Publié le 5 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 5,33-39): 

 

Some people asked Jesus, «The disciples of John fast often and say long prayers, and so do the disciples of the Pharisees. Why is it that your disciples eat and drink?». Then Jesus said to them, «You can't make wedding guests fast while the bridegroom is with them. But later the bridegroom will be taken from them and they will fast in those days».

Jesus also told them this parable, «No one tears a piece from a new coat to put it on an old one; otherwise the new will be torn and the piece taken from the new will not match the old. No one puts new wine into old wineskins; otherwise the new wine will burst the skins and be spilled, and the skins will be destroyed as well. But new wine must be put into fresh skins. Yet no one who has tasted old wine is eager to get new wine, but says: The old is good».

 

The Application

 

Jesus is not against imitation, because He himself has asked us to be perfect just like His Father. What is important and necessary is to have a proper discernment process in our every decision. He is asking us to assume the responsibility for every act committed than simply following the tradition. Creativity just for it may not produce good fruit. Every act should have a finality and this finality should be narrowly oriented towards Christ. For every Christian, Christ should be the centre of everything. ‘If Christ is with us, who can be against us?’, asks St. Paul. The very presence of Christ will be an occasion to feast.

«You can't make wedding guests fast while the bridegroom is with them»

Fr. Frederic RÀFOLS i Vidal
(Barcelona, Spain)

Today, while pondering over the Gospel, we can detect the trap prepared by the Pharisees and masters of the Law, when they twist an important question: they simply oppose the fasting and praying of the Pharisees and John’s disciples to the eating and drinking of Jesus' disciples.

Jesus Christ tells us there is a time to pray and fast and a time to eat and drink. Which means the same person that prays and fasts is who eats and drinks. We can appreciate that in our daily life: let us watch the simple joy of a family, maybe our own family. But, later on, tribulations may visit them. The persons are the same, but circumstances differ: «You can't make wedding guests fast while the bridegroom is with them. But later they will...» (Lk 5:34).

Timing is everything; there is a time under the sky for everything: «A time to rend, and a time to sew» (Eccles 3:7). These words uttered by a learned man of the Old Testament, certainly not the most optimistic one, almost coincide with the simple parable of the torn coat. And, to a certain extent, they probably coincide with our own experience. Our mistake appears when at the time of sewing, we tear and at the time of tearing, we sew. Then, everything goes wrong.

We are aware that, along with Jesus Christ, we shall reach the glory of Resurrection through his passion and death, and that no other way is God's way. Precisely, Simon Peter is scolded when he tries to lead the Lord away from the only way: «You are not setting your mind on the things of God, but on the things of men» (Mt 16:23). If we can enjoy a few moments of peace and joy, let us make the most out of it. There will probably come other moments when we shall have to fast for good. The only difference is that, thanks God, we shall always have the bridegroom beside us. And this is what the Pharisees did not know and, maybe, this is why in the Gospel they always appear as such bad-tempered persons. Therefore, and as far as we are concerned, let us avoid being bad-tempered, while admiring the Lord's soft irony, which can be gathered from today's Gospel.

 

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Publié le 5 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 5,33-39): 

 

On disait un jour à Jésus: «Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent!». Jésus leur dit: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ces jours-là, ils jeûneront».

Et il dit pour eux une parabole: «Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit: ‘C'est le vieux qui est bon’».

 

L’Application

 

Jésus doit être le centre de notre vie. Si le Christ est présent en nous, et si on est entièrement pris par le Seigneur, nous ne devons pas jeûner, car c’est un moment de fête. Pour moi personnellement ‘jeûner’  c’est se vider, laisser tomber tout ce qui est périphérie et garder précieusement tout ce qui est essentielle.

 «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l¨'Époux est avec eux?»

 

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans notre réflexion sur l'Évangile de ce jour, nous voyons comment les pharisiens et les maîtres de la loi trichent quand ils tergiversent une question importante: ils opposent le jeûne et le temps de prière des disciples de Jean et des pharisiens au boire et au manger des disciples de Jésus.

Jésus nous dit que dans la vie il y a un temps pour jeûner et pour prier et qu'il y a un temps pour boire et manger. C'est bien cela: la personne qui prie et jeûne est aussi celle qui boit et mange. Nous le voyons dans la vie de tous les jours: contemplons la joie simple d'une famille, peut-être même la nôtre. Et nous voyons, qu'à un autre moment les tribulations lui rendent visite. Les sujets sont les mêmes, mais chaque chose a son temps: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux?» (Lc 5,34).

Il y a un moment pour tout: sous le ciel il y a un temps pour chaque chose: «Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre» (Qo 3,7). Ces paroles exprimées par un sage de l'Ancien Testament, pas des plus optimistes, coïncident presque avec la parabole du vêtement rapiécé. Et coïncident sûrement d'une certaine manière avec nos propres expériences. L'erreur c'est que pendant le temps de déchirer nous cousions et que pendant le temps de coudre nous déchirions, à ce moment là plus rien ne va.

Nous savons que comme Jésus, nous arriverons à la gloire de la résurrection par la mort et par la passion et tout autre chemin n'est pas le chemin de Dieu. Précisément, Simon Pierre est grondé quand il veut éloigner le Seigneur du “chemin unique”: «tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23) Si nous pouvons profiter de moments de paix et de joie, profitons-en. Nous aurons certainement de durs moments de jeûne. La seule différence c'est que, par chance, nous aurons toujours l'Epoux avec nous. C'est cela que les Pharisiens ne savaient pas et c'est peut-être pour cela que dans l'Évangile on nous les présente presque toujours comme des personnes de mauvaise humeur. En admirant la douce ironie du Seigneur qui émane de l'Évangile d'aujourd'hui, essayons surtout de ne pas être des personnes de mauvaise humeur.

 

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Publié le 4 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 5,1-11): 

 

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. 

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

L’Application

 

Dieu nous accompagne divinement et il est difficile de LE connaitre ou maîtriser humainement. Pourtant si nous avons la foi et si on s’arrive à se disposer devant la volonté divine, librement et fidèlement, nous découvrirons les merveilles que le Seigneur a faites et continue à les faire jusqu’aujourd’hui.

Humainement Pierre a bien exprimé sa connaissance et savoir-faire. Dans la prière on est invité à exprimer à Dieu tout ce dont nous ressentons en nous, en laissant une espace au Seigneur. A l’image de Pierre, l’Eglise du Seigneur nous demande d’écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique. C’est dans cette fidélité et obéissance que Pierre a découvert la présence divine en Jésus.  

Une fois qu’on a découvert cette bonté et de générosité divine, nous pouvons facilement nous abandonner au Seigneur, car en Lui, nous serons capables de tout récupérer, y compris les hommes et l’amour humain. C’est ainsi nous nous avancerons au large avec le Seigneur.

 

«Avance au large»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

 

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Publié le 3 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 4,38-44): 

 

Leaving the synagogue, Jesus went to the house of Simon. His mother-in-law was suffering from high fever and they asked him to do something for her. Bending over her, He rebuked the fever, and it left her. Immediately she got up and waited on them. At sunset, people suffering from many kinds of sickness were brought to Jesus. Laying his hands on each one, He healed them. Demons were driven out, howling as they departed from their victims, «You are the Son of God!». He rebuked them and would not allow them to speak, for they knew He was the Messiah. 

Jesus left at daybreak and looked for a solitary place. People went out in search of him and, finding him, they tried to dissuade him from leaving. But He said, «I have to go to other towns to announce the good news of the kingdom of God. That is what I was sent to do». So Jesus continued to preach in the synagogues of the Jewish country.

 

The Application

 

The temptation is great to imitate Jesus and to become the wonderworker. I don’t deny the gift of healing and miracles that the Lord has accorded to some select group of individuals. It’s a mission and vocation. Though His divinity is beyond our capacity to imitate, however, we can all imitate His humanity and the way He has shown to us to be close with the Father. Early in the morning Jesus was in prayer. Many of us have this habitude of praying in the morning. Do we really get united with the Father in these morning prayers, or simply repeat the printed words? It’s time that we make a sincere examination of the way we pray and the way we welcome the message of the Lord.

The gospel narrates us one of the daily activities of the Lord. It is important that we learn from his day schedules and compare with ours, whether our priority is always the will of the Father? Today the gospel says that in the prayer that Jesus was with the Father and in the acts He unites us with the Father, by imposing hand on the sick people. While imitating Jesus in his humanity and the diverse activities, it is important that we discern whether we imitate His intimacy with the Father?  

In our apostolate, it’s true that some of us receive a solemn welcome and love to remain there. Some of us have the just opposite. It’s necessary that we discern the finality of our every movements of life. Is it really to do the will of the Father, or simply do good deeds, like an act of charity? (which is not bad either)

 

Action of the day: discern the will of the Father in every act of the day.

«Laying his hands on each one, He healed them. Demons were driven out»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we are facing a great contrast: people out in search of Jesus and him healing all kind of “sickness” (starting with Simon's mother-in-law); at the same time, «demons were driven out, howling!» (Lk 4:41). That is: On one side, goodness and peace; evil and despair, on the other. 

It is not the first time we see the devil being “driven out” that is, escaping from the presence of God amid shouting and expostulation. Let us remember the demon-possessed man of Gerasenes (cf. Lk 8:26-39). Yet, it is surprising that, here, it is the same devil that “comes out” to meet Jesus (though, admittedly, quite furious and angry, for God's presence was disturbing his shameful tranquility).

How often, too, we think that finding Jesus is just a nuisance! It bothers us having to attend Mass on Sundays; it flusters us to remember how long it is since our last prayer; we are ashamed of our mistakes, but we do not go to the Doctor of our soul begging for forgiveness... Let us ponder whether it is not our Lord who has to come out looking for us, when we are “reluctant” to leave our little “cave” to go out and meet He who is the shepherd of our souls and lives! This is simply called, half-heartedness.

This behavior has a diagnosis, though: apathy, lack of tension in our soul, anguish, disorderly curiosity, hyperactivity, spiritual laziness about matters of faith, pusillanimity, desire of being alone with ourselves... But there is also an antidote: to stop contemplating one's navel and getting down to work. To take the small commitment to devote every day a short while to look and listen to Jesus (this is what we call praying): Jesus did it too, for «He left at daybreak and looked for a solitary place» (Lk 4:42). To take the small commitment of defeating our selfishness in some small thing every day for the benefit of others (this is what we call loving). To take the small-great commitment to live every day coherently with our Christian life.

 

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Publié le 3 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 4,38-44): 

En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie. 

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

 

L’Application

 

Jésus fait va et vient, non pas pour lui-même, plutôt accomplir la volonté de son Père. Tous les mouvements ont une finalité et l’évangile du jour nous demande de vérifier nos mouvements quotidiens et clarifier leurs finalités. Il y a les gens qui ne bougent pas, et il y a aussi les autres bougent  sans avoir une clarté de leurs mouvements. Où sommes-nous aujourd’hui dans notre activité quotidienne ?

Dieu qui est plein de bonté et de générosité, nous invite à faire sa volonté. Il veut nous libérer de notre ignorance et illuminer notre intériorité. Il désire que nous devenions la lumière du monde et amenions nos amis, nos frères et sœurs aux Seigneur, pour qu’Il impose ses mains sur eux qu’ils soient guéris.

En nous présentant le quotidien du Seigneur, l’évangéliste nous invite à la prière, à l’union avec le Père de Jésus.  Il ne suffit pas imiter les œuvres du Seigneur, mais aussi la manière Il était uni avec son Père. C’est ici Il était appelé et envoyé. De notre part, il faut laisser nos portes ouvertes pour que le Seigneur y entre et y demeure.

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

 

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Publié le 2 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 4,16-30): 

 

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’». 

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien». 

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

Nous tous trouvons difficile d’accepter la différence et la diversité. Uniformité est une tentation. Jésus nous invite à nous ouvrir à son enseignement, qui nous aide à découvrir la finalité de son incarnation.  

Une fermeté d’idée ou de pensé, qui n’ose même pas un dialogue, est très dangereux pour la société. Même aujourd’hui l’homme continue à refuser la bonne Nouvelle que le Seigneur nous apporte.

Cette accomplissement de la Bonne Nouvelle se fait à travers les hommes de bonne volonté qui écoutent tout ce dont le Seigneur nous enseigne et le mettent en pratique. Ils sont les signes de l’amour et de la miséricorde, que nous cherchons dans notre vie quotidienne.

«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»

 

Abbé David AMADO i Fernández 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes. 

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

 

 

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Publié le 1 Septembre 2019

Dieu nous demande d’être humbles devant Dieu et aussi devant les hommes. Cette exigence ne vient pas des hommes, mais de Dieu directement, car nous reconnaissons que Dieu est notre Père et nous sommes ses enfants. Cette humilité n’est pas synonyme avec soumission, car lorsque nous nous soumettons devant les autres, nous reconnaissons qu’ils sont plus puissants que nous. Donc la véritable humilité est une reconnaissance de bon et de grand chez les hommes, qui sont comme nous, les enfants de Dieu. C’est pourquoi Dieu nous demande d’accomplir toute chose dans l’humilité.

 

L’humilité est une vertu qui  nous aider à se connaitre ou se découvrir. Très souvent dans l’humilité nous sommes devant la vérité, car cette vertu nous pousse à chercher la vérité.  C’est dans cette vertu que l’homme découvre la présence divine qui agit en nous.

 

Lorsque nous nous découvrons la présence divine et lorsque nous reconnaissons ses agissements en nous, nous devenons son serviteur fidèle. C’est ainsi, dans l’humilité nous apprenons à maîtriser nous-même, nos émotions et nos comportements. Il n’y aura plus les confits ou les éclatements imprévus qui blessent les hommes qui sont faibles. Comme nous dit saint Paul, même dans la correction personnelle ou interpersonnelle, nous serons charitables. En conséquence, nous deviendrons les hommes miséricordieux, à l’image de Dieu.

 

Un humble cœur peut attirer tant de monde comme la mer qui attire l’eau de la rivière dans son entrailles, mais en silence et discret. Il ne fera pas de bruit, mais il sera efficace dans son engagement. C’est pourquoi qu’elle est cherchée et recherchée par tout et par tous.

 

Aujourd’hui Jésus se trouve chez-Parisien autour du thème du repas, où se trouve l’accueillie intime et  le partage parfait. Jésus nous donne deux recommandations : quand tu es invité et quand tu invites. Il parle de son propre expérience et de tout ce qu’il a vu, chez-nous. Pour nous, ce qui est important d’abord c’est ni des règle de la politesse, non plus de viser la récompense céleste, mais régler notre conduite sur celle de Dieu et de Jésus.

 

L’humilité qui est mise en avant c’est d’abord celle du Seigneur. En accomplissant « toute chose avec humilité », on s’accorde au Seigneur lui-même. Regardons la deuxième lecture un peu près possible. Auparavant chaque fois quand Dieu se rendu visible au peuple il y avait beaucoup de bruit, de trompettes, de festivité, etc. Quand le Seigneur est venu, il n’y avait rien, ni la festivité, ni la trompette, les anges ont chanté en silence ne que les personnes privilégiées ont l’entendu. Voilà le chemin de l’humilité que le Seigneur nous montre aujourd’hui.

 

Dans Ben Sirac le sage, Dieu s’adresse  à « mon fils », et à « mon enfant » avec la douceur du cœur.  Si nous reconnaissons cette douceur du cœur de Dieu, nous deviendrons humbles comme lui, et nous rendrons grâce à Dieu pour tout ce que nous avons reçu de lui à travers des hommes.

 

C’est ce message que nous retrouvons dans le Magnificat de la Vierge Marie : Dieu élève les humbles ; il abaisse les orgueilleux. Comme la pluie qui tombe du ciel, Dieu nous donne la grâce sans arrêt. Si notre cœur est rempli d’orgueil, notre terre restera élevée et nous ne pouvons pas en profiter. Si nous nous abaissons, nous pouvons nous en profiter et donner beaucoup de fruit, cent pour un.

 

« Seigneur, tu es venu non pour être servir. Tu t’es fait le dernier.  Toi qui connais notre orgueil et nos désirs de grandeur, nous te prions : montre-nous le bonheur qu’il y a à donner sa vie pour ceux qu’on aime pour que nous parvenions tous à la joie de ton Royaume. » Amen. 

 

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Publié le 30 Août 2019

Gospel text

(Mt 25,14-30): 

Jesus told this parable to his disciples, «Imagine someone who, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them. He gave five talents of silver to one, then two to another, and one to a third, each one according to his ability; and he went away. He who received five talents went at once to do business with the money and gained another five. The one who received two did the same and gained another two. But the one with one talent dug a hole and hid his master's money.

»After a long time, the master of those servants returned and asked for a reckoning. The one who received five talents came with another five talents, saying: ‘Lord, you entrusted me with five talents, but see I have gained five more with them’. The master answered: ‘Very well, good and faithful servant, since you have been faithful in a few things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. Then the one who had two talents came and said: ‘Lord, you entrusted me with two talents; I have two more which I gained with them’. The master said: ‘Well, good and faithful servant, since you have been faithful in little things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. 

»Finally, the one who had received one talent came and said: ‘Master, I know that you are an exacting man. You reap what you have not sown and gather what you have not invested. I was afraid, so I hid your money in the ground. Here, take what is yours’. But his master replied: ‘Wicked and worthless servant, you know that I reap where I have not sown and gather where I have not invested. Then you should have deposited my money in the bank, and you would have given it back to me with interest on my return. Therefore, take the talent from him, and give it to the one who has ten. For to all those who have, more will be given, and they will have an abundance; but from those who are unproductive, even what they have will be taken from them. As for that useless servant, throw him out into the dark where there will be weeping and gnashing of teeth’».

 

The Application

Faithfulness requires certain reconnaissance of what is received freely, beyond our merits. The more we are aware of these gifts, the more we search for its finality and we engage to multiply these talents, for us and for others. It is in the multiplication of these talents that we find our contentment and joy. In general joyful people are not those who posse great things, rather those who make use of little things in a great manner. Are you one among them?

 

Action of the day: Identify one of your talents and how much have you multiplied it.

 

«Someone, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them»

 

Fr. Albert SOLS i Lúcia 
(Barcelona, Spain)

Today, we contemplate the parable of the Talents. Here, we can appreciate something like a change of style in Jesus' message: the announcement of the Kingdom is no longer limited to point out its nearness but to the description of its contents through stories: it is the time of the parables!

A great man sets out to start a long trip, and entrusts his assets to his servants. He might have distributed them equally, but he preferred not to. He gave each one according to his abilities (five, two and one). Each servant could capitalize with that money the beginning of a good business. The two first servants did well administering their deposits, but the third one —through fear or laziness— preferred to hide it away and eluded any investment: he chose the comfort of his own poverty.

The master came back... and asked for a reckoning. He rewarded the courage and foresight of the two first servants that were able to duplicate his entrusted deposits. But the treatment to the “cautious” servant was very different.

Two thousand years later the message of this parable is still very much applicable. Modern democracies are moving towards a progressive separation between Church and State, which is not bad; rather on the contrary. However, this global and progressive mentality hides a secondary effect, which may be dangerous for us Christians: to become the living image of that third servant whom the master (biblical figure of God Father) scolded to with great severity. Without any malice, just out of comfort or fear, we are running the risk of hiding away and reducing our Christian faith to the private environment of our family and intimate friends. The Gospel should not be limited to a reading and sterile contemplation. With courage and risk, we have to manage our Christian vocation in our own social and professional environment, while proclaiming the figure of Christ with words and examples.

St. Augustine cites: «Those of us who preach the word of God to the people are not so far away from human condition and from the thinking supported by faith that we may not realize our own dangers. But we are consoled by the fact that where our risk lies because of our Christian ministry, we have the help of your prayers».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 30 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 25,14-30): 

 

«C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître. 

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. 

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».

 

L’Application

 

Je dis très souvent aux fidèles, le chemin du bonheur est chercher tout ce dont Dieu nous a donné et de les multiplier fidèlement. Cette fidélité fera plaisir au Seigneur et les autres qui nous entourent seront contents de nous avoir avec eux.

En revanche, le chemin du malheur est de chercher tout ce que les autres ont et que nous en n’avons pas. Ce chemin nous rendra malheureux.

Aujourd’hui comptons les talents que nous avons reçus et faisons une relecture de notre engagement de les multiplier.

«C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens»

Abbé Albert SOLS i Lúcia 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!

Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre. 

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».

 

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Publié le 30 Août 2019

Gospel text

(Mt 25,1-13): 

 

Jesus said to his disciples, «This story throws light on what will happen in the kingdom of heaven. Ten bridesmaids went out with their lamps to meet the bridegroom. Five of them were careless while the others were sensible. The careless bridesmaids took their lamps as they were and did not bring extra oil. But those who were sensible, brought with their lamps flasks of oil. As the bridegroom delayed, they all grew drowsy and fell asleep. But at midnight, a cry rang out: ‘The bridegroom is here, come out and meet him!’ All the maidens woke up at once and trimmed their lamps. Then the careless ones said to the sensible ones: ‘Give us some oil, for our lamps are going out’. The sensible ones answered: ‘There may not be enough for both you and us. You had better go to those who sell and buy for yourselves’. They were out buying oil when the bridegroom came, and those who were ready went with him to the wed-ding feast, and the doors were shut. Later the rest of the bridesmaids arrived and called out: ‘Lord, Lord, open to us’. But he answered: ‘Truly, I do not know you’. So, stay awake, for you do not know the day nor the hour».

 

The Application

 

The Christian life is a pilgrim life towards a life of holiness, fixing our eyes towards the eschatological joy that Jesus has promised to us. This holiness is achieved through prayer and charity. Though it’s a gift from God, there is need of our personal engagement and dedication.

Today’s parable of wise women, be a good lessons for us, so that at any time our lamps can be lightened. We can imagine different way by applying these images into our personal life.

For me personally, I would like to give important to one single event which is interesting for my personal renewal. The truth of this parable is that all of them slept and when the moment came, only few could be ready. These lights are the good works like charity that we do daily in our life. There is an oil part which remains invisible, are the one which illumines these lamps. It is thus important that we discern by which kind of oil that we need in our daily life, which will be very handy for us, when we loose our energy to do good work like charity.

 

Action of the day: Choose an act of faith which resembles for you, the oil of the gospel.

«Truly, I do not know you»

 

Fr. Joan Ant. MATEO i García 
(La Fuliola, Lleida, Spain)

Today, Friday, 21st week in ordinary time, the Lord, in the Gospel, reminds us of the convenience of staying always awake and ready to meet him. Whether at midnight, or at any other moment, a cry can ring out at our door to invite us to come out and meet our Lord. Death never makes appointments. In fact, «you do not know the day nor the hour» (Mt 25:13).

To be on the alert does not mean to live with fear and anguish. It means to live our life as sons of God, our life of faith, hope and charity, in a responsible way. The Lord is continuously waiting for our response of faith and love, constant and patient, amid the chores and preoccupations that weave our life.

And this response can only be given by us; you and I. Nobody else can give it in our place. This is what it means the denial of the sensible maidens to the careless ones to share their oil for the lamps that were going out: «You had better go to those who sell and buy for yourselves» (Mt 25:9). Our response before God is, therefore, personal and not transferable.

Let us not wait for a “tomorrow” —that may never come— to trim up the lamp of our love for the Spouse. Carpe diem! We must live every second of our life with all the passion a Christian must feel for his Lord. It is a well-known saying but we might as well refresh our memory: «Live every day of your life as if it is your first, as if it is your only available day, as if it is your last day». A realistic call for a necessary and reasonable conversion that we have to carry out. 

Let God give us the grace of his mercy that we may not have to hear in the supreme hour: «Truly, I do not know you» (Mt 25:12), that is, «you have had no relation whatsoever with me». Let us treat the Lord in this life in such a way we may become his acquaintances and friends in our time and in eternity.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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