Publié le 6 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 10,25-37):

 Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?». L'autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie».

Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

«Que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?»

 

Abbé Ivan LEVYTSKYY CSsR
(Lviv, Ukraine)

Aujourd'hui, le message évangélique montre le chemin de la vie: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, (…) et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Et parce que Dieu nous a aimé le premier, il nous porte vers l’union avec Lui. La bienheureuse Thérèse de Calcutta dit: «Nous avons besoin de cette union intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment y parvenir? À travers la prière». En étant unis à Dieu, nous commençons à nous rendre compte qu’avec Lui tout est possible, même l’amour du prochain.

Quelqu’un a dit que le chrétien entre dans une église pour aimer Dieu et qu’il en sort pour aimer son prochain. Le Pape Benoît souligne que le programme du chrétien —le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus— est «un cœur qui voit». Voir et s’arrêter! Dans la parabole deux personnes aperçoivent le nécessiteux, mais ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi le Christ reprochait aux pharisiens: «Vous avez des yeux et vous ne voyez pas» (Mc 8,18). Le Samaritain, au contraire, voit et s’arrête, il a pitié et sauve ainsi la vie du nécessiteux et la sienne.

Quand le fameux architecte catalan Antoine Gaudi fut heurté par un tramway, ceux qui passaient par là ne s’arrêtèrent pas pour aider ce vieillard blessé. Il n’avait sur lui aucun papier et par son aspect il ressemblait à un mendiant. Si ces gens avaient su qui était ce prochain, ils auraient fait la queue pour l’aider.

Quand nous faisons le bien, pensons que nous le faisons pour notre prochain mais aussi pour le Christ: «Je vous l’assure, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et mon prochain, dit Benoît XVI, c’est toute personne qui a besoin de moi et que je puis aider. Si chacun, voyant son prochain dans le besoin, s’arrêtait et prenait soin de lui, ne serait-ce qu’une fois par jour ou par semaine, la crise diminuerait et le monde deviendrait meilleur. «Rien de tel comme les bonnes œuvres pour nous faire semblable à Dieu» (Saint Grégoire de Nisse).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 10,17-24): 

 

The seventy-two disciples returned full of joy. They said, «Lord, even the demons obeyed us when we called on your name». Then Jesus replied, «I saw Satan fall like lightning from heaven. You see, I have given you authority to trample on snakes and scorpions and to overcome all the power of the Enemy, so that nothing will harm you. Nevertheless, don't rejoice because the evil spirits submit to you; rejoice rather that your names are written in heaven».

At that time Jesus was filled with the joy of the Holy Spirit and said, «I praise you, Father, Lord of heaven and earth, for you have hidden these things from the wise and learned, and made them known to the little ones. Yes, Father, such has been your gracious will. I have been given all things by my Father, so that no one knows the Son except the Father, and no one knows the Father except the Son and he to whom the Son chooses to reveal him».

Then Jesus turned to his disciples and said to them privately, «Fortunate are you to see what you see, for I tell you that many prophets and kings would have liked to see what you see but did not, and to hear what you hear but did not hear it».

 

The Application

 

We all wish to be happy and God does approve this desire. However, today Jesus invites us to qualify this happiness and exactly what we feel and why?  Is it because that we have great gifts, talents, everything goes fine, and that we have great spiritual powers, or that we are connected to the divine will, accompanied by God and be able to accomplish it as God desires. It is depending to this question that we can assure ourselves, the source of the divine will and its fullness.

Jesus is telling that any divine revelation, including the divine will, is fully depend up on God alone. It’s not on our merit or demand, it is fully decided by the Holy Spirit, and completely animated by God.

If we wish to be associated to this divine process, then we should become like little child, with a pure heart and should have a soul which is capable of contemplating the dine mysteries. It is to such people that God reveals Himself and only they can understand the divine mysteries. God desires that we be connected to this divine will and that the joy resides in us.

 

Action of the day: Verify the source of your feelings emotions, whether they come from God or from our human pride.

«At that time Jesus was filled with the joy of the Holy Spirit and said, ‘I praise you, Father, Lord of heaven and earth’»

 

+ Fr. Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Spain)

Today, evangelist Luke tells us what brings Jesus to praise his Father for the benefits granted to Mankind. He rejoices for the revelation made to the very simple at heart, to the smaller ones of the Kingdom. Jesus shows his joy when realizing how they accept, understand and practice what, through Him, God tells them. On other occasions, when in intimate dialogue with his Father, Jesus will also praise him for always listening to Him. He praises that leper Samaritan who, having been healed —along with other nine—, is the only one that returned, and with a loud voice glorified and thanked Jesus for the benefit received.

St. Augustine writes: «What can we better carry in our heart, or say with our mouth, or write with the pen, than these words ‘Thanks to God’? There is nothing that can be said so briefly, nor listened to with more joy, nor make you feel with more elation, nor done with more profit». This is what we are always to do with God and our neighbor, even for those gifts we are not aware of, as St. Josemaria Escriva used to write. Gratitude towards our parents, our friends, our teachers, our pals. Towards everybody that may help us, may spur us, may serve us. And logically, gratitude also, for our Mother the Church.

Gratitude is not a very “common” or practiced virtue, and, nevertheless, is one of the most pleasant to experiment. We must admit, though, that it is not an easy virtue to live with. St. Theresa asserted: «I have such a grateful heart that I could be bribed with a sardine». This has always been the saints' demeanor. And they have done it in three different ways, as St. Thomas Aquinas pointed out: first, trough the own awareness of the benefits received; secondly, by praising God externally with words; and, thirdly, by trying to pay back our benefactor with deeds, depending upon our own capabilities.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 10,17-24): 

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez–vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux».

A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler».

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

 

L’Application

 

Ce retour est hyper important, car en lui nous pouvons vérifier tout ce dont nous avons fait, était-t-il selon la volonté divine. Ce retour nous aidera à réponde à cette question importante : La joie que nous ressentons était-elle parce que nous avons réussi ou qu’on a pu accomplir la volonté divine ?  

Jésus désire que nous soyons heureux et que cette joie demeure en nous. Le plus nous fixons notre regard vers les Cieux et accomplissons la volonté divine, le plus nous serons heureux, car notre noms sera inscrits dans les Cieux.  

Pour cela, il faut devenir comme un enfant, avec un cœur pur et une âme capable de contempler la parole de Dieu. Dans cette contemplation nous apprendrons à comprendre les mystères divins, car Dieu se rend visible et accessible à cet enfant qui est en nous.

«A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

 

+ Abbé Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain, même pour les dons que nous ignorons, comme l'écrivait saint Josémaria Escriva. Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Octobre 2019

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 10,1-12): 

 

The Lord appointed seventy-two other disciples and sent them two by two ahead of him to every town and place, where he himself was to go. And He said to them, «The harvest is rich, but the workers are few. So you must ask the Lord of the harvest to send workers to his harvest. Courage! I am sending you like lambs among wolves. Set off without purse or bag or sandals; and do not stop at the homes of those you know.

»Whatever house you enter, first bless them saying: ‘Peace to this house’. If a friend of peace lives there, the peace shall rest upon that person. But if not, the blessing will return to you. Stay in that house eating and drinking at their table, for the worker deserves to be paid. Do not move from house to house.

»When they welcome you in any town, eat what they offer you. Heal the sick who are there and say to them: ‘The kingdom of God has drawn near to you’. But in any town where you are not welcome, go to the marketplace and proclaim: ‘Even the dust of your town that clings to our feet, we wipe off and leave with you. But know and be sure that the kingdom of God had come to you’. I tell you that on the Judgment Day it will be better for Sodom than for this town».

 

The Application

 

We are called to do two essential things in our life, as Christians: Pray and work for the peace. We are all peace makers. This peace comes from the Lord, and we believe that the goodness of God is never exhausted. It is in this goodness that we have hope and courageously announce the conversion that God desires for us. The moment we are reconciled with God, our inner peace resides in us, come what may in our personal life.

«Ask the Lord of the harvest to send workers to his harvest»

 

Fr. Ignasi NAVARRI i Benet
(La Seu d'Urgell, Lleida, Spain)

Today, Jesus speaks to us of his apostolic mission. Though «He appointed seventy-two other disciples and sent them» (Lk 10:1), the Gospel's proclamation is a task that «cannot be delegated to a few “specialists”» (John Paul II): we have all been called and we all have got to feel responsible. Each one from his own place and condition. The day of our Baptism we were told: «You are Priest, Prophet and King and you will receive eternal life». Today, more than ever before, our world needs the testimony of the Christ's followers.

«The harvest is rich, but the workers are few» (Lk 10:2): this positive interpretation of the mission is interesting. The text does not say, «there is a lot to sow and a few workers». Maybe today, we might have to speak like that, in view of the great ignorance of our society about Jesus Christ and his Church. A hopeful glance at the mission may engender optimism and illusion. Let us not be discouraged by pessimism or despair.

To start with, the mission waiting for us is, at the same time, exciting and difficult. Our mission neither can nor must pretend to force adhesion to the announcement of the Truth and of Life, but simply to hint a free attachment. Our Pope reminds us that the ideas are to be proposed not imposed.

«Set off without purse or bag or sandals...» (Lk 10:4): the only missionary's strength must be Christ. And, so that Christ may fill his life, the evangelizer must disembarrass of whatever is not Christ. Evangelic poverty is the great requisite and, at the same time, the most believable testimony the Apostle may offer while only this unselfishness can make us free.

The missionary announces peace. He is a bearer of peace because Christ, is the “Prince of Peace”. This is why, «whatever house you enter, first bless them saying: ‘Peace to this house’. If a friend of peace lives there, the peace shall rest upon that person. But if not, the blessing will return to you» (Lk 10:5-6). Our world, our families, our personal ego, they all need Peace. This is why our mission is so urgent and exciting.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 10,1-12): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

»Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’. Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites: ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche’. Je vous le déclare: au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville».

 

L’Application

 

Nous sommes les pèlerins et marchons sur la terre, en fixant notre regard vers la maison préparée par le Seigneur. Pour cela, nous cherchons sur la terre la volonté divine. L’évangile du jour nous dit que la vie chrétienne est une vie contemplative et active. Elle est contemplative, car nous nous nourrissons notre foi en méditant la Parole de Dieu. Elle est active, car en méditant cette Parole vivante, nous apprenons à vivre cette foi pleinement et à nous mettre au service du peuple de Dieu.  

Nous sommes un peuple heureux. Nous sommes heureux, non pas parce que tout se passe bien pour nous, plutôt nous croyons que ce Dieu plein de bonté qui a conduit le peuple d’Israël est avec nous et Il nous accompagne.   

«Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle de la mission apostolique. Même «s'il en désigna encore soixante-douze, et il les envoya» (Lc 10,1), la proclamation de l'Évangile est une tâche «qui ne pourrait être déléguée qu'à quelques “spécialistes”» (Jean-Paul II): nous sommes tous appelés à cette tâche et nous devons tous nous sentir responsables de celle-ci. Chacun là où il se trouve, en son lieu et dans sa condition. Le jour du Baptême on nous a dit: «Tu es Prêtre, Prophète et Roi pour la vie éternelle». Aujourd'hui, plus que jamais, notre monde a besoin du témoignage des disciples du Christ.

«La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux» (Lc 10,2): c'est intéressant ce sentiment positif de la mission, en effet le texte nous dit «il y a beaucoup à semer et peu d'ouvriers». Peut-être qu'aujourd'hui nous devrions parler en ces termes, étant donné la grande ignorance de Jesús-Christ et de son Église dans notre société. Un regard d'espérance sur cette mission engendre de l'optimisme et de l'illusion. Ne nous laissons pas abattre par le pessimisme et le désespoir.

De fait, la mission qui nous attend est, à la fois, passionnante et difficile. Notre mission, l'annonce de la Vérité et de la Vie, ne peut pas et ne doit pas prétendre forcer l'adhésion, mais susciter une adhésion libre. Le Pape nous rappelle que les idées se proposent, elles ne s'imposent pas.

«N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales…» (Lc 10,4): la seule force du missionnaire doit être le Christ. Et pour qu'Il remplisse toute sa vie, il est nécessaire que l'évangéliste se libère totalement de ce qui n'est pas le Christ. La pauvreté évangélique est la grande condition requise et, est à la fois le témoignage le plus crédible que l'apôtre peut donner, mis à part le fait que la seule chose qui peut nous rendre libres c'est ce détachement total.

Le missionnaire annonce la paix. Il est porteur de paix car il porte le Christ, le “Prince de la Paix”. C'est pour cela, que «dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous» (Lc 10,5-6). Notre monde, nos familles, notre moi, a besoin de Paix. Notre mission est urgente et passionnante.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 9,57-62): 

As Jesus and his disciples went on their way, a man said to him, «I will follow you wherever you go». Jesus said to him, «Foxes have holes and birds of the air have nests; but the Son of Man has nowhere to lay his head». To another Jesus said, «Follow me». But he answered, «Let me go back now, for first I want to bury my father». And Jesus said to him, «Let the dead bury their dead; as for you, leave them and proclaim the kingdom of God». Another said to him, «I will follow you, Lord, but first let me say goodbye to my family». And Jesus said to him, «Whoever has put his hand to the plow and looks back is not fit for the kingdom of God».

 

Daily Quote from the early church fathers:

Put to death what is earthly in you,

by Origen of Alexandria (185-254 AD)

 

"The statement 'Let the dead bury their dead' implies spiritually: Waste no more time on dead things. You are to 'put to death therefore what is earthly in you: immorality, impurity, passion, evil desire and covetousness, which is idolatry' (Colossians 3:5). These things therefore are dead. Cast them away from you. Cut them off as you would cut off gangrenous flesh to prevent the contamination of the whole body, so that you may not hear it said, 'Leave the dead [spiritually dead] to bury their dead' (Matthew 8:22). But to some it seems abnormal and contradictory that the Savior does not allow the disciple to bury his father. It seems inhumane. But Jesus does not in fact forbid people from burying the dead, but rather he puts before this the preaching of the kingdom of heaven, which makes people alive (Luke 9:60). As for burying the body, there were many people who could have done this." (excerpt from Fragment 161)

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 9,57-62): 

En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».

«Suis-moi»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 9,51-56): 

 

As the time drew near when Jesus would be taken up to heaven, He made up his mind to go to Jerusalem. He had sent ahead of him some messengers who entered a Samaritan village to prepare a lodging for him. But the people would not receive him because He was on his way to Jerusalem. Seeing this, James and John, his disciples said, «Lord, do you want us to call down fire from heaven to reduce them to ashes?». Jesus turned and rebuked them, and they went on to another village.

 

The Application

 

Each and every one of us have come across one such situations where our desire to help others is being rejected, our good intentions are misinterpreted, or we are blocked unjustly etc. Jesus today helps us to face such situations: ignore and continue your good work, if not here, then somewhere else, but the mission entrusted by the Lord should continue.

By sending the disciple ahead of Him, Jesus was preparing the disciples to participate actively in His mission: salvation of the humanity. Sadly instead of falling back in to God for a better solution, when we are confronted with difficulties, which are beyond our capacities, they have decided to act humanly, ignoring the very presence of the Lord of Mercies.  It is here they will learn mercy and compassion. In later days, it will help them to understand the Cross and the Resurrection of the Lord.  They are on the way to Jesus and the time has come for them to enter into the great mysteries of the Lord. We take time to understand divine mysteries.

 

Action of the day: Be merciful

«Jesus turned and rebuked them»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, in the Gospel, we can see how «James and John, his disciples said, ‘Lord, do you want us to call down fire from heaven to reduce them to ashes?’ But Jesus turned and rebuked them» (Lk 9:54-55). These were Apostles’ shortcomings the Lord corrected.

There is a tale about a water carrier in India who, at the end of a stick of wood he had hanging on his back, he carried two vessels: one was perfectly made but the other was half cracked in its surface and was losing most of the water. This one —quite sadly— used to glance at the other, so perfect, until one day, quite ashamed, told its owner how miserable it felt because due to its cracks it could only give him half of the water he should be selling. But the water carrier told the vessel: —When we get back home look at the flowers growing along the way. And, sure enough, the vessel did look at them: they were indeed the most beautiful flowers, but realizing its cracks were again dropping half of its water, the vessel insisted: —I am worthless, I do everything wrong. But the carrier said: —Did you notice that these flowers only grow on your side of the way? I knew you had cracks so I figured out how to take advantage of them, and I sowed the seeds of the flowers where you dropped the water and, by watering them as you did I am now able to pick these flowers for God's Mother altar. If you were not as you are, this beauty could not have been created.

In a way, we are all like this cracked vessel, but God knows quite well his sons and gives us the possibility to take advantage of our cracks-defects for something good. Thus, the apostle John —that today wants to destroy—, with Lord's correction, becomes, in his letters, the apostle of love. The chastening did not discourage him, but he could rather see the positive side of his burning temperament —impassionate— by placing it at the service of love. Let us hope we will also know how to take advantage of the corrections, drawbacks —sufferings, failures, limitations— to “start and restart”, as St. Josemaria defined saintliness: docile to the Holy Spirit in converting ourselves to God and become his instruments.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 9,51-56): 

 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

 

L’Application

Jésus a pris une résolution. Nous ne le savons que l’économie du salut était un projet très chère au Père.  Il a voulu sauver non seulement l’homme ancien, mais aussi l’homme qui va naître. Ce projet de Dieu se sera accompli, non par un guerrier, mais par Le Roi de la paix, évidement par sa Croix et par sa résurrection.  Comment peut-il possible pour ce Roi d’invoquer le ciel pour détruire son peuple par le feu ? Il donnera sa vie par amour et ce feu d’amour détruira la haine et la méchanceté. Aujourd’hui, en vivant notre foi, reconnaissons-nous la miséricorde divine et l’appliquons-nous dans notre vie quotidienne ?

Un autre regard

Dieu vient nous sauver, non pas à la manière dont nous l’attendons, mais à sa manière. Il est possibles comme ces Samaritains, que nous aussi refusions non seulement de l’accueillir, mais également rejetions le Chemin de salut que Jésus nous propose.  Il est là pour nous rassembler autour de son Père. Apprenons-nous à L’accueillir en nos frères et sœurs ? Il faut faire aussi une relecture de notre vie en posant cette question : quel est notre comportement envers les frères qui refusent de nous accueillir ?

 

 

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

 

Abbé Llucià POU i Sabater
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0