Publié le 26 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 21,1-14): 

Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. 

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. 

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

 

L’Application

 

Dieu n’abandonne personne, même si les autres l’abandonnent. Il vient nous apporter la paix et la tranquillité. Les rencontres que le Seigneur offre à ses disciples, n’est plus comme les autres, car aujourd’hui Il est ressuscité. En gardant les éléments humains, Jésus les invite à découvrir dans cette humanité son divinité, la divinité dans sa totalité.

Chaque fois qu’on est découragé, Dieu vient à nous rencontrer, très souvent en discrétion. C’est pourquoi les disciples n’étaient pas capables de Le reconnaitre. L’évangile nous révèle que si nous voulons Le reconnaitre, il faut L’aimer. C’était celui qui l’aimait beaucoup a aidé les autres à découvrir le Seigneur. Tout se passe dans l’amour.

Dieu vient nous rencontre dans notre vie quotidienne. Il faut le trouve dans notre propre intériorité, car elle est la demeure plus aimée du Seigneur. Dieu nous parle à travers les événements, les personnes, à travers les actes qui sont de temps en temps, purement humains. La résurrection n’a pas détruit notre humanité, elle l’a élevé de notre humanité à sa divinité.

L’action du jour

Ne fait rien sans faire une prière. Commençons les activités avec une prière de supplication et terminons-la avec une prière de louange.

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

 

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría). 

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous. 

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

 

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Publié le 25 Avril 2019

Gospel text

(Lk 24,35-48): 

The two disciples told what had happened on the road and how Jesus made himself known when He broke bread with them. As they went on talking about this, Jesus himself stood in their midst. And He said to them, «Peace to you». In their panic and fright they thought they were seeing a ghost, but He said to them, «Why are you upset and why do such ideas cross your mind? Look at my hands and feet and see that it is I myself. Touch me and see for yourselves that a ghost has no flesh and bones as I have». As He said this, He showed his hands and feet. In their joy they didn't dare believe and were still astonished. So He said to them, «Have you anything to eat?», and they gave him a piece of broiled fish. He took it and ate it before them.

Then Jesus said to them, «Remember the words I spoke to you when I was still with you: Everything written about me in the Law of Moses, the Prophets and the Psalms had to be fulfilled». Then He opened their minds to understand the Scriptures. And He went on, «You see what was written: the Messiah had to suffer and on the third day rise from the dead. Then repentance and forgiveness in his name would be proclaimed to all the nations, beginning from Jerusalem. Now you shall be witnesses to this».

 

The Application

 

These days we have plenty of apparition stories. In all these events, there is a wonderful divine encounter experience and we find that Jesus continues to teach the disciples and accompanies them. Just like the disciples of Emmaus, all are called to go back to Jerusalem with courage and face them with the certitude of divine presence. The same disciples who were afraid of the past events, have become the living witness. God transforms all the person who put their trust in the Lord.

Jesus brings peace in the midst of agony and pain. Disappointed and broken, Jesus brings into their hearts the peace, which will give them the necessary courage to be the messengers of peace in the future, particularly to the persecuted community.

God does form us, not as the way we wish to be formed, rather in His own way. To profit from such divine intervention, we should learn to invite God into our lives and be ready to surrender our freedom before the divine will.

For the practice

Let us try to be the ambassadors of peace.

Choose one act and engage which may encourage a broken person.

«Peace to you»

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the risen Christ meets again his disciples with his desire of peace: «Peace to you» (Lk 24:36). This is how He makes disappear the fears and forebodings the Apostles had accumulated during their days of passion and loneliness.

He is not a ghost but totally real; at times, however, fright in our lives is taking shape as if it were the only reality possible. At times also, it is our lack of faith and of interior life which is changing things: fright becomes reality and Christ gradually vanishes from our life. The presence of Christ in our Christian life, instead, lightens up our existence, especially in those places no human explanation may account for. Saint Gregory of Nazianzen tells us: «We should be ashamed to dispense with the salutation of peace; salutation the Lord left with us when He was going to leave this world. Peace is a name and a substantial thing emanating from God, as the Apostle said to the Phillipians: ‘The peace of God’; and that it is from God is also shown when he tells the Ephesians: ‘He is our peace’».

It is the resurrection of Christ which gives a meaning to all our mishaps and sufferings, which helps us to recover our peace of mind and calm us down in the darkness of our life. All other small lights we may find in our life are only meaningful under this Light.

In the Gospel we read: «Everything written about me in the Law of Moses, the Prophets and the Psalms had to be fulfilled...»: and again we read «He opened their minds to understand the Scriptures» (Lk 24:44-45), as He had already done with the disciples at Emaus. The Lord also wants us to understand the meaning of the Scriptures for our life; He wants our poor heart to become a flaming heart, like his: with the explanation of the Scriptures and the chunk of bread, the Holy Eucharist. In other words: the Christian task is to see his story to become a story of salvation as He wants us to.

 

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Publié le 24 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 24,35-48): 

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. 

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».

 

L’Application

 

Jésus nous apporte la paix et cette paix se trouve dans l’Eucharistie, dans la mort et dans la résurrection. Jésus revient vers ses disciples et il reviendra encore une fois vers nous, si nous faisons confiance dans son amour.

Dieu se patiente avec nous et Il ne s’arrête pas de nous enseigner. Il le fait, pour que nous, de notre part puissions annoncer cette Bonne Nouvelle de sa présence, de son accompagnement et si nous restons fidèles à son enseignement, nous retrouverons la Paix promise.

Un acte concret

Pourquoi ne pas assurer une personne qui est découragé…………… ! Pourquoi ne pas apporter la paix à une personne, soyons les ambassadeurs de la Paix.

«La Paix soit avec vous!»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui le Christ ressuscité salue à nouveau les disciples et leur souhaite la paix: «La Paix soit avec vous!» (Lc 24:36). Il efface ainsi les craintes et les pressentiments qui avaient assailli les Apôtres pendant les jours de passion et de solitude.

Jésus n'est pas un esprit, il est bien réel, mais, parfois, la peur s'empare de nous et devient l'unique réalité. D'autres fois, c'est le manque de foi et de vie intérieure qui transforment les choses: la peur devienne réalité et le Christ s'efface de nos vies. Au contraire, la présence de Christ dans la vie du chrétien écarte les doutes et illumine notre existence, spécialement ces recoins qu'aucune explication humaine ne saurait pas éclaircir. Saint Grégoire de Nazianze nous exhorte: «Nous devrions avoir honte de ne pas faire le salut de la Paix que le Seigneur nous a laissé lorsqu'il allait partir de ce monde. La paix est un nom et une chose savoureuse en provenance de Dieu, d'après ce que l'Apôtre dit aux Philippiens: ‘La paix de Dieu’; et qu'elle vient de Dieu il le confirme lorsque il dit aux Éphésiens: ‘Il est notre paix’». 

La résurrection de Christ donne leur sens à toutes les vicissitudes et à tous les sentiments, elle nous permet de récupérer le calme et de trouver la paix dans les ténèbres de notre vie. Les autres petites lumières que nous rencontrons ici-bas n'ont un sens qu'en cette Lumière. 

«Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:44-45), comme il l'avait déjà fait avec les disciples d'Emmaüs. Le Seigneur veut aussi nous ouvrir l'intelligence des Écritures; il désire transformer notre pauvre coeur en un coeur aussi ardent que le sien, grâce à l'explication des Écritures et à la fraction du Pain, l'Eucharistie. En d'autres termes, la tâché du chrétien est de voir que le Seigneur veut transformer son histoire en histoire du salut. 

 

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Publié le 22 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 20,11-18): 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine. 

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18). 

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

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Publié le 21 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 28,8-15): 

 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront». 

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

 

 

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14). 

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas! 

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

 

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Publié le 21 Avril 2019

We are witnesses of the resurrection, therefore a people of hope who carry themselves the light of the Lord. We are called to imitate St. John to see all that others are not able to see. Even in an empty tomb, we will see the signs of hope that will bring us to the path of life, a life filled with joy and happiness. It is in this emptiness of death that we see the life that God offers us today, a new birth, a birth to God. Resurrection is the sing of someone who is lost in the eyes of the world, has being declared as the winner by the Lord. Though strange, but is the truth of life.

"This is the day that the Lord has made, that it be for us, a day of celebration and joy. We celebrate with the universal Church the resurrection of the Lord, the day chosen by God, for the world to discover in the death of his Son, the hope and remission of sin. Just like the prodigal son, we are raised and invited to enjoy this inexhaustible and unconditional love. God so loved the world and sent His only begotten Son, not to judge us, but through Him that the world be saved. He is resurrected and in his resurrection we are saved.

Mary Magdalene will come out of her tomb of fear and anxiety, and will go to the tomb of the Lord. It is still dark, early in the morning, in all darkness that she discovered that the stone was removed from the tomb and the soldiers who were guarding it disappeared. There is already a hope in her despair, all is not lost, one has already removed the stone and a difficult work is done. For her astonishment, the Lord was not there. Had she really gone for the Lord or searched His body? She sought the living among the dead.

A displacement from her home to the tomb forced her to do yet another, now towards the living who can bring her hope. Everyone moves in his own way and will not keep the same speed. One will arrive faster than the other. Yet he will remain outside, observing from the outside inside. A respect for the other gave him the necessary time and will make him wise and allow him to see and perceive everything. We all need this patience to see the truth in our daily realities.

The disciples of the Lord discovered that the body of the Lord is not stolen and is truly resurrected.  There is no fun to cry SOS, before unexpected events of life. The resurrection of the Lord teaches us to look the other way. Watch and observe everything with a look of faith. This faith helps us to discover divine love and its works in our everyday life. A man of faith is able to perceive, even in painful realities, the invisible signs, a truth that saves us. Illness, family breakdown,  broken relationship, even death, etc., are the realities of life and they are painful. Faith helps us in these realities of life, to perceive the divine presence, especially how God accompanies us, very often in silence and in all discretion.

"He saw and he believed”.  It is here that we become Christians. We have seen our salvation history and believe that today we are part of this same history. The same God who liberated the people of Israel, is today our liberator. On this day we have a lot of baptism and yesterday many catechumens have embraced the Resurrected Christ as their Saviour. Let us renew in our paschal faith. May the Risen Lord remove our inner darkness and may the Light of Easter illuminate in us. Let us be happy witnesses and illuminate the world with the hope of the Resurrection. Amen.

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Publié le 18 Avril 2019

The hour has come, now and here, and we are beginning to live this hour of the Lord, with Him, in His passion. It is in this passion that the Lord wanted to express his love. If He chose this path, it was because He wished that the world discovers the resurrection through His passion. "God loved the world so much. It is not to judge it, but by Him that the world is saved. If we want to be his disciples, we must take up our cross and He has shown it to us by his death on the Cross. The Lord's response to Thomas, 'I am the way' will now be ours.

He who was God took our human existence and we who are human beings, should dress ourselves with the divine qualities, be merciful. It is not He who rejected Judas Iscariot. He wanted him to stay with him, like the disciples of Emmaus. 'Stay with us Lord, it's late.' Jesus does not stop looking at us, full of love and mercy. After having denied the Lord three times, Peter met the Lord of mercy, and he wept bitterly, recognizing the forgiveness that the Lord has given him. This forgiveness is still accessible to all those who wish it.

The celebration of Holy Thursday will be marked by the washing the feet of the disciples and will continue with adoration. An exceptional gesture that the disciples will renew. It is thus the Lord established the diaconate par excellence in the priesthood, because all the priests are the deacons par excellence. We must know how to put ourselves at His service. He will take the towel that will protect us. Let us never forget to dress with Christ. He will put on the belt. It will be the virtues that will help us to keep Christ with us. The water that purifies us, it is not only the water of baptism, but also the water which has left from His side. It will be the same water of baptism that the Lord has offered to his disciples who wanted to sit on his right and on his left.

Peter represents our humanity, very ambitious, seeking in his innocence all that is good and agreeable. How can he allow his Lord to wash his feet? Yet he will give it away and the Lord will wash his feet. Not only him, but also the other will participate in this rite of purification, without being purified, because the evil spirit abides in him and he allowed himself to be inspired by the demon: a pity. The rite cannot do anything if we do not let ourselves be moved by the Holy Spirit. All human beings are free.

It is in this freedom that the Lord invites us to follow Him to the Mount of Olives. It is here the disciples will understand their weakness and receive forgiveness, like Peter. How can they follow Him openly to Calvary? Yet they will do it, like us today. All that the Lord does to us, we can never understand. We will understand it later. For this, He asks us to do, to do as He did before. Today, we have to ask ourselves, how will we express our love for the Lord?

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Publié le 18 Avril 2019

L’heure est venue, maintenant et ici et nous commençons à vivre cette heure du Seigneur, avec Lui, dans sa passion. C’est dans cette passion que le Seigneur a voulu s’exprimer son amour. S’il a choisi ce chemin, ce que par laquelle que le monde découvre la résurrection. « Dieu a tellement aimé le monde. Ce n’est pas pour le juger, mais par Lui que le monde soit sauver. » Si nous voulons d’être ses disciples, nous devons prendre notre croix et Il nous l’a montré par sa mort sur la Croix. La réponse du Seigneur à Thomas, ‘Je suis le chemin’ sera désormais la-nôtre.

Lui qui était Dieu a pris notre chaire et nous qui sommes les êtres humains, devons-nous nous habiller avec les qualités divines, soyons miséricordieux. Ce n’est pas Lui qui a rejeté Judas Iscariote. Il a bien voulu qu’il reste avec lui, comme les disciples d’Emmaüs. ‘Reste avec nous Seigneur, il fait tard.’ Jésus ne s’arrête pas de poser son regard sur nous, plein d’amour et de miséricorde. Après avoir renié le Seigneur trois fois, Pierre a rencontré le Seigneur de miséricorde, et il pleurera amèrement, en reconnaissant le pardon que le Seigneur lui a accordé. Ce pardon est encore accessible à tous ceux et celles qui le désirent.

La célébration du jeudi saint sera marquée par le lavement des pieds des disciples et continuera avec l’adoration. Un geste exceptionnel que les disciples le renouvelleront. C’est ainsi le Seigneur a établis le diaconat par excellence dans le sacerdoce, car tous les prêtres sont les diacres par excellence. Il faut savoir nous mettre à Son service. Il prendra le linge qui va nous protéger.  N’oublions jamais de nous habiller avec le Christ. Il mettra la ceinture. Ce sera les vertus qui nous aideront à tenir le Christ avec nous. L'eau qui nous  purifie, elle n’est pas seulement l’eau de baptême, mais aussi l’eau qui est sortie de son côté. Elle sera la même l’eau de baptême que le Seigneur a proposé à ses disciples qui ont voulu siéger à sa droite et à sa gauche.

Pierre représente notre humanité, très ambitieuse, qui cherche dans son innocence, tout ce qui est bon et bien. Comment peut-il permettre son Seigneur à laver ses pieds ? Sure tout pas. Pourtant il le cèdera et le Seigneur lavera ses pieds. Non seulement lui, mais aussi l’autre participera à ce rite de la purification, sans ‘être purifié, car l’esprit mauvais demeure en lui et il se laissa d’être inspiré par le démon : dommage.  Le rite ne peut rien faire, si nous nous ne laissons pas agir par l’Esprit Saint. Tous les êtres humains sont libres.

C’est dans cette liberté que le Seigneur nous invite à Le suivre jusqu’au mont d’oliviers. C’est ici les disciples comprendrons leur faiblesse et recevront le pardon, comme Pierre. Comment peuvent-ils Le suivre ouvertement jusqu’au Calvaire ? Pourtant Ils le feront, comme nous aujourd’hui. Tout ce dont le Seigneur nous fait, nous ne pouvons jamais le comprendre. Nous le comprendrons plus tard. Pour cela, Il nous demande de faire, de faire comme Il l’a fait auparavant. Comment allons-nous exprimer notre amour pour le Seigneur ?

 

 

 

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Publié le 16 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 15 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit. 

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

«Il faisait nuit»

 

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople). 

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21). 

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

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