Publié le 16 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

 

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Publié le 15 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit. 

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

«Il faisait nuit»

 

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople). 

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21). 

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

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Publié le 14 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 12,1-11): 

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. 

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?». Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit: «Laisse-la! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours». 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.

 

«Elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux»

 

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous montre deux attitudes envers Dieu, envers Jésus Christ et à l'égard de la vie elle-même. Devant le parfum que Marie répand sur les pieds de son Seigneur, Judas proteste: «Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: ‘Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?’» (Jn 12,4-5). Ce n'est pas sot; c'est même en accord avec la doctrine de Jésus. Mais il est facile de critiquer ce que les autres font, même sans intentions cachées, comme c'était les cas de Judas.

N'importe quelle critique doit être un acte de responsabilité: avec la critique nous devons aussi expliquer ce que nous ferions à la place, ce que nous serions prêts à faire. Autrement, la critique n'est —comme ici— que la plainte de ceux qui agissent de mauvaise foi face à ceux qui tâchent de faire de son mieux.

Marie répand du parfum sur les pieds de Jésus en les essuyant avec ses cheveux, car elle croit que c'est son devoir. Cette action montre une magnanimité splendide: elle le fait en prenant «une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur» (Jn 12,3). C'est un acte d'amour et, comme tout acte d'amour, difficile à comprendre pour ceux qui ne le partagent pas. Il me semble qu'à partir de ce moment-là, Marie sut ce que Saint Augustin devait écrire quelques siècles plus tard: «Il se peut que sur la terre les pieds du Seigneur soient dans le besoin. N'est-ce pas de ses membres, en effet, qu'il dira à la fin du monde: ‘Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait? Trouvez un emploi à votre superflu; pour vous, il est inutile, mais il est nécessaire aux pieds du Seigneur’».

La protestation de Judas n'a aucune utilité, elle le mène seulement à la trahison. L'action de Marie la porte à aimer encore plus son Seigneur et, en conséquence, à aimer encore plus les “pieds” du Christ qu'il y a dans notre monde.

 

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Publié le 13 Avril 2019

Gospel text

(Jn 11,45-56): 

Many of the Jews who had come with Mary believed in Jesus when they saw what He did; but some went to the Pharisees and told them what Jesus had done. So the chief priests and the Pharisees called the Sanhedrin Council. They said, «What are we to do? For this man keeps on giving miraculous signs. If we let him go on like this, all the people will believe in him and, as a result of this, the Romans will come and sweep away our Holy Place and our nation». Then one of them, Caiaphas, who was High Priest that year, spoke up, «You know nothing at all nor do you see clearly what you need. It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed». In saying this Caiaphas did not speak for himself, but being High Priest that year, he foretold as a prophet that Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God. So, from that day on, they were determined to kill him.

Because of this, Jesus no longer moved about freely among the Jews. He withdrew instead to the country near the wilderness and stayed with his disciples in a town called Ephraim. The Passover of the Jews was at hand and people from everywhere were coming to Jerusalem to purify themselves before the Passover. They looked for Jesus and as they stood in the Temple, they talked with one another, «What do you think? Will He come to the festival?». Meanwhile the chief priests and the elders had given orders that anyone who knew where he was should let them know so that they could arrest him.

 

The Application

Since forty days we were trying our level best to understand the divine mysteries, particularly the divine love, expressed through the words and deed of Jesus. For this purpose, we consecrated much time on reading the Holy Scriptures and contemplating them to apply in our daily lives. In this application, certainly guided by the Holy Spirit, we have tried our level best, though in a limited way, to imitate the divine holiness, so that through our deeds and words that the world may discover the divine mercy.

Today we are invited to see us in Christ and the nation in His PERSON. In and through Him, God reconciled us with Him. Thus the death and the resurrection of His only begotten Son, has become for us the sign of hope and mercy. I wish you all to live this Holy Week in prayer and contemplation, so that just like Jesus, we may be able to accept our daily crosses and allow God to resurrect us in Christ, fully liberated and saved.

 

«Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God»

 

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Spain)

Today, while on his way to Jerusalem, Jesus is aware he is persecuted, harassed, sentenced, because the greatest and newest his revelation has been —the announcement of the Kingdom of God— the greatest and wider has been too the division and the opposition He has found amongst his audience (cf. Jn 11:45-46).

The negative words by Caiaphas, «It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed» (Jn 11:50), will be positively assumed by Jesus in the redemption performed for us. Jesus, God's only begotten Son, dies in the Cross for the love of all of us! He dies to make true the Father's plan, that is, «to gather the scattered children of God» (Jn 11:52).

And this is the wonder and the creativity of our God! Caiaphas, with his sentence («It is better to have one man die...») and out of his hate, does nothing else but to try to eliminate an idealist; God Father, instead, by sending his Son out of his love for us, does something wonderful: to transform that malevoulous sentence into a work of redemptive love, because to God Father, each man is worth all the blood shed by Jesus Christ!

One week from today, we shall sing —in solemn vigil— the Easter Proclamation. With this wonderful prayer, the Church praises the original sin. And it does not do it because the Church ignores its gravity, but because God —in his infinite goodness— has done some deeds as a response to man's sin. That is, in the face of the “original disgust”, He has replied with the Incarnation, with his personal immolation and institution of the Eucharist. This is why, next Saturday, our liturgy will sing: «O, admirable condescendence of your goodness! O, immeasurable predilection which you have loved us with! O, lucky guilt, that has deserved us so great a Redeemer!».

If only our sentences, words and actions could be no more a deterrent for the evangelization, since we, too, have been requested by Christ to gather the scattered children of God: «Therefore go and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit» (Mt 28:19).

 

 

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Publié le 13 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 11,45-56): 

 

Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil; ils disaient: «Qu'allons-nous faire? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation». Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien; vous ne voyez pas quel est votre intérêt: il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas». Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. 

C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux: «Qu'en pensez-vous? Il ne viendra sûrement pas à la fête!». Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres: quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.

 

L’Application

 

Jésus nous représente devant son Père et en Lui nous trouvons notre espérance : Une personne pour tous. Depuis quarante jours nous avons essayé de redécouvrir les œuvres divines dans la Personne : Jésus. Petit-à-petit  en lisant les écritures sacrées, en contemplant sa Parole, inspiré par l’Esprit Saint, nous sommes aujourd’hui devant Lui, pour que, comme Lui, qu’on arrive à accepter nos croix quotidiennes. Il faut porter attentions, qu’Il ne soit plus menacé par notre propre comportement et de méchanceté. Avançons-nous vers la semaine sainte, dans la confiance et la certitude de sa miséricorde. Je vous souhaite une très belle Semaine Sainte.

«Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés»

 

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, alors qu'Il monte vers Jérusalem, Jésus se sait poursuivi, traqué, condamné d'avance, car, plus grande et plus neuve fut sa révélation —l'annonce du Royaume— plus vaste et plus claire fut la division et l'opposition qu'Il trouva chez ceux qui l'écoutaient (cf. Jn 11,45-46).

Les paroles négatives de Caïphe, «il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas» (Jn 11,50), seront positivement assumées par Jésus dans notre rédemption par Sa mort expiatoire. Jésus, le seul vrai Fils engendré par Dieu, meurt sur la Croix par amour pour chacun de nous! Il meurt pour faire réalité le plan du Père, c'est à dire, «rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés» (Jn 11,52).

Et voici l'admirable créativité de notre Dieu. Caïphe, avec sa sentence («il vaut mieux qu'un seul homme meure...») ne fait qu'éliminer, emporté par sa haine, un idéaliste; Dieu le Père, au contraire, en envoyant son Fils par amour pour nous, réalise une chose merveilleuse: convertir cette sentence malveillante en une ouvre d'amour, car, pour Dieu le Père, chaque homme vaut tout le sang versé par Jésus Christ!

Dans une semaine, nous chanterons —lors de la solennelle Veillée Pascale— l'annonce de la Pâque. À travers cette merveilleuse prière, l'Église fait l'éloge du péché originel. Et elle ne le fait pas parce qu'elle ignore sa gravité, mais parce que Dieu —dans sa bonté infinie— fit des prouesses en réponse au péché de l'homme. À son “chagrin originel”, Il a répondu par l'Incarnation, l'immolation personnelle et l'institution de l'Eucharistie. Aussi la liturgie chantera-t-elle samedi prochaine: «Merveilleuse condescendance de ta grâce! Imprévisible choix de ton amour! Heureuse fut la faute qui nous valut un tel Rédempteur!».

Que nos paroles et nos actes ne soient pas des obstacles à l'évangélisation, car nous aussi, nous avons reçu du Christ le mandat de rassembler les fils dispersés de Dieu: «Allez donc! De toutes les nations faites des disciples» (Mt 28,19).

 

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Publié le 11 Avril 2019

Gospel text

(Jn 10,31-42): 

 

The Jews then picked up stones to throw at him; so Jesus said, «I have openly done many good works among you which the Father gave me to do. For which of these do you stone me?». The Jews answered, «We are not stoning you for doing a good work but for insulting God; you are only a man and you make yourself God». Then Jesus replied, «Is this not written in your Law: I said: you are gods? So those who received this word of God were called gods and the Scripture is always true. Then what should be said of the one anointed and sent into the world by the Father? Am I insulting God when I say: ‘I am the Son of God’? If I am not doing the works of my Father, do not believe me. But if I do them, even if you have no faith in me, believe because of the works I do, and know that the Father is in me and I in the Father». Again they tried to arrest him, but Jesus escaped from their hands. He went away again to the other side of the Jordan, to the place where John had baptized, and there he stayed. Many people came to him and said, «John showed no miraculous signs, but he spoke of this man and everything he said was true». And many became believers in that place.

 

 

«For which of these [good works] do you stone me?»

 

Fr. Carles ELÍAS i Cao 
(Barcelona, Spain)

Today, Friday, when there is only one week to go to commemorate our Lord's death, the Gospel presents us with the motives of his condemnation. Jesus tries to show the truth to the Jews, but they consider him to be a blasphemer and want to stone him. Jesus tells them about the works He is doing, the works of his Father that bestow credit to him, about why He can use the title of the “Son of God”... Nevertheless, He speaks from a level which is difficult to assimilate by his adversaries: “to be with the truth”, “to listen to his voice”... He speaks to them from the submission and commitment to his Person that make Jesus to be known and loved —«Rabbi, where are you staying?» (Jn 1:38)—, his disciples asked him at the beginning of his ministery. But, it all seems pointless: what Jesus is trying to say is so big they cannot fully understand it; only the small and humble ones will understand him, for the Kingdom is hidden from the wise and the learned. 

Jesus struggles to present arguments that may be acceptable for the Jews, but to no avail. In fact, He will die because He is saying the truth about Himself, because He is faithful to Himself, to his identity and to his mission. As a prophet, He will present a claim for conversion and will be rejected, a new face of God and will be spitted at, a new fraternity and He will be forsaken. 

Once more, our Lord's Cross emerges with all its strength as a true banner, as the one and only unquestionably reason: «O admirable virtue of the Holy Cross! O ineffable glory of the Father! We can see in it our Lord's Tribunal, the judgment of this World and the power of Christ Crucified. O, yes, my Lord: you have drawn towards you all things when, all day long you have held out your hands to an obstinate and rebellious people (cf. Is 65:2), the whole Universe will realize it had to pay tribute to your majesty!» (Saint Leo the Great). Jesus had to escape to the other side of the Jordan and those that truly believe in him went to him quite willing to follow him and listen to Him.

 

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Publié le 11 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 10,31-42): 

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole: «J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?». Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu». Jésus leur répliqua: «Il est écrit dans votre Loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père». Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant: «Jean n'a pas accompli de signe; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai». Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

 

«J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?»

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants. 

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses force, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.

 

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Publié le 10 Avril 2019

Gospel text

(Jn 8,51-59): 

Jesus said to the Jews, «Truly, I say to you, if anyone keeps my word, he will never experience death». The Jews replied, «Now we know that you have a demon. Abraham died and the prophets as well, but you say: ‘Whoever keeps my word will never experience death’. Who do you claim to be? Do you claim to be greater than our father Abraham, who died? And the prophets also died». Then Jesus said, «If I were to praise myself, it would count for nothing. But he who gives glory to me is the Father, the very one you claim as your God, although you don't know him. I know him and if I were to say that I don't know him, I would be a liar like you. But I know him and I keep his word. As for Abraham, your ancestor, he looked forward to the day when I would come; and he rejoiced when he saw it». The Jews then said to him, «You are not yet fifty years old and you have seen Abraham?». And Jesus said «Truly, I say to you, before Abraham was, I am.». They then picked up stones to throw at him, but Jesus hid himself and left the Temple.

 

The Application

 

“I AM”  is the name that God has given to Himself and today Jesus is reminding us that He and the Father are ONE. The Lenten season is there to help us to understand God and respond to Him positively to His call to holiness. The way to be holy is, by accomplishing the divine will.

Why should we do it? It’s because we are the people of covenant, alliance. By changing the name of Abram to Abraham, God has made him as a multitude and through him, He has made alliance with this multitude. According to Jesus, we are part of this covenant people.

God has promised, not to any people, but to a chosen generation, and holy people. This search God and remain faithful to His commandment of love. If Abraham is our father, then we should search this God, listen to what He has to say, and put all our energy to accomplish this divine Will.

Just like the people of Jesus’ time, we too may not understand the divine mysteries. When we don’t understand, we should approach Jesus, who knows everything, with humility and openness. Once the promised ‘Time’ arrives, we will understand it better.

«As for Abraham, your ancestor, he looked forward to the day when I would come; and he rejoiced when he saw it»

 

Fr. Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Spain)

Today, Saint John places us before Jesus' revelation in the Temple. Our Savior reveals something unknown to the Jews: that Abraham looked forward and rejoiced when he saw Jesus' day. They all knew God had made a promise to Abraham, by assuring him of great promises of salvation for his seed. However, they were unaware of how far God's light could reach. Christ reveals them that Abraham did see the Messiah in the day of Yahweh, which Jesus calls my day. 

In this revelation, Jesus appears as having God's eternal vision. But, above all, He appears as someone preexistent and present in Abraham's time. Later, in the heat of the discussion, when the Jews said to Jesus that He is not yet fifty years old, He tells them: «Truly, I say to you, before Abraham was, I am» (Jn 8:58). This is a notorious statement of his divinity, which they could perfectly understand, and which they could have also believed, had they better known the Father. The expression “I am” is part of the holy tetragram Yahweh revealed to Moses in mount Sinai. 

Christianism is much more than a collection of high moral norms, as can be perfect love, or even, forgiveness. Christianism is faith in one person. Jesus Christ is True God and True Man. «Perfect God and Perfect Man», says the Athanasian Symbol. Saint Hilary of Poitiers writes in a beautiful prayer: «Give us, therefore, a way to express ourselves in an adequate and dignified manner, to enlighten our intelligence, and make also our words to express our faith, that is, that we, who, through the prophets and the Apostles, had come to know You God Father and the unique Lord Jesus Christ, may also celebrate You as our God, in which there is no unicity of person and confess your Son, in everything equal to You».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Avril 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 8,51-59): 

 

«Amen, amen, je vous le dis: si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort». Les Juifs lui dirent: «Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis: ‘Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort’. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être?». Jésus répondit: «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie». Les Juifs lui dirent alors: «Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham!». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: avant qu'Abraham ait existé, moi, Je Suis». Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

 

L’Application

 

Dans l’évangile de saint Jean nous retrouvons ce langage, un langage connu par le peuple de Dieu, ‘JE SUIS’. Je suis la lumière, la vigne, le chemin, etc. Aujourd’hui, Jésus reprend le même nom de Dieu. Ce nom est un mystère, car il est révélateur des caractéristiques divins. C’est un Dieu d’Alliance et fidèle. En changeant le nom d’Abram à Abraham, est déjà une alliance représentant d’une multitude.

La terre promise, n’est pas faite à tous, mais « seulement à ceux qui auront cherché Yahvé : c’est un peuple qualitatif, reconnu à sa fidélité, qui héritera de la terre (Is 14,20) ». Jésus aujourd’hui nous rappelle cette Alliance faite et nous demande d’être fidèles à cette Alliance, car Dieu est toujours fidèle et nous sommes ce peuple d’Alliance.

Il est difficile de tout comprendre, pourtant en Jésus nous trouveront les réponses, et en Lui nous pouvons comprendre Dieu. Comprenons-nous  la volonté divine ? Cette volonté nous apportera beaucoup de joie, comme notre Père Abraham a tressailli d’allégresse.  Saint Jean nous révèle aussi l’heure de Dieu. Son heure n’est pas encore arrivée. Eglise en proposant ce texte nous rappelle que son heure est tout proche.

«Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de saint Jean nous conduit devant une manifestation de Jésus au Temple. Le Sauveur révèle un fait méconnu des juifs: Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s'était réjoui de le voir. Ils savaient tous que Dieu avait conclu une alliance avec Abraham, par laquelle Il lui avait promit le salut de toute sa descendance. Mais ils ignoraient l'étendue de la lumière de Dieu. Le Christ leur révèle qu'Abraham avait vu le Messie dans le jour de Yahvé, et Il a appelé ce jour son jour. 

Dans cette révélation, Jésus démontre qu'Il possède la vision éternelle de Dieu. Mais, surtout, Il se manifeste à eux comme une présence préexistante et présente au temps d'Abraham. Peu après dans le feu de la discussion, quand les juifs le contredirent en lui disant qu'Il n'a même pas 50 ans, Il leur dit: «Avant qu'Abraham ait existé, moi, je suis» (Jn 8,58). C'est une proclamation éclatante de sa divinité, ils pouvaient la comprendre parfaitement et ils auraient pu également croire en Lui s'ils avaient eu plus de connaissance du Père. L'expression «Je suis» fait partie du tétragramme saint Yahvé, qui a été révélé au Mont Sinaï. 

Le Christianisme est beaucoup plus qu'un ensemble de règles élevées de morale, comme peuvent l'être l'amour parfait ainsi que le pardon. Le christianisme est la foi d'une personne. Jésus est Dieu et vrai Homme. «Dieu parfait, homme parfait», nous dit le Quicumque. Saint Hilaire de Poitiers, a écrit dans une belle prière: «Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l'intelligence, la noblesse du langage, l'orthodoxie de la foi; ce que nous croyons, accorde-nous de l'affirmer aussi. C'est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, pussions aussi te célébrer comme Dieu, en qui il n'y a pas unicité de personne, et confesser à ton Fils, en tout égal à toi».

 

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Publié le 9 Avril 2019

Gospel text

(Jn 8,31-42): 

Jesus went on to say to the Jews who believed in him: «You will be my true disciples if you keep my word. Then you will know the truth and the truth will make you free». They answered him, «We are the descendants of Abraham and have never been slaves of anyone. What do you mean by saying: ‘You will be free?’». Jesus answered them, «Truly, I say to you, whoever commits sin is a slave. But the slave doesn't stay in the house forever; the son stays forever. So, if the Son makes you free, you will be really free. I know that you are the descendants of Abraham; yet you want to kill me because my word finds no place in you. For my part I speak of what I have seen in the Father's presence, but you do what you have learned from your father».

They answered him, «Our father is Abraham». Then Jesus said, «If you were Abraham's children, you would do as Abraham did. But now you want to kill me, the one who tells you the truth —the truth that I have learned from God. That is not what Abraham did; what you are doing are the works of your father». The Jews said to him, «We are not illegitimate children; we have one Father, God». Jesus replied, «If God were your Father you would love me, for I came forth from God, and I am here. And I didn't come by my own decision, but it was he himself who sent me».

 

The Application

 

It is not what we say and what we do is important before God, but what we are. People think that the acts reveal what we are. Though it is true, it is not always a total truth, because I can do a good act with a bad intention, or with an impure intention. Today Jesus clarifies the notion of ‘freedom’ and the notion of ‘children’ of Abraham.

Freedom comes from God and a man of freedom will with pleasure surrender his freedom before God, in his own liberty. This surrendering is possible, only if we know the truth, the truth of our identity, the identity as children of God. Jesus is reminding us that we have our origin in God and asks us to act accordingly.

It is in this pure act of love and compassion that others will identify through us, the true divine presence in this world. These pure acts give a living witness of God’s love. Jesus came to show us through His death and resurrection, how to possess and live this divine love and compassion, expressed in forgiveness and reconciliation. If we recognise our divine identity and live it to its fullness, then we can rightly say that we are children of God. The question is, whether God is our Father? Do our works give witness that we are His children?

«If God were your Father you would love me»

 

Fr. Givanildo dos SANTOS Ferreira 
(Brasilia, Brazil)

Today, the Lord directs harsh words to the Jews. Not to some Jews, but precisely to those who embraced the faith: Jesus said «to the Jews who had believed him» (Jn 8:31). This dialogue of Jesus reflects, without any doubt, the beginning of those difficulties caused by the Jewish Christians in the first hours of the Church.

As they were descendants of Abraham according to their kinship, such Jesus’ disciples considered themselves superior not only to Gentiles who lived away from the faith, but also better than any non-Jewish disciples of the same faith. They said: «We are Abraham’s descendants» (Jn 8:33); «Abraham is our father» (v.39); «The only Father we have is God himself.”» (v.41)

Despite being disciples of Jesus, we have the impression that Jesus meant nothing for them, nothing that could improve whom they already owned. But it is there where they all made a big mistake. True sons are not those by physical descent but the heirs of the promise, that is, those who believe (cf. Rom 9:6-8). Without faith in Jesus it is not possible for anyone to reach Abraham’s promise. That being so, among the disciples, "there is neither Jews nor Greeks; neither slave nor free; nor is there man and woman", for they are all brothers because of Baptism (cf. Gal 3:27-28). Let us not be seduced by spiritual pride. Jewish considered themselves superior to other Christians. It is not necessary to speak, here, of separated brethren. But let us rather think of us. How often some Catholics consider themselves better than other Catholics just because they follow this or that movement, or because they observe this or that discipline, they abide by this or to that liturgical trend. Some, because they are rich; others, because they studied more. Some, because they hold important positions; others, because they come from noble families. «« I would like that each one should feel the joy of being Christian.... «God guides his Church, He sustains it always, especially at times of difficulty» (Benedict XVI).

«Then you will know the truth and the truth will make you free»

Fr. Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, when we are only a few days from the Holy Week, our Lord is asking us to fight to live some very specific things, small, but at times, not very easy. We shall explain them throughout this commentary: basically, it is a matter of persisting with his word. How important it is to always refer our life to the Gospel! Let's ask us: What would Jesus do in this situation I have to face now? How would He treat this person which I find so specially difficult to treat? Which would be his reaction before this circumstance? A Christian must be —according to Saint Paul— “another Christ”: «I no longer live, but Christ lives in me» (Gal 2:20). How is it, our Lord's reflection, on our daily life? Am I his mirror?

Our Lord assures us that, if we persist in his word, we shall know the truth, and the truth will make us free (cf. Jn 8:32). To be truthful is not always easy. How often do we tell small lies, how often do we pretend, how often do “we act dumb”? We cannot deceive God. He sees us, He contemplates us. He loves us and follows us, in our day-to-day routine. The eight Commandment teaches us not to bear false witness nor not to tell lies, no matter how small, even if they look trivial to us. “White lies” are not permitted either. Jesus Christ tells us in another moment: «Let your statement be, `Yes, yes' or `No, no’» (Mt 5:37). That trend to do good, which is freedom, is very much related to truth. Sometimes, we are not free enough because there is a double bottom in our life, we are not clear. We must be convincing! The sin of lie enslaves us.

Our Lord says «If God were your Father you would love me» (Jn 8:42). How can we make it come true our daily desire to get to know the Master? With what kind of devotion do we read the Gospel, even though we may have little time at our disposal? Which sediment will it leave in my life, in my day? When looking at me can it be said, that I read Christ's life?

 

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