Publié le 1 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 9,57-62): 

En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».

«Suis-moi»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.

 

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Publié le 30 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 9,51-56): 

 

As the time drew near when Jesus would be taken up to heaven, He made up his mind to go to Jerusalem. He had sent ahead of him some messengers who entered a Samaritan village to prepare a lodging for him. But the people would not receive him because He was on his way to Jerusalem. Seeing this, James and John, his disciples said, «Lord, do you want us to call down fire from heaven to reduce them to ashes?». Jesus turned and rebuked them, and they went on to another village.

 

The Application

 

Each and every one of us have come across one such situations where our desire to help others is being rejected, our good intentions are misinterpreted, or we are blocked unjustly etc. Jesus today helps us to face such situations: ignore and continue your good work, if not here, then somewhere else, but the mission entrusted by the Lord should continue.

By sending the disciple ahead of Him, Jesus was preparing the disciples to participate actively in His mission: salvation of the humanity. Sadly instead of falling back in to God for a better solution, when we are confronted with difficulties, which are beyond our capacities, they have decided to act humanly, ignoring the very presence of the Lord of Mercies.  It is here they will learn mercy and compassion. In later days, it will help them to understand the Cross and the Resurrection of the Lord.  They are on the way to Jesus and the time has come for them to enter into the great mysteries of the Lord. We take time to understand divine mysteries.

 

Action of the day: Be merciful

«Jesus turned and rebuked them»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, in the Gospel, we can see how «James and John, his disciples said, ‘Lord, do you want us to call down fire from heaven to reduce them to ashes?’ But Jesus turned and rebuked them» (Lk 9:54-55). These were Apostles’ shortcomings the Lord corrected.

There is a tale about a water carrier in India who, at the end of a stick of wood he had hanging on his back, he carried two vessels: one was perfectly made but the other was half cracked in its surface and was losing most of the water. This one —quite sadly— used to glance at the other, so perfect, until one day, quite ashamed, told its owner how miserable it felt because due to its cracks it could only give him half of the water he should be selling. But the water carrier told the vessel: —When we get back home look at the flowers growing along the way. And, sure enough, the vessel did look at them: they were indeed the most beautiful flowers, but realizing its cracks were again dropping half of its water, the vessel insisted: —I am worthless, I do everything wrong. But the carrier said: —Did you notice that these flowers only grow on your side of the way? I knew you had cracks so I figured out how to take advantage of them, and I sowed the seeds of the flowers where you dropped the water and, by watering them as you did I am now able to pick these flowers for God's Mother altar. If you were not as you are, this beauty could not have been created.

In a way, we are all like this cracked vessel, but God knows quite well his sons and gives us the possibility to take advantage of our cracks-defects for something good. Thus, the apostle John —that today wants to destroy—, with Lord's correction, becomes, in his letters, the apostle of love. The chastening did not discourage him, but he could rather see the positive side of his burning temperament —impassionate— by placing it at the service of love. Let us hope we will also know how to take advantage of the corrections, drawbacks —sufferings, failures, limitations— to “start and restart”, as St. Josemaria defined saintliness: docile to the Holy Spirit in converting ourselves to God and become his instruments.

 

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Publié le 30 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 9,51-56): 

 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

 

L’Application

Jésus a pris une résolution. Nous ne le savons que l’économie du salut était un projet très chère au Père.  Il a voulu sauver non seulement l’homme ancien, mais aussi l’homme qui va naître. Ce projet de Dieu se sera accompli, non par un guerrier, mais par Le Roi de la paix, évidement par sa Croix et par sa résurrection.  Comment peut-il possible pour ce Roi d’invoquer le ciel pour détruire son peuple par le feu ? Il donnera sa vie par amour et ce feu d’amour détruira la haine et la méchanceté. Aujourd’hui, en vivant notre foi, reconnaissons-nous la miséricorde divine et l’appliquons-nous dans notre vie quotidienne ?

Un autre regard

Dieu vient nous sauver, non pas à la manière dont nous l’attendons, mais à sa manière. Il est possibles comme ces Samaritains, que nous aussi refusions non seulement de l’accueillir, mais également rejetions le Chemin de salut que Jésus nous propose.  Il est là pour nous rassembler autour de son Père. Apprenons-nous à L’accueillir en nos frères et sœurs ? Il faut faire aussi une relecture de notre vie en posant cette question : quel est notre comportement envers les frères qui refusent de nous accueillir ?

 

 

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

 

Abbé Llucià POU i Sabater
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

 

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Publié le 29 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 9,46-50): 

One day the disciples were arguing about which of them was the most important. But Jesus knew their thoughts, so he took a little child and stood him by his side. Then He said to them, «Whoever welcomes this little child in my name welcomes me; and whoever welcomes me, welcomes the one who sent me. And listen: the one who is found to be the least among you all, is the one who is the greatest».

Then John spoke up, «Master, we saw someone who drove out demons by calling upon your name, and we tried to forbid him because he doesn't follow you with us». But Jesus said, «Don't forbid him. He who is not against you is for you».

 

The Application

 

We are very often fail to behave as an ordinary person. We are very curious about the life of others and wish to have a better one for us. Thus we allow others to condition our life. Who is better, who has succeeded, etc., are important for us. Thus, instead of living an ordinary life, fully connected with the divine will, filled with love and mercy, we have complicated our lives, by comparing our life with that of others, tragically losing our inner peace and tranquillity.  

Today Jesus is asking us to see God in every one, particularly as someone send by God. Once we identify others as massagers of God, then we will profit a lot from their presence. Even our enemies can be as a means to get closer to God.

Thus, there is no one as greatest or smallest, in our lives. All merit certain respect, which we happily reserve for the Lord. I personally repeat very often that every human encounter can be a divine encounter, if we realise the presence of God in everyone. It is here we learn to appreciate even our enemies for their goodness. We will thus encourage all including our enemies to participate in our mission, so that God’s mission could be accomplished.

 

Action of the day: Try to see the signs of God presence in every person you meet today.

 

«The one who is found to be the least among you all, is the one who is the greatest»

Prof. Dr. Mons. Lluís CLAVELL
(Roma, Italy)

Today, on their way to Jerusalem heading towards the Passion, «the disciples were arguing about which of them was the most important» (Lk 9:46). Every day the media, and even our conversations, are full of comments regarding the importance of some people: whether others or ourselves. This kind of logic, which is strictly human, quite often results in an unreasonable yearning for success, recognition, admiration, gratitude, or in a lack of peace if these expected rewards fail to reach us.

Jesus' reaction to the thoughts of his disciples —and, perhaps, their remarks, too— reminds us of the old prophets' style. Before words come gestures. Jesus «took a little child and stood him by his side» (Lk 9:47). Afterwards, comes the teaching: «the least among you all, is the one who is the greatest» (Lk 9:48). —O Jesus, why is it so difficult for us to accept this is not an utopia for those who are not involved in the hustled and bustled in overwhelming activity, fighting one another for success, whereas, thanks to your grace, it could, instead, be enjoyed by all of us? If we could, we would deep down have much more peace and would be able to do our job with more serenity and joy.

This attitude is also the source where joy comes from, when seeing that others work well for God, with a different style to ours, but always on Jesus' name. The disciples wanted to prevent it. The Master, instead, protects those other persons. Once again, the fact of feeling as God's small children makes it easy for us to open our hearts to everybody while growing in joy, peace and thankfulness. This doctrine is what deserves St. Therese of Lisieux the title of “Doctor of the Church”: in her book Story of a Soul, she admires the Church as a beautiful garden of flowers, where she is happy to consider herself just a little flower. By the side of the great saints —roses and white lilies— there are the little ones —daisies and violets— intended to give pleasure to God's eyes, when He gazes at the Earth.

 

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Publié le 29 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 9,46-50): 

Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand».

Jean, l'un des Douze, dit à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre». Jésus lui répondit: «Ne l'empêchez pas: celui qui n'est pas contre vous est pour vous».

 

L’Application

Puisque Dieu nous aime et prend soin de nous, nous devons apprendre à L’écouter. Dans cette écoute nous comprendrons l’importance de la vie et comment pouvons-nous prioriser notre vie. L’amour est-il au centre de notre vie ? Certainement, ce n’est pas la question sur ‘qui est le plus grand’ qui devait nous occuper, mais avec certain certitude je peux vous dire que nous devons nous occuper sur cette question, qui est fidèle à cet enseignement divin ?

Cet enseignement vient avec une autorité divine qui nous demande de voir en tous l’envoyé du Père, le Père Lui-même, qui vient nous rencontrer. C’est pourquoi je le répète systématiquement, que toute rencontre humaine est une rencontre divine.  Là, il n’y a plus le grand et le petit, mais tous sont les enfants de Dieu, tous sont nos frères et sœurs. Soyons juste devant Dieu, et apprenons à agir dignement, d’une manière divine, dans toute rencontre humaine. Une bonne journée.

 

 

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

 

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.

 

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Publié le 29 Septembre 2019

L’église universelle célèbre ce dimanche comme un dimanche de migrant et saint père nous dit, ‘Il ne  s’agit pas seulement de migrants : il s’agit de notre humanité.’ C’est pourquoi les prophètes ont exhorté le peuple d’Israël de prendre soin des pauvres et les plus faibles de la société comme leurs propre frères et sœurs. Dieu n’est pas contre les riches, mais contre à ceux et celles avec beaucoup de moyens  vivent leurs vie totalement déconnectés de la réalité de l’homme et aussi déconnecté de Dieu, le Créateur.  Dans la première lecture nous avons entendu, « ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël. »

Le saint Père François nous invite à devenir les bons samaritains, rempli de compassion et d’amour.  Aujourd’hui nous sommes ces samaritains, envoyés par le Seigneur, vers ce monde blessé, déchiré et méprisé. Ouvrons les portes, pour que notre maison devienne la demeure de Dieu.

Les pauvres Lazare sont toujours devant notre porte.  Ils ont besoin non seulement de nos bien, mais de nous, la personne, un être à côté de lui ou d’elle, comme l’envoyé du Père. Il faut appliquer en vigueur les consignes données par saint Paul à Timothée.  « Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! »  St. Ignace de Loyola nous dit, tout combat humain pour un chrétien est un combat spiritual. C’est Dieu qui agit en nous et nous sommes appelés à lui répondre.  Avec Timothée, saint Paul nous invite à conserver intacts et sans compromission la doctrine de l’Eglise (la foi)  et l’Esprit du Seigneur que nous avons reçu lors de notre baptême.

Cette parabole de pauvre Lazare nous demande de faire une relecture de la vie chrétienne. Comment vivons-nous notre foi et comment répondons-nous à l’appel divin ? Quelque part, nous sommes tous ce riche qui ont beaucoup de moyens qui les gardent pour sois, comme un homme qui a reçu un seul talent.

Cet homme riche qui n’a pas reconnu Lazare sur la terre qui était devant sa porte, l’a bien reconnu après sa mort, même s’il soit très loin de lui. Cette parabole se termine pourtant avec beaucoup d’espérance,  Mon fils, ……’ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent !  Ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du seigneur.

Par ton Eucharistie, Seigneur, vient nous transformer pour que chacun de nous te voie dans son frère quel qu’ils soient. Tu nous renvoie à Moïse et aux prophètes ; tu nous interpelle par ton Evangile mais aussi par la voix de celui qui crie sa détresse. Ouvre nos yeux et nos cœurs, libère-nous de nos égoïsmes car c’est dans le partage que nous pourrons être fidèle à ta parole. Amen.

 

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Publié le 28 Septembre 2019

The universal church celebrates this Sunday as a migrant's Sunday, and Holy Father tells us, 'It's not just about migrants: it's about our humanity.' God created the world and found it good. This land where we are, is rich and belongs to all. God is not against the rich, but against those with rich means who live their lives totally disconnected from the reality of the humanity and also disconnected from God, the Creator. In the first reading we heard, "They do not worry about the disaster of Israel. "

This is why the prophets urged the people of Israel to care for the poor and weak in society as their own brothers and sisters. Pope Francis invites us to become good Samaritans, filled with compassion and love. Today we are these Samaritans, sent by the Lord, to this world wounded, torn and despised. Lord is inviting us to open the doors, so that our house becomes habitable to the needy and be a home to all .

The poor Lazarus are always in front of our door and they need us. For that, do not be satisfied with our charity, our words, our acts and our prayers. They need us, the person, a being beside him or her, as the Father's envoy. The instructions given by St. Paul to Timothy must be applied in force. "You, man of God, seek justice, piety, faith, charity, perseverance and gentleness. Lead the good fight, that of faith, take hold of eternal life! St. Ignatius Loyola tells us that every human struggle for a Christian is a spiritual struggle. It is God who desires to acts in us and we are called to answer him. With Timothy, St. Paul invites us to preserve intact and uncompromising the doctrine of the Church (faith) and the Spirit of the Lord that we received at our baptism.

This parable of poor Lazarus asks us to make an evaluation of the Christian life. How do we live our faith and how do we respond to the divine call? Why do we come to church every Sunday? What meaning do we give to our spiritual life, especially prayer? We are this rich man who have many good things, talents, gifts, which we keep for ourselves.

This rich man who did not recognize Lazarus on the earth who was in front of his door until death, has recognized his presence after his death, even if he is very far from him. This parable ends, however, with much hope, My son, ...... they have Moses and the prophets; that they listen to them! This is the lesson received from the gospel of the day: If we listen to the Word of God that is filled with love and mercy and if we put this commandment of love into practice, we will be saved.

Let’s be clear when we speak of wealth, is not that the material wealth that is at stake in this parable, or an act of the day, but any kind of wealth of life including love which is not shared, and the entire life of us is counted in this richness. Many of us are not aware that we are rich.

Through your Eucharist, Lord, come transform us so that each of us sees you in his brother whoever they are. You send us back to Moses and the prophets; you challenge us by your Gospel but also by the voice of one who cries out his distress. Open our eyes and our hearts, free us from our selfishness because it is in sharing that we can be faithful to your word. Amen.

 

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Publié le 27 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 9,43b-45): 

 

While all were amazed at everything Jesus did, He said to his disciples, «Listen and remember what I tell you now: The Son of Man will be delivered into human hands». But the disciples didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it.

 

 

«The Son of Man will be delivered into human hands»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, that the Creator of all Life announces his own delivery into the hands of those whom He has come to save in exchange of his own life, is quite a provocation. It can be said that it was not necessary, that it was an exaggeration. But we keep on forgetting the heavy load overwhelming Christ's heart, our sin, the most radical evil, cause and effect of our placing ourselves in the place of God. Even more so, of our not letting God love us, while insisting on remaining within the limits of our own shortcomings and most immediate present life. It is so important for us to assume we are sinners as it is for us to recognize that God loves us in the person of his Son Jesus Christ. For, after all, we are like his disciples, «But they didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it» (Lk 9:45).

To put it in images: in Heaven we shall find all sins and all vices, except arrogance, as arrogants never admit their own sins and do not let God forgive them, a God that loves us so much to the point of dying for us. And, in Hell, we shall be able to find all virtues, except humility, as the humble one knows himself quite well and fully realizes that without God's grace, he cannot stop offending him nor can he reciprocate God's Goodness.

One of the keys of Christian wisdom is the acknowledgment of the greatness and immensity of God's Love, while we also acknowledge our smallness and the vileness of our sin. How slow we can be to grasp it! When the day will come we shall discover we have at our disposal God's Love, and we shall say along with St. Augustine, with tears of Love: «It took me so long to love you, O God!». And that day can be today. It can be today.
It certainly can.

 

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Publié le 27 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 9,43b-45): 

 

While all were amazed at everything Jesus did, He said to his disciples, «Listen and remember what I tell you now: The Son of Man will be delivered into human hands». But the disciples didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it.

 

 

«The Son of Man will be delivered into human hands»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, that the Creator of all Life announces his own delivery into the hands of those whom He has come to save in exchange of his own life, is quite a provocation. It can be said that it was not necessary, that it was an exaggeration. But we keep on forgetting the heavy load overwhelming Christ's heart, our sin, the most radical evil, cause and effect of our placing ourselves in the place of God. Even more so, of our not letting God love us, while insisting on remaining within the limits of our own shortcomings and most immediate present life. It is so important for us to assume we are sinners as it is for us to recognize that God loves us in the person of his Son Jesus Christ. For, after all, we are like his disciples, «But they didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it» (Lk 9:45).

To put it in images: in Heaven we shall find all sins and all vices, except arrogance, as arrogants never admit their own sins and do not let God forgive them, a God that loves us so much to the point of dying for us. And, in Hell, we shall be able to find all virtues, except humility, as the humble one knows himself quite well and fully realizes that without God's grace, he cannot stop offending him nor can he reciprocate God's Goodness.

One of the keys of Christian wisdom is the acknowledgment of the greatness and immensity of God's Love, while we also acknowledge our smallness and the vileness of our sin. How slow we can be to grasp it! When the day will come we shall discover we have at our disposal God's Love, and we shall say along with St. Augustine, with tears of Love: «It took me so long to love you, O God!». And that day can be today. It can be today.
It certainly can.

 

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Publié le 27 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 9,43b-45): 

 

Tandis que chacun était dans l'admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples: «Pour vous, écoutez bien ceci: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes». Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet.

«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilénie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

 

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