Publié le 4 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 8,31-42):

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui: «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres». Ils lui répliquèrent: «Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire: ‘Vous deviendrez libres’?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père».

Ils lui répliquèrent: «Notre père, c'est Abraham». Jésus leur dit: «Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père». Ils lui dirent: «Nous ne sommes pas des enfants illégitimes! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu». Jésus leur dit: «Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même; c'est lui qui m'a envoyé».

«Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez»

Abbé Givanildo dos SANTOS Ferreira
(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui le Seigneur dirige des mots durs aux Juifs. Non à n'importe quel Juif, mais, précisément, à ceux qui ont embrassé la foi : Jésus a dit "aux Juifs qu'ils avaient cru en Lui" (Jn 8,31). Sans doute, ce dialogue de Jésus reflète le commencement de ces difficultés causées par les chrétiens judaïsants à la première heure de l'Église.

Comme ils étaient des descendants d'Abraham selon le consanguinité, ces tels disciples de Jésus se considéraient comme supérieurs non seulement des foules qui vivaient loin de la foi, mais aussi supérieurs à n'importe quel disciple non juif participant de la même foi. Ils disaient : "Nous sommes descendance d'Abraham" (Jn 8,33); "notre père est Abraham" (v.e 39); "nous avons seulement un père, Dieu" (v.e 41). Bien que nous soyons disciples de Jésus, nous avons l'impression de ce que Jésus ne représentait rien pour ceux-ci, il n'augmentait rien, à celui qu'ils possédaient déjà. Mais c'est là que la grande erreur de tous se trouve. Les vrais enfants ne sont pas les descendants selon la consanguinité, mais les héritiers de la promesse, ou bien, ceux qui croient (cf. Émoussé 9,6-8). Sans la foi dans Jésus il n'est pas possible que quelqu'un atteint la promesse d'Abraham. Ainsi en étant, entre les disciples, "il n'y a pas de Juifs ou de Grecs il n'y a pas d'esclave ou libre; il n'y a pas d'homme ou de femme", parce que tous sont frères par le baptême (cf. Gal 3,27-28).

Ne nous permettons pas nous séduire par un orgueil spirituel. Les judaïsants considéraient les autres chrétiens supérieurs. Il n'est pas nécessaire de parler, ici, des frères séparés. Mais pensons à nous mêmes. Combien de fois quelques catholiques se considèrent meilleurs que les autres catholiques parce qu'ils suivent ce ou ce mouvement là, parce qu'ils observent celle ou cette discipline celle-là, parce que ils obéissent à ce ou à cet usage liturgique là. Les uns, parce qu'ils sont riches; les autres, parce qu'ils ont plus étudié. Les uns, parce qu'ils occupent des charges importantes; les autres, parce qu'ils viennent de familles nobles. "Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien… Dieu guide son Église, la soutient toujours aussi et surtout dans les moments difficiles" (Benoît XVI).

«Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui alors qu'il manque peu de jours pour entrer dans la Semaine Sainte, le Seigneur nous demande de lutter pour vivre des choses très concrètes, petites mais parfois difficiles. Nous les expliquerons peu à peu, mais il s'agit essentiellement d'être fidèle à sa parole. Qu'il est important de toujours rapporter notre vie à l'Évangile! Demandons-nous: que ferait Jésus dans la situation où je me trouve? Comment traiterait-il cette personne qui ne me revient pas? Quelle serait sa réaction en cette circonstance? Selon saint Paul, le chrétien doit être “un autre Christ”: «Je vis, mais non pas moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2,20). Le reflet du Seigneur dans ma vie quotidienne, comment est-il? Suis-je son miroir?

Le Seigneur nous garantit que si nous persévérons dans sa parole, nous connaîtrons la vérité et que la vérité nous rendra libres (cf. Jn 8,32). Dire la vérité n'est pas toujours facile. Que de fois nous échappent de petits mensonges, que de fois nous cachons quelque chose ou nous “faisons les sourds”! Dieu, nous ne pouvons pas le tromper. Il nous voit, il nous contemple, il nous aime et nous suit pas à pas chaque jour. Le huitième commandement nous enseigne que nous ne pouvons pas faire de faux témoignages, ni dire de mensonges, aussi petits soient-ils, même s'ils nous paraissent insignifiants. Pas même de “pieux” mensonges. «Que votre ‘oui’ soit ‘oui’ et votre ‘non’, ‘non’» (Mt 5,37), nous dit Jésus ailleurs. La liberté, cette tendance au bien, est très liée à la vérité. Parfois, nous ne sommes pas suffisamment libres parce que dans notre vie il y a comme un double fond, nous ne sommes pas transparents. Nous devons être clairs et nets. Le péché de mensonge nous rend esclave.

«Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez» (Jn 8,42), dit le Seigneur. Comment se concrétise notre désir quotidien de connaître le Maître? Avec quelle dévotion lisons-nous l'Évangile, même si nous disposons de peu de temps? Quelle empreinte laisse-t-il dans ma vie, dans ma journée? Pourrait-on dire, en me voyant, que je lis la vie du Christ?

 

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Publié le 3 Avril 2017

Gospel text (Jn 8,21-30):

Jesus said to the Pharisees, «I am going away, and though you look for me, you will die in your sin. Where I am going you cannot come». The Jews wondered, «Why does he say that we can't come where he is going? Will he kill him­self?». But Jesus said, «You are from below and I am from above; you are of this world and I am not of this world. That is why I told you that you will die in your sins. And you shall die in your sins unless you believe that I am He».

They asked him, «Who are you?»; and Jesus said, «Just what I have told you from the beginning. I have much to say about you and much to condemn; but the One who sent me is truthful and everything I learned from him, I proclaim to the world». They didn't understand that Jesus was speaking to them about the Father. So Jesus said, «When you have lifted up the Son of Man, then you will know that I am He and that I do nothing of my­self, but I say just what the Father taught me. He who sent me is with me and has not left me alone; because I always do what pleases him». As Jesus spoke like this, many believed in him.

«When you have lifted up the Son of Man, then you will know that I am He»

Fr. Josep Mª MANRESA Lamarca
(Valldoreix, Barcelona, Spain)

Today, the fifth Tuesday of Lent, only one week away from the contemplation of our Lord's Passion, He invites us to look at him in anticipation while redeeming us from the Cross: «Our High Priest is Christ Jesus, his precious body is our sacrifice that He immolated on the altar of the Cross for the salvation of all people» (Saint John Fisher).

«When you have lifted up the Son of Man» (Jn 8:28). The Crucified Christ, indeed,—“lifted up” Christ!— is the great and definite sign of the Father's love towards the fallen Humankind. His open arms, stretched out between Heaven and Earth, outline the indelible sign of His friendship with us, men. By seeing Him like this, lifted up before our sinful glance, we shall realize that He is (cf. Jn 8:28), and then, as those Jews that were listening to him, we shall also believe in Him.

Only the friendship of He, who is fully acquainted with the Cross, may provide us with the needed connaturality to get us into the Redemptor's heart. Pretending the Gospel without the Cross, bare of any Christian sense of mortification, or infected by the pagan and naturalist ambiance which unables us to understand the redeeming suffering values, would place us in the terrible conjuncture of having to hear from Christ's lips: —After all, why should I go on speaking to you?

That our serene and contemplative look of the Cross, be a question to the Crucified, whereby, wordless and noiseless, we tell him: «Who are you?» (Jn 8:25). And He will answer that He is «the way, the truth, and the life» (Jn 14:6), the Stock, which we, poor vine shoots, if not united to, will not be able to bear any fruit, because only him has words of eternal life. And thus, if we do not believe that He is, we shall die by our sins. However, we shall live, despite everything, and we shall already live in this world a Heavenly life, if we take from Him the joyous certitude that the Father is with us, that He will never leave us alone. Thus, we shall imitate the Son by doing always that which pleases the Father.

 

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Publié le 3 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 8,21-30):

Jésus leur dit encore: «Je m'en vais; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller». Les Juifs disaient: «Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit: ‘Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller’?». Il leur répondit: «Vous, vous êtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés».

Ils lui demandaient: «Qui es-tu donc?». Jésus leur répondit: «Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde». Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara: «Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît». Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis»

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca
(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, cinquième mardi du Carême, à une semaine de la contemplation de la Passion du Seigneur, Celui-ci nous invite à le regarder lorsqu'Il nous rachète et nous libère d'abord sur la Croix: «Jésus Christ est notre pontife, son corps précieux est notre sacrifice qu'il a immolé sur l'autel de la Croix pour le salut de tous les hommes» (Saint John Fisher).

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme...» (Jn 8,28). En effet, le Christ Crucifié —le Christ “élevé”!— c'est le signe grand et définitif de l'amour du Père pour l'Humanité abattue. Ses bras ouverts entre le ciel et la terre, tracent le signe indélébile de son amitié avec nous, les hommes. En le voyant, ainsi, élevé devant notre regard pécheur, nous comprendrons que Lui, il est (cf. Jn 8,28). Et alors, comme ces juifs qui l'écoutaient, nous aussi croirons en Lui.

Seule l'amitié de celui qui est familiarisé avec la Croix peut nous rendre connaturel l'approfondissement du Cœur du Rédempteur. Prétendre à un Évangile sans Croix, dépourvu du sentiment chrétien de la mortification, ou contaminé par le milieu païen et naturaliste qui nous empêche de comprendre la valeur rédemptrice de la souffrance, nous placerait devant la terrible éventualité d'entendre des lèvres du Christ: «Après tout, pourquoi continuer à nous parler?».

Que notre regard vers la Croix, regard détendu et contemplative, soit une question adressée au Crucifié. Sans bruit de paroles, nous pouvons lui demander: «Qui es-tu donc?» (Jn 8,25). Il nous répondra «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6), la Vigne, sans laquelle, nous, pauvres sarments, ne pouvons donner de fruits, car Lui seul a les paroles de vie éternelle. Si nous ne croyons pas que Lui, il est, nous mourrons dans nos péchés. Mais nous vivrons, et vivrons déjà sur cette terre la vie du ciel, si nous apprenons de Lui la joyeuse certitude que le Père est parmi nous, et qu'Il ne nous abandonne pas. C'est ainsi que nous imiterons le Fils en faisant toujours ce qui plait au Père.

 

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Publié le 3 Avril 2017

Gospel text (Jn 8,1-11):

Jesus went to the Mount of Olives. At daybreak Jesus appeared in the Temple again. All the people came to him, and he sat down and began to teach them.

Then the teachers of the Law and the Pharisees brought in a woman who had been caught in the act of adultery. They made her stand in front of everyone. «Master», they said, «this woman has been caught in the act of adultery. Now the Law of Moses orders that such women be stoned to death; but you, what do you say?». They said this to test Jesus, in order to have some charge against him. Jesus bent down and started writing on the ground with his finger. And as they continued to ask him, He straightened up and said to them, «Let anyone among you who has no sin be the first to throw a stone at her». And He bent down again, writing on the ground.

As a result of these words, they went away, one by one, starting with the elders, and Jesus was left alone with the woman standing before him. Then Jesus stood up and said to her, «Woman, where are they? Has no one condemned you?». She replied, «No one». And Jesus said, «Neither do I condemn you; go away and don't sin again».

 

The applications

 

Today’s readings bring before us two women judged differently by applying the same law of Moses. These readings do help us to understand the world look at these people and how God see the victims. In all these what is marvellous is that the crowd is called to look into its own conscience and happily they responded positively to this call for justice. God is just not only towards the victims, but also towards another kind of victims (the people), who are led wrongly by the same people who are called to teach them the love and mercy of God.

I would thus invite you all to look in to these readings in three ways. The first is the way the people look at the victims and get converted by the divine intervention. The second way is, the way the victims (women) are looked by the crowd and saved by God and the third way is, the manner God looks the victims both women and the crowd. We can be a participative element in all the three ways of looking these stories and learn to look the world in a different way and be internally a transformed person, who learns to act divinely.

Have a wonderful day.

«Go away and don't sin again»

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Spain)

Today, we are given to see in the Gospel the merciful face of Jesus. God is love, and Love that forgives, Love that takes pity on our failings, Love that saves. The teachers of the law and the Pharisees «brought in a woman who had been caught in the act of adultery» (Jn 8:4) and they asked the Lord: «But you, what do you say?» (Jn 8:5). They ware not as much interested in following Jesus' teachings as they ware in accusing him of going against the Mosaic Law. But the Master takes advantage of this occasion to manifest that He has come to seek the sinners, to straighten out the fallen, to call them to conversion and to penance. And this is for us the message for Lent, inasmuch as we are all sinners and we all need God's saving grace.

Today, it is said that the sense of sin has been stifled. There are many who do not know what is good or bad, nor why. It is like saying —in a positive way— that the sense of Love for God has been quenched: of God's Love for us, and the reciprocity this Love exacts from us. He who loves does not offend. He, who recognizes being loved and forgiven, renders love for Love: «They asked the Friend which was the source of love. He answered, the one where the Beloved has cleansed our faults» (Raymond Llull).

This is why, the sense of conversion and penance during Lent is to confront us face-to-face with God, to look straight into the eyes of God in the Cross, to personally go and confess our sins to Him by way of the sacrament of Penance. And, Jesus will tell us, as He did with the woman in the Gospel: «Neither do I condemn you… go away and don't sin again» (Jn 8:11). God forgives, and, on our side, this entails a demand, a commitment: Do not sin again!


Mary, haven of sinners, pray for us!

 

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Publié le 2 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Jn 8,1-11):

Jésus s'était rendu au mont des Oliviers; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à Lui, il s'assit et se mit à enseigner.

Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus: «Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu?». Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, Il se redressa et leur dit: «Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre». Et Il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.

Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et Lui demanda: «Femme, où sont-ils donc? Alors, personne ne t'a condamnée?». Elle répondit: «Personne, Seigneur». Et Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus».

 

L’application

 

Nous pouvons regarder cet évangile en deux manières. Premièrement la manière donc Jésus regarde une personne et deuxièmement la manière donc le monde regarde l’homme. Deux regards totalement différents car la source de ces regards sont dans l’extrémité.

Je ne veux pas dire que le monde est mauvais, pourtant il n’est pas miséricordieux. Il applique la justice vigoureusement en oubliant le pardon et la miséricorde peuvent aider la personne à grandir mieux que la justice.  

Il faut regarder la finalité de l’acte et la différence de l’application. La société souhaite la stabilité et le calme, et elle veut éliminer tout ce qui l’empêche. Alors Dieu veut transformer tout et tous pour que le monde retrouve la paix et l’amour. Très souvent le monde emploi la violence comme le moyen, alors, Jésus emploi le dialogue et pardon comme le moyen.

Le monde qui juge est jugé par la même manière qu’il a jugé cette femme et il est invité à regarder sa propre conscience avant l’exécution de sa décision. La femme qui cherche le pardon et la miséricorde voit en Jésus le Seigneur de miséricorde et le pardon.

Pour l’application de cet évangile, il faut choisir notre finalité, la ressource de nos actes, et avoir le courage pour les appliquer dans notre vie quotidienne.

 

 

«Va, et désormais ne pèche plus»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons dans l'Évangile le visage miséricordieux de Jésus. Dieu est Amour, Amour qui pardonne, Amour qui souffre pour nos faiblesses, Amour qui sauve. Les docteurs de la Loi de Moïse et les pharisiens «lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère» (Jn 8,4) et ils demandent au Seigneur: «Et toi, qu'en dis-tu?» (Jn 8,5). Ce qu'ils veulent, ce n'est pas tant suivre l'enseignement de Jésus que de pouvoir l'accuser d'aller contre la Loi de Moïse. Mais le Maître en profite pour manifester qu'Il est venu chercher les pécheurs, relever ceux qui sont tombés, les appeler à la conversion et à la pénitence. C'est là, pour nous, le message du Carême, puisque nous sommes tous pécheurs et avons tous besoin de la grâce salvifique de Dieu.

L'on dit que de nos jours le sens du péché s'est perdu. Beaucoup ne savent plus ce qui est bien ou mal, ni pourquoi. Cela revient à dire —de manière positive— qu'on a perdu le sens de l'Amour a Dieu: de l'Amour de Dieu pour nous, et —de notre part— de la correspondance que cet Amour requiert. Celui qui aime n'offense pas. Celui qui se sait aimé et pardonné rend amour pour Amour: «L'on demanda à l'Ami quelle est la source de l'amour. Il répondit: celle où l'Aimé nous a lavé de nos fautes» (Raymond Llull).

C'est pourquoi le sens de la conversion et de la pénitence propres au Carême est de nous placer devant Dieu, de regarder dans les yeux le Seigneur sur la Croix, d'accourir pour Lui manifester personnellement nos péchés dans le sacrement de la Pénitence. Et Jésus nous dira, comme à la femme de l'Évangile: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus» (Jn 8,11). Dieu pardonne, et cela suppose pour nous une exigence, un engagement: Ne pèches plus!.

 

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Publié le 2 Avril 2017

Mon Homélie 

 

La fête de Pâques nous approche et quarante jours de préparation vont se terminer dans quels que jours.  Que pouvons-nous apprendre de cet évangile ? Cet évangile nous fait apprendre deux choses importantes : Jésus est la résurrection et la Vie, et le deuxième la foi de Marie et Marthe. Comme d’habitude je vous invite à prendre un des personnages de ce récit pour que cet évangile soit  d’une aide  à nous ouvrir de notre enfermement personnel et de nos tombeaux social.  

Les disciples

Regardons les disciples et en particulier le comportement de Thomas.  Ils suivent le Seigneur fidèlement sans rien comprendre. Comme les disciples d’Emmaüs,  la sécheresse intérieure peut nous conduire en dehors de la ville ou elle peut nous forcer de nous enfermer en nous-mêmes.  Dans ce moment de sécheresse, nous devons d’être avec le Seigneur.   

Jésus s’adresse à ses disciples alors ouvertement. "A cause de vous, pour que vous croyiez." Ils sont impliqués dans la démarche de Jésus. Ils doivent en découvrir la raison. Ils doivent adhérer à sa volonté dans la foi. Ils doivent croire. Il faut croire.

Marthe et Marie

Si Marthe représente l’action, Marie représente la contemplation.  C’est Marthe qui prend l’initiative et elle a besoin de parler et de discuter avec le Seigneur. Pour Marie, elle n’en a pas besoin. Elle se jette à ses pieds avec une interrogation très personnelle mais profonde est sa foi, « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Dans son silence Seigneur participer à sa douleur et il pleure. Jean nous présente le visage humain de Jésus. Jésus participe à nos souffrances  et à nos peines. Même s’Il a pris son temps, Il est là avec elles. Il est avec nous.  Nous devons l’imiter. Comme lui, nous devons participer aux souffrances des nos frères et sœurs.

Lazare

Il représente notre enfermement humain qui cherche la liberté. La réponse du Seigneur est simple,  « Déliez-le, et laissez-le aller. » Il est venu pour nous libérer,  pour nous rendre la lumière. Il est notre Lumière.  La résurrection de Lazare est entourée d’une grande tendresse, d’amitié et de cordialité. "Celui que tu aimes", est-il dit à Jésus. Jésus nous aime. Chaque jour Il crie vers nous, « Lazare, viens dehors ! ». Nous devons nous sortir de notre égoïsme, d’individualisme, et d’arrogance.

La semaine dernière nous avons cherché l’identité de Jésus. Qui est-il pour moi ? D’une certaine façon, l’Incarnation devient tangible et prend tout son sens. Il est l’ami, l’homme qui pleure, en même temps qu’il est la Résurrection et la vie, parce que Dieu est amour ! Je crois Seigneur, Tu es notre résurrection.

Comme Saint Grégoire de Nazianze   nous pouvons prier ainsi, « Sur ta Parole trois parmi les morts sont vu la lumière : la fille du prince, l’enfant de la veuve et Lazare sorti du tombeau à demi décomposé. Fais que je sois le quatrième. »  Amen.

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Publié le 31 Mars 2017

Gospel text (Jn 7,40-53):

Many who had been listening to the words of Jesus began to say, «This is the Prophet». Others said, «This is the Christ». But some wondered, «Would the Christ come from Galilee? Doesn't Scripture say that the Christ is a descendant of David and from Bethlehem, the city of David?».

The crowd was divided over him. Some wanted to arrest him, but no one laid hands on him. The officers of the Temple went back to the chief priests who asked them, «Why didn't you bring him?». The officers answered, «No one ever spoke like this man». The Pharisees then said, «So you, too, have been led astray! Have any of the rulers or any of the Pharisees believed in him? Only these cursed people, who have no knowledge of the Law!».

Yet one of them, Nicodemus, who had gone to Jesus earlier, spoke out, «Does our law condemn people without first hearing them and knowing the facts?». They replied, «Do you, too, come from Galilee? Look it up and see for yourself that no prophet is to come from Galilee».
And they all went home.

«No one ever spoke like this man»

Fr. Fernand ARÉVALO
(Bruxelles, Belgium)

Today, the Gospel presents the different reactions which the words of our Lord produced. John's text does not offer us any word from the Master, but it does mention the consequences of what He said. Some thought He was a prophet; others said «This is the Christ» (Jn 7:41).

Jesus Christ is truly a “sign that will be contradicted” as Simon had told Mary (cf. Lk 2:34). Those who listened to Jesus' words did not remain indifferent to them, to the point that, on this occasion, as in many others, «the crowd was divided over Him» (Jn 7:43). The reply of the officers who wanted to arrest the Lord centers the question and shows us the power of Christ's words: «No one ever spoke like this man» (Jn 7:46). It is like saying: His words are different; they are not empty boastful words, full of arrogance and falseness. He is “the Truth” and his way of speaking reflects this reality.

And if this happened amid his audience, his deeds provoked even more amazement and admiration; but also, criticism, gossip, hate... Jesus Christ spoke “the language of charity”: his deeds and his words showed the deep love He felt towards all men, especially those more in need of assistance.

Today as then, we Christians are —must be— “a sign of contradiction”, because we do not speak and behave like others do. By imitating and following Jesus Christ, we likewise must use “the language of charity and love”, a necessary language that, in fact, we can all understand. As the Holy Father, our Pope Benedict XVI, wrote in his encyclical Deus caritas est, «Love —caritas— will always prove necessary, even in the most just society (...). Whoever wants to eliminate love is preparing to eliminate man as such».

«No one ever spoke like this man»

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we can feel how, a few days before His Passion in Jerusalem, the atmosphere around our Lord becomes “strained”. Because of him a kind of controversial argument begins. It could not be otherwise: «Do you suppose that I came to give peace on earth? I tell you, not at all, but rather division» (Lk 12:51).

And it does not mean our Redeemer likes controversy and division, but rather that, before God, “half-baked ideas” are no good: «He who is not with me is against me, and he who does not gather with me, scatters» (Lk 11:23). It is inevitable! Before him one cannot take a neutral stand: either He exists or He does not exist; either He is my Lord, or He is not my Lord. «No one can serve two masters» (Mt 6:24).

John Paul II considered that before God one must choose. The simple faith our good God requests from us implies an option. We have to choose because He does not want to impose upon us: He came to Earth in a discreet manner; He died stunned, without making any ostentation of his divinity (Phil 2:6). This is what so wonderfully expresses Saint Thomas Aquinas in his Adoro Te devote: «On the cross was veiled Thy Godhead's splendor; but here (in the Eucharist) Thy manhood lies hidden too».

We have go to choose! God does not impose upon us; He offers himself to us. And it is up to us to decide for him or not. It is a personal matter each one —with the help of the Holy Spirit— has to solve by himself. Miracles are useless, if man's dispositions are not humility and simplicity. We can see the Jews divided before the same facts. And, this is because in love matters it is not possible to give a half-hearted, half way reply: Christian vocation implies radical response, so radical as the testimony of submission and obedience Christ gave in the Cross.

 

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Publié le 31 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Jn 7,40-53):

Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient: «C'est vraiment lui, le grand Prophète!». D'autres disaient: «C'est lui le Messie!». Mais d'autres encore demandaient: «Est-ce que le Messie peut venir de Galilée? L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David!».

C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet. Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent: «Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené?». Les gardes répondirent: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!». Les pharisiens leur répliquèrent: «Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits!».

Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus; il leur dit: «Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait?». Ils lui répondirent: «Alors, toi aussi, tu es de Galilée? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée!». Puis ils rentrèrent chacun chez soi.

«Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!»

Abbé Fernand ARÉVALO
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente les différentes réactions qui produisaient les paroles de notre Seigneur. Ce texte dans l'Évangile de Jean ne nous propose aucune parole de Jésus, mais nous parle au contraire des conséquences de ce qu'Il disait. Certains pensaient qu'Il était prophète, d'autres disaient «C'est lui le Messie!» (Jn 7,41).

En vérité Jésus est le signe de la contradiction que Siméon avait annoncé à Marie (cf. Lc 2,34). Jésus ne laisse pas indifférents ceux qui l'entendaient, au point qu'à cette occasion comme dans beaucoup d'autres «c'est ainsi que la foule se divisa à son sujet» (Jn 7,43). La réponse des gardes qui prétendaient le détenir, encadre nettement la question et nous montre la force des paroles du Christ: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme» (Jn 7,46). Ce qui veut dire: ses paroles sont différentes, ce ne sont pas des paroles creuses, remplies d'orgueil et de mensonges. Il est la “Vérité” et sa façon de parler reflète cela.

Et si cela se produisait chez ses auditeurs, avec plus grande raison ses œuvres provoquaient l'étonnement, l'admiration ainsi que la critique, les bavardages, la haine… Jésus parlait le “langage de la charité”, ses œuvres et ses paroles manifestaient l'amour profond qu'Il avait pour tous les hommes, surtout ceux qui étaient le plus dans le besoin.

Aujourd'hui comme au temps du Christ, nous les chrétiens sommes —ou nous devons être— “signe de discorde”, car nous ne devons pas parler et agir comme les autres. En imitant et suivant le Christ, nous devons, nous aussi employer le “langage de la charité et de l'amour”, un langage universel que tous les hommes sont capables de comprendre. Comme le dit le Pape Benoît XVI dans son encyclique Deus caritas est, «L'amour —caritas— sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste (…). Celui qui veut s'affranchir de l'amour se prépare à s'affranchir de l'homme en tant qu'homme».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 31 Mars 2017

Gospel text (Jn 7,1-2.10.14.25-30): 

Jesus went around Galilee; He would not go about in Judea because the Jews wanted to kill him. Now the Jewish feast of the Tents was at hand. But after his brothers had gone to the festival, He also went up, not publicly but in secret. 

Some of the people of Jerusalem said, «Is this not the man they want to kill? And here He is speaking freely, and they don't say a word to him? Can it be that the rulers know that this is really the Christ? Yet we know where this man comes from; but when the Christ appears, no one will know where he comes from». So Jesus announced in a loud voice in the Temple court where He was teaching, «You say that you know me and know where I come from! I have not come of myself; I was sent by the One who is true, and you don't know him. I know him for I come from him and he sent me». They would have arrested him, but no one laid hands on him because his time had not yet come.

«His time had not yet come»

Fr. Matthew J. ALBRIGHT 
(Andover, Ohio, United States)

Today’s Gospel allows us to contemplate the confusion that arose over the identity and mission of Jesus Christ. As the people come face to face with Jesus, there are misunderstandings and presumptions about who He is, how He will or will not fulfill the Old Testament prophecies and what He will accomplish. Assumptions and judgments lead to frustration and anger. So it is in every age: confusion over faith in Christ and Church teaching sparks controversy and religious disintegration. The flock is scattered if the sheep do not know their shepherd. 

The people say: «We know where this man comes from; but when the Christ appears, no one will know where He comes from» (Jn 7:27) and conclude that Jesus cannot be the Messiah because He does not fit the description of “Messiah” that they have been taught. On the other hand, they know that the Chief Priests want Him dead but can see that He is walking about freely without being arrested, so that wonder «Can it be that the rulers know that this is really the Christ?» (Jn 7:26). 

Jesus cuts through the confusion by identifying Himself as “sent by the One who is true” (cf. Jn 7:28). He is in charge of the situation, as He is portrayed by John, and no one touches Him because the time has not yet come for Him to fully reveal His identity and mission. Jesus defies expectations by showing Himself to be, not a conquering leader overthrowing Roman oppression but the Suffering Servant of Isaiah.

Pope Francis wrote in “Evangelii Gaudium”: «The joy of the gospel fills the hearts and lives of all who encounter Jesus». It is critical that we help everyone we meet to get beyond presumptions and judgments about who Jesus is and what the Church is and facilitate for them an encounter with Jesus. When a person comes to know who Jesus really is, joy and peace abound.
 

«His time had not yet come»

+ Fr. Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Spain)

Today, evangelist John tells us that Jesus' time «had not yet come» (Jn 7:30). He is referring to the hour of the Cross, to the precise and precious time of his submission for the sins of the entire Humankind. His time has not yet come, but it is getting very close. It will be Good Friday when our Lord will bring to its end his Celestial Father's will, while feeling —as Cardinal Wojtyla wrote— all «the burden of that hour, when the Servant of Yahweh must accomplish Isaiah's prophecy, by pronouncing his “Yes”».

Christ —in his continuous priestly longing— spoke many times about this definite and determining hour (Mt 26:45; Mk 14:35; Lk 22:53; Jn 7:30; 12:27; 17:1). The Lord's life will be completely dominated by the supreme hour and He will long for it with all his heart: «But, there is a baptism with which I must be baptized, and how great is my anguish until it is accomplished» (Lk 12:50). And «before the feast of Passover, Jesus knew that his hour had come to pass from this world to the Father. He loved his own in the world and he loved them to the end» (Jn 13:1). That Friday, our Redeemer shall hand over into the Father's hands his spirit and, as of that moment, his mission already completed shall become the mission of the Church and of all its members, pushed by the Holy Spirit.

After Gethsemane, after his death on the Cross and his Resurrection, the life initiated by Jesus «underlies all history» (Catechism of the Church, n. 1165). Life, work, prayer, Christ's submission is being now made present in his Church: it is also the hour of the Lord's Body; his hour becomes our hour, the time to join him in the prayer of Gethsemane, «always awake —as Pascal asserted— by his side, in his agony, till the end of time». It is the hour to act as living members of Christ. This is why «The prayer of the Hour of Jesus always remains his own, just as his Passion “once for all” remains ever present in the liturgy of his Church» (Catechism of the Church, n. 2746).

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Publié le 31 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Jn 7,1-2.10.14.25-30):

La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: «N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie?. Cependant celui-ci, nous savons d'où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est». Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: «Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue».

 

L’application

 

Jésus ne réagit pas, Il agit. Tant que son heure n’arrive pas, Il ne bougera pas. Pourtant le monde qui vit dans l’ignorance, pense qu’il a déjà décodé la pensé divine. Le monde aimerait juger tout et tous, même s’il est ignorant.  

Que devons-nous faire devant un monde qui nous juge ? Simplement soyons fidèle au Seigneur et à son commandement d’amour. Il faut pardonner ce monde et l’aimer. Dieu a tant aimé le monde qu’Il a envoyé son Fils, nous dit saint Jean. Comment pouvons-nous détester ce monde que Dieu s’aime ?

Jésus nous démontre l’union de la Trinité et Il nous invite à vivre cette Trinité en nous, dans notre diversité et union.

«Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue»

Abbé Matthew J. ALBRIGHT
(Andover, Ohio, Etats-Unis)

Aujourd'hui, l'Évangile nous permet de contempler la confusion qui a surgi sur l'identité et la mission de Jésus-Christ. Quand les gens sont mis en face à face devant Jésus, il y a des malentendus et des présomptions à propos de qui est- Il, comment ils s'accomplissent dans Lui ou non les prophéties de l'Ancien Testament et sur ce qu'Il réalisera. Les suppositions et les préjugés conduisent à la frustration et à la colère. Cela a été toujours ainsi: la confusion autour de Christ et de l'enseignement de l'Église éveille une controverse et une division religieuse. Le troupeau se disperse si les brebis ne reconnaissent pas son berger!

Les gens disent : "Celui-ci nous savons d'où il est, alors que, quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est" (Jn 7,27), et ils concluent que Jésus ne peut pas être le Messie parce qu'Il ne répond pas à l'image du "Messie" dans laquelle ils avaient été instruits. Par ailleurs, ils savent que les Princes des Prêtres veulent le tuer, mais en même temps ils voient qu'Il se meut librement sans être arrêté. De façon à ce qu'ils se demandent si peut-être les autorités "auront vraiment reconnu que c'est le Christ" (Jn 7,26).

Jésus coupe la confusion en s'identifiant Lui même comme l'envoyé par celui qui est "véridique" (cf. Jn 7,28). Christ comprend la situation, tel que Jean le décrit, et personne ne mit la main sur Lui parce qu'il ne lui est pas encore arrivé, l'heure de révéler pleinement son identité et mission. Jésus défie les attentes après s'être montré, non comme un leader conquérant pour démolir l'oppression romaine, mais comme le "Serf Patient" d'Isaïe.

Le Pape François a écrit : "La joie de l'Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui se trouvent avec Jésus". Il est urgent que nous aidions chacun à aller au-delà des suppositions et des préjugés sur qui c'est Jésus et ce qui est l'Église, et à la fois leur faciliter la rencontre avec Jésus. Quand une personne arrive à savoir qui est réellement Jésus, alors la joie et la paix abondent.

 

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