Publié le 10 Septembre 2019

 

Gospel text

(Lk 6,20-26): 

Lifting up his eyes to his disciples, Jesus said, «Fortunate are you who are poor, the kingdom of God is yours. Fortunate are you who are hungry now, for you will be filled. Fortunate are you who weep now, for you will laugh. Fortunate are you when people hate you, when they reject you and insult you and number you among criminals, because of the Son of Man. Rejoice in that day and leap for joy, for a great reward is kept for you in heaven (…)».

 

The Application

 

Very often people have a wrong notion of life, while comparing the life with that of others. They see others very happy, with good health, rich, blessed, filled with many opportunities, or sometime of everything that I have mentioned. How wrong are we in our observation and discernment? No one has everything good in life. There is always ups and downs. Our temptation is to see what others have and what we don’t have, which leads us to be jealous and unhappy.

Today Jesus helps us to understand the means to be happy and asks us to give attention to His teaching. I will take two of them for sharing.

The first means to be happy is to be humble. Those who live a life of poverty are rich in many aspects of life and they cherish this poverty. It is in this simple life that we see the face of God. This poverty helps us to empty ourselves and put all our trust in God. In every tragedy of life, they look at God with deep faith and hope. These kind of people are generally happy. Let’s not reduce this poverty into material poverty.

Thirst for justice, and this is the divine justice, not as human being see what is just. People those who would like to be just before God, see in everything what is just for God. It is here they search for divine will and try to respond positively. What is just before God, is good for the giver and the receiver with the same intensity. Very often, it is the giver who feels the joy of giving. They are generous in everything, in giving their time, sharing what they have, charitable in their words, merciful in their approach, etc. Such people are blessed and blessed people are happy.  

Have a wonderful day.

 

Action of the day: Be kind and charitable.

 

The "Beatitudes", the Christian’s paradoxes

 

EDITORIAL TEAM evangeli.net (based on texts by Benedict XVI)
(Città del Vaticano, Vatican)

Today, Jesus repeatedly calls "blessed" to his disciples. The "Beatitudes" are words of promise that work at the same time as moral guidance. Each "beatitude" describes, so to speak, the realistic condition of the disciples of Christ: they are poor, they are hungry, they cry, they are hated, persecuted... The beatitudes are like practical "qualifications", but also like theological-moral indications.

Despite the threatening situation in which Jesus considers his disciples, this situation becomes a promise when regarded in the light coming from the Father. For the disciple, the "Beatitudes" are a paradox: the standards of the world are turned upside down when you just look at things from God’s scale of values. The "Beatitudes" are promises resplendent with the new image of the world and of the man inaugurated by Jesus, His "transformation of values ".

—When I "look" through you, O Lord, then, I live with new standards, I begin to "feel" something of what is yet to come (Heaven) and joy enters in my tribulation.

 

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,20-26): 

 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

 

L’Application

 

Qui ne désire pas d’être heureux ? Jésus nous invite à faire une relecture sur notre propre état de vie ? Qu’avons-nous fait d’être heureux ? Puisque la joie a son origine en Dieu, sans nous nous accordé à la volonté divine, nous ne pouvons jamais d’être heureux.

En lisant cet évangile nous avons une impression que les pauvres peuvent d’être plus heureux que les riches. En vérité, Jésus ne parle pas directement ou seulement de la pauvreté matérielle, plutôt nos attachements aux éléments charnels et notre ignorance volontaire de l’essentielle de la vie.  Si nous ne cherchons pas la finalité de la vie, et si nous ne reconnaissons pas la présence divine par tout et en tous, il y a un grand risque de dérive, qui nous rendra malheureux.

Le seul moyen d’être heureux est simplement d’être avec le Seigneur et faire sa volonté. Comment pouvons-nous d’être avec le Seigneur ? En reconnaissant sa présence en nous, par tout et en tous,  nous deviendrons ce Samaritains qui a répondu positivement au besoin des autres. Une bonne journée.

 

 «Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres.

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde.

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 9 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,12-19): 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, je voudrais centrer notre réflexion sur les premiers mots de cet Évangile: «En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12). Des introductions comme celles-là peuvent passer inaperçues dans notre lecture quotidienne de l'Évangile, mais —de fait— elles sont de la plus grande importance. Dans le cas présent, on nous dit clairement que le choix des douze Apôtres —décision centrale pour la vie future de l'Église— fut précédé par toute une nuit de prière de Jésus, dans la solitude, devant Dieu son Père.

Comment était la prière du Seigneur? Sa vie nous permet de penser que ce devait être une prière pleine de confiance dans le Père, de total abandon à sa volonté —«ce n'est pas ma propre volonté que je cherche, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5,30), d'union manifeste à son œuvre de salut. Ce n'est qu'à partir de cette longue, profonde et constante prière, toujours soutenue par l'action du Saint Esprit, qui, déjà présent au moment de son Incarnation, était descendu sur Lui lors de son Baptême, que le Seigneur puit obtenir la force et la lumière nécessaires pour continuer sa mission d'obéissance au Père en vue d'accomplir son œuvre de service pour le salut des hommes. Le choix ultérieur des Apôtres, dans lequel, comme nous le rappelle saint Cyrile d'Alexandrie, «le Christ lui-même affirme leur confier la mission même qu’il avait reçu du Père», nous montre comment l'Église naissante fut le fruit de cette prière de Jésus au Père dans l'Esprit, et que, par conséquent, elle est l'œuvre de la Sainte Trinité elle-même. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13).

Que toute notre vie de chrétien —de disciples du Christ— soit toujours immergée dans la prière et prolongée par elle.

 

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Publié le 8 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 6,6-11): 

 

On another Sabbath Jesus entered the synagogue and began teaching. There was a man with a paralyzed right hand and the teachers of the Law and the Pharisees watched him: Would Jesus heal the man on the Sabbath? If He did, they could accuse him. But Jesus knew their thoughts and said to the man, «Get up and stand in the middle». Then he spoke to them, «I want to ask you: what is allowed by the Law on the Sabbath, to do good or to do harm, to save life or destroy it?». And Jesus looked around at them all. Then He said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was restored, becoming as whole as the other. But they were furious and began to discuss with one another how they could deal with Jesus.

 

The application

 

The Pharisees were worried about the Sabbath rituals, particularly certain obligations. They were not wrong in their observation, but failed drastically in their thinking. It is here Jesus is inviting us to look into, because it is from here our action finds its origin. Many at times, we don’t have the full truth and we claim to have them, because we don’t understand the inner pain and suffering of every individual.

The person of the gospel and his needs are same and the events will follow the way we look at the person and the way we act upon. Jesus is asking each and every one us to look at every individual with love, compassion and generosity. Once this process of discernment is observed, the consequence will be our concrete engagement for the well-being of the person.  

Today’s event helps us to understand the divine behaviour for our imitation. In Jesus we understand, how God thinks and acts.  When we are confused or disturbed, what should be our priority; doing good or bad? The external events help us to understand our own interiority. The anger reveals their interiority and the compassion of the Lord reveals the divine goodness.

Action of the day: observe the way you look at people and judge them. It is filled with compassion?

 

Daily Quote from the early church fathers:

Jesus heals to teach the Pharisees mercy

by Cyril of Alexandria (376-444 AD)



     "The miracle sometimes converts to faith those who had disbelieved the word, but the Pharisees watched him to see if he would heal on the sabbath. The nature of an envious person is such that he makes the praises of others food for his own disease and is wickedly maddened by their reputation. Once more he spoke to this; 'he reveals deep and mysterious things; he knows what is in the darkness, and the light dwells with him' (Daniel 2:22). And why did he do this? Perhaps it might be to move the cruel and unpitying Pharisee to compassion. The man’s malady [his withered hand] perhaps might shame them and persuade them to dispel the flames of their envy.
    "This question is most wise indeed and a most suitable statement to meet their folly. If it is lawful to do good on the sabbath and nothing prevents the sick being pitied by God, cease picking up opportunities for fault-finding against Christ and bringing down on your own head the sentence which the Father has decreed against those who dishonor the Son. You have heard the Father where he says of the Son by the voice of David, 'I will crush his foes before him and strike down those who hate him' (Psalm 89:23). But if it is not lawful to do good on the sabbath and the law forbids the saving of life, you have made yourself an accuser of the law." (quote from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 23).

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Publié le 8 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,6-11): 

 

Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde». L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit: «Je vous le demande: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de la perdre?». Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme: «Étends ta main». Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

 

L’Application

 

Jésus est l’image visible de Dieu et en Lui seul pouvons-nous comprendre le comportement divin. Il n’était pas essentiellement révolutionnaire, pourtant tout ce dont Il a fait, a fait naître un esprit révolutionnaire dans le cœur des hommes.  L’homme était obligé à regarder à plus profond de lui-même, pour qu’il découvre la vérité de la vie, l’essentielle de la vie. Notre regard, est-il rempli de bonté et de miséricorde ?

Tissons tous les éléments de l’évangile du jour et regardons le comportement divin et comparons-le avec ceux de l’homme. Quelle leçon pouvons-nous apprendre ?  Un jour de sabbat……………, un homme paralysée…….tous, ils l’observaient. Jésus connaissait leur pensée et dit, lève-toi…. Etends ta main’  Qu’allons-nous faire à Jésus ? Comment discernons-nous dans notre vie quotidienne ? Quel regard portons-nous sur nos frères malades ? Quels sont nos engagements concrets ?

 

«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»

 

Abbé Julio César RAMOS González SDB
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour.

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide.

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».

 

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Publié le 6 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 6,1-5): 

One Sabbath Jesus was going through the corn fields and his disciples began to pick heads of grain crushing them in their hands for food. Some of the Pharisees asked them, «Why do you do what is forbidden on the Sabbath?». Then Jesus spoke, «Have you never read what David did when he and his men were hungry?. He entered the house of God, took and ate the bread of the offering and even gave some to his men, though only priests are allowed to eat that bread». And Jesus added, «The Son of Man is Lord and rules over the Sabbath».

«The Son of Man is Lord and rules over the Sabbath»

 

Fr. Austin Chukwuemeka IHEKWEME
(Ikenanzizi, Nigeria)

Today, responding to the Pharisees' accusation, Jesus explains the correct meaning of the Sabbath, while quoting an example from the Old Testament (cf. Deut 23:26): «Have you never read what David did (...)?. He entered the house of God, took and ate the bread of the offering and even gave some to his men, though only priests are allowed to eat that bread» (Lk 6:3-4).

David's behaviour anticipates the doctrine Christ teaches in this passage. God had already established in the Old Testament an order for the precepts of the Law, whereby those of less rank would yield to the main ones.

In the light of all this, it can be understood that a ceremonial precept (as the one we are commenting) yields to a precept of the natural law. The precept of Sabbath, likewise, is not more important than the elementary needs of subsistence.

In this passage, Christ teaches which was the meaning of the divine institution of the Sabbath: God had instituted it to man's benefit, so that he could rest and devote his time with peace and joy to the divine cult. However, the Pharisees' interpretation had transformed this day into a day of anguish and worrying because of the many directions and prohibitions.

The Sabbath had been set up not only for man's rest, but also to glorify God: this is the actual and true meaning of the expression «The Sabbath was made for man...» (Mk 2:27).

Furthermore, by declaring himself “Lord of the Sabbath” (cf. Lk 6:5), He openly manifests that He is the very same God who gave the precept to the people of Israel, thus confirming his divinity and his universal power. For this reason, other laws can be established, just as Yahweh did in the Old Testament. Jesus can therefore be called “Lord of the Sabbath”, because He is God.

Let us beg the Virgin Mother of God to help us believing and understanding that the Sabbath belongs to God and that it is a way —adapted to our own nature— to glorify and honour the Almighty. As Saint John Paul II has written, «our rest is a “sacred”» thing and an occasion «to realize that everything is the work of God».

 

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Publié le 6 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 6,1-5): 

 

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains. Des pharisiens lui dirent: «Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat?». Jésus leur répondit: «N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger». Jésus leur disait encore: «Le Fils de l'homme est maître du sabbat».

 

 

«Le Fils de l'homme est maître du sabbat»

 

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, face à l'accusation des pharisiens, Jésus explique le sens correct du repos sabbatique, en prenant un exemple dans l'Ancien Testament (cf. Dt 23,26): «N'avez-vous pas lu ce que fit David (…), [qui] prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons?» (Lc 6,3-4).

La conduite de David anticipa la doctrine que le Christ enseigne dans ce passage. Dans l'Ancien Testament, Dieu avait déjà établi un ordre dans les préceptes de la Loi, pour que ceux de rang inférieur cèdent le pas aux principaux.

L'on s'explique ainsi qu'un précepte cérémoniel comme celui que nous commentons soit écarté lorsqu'il entre en conflit avec un précepte de la loi naturelle. Le précepte du sabbat n'est pas supérieur aux nécessités élémentaires de la subsistance.

Dans ce passage, le Christ enseigne quel est le sens de l'institution divine du sabbat: Dieu l'avait établi pour le bien de l'homme, pour qu'il puisse se reposer et se dédier dans la paix et la joie au culte divin. L'interprétation des pharisiens avait fait de ce jour une occasion d'angoisse et de préoccupation de par la foule des prescriptions et des prohibitions.

Le sabbat avait été établi non seulement pour que l'homme se reposât, mais aussi pour qu'il rendît gloire à Dieu: c'est là le sens authentique de l'expression «le sabbat a été fait pour l'homme» (Mc 2,27).

De plus, quand Il se déclare “maître du sabbat” (cf. Lc 6,5), Jésus manifeste ouvertement qu'Il est ce même Dieu qui a donné ce précepte au peuple d'Israël, affirmant ainsi sa divinité et son pouvoir universel. Aussi peut-Il établir d'autres lois, tout comme Yahvé dans l'Ancien Testament. Jésus peut bien se dire “maître du sabbat”, car Il est Dieu.

Demandons son aide à la Vierge pour croire et comprendre que le sabbat appartient à Dieu et qu'il est une manière —adaptée à la nature humaine— de rendre gloire et honneur au Tout-Puissant. Comme l'a écrit Saint Jean-Paul II, «le repos est une chose “sacrée”» et une occasion de «prendre conscience que tout est œuvre de Dieu».

 

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Publié le 5 Septembre 2019

Gospel text

(Lk 5,33-39): 

 

Some people asked Jesus, «The disciples of John fast often and say long prayers, and so do the disciples of the Pharisees. Why is it that your disciples eat and drink?». Then Jesus said to them, «You can't make wedding guests fast while the bridegroom is with them. But later the bridegroom will be taken from them and they will fast in those days».

Jesus also told them this parable, «No one tears a piece from a new coat to put it on an old one; otherwise the new will be torn and the piece taken from the new will not match the old. No one puts new wine into old wineskins; otherwise the new wine will burst the skins and be spilled, and the skins will be destroyed as well. But new wine must be put into fresh skins. Yet no one who has tasted old wine is eager to get new wine, but says: The old is good».

 

The Application

 

Jesus is not against imitation, because He himself has asked us to be perfect just like His Father. What is important and necessary is to have a proper discernment process in our every decision. He is asking us to assume the responsibility for every act committed than simply following the tradition. Creativity just for it may not produce good fruit. Every act should have a finality and this finality should be narrowly oriented towards Christ. For every Christian, Christ should be the centre of everything. ‘If Christ is with us, who can be against us?’, asks St. Paul. The very presence of Christ will be an occasion to feast.

«You can't make wedding guests fast while the bridegroom is with them»

Fr. Frederic RÀFOLS i Vidal
(Barcelona, Spain)

Today, while pondering over the Gospel, we can detect the trap prepared by the Pharisees and masters of the Law, when they twist an important question: they simply oppose the fasting and praying of the Pharisees and John’s disciples to the eating and drinking of Jesus' disciples.

Jesus Christ tells us there is a time to pray and fast and a time to eat and drink. Which means the same person that prays and fasts is who eats and drinks. We can appreciate that in our daily life: let us watch the simple joy of a family, maybe our own family. But, later on, tribulations may visit them. The persons are the same, but circumstances differ: «You can't make wedding guests fast while the bridegroom is with them. But later they will...» (Lk 5:34).

Timing is everything; there is a time under the sky for everything: «A time to rend, and a time to sew» (Eccles 3:7). These words uttered by a learned man of the Old Testament, certainly not the most optimistic one, almost coincide with the simple parable of the torn coat. And, to a certain extent, they probably coincide with our own experience. Our mistake appears when at the time of sewing, we tear and at the time of tearing, we sew. Then, everything goes wrong.

We are aware that, along with Jesus Christ, we shall reach the glory of Resurrection through his passion and death, and that no other way is God's way. Precisely, Simon Peter is scolded when he tries to lead the Lord away from the only way: «You are not setting your mind on the things of God, but on the things of men» (Mt 16:23). If we can enjoy a few moments of peace and joy, let us make the most out of it. There will probably come other moments when we shall have to fast for good. The only difference is that, thanks God, we shall always have the bridegroom beside us. And this is what the Pharisees did not know and, maybe, this is why in the Gospel they always appear as such bad-tempered persons. Therefore, and as far as we are concerned, let us avoid being bad-tempered, while admiring the Lord's soft irony, which can be gathered from today's Gospel.

 

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Publié le 5 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 5,33-39): 

 

On disait un jour à Jésus: «Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent!». Jésus leur dit: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ces jours-là, ils jeûneront».

Et il dit pour eux une parabole: «Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit: ‘C'est le vieux qui est bon’».

 

L’Application

 

Jésus doit être le centre de notre vie. Si le Christ est présent en nous, et si on est entièrement pris par le Seigneur, nous ne devons pas jeûner, car c’est un moment de fête. Pour moi personnellement ‘jeûner’  c’est se vider, laisser tomber tout ce qui est périphérie et garder précieusement tout ce qui est essentielle.

 «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l¨'Époux est avec eux?»

 

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans notre réflexion sur l'Évangile de ce jour, nous voyons comment les pharisiens et les maîtres de la loi trichent quand ils tergiversent une question importante: ils opposent le jeûne et le temps de prière des disciples de Jean et des pharisiens au boire et au manger des disciples de Jésus.

Jésus nous dit que dans la vie il y a un temps pour jeûner et pour prier et qu'il y a un temps pour boire et manger. C'est bien cela: la personne qui prie et jeûne est aussi celle qui boit et mange. Nous le voyons dans la vie de tous les jours: contemplons la joie simple d'une famille, peut-être même la nôtre. Et nous voyons, qu'à un autre moment les tribulations lui rendent visite. Les sujets sont les mêmes, mais chaque chose a son temps: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux?» (Lc 5,34).

Il y a un moment pour tout: sous le ciel il y a un temps pour chaque chose: «Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre» (Qo 3,7). Ces paroles exprimées par un sage de l'Ancien Testament, pas des plus optimistes, coïncident presque avec la parabole du vêtement rapiécé. Et coïncident sûrement d'une certaine manière avec nos propres expériences. L'erreur c'est que pendant le temps de déchirer nous cousions et que pendant le temps de coudre nous déchirions, à ce moment là plus rien ne va.

Nous savons que comme Jésus, nous arriverons à la gloire de la résurrection par la mort et par la passion et tout autre chemin n'est pas le chemin de Dieu. Précisément, Simon Pierre est grondé quand il veut éloigner le Seigneur du “chemin unique”: «tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23) Si nous pouvons profiter de moments de paix et de joie, profitons-en. Nous aurons certainement de durs moments de jeûne. La seule différence c'est que, par chance, nous aurons toujours l'Epoux avec nous. C'est cela que les Pharisiens ne savaient pas et c'est peut-être pour cela que dans l'Évangile on nous les présente presque toujours comme des personnes de mauvaise humeur. En admirant la douce ironie du Seigneur qui émane de l'Évangile d'aujourd'hui, essayons surtout de ne pas être des personnes de mauvaise humeur.

 

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Publié le 4 Septembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 5,1-11): 

 

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. 

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

L’Application

 

Dieu nous accompagne divinement et il est difficile de LE connaitre ou maîtriser humainement. Pourtant si nous avons la foi et si on s’arrive à se disposer devant la volonté divine, librement et fidèlement, nous découvrirons les merveilles que le Seigneur a faites et continue à les faire jusqu’aujourd’hui.

Humainement Pierre a bien exprimé sa connaissance et savoir-faire. Dans la prière on est invité à exprimer à Dieu tout ce dont nous ressentons en nous, en laissant une espace au Seigneur. A l’image de Pierre, l’Eglise du Seigneur nous demande d’écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique. C’est dans cette fidélité et obéissance que Pierre a découvert la présence divine en Jésus.  

Une fois qu’on a découvert cette bonté et de générosité divine, nous pouvons facilement nous abandonner au Seigneur, car en Lui, nous serons capables de tout récupérer, y compris les hommes et l’amour humain. C’est ainsi nous nous avancerons au large avec le Seigneur.

 

«Avance au large»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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