Publié le 23 Juillet 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 13,1-9): 

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles: «Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

 

L’Application

 

Dieu prend soin de nous. Toute sorte de récrimination est bien reçue et répondue. Pourtant l’histoire du salut nous montre la véritable faiblesse de l’homme, l’infidélité.

Ce Dieu continue à faire du bien en semant les bons grains dans notre cœur en espérant le bon fruit. La parabole nous enseigne diffèrent type de terrain. Toutes sortes de terrains, sont nous. De temps en temps nous produisons les bons fruits. Certain moment notre cœur est dur comme un roc.

Jésus est venu semer le bon grain et nous devons l’accueillir avec un cœur ouvert. Si chacun et chacune d’entre nous prend conscience de ce grain reçu, s’engage positivement à l’accomplir, nous pouvons facilement donner le fruit. Avec ce Maître généreux, nous pouvons donner 100 pour un.

 

«Voici que le semeur est sorti pour semer»

Abbé Julio César RAMOS González SDB 
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, sous la plume de Matthieu, Jésus commence son introduction aux mystères du Royaume, par cette manière tellement caractéristique de nous présenter sa dynamique en utilisant des paraboles.

La semence est la parole proclamée, et le semeur est Jésus lui-même. Il ne cherche pas à semer dans le meilleur des terrains pour s'assurer que la récolte sera abondante. Il est venu afin que tous «aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance» (Jn 10,10). Pour cela, il ne craint pas de gaspiller des poignées généreuses de semence, soit «au bord du chemin» (Mt 13,4), soit dans «le sol pierreux» (v. 5), ou encore dans «les ronces» (v. 7), et finalement sur «la bonne terre» (v. 8).

Ainsi, les semences jetées par généreuses poignées produiront le pourcentage de rendement que les probabilités “toponymiques” le permettent. Le Concile Vatican II nous dit: «La parole du Seigneur est comparée au grain semé dans un champ: ceux qui écoutent avec foi et s'unissent au petit troupeau du Christ ont accueilli le Royaume lui-même. Puis la semence, par sa propre force, germe et se développe jusqu'au temps de la moisson» (Lumen gentium, n. 5).

«Ceux qui l'écoutent avec foi», nous dit le Concile. Toi, tu es habitué à l'entendre, peut-être même à la lire, et possiblement à la méditer. De la profondeur de ton écoute dans la foi, dépendra la possibilité de ton rendement en donnant des fruits. Même si ceux-ci, viennent, en quelque sorte, garantis par la puissance de la Parole-semence, cela ne diminue pas la responsabilité qui t'incombe d'écouter attentivement cette même Parole. Pour cela, «Celui qui a des oreilles, qu'il entende!» (Mt 13,9).

Demande, aujourd'hui au Seigneur ce désir du prophète: «Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom a été invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l'univers» (Jr 15,16).

 

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Publié le 22 Juillet 2019

Gospel text

(Mt 12,46-50): 

While Jesus was still talking to the people, his mother and his brothers wanted to speak to him and they waited outside. So someone said to him, «Your mother and your brothers are just outside; they want to speak with you». Jesus answered, «Who is my mother? Who are my brothers?». Then He pointed to his disciples and said, «Look! Here are my mother and my brothers. Whoever does the will of my Father in heaven is for me brother, sister, or mother».

 

The Application

 

How to know the divine will? It is by reading the Bible, listening to our brothers and sisters and watching the creation. God has his own way of addressing to us and we can never master it. It is the time and the space which will help us, very often in later days, to understand the divine will. To simplify our research of divine will, let us look at the personal life of saints and our salvation history. They do narrate us how God spoke to the people in the history and the way people responded to the divine will. The best person to look for is Jesus Himself.

In the salvation history we discover that God continues to accompany us, particularly in our difficult time. Sometime He carries us, but we realise it very late. Not to repeat the mistake of our early generations, Jesus is inviting us to become members of His Family, which is narrowly related to the Father. Knowing the Father, loving Him and doing exactly what He desires, will be the way of our own happiness.

Do we really feel that we are member of the family of Jesus? Am I capable of associating myself to Mary in doing the divine will?

Act of the day: try to do an act of charity, which will please the Lord. Make this prayer, ‘Lord speak, thy servant listens’.

«Whoever does the will of my Father in heaven is for me (...) mother»

Fr. Pere SUÑER i Puig SJ 
(Barcelona, Spain)

Today, to start with, the Gospel surprises us: «Who is my mother? (Mt 12:48), wonders Jesus. It would seem the Lord is showing a contemptuous attitude towards Mary, his mother. Nothing of the sort! What Jesus wants to make quite clear is that, in his own eyes —God's eyes— the crucial value of a person does not lie on flesh and blood facts, but on the spiritual disposition to accept God's will: «Then He pointed to his disciples and said, ‘Look! Here are my mother and my brothers. Whoever does the will of my Father in heaven is for me brother, sister, or mother’» (Mt 12:49-50). At that time, God's will was for Jesus to evangelize those who were listening and for these ones to actually listen to him. This was a priority over any other value, no matter how dear. To abide by his Father's will, Jesus Christ had left Mary and now He was preaching far away from home. 

But, who was ever more willing to abide by God's will than Mary? «‘I am the Lord's servant’, Mary answered. ‘May it be to me as you have said’» (Lk 1:38). This is why, St. Augustine says that Mary, first accepted God's word with a spirit of obedience and, only afterwards, she conceived it in her womb for the Incarnation. 

In other words: God loves us as per our saintliness. The Virgin Mary is the most blessed, and, therefore, the most loved. However, God does not love us because we may be saints. It is rather the other way round: we are saints because He loves us. The first one to love is always our Lord (cf. 1Jn 4:10). Mary proves it when she says: «For He has looked upon his handmaid's lowliness» (Lk 1:48). In God's eyes our own lowliness is evident; but He wants to magnify us, to sanctify us.

 

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Publié le 22 Juillet 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 12,46-50): 

Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu'un lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler». Jésus répondit à cet homme: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?». Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère».

 

L’Application

 

Dieu nous accompagnement quotidiennement. Il ne s’arrête pas de travailler. Pourtant, humainement nous ne pouvons jamais maitriser la manière dont Dieu nous accompagne. Tout se passe dans foi, la foi qui nous nourrit avec l’espérance. Un regard de foi découvrira facilement cet accompagnement divin.

C’est dans cette foi que Jésus nous invite à devenir les membres de sa famille, la famille Spirituelle, la famille céleste. Comme Marie, on est demandé d’écouter la Parole de Dieu. Comment pouvons-nous écouter la Parole de Dieu ? Simplement en lisant la Bible, en écoutant nos frères et sœurs, en regardant la création, etc.. Il est tout-à-fait possible que Dieu nous parle personnellement. Dans cette rencontre divine, il y aura certainement une mission personnelle à accomplir.

C’est dans cette écoute, que nous pouvons connaitre la volonté divine. C’est pourquoi les saints nous demandent de contempler la Parole de Dieu, car dans cette contemplation, Dieu nous Parle directement. C’est dans ce dialogue que nous tissons une relation personnelle avec Dieu. Quelle notre relation avec Jésus…….. ?

«Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi (…) une mère»

Abbé Pere SUÑER i Puig SJ 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile se présente, d'emblée, surprenant: «Qui est ma mère?» (Mt 12,48), Jésus demande. Il semble que le Seigneur emploie une attitude méprisante envers Marie. Certainement pas. Ce que Jésus veut laisser ici tout à fait clair c'est que devant ses yeux —les yeux de Dieu!— la valeur décisive d'une personne ne demeure pas dans le fait de la chair et du sang, mais dans la disposition spirituelle d'accueil de la volonté de Dieu: «Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: ‘Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère’» (Mt 12,49-50). 

Or, à ce moment-la, la volonté de Dieu était qu'Il plût évangéliser ceux qui l'écoutaient et que ceux-là pussent l'écouter. Ceci était plus primordial que n'importe qu'elle autre valeur, sans égard pour son importance. Pour faire la volonté du Père, Jésus-Christ avait laissé Marie et maintenant il devait prêcher loin de sa maison.

Mais, qui a été plus disposée à faire la volonté de Dieu que Marie? «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). C'est pour cela que saint Augustin dit que Marie, a d'abord reçu la parole de Dieu dans l'esprit par obéissance, et, seulement après, elle a conçu dans son sein pour l'Incarnation du Verbe.

En d'autres mots: Dieu nous aime dans la mesure de notre sainteté. Marie est très sainte et, conséquemment, elle est très aimée. Cependant, être des saints, n'est pas la raison pour laquelle Dieu nous aime. Au contraire, parce qu'Il nous aime nous pouvons devenir saints. Le Seigneur est toujours le premier à nous aimer (cf. 1Jn 4,10). Marie nous l'apprend lorsqu'elle dit: «Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,48). Aux yeux de Dieu nous sommes très peu; mais Il veut nous agrandir, nous sanctifier.

 

 

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Publié le 22 Juillet 2019

Gospel text

(Jn 20,1-2.11-18): 

Now, on the first day after the Sabbath, Mary of Magdala came to the tomb early in the morning, while it was still dark and she saw that the stone blocking the tomb had been moved away. She ran to Peter and the other disciple whom Jesus loved. And she said to them, «They have taken the Lord out of the tomb and we don't know where they have laid him». 

Mary stood weeping outside the tomb, and as she wept she bent down to look inside; she saw two angels in white sitting where the body of Jesus had been, one at the head, and the other at the feet. They said, «Woman, why are you weeping?». She answered, «Because they have taken my Lord and I don't know where they have put him». As she said this, she turned around and saw Jesus standing there, but she did not recognize him. Jesus said to her, «Woman, why are you weeping? Who are you looking for?». She thought it was the gardener and answered him, «Lord, if you have taken him away, tell me where you have put him, and I will go and remove him». Jesus said to her, «Mary». She turned and said to him, «Rabboni» —which means, Master. Jesus said to her, «Do not cling to me; you see I have not yet ascended to the Father. But go to my brothers and say to them: ‘I am ascending to my Father, who is your Father, to my God, who is your God’. So Mary of Magdala went and announced to the disciples, «I have seen the Lord, and this is what he said to me».

 

The Application

 

An act of love demonstrates the depth of the relationship that Mary had with the Lord. No one dared such act (not even the disciple who loved Jesus), which is purely human, but transformed into an act apostolic and divine.

Her journey started with simple admiration and gratitude turns into deep love and appreciation.  Saint Gregory the great will interpret this encounter by telling, who is searched, is the same one who has inspired Mary to come here. Thus every act that we consciously take, there is a divine will and as Christians, we should always keep this in mind, particularly in our discernment. It is in this consciousness of divine presence in our being, that we are called to think and act.

It is quite possible that in our discernment, we might make mistakes and sometime blunders, just like Mary who identified Jesus as gardener. Even in our mistakes and blunders, Jesus intervenes personally and transform, where our blunders become an occasion of grace. From an ordinary woman, Jesus has elevated her to be the apostle of the Apostles, by making her, as the first person to announce the good news of the Resurrection.  

If we look back into the life of Mary, we will find out without any mistake, a deep love and a mutual love. It is in such love that God desires to work. We have to ask ourselves, do we have such deep love for the Lord? If yes, what have we done for this love?

«Mary of Magdala went and announced to the disciples, ‘I have seen the Lord’»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we celebrate with joy Saint Mary Magdalene. With joy and benefit for our faith!, because her trail could very well be ours. Magdalene came from afar (cf. Luke 7: 36-50) and she did go very far... Indeed, at the dawn of the Resurrection, Mary looked for Jesus, found the risen Jesus and met Jesus’ Father, "Our Father". That morning, Jesus Christ discovered her the most important fact of our faith: that she was also God’s daughter. 

In Mary of Magdala’s itinerary, we discover some important aspects of our faith. In the first place, we admire her courage. Though a gift from God, faith requires courage from the believer. Generally, we tend towards what we can see, what can be seized with our hand. God being essentially invisible, faith “represents the risky enterprise of accepting what plainly cannot be seen as the truly real and fundamental. It involves a leap out of the tangible world” (Benedict XVI). Mary, by seeing the risen Christ can also "see" the Father, the Lord. 

On the other hand, the "leap to faith" «is reached through what the Bible calls conversion or repentance: only he who changes receives it "(Benedict XVI). Was not this Mary’s first step? Should not this also be a reiterated step in our lives?

In the conversion of Magdalene, there was much love: she did not spare any perfumes for her Love. Love!: here is another "vehicle" of faith, because we neither hear, nor see or believe whom we do not love. In John’s Gospel it clearly appears «believing is to listen and, at the same time, to see (...)». In that dawn, María Magdalena takes risks for her Love, she listens to her Love (to hear Him saying "Mary" is enough for her to recognize Him) and she meets the Father. «On the morning of Easter (...), María Magdalena, is asked to contemplate Him as He ascends to the Father, and finally to her full confession "I have seen the Lord" (Jn 20:18)» (Pope Francis).

 

 

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Publié le 22 Juillet 2019

Texte de l'Évangile (Jn 20,1-2.11-18): 

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis». 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!», ce qui veut dire: "Maître" dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

 

L’Application

 

L’amour est capable de tout faire. Marie Madeleine symbolise l’amour dont Dieu apprécie beaucoup.  Grâce à cet amour, Dieu l’élève d’une femme ordinaire à devenir l’apôtre des Apôtres, qui annonce pour la première fois, la Résurrection.

On peut se tromper dans notre discernement, comme Marthe qui a pris Jésus comme gardien, plus voleur du corps de son bien aimé. Dans cet amour, qu’il soit purement humain, Dieu en prend et le divinise. Si notre cœur est rempli d’amour, sachons-le bien, c’est dans cet amour que Dieu tout transforme.

Il faut nous poser cette question : connassons-nous le parcours de Marie Madeleine ? Avons-nous le même courage ceux que Marie Madeleine l’avait ? Si nous avons le même amour, que faisons-nous de cet amour ? Quel est notre témoignage ?

«Marie Madeleine est venue et a dit aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons avec joie Sainte Marie Madeleine. Nous nous réjouissons et nous en tirons profit pour notre foi car son parcours pourrait très bien être le nôtre. La Madeleine venait de loin (cf. Lc 7,36-50) et elle est allée très loin… En effet, le matin de la Résurrection, Marie a cherché Jésus, elle a trouvé Jésus ressuscité et elle est parvenue au Père de Jésus, le "Notre Père". Ce matin-là, Jésus-Christ lui a fait découvrir ce qu'il y a de plus grand dans notre foi : qu'elle était elle aussi une enfant de Dieu.

Dans l'itinéraire de Marie Madeleine, nous découvrons quelques aspects importants de la foi. En premier lieu, nous admirons son courage. La foi, même si c'est un don de Dieu, requiert du courage de la part du croyant. Pour nous, ce qui est naturel c'est de tendre vers ce qui est visible, vers ce que nous pouvons saisir avec la main. Comme Dieu est essentiellement invisible, la foi "est toujours une sorte de rupture risquée et un saut car elle implique l'audace de voir ce qui est vraiment réel dans ce qui ne se voit pas" (Benoît XVI). En voyant le Christ ressuscité, Marie "voit" aussi le Père, le Seigneur. 

D'un autre côté, "on arrive à faire le saut de la foi grâce à ce que la Bible appelle la conversion ou le repentir: il n'y a que celui qui change qui la reçoit" (Pape Benoît). N'est-ce pas le premier pas qu'a fait Marie ? N'est-ce pas aussi un pas que nous devons refaire dans nos vies ?

 

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Publié le 20 Juillet 2019

Lord, do you not care? "Martha, Martha, you worry and you get agitated for a lot of things. Only one is necessary. To hear the Word of God and put it into practice. The Lord does care and worry about Martha, who is busy doing good things, but totally disconnected to the divine will. Each and every one of us is important for the Lord. It is sad that some of us give more importance in action, executing wonderful charitable activities, without getting inspired in our contemplation. Jesus earnestly wishes that we consult Him first before choosing an activity, even if it’s a very holy and sacred one.

To do this, we need inner peace and a genuine desire to be with the Lord. Everything begins with this inner silence, which help us to have a simple and divine look that terminates with an attentive listening, which leads us into concrete actions, approved by the Lord.

It is in this inner silence that Abraham recognized the presence of the Lord in front of his tent. Certainly the worries of life, like an unbearable heat have played their part.  Abraham was pushed to come out and will never regret this coming out of oneself, one’s own land of security. Without knowing the events that await him, Abraham believed all that the Lord announced to him.

Just like in the Old Testament, Jesus is coming in search of us. Longing eagerly to be with us and listen to us. He wishes to offer many good tidings, just like that which was offered to Abraham. In this Sunday we are once again invited with Martha and Mary to discover this Lord who is generous and to do all that is necessary to identify His presence and profit the grace which He desires for us. He is with us and among us. Saint Paul tells us that this mystery of his closeness is revealed in Jesus. Even the suffering that we undertake due to the accomplishment of divine will, will turn into a joy. With the Lord everything is pleasant.  Looking at his humanity we are invited to discover his divinity. By imitating his humanity, it is possible to live His divinity in our own humanity.

As Christians, we can live our baptism and this mystery of the divine presence in two ways; active, doing good that is visible to others and contemplative, living with the Lord, which is visible only to the Lord. The acts we do must born of our contemplation, from what we have learned from the Lord. Because the life and strength of every Christian can remain firm and grow if they remain united to the true Vine, from which come life, love and the desire to go on without looking back.

The most important thing is not what we do or can do, but the acts be inspired by the Lord. May the Lord abide in these acts and be glorified. It is in His glory that man will find the perfect fulfilment of his own will which is divine. Thus in every act which is divine in our humanity,  we all become, the good Samaritans, to all our brothers and sisters, in the image of our Master.

Jesus invites us to discern, discern everything in all sincerity, our own priorities of life. It is not good to eat the starter without being able to taste the main course. The rites or liturgies we celebrate, including the Eucharist, must bring us to the Lord and foster the divine encounter that Jesus desires. A contemplation without action and an action disconnected from contemplation, cannot fulfil the divine will. Jesus needs Martha to fulfil all that Mary listened to.

Let us prepare our heart to welcome the Lord and His Word as Mary. Let us learn to choose, in our discernment process, the best part that no one can take away. Configured in the divine love, let us fulfil all this Word that the Lord has entrusted to us. Amen.

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Publié le 20 Juillet 2019

« Seigneur, cela, ne te fait rien ? » Oui, certainement ce choix de Marthe et sa priorité Lui fait mal. Il lui rappelle, « Une seule est nécessaire».  Chacun dans son côté cherche tout ce qui est bon et du bien, sans consulté la volonté divine. D’abord, il faut apprendre à écouter la Parole de Dieu et avoir le courage de La mettre en pratique. Ne nous contentons pas avec les actes qui sont bons.  

Heureusement, le Seigneur est en voyage, un voyage vers notre cœur. Puisqu’Il nous aime, Il vient nous chercher. « Où es-tu, Adam. » Il voudrait nous écouter et y demeurer.  Nous ne devons qu’ouvrir notre cœur et l’accueillir.

Comment est-il possible d’ouvrir notre cœur, si on s’occupe des choses peu d’importance, comme Marthe. Il faut avoir le silence de Marie et son comportement.  « s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. »Tout se commence avec ce silence intérieur,  un regard simple, et une écoute attentive.

C’est dans ce silence intérieur qu’Abraham a reconnu la présence du Seigneur devant sa tente. Certes les soucis de la vie, comme une chaleur insupportable ont bien joué leur rôle, en poussant Abraham d’aller vers la porte de sa tente.  Sans savoir les évènements qui l’attendent, Abraham cru tout ce dont le Seigneur lui a annoncé. Son ouverture à l’événement inattendu, son hospitalité envers les gens qui en a besoin et son écoute et docilité  à la Parole dites, ont bien lui apporter une bonne nouvelle. Dieu vient nous apporter cette bonne nouvelle que nous attendons impatiemment.

Pour cela, nous sommes invités avec Marthe et Marie à découvrir le Seigneur et à faire tout ce qui est nécessaire.  Découvrir particulièrement la présence divine et son accompagnement quotidien dans notre vie personnelle.  Il est avec nous et parmi nous. Saint Paul nous dit que ce mystère de sa proximité est révélé en Jésus. En regardant son humanité nous sommes invités à découvrir sa divinité. En imitant son humanité, il est possible de vivre sa divinité dans notre propre humanité.  

En tant que chrétiens, nous pouvons vivre notre baptême et ce mystère de la présence divine en deux manières ; active, en faisant du bien qui est visible aux autres et contemplative, en vivant auprès du Seigneur, qui n’est visible qu’au Seigneur.  Les actes que nous faisons doivent naître de notre contemplation de la Parole de Dieu. Parce que la vie et la force d’un chrétien seulement peuvent demeurer fermes et grandir si elles restent unies au vrai Vigne, d’où viennent la vie, l’amour et l’envie de continuer en avant sans regarder en arrière.

Le plus important n’est pas  ce que nous faisons ou puissions faire, mais les actes soient inspirés par le Seigneur. Que le Seigneur demeure dans ces actes et qu’Il soit glorifié. C’est dans Sa gloire que l’homme trouvera l’accomplissement parfait de son propre volonté qui est divine. C’est ainsi nous deviendrons tous, les bons Samaritains, à tous nos frères et sœurs, à l’image de notre Maître.

Jésus nous invite à discerner, discerner tout en toute sincérité, notre priorité. Ce n’est pas bon de bouffer l’entrée sans pouvoir goûter le plat principal. Les rites ou les liturgies que nous célébrons, y compris l’Eucharistie, doivent nous amener vers le Seigneur et favoriser la rencontre divine que Jésus désire. Une contemplation sans action ou une action déconnectée de la contemplation,  ne peut pas accomplir la volonté divine. Jésus a besoin de Marthe pour accomplir tout ce que Marie a écouté.

Mes amis, en ces jours de vacances, préparons notre cœur à accueillir le Seigneur et sa Parole comme Marie. Choisissions le meilleur part que personne ne peut l’enlever. Configurés à l’amour divin, accomplissons toute cette Parole que le Seigneur nous a confiée. Amen.

 

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Publié le 28 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 3,1-8): 

Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu». 

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».

 

«Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui un des «notables» (Jn 3,1) va à la rencontre de Jésus. L'Evangile nous dit que la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s'ils étaient au courant de cette rencontre? Dans l'enseignement de Jésus nous découvrons une catéchèse de baptême qui circulait probablement à l'époque dans la communauté de l'Évangilisateur.

Il y a quelques jours nous célébrions la veillée pascale. Une partie de cette veillée comprend la célébration du baptême, la Pâque, le passage de la mort à la vie. La bénédiction solennelle de l'eau et le renouvellement des promesses du baptême sont des points clés de cette nuit sacrée.

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l'eau (symbole de la mort), et une émergence de l'eau (image d'une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C'est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C'est cela “naître de l'eau”, “naître de l'esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l'action de l'Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l'opposition de la chair et de l'esprit: «Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit» (Jn 3,6). L'homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l'homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d'action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts» (Rm 6,3-4).

 

 

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Publié le 26 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 16,9-15): 

Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».

 

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

 

Père Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.

Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).

 

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Publié le 26 Avril 2019

Gospel text

(Jn 21,1-14): 

Jesus revealed himself to the disciples by the Lake of Tiberias. He appeared to them in this way. Simon Peter, Thomas who was called the Twin, Nathanael of Cana in Galilee, the sons of Zebedee and two other disciples were together; and Simon Peter said to them, «I'm going fishing». They replied, «We will come with you», and they went out and got into the boat. But they caught nothing that night.

When day had already broken, Jesus was standing on the shore, but the disciples did not know that it was Jesus. Jesus called them, «Children, have you anything to eat?». They answered, «Nothing». Then He said to them, «Throw the net on the right side of the boat and you will find some». When they had lowered the net, they were not able to pull it in because of the great number of fish. Then the disciple Jesus loved said to Peter, «It's the Lord!». At these words, «It's the Lord», Simon Peter put on his clothes, for he was stripped for work, and jumped into the water. The other disciples came in the boat dragging the net full of fish; they were not far from land, about a hundred meters. 

When they landed, they saw a charcoal fire with fish on it, and some bread. Jesus said to them, «Bring some of the fish you've just caught». So Simon Peter climbed into the boat and pulled the net to shore. It was full of big fish —one hundred and fifty-three— but, in spite of this, the net was not torn. Jesus said to them, «Come and have breakfast», and not one of the disciples dared ask him, «Who are you?», for they knew it was the Lord. Jesus then came and took the bread and gave it to them, and He did the same with the fish. This was the third time that Jesus revealed himself to his disciples after rising from the dead.

 

The Application

 

God is always there with us, particularly in a difficult time. Just like the disciples of the gospel, we too are very much submerged in our own difficulties and worries, we don’t perceive the very presence of the Lord, standing very close to us, to help us and to lift us.

It is very difficult to identify the divine presence in a troubled and agitated moment. However, if we are in love with the Lord and in this love we can easily identify the Lord. Just like John, we too will be able, not only to identify the divine presence, but also help others to identify the divine presence and profit from it.

It is very important that we remain close with the Lord, for all practical reasons. The more we take distance from the Lord, the more we will be living in darkness, and in our darkness, we won’t be able to see the solutions that the Lord propose to us.

Daily Act

It is important that we begin and end everything with a simple prayer.

«This was the third time that Jesus revealed himself to his disciples after rising from the dead»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, for the third time, Jesus reveals himself to his disciples after his rising. Peter has gone back to his old fisherman job and the others have decided to join him. It stands to logic that, if he was a fisherman before following Jesus, afterwards, he gets back to his old job; and there still are those who are surprised to see that it is not necessary to leave one's honest work to follow Christ.

That night they caught nothing! And when the day breaks and Jesus appears, they do not recognize him until He asks them for something to eat. When they tell him they have nothing, He just points out where they are to throw their net. And, even though fishermen seem to know all the answers and they had spent the night to no avail, they obey him. «O the power of the obedience. The lake of Tiberias was refusing its fish to Peter's nets. An entire night in vain. —But now, obedient, he returns the net to the water and they caught (...) a full load of fish. —Believe me: the miracle repeats itself daily» (Saint Josemaria).

The Evangelist points out «It was full of big fish —one hundred and fifty-three» (Jn 21:11) but, in spite of being so many, the net was not torn. These are details to bear in mind, as Redemption, amid normal work, takes place with responsible obedience.

They all «knew it was the Lord. Jesus then came and took the bread and gave it to them» (Jn 21:12-13). He did the same with the fish. If we obey him we shall not lack either the spiritual or the material food. He taught this to his closest followers and John Paul II said it too: «When starting the new millennium, our heart reverberates with those words with which Jesus (...) invited the Apostle to put out into the deep, and let down the nets for a catch: ‘Duc in altum’ (Lk 5:4). Peter and the first disciples trusted Christ's word (…) and when they had this done, ‘they enclosed a great multitude of fishes’ (Lk 5:6). This word resounds for us to day too».

With our obedience —like Our Lady Mary's obedience— we ask the Lord to go on giving his Church his apostolic fruits.

 

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