Publié le 10 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 11,16-19): 

 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Texte de l'Évangile

(Mt 11,16-19): 

 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous discerner la sagesse divine ? La sagesse divine est holistique et inclusive. Elle prend conscience de l’environnement, y compris les personnes qui nous entourent. Elle nous aide à discerner, à agir, que réagir. Dans ce discernement, elle nous éclaire, à travers les événements qui se passent autour de nous non seulement les réalités telles qu’elles sont apparues, mais aussi la vérité telle qu’elle est, pourtant en restant invisible.

Je suis tellement convaincu ce que très souvent le regard que nous portons sur le monde, est un regard que nous portons sur nous-mêmes. Il est révélateur de notre propre intériorité. Jésus nous invite à faire une relecture de nos regards sur le monde, la création dans sa totalité. Si ce regard n’est pur, tout ce que nous regardons sera aussi conditionné par ce regard.

 

Un homme de foi sera capable d’identifier la présence divine et serons doués de découvrir les œuvres divines dans les actes qui sont purement humains. Si l’homme apprend à regarder dans les œuvres humaines, il y découvrira facilement la sagesse divine, qui est une révélation divine.

«A qui vais-je comparer cette génération?»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

«A qui vais-je comparer cette génération?»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

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Publié le 9 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 11,11-15): 

 

Jesus said to the crowds, «No one greater than John the Baptist has come forward among the sons of women, and yet the least in the kingdom of heaven is greater than he. From the days of John the Baptist until now, the kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it. Up to the time of John, there was only prophesy: all the prophets and the Law; and if you believe me, John is this Elijah, whose coming was predicted. Let anyone with ears listen!».

 

The Application

 

We are called to be members of his Kingdom and it is John the Baptist who is considered the greatest among men born on earth. He is great because He recognized the presence of the Savior, and He helped the world, so that this world too might discover this saving presence. The more we participate in this mission of John the Baptist, the more we will be considered by the Lord as great in this Kingdom of God.

 

 

Jesus reminds us that this Kingdom has suffered so much violence and we must not be the cause of this violence of the day. By our acts of charity, by our words of benevolence, we have an obligation to protect it, so that the world may taste the peace and love that God wishes to establish today. To do this, we must live a life in the image of John the Baptist, and by reminding the world what is to be done, importantly living it by ourselves. This witnessing life is the fist step towards the conversion, which will lead us to live a life of holiness, as wished by Jesus.

 

Action of the day : Be a John Baptist.

 

 

«The kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it»

 

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of John the Baptist, the Messiah's Precursor, he who has come to prepare the paths of the Lord. He will stay with us until the sixteenth day, when the first part of Advent comes to an end.

John is a resolute man, who is very aware of the value of things, who is conscious of the fact that struggle is necessary to improve and be holy. That's why Jesus says: «From the days of John the Baptist until now the kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it» (Mt 11:12). The “unyielding” ones are those who are unyielding to themselves: Do I struggle to believe that the Lord loves me too? Do I sacrifice myself to “make myself small”? Do I make the effort to be conscious of the fact that I am my Father's son and live accordingly?

Saint Teresa de Lisieux refers to these words from Jesus saying something which can help us in our personal and intimate conversation with the Son of Man: «It is you, oh poverty!, my first sacrifice; I'll be together with you until I die! I know that the athlete, once at the stadium, rids himself of everything in order to run. You, worldly people, can savor the pity and anguish that come from the vanity of your bitter fruits; I, joyous, will get the prize of triumph from poverty». And me, why do I complain as soon as I sense that I lack something I consider necessary? I wish I could see things as clearly as Teresa in all aspects of my life!

In a very mysterious way, Jesus says to us today: «John is this Elijah, whose coming was predicted. Let anyone with ears listen!» (Mt 11:14-15). What does he mean? He wants to make it clear to us that John was his true forerunner, who carried out the same mission as Elijah, according to the belief, which people at that time had, that the prophet Elijah was supposed to come back before the Messiah.

 

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Publié le 9 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 11,11-15):

 

 «Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

 

L’Application

 

Nous sommes appelés à être membres de son Royaume et c’est Jean Baptiste est considéré comme le plus grand parmi les hommes nés sur la terre. Il est grand, car Il a reconnu la présence du Sauveur, et il a aidé le monde, pour que ce monde découvre lui aussi cette présence salvatrice. Le plus nous nous arrivions participer à cette mission de Jean Baptiste, le plus nous serons considéré par le Seigneur comme grand dans ce Royaume de Dieu.

 

Jésus nous rappelle que ce Royaume a subis tant de violence et il ne faut pas que nous soyons nous aussi la cause de cette violence du jour. Par nos actes de charités, par nos paroles de bienveillance, nous avons une obligation de le protéger, pour que le monde savoure la paix et l’amour que Dieu souhaite établir aujourd’hui. Pour cela, nous devons vivre une vie à l’image de Jean de Baptiste, et faire découvrir au monde la présence divine parmi nous.

«Le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer»

 

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de Saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui est venu préparer les chemins du Seigneur. Il nous accompagnera dès aujourd'hui jusqu'au jour seize, jour ou prends fin la première partie de l'Avent.

Jean est un homme ferme, qui sait comment les choses sont difficiles pour nous, il est conscient qu'il nous faut lutter pour nous améliorer et devenir saint, et c'est pour cela que Jésus exclama: «Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer» (Mt 11,12). Les “violents” sont ceux qui se font de la violence à eux-mêmes: —Je m'efface pour me faire croire que le Seigneur m’aime? Je me sacrifie pour être petit? Je m'efforce pour être conscient et vivre comme un fils du Père?

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus: «C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe». —Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire? Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!

D'une façon énigmatique Jésus nous dit aussi aujourd'hui: «Le prophète Élie qui doit venir, c'est lui [Jean-Baptiste]. Celui qui a des oreilles qu'il entende» (Mt 11,14-15). Qu'est ce qu'Il veut nous dire? Il veut nous éclaircir sur le fait que Jean était véritablement son précurseur, celui qui a mené à bien la mission de Élie, conforme à la croyance qu'existait à cette époque que le prophète Élie devait revenir avant le Messie.

 

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Publié le 8 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 11,28-30): 

 

Jesus said, «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you. Take my yoke upon you and learn from me for I am gentle and humble of heart; and you will find rest. For my yoke is good and my burden is light».

 

The Application

 

Come to me is a call to learn from Him and discover in Him, that His is humble and gentle. God has been to be so, throughout the salvation history. He had the patience and compassion. Advent season invites us to discover this compassionate God, and learn from Him, how to carry our daily crosses easily. He says that his yoke is good and his burden is light.

 

Once our life is filled with love and compassion, just like Jesus, by the grace of God, everything will be light in our life. If we are ready to take upon us the yoke of Christ, His Father will carry us, with our yokes and burdens. Are we ready for this adventure?

 

Action of the day: Learn to assume the daily crosses.

«My yoke is good and my burden is light»

 

Fr. Jacques PHILIPPE

(Cordes sur Ciel, France)

 

Today, Jesus leads us to rest in God. He certainly is a demanding Father, because He loves us and invites us to give Him everything; but He is not an executioner. When He requires something of us it is to help us grow in His love. His only commandment is to love. We can suffer for love, but we can also rejoice in love and rest in love...

Meekness toward God releases and opens up our heart. This is why, Jesus, while encouraging us to give ourselves up and take up our cross to follow him, tells us: "My yoke is good and my burden is light" (Mt 11:30). Although sometimes we may have troubles in obeying God's will, to comply with it in love just winds up in filling us with joy: "Direct me in the path of Your commands, for there I find delight” (Ps 119:35).

I would like to tell you something. Sometimes, when after a rather exhausting day I go to sleep, I perceive a slight inner feeling that tells me: -would you not come for a moment in the chapel to keep Me company? After a few instants of confusion and resistance, I end up by consenting and spend a few minutes with Jesus. Then, I go to sleep in peace and very happy, and the following morning I am not more tired than usual.

Yet, sometimes it is the other way round. Before a serious problem that concerns me, I say to myself: -Tonight I will pray for an hour in the chapel for it to be solved. And when going to the Chapel, a voice tells me at the bottom of my heart: -You know something? I would rather you would go to bed immediately and trust me; let Me look after your problem. And remembering my happy condition of "useless servant", I go to sleep in peace, leaving everything in the hands of the Lord...

All this is to say that God's will is where maximum love dwells, but not necessarily where there is maximum suffering... There is more love in resting thanks to our confidence than in letting our concern distress us!

 

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Publié le 8 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 11,28-30): 

 

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».

 

 

L’Application

 

 

Le Seigneur nous invite à participer à son festin, car Il nous voit d’être fatigué par les soucis du monde. « Venez à moi » est une invitation ouverte à tous. Il nous affirme qu’il est doux et humble, avec lui et en lui, nous pouvons trouver le repos par excellence, un repos énergisant et nourrissant.  Nous avons besoin de nous repose, car cette invitation est un appel à la coopération au projet divin. Avec Lui, nous pouvons tout faire.

«Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger»

 

Père Jacques PHILIPPE

(Cordes sur Ciel, France)

 

Aujourd'hui, Jésus nous conduit au repos en Dieu. Dieu est certainement un Père exigeant, parce qu’Il nous aime et nous invite à tout lui donner, mais ce n’est pas un bourreau. Quand Il exige quelque chose de nous, c’est pour nous faire grandir dans son amour. L’unique commandement est d’aimer. On peut souffrir par amour, mais l’on peut aussi se réjouir et se reposer par amour…

La docilité à Dieu libère et agrandit le cœur. C’est pourquoi Jésus, qui nous invite à renoncer à nous-mêmes pour prendre notre croix et le suivre, nous dit: «Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger» (Mt 11,30). Même si, parfois, il nous coûte d’obéir à la volonté de Dieu, l’accomplir avec amour finit par nous remplir de joie: «Fais que je suive la trace de tes commandements, car en eux je me complais» (Sal 119,35).

J’aimerais raconter quelque chose. Parfois, après une journée plutôt épuisante, quand je vais me coucher, je perçois une légère sensation intérieure qui me dit: —Pourquoi n’entres-tu pas un moment dans la chapelle pour me tenir compagnie? Après quelques instants de surprise et de résistance, je finis par accepter et passer quelques moments avec Jésus. Après, je vais dormir en paix et très content, et le jour suivant je ne me réveille pas plus fatigué que de coutume.

Mais d’autres fois, c’est le contraire qui m’arrive. Devant un problème grave qui me préoccupe, je me dis: —Cette nuit, je prierai une heure dans la chapelle pour obtenir la solution. Et lorsque je me dirige vers cette chapelle, une voix me dit au fond du cœur: —Sais-tu? Tu me ferais bien plus plaisir si tu allais te coucher immédiatement et me faisais confiance; je m’occupe de ton problème. Et, me rappelant de mon heureuse condition de "serviteur inutile", je vais dormir en paix, abandonnant tout entre les mains du Seigneur…

Tout cela pour dire que la volonté de Dieu se trouve là où existe le plus grand amour, mais pas forcément la plus grande souffrance… Il y a plus d’amour à se reposer grâce à la confiance, qu’à s’angoisser à cause de l’inquiétude!

 

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Publié le 7 Décembre 2020

Gospel text

(Lk 1,26-38): 

 

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you». Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean.

But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob forever and his reign shall have no end». Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said». And the angel left her.

«The angel came to her and said, Rejoice, full of grace, the Lord is with you»

 

Fr. David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel plays a tune made up of three notes. Three notes which, in our society, are not always that well-tuned: one note of doing, one of friendship and another one of coherence of life. Nowadays, we all have very busy lives, but, do we have a plan? Today, when we are navigating through a world of communications, are we capable of being alone in our own company for a while? Today, in the information era, are we letting it shape who we are?

A plan. Mary, a young woman «betrothed to a man named Joseph, of the family of David» (Lk 1:28). Mary has a plan. Of human proportions, evidently. Nevertheless, God comes into her life to bestow on her another project... of divine proportions. Today, He wants to come into our lives too, to give our everyday human tasks divine proportions.

A presence. «Do not fear, Mary» (Lk 1:30). We just do not go and build the first thing that comes into our head! Lest our addiction to “doing” were to become a way to hide a void. Marriage, a life of servitude, our profession, should not mean a leap in the dark. «(...) Full of grace, the Lord is with you» (Lk 1:28). Presence that accompanies and provides a new meaning. Trust in God, which —indirectly— brings us to trust others. Friendship with God that renews our friendship with others, too.

To shape ourselves. Today, when we are confronted with so many stimuli, so often conflicting, it is necessary to give unity and shape to our life. Mary, says saint Louis Mary Grignion, «is the living mould of God». «A sculptor, explains Grignion, can make a statue in two ways: By using his skill, strength, experience and good tools to produce a statue out of hard, shapeless matter; or by making a cast of it in a mould (...). The second is quick, easy, straightforward, almost effortless and inexpensive, but the mould must be perfect and true to life and the material must be easy to handle and offer no resistance». Mary is the great mould of God. Do we turn to Her by being ourselves material that easy to shape?

 

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Publié le 7 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

 

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie.

L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi». A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin». Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.

«Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous joue un concert composé de trois notes. Trois notes qui ne sont toujours pas bien au point dans notre société: celle de l'action, celle de l'amitié et celle de la cohérence dans notre vie. Aujourd'hui, il est vrai que nous faisons beaucoup de choses, mais avons-nous un projet défini? Nous naviguons dans l'univers de la communication, mais y a-t-il de la place dans nos cœurs pour la solitude? Aujourd'hui, nous sommes dans l'ère de l'information, celle-ci nous permet-elle de façonner notre personnalité?

Un projet. Marie, une femme «fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph» (Lc 1,27). Marie a un projet. Un projet de proportions humaines bien évidemment. Cependant, Dieu fait irruption dans sa vie pour lui présenter un autre projet... de proportions divines! Aujourd'hui aussi Dieu veut rentrer dans nos vies et donner une proportion divine à notre va-et-vient de tous les jours.

Une présence. «Sois sans crainte, Marie» (Lc 1,28). Ne bâtissons pas quelque chose n'importe comment! Car il se pourrait que notre “manie” de faire toujours quelque chose cache un vide. Le mariage, la vie au service des autres et la vie professionnelle ne doivent pas être une échappatoire pour aller de l'avant. «Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi» (Lc 1,28). Une présence qui nous accompagne et donne un sens à notre vie. Confiance en Dieu, qui nous donne de surcroît, confiance dans les autres. Amitié avec Dieu qui renouvelle notre amitié avec notre prochain.

Formation. De nos jours, nous recevons tant de stimulants contradictoires, qu'il est nécessaire de donner forme et unité à notre vie. Saint Louis Marie Grignon nous dit que Marie est «le moule vivant de Dieu». Il existe deux manières de faire une sculpture explique-il: une, plus ardue, à coups de ciseaux, et l'autre, en se servant d'un moule. Cette deuxième façon est plus simple. Mais son résultat dépend de la malléabilité de la matière ainsi que de la perfection avec laquelle le moule dessine le portrait. Marie est le moule parfait. Est-ce que nous accourons à Elle en étant matière malléable?

 

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Publié le 6 Décembre 2020

Gospel text

(Lk 5,17-26): 

 

One day Jesus was teach­ing and many Pharisees and teachers of the Law had come from every part of Galilee and Judea and even from Jerusalem. They were sitting there while the power of the Lord was at work to heal the sick. Then some men brought a paralyzed man who lay on his mat. They tried to enter the house to place him before Jesus, but they couldn't find a way through the crowd. So they went up on the roof and, removing the tiles, they lowered him on his mat into the middle of the crowd, in front of Jesus. When Jesus saw their faith, he said to the man, «My friend, your sins are forgiven».

At once the teachers of the Law and the Pharisees began to wonder, «This man insults God! Who can forgive sins but only God?». But Jesus knew their thoughts and asked them, «Why are you reacting like this? Which is easier to say: ‘Your sins are forgiven’, or: ‘Get up and walk?’ Now you shall know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins». And Jesus said to the paralyzed man, «Get up, take your mat and go home». At once the man stood before them. He took up the mat he had been lying on and went home praising God. Amazement seized the peo­ple and they praised God. They were filled with a holy fear and said, «What wonderful things we have seen today!».

 

The Application

(little misplaced orientation)

 

Yesterday in my homily I said that this week may be consacreated for conversion. The first step of the conversion is, the self-realization of our sinfulness. Here we need others, just like this paralyzed man, because the conversion, is not an individual act, rather God and His peuple are closely related. It’s preciously because, right from the begining of the Eucharistic celebration, we say, « I confess to God and to my brothers and sisters. » Then God takes care of everything.

 

In the society where we live, we find three kinds of peuple. Some are interested in doing (good or bad). Some are interested in speaking and third group is that we have a quite lot of peuple as spectators, doing nothing (very dansgerous group). We all fall in one of these groups. In today’s gospel, we will find these three group of peuple.

Today Jesus invites us to observe the events and people around us. In our own observation, we are called to act upon, an engagement positive, filled with love and compassion. It is in this love and compassion, that our word are transformed in to action. A true conversion is not possible, without understanding divine love and compssion.

Today we celebrate one of the greatest saints of early Church, Saint Ambrose. When Ambrose was chosen as the Bishop of Milan, by the popular voice,  he was not even baptised. God has His won way of getting things done. Ambrose will read the holy scriptures, pray and meditae and became a model for many. The young Augustin was converted by observing the wonders that the Lord was doing through this great bishop and Augustin himself, in later days, will become bishop of Milan.  If Jesus wishes that we be converted, it’s simply because, He is generous to forgive us and through us He wishes to convert many more. In this advent time, it’s upto us to repond to this call.

 

Action of the day : Be aware of your own sinfulness.

«My friend, your sins are forgiven»

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the Lord preaches and cures at the same time. Today we see the Lord teach those who considered themselves to be the more learned of their times: the Pharisees and the teachers of the law. We can sometimes think that because we live in the century we live in or because of the studies we have under our belt, there is little for us left to be learnt. This non-supernatural logic frequently leads us to think that God should fit into our way of thinking and not the other way around.

In the attitude of those who want their friend to be cured, we can see how resourceful we human beings can be when it comes to getting what we really want. What they wanted was something that was essentially good: that a sick person to be cured. But it is not enough. Our Lord wants a complete cure for us. And that's why he starts with what He has come to do in this world, with what his holy name means: to save man from his sins.

—My sins are always the deepest source of that which is bad in me: «My friend, your sins are forgiven» (Lk 5:20). Very often, our prayer and our interest is purely materialistic, but the Lord knows what we really need. The doctors' surgeries are full of sick people, just like they were in the times of Jesus. And like the people of that time, we run the risk of not going, with quite the same diligence, to where we can make a full recovery: to encounter the Lord in the sacrament of Penance.

It is fundamentally important for the believer to have a sincere encounter with the mercy of Jesus. He, rich in mercy, reminds us especially today that in this Advent we cannot forget the pardon He is more than willing to give us. And that if necessary, we must rid ourselves of the impediments —the roof— that prevent us from seeing him. —We all need to remove the tiles of our prejudices, of our comforts, of our worries, our lack of trust that is an obstacle to us setting our sights higher than the rooftops.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Décembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 5,17-26): 

 

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem; et la puissance du Seigneur était à l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit: «Tes péchés te sont pardonnés».

Les scribes et les pharisiens se mirent à penser: «Quel est cet homme qui dit des blasphèmes? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?». Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit: «Pourquoi tenir ces raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire: ‘Tes péchés te sont pardonnés’, ou bien de dire : ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi». A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient: «Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires!».

 

L’Application

 

La présence divine nous donne l’espérance. Le signe de cette présence est rendue visible par le pardon. Comme les ténèbres ne peuvent pas résister à la lumière, la présence de Jésus apporte cette lumière dans la vie quotidienne, et que l’homme est purifié par sa Parole. « Tes péchés sont pardonnés. »  

Dans la société nous avons trois sortes du peuple. Les hommes qui agissent (soit positivement ou négativement), les hommes qui parlent (soit du bien ou  du mal) et les hommes qui sont spectateurs des événements. Même aujourd’hui, Jésus ne peut pas d'être un spectateur dans les événements des hommes.  Il nous observe, et ses agissements sont conditionnés par l’amour et la compassion. Sa Parole donne la vie. C’est ainsi, l’homme qui imitera Jésus dans sa vie quotidienne, rendra gloire à Dieu, le Père de Jésus.

Nous faisons aujourd’hui mémoire d’un grand saint, l’ancien évêque de Milan, Ambroise. Lors de son élection populaire, comme l’évêque de Milan, il n’était même pas baptisé. Voilà, l’œuvre de Dieu, et cet homme apprendra les écritures sacrées et imitera Jésus, l’homme par excellence, deviendra un des piliers de l’Eglise. En regardant la vie de cet homme, Augustin sera convertis, deviendra, lui aussi un grand saint.    Une bonne journée.

«Tes péchés te sont pardonnés»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui le Seigneur nous instruit et nous guérit en même temps. Aujourd'hui nous voyons le Seigneur qui enseigne aux pharisiens et aux docteurs de la loi, ceux qui à son époque se considéraient très cultivés. Quelquefois en pensant à l'époque dans laquelle nous vivons et/ou aux longues études que nous avons faites, nous pensons qu'il ne nous reste pas beaucoup de choses à apprendre. Cette logique, qui n'a rien de surnaturel, nous amène parfois à vouloir faire que les chemins de Dieu soient les nôtres et non vice-versa.

Nous voyons dans l'attitude de ceux qui souhaitent la guérison d'un ami la résolution que nous mettons pour obtenir ce que nous désirons vraiment. Leur souhait, que l'infirme marche, n'est pas mauvais en soi. Mais cela ne suffit pas. Notre Seigneur veut réaliser en nous une guérison profonde. C'est pour cela qu'il commence par ce qu'Il est venu faire au monde, la signification même de son nom: sauver le monde de tous ses péchés.

La source la plus profonde de tous nos maux est le péché: «Tes péchés sont pardonnés» (Lc 5,20). Très souvent, notre prière ou notre intérêt est purement matériel, mais le Seigneur sait ce dont nous avons le plus besoin. Comme dans ce temps là, de nos jours les cabinets de médecins sont remplis de malades. Et à l'égal de ces malades, nous avons du mal à aller là où se trouve notre guérison complète, c'est à dire: à la rencontre du Seigneur dans le sacrement de la pénitence.

La rencontre sincère avec Jésus Miséricordieux est un point essentiel dans la vie de tout chrétien. Lui, qui est riche en miséricorde, nous rappelle, dans ce temps de l'Avent, que nous avons besoin du pardon qu'Il nous donne à bras ouverts et qu'il ne faut pas le délaisser. Parfois nous aussi nous avons besoin d'“écarter les tuiles” qui nous empêchent de Le voir. Je dois aussi “écarter les tuiles” de mes préjudices, de mes conforts, de mes préoccupations, de mes méfiances, qui sont un obstacle pour Le voir.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Décembre 2020

Gospel text

(Mt 9,35-10,1.6-8): 

 

Jesus went around all the towns and villages, teaching in their synagogues and proclaiming the good news of the Kingdom, and he cured every sickness and disease. When he saw the crowds he was moved with pity, for they were harassed and helpless like sheep without a shepherd. Then he said to his disciples, «The harvest is abundant but the workers are only few. Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest».

Then he called his twelve disciples to him and gave them authority over the unclean spirits to drive them out and to heal every disease and sickness. «Go instead to the lost sheep of the people of Israel. Go and proclaim this message: The kingdom of heaven is near. Heal the sick, bring the dead back to life, cleanse the lepers, and drive out demons. You received this as a gift, so give it as a gift».

 

The Application

 

Yesterday we have meditated that Jesus is the light of the world and today He is asking us to be His coworkers, to be sent by the Father, to harvest. It’s quite interesting to note that Jesus takes the same path of the Father, after the sin of the first parents. It’s God who has taken the initiative to go and meet them. He did so, not to punish them, rather to help them to fall back to the original path, the path of holiness, filled with love and compassion. He will do the same with the brother of Abel, reminding him the cry of the blood of his brother.

 

In this advent season, we are called to discover this compassionate Father, in Jesus, particularly in His words and deeds. It’s not only we are called to discover, but invited to participate in the mission of Jesus ; salvation of the world. In this mission, we are not alone. Just like the disciples who have received the power to heal and reestablish, He will do the same to us, if we are ready to take up the mission of the Father.

 

In this gospel, He reminds us that all we have received from God, is a free gift, for a particular mission. This talents and gifts are to be multiplied and used for the salvation of the humanity, for the glory of God, for the accomplishment of the divine will. The means to do is, prayer and action, for Jesus has asked to pray and remain connected with the Father.

 

Action of the day : Be an active contemplative.

 

«Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest»

 

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Spain)

 

Today, a week into our preparation for the celebration of Christmas, we see that one of the virtues which we have to work on during Advent is hope. Not in a passive way, like that of someone waiting for a train, but active hope, hope which gets us ready to give all that is needed for Jesus to be born again in our hearts.

We can't be happy just thinking about what it is we are hoping for, we have to think about what it is that God hopes of us. He wants us to follow him, just like he did the apostles. He tells us through Isaiah: «This is the way, walk in it» (Is 30:21, today's first reading). God hopes of us that we will give witness, each one in his own particular situation and circumstances that «the kingdom of heaven is near» (Mt 10:7).

Today's Gospel tells of how Jesus, in front of that huge crowd, felt compassion and said «the harvest is abundant but the workers are only few. Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest» (Mt 9:37-38). He has always wanted to be able to count on us, he wants us, in all our diverse circumstances to become real apostles of the world in which we move and live. The mission for which God sent his son to the world depends on us for its continuation. We find in our present day a mass of desperate and disorientated souls, thirsting for the Good News of Salvation that Christ has brought us, and of which we are the messengers. It is a mission which has been entrusted to every one of us. Conscious of our weaknesses and our failings, we get the support we need from constant prayer and are happy that this way we can collaborate with the plan for redemption that Christ has revealed.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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