Publié le 30 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 25,1-13):

 

 «Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre: ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre’. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent’. Les prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands’. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’. Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure».

 

L’Application

La vie chrétienne est une vie de pèlerinage vers la sainteté. Nous avons une très belle et connue parabole à méditer qui nous aide à discerner ce chemin de sainteté. Elle nous propose plusieurs images, comme celles de la lampe et l’huile, les filles et l’Epoux, la nuit et le crie, la salle des noces et la porte, etc. Nous avons aussi les certains vocabulaires (adj) intéressants : insensées, prévoyantes. Je vous invite  à chercher les sens à ses images et vivre votre vocation chrétienne pleinement.

Pourtant il ne faut pas oublier que personne n’a tenu la lampe allumée, y compris les prévoyantes. Pour moi personnellement la lampe allumée représente les ouvres visibles, et il y en a des autres invisibles, qui sont visibles au Seigneur. N’oublions pas de porter attentions à ces ouvres invisibles, qui sont capables de plaire au Seigneur.

 

«Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas»

 

Abbé Joan Ant. MATEO i García 
(La Fuliola, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, vendredi XXI du temps ordinaire, le Seigneur nous rappelle que nous devons être toujours vigilants et préparés pour notre rencontre avec Lui. A minuit, à n'importe quel moment, on peut sonner à notre porte pour nous inviter à recevoir le Seigneur. La mort ne prend pas de rendez-vous à l'avance. De ce fait «vous ne savez ni le jour ni l'heure» (Mt 25,13).

Être vigilants ne veut pas dire non plus vivre dans la crainte et dans l'angoisse. Cela veut dire vivre avec responsabilité notre vie d'enfants de Dieu, notre vie de foi, d'espérance et de charité. Le Seigneur attend continuellement notre réponse de foi et d'amour, constants et patients, au milieu de nos occupations et préoccupations de tous les jours qui tissent notre avenir.

Et cette réponse nous seuls pouvons la donner, toi et moi. Personne ne peut la donner à notre place. C'est cela qui signifie la réponse négative de filles prudentes aux filles insensées quand celles-ci leur demandent de leur céder un peu de leur huile de réserve: «Allez plutôt vous en procurer chez les marchands» (Mt 25,9). Ainsi notre réponse au Seigneur est personnelle et non-transférable.

N'attendons pas le lendemain —qui peut-être n'arrivera jamais— pour allumer notre lampe d'amour pour l'Époux. Carpe diem! Il faut vivre chaque seconde de notre vie avec toute la passion qu'un chrétien doit avoir pour son Seigneur. C'est un dicton bien connu, mais qui nous ferait du bien de nous le rappeler: «Vit chaque jour de ta vie comme s'il était le premier de ton existence, comme s'il était le seul jour de ta vie, comme s'il était le dernier jour de ta vie». Un appel, très réaliste, à la conversion nécessaire et raisonnable que nous devons réaliser.

Que Dieu dans sa miséricorde nous accorde la grâce qu'à l'heure de notre rencontre nous n'entendons pas: «Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas» (Mt 25,12), c'est à dire «vous n'avez eu aucun rapport ou relation avec Moi». Fréquentons le Seigneur en cette vie de manière que nous devenions ses connaissances ou ses amis dans le temps et dans l'éternité.

 

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Publié le 27 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 23,27-32): 

 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l'extérieur ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures. C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes’. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!».

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites»

 

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué 
(Manresa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme les jours qui précèdent et ceux qui suivront, nous contemplons Jésus hors de lui, condamnant des attitudes incompatibles avec une vie digne, non seulement chrétienne, mais encore humaine: «à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal» (Mt 23,28). Il confirme par là que la sincérité, l'honnêteté, la loyauté, la noblesse…, sont des vertus voulues par Dieu et très appréciées par les hommes.

Pour ne pas tomber dans l'hypocrisie, je dois être très sincère. Avec Dieu, d'abord: Il veut que j'aie le cœur pur et détestant tout mensonge, puisqu'Il est lui-même totalement pur, la Vérité absolue. Avec moi-même, ensuite, pour n'être pas le premier trompé, m'exposant à pécher contre le Saint-Esprit faute de reconnaître mes propres péchés pour les manifester avec clarté dans le sacrement de la Pénitence ou de mettre suffisamment ma confiance en Dieu, qui jamais ne condamne l'enfant prodigue et n'abandonne personne sous prétexte que c'est un pécheur, sauf s'il ne se reconnaît pas lui-même comme tel. Avec les autres, enfin: comme Jésus, le mensonge, la tromperie, la duplicité, la malhonnêteté, la déloyauté, l'ignominie des autres nous mettent hors de nous, raison pour laquelle nous devons nous appliquer le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît».

Ces trois attitudes de simple bon sens, nous devons les faire nôtres pour ne pas tomber dans l'hypocrisie et nous rendre compte que nous avons besoin de la grâce sanctifiante en raison du péché originel occasionné par le “père du mensonge”, le démon. Ne négligeons pas l'exhortation de saint Josémaria: «À l'heure de l'examen de conscience, prends garde au démon muet», ni celle d'Origène: «Toute sainteté feinte gît morte, car elle n'est pas animée par Dieu», et gouvernons-nous toujours sur ce principe élémentaire et simple proposé par Jésus: «Que votre langage soit ‘oui, oui’; ‘non, non’» (Mt 5,37).

Marie ne parle pas beaucoup, mais son oui au bien, à la grâce, est unique et véridique; et son non au mal, au péché, ferme et sincère.

 

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Publié le 25 Août 2019

Gospel text

(Mt 23,13-22): 

Jesus said, «Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You shut the door to the kingdom of heaven in people's faces. You yourselves do not enter, nor do you allow others to do so. Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You travel by sea and land to win a single convert, yet once he is converted, you turn him twice as fit for hell as yourselves. Woe to you, blind guides! You say: ‘To swear by the Temple is not binding, but to swear by the treasure of the Temple is’. Blind fools! Which is of more worth? The gold in the Temple or the Temple which makes the gold a sacred treasure? You say: ‘To swear by the altar is not binding, but to swear by the offering on the altar is’. How blind you are! Which is of more value: the offering on the altar or the altar which makes the offering sacred? Whoever swears by the altar is swearing by the altar and by everything on it. Whoever swears by the Temple is swearing by it and by God who dwells in the Temple. Whoever swears by heaven is swearing by the throne of God and by him who is seated on it».

«Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You shut the door to the kingdom of heaven in people's faces»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, the Lord wants to enlighten us about a concept which, being elementary per se, very few succeed in assimilating it in depth: guiding someone towards disaster is not to guide towards life but towards death. He who teaches how to die or how to kill others is not a master of life, but an “assassin”.

We could easily say that, today, the Lord is bad-tempered, He is fairly annoyed with those guides who make their fellow men lose their way and their taste of life and end up by removing their very life: «Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You travel by sea and land to win a single convert, yet once he is converted, you turn him twice as fit for hell as yourselves!» (Mt 23:15).

Many are those who honestly try to enter the Kingdom of heaven, and removing this illusion of theirs is certainly very serious. They hold the keys to the entrance, but for them they represent nothing but a “toy”, something quite fancy to hang on their belt, and nothing more. Pharisees go after people to “catch” them and induce them to accept their own religious conviction; not that of God, but their own; not to convert them into sons of God, but into sons of hell. Their pride does not uplift one to heaven, does not lead to life, but to perdition.
What a terrible mistake!

 

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Publié le 25 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 23,13-22): 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites: ‘Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter’. Insensés et aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'or? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré? Vous dites encore: ‘Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter’. Aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'offrande? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée? Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus; et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône».

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, le Seigneur veut nous éclairer sur un concept élémentaire de soi-même, mais sur lequel seulement quelques uns arrivent à approfondir: mener vers un malheur ce n'est pas mener à la vie, mais à la mort. Celui qui enseigne quelqu'un à mourir ou à tuer les autres n'est pas un enseignant de vie, mais plutôt un “assassin”. 

Aujourd'hui le Seigneur se trouve —dirait-on— de très mauvaise humeur; Il est justement en colère avec les guides qui égarent autrui et leur enlèvent le goût de vivre et, finalement, même la vie: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous!» (Mt 23,15).

Il y a ceux qui vraiment essayent d'entrer dans les Royaume des Cieux, et leur enlever cette illusion est certainement grave. Ils ont pris les clés d'accès, mais pour eux elles ne représentent qu'une “babiole”, quelque chose de tapageur pour pendre de leur ceinture et puis rien! 

Les pharisiens poursuivent les individus, en les “traquant” pour les conduire à leur propre conviction religieuse; pas celle de Dieu, mais la leur; avec l'intention de les transformer non pas en fils de Dieu, mais de l'enfer. Leur orgueil ne porte pas au ciel, ne conduit pas à la vie, mais à un destin funeste, à la perte. Quelle erreur, mais quelle erreur! 

«Guides —leur dit Jésus— aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau!» (Mt 23,24). Tout est renversé, brouillé; le Seigneur a essayé à plusieurs reprises de dégager les oreilles et dévoiler les yeux aux pharisiens, mais le prophète Zacharie nous dit déjà: «Mais ils refusèrent d'être attentifs, ils eurent l'épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre» (Za 7,11). Et puis, lors du jugement, le juge émettra une sentence sévère: «Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!» (Mt 7,23). Il n'en suffit pas plus: il ne faut que connaître la vérité et l'enseigner avec une humble fidélité. Rappelons-nous de l'adage d'un authentique maître de sagesse, saint Thomas d'Aquin: «Lorsqu'ils exaltent leur propre bravoure, les superbes avilissent l'excellence de la vérité!».

 

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Publié le 24 Août 2019

Gospel text

(Jn 1,45-51): 

 

Philip found Nathanael and said to him, «We have found the one that Moses wrote about in the Law, and the prophets as well: He is Jesus, son of Joseph, from Nazareth». Nathanael replied, «Can anything good come from Nazareth?». Philip said to him, «Come and see». When Jesus saw Nathanael coming, he said of him, «Here comes an Israelite, a true one; there is nothing false in him». Nathanael asked him, «How do you know me?». And Jesus said to him, «Before Philip called you, you were under the fig tree and I saw you». Nathanael answered, «Master, you are the Son of God! You are the King of Israel!». But Jesus replied, «You believe because I said: ‘I saw you under the fig tree’. But you will see greater things than that. Truly, I say to you, you will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man».

 

The Application

 

God appreciates each and every step that we take towards Him. In this personal initiative, we will discover how closer He is with us and the way He accompanies us. Today’s gospel can be a good lesson for us. Nathanael was simply curious and sincere in his thirst for God. Though doubted, he will engage from a simple invitation to come and see. Once step taken, God takes everything into His hands, and  from an ordinary man, Jesus elevates him equal to a heavenly being, who could witness the divinely movements, like angles surrounding the Father and the Son. This gift is available only to the heavenly being. Today with him, we are all invited to have one such experience.

Action of the Day: Take courage and go ahead.

«Come and see»

 

Mons. Christoph BOCKAMP Vicar of the Opus Dei Prelature in Germany 
(Bonn, Germany)

Today, we celebrate the feast of St. Bartholomew, apostle. Evangelist John so vividly narrates his first encounter with the Lord, that it is easy for us to visualize the scene. It is a dialogue between young, direct, franc... divine hearts!

Jesus casually meets Phillip and tells him «follow me» (Jn 1:43). Shortly afterwards, Philip, enthused about his meeting with Jesus, finds his friend Nathanael and tells him that, at long last, he has found whom Moses and the prophets wrote about: «He is Jesus, son of Joseph, from Nazareth» (Jn 1:45). The answer he receives is not enthusiastic but rather skeptical: «Can anything good come from Nazareth?» (Jn 1:46). Something similar happens almost everywhere. It is standard procedure in every city or every town to be inclined to think that nothing worth its while may come from the next city, or town... there, they are all worthless... And vice versa.

But Philip does not get discouraged. And, friends though they are, he does not offer any additional explanation and just tells Nathanael: «Come and see» (Jn 1:46). He goes, and from the very first moment he sees Jesus his vocation shows up. What, apparently, may look as sheer chance, it was, no doubt, set up since long in God's plans. Nathanael is certainly not an unknown person for Jesus: «Before Philip called you, you were under the fig tree and I saw you» (Jn 1:48). What fig tree? Maybe it was just Nathanael's favourite place where he used to go to when he wanted to relax, to ponder, to be alone... Under the amorous gaze of God, though. Just like all of us, all the time. But to realize the infinite love of God for each one of us, to be fully conscious He is at my door knocking I need an external voice, a friend, a “Philip” who may tell me: «Come and see». Somebody to take me to St. Josemaria Escriva's way, which he describes like this: May you seek Christ, may you find Christ, may you love Christ.

 

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Publié le 23 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 1,45-51): 

Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth». Nathanaël répliqua: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?». Philippe répond: «Viens, et tu verras». Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare: «Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir». Nathanaël lui demande: «Comment me connais-tu?». Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël lui dit: «Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!». Jésus reprend: «Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois! Tu verras des choses plus grandes encore». Et il ajoute: «Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme».

«Viens, et tu verras»

 

Mgr. Christoph BOCKAMP Vicaire Régional de l'Opus Dei en Alemagne 
(Bonn, Allemagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fète de Saint-Barthélemy. Saint Jean, l'évangéliste, nous raconte la première rencontre avec Jésus avec une telle intensité que nous sommes transportés sur la scène. C'est sont des dialogues des cœurs jeunes, honnêtes, sincères et c'est sublime! 

Jésus rencontre Philippe par hasard et lui dit «suis-moi» (Jn 1,43). Peu de temps après, Philippe, heureux de cette rencontre avec Jésus, cherche son ami Nathanaël pour lui raconter que “enfin” il a trouvé celui dont parlent les prophètes: «C'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth» (Jn 1,45). La réponse qu'il reçoit de la part de Nathanaël n'est pas très enthousiaste, elle est plutôt sceptique: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» (Jn 1,46). Partout dans le monde, c'est pareil. Chaque ville ou village pense que rien de bon ne peut sortir de leur ville ou village voisine… et vice-versa.

Mais Philippe ne se décourage pas. Etant de bons amis, il ne s'explique plus et il l'invite à l'accompagner: «Viens, et tu verras» (Jn 1,46). Alors, il y va, et cette première rencontre avec Jésus détermine sa vocation. Ce qui semblait le hasard était, déjà bien préparé à l'avance, dans le plan de Dieu. Pour Jésus, Nathanaël, n'est pas un inconnu: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu» (Jn 1,48). De quel figuier parle-t-Il? Peut-être c'était l'endroit préféré de Nathanaël où il allait pour se reposer, penser, s'isoler, …toujours sous le regard de Dieu. Comme nous tous. Mais pour bien se rendre compte de l'amour infini de Dieu pour chacun d'entre nous, afin d'être conscient que Dieu frappe à la porte et qu'Il m'appelle, nous avons besoin de quelqu'un qui comme Philippe nous dira «Viens, tu verras». Quelqu'un qui nous amène sur la route que Saint Josémaria appelle: «Chercher le Christ, trouver le Christ, aimer le Christ».

 

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Publié le 22 Août 2019

Gospel text

(Mt 22,34-40): 

 

When the Pharisees heard how Jesus had silenced the Sadducees, they came together. One of them, a teacher of the Law, tried to test him with this question, «Teacher, which is the most important commandment in the Law?». Jesus answered, «You shall love the Lord, your God, with all your heart, with all your soul and with all your mind. This is the first and the most important of the commandments. But after this there is another one very similar to it: You shall love your neighbor as yourself. The whole Law and the Prophets are founded on these two commandments».

 

The Application

 

Jesus helps us to understand the essential of life, particularly a Christian life: LOVE.  This love finds its root in God and enlarged to the whole humanity. Once this root is acknowledge and positively engaged, then, in our humanity we learn to act divinely. Christ by His incarnation made it possible to us, by raising our sinful humanity in a dignified way, through His Cross and resurrection.  

Any love relationship which is to be concrete and authentic, demands certain amount of knowledge and proximity. Saint Augustin says, ‘to know God we should love Him and to love Him we should know Him. Thus this relationship is mutual exchange and understanding. Loving God with all the heart, soul and mind, though look as something impossible, but in truth in Jesus’ humanity it is possible.

It is in Christ love we learn to love our brothers and sisters. It is through His humanity we are called to participate in the divine holiness. It is here that we get our source and energy to love our brothers and sisters, because they are the very Christ who is to be loved and the love to be received. Once we fail to see the Christ in our brothers and sisters, this love relationship that we would like to establish with God, will disappear, beyond our reach.

The action of the day: Verify if you really love God and choose from your daily activities, an act of pure love.

 

 

 

 

 

«You shall love the Lord, your God... You shall love your neighbor as yourself»

 

 

Fr. Pere CALMELL i Turet 
(Barcelona, Spain)

Today, a teacher of the law ask Jesus «Teacher, which is the most important commandment in the Law?» (Mt 22:36), the most important one is the first commandment. The answer, however, speaks of a first commandment and of a second commandment, which «is very similar to it» (Mt 22:39). Two inseparable rings, which are the very same thing. Inseparable, but a first one and a second one, a golden one and a silver one. The Lord takes us to the depths of Christian catecheses, because «the whole Law and the Prophets are founded on these two commandments» (Mt 22:40).

This could explain the classic commentary of the two woods of the Lord's Cross: the upright beam stuck in the soil is the verticality, looking at heaven towards God. The crossbar represents the horizontality, the relations with our fellowmen. In this image there is also a first and a second. Horizontality would be at ground level if we should not have before stuck a vertical beam, so the more we desire to raise the level of our service to others —horizontality— the taller our love for God must go. Otherwise, dejection, fickleness, demanding compensations of any kind, will get easily hold of us. St. John of the Cross says: «The more a soul loves, the more perfect is in what it loves; this is why in this soul that is already perfect, is entirely love and all its actions are love».

The saints we know allow us to see how, in fact, their love for God is expressed in many different ways, and gives them a great amount of initiative when it comes to helping their fellowmen. Today, let us ask the Mother of God to fill us with the desire of surprising Our Lord with deeds and words of affection. Thus, our heart will be able to discover how to surprise with some nice little detail those who live and work next to us, and not only in their festivity, for that everybody knows how to do it.
Surprise!: a practical way to think less about ourselves.

 

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Publié le 22 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 22,34-40): 

 

Les pharisiens, apprenant qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?». Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements».

 

L’Application

 

Quelle est la finalité de la vie Chrétienne ? SALUT, l’homme sauvé. C’est pour cela que Dieu a envoyé son Fils unique, non pas pour nous juger, mais par Lui que le monde soit sauver, nous dit saint Jean.

Jésus nous répond à une question de fondement : comment pouvons-nous vivre cette vie chrétienne selon la volonté divine ?, AMOUR. Si notre vie est remplie de l’amour divin qui se traduit en amour de notre prochain, nous pouvons facilement répondre positivement à cette volonté divine.

L’amour demande d’une connaissance et d’une proximité. Saint Augustin nous dit, pour aimer Dieu, il faut Le connaitre et pour Le connaitre, il faut L’aimer. La présence de Jésus et son humanité nous aide énormément, non seulement à connaitre Dieu et aussi à L’aimer en Jésus.

«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… Tu aimeras ton prochain»

 

Abbé Pere CALMELL i Turet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le maître de la Loi demande à Jésus: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» (Mt 22,36), le plus important, le premier. La réponse, par contre, parle d'un premier commandement et d'un second, qui lui «est semblable» (Mt 22,39). Deux anneaux inséparables qui ne font qu'un seul. Inséparables, mais un premier anneau et un second, un en or et l'autre en argent. Le Seigneur nous amène jusqu’à la profondeur du catéchisme chrétien, car «Tout ce qu'il y a dans l'Écriture —dans la Loi et les Prophètes— dépend de ces deux commandements» (Mt 22,40).

Et voici la raison d'être du commentaire classique sur les deux morceaux de bois de la Croix du Seigneur: celui qui est planté dans la terre est la verticalité, qui regarde Dieu vers le ciel. Le traversier représente l'horizontalité, les relations avec nos semblables. De même, dans cette image il y a un premier et un second. L'horizontalité serait au niveau de la terre si avant nous ne possédions pas un bâton droit, et plus nous voudrons élever le niveau de nos services aux autres —l'horizontalité— plus notre amour de Dieu sera élevé. Sinon, viennent facilement le découragement, l'inconstance, l'exigence de compensations de quelque nature qu'elles soient. Saint Jean de la Croix nous dit: «Plus une âme aime, plus elle est parfaite en ce qu'elle aime; à partir de là, cette âme, qui est déjà parfaite, est tout amour et toutes ses actions sont amour».

Effectivement, parmi les saints que nous connaissons nous voyons comment l'amour de Dieu, qu'ils savent manifester de nombreuses manières, leur donne une grande initiative au moment d'aider leur prochain. Demandons aujourd'hui à la Sainte Vierge qu'elle nous remplisse du désir de surprendre Notre Seigneur avec des actes et des paroles attentionnées. Ainsi, notre cœur sera capable de découvrir comment surprendre par un détail sympathique ceux qui vivent et travaillent à nos côtés, et pas seulement les jours importants, car n'importe qui peut faire cela. Surprendre!: c'est une forme pratique de moins penser à nous-mêmes.

 

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Publié le 21 Août 2019

Gospel text

(Mt 22,1-14): 

 

Jesus began to address the chief priests and elders of the people, once more using parables: «This story throws light on the kingdom of heaven. A king celebrated the wedding of his son. He sent his servants to call the invited guests to the wedding feast, but the guests refused to come. Again he sent other servants ordering them to say to the invited guests: ‘I have prepared a banquet, slaughtered my fattened calves and other animals, and now everything is ready; come then, to the wedding feast’. But they paid no attention and went away, some to their fields, and others to their work. While the rest seized the servants of the king, insulted them and killed them. The king became angry. He sent his troops to destroy those murderers and burn their city.

»Then he said to his servants: ‘The wedding banquet is prepared, but the invited guests were not worthy. Go, then, to the crossroads and invite everyone you find to the wedding feast’. The servants went out at once into the streets and gathered everyone they found, good and bad alike, so that the hall was filled with guests. The king came in to see those who were at table, and he noticed a man not wearing the festal garment. So he said to him: ‘Friend, how did you get in without the wedding garment?’ But the man remained silent. So the king said to his servants: ‘Bind his hands and feet and throw him into the dark where there is weeping and gnashing of teeth’. Know that many are called, but few are chosen».

«I have prepared a banquet, slaughtered my fattened calves and other animals, and now everything is ready; come then, to the wedding feast»

 

Fr. David AMADO i Fernández 
(Barcelona, Spain)

Today, the evangelic parable speaks of the banquet of the Kingdom. It is a recurrent example in Jesus' preaching. It has to do with that wedding feast that will happen at the end of time and that will be the union of Jesus with his Church. She is Christ's spouse that walks in our world but which will finally espouse his Beloved forever and ever. God Father has prepared that feast and He wants all men to be present. This is why He says to all of us «come to the wedding feast!» (Mt 22:4).

Notwithstanding, the parable has a tragic development, as many «paid no attention and went away, some to their fields, and others to their work...» (Mt 22:5). This is why, every day, God's mercy is, more often, addressed to the most distant persons. This is like the groom going to get married and invites his family and friends. But they do not wish to go; in view of what he decides to call his acquaintances and co-workers, but they come out with excuses; so finally, he calls the first persons he meets, because he has prepared a banquet and he wants to have guests at his table. Something very similar happens with God.

But the different characters appearing in the parable may also be images of the different states of our soul. Thanks to the grace of baptism we are God's friends and inheritors along with Christ: we have a place reserved for us in this banquet. If, however, we forget our condition of sons, God proceeds to treat us as acquaintances while maintaining his invitation. If we let the grace within us to die, then we become people found in any crossroad, just passers-by without a penny in matters of the Kingdom. Yet, God keeps on calling us.

His call may reach us any time. It is by personal invitation. Nobody has any right to be there. It is God who finds us and tells us: «Come to the wedding!». And we have to receive this invitation with words and facts. This is why that guest who was not properly dressed is thrown out: «Friend, how did you get in without the wedding garment?»
(Mt 22:12).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 21 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 22,1-14): 

 

Jésus se remit à parler en paraboles: «Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités: ‘Voilà: mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce’. Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. 

Alors il dit à ses serviteurs: ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins: tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce’. Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit: ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?’. L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs: ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents’. Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux».

«Mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce»

 

Abbé David AMADO i Fernández 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la parabole de l'Évangile nous parle du festin du Royaume des Cieux. C'est une image récurrente dans la prédication de Jésus. Il s'agit d'un festin de noces qui aura lieu à la fin des temps et qui signifie l'union de Jésus à son église. L'Église est l'épouse du Christ qui parcourt le monde mais qui à la fin s'unira à son Bien aimé pour toujours. Dieu Père lui a préparé ce festin et Il veut que nous participions à ce festin. Il invite tous les hommes à s'y rendre: «Venez au repas de noce» (Mt 22,4).

Cette parabole, par contre, a une fin tragique, car beaucoup «n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce» (Mt 22,5). Pour cela la miséricorde de Dieu se rapproche des personnes de plus en plus lointaines. C'est comme un fiancé qui va se marier et qui invite ses parents et amis, mais ceux-ci ne veulent pas venir, donc il fait appel à ses connaissances, collègues de travail et voisins, mais ceux-ci font aussi des excuses; finalement, il s'adresse à tous ceux qu'il voit dans la rue car il a préparé un banquet et il voudrait avoir des invités à table. C'est pareil pour le Seigneur.

Il se peut, aussi que les différents personnages qui font partie de cette parabole représentent nos états d'âme. Par la grâce du baptême nous devenons amis de Dieu et avec Jésus, nous devenons les co-héritiers: nous avons donc une place réservée au banquet. Si nous oublions notre position en tant que fils de Dieu, Dieu nous traite toujours en amis et continue à nous inviter. Si nous laissons mourir en nous la grâce, alors nous devenons des gens dans la rue, des passants sans rien à voir avec les choses du Royaume. Mais Dieu continue toujours à nous inviter.

L'appel arrive à n'importe quel moment. C'est par invitation. Personne n'a droit à celle-ci. C'est Dieu lui-même qui nous aperçoit et nous invite: «Venez au repas de noce». C'est une invitation que nous devons accepter par nos paroles et par nos actes. C'est pour cela qu'un invité mal habillé sera expulsé: «Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce» (Mt 22,12).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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