Publié le 26 Mars 2020

Gospel text

(Jn 7,1-2.10.14.25-30): 

 

Jesus went around Galilee; He would not go about in Judea because the Jews wanted to kill him. Now the Jewish feast of the Tents was at hand. But after his brothers had gone to the festival, He also went up, not publicly but in secret.

Some of the people of Jerusalem said, «Is this not the man they want to kill? And here He is speaking freely, and they don't say a word to him? Can it be that the rulers know that this is really the Christ? Yet we know where this man comes from; but when the Christ appears, no one will know where he comes from». So Jesus announced in a loud voice in the Temple court where He was teaching, «You say that you know me and know where I come from! I have not come of myself; I was sent by the One who is true, and you don't know him. I know him for I come from him and he sent me». They would have arrested him, but no one laid hands on him because his time had not yet come.

The Application

 

I would like to invite you all to see today’s Gospel with three different angles and to live this in your own way.

  1. People are looking to kill Jesus and Jesus is in the Temple, in the very presence of His enemies. The very presence of Jesus consoles us, because our God will always remain with us, if we desire His presence. If Jesus could reach out even to the killers, He will certainly be with us.
  2. There are people who dare to see evil even in the divine goodness. Jesus comes with compassion and love, and these people are searching a good moment to make Him disappear.  We too are living amidst these people. We need not get panicked, because we are sent towards their conversion and be a witness of divine mercy, even to our enemies. At the same time, there is need to use our intelligence to protect ourselves and be aware of our enemies.
  3. ‘His time’ is the moment He will lay His life for the salvation of the humanity. No one can touch His life, only God gives it for our salvation. Even this moment of covid-19, though look like terrible, it will one day pass away. God hasn’t willed this for us. However, He can make use of this moment to reveal to us His love and compassion and at the same time our strengths and weakness.  In faith, He will certainly accompany us and guide us. Let us not be afraid, because this God is always there with us.

 

Action of the day:  Remain as a person of hope to the people around you.

«His time had not yet come»

Fr. Matthew J. ALBRIGHT
(Andover, Ohio, United States)

Today’s Gospel allows us to contemplate the confusion that arose over the identity and mission of Jesus Christ. As the people come face to face with Jesus, there are misunderstandings and presumptions about who He is, how He will or will not fulfill the Old Testament prophecies and what He will accomplish. Assumptions and judgments lead to frustration and anger. So it is in every age: confusion over faith in Christ and Church teaching sparks controversy and religious disintegration. The flock is scattered if the sheep do not know their shepherd.

The people say: «We know where this man comes from; but when the Christ appears, no one will know where He comes from» (Jn 7:27) and conclude that Jesus cannot be the Messiah because He does not fit the description of “Messiah” that they have been taught. On the other hand, they know that the Chief Priests want Him dead but can see that He is walking about freely without being arrested, so that wonder «Can it be that the rulers know that this is really the Christ?» (Jn 7:26).

Jesus cuts through the confusion by identifying Himself as “sent by the One who is true” (cf. Jn 7:28). He is in charge of the situation, as He is portrayed by John, and no one touches Him because the time has not yet come for Him to fully reveal His identity and mission. Jesus defies expectations by showing Himself to be, not a conquering leader overthrowing Roman oppression but the Suffering Servant of Isaiah.

Pope Francis wrote in “Evangelii Gaudium”: «The joy of the gospel fills the hearts and lives of all who encounter Jesus». It is critical that we help everyone we meet to get beyond presumptions and judgments about who Jesus is and what the Church is and facilitate for them an encounter with Jesus. When a person comes to know who Jesus really is, joy and peace abound.

 

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Publié le 26 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 7,1-2.10.14.25-30): 

La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: «N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie?. Cependant celui-ci, nous savons d'où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est». Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: «Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue».

 

L’Application

Le confinement nous a obligé de restez chez nous. Certains d’entre nous le vivent sereinement et les autres le vivent très mal. Nous avons pas mal de consignes dans les réseaux social qui nous aident à remonter notre moral. Rendons grâce à Dieu pour ces moyens qui nous dispose pour que nous ayons une vie bien apaisée. On peut dire que convid-19 a réveillé la conscience de l’homme, particulièrement de son sommeil.

Pour vivre notre journée pleinement, l’évangile du jour nous propose trois regards. Le premier est ceux de Dieu en Jésus Christ. Dieu continue à travailler en Jésus christ et Il ne s’arrêtera jamais. Il nous voit avec compassion et plein de miséricorde. C’est une consolation et nous pouvons l’espérer toujours. Nous le voyons par la présence de Jésus dans le Temple et dans son enseignement.

Le deuxième est ceux des élites, les contemporains de Jésus.   Il faut toujours l’éviter. Ils cherchaient le mal dans le bien, particulièrement dans la bonté et dans la miséricorde divine. Ils cherchaient à mettre le robinet à la source. Ils croyaient qu’ils savaient tout, y compris Dieu et voulaient que Dieu agisse selon leurs désires humains. Jésus leurs pose cette question, « vous connaissez Dieu ? »  Connaissons-nous vraiment l’envoyé du Père ?

Le troisième est ceux de Dieu et son projet. L’heure de Dieu. C’est ici nous devons exprimer notre foi. 'L'heure de Jésus' l'heur où Il exprimera son amour pour nous et pour son Père dans la croix. Même si Dieu n’a pas voulu le virus pour nous, Il est pourtant capable de nous faire grandir dans cette situation. Dans la foi, Il nous aidera non seulement à vivre ce moment dans la paix et aussi à découvrir nos défauts et nos faiblesses. Dieu est capable de tout maîtriser et Il nous aidera à maîtriser ce virus.  « Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. » N’ayons pas peurs, car Dieu est avec nous et Il nous accompagne.

 

«Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue»

Abbé Matthew J. ALBRIGHT
(Andover, Ohio, Etats-Unis)

Aujourd'hui, l'Évangile nous permet de contempler la confusion qui a surgi sur l'identité et la mission de Jésus-Christ. Quand les gens sont mis en face à face devant Jésus, il y a des malentendus et des présomptions à propos de qui est- Il, comment ils s'accomplissent dans Lui ou non les prophéties de l'Ancien Testament et sur ce qu'Il réalisera. Les suppositions et les préjugés conduisent à la frustration et à la colère. Cela a été toujours ainsi: la confusion autour de Christ et de l'enseignement de l'Église éveille une controverse et une division religieuse. Le troupeau se disperse si les brebis ne reconnaissent pas son berger!

Les gens disent : "Celui-ci nous savons d'où il est, alors que, quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est" (Jn 7,27), et ils concluent que Jésus ne peut pas être le Messie parce qu'Il ne répond pas à l'image du "Messie" dans laquelle ils avaient été instruits. Par ailleurs, ils savent que les Princes des Prêtres veulent le tuer, mais en même temps ils voient qu'Il se meut librement sans être arrêté. De façon à ce qu'ils se demandent si peut-être les autorités "auront vraiment reconnu que c'est le Christ" (Jn 7,26).

Jésus coupe la confusion en s'identifiant Lui même comme l'envoyé par celui qui est "véridique" (cf. Jn 7,28). Christ comprend la situation, tel que Jean le décrit, et personne ne mit la main sur Lui parce qu'il ne lui est pas encore arrivé, l'heure de révéler pleinement son identité et mission. Jésus défie les attentes après s'être montré, non comme un leader conquérant pour démolir l'oppression romaine, mais comme le "Serf Patient" d'Isaïe.

Le Pape François a écrit : "La joie de l'Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui se trouvent avec Jésus". Il est urgent que nous aidions chacun à aller au-delà des suppositions et des préjugés sur qui c'est Jésus et ce qui est l'Église, et à la fois leur faciliter la rencontre avec Jésus. Quand une personne arrive à savoir qui est réellement Jésus, alors la joie et la paix abondent.

 

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Publié le 25 Mars 2020

Gospel text

(Jn 5,31-47): 

Jesus said to the Jews: «If I bore witness to myself, my testimony would be worthless. But Another One is bearing witness to me and I know that his testimony is true when He bears witness to me. John also bore witness to the truth when you sent messengers to him, but I do not seek such human testimony; I recall this for you, so that you may be saved. John was a burning and shining lamp, and for a while you were willing to enjoy his light. But I have greater evidence than that of John -the works which the Father entrusted to me to carry out. The very works I do bear witness: the Father has sent me. Thus he who bears witness to me is the Father who sent me. You have never heard his voice and have never seen his likeness; then, as long as you do not believe his messenger, his word is not in you.

»You search in the Scriptures thinking that in them you will find life; yet Scripture bears witness to me. But you refuse to come to me, that you may live. I am not seeking human praise; but I have known that love of God is not within you.

»For I have come in my Father’s name and you do not accept me. If another comes in his own name, you will accept him. As long as you seek praise from one another in­­stead of seeking the glory coming from the only God, how can you believe? Do not think that I shall accuse you to the Father. Moses himself in whom you placed your hope, ­accuses you. If you believed Moses, you would believe me, for he wrote of me. But if you do not believe what he wrote, how will you believe what I say?».

 

The Application

 

What should I do to know God and discern the divine will? Jesus seems to propose to us an answer to this question, particularly to those who know to interpret the word of God and the tradition. All the divine teachings will propose to us, two sets of three essential means to achieve, which are in fact the same.

The first set is a vision from the Old Testament: The Word of God, received through the prophets and passed on to the people in tradition. The second set is in the new testament: The word of God which helps us to understand the INCARNATED,  the teachings of the Church (prayer, fasting and charity) which helps us to understand and apply the teachings of Jesus to the contemporary world and certainly the tradition that we have received through the Fathers of the Church.

Today’s gospel says that the elite of the then society were in a sense very close to this knowledge, but still drastically failed to accept Jesus as sent by the Father. Jesus tells us that they in fact had the divine knowledge, without the necessary love for God, which is expressed through their love for their neighbors. Once we lack this love, which is expressed with charity, then all our knowledge will fail us, because they will lead us to arrogance and inhuman attitude.

Jesus is orienting us towards the Father, and affirms that if our hearts are filled with love and compassion, a pure love for God and sincere discipleship, we will be able to identify the divine presence everywhere and can learn to live in this divine presence for an eternity. In this true love and faithfulness, the words and acts of Jesus will certainly help us to understand the divine will and we too will be able to give a true witness, just like John the Baptist, because we will be fully accompanied by the Holy Spirit. Jesus says, that in His words and deeds, it is the Father who gives witness to Him. It will be the same for us too.

Action of the day: Do an act of divine love.

«If I bore witness to myself, my testimony would be worthless»

Fr. Miquel MASATS i Roca
(Girona, Spain)

Today, the Gospel teaches us how Jesus faces the following objection: as Deut 19:15, says, «one witness is not enough to convict a man accused of any crime or offense he may have committed. A matter must be established by the testimony of two or three witnesses». Jesus plaids in his favour John the Baptist's testimony, the Father's testimony —manifest through the works He did— and, finally, the testimony of the Scriptures.

Jesus Christ reproaches those who listen to him three impediments they have, to accept him as the Son of God's Messiah: the lack of love of God; the lack of honest intentions —they only seek the human glory— and, their having their own interests at heart when interpreting the Scriptures.

Our Holy father Pope John Paul II wrote: «You can get to the contemplation of Christ's face only by listening, in the Spirit, to the Father's voice, for no one knows the Son except the Father (cf. Mt 11:27). It is, therefore, needed the revelation from the Almighty. But, to receive it, it is indispensable to place oneself in a listening attitude».

This is why we have to bear in mind that, to declare Jesus Christ as the true Son of God, the proposed external evidence is not enough; will's rectitude is very important, that is, a good moral disposition.

In this time of Lent, by increasing the deeds of penance that facilitate our interior renovation, we shall improve our disposition to contemplate Christ's true face. This is why, Saint Josemaría, says: «That Christ you see, is not Jesus. —It will be, in any case, the sad image your blurred eyes may form... —Purify yourself. Clarify your look with humility and penance. Afterwards... you won't be lacking the clear lights of Love. And you will have a perfect vision. Your image will really be: Him!».

 

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Publié le 25 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 5,31-47): 

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai; il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.

»Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d'ailleurs je vous connais: vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.

»Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique! Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture. Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis?».

 

L’Application

 

Dieu continue à nous donner les signes et nous sommes appelés à les interpréter et en profiter. Tous ne sont pas capables de les comprendre, pourtant il n’est pas difficile de vivre une vie remplie d’amour et de charité. C’est dans cet école d’amour que Dieu nous apprend à regarder le monde et à comprendre ses mystères.

Jésus nous affirme que notre témoignage de son amour, ne lui apportera rien, car Dieu est avec Lui et Il n’en a pas besoin. Il désire que l’homme voie en Lui la bonté et la générosité divine et Il nous conduira vers son Père, qui est la source de notre existence, notre Lumière. Une fois, notre vie est centrée en Jésus Christ, à travers Lui, en Dieu, nous serons, nous aussi libres, comme Lui, particulièrement lorsqu’on est confronté par les échecs (aujourd’hui COvid-19) de la vie.  Les moments difficiles nous font comprendre la proximité divine et nous aident à accueillir ce Dieu dans nos cœurs.

L’homme qui vit en Dieu, sera toujours conscient de son appel (la mission), ce que tout ce qu’il dit ou fait, doit aussi trouver son origine en ce Dieu, qui demeure en lui. En ce temps de carême, on est demandé d’accueillir l’envoyé du Père, d’apprendre à reconnaitre cette présence divine en nous, et à agir, dans notre humanité, d’une manière divine. Pour cela, Dieu nous donne sa Parole, les écritures sacrées et la tradition. En les accueillant par nos actes, nous accueillerons Dieu Lui-même dans notre vie.

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai»

Abbé Miquel MASATS i Roca
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous montre comment Jésus répond à l'objection suivante: selon le Deutéronome (19,15), pour la validité d'un témoignage, deux ou trois témoins sont requis. Jésus allègue en sa faveur le témoignage de Jean-Baptiste, le témoignage du Père —qui se manifeste dans les miracles qu'Il réalise— et, enfin, le témoignage des Écritures.

Jésus reproche à ceux qui l'écoutent trois raisons qui les empêchent de voir en lui le Messie Fils de Dieu: le manque d'amour de Dieu; l'absence de droiture d'intention —ils cherchent seulement la gloire humaine— et une interprétation des Écritures selon leurs propres intérêts.

Le Saint Père Jean-Paul II nous écrivait: «On ne parvient à la contemplation du visage du Christ qu'en écoutant dans l'Esprit la voix du Père, car nul ne connaît le Fils hors du Père (cf. Mt 11,27). Aussi, la révélation du Très-haut est-elle nécessaire. Mais, pour l'accueillir, il est indispensable de se mettre en attitude d'écoute».

C'est pourquoi, pour confesser Jésus-Christ comme vrai Fils de Dieu, les preuves externes qu'on nous présente ne suffisent pas; la droiture de la volonté, c'est-à-dire les bonnes dispositions, s'avère nécessaire.

En ce temps de Carême, en intensifiant les œuvres de pénitence qui facilitent le renouvellement intérieur, nous améliorerons nos dispositions pour contempler le véritable visage du Christ. Voilà pourquoi saint Josemaría nous dit: «Ce Christ que tu imagines n'est pas Jésus, mais la triste image que forment tes yeux troubles… Purifie-toi. Clarifie ton regard par l'humilité et la pénitence. Alors… les claires lumières de l'Amour ne te manqueront pas. Et tu auras une vision parfaite. Ton image sera réellement la sienne: Lui!».

 

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Publié le 24 Mars 2020

Gospel text

(Lk 1,26-38): 

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you». Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob for­­ever and his reign shall have no end».

Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said». And the angel left her.

«Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you»

+ Fr. Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Spain)

Today, we celebrate the feast of the Annunciation of our Lord. With the angel Gabriel's announcement and Mary's acceptance of the explicit divine will of incarnating in her womb, God assumes the human condition and nature —«in everything equal to us, except for sin»— to exalt and elevate us as his sons and have us, thus, as partakers of his divine nature. The mystery of faith is so great that Mary, with this announcement, remains appalled. Gabriel tells her: «Do not fear, Mary» (Lk 1:30): the Most High has looked kindly upon you and has chosen you to be the Mother of the Savior of the world. The divine initiatives break the weak human reasoning.

«Do not fear, Mary!». Words we shall often read in the Gospels; the same Lord will repeat them to the Apostles when they closely feel the supernatural force and when they show their fear or fright before the extraordinary works of God. We may ask ourselves for the reasons of this fear. Is it an unreasonable fear, an irrational fright? No! For those who see themselves small and “poor” before God, that clearly feel their weakness, their feebleness before the greatness of the Divine and experiment their nothingness before the magnificence of the Omnipotent, it is a logic fear. Pope saint Leo wonders: «Who will not see his own feebleness in the same Christ?». Mary, the humble town maid, considers herself such a little thing... but in Christ she feels strong and her fear disappears!

Thus, we can clearly understand that God «chose the weak things of the world to shame the strong» (1Cor 1:27). The Lord looks at Mary, sees the smallness of his servant and works the history's greatest marvel on her: the Encarnation of the eternal Verb as Head of a renewed Humanity. How good Bernanos' words to the main character of The Joy can also be applied to the Virgin Mary: «An exquisite feeling of her own weakness comforted and soothed her wonderfully, because it was as an ineffable sign of God's presence in her; the same God shone in her heart».

 

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Publié le 24 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi». Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin».

Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?». L'ange lui répondit: «Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!». Et l'ange la quitta.

«Je te salue, toi à qui une grâce a été faite»

 

Abbé Johannes VILAR
(Köln, Allemagne)

Aujourd'hui dans le «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite» (Lc 1,28) nous entendons pour la première fois le nom de la Mère de Dieu: Marie (deuxième phrase de l'archange Gabriel). Elle a la plénitude de la grâce et des dons. Cela s'appelle ainsi: "keharitomén", «pleine de grâce» (salut de l'Ange).

Peut-être qu'à 15 ans et seule, Marie doit donner une réponse qui changera l'histoire entière de l'humanité. Saint Bernard suppliait: «On t'offre le prix de notre Rédemption. Nous serons délivrés immédiatement, si tu dis oui. La terre entière est à tes pieds en attendant ta réponse. Donne ta parole et engendre la Parole Éternelle». Dieu attend une réponse libre, et «La pleine de grâce», qui représente tous ceux qui ont besoin de la Rédemption, répond: "génoitó", ainsi soit-il! A partir de ce jour Marie est restée librement unie à l'Œuvre de son Fils, aujourd'hui sa Médiation commence. A compter d'aujourd'hui elle est la Mère de ceux qui sont un dans le Christ (Gal 3,28).

Benoît XVI disait dans une interview: «[Je voudrais] éveiller le courage de prendre des décisions définitives: ce sont les seules qui permettent de grandir et d'aller de l'avant, qui permettent les grandes choses dans la vie; elles ne détruisent pas la liberté, mais elles rendent possible une orientation correcte. Prendre ce risque —le saut vers les choses décisives— et ainsi accepter pleinement la vie, c'est cela que je voudrais transmettre». Marie: en voilà un exemple!

Saint Joseph non plus ne reste pas en retrait des plans de Dieu: il doit accepter de recevoir son épouse et donner un nom à l'enfant (cfr. Mt 1,20s): Jesua, "le Seigneur sauve". Et il le fait. Voilà un autre exemple!

L'Annonciation révèle aussi la Trinité. Le Père envoie le Fils, incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint. El l'Église chante: «Aujourd'hui la Parole Éternelle se transforme en chair pour nous». Son œuvre rédemptrice —Noël, Vendredi Saint, Pâques— est présente dans cette graine. Il est Emmanuel, «Dieu avec nous» (Is 7,15). Réjouis-toi humanité!

Les fêtes de Saint Joseph et l'Annonciation nous préparent de manière admirable à la célébration des Mystères Pascals.

 

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Publié le 23 Mars 2020

Gospel text

(Jn 5,1-3.5-16): 

There was a feast of the Jews and Je­sus went up to Jerusalem. Now, by the Sheep Gate in Je­rusalem, there is a pool (called Beth­zatha in Hebrew) surrounded by five galleries. In these galleries lay a multitude of sick people -blind, lame and paralyzed. There was a man who had been sick for thirty-eight years. Jesus saw him, and since he knew how long this man had been lying there, He said to him, «Do you want to be healed?». And the sick man answered, «Sir, I have no one to put me into the pool when the water is dis­turbed; so while I am still on my way, another steps down before me». Jesus then said to him, «Stand up, take your mat and walk». And at once the man was healed, and he took up his mat and walked.

Now that day happened to be the Sabbath. So the Jews said to the man who had just been healed, «It is the Sabbath and the Law doesn't allow you to carry your mat». He answered them, «The one who healed me said to me: Take up your mat and walk». They asked him, «Who is the one who said to you: Take up your mat and walk?». But the sick man had no idea who it was who had cured him, for Jesus had slipped away among the crowd that filled the place. Afterwards Jesus met him in the Temple court and told him, «Now you are well; don't sin again, lest something worse happen to you». And the man went back and told the Jews that it was Jesus who had healed him. So the Jews persecuted Jesus because He per­formed healings like that on the Sabbath.

 

The Application

 

When we are lost without any visible signs, then it’s quite natural that we get disappointed and discouraged. Today’s life needs more courage and support. In today’s gospel, Jesus brings in each and every one of us this courage and support.  He is coming very close to us through different kinds of people and means.  He will come again to hear us and console us.

In this difficult moment, what is necessary to do, is to remain calm and serein, with much needed patience and discernment.  Jesus will certainly come to us and gives us a solution. The elites of the then society wished to persecute the Savior and today, we should be very careful, not to repeat the same errors.

We should, like Jesus, try to understand the sufferings of the people and respond to their needs, without sacrificing our own security. When such a situation arises, where Jesus asks us to sacrifice our life, then, we shouldn’t hesitate to do so.  The only law that should be applied is love and charity. In any case, it is important that we discern the divine will.

Action of the day: be patient and remain hopeful.

«Jesus saw him, and since he knew how long this man had been lying there, He said to him, ‘Do you want to be healed?’»

 

Fr. Àngel CALDAS i Bosch
(Salt, Girona, Spain)

Today, Saint John speaks of the parable of the pool of Bethzatha. It rather looked like the waiting room of a traumathology hospital. «There lay a multitude of sick people-blind, lame and paralyzed» (Jn 5:3). Jesus went up there.

It's rather curious!: Jesus manages to be found always in the middle of some problem. Wherever He goes, there is always somebody to be “liberated”; there He is when it comes to making people happy. The Pharisees, instead, were concerned only over the fact that it was Saturday. Their bad faith was killing their spirit. Sin's nasty features were showing through their eyes. There's no worse deaf man than he who does not want to hear.

The protagonist of the miracle had been disabled for thirty eight long years. «Do you want to be healed?» (Jn 5:6), Jesus says to him. He had since long ago been struggling in the void for he had not found Jesus. At long last, he had found the Man. The five galleries of the pool of Bethzatha boomed out upon hearing the Master's voice: «Stand up, take your mat and walk» (Jn 5:8). It was just a matter of an instant.

Jesus Christ's voice is the voice of God. Everything was anew with that old disabled man, spent by dejection. Much later, Saint John Crisostom will say that in Bethzatha pool sick people cured their bodies, while in the Baptism those same sick cure their soul; over there, one only sick could eventually be cured, every now and then. Baptism, however, cures always and everybody. In both cases God's power is evidenced through water.

That helpless disabled man, close to the water, does not remind you of our own helplessness to do good? How can we dare solving by ourselves that which has a supernatural scope? Don't you see, every day, around you, a big crowd of disabled ones that are “moving” themselves a lot, while being totally unable to get rid of their lack of freedom? Sin paralyzes man, grows him old, kills him... We have to fix our eyes in Jesus. We need him —his Grace— to plunge us into the waters of prayer, of confession, of the opening of our spirit. You and I may be eternal disabled persons, or, on the contrary, bearers of his light instruments.

 

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Publié le 23 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 5,1-3.5-16): 

Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades: aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?». Le malade lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi». Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche». Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait!

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard». Il leur répliqua: «Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit: ‘Prends ton brancard, et marche!’». Ils l'interrogèrent: «Quel est l'homme qui t'a dit: ‘Prends-le, et marche’?». Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore». L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

 

L’Application

Comme cet homme, nous vivons aussi un moment difficile et il ne faut jamais désespérer. Nous tous soufrerons de ce confinement et il y a certainement les autres qui souffrent plus que nous. En prenant conscience de cette réalité, nous devons aussi reconnaitre qu’il y a aussi les autres qui nous aident à vivre ce moment d’une manière paisible. Nous ne pouvons pas connaitre tous ces gens qui nous soutiennent et nous les connaitrons un jour.

Il y a certains d’entre nous qui ne voient pas la souffrance des autres en restant enfermés en nous-mêmes. Jésus nous invite à regarder leur souffrance, et si nous pouvons les apporter un soutien, il faut le faire dès maintenant, en respectant toujours les consignes de sécurités. Il faut savoir discerner l’importance de notre geste et s’il peut sauver la vie, il faut suivre le model présenter par le Seigneur.

Le Seigneur lui a demandé de prendre son brancard et marcher. N’oubliez pas l’exigence imposée et appliquons-la en vigueur. Soyons charitables, ‘il pourrait nous arriver prie encore’, nous dit le Seigneur.

 

 

«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’»

 

Abbé Àngel CALDAS i Bosch
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui saint Jean nous parle de la scène de la piscine de Bézhata. Elle ressemblait, plutôt, à la salle d'attente d'un hôpital pour traumatisés: «Une foule de malades étaient couchés: aveugles, boiteux et paralysés» (Jn 5,3). Et Jésus s'y rendit.

Comme c'est étonnant! L'on trouve toujours Jésus au beau milieu des problèmes. Là où il existe une possibilité de “libérer”, de rendre quelqu'un heureux, le voici. Les pharisiens, par contre, ne songeaient qu'au Sabbat. Leur mauvaise foi tuait l'esprit. La colère du péché dégoulinait de leurs yeux. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Le protagoniste du miracle était malade depuis trente-huit ans. «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» (Jn 5,6), lui dit Jésus. Depuis longtemps qu'il luttait dans le vide, faute d'avoir rencontré Jésus. Mais, maintenant, il avait trouvé l'Homme. Les cinq colonnades de la piscine de Bézhata retentirent lorsqu'on entendit la voix du Maître: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche» (Jn 5,8). Ce fut l'affaire d'un instant.

La voix du Christ est la voix de Dieu. Tout était neuf dans ce vieux paralysé, usé par le découragement. Plus tard, saint Jean Chrysostome nous dira que dans la piscine de Bézhata les maladies du corps étaient guéries, et qu'avec le Baptême ce sont les maladies de l'âme qu'on guérit. Là, c'était de temps en temps et pour un seul malade à la fois. Dans le Baptême, c'est pour toujours et pour tous. Dans le deux cas, le pouvoir de Dieu est manifesté par l'eau.

Le paralytique impuissant au bord de l'eau, ne te fait-il pas songer à l'expérience de notre propre impuissance à faire le bien? Comment essayons–nous de résoudre, tout seul, ce qui relève d'un pouvoir surnaturel? Te rends-tu compte que chaque jour, autour de toi, il a une foule de paralytiques qui “se remuent” beaucoup, mais n'arrivent pas à échapper de leur manque de liberté? Le péché paralyse, vieillit, tue. Il nous faut regarder Jésus. Il est nécessaire qu'Il —sa Grâce— nous plonge dans les eaux de la prière, de la confession, de l'ouverture de le esprit. Toi et moi, nous pouvons être de sempiternels paralytiques, ou des porteurs et des instruments de lumière.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 22 Mars 2020

Gospel text (Jn 4,43-54): 

Jesus left for Galilee. Jesus himself said that no prophet is recognized in his own country. Yet the Galileans welcomed him when He arrived, because of all the things He had done in Jerusalem during the Festival and which they had seen. For they, too, had gone to the feast. Jesus went back to Cana of Galilee where He had changed the water into wine.

At Ca­per­naum there was an official whose son was ill, and when he heard that Jesus had come from Judea to Galilee, he went and asked him to come and heal his son, for he was at the point of death. Jesus said, «Unless you see signs and won­ders, you will not believe!». The official said, «Sir, come down before my child dies». And Jesus replied, «Go, your son is living».

The man had faith in the word that Jesus spoke to him and went his way. He was already going down the hilly road when his servants met him with this news, «Your son has recovered!». So he asked them at what hour the child had begun to recover and they said to him, «The fever left him yesterday in the afternoon about one o'clock». And the father realized that it was the time when Jesus told him, «Your son is living». And he became a believer, he and all his family. Jesus performed this second miraculous sign when he returned from Judea to Galilee.

«That Jesus had come from Judea to Galilee»

 

Fr. Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero
(Viladecans, Barcelona, Spain)

Today, we find Jesus again in Cana of Galilee, where He had previously made the well known miracle of changing the water into wine. Now, on this occasion, He performs a new miracle: the recovery of a royal official's son. In spite of how spectacular the first one was, this second miracle is, undoubtedly, more valuable, for what Jesus solves with this miracle is nothing material, but a problem of a human life.

What is so remarkable in this case is that Jesus does not go to Capernaum to directly heal there the sick one; He performs the miracle without moving from Cana: «The official told him: ‘Sir, come down before my child dies!’. And Jesus replied: ‘Go, your son is living’» (Jn 4:49-50).

This should remind us all that we can do a lot of good from a distance, that is, without having to make us present wherever our generosity is requested. We can, thus, help the Third World simply by collaborating economically with our Missions or with catholic organizations that may be working over there. Or let us help those in need on the marginal suburbs of the big cities with our contributions to institutions like Caritas International, without our having to set foot there. Or, we can even make a lot of people far away happy by means of just a telephone call, a letter or an e-mail.

Quite often we do not perform a good deed by excusing ourselves because of our impossibility to be physically present wherever there is an urgent need for outside help. Jesus did not use that excuse. He was not at Capernaum, but He simply performed the miracle.

If you want to be generous, distance should be no problem, for our generosity comes all the way directly from our heart and it crosses all frontiers. As Saint Augustine said: «He who is charitable at heart, always finds something to give».

 

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Publié le 22 Mars 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 4,43-54): 

Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin.

Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit: «Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges?». Le fonctionnaire royal lui dit: «Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!». Jésus lui répond: «Va, ton fils est vivant».

L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent: «C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté». Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit: «Ton fils est vivant». Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

«Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée»

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero
(Viladecans, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous rencontrons de nouveau Jésus à Cana de Galilée, où il avait réalisé le fameux miracle de la conversion de l'eau en vin. Et voici qu'il fait un nouveau miracle: la guérison du fils d'un fonctionnaire royal. Le premier avait été spectaculaire, mais celui-ci a sans doute plus de valeur: il ne résout pas un embarras matériel, il s'agit d'une vie humaine.

Ce qui attire l'attention ici, c'est que Jésus agit à distance. Il ne se rend pas à Capharnaüm pour guérir directement le malade; il lui redonne la santé sans bouger de Cana: «Le fonctionnaire royal lui dit: ‘Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!’. Jésus lui répond: ‘Va, ton fils est vivant’» (Jn 4,49.50).

Cela nous rappelle que, tous, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l'endroit où l'on sollicite notre générosité. Nous aidons, par exemple, le Tiers Monde en collaborant économiquement avec nos missionnaires ou avec des entités catholiques qui y travaillent. Nous aidons les pauvres des quartiers marginaux des grandes villes par nos apports à des institutions comme Caritas, sans que nous devions y mettre les pieds. Nous pouvons même donner une grande joie à beaucoup de gens qui sont loin de nous, par un appel téléphonique, une lettre ou un message électronique.

Bien souvent, nous trouvons une excuse dans l'impossibilité d'être physiquement présents dans les lieux où il y a des nécessités urgentes. Jésus, n'a pas cherché d'excuse; il a fait le miracle.

La distance n'est pas un problème à l'heure d'être généreux, car la générosité sort du cœur et dépasse les frontières. Comme le disait saint Augustin: «Qui possède la charité dans son cœur, trouve toujours une chose à donner».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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