Publié le 25 Février 2020

Message de Carême 2020

 

Nous entrons dans le temps du Carême en célébrant le mercredi des cendres. A cette occasion, le Saint Père s’adresse à nous par cette injonction « nous vous supplions au nom du Christ, laissez-vous réconciliez avec Dieu. » (2Co 5, 20).  Il y aura des mots qui nous toucheront sans aucune modération, comme reconversion, réconciliation, revenez à moi, etc. Les prêtres dans leurs homélies vont exhorter les fidèles à être miséricordieux, charitables, humbles, ouverts, accueillants, etc. Dès le commencement de ce temps de carême, chacune et chacun de nous selon sa capacité et selon son besoin, va préparer un projet, étroitement lié à la prière, à l’aumône et au jeûne.

 

Comme vous le savez déjà, pour nous les clarétains de Marseille, c’est une année jubilaire, 100 ans de la présence clarétaine à Marseille. Je vous invite à entrer dans ce temps, avec un sentiment de gratitude et de reconnaissance en rendant grâce à Dieu pour les biens que nous avons reçus. Ce temps de carême sera un moment de joie et de bonheur, car nous vivrons intensément avec le Seigneur, en admettant que cette vie ne nous suffit pas pour Lui rendre grâce. C’est ainsi notre pénitence et quel que soit le moment que nous souhaiterions vivre, qu’il nous amène vers le Seigneur, qu’il devienne un moment privilégié, un moment totalement consacré à nous, à nos frères et sœurs et à Dieu.

 

Ce temps de carême, nous invite à faire une relecture de notre vie, notre intériorité qui n’est visible qu’au Seigneur.  Pour cela, il faut savoir poser certaines questions, en toute sincérité et chercher les vraies réponses, de notre propre intériorité. Où je me trouve maintenant ? Suis-je Marie qui écoute la Parole de Dieu ou Marthe qui s’inquiète et s’agite pour beaucoup de choses, c’est-à-dire les choses secondaires ? (Lc 10. 38-45) Suis-je le fils prodigue qui dit : « je me lèverai et j’irai vers mon Père » ou le fils aîné qui a refusé de participer au festin proposé ? (Lc 15. 11-32).

 

La conversion d’abord est une invitation à reconnaître l’amour du Père bien aimé, un Père qui nous attend, savoir accueillir une vie donnée et une vie reçue en Jésus Christ.  Elle nous réveille de notre sommeil et aide à reconnaître notre propre identité héritée en Jésus Christ, comme les enfants de Dieu, une vie non plus selon la chair et mais selon l’Esprit. (Rom 8. 9-10). Le saint père nous rappelle dans son message de carême, je vous le cite « En ce temps favorable, laissons-nous donc conduire comme Israël dans le désert (cf. Os 2, 16), afin que nous puissions enfin entendre la voix de notre Époux, pour la faire résonner en nous avec plus de profondeur et de disponibilité. »

 

 

C’est par cette vie en Christ que nous sommes appelés à nous réconcilier avec Dieu, à travers nos frères et sœurs. C’est dans la réconciliation que nous recevons la grâce. C’est pourquoi le carême est un temps de renouveau pour l’Église à travers les baptisés qui s’engagent. Dans ce renouvellement le carême devient un temps de grâce. (2Cor. 6 ; 2) Donc cette conversion qui nous demande de nous réconcilier les uns avec les autres, ne peut plus être un acte individuel, mais un acte communautaire. Dieu désire sauver non seulement les individus, mais un peuple tout entier, les biens aimés du Père. Il souhaite que nous ne soyons ni divisés ni séparés, comme des individus, mais unis comme UN seul peuple (Jn 17, 20-22)

 

Ce peuple marchera comme un pèlerin, orienté vers la perfection voulue par le Seigneur. (Ecclesiam Soum 43) . Dans cette démarche vers le Seigneur, il rencontra Dieu dans le cœur des hommes. C’est pourquoi le Pape Paul VI nous dira que la révélation est un dialogue. (Ecclesiam Soum). Dieu continue à se révéler, et à nous parler. Il nous parle à travers la souffrance des exclus et des isolés, des affamés, des victimes, les migrants, etc. Le saint Père François dans son exhortation ‘GAUDETE ET EXSULTATE’ nous a posé cette question fondamentale, ‘peut-on comprendre la sainteté en dehors de cette reconnaissance vivante de la dignité de tout être humain ?

Le saint père dans son ‘exhortation apostolique post-synodale, ‘QUERIDA AMAZONIA’ qui vient de sortir, partage avec nous ses rêves : sociaux, culturels et écologiques. Élargissons ses rêves ! Je vous invite à vous associer avec moi, à ses rêves.  Que la vierge Marie, la Mère de Dieu nous accompagne.

Je vous souhaite un bon Carême, et une très belle préparation à la Pâque du Seigneur. 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 25 Février 2020

Gospel text

(Mk 9,30-37): 

 

Jesus and his disciples made their way through Galilee; but Jesus did not want people to know where he was because he was teaching his disciples. And He told them, «The Son of Man will be delivered into human hands. They will kill him, but three days after he has been killed, He will rise». The disciples, however, did not understand these words and they were afraid to ask him what He meant.

They came to Capernaum and, once inside the house, Jesus asked them, «What were you discussing on the way?». But they did not answer because they had been arguing about who was the greatest. Then he sat down, called the Twelve and said to them, «If someone wants to be first, let him be last of all and servant of all». Then He took a little child, placed it in their midst, and putting his arms around it he said to them, «Whoever welcomes a child such as this in my name, welcomes me; and whoever welcomes me, welcomes not me but the One who sent me».

 

The Application

 

I always say to the persons who approach me for accompaniment, that the way to happiness is to find what is good in us, (our talents and strengths).  And by developing them, that they may reach through our positive engagement, their fulfilment. Anything we may receive from their accomplishment, including the glory that the world may duly accord to us, belong essentially to the person who has put in us. The person who develops it, in his humility, should acknowledge the author. If we start to compare us with others, the disappointment and sadness will be the result.

Accepting what we have, doesn’t mean to choose only what is pleasing to us, and ignoring what is unpleasant. Jesus has accepted the Cross that the Father has proposed for the salvation of the world. It is in this very Cross that He will save the world. In humility, we should also learn to accept such crosses in our daily life, which will evidently lead us towards the resurrection.

Jesus is teaching us that we can’t separate the cross from the resurrection. It’s here that the disciples ignored the most important teachings of the Lord. What is interesting for us today is, the proximity that the Lord wishes to create with His disciples. He takes the initiative and goes closer to His disciples. He continues to create this proximity with us, so that we may understand Him and respond positively to His call to holiness. Are we ready to welcome Jesus in our daily life?

 

Action of the day: Listen attentively.

«The Son of Man will be delivered into human hands»

 

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Spain)

Today, the Gospel teaches us two lessons of Jesus, that are closely linked together. On the one hand, He tells them that «they will kill him, but three days after He has been killed, He will rise» (Mk 9:31). The Father's purpose for His coming to this world, was precisely this: to set us free from sin's slavery and eternal death; thus, we shall become the sons of God. Jesus' greatest form of submission —His death on the cross— shows God's infinite love for humanity: a measureless Love, a Love that does not mind facing the madness and scandal of the Cross.

On the other hand, it is terrifying, to see the Apostles' reaction. They were just too busy thinking of themselves only and forgetting to learn from their Master: «The disciples, however, did not understand these words» (Mk 9:32), because they had been arguing on the way about who was the greatest, and they were afraid to ask Him anything, lest they could be scolded.

With delicate patience, Jesus adds: let him be last of all and servant of all. We have to look for the simple and small, because the Lord identified Himself with them. We have to receive Jesus in our life; thus, we shall be opening the doors to the very same God. It is like programming our life to keep on going.

This is how the holy Rector of Ars, John Baptist Mary Vianney explains it: «Each time we put the needs of others above our own, and provided this does not go against God's Law, we are achieving merits God only knows about». Jesus teaches with these words, but mostly He teaches with His deeds. Those Apostles, who were, in principle, supposed to understand him, but did not quite, after the Cross and Resurrection, will follow in the footsteps of their Lord and their God. And, accompanied by the Holy Virgin Mary, they will grow smaller and smaller every day to let Jesus grow in them and in the world.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 24 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 9,30-37): 

 

En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant: «Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera». Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait: «De quoi discutiez-vous en chemin?». Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit: «Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous». Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Très souvent nous sommes déconnectés de l’enseignement du Seigneur et nous ne portons pas attentions à tout ce qu’Il nous enseigne. C’est pourquoi nous ignorons certains de ses enseignements très riches et profonds, qui nous fait vivre. Aujourd’hui Il partage avec nous l’économie du salut, révèle à ses disciples la volonté divine et sa disponibilité et son engagement. Il continue à nous parler.

L’homme cherche l’honneur et la gloire vient du monde, car il croit profondément que le plus il s’élève, le monde l’honorera et le glorifiera. Malheureusement il n’a pas compris que le monde appartient au Seigneur, au Créateur et la gloire de ce monde aussi appartient au Seigneur.  Tant qu’il n’apprenne pas à s’associer à la volonté divine, et dans son humilité, n’est pas prêt à partager avec le Seigneur, (dont tout qu’il a reçu, y compris la gloire du monde), il ressentira en lui, pour une éternité, le vide dans son intériorité que le Seigneur seul peut la remplir.

Dieu n’hésitera jamais de s’approcher à l’homme, car Il croit, tant que l’homme n’est pas capable de reconnaitre la vérité, il ne peut jamais se convertir. Sans la conversion, il ne sera pas possible que l’homme accepte la Croix qui l’amènera vers la résurrection.

 

 

«Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes»

 

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous apporte deux enseignements de Jésus qui sont étroitement liés. D'une part, le Seigneur nous annonce qu'«ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera» (Mc 9,31). C'est la volonté du Père à son égard: Il est venu au monde pour cela, Il veut nous libérer ainsi de notre esclavage du péché et de la mort éternelle; pour nous faire ainsi des fils de Dieu. Le dévouement du Seigneur au point de donner sa vie pour nous démontre l'infinité de l'amour de Dieu: un amour sans limite, un amour qui se contrefiche de s'abaisser à la folie et l'indignation de la croix.

C'est terrifiant d'entendre la réaction des apôtres, toujours occupés à se regarder eux-mêmes en négligeant d'apprendre du Maître: ils «ne comprenaient pas ces paroles» (Mc 9,32), car en route ils discutaient toujours qui d'entre eux serait le plus grand et au cas où eux aussi devraient y passer, ils ont peur de lui poser des questions.

Avec une douce patience, le Seigneur ajoute: il faut se faire le dernier et le serviteur de tous. Il faut accueillir le petit et le simple, car le Seigneur a voulu s'identifier à eux. Nous devons accueillir Jésus dans nos vies car c'est ainsi que nous ouvrons les portes à Dieu lui-même. C'est comme un programme de vie pour la route.

Ainsi l'explique le saint Curé d'Ars, Jean Baptiste Marie Vianney: «A chaque fois que nous pouvons renoncer à notre volonté pour faire celle des autres, quand notre conscience n'y est pas compromise, nous obtenons des grandes mérites que Dieu seul connaît». Jésus enseigne par ses paroles, mais surtout par ses œuvres. Ces apôtres, qui au début étaient incapables de comprendre, après la Croix et la Résurrection suivront les mêmes traces que leur Seigneur et leur Dieu. Et accompagnés par la Sainte Vierge, ils deviendront de plus en plus petits pour laisser Jésus grandir en eux et dans le monde.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 23 Février 2020

Gospel text (Mk 9,14-29): 

 

When Jesus came to the place where they had left the disciples, they saw many peo­ple around and some teachers of the Law arguing with them. When the people saw Jesus, they were astonished and ran to greet him. He asked, «What are you arguing about with them?». A man answered him from the crowd, «Master, I brought my son to you for he has a dumb spirit. Whenever the spirit seizes him, it throws him down and he foams at the mouth, grinds his teeth and becomes stiff all over. I asked your disciples to drive the spirit out, but they could not».

Jesus replied, «You faithless people. How long must I be with you? How long must I put up with you? Bring him to me». And they brought the boy to him. As soon as the spirit saw Jesus, it shook and convulsed the boy who fell on the ground and began rolling about, foaming at the mouth. Then Jesus asked the father, «How long has this been happening to him?». He replied, «From childhood. And it has often thrown him into the fire and into the water to destroy him. If you can do anything, have pity on us and help us». Jesus said to him, «Why do you say: ‘If you can?’ All things are possible for one who believes». Immediately the father of the boy cried out, «I do believe, but help the little faith I have».

Jesus saw that the crowd was increasing rapidly, so he ordered the evil spirit, «Dumb and deaf spirit, I command you: Leave the boy and never enter him again». The evil spirit shook and convulsed the boy and with a terrible shriek came out. The boy lay like a corpse and people said, «He is dead». But Jesus took him by the hand and lifted him and the boy stood up. After Jesus had gone indoors, his disciples asked him privately, «Why couldn't we drive out the spirit?». And he answered, «Only prayer can drive out this kind, nothing else».

 

Daily Quote from the early church fathers:

Emerging faith seeks maturity,

by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

 

"In saying, 'When the Son of Man shall come, shall he find faith upon the earth?' our Lord spoke of that faith which is fully matured, which is so seldom found on earth. The church's faith is full, for who would come here if there were no fullness of faith? And whose faith when fully matured would not move mountains (Matthew 17:20; 21:22)? Look at the apostles themselves, who would not have left all they had, trodden under foot this world's hope, and followed the Lord, if they had not had proportionally great faith. And yet if they had already experienced a completely matured faith, they would have not said to the Lord, 'Increase our faith' (Luke 17:5). Rather we find here an emerging faith, which is not yet full faith, in that father who when he had presented to the Lord his son to be cured of an evil spirit and was asked whether he believed, answered, 'Lord, I believe, help me in my unbelief' (Mark 9:24). 'Lord,' says he, 'I believe.' 'I believe': therefore there was faith; but 'help me in my unbelief': therefore there was not full faith (Hebrews 10:22)." (excerpt from  SERMONS ON NEW TESTAMENT LESSONS 65)

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 23 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 9,14-29): 

 

En rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu'elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda: «De quoi discutez-vous avec eux?». Un homme dans la foule lui répondit: «Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi».

Jésus leur dit: «Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le auprès de moi». On l'amena auprès de lui. Dès qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père: «Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive?». Il répondit: «Depuis sa petite enfance. Et souvent il l'a même jeté dans le feu ou dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous!». Jésus reprit: «Pourquoi dire: ‘Si tu peux’? Tout est possible en faveur de celui qui croit». Aussitôt le père de l'enfant s'écria: «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!».

Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais: «Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais!». L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait: «Il est mort». Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier: «Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répondit: «Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière».

 

 «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons —encore!— le Seigneur sollicité par les gens («ils accouraient pour le saluer») et, en même temps, plein de sollicitude à leur égard. Dès qu'il sent qu'il se passe quelque chose, il s'y intéresse.

L'un des personnages intervient. C'est le père d'un garçon possédé par un esprit mauvais. «Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide» (Mc 9,17-18).

Qu'il est terrible le mal que parvient à faire le Diable, cette créature dépourvue de toute charité! —Seigneur, il nous faut prier: «Délivre nous du mal»! Comment peut-il y avoir de nos jours des voix qui disent que le Diable n'existe pas, ou des gens qui lui rendent une sorte de culte! C'est absurde! Voici la leçon à tirer de tout cela: il ne faut pas jouer avec le feu.

«J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi» (Mc 9,18). Jésus est triste quand il entend ces mots. Attristé, surtout, par le manque de foi…. Et la foi leur manque parce qu'ils doivent prier davantage: «Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière» (Mc 9,29).

La prière est un dialogue intime avec Dieu. Jean-Paul II a dit que «la prière implique toujours d'aller se cacher avec le Christ en Dieu. Ce n'est qu’en semblable intimité qu'agit le Saint-Esprit». Dans cette cachette intime, l'on pratique cette amicale fréquentation de Jésus, qui accroît notre confiance en Lui, c'est-à-dire notre foi.

Mais cette foi, qui remue les montagnes et expulse les esprits mauvais («Tout est possible en faveur de celui qui croit»), est surtout un don de Dieu. Notre oraison, en tout cas, nous met en disposition de recevoir ce don. Mais nous devons l'implorer: «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!» (Mc 9,24). Le Christ, Lui, ne se fera pas prier!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Février 2020

Gospel text

(Mt 16,13-19): 

 

When Jesus came to Caesarea Philippi, He asked his disciples, «Who do people say the Son of man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God».

Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven».

 

Daily Quote from the early church fathers:

 

Who do people say that the Son of Man is? 

by John Chrysostom (347-407 AD)

 

    "Note that he is not asking them their own opinion. Rather, he asks the opinion of the people. Why? In order to contrast the opinion of the people with the disciples answer to the question 'But who do you say that I am?' In this way, by the manner of his inquiry, they might be drawn gradually to a more sublime notion and not fall into the same common view as that of the multitude.
    "Note that Jesus does not raise this question at the beginning of his preaching but only after he had done many miracles, had talked through with them many lofty teachings, and had given them many clear proofs of his divinity and of his union with the Father. Only then does he put this question to them.
    "He did not ask 'Who do the scribes and Pharisees say that I am?' even though they had often come to him and discoursed with him. Rather, he begins his questioning by asking 'Who do men say the Son of man is?' as if to inquire about common opinion. Even if common opinion was far less true than it might have been, it was at least relatively more free from malice than the opinions of the religious leaders, which was teeming with bad motives.
    "He signifies how earnestly he desires this divine economy to be confessed when he says, 'Who do men say the Son of man is?'" for he thereby denotes his godhead, which he does also in many other places. 
(excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 54.1.6)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-19): 

Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: «Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme?». Ils répondirent: «Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes». «Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?». Simon Pierre répondit: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant».

Jésus, reprenant la parole, lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux».

 

«Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons la chaire de saint Pierre. Depuis le siècle IV, par cette célébration l'Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l'édifice de son Eglise s'appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu'il jouit d'une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l'a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l'Eglise» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l'Eglise a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d'unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d'avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d'amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu'Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n'est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l'était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s'agit, effectivement, d'une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C'est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s'agit d'une puissance pour servir la cause de l'unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu'il nous a fait.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 20 Février 2020

Gospel text

(Mk 8,34-9,1): 

Jesus called the peo­ple and his disciples and said, «If you want to follow me, deny yourself, take up your cross and follow me. For if you choose to save your life, you will lose it; and if you lose your life for my sake and for the sake of the Gospel, you will save it. What good is it to gain the whole world but destroy your­self? There is nothing you can give to recover your life. I tell you: If anyone is ashamed of me and of my words among this adulterous and sinful people, the Son of Man will also be ashamed of him when he comes in the Glory of his Father with the holy angels». And He went on to say, «Truly I tell you, there are some here who will not die before they see the kingdom of God coming with power».

 

The Application

The Christian life is narrowly associated with the cross, the Cross of Christ. This doesn’t translate as, the suffering as the means of the resurrection. Jesus has taken the cross for us, the suffering is already assumed by Jesus, once and for all. Then why Jesus asks us to take our crosses and follow Him? The answer is in the Person of Jesus. He was God and become man. It is in His humanity that He made us to participate in His divinity.

Thus fully associating ourselves in our own humanity, without associating ourselves in His divinity, we will become a very good social worker than a faithful Christian, because as Christian we are called to accomplish the divine will. To accomplish this divine will, the first step is to allow joyfully the ‘I’ in us to die, so that the divine child (we as God’s children) may born in our humanity. This is the best way of understanding the death that Jesus propose to us. This death doesn’t destroy neither our individuality, nor our human identity, rather gives us, a new life, a life totally animated by the Holy Spirit.

This transformation is possible only in Faith, the grace that God gives us in baptism. It is in faith that we allow others to participate in our joy and we participate in their pain and suffering, as our won, with the same joyful approach. As Christians, this is our daily cross that Jesus wishes to assume. By participating in the joy and the suffering of others, we participate in the cross of Jesus, which will give us the opportunity to participate in His resurrection.

 

Action of the day: Identify your cross which will lead you towards the Resurrection.

 

«If you want to follow me, deny yourself, take up your cross and follow me»

 

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol
(Igualada, Barcelona, Spain)

Today’s Gospel speaks of two contemporary themes: the cross we all have to bear every day and its fruit, that is, Life with capital letters, supernatural and eternal.

When we listen to the Gospel we stand up as a sign we want to follow its teachings. Jesus tells us to deny ourselves, not to follow “the pleasure of our whims” —as the psalmist claims— or, as saint Paul cites, to get rid of “the deceiving greeds”. To take up our own cross is to accept the little mortifications we find every day along the way.

We can be helped out by what Jesus said in his priestly sermon at the cenacle: «I am the true vine, and my Father is the dresser. He cuts off every branch in me that bears no fruit, while every branch that does bear fruit he prunes so that it will be even more fruitful» (Jn 15:1-2). A hopeful gardener pampering the grapes so they bear the best wine! Yes, we want to follow our Lord! Yes, we are conscious the Father wishes to help us so our branches bear an abundant fruit in our earthly life which we can later enjoy in the Eternal Life.

Saint Ignatious used to guide saint Francis Xavier with the words of today's text: «What good is it to gain the whole world but destroy your­self?» (Mk 8:36). This is how he got appointed the patron of Missions. With the same idea in our minds, we can read the last canon of the Canon Law Code (n. 1752): «(...) and the salvation of souls, which must always be the supreme law in the Church, is to be kept before one's eyes». And saint Augustine also has his famous lesson: «Animam salvasti, animam tuam praedestinasti», which could be translated as: «He who dedicates himself with true zeal to the salvation of souls has thus good reasons to hope for eternal life». The invitation is quite clear.

The Virgin Mary, Mother of Divine Grace, helps us to advance in this way.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 20 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 8,34-9,1): 

 

Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit: «Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie? Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie? Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges». Et il leur disait: «Amen, je vous le dis: parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance».

 

L’application

 

La foi n’est pas un outil, mais la source de la vie chrétienne. Puisque la foi est la source, quoi que soit notre engagement dans la vie quotidienne, il faut qu’il soit animé par cette foi. La foi nous aidera à embrasser la mort autant que la vie. Dans la foi, la vie en Dieu et pour Dieu sera la priorité, parce que nous l’avons reçue de Dieu.

Puisque Dieu se trouve dans le cœur des hommes, comment pouvons-nous prioriser notre vie en singulier ? Si le ‘moi’ en moi ne meurt pas, comment la vie en Dieu et pour Dieu, peut enraciner en nous ?  N’est-il pas la mort qui fait naître en nous la vie ? C’est ici nous souhaitons que ce moi soit mort en nous, pour que le ‘nous’ puisse naitre.

Jésus nous a appris à appeler son Père comme notre Père. Pour le vivre pleinement, il faut apprendre à faire participer les autres à notre joie et aussi savoir participer à la joie de nos frères et sœurs, y compris la pleine et la souffrance. C’est facile à dire,  n’est pas facile à faire. Voici la croix quotidienne que Jésus nous invite à prendre. Cet engagement, n’est-il pas une participation à la croix du Christ ? Si nous ne voulons pas participer à sa croix, comment pouvons-nous participer à sa résurrection ?  

 

«Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive»

 

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous parle de deux sujets complémentaires: notre croix de chaque jour et son fruit, c'est-à-dire la Vie avec majuscule, surnaturelle et éternelle.

Nous nous levons pour écouter le saint Évangile, en signe de notre volonté de suivre ses enseignements. Jésus nous dit de renoncer à nous-mêmes, ce qui signifie «ne pas nous guider sur nos caprices» —comme le précise le psaume— ou éloigner «les richesses trompeuses», comme le dit saint Paul. Prendre sa croix, c'est accepter les petites mortifications que nous rencontrons chaque jour sur notre route.

La phrase que Jésus prononça dans le discours sacerdotal au Cénacle peut nous y aider: «Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui, en moi, ne donne pas de fruit, Il le coupe; et celui qui donne du fruit, Il l'émonde pour qu'il donne plus de fruit» (Jn 15,1-2). Un vigneron enthousiaste qui soigne son raisin pour qu'il soit plus sucré! Oui, nous voulons suivre le Seigneur! Oui, nous sommes conscients que le Père peut nous aider à donner sur cette terre un fruit abondant et jouir ensuite de la vie éternelle.

Saint Ignace guidait saint François-Xavier avec les paroles du texte d'aujourd'hui: «Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie?» (Mc 8,36). C'est ainsi qu'il devint le patron des Missions. Dans le même registre, nous lisons au dernier canon du Code de Droit Canonique (c. 1752): «(…) Sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l'Église la loi suprême». Saint Augustin enseigne une fameuse leçon: «Animam salvasti tuam predestinasti», «qui obtient le salut d'une âme, assure le sien». L'invitation est claire.

Marie, Mère de la Divine Grâce, nous tend la main pour avancer sur ce chemin.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Février 2020

Gospel text

(Mk 8,27-33): 

 

Jesus set out with his disciples for the villages around Caesarea Philippi; and on the way He asked them, «Who do people say I am?». And they told him, «Some say you are John the Baptist; others say you are Elijah or one of the prophets». Then Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah». And he ordered them not to tell anyone about him. Jesus then began to teach them that the Son of Man had to suffer many things and be rejected by the elders, the chief priests and the teachers of the Law. He would be killed and after three days rise again. Jesus said all this quite openly, so that Peter took him aside and began to protest strongly. But Jesus turning around, and looking at his disciples, rebuked Peter saying, «Get behind me Satan! You are thinking, not as God does, but as people do».

 

The Application

 

Every Christian life is a response to this personal question of Jesus. “Who do you say, I am?”  As Christians all that we would like to say and do, should not be conditioned by appearance, rather what we are as children of God, and  c-be coherent with the same God, a personal relationship that God wishes to establish with the humanity.  It is here we become Christ to our brothers and sisters, because they will see in us, the Christ who loves them and takes care of them.

Our desire to be Christ, the call to holiness, and the grace that God bestows on us, doesn’t spare us from the temptation of falling in the hand of evil spirit, who expresses the desire of our well-being, but pushing us to do, exactly the opposite. Peter who allowed the Holy Spirit to animate him, allowed the devil too to act in him. It is here Jesus calls us to be careful, and even if we fall in the hand of the evil spirit, we should immediately get-up and approach God.

The message of the Gospel is, accept the daily crosses of life, the way to resurrection. We don’t wish to fail or accept that we are weak. We wish to be always in the good book of others and the desire of a good certificate from the world is great in us. If we wish to be happy, to live a life fully in Christ, we have to accept these dark moments of our lives, our failures, our arrogances, as part of our life and allow in humility, the Holy Spirit to take control of our life.  

 

Action of the day: Accept the cross as the way to resurrection.

«Who do people say I am?»

 

Fr. Joan Pere PULIDO i Gutiérrez
(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

Today, with the help of saint Mark's Gospel, we continue listening to God's word. A Gospel with a very clear concern: to discover who this Jesus of Nazareth may be. Through his texts, Mark has been offering us other people's reactions to Jesus: the sick ones, the disciples, the scribes and Pharisees. And today, He is directly asking us: «But you, who do you say I am?» (Mk 8:29).

We, Christians, must discover our identity and prove our own faith through being good examples with our life. This duty is an urgent task to transmit a clear and understandable message to our brothers and sisters, who will find in Jesus that Word of Life bestowing meaning to what they may think, say or do. But, this witness must begin with us being totally conscious of our meeting with Jesus. John Paul II, in his apostolic letter Novo Millennio Ineunte wrote: «Our witness, however, would be hopelessly inadequate if we ourselves had not first contemplated his face».

Saint Mark, with this text, offers us the right way to contemplate Jesus. First, Jesus asks us who do people say He is; and we can answer, with the disciples: John the Baptist or Elijah, in other words an important, good and attractive person. Certainly, a good answer, but too far away from Jesus' Truth. Then, He goes on asking us: «But you, who do you say I am?». It is the question of faith, of our personal implication. And we shall only find the answer in the experience of silence and praying. It is the faith path Peter followed which we should follow also.

Brothers and sisters in Christ, let us come to know through prayer the liberating presence of God's love, which is present in our life. He keeps on making alliances with us with clears signs of his presence, as that rainbow appearing through the clouds promised Noah.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0