Publié le 17 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 7,31-35): 

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? A qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux: ‘Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants».

 

L’Application

Jésus nous invite à faire un examen de conscience : comment regardons-nous le monde et quelle sorte de jugement portons-nous sur les autres ? Ce regard nous révèle notre propre intériorité.  Un homme de foi verra par tout, la présence divine. Ce regard nous révèle non pas la présence divine dans le monde (car elle est toujours là) mais notre propre état d’esprit et la qualité de relations que nous avons tissés avec Dieu. Si les gens de l’époque de Jésus ont vu en Jésus ‘un possédé’, ils se révèlent leur propre intériorité, et leur méchanceté. Jésus nous affirme, « la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »

Une fois que nous avons reconnus notre incrédulité, il faut écouter l’enseignement du Seigneur et mettre en pratique son commandement d’amour. Si notre regard est rempli d’amour et plein de miséricorde, nous verra les merveilles de Dieu et nous pouvons approprier ce regard divin en nous.

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération?»

Abbé Xavier SERRA i Permanyer
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus constate la dureté de coeur des gens de son temps, au moins des pharisiens, si sûrs d'eux que nul ne peut les convertir. Ils ne bronchent pas. Ni devant Jean-Baptiste, «qui ne mange pas de pain et ne boit pas de vin» (Lc 7,33) et qu'ils accusent d'être un possédé. Ni devant le Fils de l'homme, «qui mange et boit» et qu'ils taxent de glouton et d'ivrogne, qui plus est d'être un ami des publicains et des pécheurs (Lc 7,34). Derrière ces accusations se cachent leur orgueil et leur superbe: personne ne doit leur donner de leçons; ils n'acceptent pas Dieu, mais se font leur propre Dieu, un Dieu qui ne leur ôte pas leur confort, leurs privilèges et leurs intérêts.

Nous aussi nous courrons ce danger. Que de fois nous critiquons tout: si l'Église a dit ceci ou cela, si elle a dit le contraire...; et de même pour Dieu et les autres. Au fond, peut-être inconsciemment, nous voulons justifier notre paresse et notre manque de désir d'une véritable conversion, notre commodité et notre manque de docilité. «Qu'y a-t-il de plus logique que de ne pas voir ses propres plaies, en particulier si on les a recouvertes pour ne pas les voir? Il en résulte que si, par la suite, quelqu'un les découvre, l'on s’entête à dire que ce ne sont pas des plaies, en laissant son coeur s'abandonner à des paroles trompeuses», a dit saint Bernard.

Nous devons laisser la Parole de Dieu toucher notre coeur et nous convertir, laisser sa force nous changer, nous transformer. Mais pour cela nous devons demander le don de l'humilité. Seuls les humbles peuvent accepter Dieu et, par conséquent, le laisser s'approcher d'eux qui, comme "publicains" et "pécheurs", ont besoin de guérison. Malheur à celui qui croit qu'il n'a pas besoin du médecin! Le pire, pour un malade, c'est de se croire en bonne santé, car alors le mal avancera et jamais il n'y mettra remède. Tous nous sommes malades à en mourir et seul le Christ peut nous sauver, que nous en soyons conscients ou non. Rendons grâce à notre Sauveur, en l'accueillant comme tel!

 

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Publié le 17 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 7,11-17): 

 

Jesus went to a town called Naim and many of his disciples went with him —a great number of people. As He reached the gate of the town, a dead man was being carried out. He was the only son of his mother and she was a widow; there followed a large crowd of townspeople. On seeing her, the Lord had pity on her and said, «Don't cry». Then He came up and touched the stretcher and the men who carried it stopped. Jesus then said, «Young man, awake, I tell you». And the dead man got up and began to speak, and Jesus gave him to his mother. A holy fear came over them all and they praised God saying, «A great prophet has appeared among us; God has visited his people». This news spread out in the Jewish country and the surrounding places.

 

The Application

 

If we look the way Jesus acts and discerns, we will understand that He was living always in the present, without forgetting the finality. Today we have one such example. Living in the present is, to understand and know our interior thinking, feeling and emotions, including the conflicts and doubts, and be connected to this. At the same time, is important that we remain connected to the events and moments exterior of us, not only intellectually, but also emotionally and if we can participle, then we should engage. It is this state of life, which made Jesus to make a pause of His journey and enquire all that happens outside of Him.

Jesus is asking us not to be rigid in our approach. We should have some flexibility and openness. It is in this flexibility that the Good Samaritan could make a stop over and restart the journey. Jesus is helping us to understand in this pause, the richness of His humanity which is filled with compassion and love.

Whenever He comes to meet us he says, ‘peace be with you’, don’t be afraid’, or don’t cry’, I am there with you. When this assurance comes from the giver of life, this is really wonderful. No one knew the giver of life. To know the presence of the giver of life, we too should make this pause, so that Jesus gets the space and time, to do and accomplish in us His Father’s will.

We are all missionaries. Jesus wishes that we re-enter into our own community as a new-born Christian and be the witness of life. By presenting this young man to the mother, Jesus is entrusting him a new mission of spreading the good news of divine love and compassion. Jesus sends each and every one of us to the society and asks us to be a light and salt of the earth.

«Young man, awake, I tell you»

 

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet
(Barcelona, Spain)

Today, two groups of people cross each other's path… One group escorting the death; the other one escorting the life. A poor widow, followed by her relatives and friends, is carrying out his only son to the cemetery while, suddenly, she sees a lot of people following Jesus. The two groups of people get together and they come to a halt, while Jesus tells the mother that was going to lay to rest her son: «Don't cry» (Lk 7:13). The crowd looked at Jesus, who was not indifferent to that mother's pain and suffering, but feeling deeply sorry for her, He brings her son back to life. For, finding Jesus is to find life, as Jesus said about Himself: «I am the resurrection and the life» (Jn 11:25). St. Braulio of Saragossa writes: «Let the hope of resurrection encourage us, then, because we shall see again those whom we lose here below».

In reading this fragment of the Gospel about the resurrection of that young man of Naim, we could emphasize Jesus' divinity and stand fast on it, by saying that only God could have brought back his life to this young man; but, today, I would rather stress Jesus Humanity as, here, we do not see Jesus as a remote being, or as someone very different to us, or even somebody so important that He could not arouse in us the confidence and trust a good friend would.

We, Christians, must learn to emulate Jesus. We must ask God the grace to be like Christ for the others. How wonderful if others could see us as Jesus' very image on this earth! Those who saw St. Francis of Assissi, for instance, were also seeing Jesus' image. Saints are those that carry Jesus in their words and deeds, and imitate his way of doing things and his goodness. Our society need saints and you can be one in your environment.

 

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Publié le 17 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 7,11-17): 

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas». Il s'avança et toucha la civière; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi». Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple». Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

 

L’Application

Jésus est en route et Il est déjà près de la porte de la ville. Pourtant, Il s’arrête et fait une petite pause. En faisant cette pause, Il nous montre son humanité, une humanité riche dans sa miséricorde et compassion. Il profite ce moment de pause, de nous enseigner. Il nous assure, « ne pleure pas », n’ayez pas peur », etc. Il est avec nous, Maître de tous, la source et l’auteur de la vie.

Il vient vers nous et il nous dit, « lève-toi. » Il faut bouger et savoir se déplacer. Une fois que nous avons reçus la vie, Il va nous renvoyer vers la même société, pour que nous donnions la vie aux autre, la même que nous avons reçus du Seigneur.

Si Jésus était capable de faire une pause, c’est parce qu’Il était capable de vivre au présent. Vivre intensément dans son intériorité, en reconnaissant ses pensées, ses émotions, et ses sentiments, en même temps il restait connecté aux événements extérieurs, la joie et la souffrance des autres. Il était divinement humain.

«Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi»

 

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, deux cortèges se rencontrent. Un cortège qui accompagne la mort, et un autre qui accompagne la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenait son fils au cimetière et soudainement, voit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisent et s'arrêtent, et Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils: «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posent sur Jésus, qui ne demeure pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sent la compassion et rend la vie à son fils. C'est que croiser Jésus, c'est trouver la vie, ce qu'il dit de lui-même: «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25). Saint Braulio de Zaragoza écrit: «L'espérance de la résurrection doit nous consoler, car nous verrons au ciel ceux que nous avons perdu ici».

Avec la lecture du fragment de l'Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune; mais aujourd'hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu'un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami.

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu'il nous donne la grâce d'être Christ pour les autres. Si seulement tous ceux qui nous voyaient pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre! Qui voyait Saint François d'Assis, par exemple, voyait l'image vivante de Jésus. Les saints sont ceux qui portent Jésus dans leurs paroles et leurs oeuvres et imitent sa façon d'agir et sa bonté. Notre société a soif de saint et tu peux être l'un deux dans ton entourage.

 

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Publié le 15 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 7,1-10): 

 

When Jesus had finished teaching to the people, He went to Capernaum. There was a captain whose servant was very sick and near to death, a man very dear to him. So when he heard about Jesus, he sent some elders of the Jews to persuade him to come and save his servant's life. The elders came to Jesus and begged him earnestly, saying, «He deserves this of you, for he loves our people and even built a synagogue for us».

Jesus went with them. He was not far from the house when the captain sent friends to give this message, «Sir, do not trouble yourself for I am not worthy to welcome you under my roof. You see I didn't approach you myself. Just give the order and my servant will be healed. For I myself, a junior officer, give orders to my soldiers and I say to this one: ‘Go’, and he goes; and to the other: ‘Come’, and he comes; and to my servant: ‘Do this’, and he does it».

On hearing these words, Jesus was filled with admiration. He turned and said to the people with him, «I say to you, not even in Israel have I found such great faith». The people sent by the captain went back to his house; there they found that the servant was well.

«I say to you, not even in Israel have I found such great faith»

 

Fr. John A. SISTARE
(Cumberland, Rhode Island, United States)

Today, we are faced with an interesting question. Why did the captain in the Gospel not personally approach Jesus but rather, sent messengers ahead with the request to heal his servant? The captain answers this question for us in the Gospel passage. «You see I didn't approach you myself. Just give the order and my servant will be healed» (Lk 7:7).

The captain possessed the virtue of faith to believe that Jesus could work this miracle if it was in accord with his divine will. Faith allowed the captain to believe that no matter where Jesus was located He could heal the ill servant. The captain believed that no distance could prevent or stop the Christ from carrying out his work of salvation.

We are called to have that same faith in our own lives. There are times when we are tempted to think that Jesus is far away and not listening to our prayers. However, faith illumines our minds and hearts to believe that Jesus is always there to help us. In fact, the healing presence of Jesus in the Eucharist is a reminder that Jesus is always with us. St. Augustine, with eyes of faith, believed this reality: «What you see is the bread and the chalice; that is what your own eyes report to you. But what your faith obliges you to accept is that the bread is the Body of Christ and the chalice is the Blood of Christ».

Faith illumines our minds to see that it is the very presence of Jesus in our midst. We like the captain say, «I am not worthy to welcome you under my roof» (Lk 7:6). Yet, we humble ourselves before our Lord and Savior and He still draws near to heal us. May we allow Jesus to enter our soul, under our roof, to heal and strengthen our faith so we may press on towards Eternal Life.

 

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Publié le 15 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 7,1-10): 

Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Un centurion de l'armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup; celui-ci était malade, sur le point de mourir. Le centurion avait entendu parler de Jésus; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient: «Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation: c'est lui qui nous a construit la synagogue».

Jésus était en route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion lui fit dire par des amis: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Moi qui suis un subalterne, j'ai des soldats sous mes ordres; à l'un, je dis: ‘Va’, et il va; à l'autre: ‘Viens’, et il vient; et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait».

Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait: «Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!». De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en bonne santé.

«Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!»

 

Abbé John A. SISTARE
(Cumberland, Rhode Island, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une question intéressante. Pourquoi le centurion de l'Évangile n'alla-t-il pas trouver personnellement Jésus, mais envoya en ambassade quelques notables juifs, pour qu'ils Lui demandent de venir guérir son serviteur? Le centurion lui-même répond à notre place dans le passage évangélique: «Seigneur, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Lc 7,7).

Ce centurion avait la vertu de foi, qui croyait que Jésus pourrait opérer le miracle —s'il le souhaitait— par le seul effet de sa divine volonté. Sa foi lui faisait croire que, quelque soit l'endroit où Jésus se trouvât, il serait capable de guérir le serviteur malade. Ce centurion était très convaincu de ce qu'aucune distance ne pouvait empêcher ou arrêter Jésus-Christ, s'il voulait mener à bien son œuvre de salut.

Nous aussi, nous sommes appelés à avoir la même foi dans nos vies. Parfois, nous pouvons être tentés de croire que Jésus est loin et qu'il n'écoute pas nos prières. Mais la foi éclaire nos esprits et nos cœurs en nous faisant croire que Jésus est toujours proche pour nous aider. De fait, la présence salvifique de Jésus dans l'Eucharistie doit nous rappeler en permanence que Jésus est toujours proche. Saint Augustin, avec les yeux de la foi, croyait en cette réalité: «Ce que nous voyons, c'est le pain et le calice; c'est là ce que tes yeux te disent. Mais ce que ta foi t'oblige à accepter, c'est que le pain est le Corps de Jésus-Christ et que dans le calice se trouve le Sang de Jésus-Christ».

La foi illumine nos esprits pour nous faire voir la présence de Jésus au milieu de nous. Et, comme le centurion, nous dirons: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Lc 7,6). Lorsque nous nous humilions devant notre Seigneur et Sauveur, Il vient et s'approche pour nous guérir. Nous laissons ainsi Jésus pénétrer notre esprit, entrer dans notre maison, pour guérir et fortifier notre foi et nous amener jusqu'à la vie éternelle.

 

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Publié le 15 Septembre 2019

We are invited on this 24th Ordinary Sunday to meditate on the joy, the joy of the Lord and to participate in this joy. We read in Ezekiel 33:11, God does not desire the death of the wicked; it is that they change from their evil behaviour that they convert. The divine wrath does not destroy the person, it transforms and renews. If man is able to discover this divine love and mercy, he will convert and this conversion will certainly please God.

The happiness of finding the sheep and money lost and found his dead son and alive today, these are the good times that the man wants to live. We all lived in our daily lives a moment of joy and happiness and at the same time a moment of sadness and heartbreak. Yesterday we celebrated the glorious Cross that reminds us of the paradox of life, it is on the cross where the Saviour of the world is found. It is in these rifts, in these deep sadness’s that we discover our strengths and our capacities. Is it not true that in the Cross we discover the true revelation of the deep love of the Lord?

That's why for us Christians, the Cross is a treasure, Saint Andrew of Crete tells us. Each of us must learn to live through these difficult times and know how to concretely commit ourselves, such as the shepherd who lost his sheep, the woman who lost her money and the father who lost his son. It is in these concrete commitments that all have found joy. These parables teach us that God always remains open, makes himself accessible, He welcomes us with great joy. We must ask ourselves this question. Do we feel emptiness and seek the Lord daily?

It took miserable suffering for this little boy to understand the love of his Father. Let's not forget a truth that this parable tells us. It's not his misery helped and gave him the hope to return to his father's house, rather his father's love. When he was with his father, he really felt the true mercy of his father and this mercy gave him this hope, so that he could go back to his Father. He was sure that he will find a place in the house of the Father.

The gospel of the day tells us, " Finally coming to his senses,". We must go deep inside ourselves to know God.  Let’s not sleep, come to our senses. Do not look for him outside of us. Our history of salvation, the history of the holy people, the men of good will, are there before us, so that we convert and believe in the Good News.

The Lord's Church invites us to participate in the joy of our Father, a Father who awaits us with great love and mercy. Here is the eldest son who refuses to enter his home. He is right. He reacts against this injustice committed by his Father. He rebels against his Father and his prodigal son. There is no dialogue. He is content to be out of the house. The Father drops the festivity, and he walks toward his eldest son. He proposes the dialogue and he makes him understand and reasons the importance of the festivity of which this son refuses to participate. The Father leaves this son  free to act. Let him choose his own way. If he leaves the house after recognizing the suffering of his Father, he will bring much more misery to his Father. Yet the Father who has recognized all that this son has brought him will leave this son free to discern as he did before.

The Father remains silent, the festivities continue, and we have the choice. It's better to say it again, "Yes, I'll get up, and I'll go to my Father. Amen.

 

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Publié le 15 Septembre 2019

Nous sommes invités en ce 24ème dimanche ordinaire à méditer sur la joie, la joie du Seigneur.  Nous lisons en Ezéchiel 33 : 11, Dieu ne désire pas la mort des méchants, c’est qu’ils changent de leur conduite mauvaise qu’ils se convertissent.  La colère divine ne détruit pas la personne, elle le transforme et renouvelle. Si l’homme arrive à découvrir cet amour et miséricorde divin, il se convertira et ferra plaisir à Dieu.  

Le bonheur de retrouver la brebis et l’argent perdu et retrouvé son fils mort et aujourd’hui vivant, ces sont les bons moments que l’homme désire à vivre.  Nous tous, nous avons vécus dans notre vie quotidienne un moment de joie et de bonheur et en même temps un moment de tristesse et de déchirement.  Hier nous avons fêté la Croix glorieuse qui nous rappelle le paradoxe de la vie, c’est dans la croix se trouve le Sauveur du monde. C’est dans ces déchirement, dans ces tristesses profondes que nous découvrons nos forces et nos capacités. Ce n’est pas vrai que dans la Croix nous découvrons la véritable révélation de l’amour profond du Seigneur ?

C’est pourquoi pour nous les chrétiens,  la Croix est un trésor, nous dit saint André de Crète. Chacun de nous, nous devons apprendre à vivre ces moments difficiles et savoir nous engager concrètement,  comme le berger qui a perdu son brebis, la femme qui a perdu son argent et le père qui a perdu son fils. C’est dans ces engagements concrets que tous ont retrouvé la joie. Ces paraboles nous enseignent que Dieu reste toujours ouvert,  se rend accessible, Il nous accueillie avec une grande joie.  Nous devons nous poser cette question. Ressentons-nous le vide et cherchons-nous le Seigneur quotidiennement ?

Il a fallu une souffrance misérable pour que ce petit garçon comprenne l’amour de son Père.  N’oublions pas une vérité que cette parabole nous raconte. Ce n’est pas son misère lui a aidé à se retourné chez son père, plutôt l’amour de son père. Lorsqu’il était avec son père, il a bien ressentis la véritable miséricorde de son père et cette miséricorde lui a donné cette espérance, pour qu’il puisse se rendre chez son Père.

L’évangile du jour nous dit, « alors, il rendra en lui-même ».   Il faut entrer au plus profond de nous-même pour connaitre Dieu. Ne le cherchons pas en dehors de nous. Notre histoire du salut, l’histoire du peuple saint, les hommes de bonne volonté, sont là devant nous, pour que nous nous convertissions et croyions à la Bonne Nouvelle.

Eglise du Seigneur nous invite à participer à la joie de notre Père, un Père qui nous attend avec beaucoup d’amour et de miséricorde. Voilà le fils aîné qui  refuse d’entrer chez-lui. Il a raison. Il réagit contre cette injustice commise par son Père. Il se révolte contre son Père et de son fils prodigue. Il n’y pas de dialogue. Il se contente d’être dehors de la maison.  Le Père laisse tomber la festivité, et il s’avance vers son fils aîné. Il propose le dialogue et il le fait comprendre et le raisonne l’importance de la festivité dont  ce fils se refuse à y participer.  Le Père laisse ce fils aussi libre d’agir. Qu’il choisisse son propre chemin.  S’il quitte la maison après avoir reconnu la souffrance de son Père, il apportera beaucoup plus de malheur à son Père. Pourtant le Père qui a reconnu tout ce que ce fils lui a apporté laissera libre ce fils aussi discerner  comme il l’a fait auparavant.

Le Père reste silence, la festivité continue, et nous avons le choix.  C’est mieux de le redire encore une fois, « Oui, je me lèverai, et j’irai vers mon Père. »  Amen.

 

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Publié le 14 Septembre 2019

Gospel text

(Jn 3,13-17): 

Jesus said to Nicodemus, «No one has ever gone up to heaven except the one who came from heaven, the Son of Man. As Moses lifted up the serpent in the desert, so must the Son of Man be lifted up, so that whoever believes in him may have eternal life. Yes, God so loved the world that he gave his only Son that whoever believes in him may not be lost, but may have eternal life. God did not send the Son into the world to condemn the world; instead, through him the world is to be saved».

 

«So that whoever believes in him may have eternal life»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel is a prophecy, that is, a glance into the mirror of reality that plunges us in its truth, far beyond what our own senses tell us: the Cross, the Holy Cross of Jesus Christ is the Saviour's Throne. That is why Jesus asserts, «the Son of man must be lifted up» (Jn 3:14).

We do know the Cross was the most ignominious and heinous torture of its time. To exalt the Holy Cross would therefore be some sort of cynical joke, was it not because the Crucified is hanging on it. The cross, without the Redeemer, is sheer cynicism; but with the Son of man the Cross is the new tree of Wisdom. By «freely submitting himself to the passion» of the Cross, Jesus Christ has opened the substance and purpose for our lives: to be lifted up with him to the Holy Cross to fling open our arms and our heart to God's heavenly gift, in an admirable exchange. Here too, we must listen to the Father's voice that came from the heavens: «You are my beloved Son; with you I am well pleased» (Mk 1:11). To be crucified with Jesus and resurrect with him: that is the reason for it all! There is hope, there is a meaning, and there is life! We are not mad when, we Christians, during the Paschal Vigil, in a most solemn way, that is, in the Easter Proclamation, sing a hymn of praise to the original sin: «O happy fault! O necessary fault of Adam, which gained for us so great a Redeemer!», who, through his pain has infused a new “significance” to pain.

«See the tree of the cross, where the Saviour of the world was crucified: come and venerate it» (Good Friday Liturgy). If we manage to overcome the scandal and insanity of Christ crucified there is nothing else for us to do but to worship him and be grateful for his Gift. And to decidedly seek the Holy Cross in our own life, to fill us up with the certainty that, «through him, with him and in him», our donation will be transformed, in the hands of the Father, for the Holy Spirit, in eternal life: «Shed for you and for many in the remission of sins».

 

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Publié le 14 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 3,13-17): 

 

«Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé».

 

«Tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une prophétie, c'est-à-dire un regard dans le miroir de la réalité qui nous introduit à sa vérité au-delà de ce que nous rapportent les sens: la Croix, la Sainte Croix de Jésus-Christ, est le Trône du Sauveur. C'est pourquoi Jésus affirme: «Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé» (Jn 3,14).

Nous savons bien que la croix était le supplice le plus atroce et le plus honteux de l'époque. Exalter la Sainte Croix serait pur cynisme si le Crucifié ne s'y trouvait suspendu. La croix, sans le Rédempteur, est cynique; avec le Fils de l'Homme, elle est le nouvel arbre de la Sagesse. Jésus-Christ «s'offrant librement à la passion» de la Croix a ouvert le sens de notre destinée: monter avec Lui sur la Sainte Croix pour ouvrir les bras et le cœur au Don de Dieu, en un admirable échange. Ici aussi il nous convient d'écouter la voix du Père céleste: «Celui-ci est mon Fils (…), qui a toute ma faveur» (Mc 1,11). Nous trouver crucifiés avec Jésus et ressusciter avec Lui: voilà le sens de toutes choses! L'espérance est là, le sens est là, et l'éternité et la vie! Les chrétiens ne sont pas fous quand, dans l'Annonce de la Pâque, ils chantent la louange du péché originel: «Bienheureuse faute de l'homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui par sa douleur a donné sens à la douleur.

«Voici le bois de la Croix qui a porté le salut du monde: venez, adorons» (Liturgie du Vendredi Saint). Si nous parvenons à dépasser le scandale et la folie du Christ crucifié, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à lui rendre grâce pour son Don. Et chercher avec décision la Sainte Croix dans notre vie, pour nous remplir de la certitude que, «par Lui, avec Lui et en Lui», le don de nous-mêmes sera, dans les mains du Père et par l'Esprit Saint, transformé en vie éternelle: «Versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés».

 

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Publié le 12 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 6,39-42): 

Jesus offered this example, «Can a blind person lead another blind person? Surely both will fall into a ditch. A disciple is not above the master; but when fully trained, he will be like the master. So why do you pay attention to the speck in your brother's eye while you have a log in your eye and are not conscious of it? How can you say to your neighbor: ‘Friend, let me take this speck out of your eye’, when you can't remove the log in your own? You hypocrite! First remove the log from your own eye and then you will see clearly enough to remove the speck from your neighbor's eye».

 

The Application

 

There are three elements in the gospel message which I propose to you all, so that we can choose and apply to our daily life. The first is to be a pilgrim towards our own interiority. Many of us don’t know ourselves, our limits and strengths. The more we understand ourselves, the better will be our ability to understand others. The more we are open, the easier will be our learning. Jesus is asking us to take this pilgrimage towards self-knowledge.  This will  help us to have a better relationship with, God, with ourselves and with our neighbours. A healthy understanding of ourselves and our surroundings, can help us to contribute a lot for bettering our means and also for creating opportunities for all without discrimination.

The second elements is even though an egoistic approach, but can do a lot of mutual charity. Jesus is asking us to look what others have and can contribute in our society, than looking at what they are not doing. It is not from their emptiness that we can profit, it is rather from their fullness. The more we see the good in others, the better we can profit from them (not manipulating them for our self-goal though). It is by identifying their goodness that we help them to grow and make them contribute for the well-being of the society. When we have a lot of gown up people around us, we too grow with them.

The third and important aspect is, to make Jesus as our master and try to become like Him. He is asking us to cultivate a good quality of discipleship than becoming ourselves masters. Being a disciple means, a continuous learning approach and have a mind of openness for the newness in life. This will help us to remain always in tune with the divine inspiration, than doing what is pleasing to us. Have a wonderful day.

 

Action of the day: identify and appreciate what is good in others.

 

A Daily Quote from the early fathers

by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"The word hypocrite is aptly employed here (Luke 6:42, Matthew 7:5), since the denouncing of evils is best viewed as a matter only for upright persons of goodwill. When the wicked engage in it, they are like impersonators, masqueraders, hiding their real selves behind a mask, while they portray anothers character through the mask. The word hypocrites in fact signifies pretenders. Hence we ought especially to avoid that meddlesome class of pretenders who under the pretense of seeking advice undertake the censure of all kinds of vices. They are often moved by hatred and malice. Rather, whenever necessity compels one to reprove or rebuke another, we ought to proceed with godly discernment and caution. First of all, let us consider whether the other fault is such as we ourselves have never had or whether it is one that we have overcome. Then, if we have never had such a fault, let us remember that we are human and could have had it. But if we have had it and are rid of it now, let us remember our common frailty, in order that mercy, not hatred, may lead us to the giving of correction and admonition. In this way, whether the admonition occasions the amendment or the worsening of the one for whose sake we are offering it (for the result cannot be foreseen), we ourselves shall be made safe through singleness of eye. But if on reflection we find that we ourselves have the same fault as the one we are about to reprove, let us neither correct nor rebuke that one. Rather, let us bemoan the fault ourselves and induce that person to a similar concern, without asking him to submit to our correction." (excerpt from Sermon on the Mount 2.19.64)

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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