Publié le 19 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 1,16.18-21.24a):

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret.

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse.

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse»

+ Mgr. Ramon MALLA i Call Evêque Emérite de Lérida
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Église célèbre la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. C'est comme une parenthèse dans l'austérité du Carême. Mais dans la joie de cette fête, rien ne nous empêche de pouvoir continuer à avancer dans le chemin de la conversion, propre des jours du Carême.

Joseph est bien celui qui, élevant son regard, s'efforce pour s'adapter au plan de Dieu. Et Joseph est bien aussi celui qui, regardant les autres, essaie toujours d'interpréter dans le bon sens toutes leurs actions afin de sauvegarder leur bonne renommée. C'est dans ces deux aspects de la bonté que Saint Joseph nous apparaît dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Sur chacun de nous Dieu a un plan d'amour, car «Dieu est amour» (1Jn 4,8). Mais les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne sachions pas le découvrir. Et, en bonne logique, nous nous plaignons et nous refusons les croix que le Seigneur nous tend.

Il a dû être difficile pour Saint Joseph de voir que Marie «avant qu'ils aient habité ensemble, fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint» (Mt 1,18). Il avait décidé de la répudier, mais «en secret» (Mt 1,19). Mais, en même temps, «lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe» (Mt 1,20), lui dévoilant qu'il devait devenir le père légal de l'Enfant, il accepta immédiatement «et il prit chez lui son épouse» (Mt 1,24).

Le Carême est une bonne occasion pour découvrir ce que Dieu attend de nous, et renforcer notre désir de le mener à bien. Demandons au bon Dieu, comme nous le dirons dans la collecte de la Messe, «que les mérites de l'Époux de votre très sainte Mère soient notre secours, nous vous en prions, Seigneur». Qu'Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion tout en imitant Saint Joseph dans l'acceptation de la volonté de Dieu et l'exercice de la charité envers notre prochain. Et, en même temps, rappelons-nous que «toute la sainte Église est débitrice avec la Mère Vierge, car c'est à travers Elle que l'Église a reçu le Christ, mais, ensuite, Saint Joseph est celui qui mérite le plus notre remerciement et notre révérence» (Saint Bernardin de Sienne).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Mars 2017

Homily

 

"The Lord, is He in the midst of us" was the cry of the people. Each time we are tested, or in difficulty, we put the Lord and his providence into question. Since our memory is very short that we forget all the wonder that the Lord has done for us. Yet God in His mercy and generosity forgets the quarrel that we have with the Lord and brings peace and resolution to the people, a people He loves. The prophets and the elders constantly recalled this divine fidelity by placing before God their supplications in the name of this unfaithful people. God again and again demonstrates his love and faithfulness.

It is not the people who chose their God, but that God of mercy who has chosen this people and made them a great people, a great nation, as He promised to His servant Abraham. He continues to seek this people, the lost sheep. In today’s gospel we are given this divine encounter with a Samaritan woman next to a well, well of Jacob. Very often in the Old Testament, this meeting around a well ends with a plan of marriage, an alliance. What is this project that Jean proposes to us in this meeting?

If we look at the titles attributed to the Lord, we can easily recognize the divine plan in this encounter. John presents Jesus as a weary Jew, tiered of walking, so tired that he sends his disciple to buy something to eat. Jesus is presented as a Jew (of 9) becomes a Lord (11,15,19). This Lord gradually becomes a man, then Christ (25, 29) at the end Rabbi (31) and the saviour of the world (42). These titles show us the revelation of the person, a true Christology, in which man discovers little by little Christ, the Saviour of the world. The gospel reveals the identity of Jesus to this Samaritan women. The one who is thirst is the same person who will quench her inner thirst, not only personal liberation and peace, but also the thirst for the real God, real adoration, the true adoration that God likes.   

We must not forget the vocabularies or the verbs that are repeated several times. The word 'give, gift' repeats 7 times and the word 'water' repeats 7 times. The living water is given, to save the world. Jesus is the giver.  The girl who was thirsty for this Living Water is satisfied with a new life, a life of faith in Jesus Christ. Through this woman, and with her, a project of conversion, well prepared and executed by God, where Christ will make an alliance with this people in her, the people who believed in her, a sinful woman. She is someone special in the eyes of the Lord.  We see very clearly the revelation of the Lord, a very special revelation, "I am" which has never did to anyone, not even to his disciples. All the Christological revelations were done by the Holy Spirit and the Father. Here Jesus himself will affirm that He is the CHRIST that she searches internally.

The woman who represents all of Samaria will worship Christ in Jesus, in the Spirit and in the Truth. Christ, greater than others, (like Abraham, Isaac, and Jacob) will become the true Temple, which deserves adoration. By his presence He will overflow the water, the living water, by which the man who drinks this Living Water will never again be thirsty.

The hour has come to reap, a moment of joy. There is joy, for there is a leaven to reap. And the fruit of this meeting is the conversion of the people of Samaria. They say and proclaim clearly their profession of faith, "we believe." Thus we see a project emerging in this encounter, a project of marriage, an alliance that Jesus made with this people. It was necessary for Jesus to go through Samaria, an obligation for the salvation of this people.

Jesus was 'thirsty', and still is thirsty for our conversion and reconciliation. This redemptive desire of Jesus who is "thirsty" is, today "thirsty" for our faith. May the Lord bless you, Amen.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Mars 2017

Homélie

 

Nous sommes déjà dans le troisième dimanche de carême. L’Eglise nous propose une méditation sur un dialogue entre Jésus et une samaritaine et je vous propose ‘Ouvrons nos cœurs à la source de la vie » comme le thème pour ce dimanche. Je veux bien  partager certains points qui me semblent intéressants pour nous.

Le dialogue commence avec l’étonnement de la part de cette samaritaine qui s’interroge sur l’identité de cet homme, qui provoque et prend l’initiative pour une conversation. Elle le trouve en peu bizarre, pourtant elle s’ouvre et  laisse l’esprit travailler en elle. Même si elle l’a pris comme un magicien qui est capable de lui donner l’eau afin qu’elle n’ait plus soif, grâce à Jésus,  elle découvre en Jésus, un prophète.  Au pinacle de ce dialogue  elle a dit « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? »

Pourquoi Jésus a fait un choix pour cette femme ? Qui est cette femme et pourquoi elle sort à midi pour puiser l’eau, car les femmes ne sortent pas le midi pour puiser l’eau. Si elle sort à midi, elle évite une société qui se moque d’elle. Elle a soif pour une liberté personnelle, une tranquillité profonde, car l’eau profonde en elle est troublée et elle a une soif de plénitude, de vie éternelle, pour le vrai Dieu et cette soif qui est totalement invisible pour les autres, mais elle n’est visible que pour Jésus, et voilà pourquoi il a choisi cette femme pour évangéliser les samaritains.  

Elle est entrée dans ce dialogue comme une femme intouchable, rejetée par la société, seule dans sa solitude, après avoir bu l’eau vive, elle est totalement transformée, elle est celle  qui invite les autres à cette rencontre avec Jésus. Elle va vers une société qui l’avait rejetée, et elle a bien réussi, car comme elle les samaritains ont aussi cru en Jésus.

Alors, sortons nous aussi vers le Seigneur puiser cette eau, où Dieu nous attend, comme un père qui attend  ses enfants. Ouvrons nos cœurs à la source de la vie, et laissons Dieu travailler en nous.  Carême est un moment où nous ressentons cet appel de Dieu à la conversion du Cœur. Ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur.   C’est là que Dieu nous attend, et nous demande à boire, pour nous donner l’eau vive. Que l’eau vive jaillisse en nous et invitons les uns et les autres aussi comme cette samaritaine, pour cette rencontre qui donne la vie éternelle.  

 

Ce dimanche 19 mars 2017

 

« Le Seigneur, est-Il au milieu de nous » était le crie du peuple, un peuple assoiffé. Chaque fois qu’on est éprouvé, ou en difficulté, nous mettons le Seigneur et sa providence en question. Pourtant Dieu dans sa miséricorde et dans sa générosité oublie la querelle et apporte la paix et la solution au peuple, un peuple qu’Il aime.  Les prophètes et les anciens ont sans cesse  se rappelaient cette fidélité divine  en se mettant devant Dieu leurs supplications, au nom de ce peuple infidèle.

Ce n’est pas le peuple qui a choisi son Dieu, mais ce Dieu de miséricorde qui a choisi ce peuple et Il l’a fait un grand peuple, une grande nation, comme Il a promis à son serviteur Abraham. Il continue à chercher ce peuple, sa brebis perdue. Voici nous est donnée cette rencontre divine avec une femme samaritaine à côté d’un puits, puits de Jacob. Très souvent dans l’ancien testament, cette rencontre autour d’un puits se termine avec un projet de mariage, une alliance. Quel est ce projet que Jean nous propose dans cette rencontre ?

Si nous  regardons les titres attribués au Seigneur, nous pouvons facilement reconnaitre le projet divin dans cette rencontre. Jean présente Jésus comme un juif fatigué, si fatigué qu’il envoie ses disciple pour qu’ils aillent acheter à quoi manger. Un juif (de 9) devient un Seigneur (11,15, 19). Ce Seigneur petit à petit devient un homme, puis le Christ (25, 29)  à la fin Rabbi (31) et saveur du monde (42). Ces titres nous démontre la révélation de la personne, une véritable  christologie, où l’homme découvre petit-à-petit le Christ, le Sauveur du monde. Il ne faut pas oublier les vocabulaires ou les verbes qui se répètent plusieurs reprises. Le verbe ‘donner, don’ se répète 7 fois et le mot ‘l’eau’ se répète 7 fois. L’eau vive est donnée, pour sauver le monde. La fille qui avait soif de cette l’Eau vive est rassasiée avec une nouvelle vie, une vie de foi en Jésus Christ. A travers cette femme, et avec elle un projet de conversion,  bien préparé et exécuté par Dieu où le Christ fera une alliance avec ce peuple en elle, qui a cru dans sa Parole et aussi dans sa ‘Personne’. Nous voyons très clairement la révélation du Seigneur, une révélation très spéciale, « Je le suis » qui n’a fait jamais, même pas à ses disciples.

La femme qui représente toute la Samarie, va adorer le Christ en Jésus, en Esprit et en Vérité. Christ, le plus grand que les autres, (comme Abraham, Isaac et Jacob,) deviendra le véritable Temple, qui mérite une adoration. Par sa présence Il va faire déborder l’eau, l’Eau vive’, par laquelle l’homme qui boira cette Eau vive, ne sera plus jamais soif.

L’heure est venue pour moissonner, un moment de joie. Il y a la joie, car il y a un fuit à moissonner. Et le fruit de cette rencontre est la conversion du peuple de Samarie. Ils disent et proclament clairement leur profession de foi, « nous croyons ». C’est ainsi nous constatons un projet s’émerge dans cette rencontre, un projet de mariage, une alliance que Jésus a fait avec ce peuple. Il a fallu que Jésus traverse Samarie, une obligation pour le salut de ce peuple.

Jésus avait ‘soif’, Ce désir rédempteur de Jésus qui a «soif» est, aujourd'hui "soif" de notre foi, de notre réponse de foi devant tant d'invitations du Carême à la conversion, au changement, à la réconciliation avec Dieu et avec nos frères, à nous préparer du mieux que nous pouvions pour recevoir une vie nouvelle de ressuscités en ce temps de Pâques qui approche. Que le Seigneur vous bénisse, Amen.


Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Mars 2017

Gospel text (Mt 21,33-43.45-46):

Jesus said to the chief priests and elders, «Listen to another example: There was a landowner who planted a vineyard. He put a fence around it, dug a hole for the winepress, built a watchtower, leased the vineyard to tenants and then went to a distant country. When harvest time came, the land­owner sent his servants to the tenants to collect his share of the harvest. But the ten­ants seized his servants, beat one, killed another and stoned another. Again the owner sent more servants, but they were treated in the same way. Finally, he sent his son, thinking: ‘They will respect my son’. But when the tenants saw the son, they thought: ‘This is the one who is to inherit the vineyard. Let us kill him and his inheritance will be ours’. So they seized him, threw him out of the vineyard and killed him. Now, what will the owner of the vineyard do with the tenants when he comes?».

They said to him, «He will bring those evil to an evil end, and lease the vineyard to others who will pay him in due time». And Jesus replied, «Have you never read what the Scriptures say?: ‘The stone which the build­ers rejected has become the keystone. This was the Lord's doing; and we marvel at it’. Therefore I say to you: the kingdom of heaven will be taken from you and given to a people who will yield a harvest».

When the chief priests and the Pharisees heard these parables, they realized that Jesus was referring to them. They would have arrested him, but they were afraid of the crowd who regarded him as a prophet.

«The stone which the build¬ers rejected has become the keystone»

Fr. Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Spain)

Today, Jesus, with the parable of the homicidal tenants, speaks about the betrayal of trust; He compares the vineyard to the people of Israel and the wine growers to the chiefs of the chosen people. Them, and in them, all of Abraham's descendants, have been entrusted with the kingdom of God, but they have embezzled the heritage: «Therefore I say to you: the kingdom of heaven will be taken from you and given to a people who will yield a harvest» (Mt 21:43).

At the beginning of Matthew's Gospel, the Good News seems to be addressed only to the people of Israel. Already in the Old Covenant, the chosen people, had the mission of announcing and bringing salvation to all other nations. But Israel has been unfaithful to its mission. Jesus, the intermediate of the New Covenant, will gather around him the twelve Apostles, a symbol of the “new” Israel, called to yield a harvest of fruits of eternal life and to announce their salvation to all the other peoples.

This new Israel is the Church, all the baptized. We have received in the person of Jesus and in his message, a most unique gift we must make bear fruit. We cannot resign ourselves to an individualist and shortsighted experience of our faith; we must transmit it and give it to anyone who may come close. Hence, we can derive that the first fruit is to live our faith in the warmth of our family, that of the Christian community. That will be easy, «for where two or three are gathered together in my name, there am I in the midst of them» (Mt 18:20).

But ours is an open Christian community, that is, basically missionary (second fruit). Because of the strength and beauty of the Resurrected “in the midst of us”, the community is appealing in all its gestures and acts, and each one of its members has the capacity to beget men and women to the new life of the Resurrected. And a third fruit, is for us to live with the conviction and certitude that we can find in the Gospel the solution to all our problems.

Let's live in the saint Fear of God, lest the Kingdom of Heaven be taken from us and given to others.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 21,33-43.45-46):

«Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: ‘Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage’. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?».

Ils lui répondirent: «Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte». Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: ‘La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle; c'est du Seigneur que cela est venu, et c'est un prodige à nos yeux?’. C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits».

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus, par la parabole des vignerons homicides, nous parle de l'infidélité; il compare Israël à la vigne et les chefs du peuple élu aux vignerons. C'est à eux et à toute la descendance d'Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l'héritage: «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» (Mt 21,43).

Au début de l'Évangile de Matthieu, la Bonne Nouvelle paraît adressée uniquement à Israël. Déjà dans l'Ancienne Alliance, le peuple élu a pour mission d'annoncer et de porter le salut à toutes les nations. Mais Israël n'a pas été fidèle à sa mission. Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à donner des fruits de vie éternelle et à annoncer à tous les peuples le salut.

Ce nouvel Israël, c'est l'Église, tous les baptisés. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vie individualiste et fermée à notre foi; il faut la communiquer et en faire don à chaque personne qui s'approche de nous. Il en découle que le premier fruit est que nous vivions notre foi dans la chaleur de notre famille, celle de la communauté chrétienne. Ce sera facile, car «là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux» (Mt 18,20).

Mais il s'agit d'une communauté chrétienne ouverte, c'est-à-dire éminemment missionnaire (deuxième fruit). Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté est attirante dans tous ses faits et gestes, et chacun de ses membres jouit de la capacité d'engendrer des hommes et des femmes à la vie nouvelle du Ressuscité. Un troisième fruit est que nous vivions avec la conviction et la certitude de ce que dans l'Évangile se trouve la solution à tous les problèmes.

Vivons dans la sainte crainte de Dieu, pour que le Royaume ne nous soit pas enlevé et donné à d'autres.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Mars 2017

Gospel text

(Lc 16,19-31):

Jesus said to his disciples, «Once there was a rich man who dressed in purple and fine linen and feasted every day. At his gate lay Lazarus, a poor man covered with sores, who longed to eat just the scraps falling from the rich man's table. Even dogs used to come and lick his sores.

»It happened that the poor man died and angels carried him to take his place with Abraham. The rich man also died and was buried. From hell where he was in torment, he looked up and saw Abraham afar off, and with him Lazarus at rest. He called out: ‘Father Abraham, have pity on me and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire’. Abraham replied: ‘My son, remember that in your lifetime you were well-off while the lot of Lazarus was misfortune. Now he is in comfort and you are in agony. But that is not all. Between your place and ours a great chasm has been fixed, so that no one can cross over from here to you or from your side to us’.

»The rich man implored once more: ‘Then I beg you, Father Abraham, to send Lazarus to my father's house where my five brothers live. Let him warn them so that they may not end up in this place of torment’. Abraham replied: ‘They have Moses and the prophets. Let them listen to them’. But the rich man said: ‘No, Father Abraham. But if someone from the dead goes to them, they will repent’. Abraham said: ‘If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con­vinced even if someone rises from the dead’».

 

The application

 

What is the essential part of today’s gospel? Though there are many rich teachings, like on death and resurrection, the eternal judgement, our earthly life, the importance of sharing and openness, etc., it is important that we chose one among them for the daily application.

Personally, I would like to invite you all to see what is the main fault of this rich man? Though he has done no evil against this poor Lazarus, no evil against no one, fulfilling all the civil and religious obligations, it is sad to find himself into the eternal punishment. Happily he doesn’t present his excuses, because it is too late and knows where he was wrong.

Where he exactly went wrong? He looked his joy, his goodness, his pleasure, and simply serving himself, till here there is nothing wrong par say. However, he did this from the richness that others have contributed in it, worked for it day and night. Essentially he is the thief who swallowed all that was entrusted to him, as a tenant, and became the owner, without respecting the will of the giver. Many of us are living like this, simply looking our own happiness, at the expense of others.

The second aspect may be more serious than the first. It is the determined and partial ignorance of the truth. We refuse to know all the truths. The very person, who failed to see the poor Lazarus suffering and hungry in front of his door, could identify him today, though Lazarus may be far-away from him. It is not ignorance, rather wilfully chosen to ignore the brothers and sisters who are suffering in front of our door, knowing fully that we can remove their pains and sufferings. He essentially failed to be a Good Samaritan, by giving more importance to personal engagements and responsibilities, and wasting all the goodness that God has entrusted to him, on himself alone.

Let us not be content by choosing what is good, and what is right, rather search what is the Will of God in everything, from my sleeping to waking up, from my eating to drinking, from my joy to pain, from my very being to the divine being. This is the only way to reach to the heavenly bliss and eternal joy.

«If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be convinced even if someone rises from the grave»

 

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal
(Castelldefels, Spain)

Today, the Gospel is a parable discovering the realities of man in afterlife. Jesus tells us about the divine reward or retribution we shall have depending upon our behavior.

The contrast between the rich and the poor is very strong. The luxury of the rich and his indifference to the plight of poor Lazarus lying at his door, his pathetic situation, even when dogs used to come and lick his sores (cf. Lk 16:19-21). It all has a deep realism introducing us into the scene.

We might ponder, where would I be if I was one of the two main characters of the parable? Our society reminds us, constantly, that we have to live well, in comfort and well-being, enjoying ourselves, worry free... To live for oneself, without minding others, or at the very best, the minimum necessary to keep one's conscience at ease, but certainly not because of a sense of justice, love or solidarity.

Today, we are presented with the need to listen to God in this life, to convert ourselves and take advantage of the time He offers us. God will eventually call us to account. In this life we risk our eternal life.

Jesus is quite explicit about the reality of Hell and He describes some of its characteristics: the sorrow senses suffer —«and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire» (Lk 16:24)— and its eternity —«Between your place and ours a great chasm has been fixed» (Lk 16:26).

Saint Gregory the Great tells us that «all these things are told so that nobody may apologize because of their ignorance». We have got to get rid of the old man and be free to be able to love our fellow man. We have to react to the suffering of the poor, the unwell or the forsaken. It would be good we might frequently remember this parable so that it would made us more responsible of our life. We all will have to face the moment of death. And we should better be always ready because one day we shall be judged.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 16,19-31):

«Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

»Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: ‘Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme’. Abraham répondit: ‘Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire’.

»Le riche dit: ‘Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments’. Abraham répondit: ‘Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent’. Et il dit: ‘Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront’. Et Abraham lui dit: ‘Sils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait’».

 

L’application

 

Nous connaissons non seulement cette histoire d’un homme riche et de pauvre Lazare, mais aussi son enseignement. Pour l’application quotidienne, quel sera notre point de repère et notre choix ? Personnellement où cet homme était tort, alors il a suivi tous les enseignements reçus, et ?, Et, encore plus, quel mal qu’il fait contre pauvre Lazare ?

Personnellement je vois que nous les faisons pareillement, comme lui, cet homme riche. Il a choisi certains enseignements qui l’arrangeait, et ignorait commodément tout ce qu’il aurait dérangé, particulièrement l’accueil d’un étranger, aimer son prochain comme lui-même, autrement dire, d’être un bon Samaritain.

Deuxième constant, je le vois plus grave que l’autre, l’ignorance volontaire, comme rien était devant lui. Il ne connaissait pas le pauvre Lazare qui était devant sa porte, alors, aujourd’hui, il l’a reconnu, même si Lazare soit très loin de lui. Maintenant il voit en Lazare, une utilité plus importante que, même d’Abraham, qu’il a réduit tous les prophètes derrière Lazare. Une manipulation par excellence que Dieu déteste. Il faut savoir accepter nos faiblesses et nos limites comme David.  

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait»

 

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile est une parabole qui nous dévoile la réalité de l'homme après sa mort. Jésus nous parle de prix ou châtiment d'après notre comportement.

Le contraste entre le riche et le pauvre est très fort. Le luxe et l'indifférence du riche; la pathétique situation de Lazare, avec les chiens qui viennent lécher ses ulcères (cf. Lc 16,19-21). Tout cela a un grand réalisme qui nous met en scène.

Nous pouvons songer, où serais-je si j'étais une des deux protagonistes de la parabole? Notre société nous incite à toute heure à bien vivre. Avec du confort et bien-être, en jouissant et sans préoccupations. Vivre pour soi-même, sans s'occuper d'autrui, ou tout au plus, en ne nous préoccupant que le nécessaire pour tranquilliser notre conscience, mais pas par un sens de justice, amour ou solidarité.

Aujourd'hui on nous présente la nécessité d'écouter Dieu dans notre vie, de nous y convertir et d'en profiter du temps qu'Il nous a accordé. Dans cette vie nous jouons la vie.

Jésus clarifie l'existence de l'enfer et nous décrit quelques unes de ses caractéristiques: la peine qui souffrent nos sens —«qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme» (Lc 16,24) — et l'éternité —«il y a entre nous et vous un grand abîme» (Lc 16,26).

Saint Grégoire le Grand nous dit que «on dit toutes ces choses afin que personne ne puisse prétexter l'ignorance». Il faut se dépouiller du vieil homme et devenir libre pour aimer son prochain. Il faut répondre aux souffrances des pauvres, des malades ou de ceux qui ont été abandonnés. Il serait bon de nous souvenir souvent de cette parabole pour qu'elle puisse nous faire devenir plus responsables de notre vie. Nous devons tous mourir. Et il faut y être toujours prêt, parce qu'un jour nous serons certainement jugés.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 14 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 20,17-28):

Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin: «Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera».

Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. Il lui dit: «Que veux-tu?». «Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche». Jésus répondit: «Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?». «Nous le pouvons», dirent-ils. Et il leur répondit: «Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé».

Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela, et dit: «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs».

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur»

 

Abbé Francesc JORDANA i Soler
(Mirasol, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église —sous l'inspiration du Saint Esprit— nous propose en ce temps de Carême un texte dans lequel Jésus demande à ses disciples —à nous aussi, par conséquent— un changement de mentalité. Jésus, aujourd'hui, fait exploser les vues trop humaines et terrestres de ses disciples et leur ouvre un nouvel horizon de compréhension quant au style de vie de ceux qui le suivent.

Nos inclinations naturelles nous portent à dominer les choses et les personnes, à commander et à ordonner, pour qu'on fasse ce qui nous plait, pour que les gens nous reconnaissent un status, une position sociale. Eh bien, le chemin que Jésus nous propose est à l'opposé: «Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave» (Mt 20,26-27). “Serviteur”, “esclave”: Nous ne pouvons en rester à l'énoncé de ces mots! Nous les avons entendu des centaines de fois, nous devons être capables d'entrer en contact avec la réalité qu'ils signifient et confronter cette réalité à nos attitudes et à nos comportements.

Le Concile Vatican II a affirmé que «l'homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres». Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu'en vérité nous la trouvons. L'homme qui ne vit pas pour servir, ne sert pas pour vivre. Et pour cette manière de vivre, notre modèle est le Christ lui-même —l'homme pleinement homme— car «le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20,28).

Être serviteur, esclave, exactement comme nous le demande Jésus, est impossible pour nous. C'est hors de portée de notre pauvre volonté: nous devons implorer, espérer et désirer intensément que ces dons nous soient concédés. Le Carême et ses pratiques —le jeûne, l'aumône et la prière— nous rappellent que pour recevoir ces dons nous devons nous y disposer dûment.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 13 Mars 2017

Gospel text

(Mt 23,1-12):

Jesus said to the crowds and to his disciples, «The teachers of the Law and the Pharisees sat on the seat of Moses. So you shall do and observe all they say, but do not do as they do, for they do not do what they say. They tie up heavy burdens and load them on the shoulders of the people, but they do not even raise a finger to move them. They do everything in order to be seen by people; so they wear very wide bands of the Law around their foreheads, and robes with large tassels. They enjoy the first place at feasts and reserved seats in the synagogues, and being greeted in the marketplace and being called "Master" by the people.

»But you, do not let yourselves be called Master because you have only one Master, and all of you are brothers and sisters. Neither should you call anyone on earth Father, because you have only one Father, He who is in heaven. Nor should you be called leader, because Christ is the only leader for you. Let the greatest among you be the servant of all. For whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great».

 

The application

 

Which part of the readings of today that I can propose to you all for the application? I simply propose to you, to inherit the behaviour desired and proposed in these readings and make them as ours, in a dignified way, as a true child of God. What is the behaviour desired? It is the dialogue with God. God enters in dialogue with us and asks us to reason out with Him. It is by a healthy dialogue with God alone can we find the inner joy and peace.

Jesus in today’s gospel will repeat this in a different manner, but elevates it, in its perfection. One ‘Father’ and one ‘Master’. Indirectly, He is asking us to get be configurated in Christ, by imitating Him in a radical way. He is our sole mater to listen and to be imitated in our actions.

Jesus is putting each and every one of us with a warning of imitating great personalities of the world leaders. Many of them don’t do what they preach. However, it is not wise to reject them, because they speak something good. It is important as the children of God, not reject any being. Even Christ entered into dialogue with devil. God gives every opportunity for the conversion. We should create this opportunities for everyone, particularly those who desires to be reconciled.

«You have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you»

 

Fr. Gerardo GÓMEZ
(Merlo, Buenos Aires, Argentina)

Today, more than ever before, we have to work for our personal and collective salvation, as Saint Paul states, with regard and significance, for «now is the day of salvation» (2Co 6:2). Lent offers us a sacred chance, granted by our Father, so that with an attitude of profound conversion, we may invigorate our personal values, become conscious of our own blunders and repent from our sins, with the intention that our life becomes —through the action of the Holy Spirit— a fuller and riper life.

For our behavior to fit with that of our Lord Jesus, a gesture of humility is fundamental, as our Pope Benedict says: «I recognize myself for what I am, a frail creature, made of earth and destined to the earth, but also made in the image of God and destined to him».

In Jesus’ times there were many “models” that prayed and behaved just to be seen, to be revered: sheer fancy, gloomy characters, which could not stimulate either the growth or the development of their neighbors. Their attitude and behavior did not evidence the pathway to God: «Do not do as they do, for they do not do what they say» (Mt 23:3).

Modern society also displays an infinite amount of behavior models that lead to a vertiginous and wild sort of life that weakens our awareness of transcendence. Let us not allow these fake referents to make us lose sight of the true Master: «you have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you» (Mt 23:8-9-10).

Let us, therefore, take advantage of Lent to invigorate our own convictions as Jesus’ disciples. Let us try to have some sacred “desert” moments, when we may rediscover ourselves and we may meet the true Model and Master. And in front of those specific situations when we wonder how to react, let us ask ourselves: what would Jesus say? How would Jesus behave?

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 13 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12):

Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit: «Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes "Rabbi".

»Mais vous, ne vous faites pas appeler "Rabbi"; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre "père"; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s`abaissera sera élevé».

 

L’application

 

Après avoir lu toutes les lectures du jour, j’ai une impression que mon Dieu est très proche à nous, comme Il nous entend tout ce que nous disons maintenant. Je pense que vous allez vous aussi ressentir la même sensation, particulièrement, si vous lisez la première lecture, « Venez, et discutons – dit le Seigneur. Dieu est en dialogue avec nous et Il nous demande de raisonner avec Lui. 

Jésus nous invite à écouter tout ce que les grands de notre société nous enseignent. Pourtant, il faut garder fermement dans notre cœur, que nous n’avons qu’un seul Maître, c’est le Christ. Il nous demande de l’imiter. Notre configuration au Christ, nous aidera à vivre une vie qui Le ressemble, particulièrement dans sa joie et dans son bonheur, d’être avec son Père.

C’est dans le Christ seul que nous pouvons nous mettre au service des autres. Comme Jésus qui s’est mis au service de son Père, devenu humain selon sa volonté, nous devons nous mettre au service du peuple de Dieu et comme Lui accomplir sa volonté, et devenir les véritables enfants de Dieu.

«Un seul est votre Maître; un seul est votre Père; un seul est votre Directeur, le Christ»

 

Abbé Gerardo GÓMEZ
(Merlo, Buenos Aires, Argentine)

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons travailler pour notre salut personnel et communautaire car, comme Saint Paul nous dit, avec respect et conviction, c'est maintenant le jour du salut (2Co 6,2). Le temps du Carême est une occasion sacrée donnée par notre Père afin que, dans une attitude de profonde conversion, nous puissions revitaliser nos valeurs personnelles, reconnaitre nos erreurs et nous repentir de nos péchés, de façon à transformer notre vie par l'action du Saint Esprit en une vie plus pleine et mature.

Pour adapter notre conduite à celle du Seigneur Jésus il est fondamental d'avoir un geste d'humilité, comme lorsque Benoit XVI nous dit: «Je me reconnais pour ce que je suis, une créature fragile, faite de terre et destinée à la terre, mais également faite à l'image de Dieu et qui lui est destinée».

A l'époque de Jésus, il y avait beaucoup de "modèles" qui priaient et agissaient pour être vus, pour être révérés: de la pure fantaisie, des personnages en carton, qui ne pouvaient encourager la croissance et la maturité de leurs voisins. Leurs attitudes et comportements ne montraient pas le chemin qui conduit à Dieu: «N'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas» (Mt 23,3).

La société actuelle nous présente aussi une variété infinie de modèles de contenance qui nous mènent une existence vertigineuse, folle, qui affaiblit les sens de la transcendance. Ne laissons pas que ces faux référents nous fassent perdre de vue le vrai Maître: «Un seul est votre Maître; (…) un seul est votre Pere; (…) un seul est votre Directeur, le Christ (Mt 23,8.9.10).

Servons-nous du Carême pour renforcer nos convictions comme disciples de Jésus-Christ. Cherchons-nous avoir des moments sacrés de désert o nous retrouver avec nous-mêmes et avec le vrai modèle et Maître. Et face aux situations concrètes, où souvent nous ne savons pas comment réagir, nous pourrions nous demander: qu'est-ce que Jésus en penserait?, comment agirait Jésus?

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0