Publié le 27 Avril 2017

Texte de l'Évangile

 (Jn 6,1-15):

Après cela, Jésus passa de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe: «Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger?». Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit: «Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain». Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit: «Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde!».

Jésus dit: «Faites-les asseoir». Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples: «Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu». Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas. A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient: «C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde». Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.

 

L’application

 

Comment pouvons-nous discerner la volonté divine et creuser sa pensée ? S’Il nous met à l’épreuve qui peut se mettre contre Lui ? Il faut se donner le temps et en peu de patience. L’histoire nous confirmera la volonté divine et sa pensée. Pour la comprendre il faut savoir se laisser guider par ce mouvement divin et le vérifier avec l’Esprit Saint. Il faut nous nous attacher au Seigneur et savoir simplement faire confiance dans sa bonté et dans sa générosité.

«Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire»

Abbé Llucià POU i Sabater
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui nous lisons le récit de la multiplication des pains: «Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim» (Jn 6,11). La fatigue des apôtres devant une telle foule affamée nous fait penser à une multitude actuelle, non pas affamée physiquement, mais pire encore: affamée et éloignée de Dieu, souffrant d'une “anorexie spirituelle”, qui l'empêche de participer à la Pâque et d'apprendre à connaître Jésus. Nous ne savons pas comment nourrir une telle quantité de gens… Mais il flotte dans cette lecture un air d'espérance: peu importe le manque de nos recours ce qui est essentiel ce sont les recours surnaturels, ne soyons pas “réalistes” mais soyons “confiants” en Dieu. C'est ainsi que quand Jésus demande à Philippe où ils pourraient acheter du pain «Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire» (Jn 6,5-6). Jésus attend que nous ayons confiance en Lui.

En contemplant ces “signes des temps”, nous ne voulons pas la passivité (paresse, langueur par manque d'énergie…), mais l'espérance: afin d'accomplir un miracle le Seigneur attend l'engagement des disciples ainsi que la générosité du jeune homme qui fait don des pains et de quelques poissons. Jésus augmente notre foi, obéissance et audace, même si nous ne voyons pas immédiatement le fruit de notre travail, comme le paysan qui ne voit pas la pousse après la semence. «Ayons donc foi, sans nous laisser dominer par le découragement, sans nous arrêter à des calculs purement humains. Pour surmonter les obstacles, il nous faut commencer à travailler, en nous mettant à l'ouvrage à fond, afin que notre effort lui-même nous amène à ouvrir de nouveaux sentiers» (Saint Josemaría), qui apparaîtront de manière insoupçonnée.

N'attendons pas le moment idéal pour donner de notre mieux: il faut le faire immédiatement, car Jésus n'attend que notre réponse pour accomplir son miracle. «Les difficultés qui sont présentes en ce début de millénaire dans le monde moderne nous laissent penser que seule l'intervention divine peut nous donner l'espérance d'un futur moins sombre», écrivit Jean Paul II. Alors, accompagnons la Sainte Vierge avec le Rosaire, car son intercession a été évidente aux moments les plus délicats de l'histoire de l'humanité.

 

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Publié le 26 Avril 2017

Gospel text

(Jn 3,31-36):

He who comes from above is above all; he who comes from the earth belongs to the earth and his words, too, are earthly. The One who comes from heaven speaks of the things he has seen and heard; he bears witness to this but no one accepts his testimony. Whoever does receive his testimony acknowledges the truthfulness of God. The one sent by God speaks God's words and gives the Spirit without measure. For the Father loves the Son and has entrusted everything into his hands. Whoever believes in the Son lives with eternal life, but he who will not believe in the Son will never know life and always faces the justice of God.

 

The application

 

Many of us are tired of hearing that we are children of God. We are disappointed with us the way we behave ourselves without any empathy towards others and how easily we hurt people who love us. There is a humanity in us hurt and wounded. How to heal us and purify us? How to born once again from heaven to speak about heavenly affaires? 

The different post-resurrection apparitions may help us to understand the divine inheritance that God has accorded to us and the way Jesus came to rekindle the faith in the heart of the disciples do give us lot of hope.

Though these things look little out of current, there is a simple way of looking our life. The answer to the question, ‘what is really believing in Christ?’ will certainly help us to identify what we are and what we have become in the Resurrection of the Lord.  

Believing in Christ is becoming merciful as the heavenly Father is merciful. Believing in Christ, is believing in the merciful love of the Father, who has sacrificed His only begotten Son to save the sinners. Believing in Christ is becoming the visible sign of the invisible divine mercy. Though they may look as if it is impossible, there is an exist point. Be configured in Christ. This configuration will certainly the only way to know the Father and love Him. Just like the disciples were formed step by step, we too will be formed by God slowly but steadily. Let us allow ourselves to be animated by the Holy Spirit, just like Jesus was filled with Holy Spirit. Without this configuration in Christ, nothing is possible, even to love ourselves.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Always bless the Lord! by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"When are you to 'bless the Lord?' When he showers blessings on you? When earthly goods are plentiful? When you have a plethora of grain, oil, wine, gold, silver... - while your mortal body remains healthy, uninjured and free from disease; while everything that is born on your estate is growing well, and nothing is snatched away by untimely death; while every kind of happiness floods your home and you have all you want in profusion? Is it only then that you are to bless the Lord? No, but 'at all times.' So you are to bless him equally when from time to time, or because the Lord God wishes to discipline you, these good things let you down or are taken from you, when there are fewer births or the already-born slip away. These things happen, and their consequence is poverty, need, hardship, disappointment and temptation. But you sang, 'I will bless the Lord at all times; his praise shall be in my mouth always,' so when the Lord gives you these good things, bless him, and when he takes them away, bless him. He it is who gives, and he it is who takes away, but he does not take himself away from anyone who blesses him. (excerpt from EXPOSITIONS OF THE PSALMS 34.3)

 

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Publié le 26 Avril 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 3,31-36):

Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

 

L’application

 

La vie de foi est une vie de témoignage, on est témoin de la résurrection. Cette vie est étroitement liée à la résurrection qui nous invite à fixer notre regard vers le ciel, dans la super-naturelle, spirituelle, particulièrement vers les choses invisibles. C’est ainsi nous deviendrons les enfants de Dieu, né en Dieu, une nouvelle naissance auprès de Dieu. C’est dans cette nouvelle naissance nous devons nous grandir dans l’amour divin et nous devenons de facto miséricordieux, comme notre Père est miséricordieux.

Croire en Jésus, c’est d’être les signes visibles de la miséricorde de Dieu. Croire en Jésus, c’est croire en Dieu qui nous aime et qui nous pardonne. Croire en Dieu, c’est devenir les ressuscités aux autres, un homme libre debout devant Dieu qui se donne à Dieu pour qu’Il nous envoi comme l’Envoyé du Père. Tout est possible à la configuration au Christ. Sans cette configuration, tout est impossible, même s’aimer et se pardonner.

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à cesser d'être “terrestres”, à cesser d'être des hommes qui ne parlent que de choses mondaines, pour parler et agir comme «Celui qui vient d'en haut» (Jn 3,31), Jésus. Dans ce texte nous voyons —encore une fois— que dans la radicalité évangélique il n'y a guère de moyen terme. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d'avoir la pensée de Dieu, les sentiments mêmes du Christ et d'aspirer à regarder les hommes et les circonstances du même regard que celui du Verbe devenu homme. Si nous agissons comme “celui qui vient d'en haut” nous pourrons découvrir le tas des choses positives qui arrivent tout le temps autour de nous, car l'amour de Dieu est action continue en faveur de l'homme. Si nous venons d'en haut, nous aimerons tout le monde sans exception, et notre vie sera une invitation à agir de la même façon.

«Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout» (Jn 3,31), et pour cela Il peut servir chaque homme, chaque femme, justement dans ce dont ils ont besoin; en plus, «Il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu» (Jn 3,32). Et son service a le sceau de la gratuité. Cette attitude de servir sans rien attendre en retour, sans avoir besoin de la réponse d'autrui, crée une ambiance profondément humaine et de respect pour le libre arbitre de la personne; cette attitude se répand et les autres se sentent librement poussés à répondre et réagir de la même manière.

Service et témoignage vont toujours de pair, l'un s'identifie à l'autre. Notre monde a besoin de ce qui est authentique. Et quoi de plus authentique que les paroles de Dieu? Quoi de plus authentique que celui qui «donne l'Esprit sans compter» (Jn 3,34)? C'est pour cela, d'ailleurs, que «celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité» (Jn 3,33).

“Croire au Fils” veut dire avoir la vie éternelle, et cela signifie que le jour du Jugement ne pèse pas sur le croyant qui a été déjà jugé favorablement; par contre, «celui qui refuse de croire en Lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jn 3,36)..., tant qu'il ne croit pas.

 

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Publié le 23 Avril 2017

Gospel text (Jn 3,1-8):

 Among the Pharisees there was a ruler of the Jews named Nicodemus. He came to Jesus by night and said, «Rabbi, we know that you have come from God to teach us, for no one can perform miraculous signs like yours unless God is with him». Jesus replied, «Truly, I say to you, no one can see the kingdom of God unless he is born again from above». 

Nicodemus said, «How can there be rebirth for a grown man? Who could go back to his mother's womb and be born again?». Jesus replied, «Truly, I say to you: No one can enter the kingdom of God without being born of water and Spirit. What is born of the flesh is flesh, and what is born of the Spirit is spirit. Because of this, don't be surprised when I say: ‘You must be born again from above’. The wind blows where it pleases and you hear its sound, but you don't know where it comes from or where it is going. It is like that with everyone who is born of the Spirit».

«No one can see the kingdom of God unless he is born again from above»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Spain)

Today, «a ruler of the Jews» (Jn 3:1) comes to Jesus. The Gospel says he does it by night: what would his comrades say should they find out? In Jesus' teachings we find a baptismal catechesis that, most surely, circulated in the Evangelist community.

A few days ago we were still celebrating the Paschal Vigil. An integral part of it was the Baptism celebration, which is the Passover, a step from death to life. The solemn benediction of water and the renewal of baptismal promises were key points of that holy night.

In the baptism ritual there is an immersion in water (death symbol) and an emergence from water (a new life image). We are submerged in sin and we come out of it renewed. This is what Jesus calls «to be born from above» or «to be born again» (cf. Jn 3:3). This is “to be born of water”, “to be born of the Spirit” or “of the blowing wind...”.

Water and Spirit are the two symbols used by Jesus. Both express the action of the Holy Spirit that purifies and grants life, cleans and encourages, calms the thirst and breathes, smoothes and speaks. Water and Spirit make a single thing.

But Jesus also says the flesh is in opposition to the Spirit: «What is born of the flesh is flesh, and what is born of the Spirit is spirit» (Jn 3:6). Carnal man is humanly born when he appears down here. But the carnal man is defeated by the spiritual man, who is spiritually born in the Baptism. Which means to be born anew and of above. A beautiful formula by Saint Paul could be our reflection and action motto, mostly in this Paschal time: «Or are you unaware that we who were baptized into Christ Jesus were baptized into his death? We were indeed buried with him through baptism into death, so that, just as Christ was raised from the dead by the glory of the Father, we too might live in newness of life» (Rm 6:3-4).

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Publié le 23 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 3,1-8): Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu». 

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».

«Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui un des «notables» (Jn 3,1) va à la rencontre de Jésus. L'Evangile nous dit que la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s'ils étaient au courant de cette rencontre? Dans l'enseignement de Jésus nous découvrons une catéchèse de baptême qui circulait probablement à l'époque dans la communauté de l'Évangilisateur.

Il y a quelques jours nous célébrions la veillée pascale. Une partie de cette veillée comprend la célébration du baptême, la Pâque, le passage de la mort à la vie. La bénédiction solennelle de l'eau et le renouvellement des promesses du baptême sont des points clés de cette nuit sacrée.

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l'eau (symbole de la mort), et une émergence de l'eau (image d'une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C'est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C'est cela “naître de l'eau”, “naître de l'esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l'action de l'Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l'opposition de la chair et de l'esprit: «Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit» (Jn 3,6). L'homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l'homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d'action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts» (Rm 6,3-4).

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Publié le 23 Avril 2017

Une semaine est donnée pour savourer les fruits de la résurrection. Une semaine de joie et de bonheur qui nous amène vers cette communauté Corinthe qui était la première Eglise visible comme un signe véritable du Royaume de Dieu. Le premier fruit de la Résurrection est la paix et la réconciliation, une vie commune remplie d’amour qui ressemble celle de la Trinité.    Une communion parfaite et un partage par excellence sont les signes d’un homme libre qui s’invite à la fraternité et l’égalité qui sont les piliers de notre société actuelle.

Après avoir vécu une semaine dans la joie de la résurrection, nous voici devant le Ressuscité qui souffle l’Esprit Saint sur ses disciples qui va  les guider toute leur vie. Si on n’est pas guider et protéger par l’Esprit de vérité et d’amour, nous ne pouvons pas savourer la miséricorde divine.

Par décision du Pape Jean-Paul II, ce dimanche s'appelle Dimanche de la Divine Miséricorde.  Comme le Saint Père l'explique dans son encyclique Dives in misericordia, la Miséricorde Divine est la manifestation de l'amour de Dieu dans une histoire blessée par le péché. Dieu met notre condition misérable due au péché dans son cœur de Père qui reste fidèle à ses desseins. Jésus-Christ, mort et ressuscité, est la suprême manifestation et l'action de la Miséricorde Divine. «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique» (Jn 3:16) et l'a envoyé à la mort pour nous sauver. «Pour racheter l'esclave tu livres le Fils», nous avons proclamé dans le Chant de la Victoire de la Veillée Pascale. Et, une fois ressuscité, Il s'est constitué lui-même en source de salut pour tous ceux qui croient en Lui. Par la foi et la conversion nous accueillons le trésor de la Miséricorde Divine.

L’évangile nous démontre la miséricorde divine à travers les apparitions de Ressuscité après la Résurrection. Il a envoyé Marie Madeleine vers ses disciples, plus tard, c’était les disciples d’Emmaüs, et à la fin Il est apparu Lui-même devant les Apôtres. Pourtant la porte trouvera toujours fermée et verrouillée. En comprenant la difficulté des Apôtres, le Seigneur reviendra encore une fois, particulièrement pour assurer Thomas, l’incrédule, celui qui refusa à croire. Il est pourtant intéressant de découvrir, c’était Thomas qui fera la véritable profession de foi, « Mon Seigneur et mon Dieu », le premier qui verra en Jésus, Le Dieu éternel.

Son incrédulité est la nôtre, nous sommes faibles. Comme lui, nous cherchons nous aussi les preuves tangibles et palpables. L’essential de la résurrection était profondément dans l’invisible. « Il vu et il crut ». Aujourd’hui je vous invite à découvrir non seulement l’accompagnement divin, l’invisibilité de la présence de Dieu dans notre vie, mais aussi  à recevoir l’Esprit Saint qui nous donne la force à participer à la mission confiée aux Apôtres.

En célébrant cette Eucharistie, nous demandons au Seigneur qu’il nous rende accueillants à ce don qu’il nous fait ; qu’il fasse de nous des vrais témoins de la miséricorde offerte à tous, même à ceux qui ont commis le pire. Que la profession de foi de Thomas soit la nôtre, et que nous arrivions à proclamer que le Seigneur est notre Dieu et notre sauveur. Soyons simplement miséricordieux comme notre Seigneur est miséricordieux. Il nous envoi comme les témoins de la Résurrection et particulièrement d’être les véritables signes de la miséricorde divine. Amen


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Publié le 21 Avril 2017

Gospel text (Mc 16,9-15):

After Jesus rose early on the first day of the week, He appeared first to Mary of Magdala from whom He had driven out seven demons. She went and reported the news to his followers, who were now mourning and weeping. But when they heard that He lived and had been seen by her, they would not believe it. After this He showed himself in another form to two of them, as they were walking into the country. These men too went back and told the others, but they did not believe them. Later Jesus showed himself to the Eleven while they were at table. He reproached them for their unbelief and stubbornness in refusing to believe those who had seen him after he had risen. Then he told them, «Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation».

«Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation»

Fr. Jacques PHILIPPE
(Cordes sur Ciel, France)

Today, relying on the risen Jesus, we must rediscover the Gospel as the "Good News". The Gospel is not a law that tyrannizes us. Occasionally, we may have fallen into the temptation of thinking that non-Christians are more tranquil than us and do what they want, whereas we have to abide by a list of commandments. This is a merely superficial view of things.

Personally, one of my biggest concerns is that the Gospel may always be presented as good news, happy news that fills our hearts with joy and consolation.

The teaching of Jesus is certainly demanding, but Thérèse of the Child Jesus helps us to really perceive it as a good news, since for her the Gospel is nothing but the revelation of God’s tenderness, of God’s mercy with each one of His children, and it points out to the laws of life that lead to happiness. The center of Christian life is to welcome with appreciation the kindness and the goodness of God - revelation of his merciful love - and allow us to be transformed by this love.

The spiritual journey taken by Saint Thérèse, the "little way", is an authentic way of holiness, a path with room for all, made in such a way that no one can get discouraged, neither the humblest nor the, poorest or more sinner. Thérèse anticipates thus the Vatican II Council that strongly affirms that holiness is not an exceptional way, but a call to all Christians, which nobody should be excluded from. Up to the most vulnerable and miserable men can respond to the call to holiness.

This Holiness consists of a «way all about confidence and love». Thus, «it is your arms, Jesus, which are the lift to carry me to Heaven (…).You, my God, have exceeded my hope, and I would like to sing your mercies' (St. Thérèse of Lisieux).

 

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Publié le 21 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Mc 16,9-15):

Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Père Jacques PHILIPPE
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.

Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).

 

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Publié le 20 Avril 2017

Gospel text (Jn 21,1-14): 

Jesus revealed himself to the disciples by the Lake of Tiberias. He appeared to them in this way. Simon Peter, Thomas who was called the Twin, Nathanael of Cana in Galilee, the sons of Zebedee and two other disciples were together; and Simon Peter said to them, «I'm going fishing». They replied, «We will come with you», and they went out and got into the boat. But they caught nothing that night.

When day had already broken, Jesus was standing on the shore, but the disciples did not know that it was Jesus. Jesus called them, «Children, have you anything to eat?». They answered, «Nothing». Then He said to them, «Throw the net on the right side of the boat and you will find some». When they had lowered the net, they were not able to pull it in because of the great number of fish. Then the disciple Jesus loved said to Peter, «It's the Lord!». At these words, «It's the Lord», Simon Peter put on his clothes, for he was stripped for work, and jumped into the water. The other disciples came in the boat dragging the net full of fish; they were not far from land, about a hundred meters. 

When they landed, they saw a charcoal fire with fish on it, and some bread. Jesus said to them, «Bring some of the fish you've just caught». So Simon Peter climbed into the boat and pulled the net to shore. It was full of big fish —one hundred and fifty-three— but, in spite of this, the net was not torn. Jesus said to them, «Come and have breakfast», and not one of the disciples dared ask him, «Who are you?», for they knew it was the Lord. Jesus then came and took the bread and gave it to them, and He did the same with the fish. This was the third time that Jesus revealed himself to his disciples after rising from the dead.

«This was the third time that Jesus revealed himself to his disciples after rising from the dead»

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, for the third time, Jesus reveals himself to his disciples after his rising. Peter has gone back to his old fisherman job and the others have decided to join him. It stands to logic that, if he was a fisherman before following Jesus, afterwards, he gets back to his old job; and there still are those who are surprised to see that it is not necessary to leave one's honest work to follow Christ.

That night they caught nothing! And when the day breaks and Jesus appears, they do not recognize him until He asks them for something to eat. When they tell him they have nothing, He just points out where they are to throw their net. And, even though fishermen seem to know all the answers and they had spent the night to no avail, they obey him. «O the power of the obedience. The lake of Tiberias was refusing its fish to Peter's nets. An entire night in vain. —But now, obedient, he returns the net to the water and they caught (...) a full load of fish. —Believe me: the miracle repeats itself daily» (Saint Josemaria).

The Evangelist points out «It was full of big fish —one hundred and fifty-three» (Jn 21:11) but, in spite of being so many, the net was not torn. These are details to bear in mind, as Redemption, amid normal work, takes place with responsible obedience.

They all «knew it was the Lord. Jesus then came and took the bread and gave it to them» (Jn 21:12-13). He did the same with the fish. If we obey him we shall not lack either the spiritual or the material food. He taught this to his closest followers and John Paul II said it too: «When starting the new millennium, our heart reverberates with those words with which Jesus (...) invited the Apostle to put out into the deep, and let down the nets for a catch: ‘Duc in altum’ (Lk 5:4). Peter and the first disciples trusted Christ's word (…) and when they had this done, ‘they enclosed a great multitude of fishes’ (Lk 5:6). This word resounds for us to day too».

With our obedience —like Our Lady Mary's obedience— we ask the Lord to go on giving his Church his apostolic fruits.

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Publié le 20 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 21,1-14): 

Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. 

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. 

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría). 

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous. 

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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