Who gave you authority to do all this?»

Fr. Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Spain)

Today, the Gospel looks at two aspects of Jesus' personality: His shrewdness and His authority. Let's take his shrewdness first: He knows the heart of man deeply, he knows the inner life of all those who approach him. And when the High Priests and the authorities are sent to maliciously ask him: «What authority have you to act like this? Who gave you authority to do all this?» (Mt 21:23), Jesus, who knows their falseness, replies with another question: «When John began to baptize, was it a work of God, or was it merely something human?» (Mt 21:25). They do not know what to answer, because if they say that it came from God, they would be in contradiction with themselves for not having believed it, and if they say that it came from men they would be up against the people, who saw John as a prophet. They find themselves painted into a corner. Cunningly, with a simple question, Jesus has exposed their hypocrisy; He has given them the truth. And the truth is always uncomfortable, it can knock one off balance.

We should have the shrewdness of Jesus, to knock that which is a lie off its kilter. So many times the sons of darkness use all their astuteness to achieve more money, more power and more prestige; while we sons of light seem to have our asuteness and imagination somewhat asleep. Just in the same way that a worldly man uses his imagination to serve his interest, we Christians have to use our talents to serve God and the Gospel. For example: when one is before a person who speaks ill of the Church (as often happens), do we know how to respond with a reply that stops them in their tracks. Or, in a work environment, with a colleague who lives only for himself and “doesn´t give a damn”, do we know how to return good for evil? If we love him as Jesus did, our presence will be “uncomfortable” for him.

Jesus exercised his authority because of the deep knowledge he had of people and of situations. We are also called to have this authority. It is a gift that comes from above. The more we try to put everything in its place —the small things of every day— the more will we know how to deal with different people and different situations, through the inspiration of the Holy Spirit.

 

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Publié le 13 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 21,23-27): 

 

Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple l'abordèrent pour lui demander: «Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité?». Jésus leur répliqua: «A mon tour, je vais vous poser une seule question; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela: le baptême de Jean, d'où venait-il?, du ciel ou des hommes?» Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement: «Si nous disons: ‘Du ciel’, il va nous dire: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole?’. Si nous disons: ‘Des hommes’, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète». Ils répondirent donc à Jésus: «Nous ne savons pas!». Il leur dit à son tour: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela».

 

L’Application

 

Le silence sacré est toujours dangereux. Prendre la parole est aussi prendre la position. Le silence devant une question juste, justifie et affirme la pensée arrière qui n’est ni sincère ni bonne.

 

Cette semaine l’Eglise nous propose le personnage de Jean Baptiste, qui savait prendre la parole, en toute sincérité, vérité avec une humilité exceptionnelle. Pour moi, personnellement, je ne poserai pas la question de l’autorité, mais une question de vérité et sincérité.

 

Nous ne pouvons pas avoir toute vérité, pourtant nous pouvons êtres sincères et fidèles. Si nous posons la question sur l’autorité, elle sera plutôt l’autorité divine, l’homme animé par l’Esprit Saint. Tous les baptisés ont cette autorité, car en baptême, nous sommes déjà consacrés par l’Esprit Saint.

 

«Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité?»

 

Abbé Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'évangile nous invite à contempler deux facettes de la personnalité de Jésus: l'astuce et l'autorité. Regardons d'abord l'astuce: Jésus connaît profondément le cœur de l'homme, il connaît l'intérieur de chaque personne qui l'approche. Et quand les grands prêtres et les notables du village l'approchent pour lui demander avec malice: «Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t'a donné cette autorité?» (Mt 21,23), Jésus, qui connaît leur fausseté, leur répond par une autre question: «le baptême de Jean, d'où venait-il?, du ciel ou des hommes?» (Mt 21,25). Ils ne savent plus comment répondre, car s'ils disent qu'il venait de Dieu ils se contrediraient eux-mêmes puisqu'ils n'ont pas cru en lui, et s'ils disent qu'il venait des hommes ils auraient été mal vus par le peuple, car le peuple tenait Jean pour un prophète. Ils sont donc dans un cul-de-sac. Jésus leur a dit la vérité, et très astucieusement, en leur posant une seule question Il dénonce leur hypocrisie. La vérité dérange toujours, elle nous fait vaciller.

Nous aussi nous sommes appelés à être astucieux comme Jésus, afin de faire chanceler le mensonge. Les fils des ténèbres utilisent si souvent l'astuce pour amasser plus d'argent, plus de pouvoir et plus de prestige; tandis que les fils de la lumière semblent avoir l'astuce et l'imagination un peu endormies. De la même façon qu'un homme du monde utilise son imagination à ses fins, les chrétiens doivent employer leurs talents au service de Dieu et de l'Évangile. Par exemple: quand nous sommes face à quelqu'un qui dit du mal de l'Église (chose qui arrive très souvent), répondons-nous aux critiques négatives avec astuce? Ou encore, dans notre milieu de travail, avec un collègue qui ne vit que pour lui, et n'en a rien à faire des autres, est-ce que nous lui rendons un bien pour un mal avec astuce? Si nous l'aimons, comme Jésus, notre présence lui sera “gênante”.

Jésus exerçait son autorité grâce à sa connaissance approfondie des personnes et des situations. Nous aussi, nous sommes appelés à exercer cette autorité. C'est un don qui nous vient du ciel. Plus nous nous entraînerons à mettre les choses à leur place —c'est-à-dire les petites choses de tous les jours— mieux nous saurons orienter les personnes et les situations, grâce aux inspirations de l'Esprit Saint.

 

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Publié le 11 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 17,10-13): 

 

As they were coming down the mountainside, the disciples then asked Jesus, «Why do the teachers of the Law say that Elijah must come first?». And Jesus answered, «So it is: first comes Elijah to set everything as it has to be. But I tell you, Elijah has already come and they did not recognize him, but treated him as they pleased. And they will also make the Son of Man suffer». Then the disciples understood that Jesus was referring to John the Baptist.

«Elijah has already come and they did not recognize him, but treated him as they pleased»

 

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Castelldefels, Spain)

 

Today, we see Jesus talking with his disciples as they are coming down from the mountain, where they have just lived the Transfiguration. Our Lord hasn't taken up Peter's suggestion that they stay, and is answering the questions of the disciples as they descend. Those, who have just partaken momentarily in the glory of God, are surprised and don't understand how the Messiah could have come without the prophet Elijah coming first to prepare everything.

It turns out that the preparation has already been done. «But I tell you, Elijah has already come» (Mt 17:12). John the Baptist has prepared the way. But the men of the world don't recognize the men of God, nor do the prophets of the world recognize the prophets of God, nor do the arrogant of the world recognize the divinity of Jesus Christ.

A new way of looking and new heart are necessary if the ways of God are to be recognized, and if we are to respond with cheerfulness and generosity to the demanding calls of those He has sent. Not everybody is willing to understand it, let alone live it. What's more the way we live our lives and our plans might be in opposition to God's will. An opposition that could turn into a struggle against, and a rejection of, Our Father in Heaven.

We need to discover the intense love that informs God's plans for us and, if we are to be consistent with the faith and morality that Jesus reveals to us, we can't be surprised by the bad treatment, the slander and the persecutions. Being on the right track doesn't stop there being difficulties in life and He, despite the suffering, teaches us to keep on going.

We ask the Mother of Jesus, Queen of the Apostles, to intercede so that no one will be lacking a friend who, like the prophets, will bring them the Good News of salvation that is brought to us through the birth of Jesus Christ. We have the mission, you and me, to make sure that this Christmas be experienced in a more Christian way by those people who cross their path with ours.

 

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Publié le 11 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 17,10-13): 

 

Les disciples interrogèrent Jésus: «Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur répondit: «Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare: Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux». Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.

 

 

«Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu»

 

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Castelldefels, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus discute avec ses disciples en descendant de la montagne où ils ont vécu la Transfiguration. Pierre lui avait proposé de rester là-haut, mais le Seigneur n'a pas accepté, et il redescend tout en répondant à leurs questions. Eux, qui viennent de partager brièvement la gloire de Dieu, sont déconcertés: ils ne comprennent pas que le Messie soit venu avant le prophète Élie, qui devait tout préparer.

Mais la préparation a déjà eu lieu. «Je vous le déclare: Élie est déjà venu» (Mt 17,12): C'est Jean-Baptiste qui a préparé la route. Mais les gens de ce monde ne reconnaissent pas les hommes de Dieu, ni les prophètes de ce monde les prophètes de Dieu, ou les puissants de la Terre la divinité de Jésus-Christ.

Il faut un regard neuf, un cœur nouveau, pour reconnaître les voies de Dieu et répondre avec générosité et allégresse à l'appel exigeant de ses envoyés. Tout le monde n'est pas enclin à le comprendre et, moins encore, à le vivre. Mieux, nos vies et nos projets peuvent contrarier la volonté du Seigneur et cette opposition aller jusqu'à la lutte et au rejet de notre Père du Ciel.

Il nous faut découvrir l'intense amour qui guide les desseins de Dieu sur nous et, si nous sommes conséquents avec la foi et la morale que Jésus nous révèle, les mauvais traitements, la diffamation et les persécutions ne nous surprendront pas. Être sur le bon chemin ne nous épargne pas les difficultés de l'existence et Il nous invite à aller de l'avant en dépit de la souffrance.

Demandons à la Mère de Jésus, Reine des Apôtres, d'intercéder pour qu'à nul ne manque des amis qui, comme les prophètes, lui annoncent la Bonne Nouvelle du salut que nous apporte la naissance de Jésus. À toi et à moi, il nous incombe de faire en sorte que ce Noël soit vécu plus chrétiennement par les personnes que nous rencontrerons sur notre route.

 

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Publié le 10 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 11,16-19): 

 

Jesus spoke to the crowds: «Now, to what can I compare the people of this day? They are like children sitting in the marketplace, about whom their companions complain: ‘We played the flute for you but you would not dance. We sang a funeral-song but you would not cry!’. For John came fasting and peo­ple said: ‘He is possessed’. Then the Son of Man came, he ate and drank, and people said: ‘Look at this man! A glutton and drunkard, a friend of tax collectors and sinners!’. Yet the outcome will prove Wisdom to be right».

 

The Application

 

How can we discern the divine wisdom? Divine wisdom is holistic and inclusive. It is aware of the environment, including the people around us. It helps us to discern, to act and to avoid to react. In this discernment, it enlightens us, through the events happening around us, and the realities as they appeared, and helps us to identify the truth as it is, yet remaining invisible.

 

I am so convinced that very often the way we look at the world is the way we look at ourselves. It is revealing of our own interiority. Jesus invites us to re-read our view of the world, of creation in its totality. If this vision is not pure, everything we look at will also be conditioned by this vision. We should verify constantly, whether we look at peuple and events, in a right perspective.

 

A man of faith will be able to identify  in these events and realities, the divine presence and will be gifted at discovering divine works in acts that are purely human. If man learns to look into human works with an eye of faith, he will easily discover divine wisdom, which is a divine revelation.

 

Action of the day : Learn to look everything with an eye of Faith.

 

 

«To what can I compare the people of this day?»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we should be distraught before the Lord’s sigh: «To what can I compare the people of this day?» (Mt 11:16). Jesus is overwhelmed by our heart, more often than not, nonconforming and ungrateful. We are never fulfilled; we are complaining all the time. We even dare to blame Him for all the things that disturb us.

«Yet the outcome will prove Wisdom to be right» (Mt 11:19): it suffices to just look at the Christmas mystery. But what about us? how is our faith? Could it be that our complaints are actually harboring the nonexistence of our reply? A very appropriate query for the time of Advent!

God comes to our encounter, but man —especially the present-day man— hides out from Him. Some, as Herod, are really afraid of Him. Others are even harassed by his simple presence: «Take him away, take him away! Crucify him!» (Jn 19:15). Jesus «is the God-who-comes» (Benedict XVI) and we look like "the-man-who-goes away": «He came to what was his own, but his own people did not accept him» (Jn 1:11).

Why do we run away? Because of our lack of meekness. Saint John the Baptist recommended us to "dwindle". And the Church reminds us so, every time the Advent comes. We must, therefore, become as little children to be able to understand and receive the "Little God". He appears in front of us with the humility of his swaddling-clothes: never before a “God-wrapped-in-swaddling clothes” had been preached! We project a ridiculous image before God when we try to conceal ourselves with pretexts and dishonest explanations. Already at the dawn of humanity, Adam blamed Eve; Eve blamed the snake..., after all the centuries gone by, we remain just the same.

Jesus-God, however, is coming: in the cold and the poverty of Bethlehem he neither admonished nor rebuked us. On the contrary! He begins to load his small shoulders with the weight of all our faults. Should we, then, be afraid of Him? Will our apologies be truly worth before this "Little-God"? «God’s sign is the Baby: we learn to live with him and to practice with him that humility of renunciation that belongs to the very essence of love» (Benedict XVI).

 

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Publié le 10 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 11,16-19): 

 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Texte de l'Évangile

(Mt 11,16-19): 

 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous discerner la sagesse divine ? La sagesse divine est holistique et inclusive. Elle prend conscience de l’environnement, y compris les personnes qui nous entourent. Elle nous aide à discerner, à agir, que réagir. Dans ce discernement, elle nous éclaire, à travers les événements qui se passent autour de nous non seulement les réalités telles qu’elles sont apparues, mais aussi la vérité telle qu’elle est, pourtant en restant invisible.

Je suis tellement convaincu ce que très souvent le regard que nous portons sur le monde, est un regard que nous portons sur nous-mêmes. Il est révélateur de notre propre intériorité. Jésus nous invite à faire une relecture de nos regards sur le monde, la création dans sa totalité. Si ce regard n’est pur, tout ce que nous regardons sera aussi conditionné par ce regard.

 

Un homme de foi sera capable d’identifier la présence divine et serons doués de découvrir les œuvres divines dans les actes qui sont purement humains. Si l’homme apprend à regarder dans les œuvres humaines, il y découvrira facilement la sagesse divine, qui est une révélation divine.

«A qui vais-je comparer cette génération?»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

«A qui vais-je comparer cette génération?»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

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Publié le 9 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 11,11-15): 

 

Jesus said to the crowds, «No one greater than John the Baptist has come forward among the sons of women, and yet the least in the kingdom of heaven is greater than he. From the days of John the Baptist until now, the kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it. Up to the time of John, there was only prophesy: all the prophets and the Law; and if you believe me, John is this Elijah, whose coming was predicted. Let anyone with ears listen!».

 

The Application

 

We are called to be members of his Kingdom and it is John the Baptist who is considered the greatest among men born on earth. He is great because He recognized the presence of the Savior, and He helped the world, so that this world too might discover this saving presence. The more we participate in this mission of John the Baptist, the more we will be considered by the Lord as great in this Kingdom of God.

 

 

Jesus reminds us that this Kingdom has suffered so much violence and we must not be the cause of this violence of the day. By our acts of charity, by our words of benevolence, we have an obligation to protect it, so that the world may taste the peace and love that God wishes to establish today. To do this, we must live a life in the image of John the Baptist, and by reminding the world what is to be done, importantly living it by ourselves. This witnessing life is the fist step towards the conversion, which will lead us to live a life of holiness, as wished by Jesus.

 

Action of the day : Be a John Baptist.

 

 

«The kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it»

 

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of John the Baptist, the Messiah's Precursor, he who has come to prepare the paths of the Lord. He will stay with us until the sixteenth day, when the first part of Advent comes to an end.

John is a resolute man, who is very aware of the value of things, who is conscious of the fact that struggle is necessary to improve and be holy. That's why Jesus says: «From the days of John the Baptist until now the kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it» (Mt 11:12). The “unyielding” ones are those who are unyielding to themselves: Do I struggle to believe that the Lord loves me too? Do I sacrifice myself to “make myself small”? Do I make the effort to be conscious of the fact that I am my Father's son and live accordingly?

Saint Teresa de Lisieux refers to these words from Jesus saying something which can help us in our personal and intimate conversation with the Son of Man: «It is you, oh poverty!, my first sacrifice; I'll be together with you until I die! I know that the athlete, once at the stadium, rids himself of everything in order to run. You, worldly people, can savor the pity and anguish that come from the vanity of your bitter fruits; I, joyous, will get the prize of triumph from poverty». And me, why do I complain as soon as I sense that I lack something I consider necessary? I wish I could see things as clearly as Teresa in all aspects of my life!

In a very mysterious way, Jesus says to us today: «John is this Elijah, whose coming was predicted. Let anyone with ears listen!» (Mt 11:14-15). What does he mean? He wants to make it clear to us that John was his true forerunner, who carried out the same mission as Elijah, according to the belief, which people at that time had, that the prophet Elijah was supposed to come back before the Messiah.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 9 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 11,11-15):

 

 «Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

 

L’Application

 

Nous sommes appelés à être membres de son Royaume et c’est Jean Baptiste est considéré comme le plus grand parmi les hommes nés sur la terre. Il est grand, car Il a reconnu la présence du Sauveur, et il a aidé le monde, pour que ce monde découvre lui aussi cette présence salvatrice. Le plus nous nous arrivions participer à cette mission de Jean Baptiste, le plus nous serons considéré par le Seigneur comme grand dans ce Royaume de Dieu.

 

Jésus nous rappelle que ce Royaume a subis tant de violence et il ne faut pas que nous soyons nous aussi la cause de cette violence du jour. Par nos actes de charités, par nos paroles de bienveillance, nous avons une obligation de le protéger, pour que le monde savoure la paix et l’amour que Dieu souhaite établir aujourd’hui. Pour cela, nous devons vivre une vie à l’image de Jean de Baptiste, et faire découvrir au monde la présence divine parmi nous.

«Le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer»

 

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de Saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui est venu préparer les chemins du Seigneur. Il nous accompagnera dès aujourd'hui jusqu'au jour seize, jour ou prends fin la première partie de l'Avent.

Jean est un homme ferme, qui sait comment les choses sont difficiles pour nous, il est conscient qu'il nous faut lutter pour nous améliorer et devenir saint, et c'est pour cela que Jésus exclama: «Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer» (Mt 11,12). Les “violents” sont ceux qui se font de la violence à eux-mêmes: —Je m'efface pour me faire croire que le Seigneur m’aime? Je me sacrifie pour être petit? Je m'efforce pour être conscient et vivre comme un fils du Père?

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus: «C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe». —Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire? Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!

D'une façon énigmatique Jésus nous dit aussi aujourd'hui: «Le prophète Élie qui doit venir, c'est lui [Jean-Baptiste]. Celui qui a des oreilles qu'il entende» (Mt 11,14-15). Qu'est ce qu'Il veut nous dire? Il veut nous éclaircir sur le fait que Jean était véritablement son précurseur, celui qui a mené à bien la mission de Élie, conforme à la croyance qu'existait à cette époque que le prophète Élie devait revenir avant le Messie.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 8 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 11,28-30): 

 

Jesus said, «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you. Take my yoke upon you and learn from me for I am gentle and humble of heart; and you will find rest. For my yoke is good and my burden is light».

 

The Application

 

Come to me is a call to learn from Him and discover in Him, that His is humble and gentle. God has been to be so, throughout the salvation history. He had the patience and compassion. Advent season invites us to discover this compassionate God, and learn from Him, how to carry our daily crosses easily. He says that his yoke is good and his burden is light.

 

Once our life is filled with love and compassion, just like Jesus, by the grace of God, everything will be light in our life. If we are ready to take upon us the yoke of Christ, His Father will carry us, with our yokes and burdens. Are we ready for this adventure?

 

Action of the day: Learn to assume the daily crosses.

«My yoke is good and my burden is light»

 

Fr. Jacques PHILIPPE

(Cordes sur Ciel, France)

 

Today, Jesus leads us to rest in God. He certainly is a demanding Father, because He loves us and invites us to give Him everything; but He is not an executioner. When He requires something of us it is to help us grow in His love. His only commandment is to love. We can suffer for love, but we can also rejoice in love and rest in love...

Meekness toward God releases and opens up our heart. This is why, Jesus, while encouraging us to give ourselves up and take up our cross to follow him, tells us: "My yoke is good and my burden is light" (Mt 11:30). Although sometimes we may have troubles in obeying God's will, to comply with it in love just winds up in filling us with joy: "Direct me in the path of Your commands, for there I find delight” (Ps 119:35).

I would like to tell you something. Sometimes, when after a rather exhausting day I go to sleep, I perceive a slight inner feeling that tells me: -would you not come for a moment in the chapel to keep Me company? After a few instants of confusion and resistance, I end up by consenting and spend a few minutes with Jesus. Then, I go to sleep in peace and very happy, and the following morning I am not more tired than usual.

Yet, sometimes it is the other way round. Before a serious problem that concerns me, I say to myself: -Tonight I will pray for an hour in the chapel for it to be solved. And when going to the Chapel, a voice tells me at the bottom of my heart: -You know something? I would rather you would go to bed immediately and trust me; let Me look after your problem. And remembering my happy condition of "useless servant", I go to sleep in peace, leaving everything in the hands of the Lord...

All this is to say that God's will is where maximum love dwells, but not necessarily where there is maximum suffering... There is more love in resting thanks to our confidence than in letting our concern distress us!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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