Publié le 12 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,39-42): 

Il leur dit encore en paraboles: «Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou? Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas? Comment peux-tu dire à ton frère: ‘Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton oeil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Esprit faux! enlève d'abord la poutre de ton oeil; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».

 

L’Application

 

Le message est clair et vous n’avez pas besoin d’une explication pour l’appliquer. Pourtant pour moi personnellement, le Seigneur me demande de faire une relecture, d’entrer au plus profond de moi-même. Ce pèlerinage vers mon intériorité m’aiderait à me connaitre mieux et à comprendre les difficultés des autres.  Cette démarche me rendra plus humble et reconnaissant.

Il faut reconnaître que dans notre jugement, nous n’avons pas tous les éléments. Nous portons un jugement vers les autres avec très peu d’information, qui sont très souvent limitées.  C’est pourquoi le Seigneur nous demande d’être un disciple fidèle et L’accepter comme notre maître. Nous ne pouvons devenir ‘Christ’, pourtant, nous pouvons devenir comme Lui, un christ pour nos frères et sœurs, qui ont besoin de notre amour et de miséricorde que de notre jugement ou accusation.

«Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les paroles de l'Évangile nous font réfléchir à l'importance de l'exemple et du témoignage d'une vie exemplaire. Selon le dicton populaire, «Frère exemple est le meilleur prédicateur». Un autre affirme qu'«un bon exemple vaut mieux que cent discours». N'oublions pas que, dans le christianisme, tous –sans exceptions– nous sommes des guides, puisque le Baptême nous confère une participation du sacerdoce (médiation salvifique) du Christ. Nous avons tous reçus le sacerdoce baptismal; or, tout sacerdoce inclut aussi, en plus des missions de sanctifier et d'enseigner les autres, le munus –la fonction– de régir ou de diriger.

Oui, que nous le voulions ou non, nous avons, par notre conduite, la possibilité de devenir un modèle stimulant pour ceux qui nous entourent. Songeons, par exemple, à l'ascendant des parents sur leurs enfants, des professeurs sur leurs élèves, des autorités sur les citoyens, etc. Le chrétien doit avoir une conscience particulièrement vive de tout cela. Mais… «un aveugle peut-il guider un autre aveugle?» (Lc 6,39).

Pour nous, chrétiens, ce que disaient de Jésus les juifs et les premières générations de chrétiens doit nous interpeller: «Il a tout bien fait» (Mc 7,37); «Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement» (Ac 1,1).

Tâchons de traduire en œuvres ce que nous croyons et professons en paroles. Alors qu'il était encore le Cardinal Ratzinger, le Pape Benoît XVI affirmait que «le plus grand danger ce sont les chrétiens adaptés», ces personnes qui se disent catholiques mais qui, en pratique, ne manifestent pas dans leur conduite le “radicalisme” de l'Évangile.

Être radicaux ne veut pas dire être fanatiques (la charité est patiente et tolérante) ni excessifs (car dans l'amour il est impossible d'exagérer). Comme Saint Jean-Paul II l'a dit, «le Seigneur crucifié est un témoignage indépassable d'amour patient et d'humble mansuétude»: Il n'était ni fanatique ni excessif. Mais Il était radical, au point qu'Il nous fait dire avec le centurion témoin de sa mort: «Vraiment, cet homme était un juste» (Lc 23,47).

 

 

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Publié le 11 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 6,27-38): 

 

Jesus said to his disciples, «But I say to you who hear me: Love your enemies, do good to those who hate you. Bless those who curse you and pray for those who treat you badly. To the one who strikes you on the cheek, turn the other cheek; from the one who takes your coat, do not keep back your shirt. Give to the one who asks and if anyone has taken something from you, do not demand it back. Do to others as you would have others do to you. If you love only those who love you, what kind of graciousness is yours? Even sinners love those who love them. If you do favors to those who are good to you, what kind of graciousness is yours? Even sinners do the same. If you lend only when you expect to receive, what kind of graciousness is yours? For sinners also lend to sinners, expecting to receive something in return. But love your enemies and do good to them, and lend when there is nothing to expect in return. Then will your reward be great and you will be sons and daughters of the Most High. For He is kind towards the ungrateful and the wicked.

»Be merciful, just as your Father is merciful. Don't be a judge of others and you will not be judged; do not condemn and you will not be condemned; forgive and you will be forgiven; give and it will be given to you, and you will receive in your sack good measure, pressed down, full and running over. For the measure you give will be the measure you receive back».

 

The Application

 

Yesterday Jesus taught us, how to be happy. Today He is taking us little further, not only to be happy, but be aware of our uniqueness in our thinking and in our engagements. This uniqueness has its origin in God and if there is one person that we can rightly imitate is God Himself. This divinity, which is invisible to us, is revealed in Jesus. This can be achieved, by simply putting into practice what He taught us.

Many of us are not aware of this uniqueness nor our identity as children of God, thus divine. The more we become human, the more we become divine. The incarnation has demonstrated to us this truth.

Thus, it is just and normal that Jesus is asking us to be merciful, just as His Father is merciful. God doesn’t desire the death of a sinner, rather the conversion. If Jesus is asking us to pray for our enemies, it is through our charity and mercy that they may turn back to God. He is asking us to be His personal delegate in every human encounters.  

 

Action of the day: Be aware  in every act and word of the day that you are God’s own representative.

«Be merciful, just as your Father is merciful»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel of the Lord is asking us twice to love our enemies. And, immediately afterwards, it gives three positive instances of this commandment: do good to those who hate you, bless those who curse you, pray for those who offend you. It is a commandment that looks difficult to abide by: how can we love those who do not love us? What is more, how can we love those we know for sure hate us? To love like that is a gift from God, but we must be open to it. After all, loving our enemies seems to be the wisest thing to do from a human point of view: our enemy will feel unarmed; and to love him may be the definite condition for him to refrain from being our enemy any more. In line with the above, Jesus goes on saying: «To the one who strikes you on the cheek, turn the other cheek» (Lk 6:29). This could be interpreted as an excessive mansuetude. But, what did Jesus do when He was struck in the face in his Passion? He certainly did not struck back, but with so great a firmness, full of charity, that must have surprised that irate servant, He replied: «If I said something wrong, testify as to what is wrong. But if I spoke the truth, why did you strike me?» (Jn 18:22-23).

All religions have a golden maxim: «Do not do unto others what you would not want others to do unto you». Jesus, however, is the only one to formulate it positively: «Do to others as you would have others do to you» (Lk 6:31). This golden rule is the basis for all morals. Commenting on this little verse, St. John Chrysostom says: «There is even more, for Jesus did not only say: ‘wish good to others’, but ‘do good to others’»; this is why, the golden maxim proposed by Jesus cannot just remain as wishful thinking, but it must be translated into deeds.

 

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Publié le 11 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,27-38): 

 

«Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.

»Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

L’Application

 

Une chose que j’ai appris du Seigneur et essaie de le mettre en pratique, c’est son regard, remplis d’amour et de miséricorde. Ce regard est pure, et n’est pas conditionné par nos actes, mais il est conditionné par son être ; divin, Il ne peut pas d’être autrement.

Si nous observons ses enseignements, nous découvrirons très vite, qu’Il nous invite à devenir nous-même, les véritables enfants de Dieu, et à agir dignement selon cette identité divine. Devenir le christ pour nos frères et sœurs. 

Donc, prier pour nos ennemis, n’est pas une option ou une exigence extraordinaire, mais un acte propre de l’homme de Dieu, car Dieu désire que les méchants se convertissent. Le moment nous ressentons en nous cette identité divine et reconnaissons ses désirs profonds, nous reconnaitrons que tous ces biens que nous avons reçus, y compris les choses matérielles, sont appartiennent au Seigneur. Puisqu’ils ont appartient au Seigneur, nous devons Le consulter avant de les approprier.  Là nous comprendrons la nécessité du partage et de générosité.

 

«Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile, par deux fois le Seigneur nous dit d’aimer nos ennemis. Et, tout de suite, Il nous précise trois fois comment: faites du bien à ceux qui vous haïssent, souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. C'est une besogne qui semble difficile à accomplir: comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aiment pas? Pire encore, comment pouvons-nous aimer ceux qui nous maudissent? Aimer de cette façon est un don de Dieu, mais il faut que nous soyons toujours ouverts à Lui. D'ailleurs, et humainement parlant, le plus sage est d'aimer nos ennemis: l'ennemi aimé se verra apaisé; l'aimer peut être la condition pour qu'il cesse d'être notre ennemi.

Et Jésus continue à dire: «À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre» (Lc 6,29). Il pourrait sembler un excès de soumission. Mais, qu'est ce que Jésus fit lorsqu'un des gardes lui donna une gifle lors de sa Passion? Certainement, il n'a pas contré. Au contraire, Il lui répliqua si fermement, plein de charité, qu'Il a fait réfléchir à ce garde tellement exaspéré: «Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» (Jn 18,22-23).

Dans tous les religions il y a une règle d'or: «Ne fais pas aux autres ce qui tu n'aimerais pas qu'on te fasse». Cependant, Jésus est le seul à la formuler en positive: «Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux» (Lc 6,31). Cette règle d'or est le fondement de la morale. Saint Jean Chrysostome, en commentant ce strophe, nous enseigne: «mais il y a en plus, car Jésus n'a pas dit seulement: ‘souhaitez-vous du bien les uns aux autres’, mais aussi ‘faites le bien aux autres’»; c'est pour cela qu'il ne faut pas que la règle d'or proposé par Jésus reste un simple souhait, mais il nous faut la transformer en faits tangibles.

 

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Publié le 10 Septembre 2019

 

Gospel text

(Lk 6,20-26): 

Lifting up his eyes to his disciples, Jesus said, «Fortunate are you who are poor, the kingdom of God is yours. Fortunate are you who are hungry now, for you will be filled. Fortunate are you who weep now, for you will laugh. Fortunate are you when people hate you, when they reject you and insult you and number you among criminals, because of the Son of Man. Rejoice in that day and leap for joy, for a great reward is kept for you in heaven (…)».

 

The Application

 

Very often people have a wrong notion of life, while comparing the life with that of others. They see others very happy, with good health, rich, blessed, filled with many opportunities, or sometime of everything that I have mentioned. How wrong are we in our observation and discernment? No one has everything good in life. There is always ups and downs. Our temptation is to see what others have and what we don’t have, which leads us to be jealous and unhappy.

Today Jesus helps us to understand the means to be happy and asks us to give attention to His teaching. I will take two of them for sharing.

The first means to be happy is to be humble. Those who live a life of poverty are rich in many aspects of life and they cherish this poverty. It is in this simple life that we see the face of God. This poverty helps us to empty ourselves and put all our trust in God. In every tragedy of life, they look at God with deep faith and hope. These kind of people are generally happy. Let’s not reduce this poverty into material poverty.

Thirst for justice, and this is the divine justice, not as human being see what is just. People those who would like to be just before God, see in everything what is just for God. It is here they search for divine will and try to respond positively. What is just before God, is good for the giver and the receiver with the same intensity. Very often, it is the giver who feels the joy of giving. They are generous in everything, in giving their time, sharing what they have, charitable in their words, merciful in their approach, etc. Such people are blessed and blessed people are happy.  

Have a wonderful day.

 

Action of the day: Be kind and charitable.

 

The "Beatitudes", the Christian’s paradoxes

 

EDITORIAL TEAM evangeli.net (based on texts by Benedict XVI)
(Città del Vaticano, Vatican)

Today, Jesus repeatedly calls "blessed" to his disciples. The "Beatitudes" are words of promise that work at the same time as moral guidance. Each "beatitude" describes, so to speak, the realistic condition of the disciples of Christ: they are poor, they are hungry, they cry, they are hated, persecuted... The beatitudes are like practical "qualifications", but also like theological-moral indications.

Despite the threatening situation in which Jesus considers his disciples, this situation becomes a promise when regarded in the light coming from the Father. For the disciple, the "Beatitudes" are a paradox: the standards of the world are turned upside down when you just look at things from God’s scale of values. The "Beatitudes" are promises resplendent with the new image of the world and of the man inaugurated by Jesus, His "transformation of values ".

—When I "look" through you, O Lord, then, I live with new standards, I begin to "feel" something of what is yet to come (Heaven) and joy enters in my tribulation.

 

 

 

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Publié le 10 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,20-26): 

 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

 

L’Application

 

Qui ne désire pas d’être heureux ? Jésus nous invite à faire une relecture sur notre propre état de vie ? Qu’avons-nous fait d’être heureux ? Puisque la joie a son origine en Dieu, sans nous nous accordé à la volonté divine, nous ne pouvons jamais d’être heureux.

En lisant cet évangile nous avons une impression que les pauvres peuvent d’être plus heureux que les riches. En vérité, Jésus ne parle pas directement ou seulement de la pauvreté matérielle, plutôt nos attachements aux éléments charnels et notre ignorance volontaire de l’essentielle de la vie.  Si nous ne cherchons pas la finalité de la vie, et si nous ne reconnaissons pas la présence divine par tout et en tous, il y a un grand risque de dérive, qui nous rendra malheureux.

Le seul moyen d’être heureux est simplement d’être avec le Seigneur et faire sa volonté. Comment pouvons-nous d’être avec le Seigneur ? En reconnaissant sa présence en nous, par tout et en tous,  nous deviendrons ce Samaritains qui a répondu positivement au besoin des autres. Une bonne journée.

 

 «Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres.

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde.

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

 

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Publié le 9 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,12-19): 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, je voudrais centrer notre réflexion sur les premiers mots de cet Évangile: «En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12). Des introductions comme celles-là peuvent passer inaperçues dans notre lecture quotidienne de l'Évangile, mais —de fait— elles sont de la plus grande importance. Dans le cas présent, on nous dit clairement que le choix des douze Apôtres —décision centrale pour la vie future de l'Église— fut précédé par toute une nuit de prière de Jésus, dans la solitude, devant Dieu son Père.

Comment était la prière du Seigneur? Sa vie nous permet de penser que ce devait être une prière pleine de confiance dans le Père, de total abandon à sa volonté —«ce n'est pas ma propre volonté que je cherche, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5,30), d'union manifeste à son œuvre de salut. Ce n'est qu'à partir de cette longue, profonde et constante prière, toujours soutenue par l'action du Saint Esprit, qui, déjà présent au moment de son Incarnation, était descendu sur Lui lors de son Baptême, que le Seigneur puit obtenir la force et la lumière nécessaires pour continuer sa mission d'obéissance au Père en vue d'accomplir son œuvre de service pour le salut des hommes. Le choix ultérieur des Apôtres, dans lequel, comme nous le rappelle saint Cyrile d'Alexandrie, «le Christ lui-même affirme leur confier la mission même qu’il avait reçu du Père», nous montre comment l'Église naissante fut le fruit de cette prière de Jésus au Père dans l'Esprit, et que, par conséquent, elle est l'œuvre de la Sainte Trinité elle-même. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13).

Que toute notre vie de chrétien —de disciples du Christ— soit toujours immergée dans la prière et prolongée par elle.

 

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Publié le 8 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 6,6-11): 

 

On another Sabbath Jesus entered the synagogue and began teaching. There was a man with a paralyzed right hand and the teachers of the Law and the Pharisees watched him: Would Jesus heal the man on the Sabbath? If He did, they could accuse him. But Jesus knew their thoughts and said to the man, «Get up and stand in the middle». Then he spoke to them, «I want to ask you: what is allowed by the Law on the Sabbath, to do good or to do harm, to save life or destroy it?». And Jesus looked around at them all. Then He said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was restored, becoming as whole as the other. But they were furious and began to discuss with one another how they could deal with Jesus.

 

The application

 

The Pharisees were worried about the Sabbath rituals, particularly certain obligations. They were not wrong in their observation, but failed drastically in their thinking. It is here Jesus is inviting us to look into, because it is from here our action finds its origin. Many at times, we don’t have the full truth and we claim to have them, because we don’t understand the inner pain and suffering of every individual.

The person of the gospel and his needs are same and the events will follow the way we look at the person and the way we act upon. Jesus is asking each and every one us to look at every individual with love, compassion and generosity. Once this process of discernment is observed, the consequence will be our concrete engagement for the well-being of the person.  

Today’s event helps us to understand the divine behaviour for our imitation. In Jesus we understand, how God thinks and acts.  When we are confused or disturbed, what should be our priority; doing good or bad? The external events help us to understand our own interiority. The anger reveals their interiority and the compassion of the Lord reveals the divine goodness.

Action of the day: observe the way you look at people and judge them. It is filled with compassion?

 

Daily Quote from the early church fathers:

Jesus heals to teach the Pharisees mercy

by Cyril of Alexandria (376-444 AD)



     "The miracle sometimes converts to faith those who had disbelieved the word, but the Pharisees watched him to see if he would heal on the sabbath. The nature of an envious person is such that he makes the praises of others food for his own disease and is wickedly maddened by their reputation. Once more he spoke to this; 'he reveals deep and mysterious things; he knows what is in the darkness, and the light dwells with him' (Daniel 2:22). And why did he do this? Perhaps it might be to move the cruel and unpitying Pharisee to compassion. The man’s malady [his withered hand] perhaps might shame them and persuade them to dispel the flames of their envy.
    "This question is most wise indeed and a most suitable statement to meet their folly. If it is lawful to do good on the sabbath and nothing prevents the sick being pitied by God, cease picking up opportunities for fault-finding against Christ and bringing down on your own head the sentence which the Father has decreed against those who dishonor the Son. You have heard the Father where he says of the Son by the voice of David, 'I will crush his foes before him and strike down those who hate him' (Psalm 89:23). But if it is not lawful to do good on the sabbath and the law forbids the saving of life, you have made yourself an accuser of the law." (quote from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 23).

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Publié le 8 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,6-11): 

 

Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde». L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit: «Je vous le demande: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de la perdre?». Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme: «Étends ta main». Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

 

L’Application

 

Jésus est l’image visible de Dieu et en Lui seul pouvons-nous comprendre le comportement divin. Il n’était pas essentiellement révolutionnaire, pourtant tout ce dont Il a fait, a fait naître un esprit révolutionnaire dans le cœur des hommes.  L’homme était obligé à regarder à plus profond de lui-même, pour qu’il découvre la vérité de la vie, l’essentielle de la vie. Notre regard, est-il rempli de bonté et de miséricorde ?

Tissons tous les éléments de l’évangile du jour et regardons le comportement divin et comparons-le avec ceux de l’homme. Quelle leçon pouvons-nous apprendre ?  Un jour de sabbat……………, un homme paralysée…….tous, ils l’observaient. Jésus connaissait leur pensée et dit, lève-toi…. Etends ta main’  Qu’allons-nous faire à Jésus ? Comment discernons-nous dans notre vie quotidienne ? Quel regard portons-nous sur nos frères malades ? Quels sont nos engagements concrets ?

 

«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»

 

Abbé Julio César RAMOS González SDB
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour.

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide.

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».

 

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Publié le 6 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 6,1-5): 

One Sabbath Jesus was going through the corn fields and his disciples began to pick heads of grain crushing them in their hands for food. Some of the Pharisees asked them, «Why do you do what is forbidden on the Sabbath?». Then Jesus spoke, «Have you never read what David did when he and his men were hungry?. He entered the house of God, took and ate the bread of the offering and even gave some to his men, though only priests are allowed to eat that bread». And Jesus added, «The Son of Man is Lord and rules over the Sabbath».

«The Son of Man is Lord and rules over the Sabbath»

 

Fr. Austin Chukwuemeka IHEKWEME
(Ikenanzizi, Nigeria)

Today, responding to the Pharisees' accusation, Jesus explains the correct meaning of the Sabbath, while quoting an example from the Old Testament (cf. Deut 23:26): «Have you never read what David did (...)?. He entered the house of God, took and ate the bread of the offering and even gave some to his men, though only priests are allowed to eat that bread» (Lk 6:3-4).

David's behaviour anticipates the doctrine Christ teaches in this passage. God had already established in the Old Testament an order for the precepts of the Law, whereby those of less rank would yield to the main ones.

In the light of all this, it can be understood that a ceremonial precept (as the one we are commenting) yields to a precept of the natural law. The precept of Sabbath, likewise, is not more important than the elementary needs of subsistence.

In this passage, Christ teaches which was the meaning of the divine institution of the Sabbath: God had instituted it to man's benefit, so that he could rest and devote his time with peace and joy to the divine cult. However, the Pharisees' interpretation had transformed this day into a day of anguish and worrying because of the many directions and prohibitions.

The Sabbath had been set up not only for man's rest, but also to glorify God: this is the actual and true meaning of the expression «The Sabbath was made for man...» (Mk 2:27).

Furthermore, by declaring himself “Lord of the Sabbath” (cf. Lk 6:5), He openly manifests that He is the very same God who gave the precept to the people of Israel, thus confirming his divinity and his universal power. For this reason, other laws can be established, just as Yahweh did in the Old Testament. Jesus can therefore be called “Lord of the Sabbath”, because He is God.

Let us beg the Virgin Mother of God to help us believing and understanding that the Sabbath belongs to God and that it is a way —adapted to our own nature— to glorify and honour the Almighty. As Saint John Paul II has written, «our rest is a “sacred”» thing and an occasion «to realize that everything is the work of God».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,1-5): 

 

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains. Des pharisiens lui dirent: «Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat?». Jésus leur répondit: «N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger». Jésus leur disait encore: «Le Fils de l'homme est maître du sabbat».

 

 

«Le Fils de l'homme est maître du sabbat»

 

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, face à l'accusation des pharisiens, Jésus explique le sens correct du repos sabbatique, en prenant un exemple dans l'Ancien Testament (cf. Dt 23,26): «N'avez-vous pas lu ce que fit David (…), [qui] prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons?» (Lc 6,3-4).

La conduite de David anticipa la doctrine que le Christ enseigne dans ce passage. Dans l'Ancien Testament, Dieu avait déjà établi un ordre dans les préceptes de la Loi, pour que ceux de rang inférieur cèdent le pas aux principaux.

L'on s'explique ainsi qu'un précepte cérémoniel comme celui que nous commentons soit écarté lorsqu'il entre en conflit avec un précepte de la loi naturelle. Le précepte du sabbat n'est pas supérieur aux nécessités élémentaires de la subsistance.

Dans ce passage, le Christ enseigne quel est le sens de l'institution divine du sabbat: Dieu l'avait établi pour le bien de l'homme, pour qu'il puisse se reposer et se dédier dans la paix et la joie au culte divin. L'interprétation des pharisiens avait fait de ce jour une occasion d'angoisse et de préoccupation de par la foule des prescriptions et des prohibitions.

Le sabbat avait été établi non seulement pour que l'homme se reposât, mais aussi pour qu'il rendît gloire à Dieu: c'est là le sens authentique de l'expression «le sabbat a été fait pour l'homme» (Mc 2,27).

De plus, quand Il se déclare “maître du sabbat” (cf. Lc 6,5), Jésus manifeste ouvertement qu'Il est ce même Dieu qui a donné ce précepte au peuple d'Israël, affirmant ainsi sa divinité et son pouvoir universel. Aussi peut-Il établir d'autres lois, tout comme Yahvé dans l'Ancien Testament. Jésus peut bien se dire “maître du sabbat”, car Il est Dieu.

Demandons son aide à la Vierge pour croire et comprendre que le sabbat appartient à Dieu et qu'il est une manière —adaptée à la nature humaine— de rendre gloire et honneur au Tout-Puissant. Comme l'a écrit Saint Jean-Paul II, «le repos est une chose “sacrée”» et une occasion de «prendre conscience que tout est œuvre de Dieu».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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