Publié le 23 Avril 2017

Gospel text (Jn 3,1-8):

 Among the Pharisees there was a ruler of the Jews named Nicodemus. He came to Jesus by night and said, «Rabbi, we know that you have come from God to teach us, for no one can perform miraculous signs like yours unless God is with him». Jesus replied, «Truly, I say to you, no one can see the kingdom of God unless he is born again from above». 

Nicodemus said, «How can there be rebirth for a grown man? Who could go back to his mother's womb and be born again?». Jesus replied, «Truly, I say to you: No one can enter the kingdom of God without being born of water and Spirit. What is born of the flesh is flesh, and what is born of the Spirit is spirit. Because of this, don't be surprised when I say: ‘You must be born again from above’. The wind blows where it pleases and you hear its sound, but you don't know where it comes from or where it is going. It is like that with everyone who is born of the Spirit».

«No one can see the kingdom of God unless he is born again from above»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Spain)

Today, «a ruler of the Jews» (Jn 3:1) comes to Jesus. The Gospel says he does it by night: what would his comrades say should they find out? In Jesus' teachings we find a baptismal catechesis that, most surely, circulated in the Evangelist community.

A few days ago we were still celebrating the Paschal Vigil. An integral part of it was the Baptism celebration, which is the Passover, a step from death to life. The solemn benediction of water and the renewal of baptismal promises were key points of that holy night.

In the baptism ritual there is an immersion in water (death symbol) and an emergence from water (a new life image). We are submerged in sin and we come out of it renewed. This is what Jesus calls «to be born from above» or «to be born again» (cf. Jn 3:3). This is “to be born of water”, “to be born of the Spirit” or “of the blowing wind...”.

Water and Spirit are the two symbols used by Jesus. Both express the action of the Holy Spirit that purifies and grants life, cleans and encourages, calms the thirst and breathes, smoothes and speaks. Water and Spirit make a single thing.

But Jesus also says the flesh is in opposition to the Spirit: «What is born of the flesh is flesh, and what is born of the Spirit is spirit» (Jn 3:6). Carnal man is humanly born when he appears down here. But the carnal man is defeated by the spiritual man, who is spiritually born in the Baptism. Which means to be born anew and of above. A beautiful formula by Saint Paul could be our reflection and action motto, mostly in this Paschal time: «Or are you unaware that we who were baptized into Christ Jesus were baptized into his death? We were indeed buried with him through baptism into death, so that, just as Christ was raised from the dead by the glory of the Father, we too might live in newness of life» (Rm 6:3-4).

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Publié le 23 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 3,1-8): Il y avait un pharisien nommé Nicodème; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit: «Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui». Jésus lui répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu». 

Nicodème lui répliqua: «Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois?». Jésus répondit: «Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit».

«Amen, amen, je te le dis: personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui un des «notables» (Jn 3,1) va à la rencontre de Jésus. L'Evangile nous dit que la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s'ils étaient au courant de cette rencontre? Dans l'enseignement de Jésus nous découvrons une catéchèse de baptême qui circulait probablement à l'époque dans la communauté de l'Évangilisateur.

Il y a quelques jours nous célébrions la veillée pascale. Une partie de cette veillée comprend la célébration du baptême, la Pâque, le passage de la mort à la vie. La bénédiction solennelle de l'eau et le renouvellement des promesses du baptême sont des points clés de cette nuit sacrée.

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l'eau (symbole de la mort), et une émergence de l'eau (image d'une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C'est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C'est cela “naître de l'eau”, “naître de l'esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l'action de l'Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l'opposition de la chair et de l'esprit: «Ce qui est né de la chair n'est que chair; ce qui est né de l'Esprit est esprit» (Jn 3,6). L'homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l'homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d'action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts» (Rm 6,3-4).

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Publié le 23 Avril 2017

Une semaine est donnée pour savourer les fruits de la résurrection. Une semaine de joie et de bonheur qui nous amène vers cette communauté Corinthe qui était la première Eglise visible comme un signe véritable du Royaume de Dieu. Le premier fruit de la Résurrection est la paix et la réconciliation, une vie commune remplie d’amour qui ressemble celle de la Trinité.    Une communion parfaite et un partage par excellence sont les signes d’un homme libre qui s’invite à la fraternité et l’égalité qui sont les piliers de notre société actuelle.

Après avoir vécu une semaine dans la joie de la résurrection, nous voici devant le Ressuscité qui souffle l’Esprit Saint sur ses disciples qui va  les guider toute leur vie. Si on n’est pas guider et protéger par l’Esprit de vérité et d’amour, nous ne pouvons pas savourer la miséricorde divine.

Par décision du Pape Jean-Paul II, ce dimanche s'appelle Dimanche de la Divine Miséricorde.  Comme le Saint Père l'explique dans son encyclique Dives in misericordia, la Miséricorde Divine est la manifestation de l'amour de Dieu dans une histoire blessée par le péché. Dieu met notre condition misérable due au péché dans son cœur de Père qui reste fidèle à ses desseins. Jésus-Christ, mort et ressuscité, est la suprême manifestation et l'action de la Miséricorde Divine. «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique» (Jn 3:16) et l'a envoyé à la mort pour nous sauver. «Pour racheter l'esclave tu livres le Fils», nous avons proclamé dans le Chant de la Victoire de la Veillée Pascale. Et, une fois ressuscité, Il s'est constitué lui-même en source de salut pour tous ceux qui croient en Lui. Par la foi et la conversion nous accueillons le trésor de la Miséricorde Divine.

L’évangile nous démontre la miséricorde divine à travers les apparitions de Ressuscité après la Résurrection. Il a envoyé Marie Madeleine vers ses disciples, plus tard, c’était les disciples d’Emmaüs, et à la fin Il est apparu Lui-même devant les Apôtres. Pourtant la porte trouvera toujours fermée et verrouillée. En comprenant la difficulté des Apôtres, le Seigneur reviendra encore une fois, particulièrement pour assurer Thomas, l’incrédule, celui qui refusa à croire. Il est pourtant intéressant de découvrir, c’était Thomas qui fera la véritable profession de foi, « Mon Seigneur et mon Dieu », le premier qui verra en Jésus, Le Dieu éternel.

Son incrédulité est la nôtre, nous sommes faibles. Comme lui, nous cherchons nous aussi les preuves tangibles et palpables. L’essential de la résurrection était profondément dans l’invisible. « Il vu et il crut ». Aujourd’hui je vous invite à découvrir non seulement l’accompagnement divin, l’invisibilité de la présence de Dieu dans notre vie, mais aussi  à recevoir l’Esprit Saint qui nous donne la force à participer à la mission confiée aux Apôtres.

En célébrant cette Eucharistie, nous demandons au Seigneur qu’il nous rende accueillants à ce don qu’il nous fait ; qu’il fasse de nous des vrais témoins de la miséricorde offerte à tous, même à ceux qui ont commis le pire. Que la profession de foi de Thomas soit la nôtre, et que nous arrivions à proclamer que le Seigneur est notre Dieu et notre sauveur. Soyons simplement miséricordieux comme notre Seigneur est miséricordieux. Il nous envoi comme les témoins de la Résurrection et particulièrement d’être les véritables signes de la miséricorde divine. Amen


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Publié le 21 Avril 2017

Gospel text (Mc 16,9-15):

After Jesus rose early on the first day of the week, He appeared first to Mary of Magdala from whom He had driven out seven demons. She went and reported the news to his followers, who were now mourning and weeping. But when they heard that He lived and had been seen by her, they would not believe it. After this He showed himself in another form to two of them, as they were walking into the country. These men too went back and told the others, but they did not believe them. Later Jesus showed himself to the Eleven while they were at table. He reproached them for their unbelief and stubbornness in refusing to believe those who had seen him after he had risen. Then he told them, «Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation».

«Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation»

Fr. Jacques PHILIPPE
(Cordes sur Ciel, France)

Today, relying on the risen Jesus, we must rediscover the Gospel as the "Good News". The Gospel is not a law that tyrannizes us. Occasionally, we may have fallen into the temptation of thinking that non-Christians are more tranquil than us and do what they want, whereas we have to abide by a list of commandments. This is a merely superficial view of things.

Personally, one of my biggest concerns is that the Gospel may always be presented as good news, happy news that fills our hearts with joy and consolation.

The teaching of Jesus is certainly demanding, but Thérèse of the Child Jesus helps us to really perceive it as a good news, since for her the Gospel is nothing but the revelation of God’s tenderness, of God’s mercy with each one of His children, and it points out to the laws of life that lead to happiness. The center of Christian life is to welcome with appreciation the kindness and the goodness of God - revelation of his merciful love - and allow us to be transformed by this love.

The spiritual journey taken by Saint Thérèse, the "little way", is an authentic way of holiness, a path with room for all, made in such a way that no one can get discouraged, neither the humblest nor the, poorest or more sinner. Thérèse anticipates thus the Vatican II Council that strongly affirms that holiness is not an exceptional way, but a call to all Christians, which nobody should be excluded from. Up to the most vulnerable and miserable men can respond to the call to holiness.

This Holiness consists of a «way all about confidence and love». Thus, «it is your arms, Jesus, which are the lift to carry me to Heaven (…).You, my God, have exceeded my hope, and I would like to sing your mercies' (St. Thérèse of Lisieux).

 

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Publié le 21 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Mc 16,9-15):

Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Père Jacques PHILIPPE
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.

Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).

 

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Publié le 20 Avril 2017

Gospel text (Jn 21,1-14): 

Jesus revealed himself to the disciples by the Lake of Tiberias. He appeared to them in this way. Simon Peter, Thomas who was called the Twin, Nathanael of Cana in Galilee, the sons of Zebedee and two other disciples were together; and Simon Peter said to them, «I'm going fishing». They replied, «We will come with you», and they went out and got into the boat. But they caught nothing that night.

When day had already broken, Jesus was standing on the shore, but the disciples did not know that it was Jesus. Jesus called them, «Children, have you anything to eat?». They answered, «Nothing». Then He said to them, «Throw the net on the right side of the boat and you will find some». When they had lowered the net, they were not able to pull it in because of the great number of fish. Then the disciple Jesus loved said to Peter, «It's the Lord!». At these words, «It's the Lord», Simon Peter put on his clothes, for he was stripped for work, and jumped into the water. The other disciples came in the boat dragging the net full of fish; they were not far from land, about a hundred meters. 

When they landed, they saw a charcoal fire with fish on it, and some bread. Jesus said to them, «Bring some of the fish you've just caught». So Simon Peter climbed into the boat and pulled the net to shore. It was full of big fish —one hundred and fifty-three— but, in spite of this, the net was not torn. Jesus said to them, «Come and have breakfast», and not one of the disciples dared ask him, «Who are you?», for they knew it was the Lord. Jesus then came and took the bread and gave it to them, and He did the same with the fish. This was the third time that Jesus revealed himself to his disciples after rising from the dead.

«This was the third time that Jesus revealed himself to his disciples after rising from the dead»

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, for the third time, Jesus reveals himself to his disciples after his rising. Peter has gone back to his old fisherman job and the others have decided to join him. It stands to logic that, if he was a fisherman before following Jesus, afterwards, he gets back to his old job; and there still are those who are surprised to see that it is not necessary to leave one's honest work to follow Christ.

That night they caught nothing! And when the day breaks and Jesus appears, they do not recognize him until He asks them for something to eat. When they tell him they have nothing, He just points out where they are to throw their net. And, even though fishermen seem to know all the answers and they had spent the night to no avail, they obey him. «O the power of the obedience. The lake of Tiberias was refusing its fish to Peter's nets. An entire night in vain. —But now, obedient, he returns the net to the water and they caught (...) a full load of fish. —Believe me: the miracle repeats itself daily» (Saint Josemaria).

The Evangelist points out «It was full of big fish —one hundred and fifty-three» (Jn 21:11) but, in spite of being so many, the net was not torn. These are details to bear in mind, as Redemption, amid normal work, takes place with responsible obedience.

They all «knew it was the Lord. Jesus then came and took the bread and gave it to them» (Jn 21:12-13). He did the same with the fish. If we obey him we shall not lack either the spiritual or the material food. He taught this to his closest followers and John Paul II said it too: «When starting the new millennium, our heart reverberates with those words with which Jesus (...) invited the Apostle to put out into the deep, and let down the nets for a catch: ‘Duc in altum’ (Lk 5:4). Peter and the first disciples trusted Christ's word (…) and when they had this done, ‘they enclosed a great multitude of fishes’ (Lk 5:6). This word resounds for us to day too».

With our obedience —like Our Lady Mary's obedience— we ask the Lord to go on giving his Church his apostolic fruits.

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Publié le 20 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 21,1-14): 

Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. 

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. 

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría). 

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous. 

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

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Publié le 19 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Lc 24,35-48):

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».

 

L’application

Les apparions après la résurrection du Seigneur ont certaines similarités et les étapes. Ces étapes de foi peuvent être un grand outil pour notre propre démarche spirituelle à la rencontre divine. La peur et le découragement son commun en toutes les apparitions. Tout commence avec ces sentiments qui les enferment. 0 cause de cet enferment ils se trompent dans leurs discernements. Madeleine a pris le Seigneur comme un voleur qui a pris le corps de son Maître. Pierre et les autres ont le pris comme un esprit et les disciples d’Emmaüs L’ont pris comme un étranger. Jésus s’entre en dialogue et Il les encourage. N’ayez  pas peur, c’est moi. Jésus a établis une relation personnelle. Il appela Marie avec son nom, il partagea la table avec les autres. Tout se termine avec un enseignement et tous ont  éprouvé  la joie de la Résurrection. Nulle part on a vu un reproche de la part de Jésus. Simplement Il les accompagne. Voilà notre propre cheminement de foi que Jésus nous propose. N’ayons pas peur de jugement. Il simplement nous accompagne.

«La Paix soit avec vous!»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui le Christ ressuscité salue à nouveau les disciples et leur souhaite la paix: «La Paix soit avec vous!» (Lc 24:36). Il efface ainsi les craintes et les pressentiments qui avaient assailli les Apôtres pendant les jours de passion et de solitude.

Jésus n'est pas un esprit, il est bien réel, mais, parfois, la peur s'empare de nous et devient l'unique réalité. D'autres fois, c'est le manque de foi et de vie intérieure qui transforment les choses: la peur devienne réalité et le Christ s'efface de nos vies. Au contraire, la présence de Christ dans la vie du chrétien écarte les doutes et illumine notre existence, spécialement ces recoins qu'aucune explication humaine ne saurait pas éclaircir. Saint Grégoire de Nazianze nous exhorte: «Nous devrions avoir honte de ne pas faire le salut de la Paix que le Seigneur nous a laissé lorsqu'il allait partir de ce monde. La paix est un nom et une chose savoureuse en provenance de Dieu, d'après ce que l'Apôtre dit aux Philippiens: ‘La paix de Dieu’; et qu'elle vient de Dieu il le confirme lorsque il dit aux Éphésiens: ‘Il est notre paix’».

La résurrection de Christ donne leur sens à toutes les vicissitudes et à tous les sentiments, elle nous permet de récupérer le calme et de trouver la paix dans les ténèbres de notre vie. Les autres petites lumières que nous rencontrons ici-bas n'ont un sens qu'en cette Lumière.

«Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:44-45), comme il l'avait déjà fait avec les disciples d'Emmaüs. Le Seigneur veut aussi nous ouvrir l'intelligence des Écritures; il désire transformer notre pauvre coeur en un coeur aussi ardent que le sien, grâce à l'explication des Écritures et à la fraction du Pain, l'Eucharistie. En d'autres termes, la tâché du chrétien est de voir que le Seigneur veut transformer son histoire en histoire du salut.

 

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Publié le 17 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 20,11-18):

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

 

L’application

 

Une femme avec un amour exceptionnel se trombe pourtant dans son discernement et dans sa décision. Elle prend son Maître pour le gardien. Nous ne devons pas  nous inquiet sur notre discernement. Dieu qui nous aime, creuse au plus profond de notre cœur, découvrira notre amour et notre sincérité et Il nous aidera à retrouver le bon chemin.

Nous devons reconnaitre le mystère de choix du Seigneur d’élever une femme comme le premier témoin de la résurrection. Touché par une tristesse profonde, Jésus s’avance vers elle et Il transforme sa tristesse comme une joie. Si nous mettons notre confiance dans le Seigneur, Il est capable de tout transformer.

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 16 Avril 2017

Gospel text (Mt 28,8-15): 

The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples. Suddenly, Jesus met them on the way and said, «Peace». The women approached him, embraced his feet and worshiped him. But Jesus said to them, «Do not be afraid. Go and tell my brothers to set out for Galilee; there they will see me».

While the women were on their way, the guards returned to the city and some of them reported to the chief priests all that had happened. The chief priests met with the Jewish authorities and decided to give the soldiers a good sum of money, with this instruction, «Say that his disciples came by night while you were asleep, and stole the body of Jesus. If Pilate comes to know of this, we will satisfy him and keep you out of trouble». The soldiers accepted the money and did as they were told. This story has circulated among the Jews until this day.

«The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples»

Fr. Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Spain)

Today, the joy of resurrection has made brave messengers out of those women that went to Christ's tomb. The angel's announcement of the Master's resurrection filled their hearts with «great joy». And, immediately after, they “ran out”, to tell the news to the Apostles. They simply could not stand idle, their hearts bursting should they not let the disciples know about the great news. Paul's words resound in our souls: «For the love of Christ constrains us» (2Cor 5:14).

Jesus contrives to a “chance meeting” with Mary of Magdala and the other Mary —this is how Christ rewards their courage to look for him early in the morning—, and He does it too with all men and women of this world. Not only, because of his Incarnation, He has, in a certain way, become a man too.

Women's reactions before the Lord express the deepest attitudes of human beings before He who is our Creator and Redeemer: submission —«embraced his feet» (Mt 28:9)— and worship. What a lesson for all of us regarding what our attitude ought to be always before Christ in the Eucharist! 

«Do not be afraid» (Mt 28:10), Jesus tells the pious women. Afraid of our Lord? Never, as He is the Love of loves! Afraid to lose him? Yes, because we are well aware of our feebleness. This is why we embrace his feet so strongly. As the Apostles in the stormy sea and as the disciples of Emaus when they beg him: Lord, do not leave us! 

And the Master sends the women to his disciples so they can see him too. This is also our task, and our divine mission, since the day of our baptism: to proclaim Christ all over the World «so that everybody may find Christ, so that Christ may join each one of us in our journey through life, with the power of the truth (...) contained in the mystery of Encarnation and Redemption, with the power of the love He irradiates» (John Paul II).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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