Publié le 12 Avril 2020

Texte de l'Évangile

 (Mt 28,8-15): 

 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront».

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

 

L’Application

 

Je vous souhaite une joyeuse Pâques. 

 

Nous sommes partis de cette histoire du confinement et avons vécu un moment fort. Nous commençons le temps de Pâque et vivrons désormais, non pas dans la peur et l’inquiétude, mais dans la joie et de l’espérance. Les femmes ont voulu garder la peur et la joie était certainement triomphante.  Nous sommons appelés à vivre cette espérance et cette joie que la fête nous apporte.

Nous entendrons beaucoup d’autre témoignages pleins d’espérance de joie, non seulement de l’histoire du salut, mais aussi de notre propre histoire du jour, qui est là nôtre.  Le message est certainement consolant, «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront». Ils Le verront et nous Le verrons. Dans ce message, Jésus a choisi ces femmes comme les premiers témoins de la résurrection, qui n’étaient pas forcement de ses disciples de premier banc, formés directement par le Seigneur.

Voilà le miracle visible de notre propre vocation : ‘allez annoncer.’ Annonçons en ces jours courageusement, cette parole d’espérance de la Pâque du Seigneur : « soyez sans crainte. » En annonçant cette bonne nouvelle, n’oublions pas les véritables rencontres que Dieu nous proposera sur le chemin. Nous entendrons certainement les mensonges des hommes responsables, politiques et civiles. Il faut discerner tout et savoir choisir qui est la bonne et vraie. Choisissons notre Maître et le discernement s'actualisera de facto, au fur et à mesure que cela sera nécessaire.

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

Abbé Joan COSTA i Bou
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14).

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas!

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

 

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Publié le 10 Avril 2020


Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu s'est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines. Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler. ~

C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort. Oui. c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs. ~

Le Seigneur s'est avancé vers eux, muni de la croix, l'arme de sa victoire. Lorsqu'il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres : « Mon Seigneur avec nous tous ! » Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit ». Il le prend par la main et le relève en disant : Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.

« C'est moi ton Dieu, qui, pour toi, suis devenu ton fils ; c'est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans les chaînes : Sortez. À ceux qui sont dans les ténèbres : Soyez illuminés. À  ceux qui sont endormis : Relevez-vous.

« Je te l'ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable qui as été créé à mon image. Éveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.

« C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; c est pour toi que moi, le Maître, j'ai pris ta forme d'esclave ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux Juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin.

« Vois les crachats sur mon visage ; c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image.

« Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois. ~

« Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Ève. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi.

« Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur ; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu. ~

« Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. »

 

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Publié le 9 Avril 2020

I imagine the face of Jesus on the Cross differently than we have become accustomed to. Very often we have a sad or dark face, and from time to time we have the pleasure of having a joyful face that we can see in Xavier's castle, the house where St. Francis Xavier was born, for example. I imagine a victorious face, a face that tells us that I have done everything, everything is accomplished.

 

A tiring face, certainly YES, but a face of a victorious one that confirms to us, even in his suffering, how much He loves us, the sinners that we are. In this merciful gaze, He begs us to understand the love of His Father, and how much He desires that we be saved, not the humanity of the past, or of the present, but the humanity of history, all of it, for an eternity. What a paradox, death gives us LIFE, 'I am the Way, the Truth and the Life!

 

Was it my sin that brought him to the Cross? I don't believe so, but all the evil that we do today makes Him suffer, because I didn't understand His love and mercy. He can understand my weakness perfectly, for He already knew in His humanity that I am still weak. That is why He chose Peter as the head of His Church, who was mysteriously absent before His Cross. Even Mary and John were silent, for they did not know what to say or how to act? Accept or revolt? With what means?  God understands our silence and our distance too. All that could be done, was a mere presence, a simple look with compassion and love. Jesus needs this from us, even today, in our own helplessness.

 

All that matters today is not our guilt of the past, but our dirty silence where we can say something, where we have the power to act. This silence is not acceptable. This distance, becomes cooperative with the criminals. How in my humanity can we accept such behavior? Am I still silent? 

 

Jesus invites us today to take up our cross, the daily crosses, including our personal, family or social tears.  By carrying our daily cross, we have already on our part lightened the Cross of Christ. Through conversion, through our immersion in divine love, the lost sheep has already returned home and the Lord will seek others.

 

Today, from now until Saturday evening, we are asked to keep silence, an interior silence, so that we can contemplate this love that God expressed in the Cross. This silence will help us to plunge into our darkness that we do not want to enter. In this silence let us gather, not in sadness, but in hope.  I wish you a very good Pascal Triduum.

 

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Publié le 9 Avril 2020

J’imagine le visage de Jésus sur la Croix autrement que nous avons habitué. Très souvent nous avons un visage triste ou sombre, et de temps en temps nous avons le plaisir d’avoir un visage joyeux que nous pouvons le voir au château de Xavier, la maison où St. François Xavier naquit, par exemple. J’imagine un visage victorieux, un visage qui nous affirme que j’ai tout fait, tout est accompli.

 

Un visage fatigant, certainement OUI, mais un visage d’un vainqueur qui nous confirme, même dans sa souffrance, combien Il nous aime, les pécheurs que nous sommes. Dans ce regard plein de miséricorde, Il nous supplie pour que nous comprenions l’amour de son Père et, combien est son désire que nous soyons sauvés, non pas l’humanité du passé, ou du présent, mais l’humanité de l’histoire, toute entière, pour une éternité. Quel paradoxe, la mort nous donne la VIE, ‘Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie !

 

Était-il mon péché qui l’a mené jusqu’à la Croix ? Je ne crois pas, mais tout le mal que le fait aujourd’hui, Lui fait souffrir, parce que je n’ai pas compris son amour et sa miséricorde. Il peut comprendre parfaitement ma faiblesse, car Il savait déjà dans son humanité, que je suis encore faible. C’est pourquoi, Il a choisi Pierre comme chef de son Église, qui était mystérieusement absent devant sa Croix. Même Marie et Jean était silencieux, car ils ne savaient pas quoi dire ou comment agir ? Accepter ou se révolter ? avec quel moyen ?  Dieu comprend notre silence et notre distance aussi.

 

Tout ce qui important aujourd’hui, non pas notre culpabilité du passé, mais notre silence où nous pouvons dires quelque chose, où nous avons un pouvoir d’agir. Ce silence n’est pas acceptable. Cette distance, devient coopérative avec les malfaiteurs. Comment dans mon humanité peut-on accepter tel comportement ? Suis-je encore silencieux ? 

 

Jésus nous invite aujourd’hui de prendre notre croix, les croix quotidiennes, y compris nos déchirements personale, familial ou social.  En portant notre croix du chaque jour, nous avons déjà de notre part alléger la Croix du Christ. Par la conversion, par notre plongement dans l’amour divin, la brebis perdue est déjà rentrée chez-elle et Le Seigneur cherchera les autres.

 

Aujourd’hui, d’ici jusqu’au samedi soir, on est demandé de garder le silence, un silence intérieur, pour qu’on puisse contempler cet amour que Dieu s’exprimait dans la Croix. Ce silence nous aidera à plonger dans nos ténèbres qu’on ne veut pas y entrer. Dans ce silence recueillions-nous, non pas dans la tristesse, mais dans l’espérance.  Je vous souhaite un très bon Triduum Pascal.

 

 

 

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Publié le 8 Avril 2020

Gospel text

(Jn 13,1-15): 

 

It was before the feast of the Passover. Jesus realized that his hour had come to pass from this world to the Father, and as He had loved those who were his own in the world, He would love them with perfect love. They were at supper and the devil had already put into the mind of Judas, son of Simon Iscariot, to betray. Jesus knew that the Father had entrusted all things to him, and as He had come from God, He was going to God. So He got up from table, removed his garment and taking a towel, wrapped it around his waist. Then He poured water into a basin and began to wash the disciples' feet and to wipe them with the towel He was wearing.

When he came to Simon Peter, Simon said to him, «Why, Lord, you want to wash my feet!». Jesus said, «What I am doing you cannot understand now, but afterwards you will understand it». Peter replied, «You shall never wash my feet». Jesus answered him, «If I do not wash you, you can have no part with me». Then Simon Peter said, «Lord, wash not only my feet, but also my hands and my head!». Jesus replied, «Whoever has taken a bath does not need to wash (except the feet), for he is clean all over. You are clean, though not all of you». Jesus knew who was to betray him; because of this he said, «Not all of you are clean».

When Jesus had finished washing their feet, He put on his garment again, went back to the table and said to them, «Do you understand what I have done to you? You call me Master and Lord, and you are right, for so I am. If I, then, your Lord and Master, have washed your feet, you also must wash one another's feet. I have just given you an example that as I have done, you also may do».

 

Happy Feast

 

Today, exceptionally, I would like to share with you the meaning and importance of the feast of Holy Thursday: The establishment of the Eucharist. The Church lives on the Eucharist, and it is the heart of the mystery of the Church. The Gospel of the day tells us that Jesus "loved them to the end" and the Eucharist is born in this divine love, and the greatest gift that Jesus can offer to his Church, because in the Eucharist He gives Himself and He Himself becomes the Church. That is why it will be for his disciples, and today for us, the source and summit of the whole Christian life. Without the Eucharist, Church cannot exist, because she lives from the Eucharist.

 

God was not satisfied with the Incarnation. He loved us to the end and wanted to wash the feet of humanity, so that man could understand in its intimacy, the depth of his love, which would later be expressed explicitly on the Cross. When we celebrate the Eucharist, we must never forget that we celebrate it on the altar of the world, and for the world. By taking part in it, we recognize a divine work, yet a purely cosmic one, because God, as Creator, is working a new creation for us. That is why Jesus asked his disciples to make it a memory, a memory for an eternity. Saint John Paul II will tell us, "The Eucharist, Jesus' saving presence in the community of the faithful and spiritual nourishment for it, is the most precious thing the Church can have in her journey through history. "It is not only the Body given and the Blood shed, but 'delivered up for us and shed for the multitude'.

Today, we are invited to receive this gift in faith, for it is the Mystery of the faith that builds each member of his Church. Here we see Jesus, his sacrifice and resurrection. Here we see the worship par excellence and obedience of Christ. We will see clearly the work of the Trinity, the Holy Spirit who sanctifies, Christ who gives himself, and the love of the Father. 

On this day, I invite you to pray for your parish priest, and for all the priests you know. Pray for me too, that I may be a just priest before God, for God and through God.

«If I, then, your Lord and Master, have washed your feet, you also must wash one another's feet»

Mons. Josep Àngel SAIZ i Meneses Bishop of Terrassa
(Barcelona, Spain)

Today, we remember the first Holy Thursday of history, when Jesus Christ gathers his disciples to celebrate the Passover. It is then He inaugurates the new Passover of the new Covenant when his sacrifice is offered for our salvation.

Along with Eucharist, Christ institutes the ministerial priesthood with which the sacrament of the Eucharist is to be perpetuated. The preface of the Chrism Mass reveals its meaning: «He chooses men to share his sacred ministry by the laying on of hands. He appoints them to renew in his name the sacrifice of our redemption as they set before your family his paschal meal. He calls them to lead your people in love, nourish them by your word, and strengthen them through the sacraments».

And that very same Thursday, Jesus gives us his new commandment of love: «Love one another. As I have loved you, so you must love one another» (Jn 13:34). Before, love was based upon the expected reward in return, or upon the fulfillment of an imposed norm. Now, Christian love is based upon Christ. He loves us to the point of giving his life: this must be the measure of the disciple's love and the signal, the characteristic of Christian recognition.

However, man has no capacity to love like this. It is not simply the fruit of an effort but God's wonderful gift. Fortunately, He is Love and —at the same time— source of love that we receive through the Eucharistic Bread.

Finally, today we should mull over the washing of the feet. With a servant's attitude, Jesus washes the Apostles' feet, and He recommends them to wash one another's feet (cf. Jn 13:14). There is something more than a lesson in humility in the Master's gesture. It is like an anticipation, like a symbol of his Passion, of the total humiliation He has to suffer to save all men.

Theologian Romano Guardini says that «the attitude of our littleness bowing down in front of the great is not yet an attitude of humility. It is simply, an attitude to truth. But when the great bows down before our littleness that is true humility». This is why Jesus Christ is really humble. Before this humble Christ our usual patterns shatter. Jesus Christ turn human values over while inviting us to follow him to build a better and different world based on service.

 

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Publié le 8 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 13,1-15): 

 

Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.

Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit: «Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds!». Jésus lui déclara: «Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras». Pierre lui dit: «Tu ne me laveras pas les pieds; non, jamais!». Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi». Simon-Pierre lui dit: «Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!». Jésus lui dit: «Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver: on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous». Il savait bien qui allait le livrer; et c'est pourquoi il disait: «Vous n'êtes pas tous purs».

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors: «Comprenez-vous ce que je viens de faire? Vous m'appelez "Maître" et "Seigneur", et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous».

 

Une explication

 

Aujourd’hui exceptionnellement je voudrais partager avec vous le sens et l’importance de la fête de Jeudi Saint : L’établissement de l’Eucharistie. L’Église vit de l’Eucharistie, et elle est le cœur du mystère de l’Église. L’évangile du jour  nous dit Jésus « les aima jusqu'au bout » et l’Eucharistie est né dans cet amour divin, et le plus grand cadeau que Jésus puisse offrir à son Église, car dans l’Eucharistie, Il se donne et Il devient Lui-même l’Église. C’est pourquoi elle sera pour ses disciples, et aujourd’hui, pour nous, la source et somment de toute la vie chrétienne. Sans l’Eucharistie, Église ne peut pas exister, car elle vit de l’Eucharistie.

 

Dieu ne se contentait pas que l’Incarnation. Il nous a aimé jusqu’au bout et voulu laver les pieds de l’humanité, pour qu’elle comprenne dans son intimité, la profondeur de son amour, qui s’exprimera plus tard explicitement sur la Croix. Lorsque nous célébrons l’Eucharistie, il ne faut jamais oublier que nous la célébrons sur l’autel du monde, et pour le monde. En y participant, nous reconnaissons, une œuvre divine, pourtant purement cosmique, car Dieu agit, en tant que Créateur, une nouvelle création pour nous. C’est pourquoi Jésus a demandé à ses disciples de le faire mémoire, mémoire pour une éternité. Saint Jean Paul II nous dira, « L’Eucharistie, présence salvifique de Jésus dans la communauté des fidèles et nourriture spirituelle pour elle, est ce que l’Église peut avoir de plus précieux dans sa marche au long de l’histoire. »  Ce n’est pas seulement le Corps donné et le Sang versé, mais ‘livré pour nous et répondu pour la multitude.’

Aujourd’hui, nous sommes invités à recevoir ce cadeau en foi, car il est le Mystère de la foi qui construit chaque membre de son Église. C’est ici nous voyons Jésus, son sacrifice et sa résurrection. Ici même nous verrons l’adoration par excellence et l’obéissance du Christ. Nous verrons clairement l’œuvre Trinitaire, le Saint Esprit qui sanctifie, le Christ qui se donne, et l’amour du Père.  

En ce jour, je vous invite à prier pour votre curé, et pour tous les prêtres que vous connaissez. Priez pour moi aussi, pour que je sois un prêtre juste devant Dieu, pour Dieu et par Dieu.

«Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres»

Mgr. Josep Àngel SAIZ i Meneses Evêque de Terrassa
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous commémorons le premier Jeudi-Saint de l'histoire, quand Jésus Christ se réunit avec ses disciples pour célébrer la Pâque. Il inaugure alors la nouvelle Pâque de la nouvelle Alliance, où Il se livre en sacrifice pour notre salut.

À la Sainte Cène, en même temps que l'Eucharistie, le Christ a institué le Sacerdoce Ministériel. Par son intermédiaire, le Sacrement de l'Eucharistie pourra se perpétuer. La préface de la Messe Chrismale nous en révèle le sens: «Tu choisis quelques frères pour les faire participer au ministère de son sacerdoce; pour qu'en son nom ils offrent le sacrifice rédempteur, qu'ils nourrissent ton peuple de la Parole et qu'ils les fassent vivre de tes sacrements».

Et ce Jeudi même, Jésus nous donne le commandement de l'amour: «Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres» (Jn 13,34). L'amour était jadis fondé sur la récompense attendue en échange, ou sur l'accomplissement d'une norme imposée au préalable. Maintenant, l'amour chrétien est fondé sur le Christ. Il nous aime jusqu'à donner sa vie: telle doit être la mesure de l'amour du disciple pour le Maître et tel doit être aussi le signe, la caractéristique de la reconnaissance chrétienne.

Mais l'homme n'est pas capable d'aimer ainsi. Il ne s'agit simplement du fruit de son effort, mais d'un don de Dieu. Heureusement, Dieu est Amour et —en même temps— source d'amour, qui nous est livrée avec le Pain Eucharistique.

Enfin, aujourd'hui nous contemplons le lavement des pieds. Jésus prit l'attitude du serviteur et lava les pieds des Apôtres, en leur recommandant de le faire les uns aux autres (cf. Jn 13,14). Dans ce geste du Maître, Il y a quelque chose en plus qu'une leçon d'humilité. C'est comme l'anticipation, comme le symbole de la Passion, de l'humiliation totale que Jésus doit souffrir pour le salut de tous les hommes.

Le théologien Romano Guardini dit que «l'attitude du petit qui se prosterne devant le grand, n'est pas exactement humilité. C'est, tout simplement, la vérité. Qui est vraiment humble est le grand qui s'humilie devant le petit». C'est pour ça que Jésus Christ est vraiment humble. Devant ce Christ humble les schémas traditionnels sont brisés. Jésus Christ renverse les valeurs purement humaines et nous invite à le suivre pour construire un monde nouveau et différent, fondé sur le service.

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Avril 2020

Gospel text

(Mt 26,14-25): 

 

One of the Twelve, who was called Judas Iscariot, went off to the chief priests and said, «How much will you give me if I hand him over to you?». They promised to give him thirty pieces of silver, and from then on he kept looking for the best way to hand him over to them.

On the first day of the Festival of the Unleavened Bread, the disciples came to Jesus and said to him, «Where do you want us to prepare the Passover meal for you?». Jesus answered, «Go into the city, to the house of a certain man, and tell him: ‘The Master says: My hour is near, and I will celebrate the Passover with my disciples in your house’». The disciples did as Jesus had ordered and prepared the Passover meal.

When it was evening, Jesus sat at table with the Twelve. While they were eating, Jesus said, «Truly, I say to you: one of you will betray me». They were deeply distressed and asked him in turn, «You do not mean me, do you, Lord?». He answered, «he who will betray me is one of those who dips his bread in the dish with me. The Son of Man is going as the Scriptures say He will. But alas for that one who betrays the Son of Man; better for him not to have been born». Judas, who was betraying him, also asked, «You do not mean me, Master, do you?».
Jesus replied, «You have said it».

 

The Application

 

Very often we are failed by our own, particularly our dear ones. What a pain to live with such a situation. The man who is to betray Jesus, is invited by Jesus to come and dine with   Him.  God continuously give us the opportunity to get converted. It is here we find our hope.

The only way to survive in such situation is to listen to the Lord and He will teach us to make use of such events into our own advantage, to grow stronger in our personal and social life. Great prophets have lived and experienced such events and have become saviors to others.

What is quite interesting in our faith, it is the same painful moment have created the richest and precious gift that the Church hold on today, the Eucharist. Tomorrow, we will celebrate the Maundy Thursday, the feast of ordained ministers. We will postpone to cherish such event tomorrow. Have a wonderful day.

 

 

Action of the day: Be courageous.

 

The power of greed can only be overcome with the power of Christ's love poured out for us


Origen (185-254 AD),

"Let us consider what Judas said to the Jewish priests: What will you give me if I hand him over to you? He was willing to take money in exchange for handing over the Word of God. They do the same thing who accept sensual or worldly goods in exchange for handing over and casting out from their souls the Savior and Word of truth who came to dwell with them. Indeed, it would be fitting to apply Judas's example to all who show contempt for the Word of God and betray him, as it were, by committing sin for the sake of money or for any selfish motive. People who behave in this way appear openly to be calling out to the powers of the enemy who offer worldly gain in return for the sin of betraying God's Word, saying, What will you give me if I hand him over to you? And they gave him thirty pieces of silver.

The number of coins they gave Judas was equivalent to the number of years the Savior had sojourned in this world. For at the age of thirty, he was baptized and began to preach the gospel, like Joseph was thirty years old when he began to gather grain for his brothers (Genesis 41:46). Just as at that time the grain was prepared by God for the sons of Israel but given also to the Egyptians, so also the gospel was prepared for the saints but preached also to the unfaithful and wicked." (Commentary on Matthew 78.)

 

 

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Publié le 7 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

 

L’Application

 

Nous sommes très souvent les victimes d’une ou d’autre choses, particulièrement de trahison. Quelle douleur de la vivre silencieusement, car Il est venu pour le sauver. Voilà la liberté personnelle que nous cherchons, qui nous fait mal.

C’est triste que celui qui va Le livrer est accueilli par le Seigneur dans la miséricorde et il n’était pas touché par cette miséricorde divine. Combien de fois nous nous éloignons de la miséricorde divine ?  

Aujourd’hui, je vous invite à ressentir en nous la souffrance, la solitude de l’isolement, particulièrement les personnes qui sont touchés par covid-19 et leurs familles qui souffrent avec eux.

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

 

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Publié le 6 Avril 2020

Gospel text

(Jn 13,21-33.36-38): 

Jesus was distressed in spirit and said plainly, «Truly, one of you will betray me». The disciples then looked at one another, wondering who He meant. One of the disciples, the one Jesus loved, was reclining near Jesus; so Simon Peter signaled him to ask Jesus whom He meant. And the disciple who was reclining near Jesus asked him, «Lord, who is it?». Jesus answered, «I shall dip a piece of bread in the dish, and he to whom I give it, is the one». So Jesus dipped the bread and gave it to Judas Iscariot, the son of Simon. And as Judas took the piece of bread, Satan entered into him. Jesus then said to him, «What you are going to do, do quickly». None of the others reclining at table understood why Jesus said this to Judas. As he had the common purse, they may have thought that Jesus was telling him, «Buy what we need for the feast», or, «Give something to the poor». Judas left as soon as he had eaten the bread. It was night.

When Judas had gone out, Jesus said, «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him. God will glorify him, and He will glorify him very soon. My children, I am with you for only a little while; you will look for me, but, as I already told the Jews, so now I tell you: where I am going you cannot come». Simon Peter said to him, «Lord, where are you going?». Jesus answered, «Where I am going you cannot follow me now, but afterwards you will». Peter said, «Lord, why can't I follow you now? I am ready to give my life for you». Jesus answered, «To give your life for me! Truly, I tell you, the cock will not crow before you have denied me three times».

 

The Application

The humanity and the divinity of Jesus are in dance today. The humanity is distressed and the divinity is convinced. The death is immanent and terrifying, and the love of the Father and the divine glory is quite consoling. It is in the death of this very humanity in Him that is distressed, will save the humanity of ours, from destruction and give them life. What a contradiction……!

This contradiction is very much in us and seen in Peter. Who can deny the love of Peter, who was ready to give his life for the Lord? Still, the truth says just opposite. He wanted to save his life, by denying Jesus, particularly in private. To our surprise, the Lord has chosen to see his love and accept his human weakness. He knows that Peter will give one day his life in love for the Lord.

Many things in life remain strange and beyond our understanding. The disciples after living three years with Jesus, couldn’t understand what He was telling, particularly in a crucial moment of Jesus. No one understood the immanent accident coming before them. All the preparation seem to give no fruit and became totally to a state of uncertainty. Jesus alone new that one day His teaching we give them life and we are the fruits of the teaching of the Apostles. What a miracle and fore thinking of the Lord? Do we have the patience?

It was night. All these events pass in the darkness. What a tragedy of life? Many of us would like to ignore this and wish to be in a surrounding filled with light. Wait.  There is a need to go beyond this darkness and this darkness is a necessity, and without this darkness, we can never understand the depth of God’s love and the pain undertaken by the Lord to save us.  If we reuse to enter in this darkness of uncertainty, incomprehension, pain and suffering, there is no joy and resurrection. Covid-19, is one such darkness. Let us face it courageously. Have a wonderful day.  

 

Action of the day: Face the darkness courageously.

 

«It was night»

Fr. Jean GOTTIGNY
(Bruxelles, Belgium)

Today, Holy Tuesday, the liturgy emphasizes the drama which is about to develop and will end with the crucifixion in Good Friday. «Judas left as soon as he had eaten the bread. It was night» (Jn 13:30). It is always night when we move away from he who is «light from light, true God from true God» (Nicaea-Constantinople Symbol).

The sinner turns his back on the Lord to gravitate around the created things, without referring them to its Creator. St. Augustine describes sin as «as a love of self to the point of despising God». That is, a betrayal. A prevarication that is the fruit of «an arrogance with which we want to emancipate from God and be only ourselves; an arrogance which makes us believe we do not need the eternal love; an arrogance with which we wish to become the only masters of our own life» (Benedict XVI). We may understand that Jesus, that night, has felt «distressed in spirit» (Jn 13:21).

Fortunately, sin is not the last word. The last word is God's mercy. This means, however, a “change” on our side. Inverting the situation to part from all creatures and become attached to God to find again the true freedom. Nevertheless, to change to God we should not wait to become sick of the false freedom we have been using. As Louis Bourdaloue denounces, «we would like to convert when we would get tired of this world or, rather, when the world would get tired of us». We should know better than that. Let us make up our mind right now. Easter time is the adequate time. In the Cross, Christ opens his arms wide to all of us. Nobody is excluded. Every repented thief has his place in Paradise. On condition, however, to change his life and remedy his shortcomings, like the thief in the Gospel: «And indeed, we have been condemned justly, for the sentence we received corresponds to our crimes, but this man has done nothing criminal» (Lc 23:41).

 

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Publié le 6 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

 

L’Application

 

Je vous invite à méditer sur certains mots qui vous touchent. Pour moi personnellement, je choisirais :

Il fut bouleversé : son bouleversement et mon bouleversement- quelle différence ?

Sans parvenir à comprendre : C’est vrai que je ne comprends pas la profondeur de son amour et ses actes du jour. Pourquoi covid-19 fait souffrir et faire disparaitre tant de monde…. Je sais que Dieu agit, et malheureusement ses actes restent invisibles pour moi. Bon, les personnels de santé sont les signes visibles, pourtant pour ma sensibilité, il me manque encore quelques choses. Je ne sais pas comment les articuler……

Il faisait nuit : en ce moment il fait nuit dans le cœur de beaucoup des hommes, les hommes de bonne volonté. La causalité…………, n’est-il pas, manque de foi ? Dieu nous aime et nous fera sortir

La glorification : Comment Jésus est glorifié par son Père, particulièrement dans ses bouleversements ? Dieu est-il glorifié dans nos bouleversements ?

Donner la vie et renier : quelle contradiction ? Voilà la vie des hommes. Nous vivons quotidiennement ces contradictions. Comme nous dit saint Paul, nous ne faisons pas tout ce que nous aimerions. Sommes-nous les hommes de contradiction ? Pierre était choisi par le Seigneur dans ces contradictions. Jésus savait que l’amour de Pierre était pourtant sincère. ET moi ?

Je vous invite à relire la première lecture, « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Aujourd’hui par le baptême, ressentons-nous que nous sommes ce serviteur choisi par le Seigneur ?  Une bonne journée.

 

«Il faisait nuit»

Abbé Jean GOTTIGNY
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople).

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21).

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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