Publié le 22 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 20,11-18): 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine. 

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18). 

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

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Publié le 21 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 28,8-15): 

 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront». 

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

 

 

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14). 

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas! 

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

 

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Publié le 21 Avril 2019

We are witnesses of the resurrection, therefore a people of hope who carry themselves the light of the Lord. We are called to imitate St. John to see all that others are not able to see. Even in an empty tomb, we will see the signs of hope that will bring us to the path of life, a life filled with joy and happiness. It is in this emptiness of death that we see the life that God offers us today, a new birth, a birth to God. Resurrection is the sing of someone who is lost in the eyes of the world, has being declared as the winner by the Lord. Though strange, but is the truth of life.

"This is the day that the Lord has made, that it be for us, a day of celebration and joy. We celebrate with the universal Church the resurrection of the Lord, the day chosen by God, for the world to discover in the death of his Son, the hope and remission of sin. Just like the prodigal son, we are raised and invited to enjoy this inexhaustible and unconditional love. God so loved the world and sent His only begotten Son, not to judge us, but through Him that the world be saved. He is resurrected and in his resurrection we are saved.

Mary Magdalene will come out of her tomb of fear and anxiety, and will go to the tomb of the Lord. It is still dark, early in the morning, in all darkness that she discovered that the stone was removed from the tomb and the soldiers who were guarding it disappeared. There is already a hope in her despair, all is not lost, one has already removed the stone and a difficult work is done. For her astonishment, the Lord was not there. Had she really gone for the Lord or searched His body? She sought the living among the dead.

A displacement from her home to the tomb forced her to do yet another, now towards the living who can bring her hope. Everyone moves in his own way and will not keep the same speed. One will arrive faster than the other. Yet he will remain outside, observing from the outside inside. A respect for the other gave him the necessary time and will make him wise and allow him to see and perceive everything. We all need this patience to see the truth in our daily realities.

The disciples of the Lord discovered that the body of the Lord is not stolen and is truly resurrected.  There is no fun to cry SOS, before unexpected events of life. The resurrection of the Lord teaches us to look the other way. Watch and observe everything with a look of faith. This faith helps us to discover divine love and its works in our everyday life. A man of faith is able to perceive, even in painful realities, the invisible signs, a truth that saves us. Illness, family breakdown,  broken relationship, even death, etc., are the realities of life and they are painful. Faith helps us in these realities of life, to perceive the divine presence, especially how God accompanies us, very often in silence and in all discretion.

"He saw and he believed”.  It is here that we become Christians. We have seen our salvation history and believe that today we are part of this same history. The same God who liberated the people of Israel, is today our liberator. On this day we have a lot of baptism and yesterday many catechumens have embraced the Resurrected Christ as their Saviour. Let us renew in our paschal faith. May the Risen Lord remove our inner darkness and may the Light of Easter illuminate in us. Let us be happy witnesses and illuminate the world with the hope of the Resurrection. Amen.

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Publié le 18 Avril 2019

The hour has come, now and here, and we are beginning to live this hour of the Lord, with Him, in His passion. It is in this passion that the Lord wanted to express his love. If He chose this path, it was because He wished that the world discovers the resurrection through His passion. "God loved the world so much. It is not to judge it, but by Him that the world is saved. If we want to be his disciples, we must take up our cross and He has shown it to us by his death on the Cross. The Lord's response to Thomas, 'I am the way' will now be ours.

He who was God took our human existence and we who are human beings, should dress ourselves with the divine qualities, be merciful. It is not He who rejected Judas Iscariot. He wanted him to stay with him, like the disciples of Emmaus. 'Stay with us Lord, it's late.' Jesus does not stop looking at us, full of love and mercy. After having denied the Lord three times, Peter met the Lord of mercy, and he wept bitterly, recognizing the forgiveness that the Lord has given him. This forgiveness is still accessible to all those who wish it.

The celebration of Holy Thursday will be marked by the washing the feet of the disciples and will continue with adoration. An exceptional gesture that the disciples will renew. It is thus the Lord established the diaconate par excellence in the priesthood, because all the priests are the deacons par excellence. We must know how to put ourselves at His service. He will take the towel that will protect us. Let us never forget to dress with Christ. He will put on the belt. It will be the virtues that will help us to keep Christ with us. The water that purifies us, it is not only the water of baptism, but also the water which has left from His side. It will be the same water of baptism that the Lord has offered to his disciples who wanted to sit on his right and on his left.

Peter represents our humanity, very ambitious, seeking in his innocence all that is good and agreeable. How can he allow his Lord to wash his feet? Yet he will give it away and the Lord will wash his feet. Not only him, but also the other will participate in this rite of purification, without being purified, because the evil spirit abides in him and he allowed himself to be inspired by the demon: a pity. The rite cannot do anything if we do not let ourselves be moved by the Holy Spirit. All human beings are free.

It is in this freedom that the Lord invites us to follow Him to the Mount of Olives. It is here the disciples will understand their weakness and receive forgiveness, like Peter. How can they follow Him openly to Calvary? Yet they will do it, like us today. All that the Lord does to us, we can never understand. We will understand it later. For this, He asks us to do, to do as He did before. Today, we have to ask ourselves, how will we express our love for the Lord?

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Publié le 18 Avril 2019

L’heure est venue, maintenant et ici et nous commençons à vivre cette heure du Seigneur, avec Lui, dans sa passion. C’est dans cette passion que le Seigneur a voulu s’exprimer son amour. S’il a choisi ce chemin, ce que par laquelle que le monde découvre la résurrection. « Dieu a tellement aimé le monde. Ce n’est pas pour le juger, mais par Lui que le monde soit sauver. » Si nous voulons d’être ses disciples, nous devons prendre notre croix et Il nous l’a montré par sa mort sur la Croix. La réponse du Seigneur à Thomas, ‘Je suis le chemin’ sera désormais la-nôtre.

Lui qui était Dieu a pris notre chaire et nous qui sommes les êtres humains, devons-nous nous habiller avec les qualités divines, soyons miséricordieux. Ce n’est pas Lui qui a rejeté Judas Iscariote. Il a bien voulu qu’il reste avec lui, comme les disciples d’Emmaüs. ‘Reste avec nous Seigneur, il fait tard.’ Jésus ne s’arrête pas de poser son regard sur nous, plein d’amour et de miséricorde. Après avoir renié le Seigneur trois fois, Pierre a rencontré le Seigneur de miséricorde, et il pleurera amèrement, en reconnaissant le pardon que le Seigneur lui a accordé. Ce pardon est encore accessible à tous ceux et celles qui le désirent.

La célébration du jeudi saint sera marquée par le lavement des pieds des disciples et continuera avec l’adoration. Un geste exceptionnel que les disciples le renouvelleront. C’est ainsi le Seigneur a établis le diaconat par excellence dans le sacerdoce, car tous les prêtres sont les diacres par excellence. Il faut savoir nous mettre à Son service. Il prendra le linge qui va nous protéger.  N’oublions jamais de nous habiller avec le Christ. Il mettra la ceinture. Ce sera les vertus qui nous aideront à tenir le Christ avec nous. L'eau qui nous  purifie, elle n’est pas seulement l’eau de baptême, mais aussi l’eau qui est sortie de son côté. Elle sera la même l’eau de baptême que le Seigneur a proposé à ses disciples qui ont voulu siéger à sa droite et à sa gauche.

Pierre représente notre humanité, très ambitieuse, qui cherche dans son innocence, tout ce qui est bon et bien. Comment peut-il permettre son Seigneur à laver ses pieds ? Sure tout pas. Pourtant il le cèdera et le Seigneur lavera ses pieds. Non seulement lui, mais aussi l’autre participera à ce rite de la purification, sans ‘être purifié, car l’esprit mauvais demeure en lui et il se laissa d’être inspiré par le démon : dommage.  Le rite ne peut rien faire, si nous nous ne laissons pas agir par l’Esprit Saint. Tous les êtres humains sont libres.

C’est dans cette liberté que le Seigneur nous invite à Le suivre jusqu’au mont d’oliviers. C’est ici les disciples comprendrons leur faiblesse et recevront le pardon, comme Pierre. Comment peuvent-ils Le suivre ouvertement jusqu’au Calvaire ? Pourtant Ils le feront, comme nous aujourd’hui. Tout ce dont le Seigneur nous fait, nous ne pouvons jamais le comprendre. Nous le comprendrons plus tard. Pour cela, Il nous demande de faire, de faire comme Il l’a fait auparavant. Comment allons-nous exprimer notre amour pour le Seigneur ?

 

 

 

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Publié le 16 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

 

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Publié le 15 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit. 

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

«Il faisait nuit»

 

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople). 

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21). 

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

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Publié le 14 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 12,1-11): 

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. 

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?». Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit: «Laisse-la! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours». 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.

 

«Elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux»

 

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous montre deux attitudes envers Dieu, envers Jésus Christ et à l'égard de la vie elle-même. Devant le parfum que Marie répand sur les pieds de son Seigneur, Judas proteste: «Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: ‘Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?’» (Jn 12,4-5). Ce n'est pas sot; c'est même en accord avec la doctrine de Jésus. Mais il est facile de critiquer ce que les autres font, même sans intentions cachées, comme c'était les cas de Judas.

N'importe quelle critique doit être un acte de responsabilité: avec la critique nous devons aussi expliquer ce que nous ferions à la place, ce que nous serions prêts à faire. Autrement, la critique n'est —comme ici— que la plainte de ceux qui agissent de mauvaise foi face à ceux qui tâchent de faire de son mieux.

Marie répand du parfum sur les pieds de Jésus en les essuyant avec ses cheveux, car elle croit que c'est son devoir. Cette action montre une magnanimité splendide: elle le fait en prenant «une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur» (Jn 12,3). C'est un acte d'amour et, comme tout acte d'amour, difficile à comprendre pour ceux qui ne le partagent pas. Il me semble qu'à partir de ce moment-là, Marie sut ce que Saint Augustin devait écrire quelques siècles plus tard: «Il se peut que sur la terre les pieds du Seigneur soient dans le besoin. N'est-ce pas de ses membres, en effet, qu'il dira à la fin du monde: ‘Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait? Trouvez un emploi à votre superflu; pour vous, il est inutile, mais il est nécessaire aux pieds du Seigneur’».

La protestation de Judas n'a aucune utilité, elle le mène seulement à la trahison. L'action de Marie la porte à aimer encore plus son Seigneur et, en conséquence, à aimer encore plus les “pieds” du Christ qu'il y a dans notre monde.

 

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Publié le 13 Avril 2019

Gospel text

(Jn 11,45-56): 

Many of the Jews who had come with Mary believed in Jesus when they saw what He did; but some went to the Pharisees and told them what Jesus had done. So the chief priests and the Pharisees called the Sanhedrin Council. They said, «What are we to do? For this man keeps on giving miraculous signs. If we let him go on like this, all the people will believe in him and, as a result of this, the Romans will come and sweep away our Holy Place and our nation». Then one of them, Caiaphas, who was High Priest that year, spoke up, «You know nothing at all nor do you see clearly what you need. It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed». In saying this Caiaphas did not speak for himself, but being High Priest that year, he foretold as a prophet that Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God. So, from that day on, they were determined to kill him.

Because of this, Jesus no longer moved about freely among the Jews. He withdrew instead to the country near the wilderness and stayed with his disciples in a town called Ephraim. The Passover of the Jews was at hand and people from everywhere were coming to Jerusalem to purify themselves before the Passover. They looked for Jesus and as they stood in the Temple, they talked with one another, «What do you think? Will He come to the festival?». Meanwhile the chief priests and the elders had given orders that anyone who knew where he was should let them know so that they could arrest him.

 

The Application

Since forty days we were trying our level best to understand the divine mysteries, particularly the divine love, expressed through the words and deed of Jesus. For this purpose, we consecrated much time on reading the Holy Scriptures and contemplating them to apply in our daily lives. In this application, certainly guided by the Holy Spirit, we have tried our level best, though in a limited way, to imitate the divine holiness, so that through our deeds and words that the world may discover the divine mercy.

Today we are invited to see us in Christ and the nation in His PERSON. In and through Him, God reconciled us with Him. Thus the death and the resurrection of His only begotten Son, has become for us the sign of hope and mercy. I wish you all to live this Holy Week in prayer and contemplation, so that just like Jesus, we may be able to accept our daily crosses and allow God to resurrect us in Christ, fully liberated and saved.

 

«Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God»

 

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Spain)

Today, while on his way to Jerusalem, Jesus is aware he is persecuted, harassed, sentenced, because the greatest and newest his revelation has been —the announcement of the Kingdom of God— the greatest and wider has been too the division and the opposition He has found amongst his audience (cf. Jn 11:45-46).

The negative words by Caiaphas, «It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed» (Jn 11:50), will be positively assumed by Jesus in the redemption performed for us. Jesus, God's only begotten Son, dies in the Cross for the love of all of us! He dies to make true the Father's plan, that is, «to gather the scattered children of God» (Jn 11:52).

And this is the wonder and the creativity of our God! Caiaphas, with his sentence («It is better to have one man die...») and out of his hate, does nothing else but to try to eliminate an idealist; God Father, instead, by sending his Son out of his love for us, does something wonderful: to transform that malevoulous sentence into a work of redemptive love, because to God Father, each man is worth all the blood shed by Jesus Christ!

One week from today, we shall sing —in solemn vigil— the Easter Proclamation. With this wonderful prayer, the Church praises the original sin. And it does not do it because the Church ignores its gravity, but because God —in his infinite goodness— has done some deeds as a response to man's sin. That is, in the face of the “original disgust”, He has replied with the Incarnation, with his personal immolation and institution of the Eucharist. This is why, next Saturday, our liturgy will sing: «O, admirable condescendence of your goodness! O, immeasurable predilection which you have loved us with! O, lucky guilt, that has deserved us so great a Redeemer!».

If only our sentences, words and actions could be no more a deterrent for the evangelization, since we, too, have been requested by Christ to gather the scattered children of God: «Therefore go and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit» (Mt 28:19).

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 11,45-56): 

 

Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil; ils disaient: «Qu'allons-nous faire? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation». Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien; vous ne voyez pas quel est votre intérêt: il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas». Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. 

C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux: «Qu'en pensez-vous? Il ne viendra sûrement pas à la fête!». Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres: quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.

 

L’Application

 

Jésus nous représente devant son Père et en Lui nous trouvons notre espérance : Une personne pour tous. Depuis quarante jours nous avons essayé de redécouvrir les œuvres divines dans la Personne : Jésus. Petit-à-petit  en lisant les écritures sacrées, en contemplant sa Parole, inspiré par l’Esprit Saint, nous sommes aujourd’hui devant Lui, pour que, comme Lui, qu’on arrive à accepter nos croix quotidiennes. Il faut porter attentions, qu’Il ne soit plus menacé par notre propre comportement et de méchanceté. Avançons-nous vers la semaine sainte, dans la confiance et la certitude de sa miséricorde. Je vous souhaite une très belle Semaine Sainte.

«Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés»

 

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, alors qu'Il monte vers Jérusalem, Jésus se sait poursuivi, traqué, condamné d'avance, car, plus grande et plus neuve fut sa révélation —l'annonce du Royaume— plus vaste et plus claire fut la division et l'opposition qu'Il trouva chez ceux qui l'écoutaient (cf. Jn 11,45-46).

Les paroles négatives de Caïphe, «il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas» (Jn 11,50), seront positivement assumées par Jésus dans notre rédemption par Sa mort expiatoire. Jésus, le seul vrai Fils engendré par Dieu, meurt sur la Croix par amour pour chacun de nous! Il meurt pour faire réalité le plan du Père, c'est à dire, «rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés» (Jn 11,52).

Et voici l'admirable créativité de notre Dieu. Caïphe, avec sa sentence («il vaut mieux qu'un seul homme meure...») ne fait qu'éliminer, emporté par sa haine, un idéaliste; Dieu le Père, au contraire, en envoyant son Fils par amour pour nous, réalise une chose merveilleuse: convertir cette sentence malveillante en une ouvre d'amour, car, pour Dieu le Père, chaque homme vaut tout le sang versé par Jésus Christ!

Dans une semaine, nous chanterons —lors de la solennelle Veillée Pascale— l'annonce de la Pâque. À travers cette merveilleuse prière, l'Église fait l'éloge du péché originel. Et elle ne le fait pas parce qu'elle ignore sa gravité, mais parce que Dieu —dans sa bonté infinie— fit des prouesses en réponse au péché de l'homme. À son “chagrin originel”, Il a répondu par l'Incarnation, l'immolation personnelle et l'institution de l'Eucharistie. Aussi la liturgie chantera-t-elle samedi prochaine: «Merveilleuse condescendance de ta grâce! Imprévisible choix de ton amour! Heureuse fut la faute qui nous valut un tel Rédempteur!».

Que nos paroles et nos actes ne soient pas des obstacles à l'évangélisation, car nous aussi, nous avons reçu du Christ le mandat de rassembler les fils dispersés de Dieu: «Allez donc! De toutes les nations faites des disciples» (Mt 28,19).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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