Publié le 16 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Mt 28,8-15): 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront». 

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14). 

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas! 

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

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Publié le 16 Avril 2017

C’était encore les ténèbres nous dit l’évangile du jour et c’est dans ces ténèbres que Marie Madeleine est allée chercher le Seigneur. En vérité, elle n’est pas allée chercher le Seigneur, plutôt le corps du Seigneur, malheureusement elle est allée chercher le mort parmi le vivant. En vérité, Le Vivant était avec  Marie Madeleine pour qu’elle, elle aussi soit réussite et par elle que les disciples du Seigneur savourent la joie de la résurrection. Même si nous ne voyons aucune femme choisie comme Apôtre du Seigneur, c’était une femme, une femme qui l’aimait tellement soit le premier témoin de la résurrection.

La pierre enlevée, le tombeau vide sont les signes ordinaires, pourtant véritable signe de la foi. Dans cette narration des événements après la résurrection du Seigneur, c’était Pierre qui est invité à regarder et vérifier la résurrection, celui qui portera le poids de l’Eglise universelle, la clé du Royaume de Dieu. Pierre découvrit les mouvements invisibles des choses qui se sont passées. Tout est arrangé, non pas dans la précipitation, mais dans la tranquillité, en accordant à chaque élément à son importance. Ces sont les éléments matériels ou ordinaires qui s’expliquent pour nous les éléments immatérielles, spirituelle, les choses transcendantales.

Jean par son regard dépasse même les choses visibles. C’est dans le vide qu’il découvrit la résurrection. Le passage d’hivers vers le beau printemps que nous nous éprouvons maintenant, peut nous aider à comprendre cet événement pascal comme un destin humain vers les éléments inconnus, une nouveauté imprévisible qui nous fait jaillir en nous l’espérance éternelle.  Chaque pas que nous prendrons, chaque moment que nous respirons, chaque fois que nous vivrons notre vie, nous ressentirons en nous ce passage de nuit vers l’ombre, de l’ombre vers la lumière. C’est ainsi chaque jour nous embraserons la nuit, en attendant l’aube. Lorsqu’on est confronté par les situations délicates et difficiles, comme maladie ou souffrance, la séparation ou division dans la vie familiale, il faut savoir regarder dans les vides de notre vie, afin de pouvoir y découvrir par nous-mêmes l’accomplissement divin, la présence invisible de Dieu qui nous aime.

Mes amis, les souffrances et les difficultés quotidiennes ne nous manquent pas. Si on arrive à faire une relecture de la vie, nous pouvons découvrir que ces moments difficiles  que nous avons vécus qui nous ont aidés à grandir dans la vie. Jean vit et il crut. Voilà la vérité de la vie. Il faut voir pour croire. Voire tout ce qui s’est passé, tout ce qui se passe maintenant, à l’intérieure de soi et aussi à l’extérieur.  Voire non seulement tout ce qui est visible, mais aussi tout ce qui est invisible. Même si la souffrance et les douleurs du Seigneur sont visibles, il faut regarder sa joie invisible. Si son sentiment d’être abandonné par son Père était réal, il faut reconnaitre sa confiance dans son Père. Ces sont les éléments invisibles qui sont plus forts qui nous rendent capable de nous faire découvrir la présence invisible de Ressuscité.

L’évangile nous dit, « Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts. » Aujourd’hui nous n’avons pas craint de présent même si la vie est précaire, ni la peur de l’avenir à cause des événements qui se passe, non plus de la mort, car Jésus est vivant et Il est avec nous. La résurrection du Seigneur a fait disparaître la mort éternelle et nous a rendus digne à participer à la vie éternelle. Fixons notre regard non seulement sur la Croix, mais aussi dans la résurrection. Mes amis, soyez les témoins de la résurrection. Il est vraiment ressuscité. Alléluia. Amen.  

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Publié le 15 Avril 2017

Le vendredi saint, nous sommes invités à adorer la Croix, la Croix qui nous a sauvée. En fixant notre regard sur la croix et particulièrement le visage du Seigneur, nous pouvons facilement y découvrir même dans sa souffrance Jésus rende grâce à son Père. Il invite le disciple à accueillir sa mère et elle devient ainsi la mère du monde. Aujourd’hui elle nous invite à partager sa souffrance, la souffrance de toutes mères du monde qui portent en eux silencieusement la souffrance de l’humanité.

Dans le chemin il y avait beaucoup de rencontres,  Siméon de Cyrénéen, les femmes de Jérusalem, sa mère, ses disciples, etc. Jésus les a invités à découvrir la miséricorde divine. Dieu qui se donne pour le salut du monde, en son Fils Jésus Christ. Jésus a voulu aimé les siens et Il les a aimé jusqu’au bout. Voilà le fruit de nos péchés.

Jésus meurt sur la croix entre deux brigands. C’est l’heure des ténèbres, le paroxysme de la souffrance. Il ressent l’abandon, celui que nous connaissons aussi. Il pardonne à ses bourreaux. Sa mission divine est terminée : « Tout est accompli. »… « Mon Père, entre tes mains, je remets mon Esprit. » Avec une grande fierté Jésus remet sa vie en son Père. Il a sauvé le monde, et il a racheté le monde par sa Croix.

Comme saint Paul, nous mettons toute notre confiance dans cette Croix, la seule qui est capable de nous faire participer à la résurrection, la source de notre foi. Dieu nous sauve en Jésus Christ. Comment pouvons-nous ignorer cette Croix qui nous a sauvée ? Avec certitude et assurance avançons ensembles vers cette Croix. En unions avec l’Eglise universelle, les uns avec les autres, nous pouvons proclamer, « Victoire, tu régneras ! Ô Croix, tu nous sauveras. »

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Publié le 13 Avril 2017

Holy Thursday is a feast day, especially for priests. This day, we are invited to discover the mystery of the Eucharist and all that it can be to us in our daily life. As the people of Israel who remembered their first day of the year, the day of liberation, the 'Pass over', we Christians the new people of God, the people of new alliance, remember this important event of the past, it's been 2000 years. Every year we commemorate this event, as if it’s happening right now.

When we learn this salvific plan of God and all the preparation went through for century of years,  we are wondering and marvelling before this great event. Certainly this event pushes to meditate and contemplate not only all that God has done for us in Jesus Christ through His death and resurrection, but also and all that He is able to do to us, even today through the unknown Christ who are among us, giving their life for us every day.

The dialogue between Jesus and Peter does merit little attention. The one who refused the washing of his feet, will be the one who wanted that the Lord wash him, not only the hands and legs, but the whole person. Jesus will orient him towards the essentials. Our desire to be perfect, sometime pushes to the extremity of rejecting the weak and the low in our society.  It is important that man identifies the essentials of life and ignores the rest. Otherwise there is a great danger of rejecting the weaker section of our society. This rejection or isolation of a single being of our society can destroy us whole.

Secondly, this dialogue teaches us the mystery of the Eucharist, God with us and desires to remain with us, in the form of Eucharist. Like the disciples who understood nothing, it is quite possible that we could understand nothing. Yet we are invited to follow the Lord and we will understand it later. If Eucharist was the heart of this event, the washing of the feet was an external sign and symbol of an inner truth of divine love. He is at the service of the people He created. We are the servants called to listen to this Servant par excellence in our everyday life. "Do you understand what I have just done for you? You call me "Master" and "Lord," and you are right, because I really am. If then I, the Lord and the Master, have washed your feet, you too must wash your feet one to another. This is an example that I have given you so that you may also do as I have done for you. "

It is Jesus who takes the initiative and He invites us to share with Him this great meal. This is my Body and here is my Blood. He gives himself and will always give himself. Through this heavenly food God wants us to discover God and his intimacy, the Trinity and the work of the Holy Spirit that transforms us. Jesus reveals to us not only his humanity, but also the divine intimacy. God suffers in us and for us.

In this table Jesus expresses his profound sadness at the betrayal of his own disciple Judas Iscariot. It is no longer an event of the past, but an event of the day. And Judas Iscariot, is not yet dead. The Lord has chosen some of his disciples to accompany Him in prayer and contemplation. He told them, "My soul is sad to die of it. Stay here and watch with me. But the disciples were tired. "Returning to the disciples, he again found them asleep, for their eyes were heavy with sleep." They left him alone to suffer. He still finds us weak even today. He wakes us up by saying, "Watch and pray, that you may not enter into temptation; The spirit is ardent, but the flesh is weak. "

On this feast day of the establishment of the institution of the Eucharist, Jesus asks us to pray and put ourselves at the service of his people. These two elements must work together. The service less Eucharist serves no purpose. And the charitable activity without binding to the Eucharist will not save us. We must keep them together, for the Lord has shown them together and He asks us to do it.

My friends, I would like to invite you once again to reread the gospel of the day. "Before the feast of the Passover, knowing that the hour had come for him to pass from this world to his Father, Jesus, having loved his own who were in the world, loved them to the end. It is in this divine love that we are invited to worship Christ in the Blessed Sacrament. May our adoration be an expression of our love for the Lord. Amen.

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Publié le 13 Avril 2017

Le jeudi saint est un jour de fête, particulièrement pour les prêtres. Ce jour, on est invité à découvrir le mystère de l’Eucharistie et tout ce qu’elle peut nous apporter dans notre vie quotidienne. Comme le peuple d’Israël qui se rappelait de leur premier jour de l’année, le jour de la libération, le ‘Passe over’, nous les chrétiens le peuple nouveau de nouvelle alliance, nous nous rappelons cet événement important qui se passait ça fait 2000 ans.

En observant tout ce qui se passait et qui se passe encore, nous commençons à méditer et à contempler non seulement tout ce Dieu nous a fait en Jésus Christ par sa mort et par sa résurrection, mais aussi et tout ce qu’Il est capable à nous faire, même aujourd’hui à travers les christs inconnus qui sont parmi nous.

Dans cet événement, même celui qui refusa le lavement de ses pieds, celui-là a voulu que le Seigneur le lave tout entier. Un désire pour la perfection, même s’il est bon or désirable, il y a un grand danger de rejection. Jésus nous invite à concentrer sur l’essential de la vie et ignorer les autres. Sinon, nous n’arriverons plus accepter l’homme faible. La société nous apprend à choisir tout ce qui est du bien et de bon et rejeter tout ce qui nous dérange or imparfait.  Ce rejet ou isolation d’un seul être peut nous détruire tout entier.

Deuxièmement ce dialogue nous enseigne le mystère de l’Eucharistie, Dieu avec nous. Comme les disciples qui ne comprirent rien, il est tout-à-fait possible que nous ne comprenions rien. Pourtant on est invité à suivre le Seigneur et nous le comprendrons plus tard. Si Eucharistie était le cœur de cet événement, le lavement des pieds était un signe et symbole extérieur d’une vérité intérieur de l’amour divin. Il est au service de ce peuple qu’Il a créé. Nous sommes les serviteurs qui conques appelés à écouter ce Serviteur par excellence dans notre vie quotidienne. « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

C’est Jésus qui prend l’initiative et Il nous invite à partager avec Lui ce grand repas. Voice mon Corps et voici mon Sang. Il se donne et se donnera toujours. Par cette nourriture céleste Dieu veut que nous Le découvrions dans son intimité, la Trinité et l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous transforme. Jésus nous révèle non seulement son humanité, mais aussi l’intimité divine. Dieu qui a souffert en Jésus, souffre avec nous et pour nous.  

Dans cette table, Jésus s’exprime sa tristesse profonde devant la trahison de son propre disciple Judas Iscariote. Ce n’est plus un événement du passé, mais un événement du jour. Et le Judas Iscariote, n’est pas encore mort. Le Seigneur a choisi parmi ses disciples certains d’entre eux, pour qu’ils l’accompagnent dans la prière et dans la contemplation. Il leur a dit « « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Mais les disciples qui devaient veillés étaient fatigués. Ils l’ont laissé seul à souffrir. Il nous trouve encore faibles, même aujourd’hui. Il nous réveille en disant, « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »       

En ce jour de fête, Jésus nous demande de prier et de nous mettre au service de son peuple. Il faut que tous les deux éléments, Eucharistie et le lavement des pieds marchent ensembles. L’Eucharistie sans service ne sert rien. Et l’activité caritives sans lier à l’Eucharistie ne nous sauvera pas. Il faut les garder ensembles, car le Seigneur nous les a montré ensembles et Il nous demande de le faire.  

Mes amis, je voudrais vous inviter encore une fois à relire l’évangile du jour. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. » C’est dans cet amour divin que nous sommes invités à adorer le Christ dans le Saint Sacrement. Que notre adoration soit une expression de notre amour pour le Seigneur. Veillons et prions. Amen.

 

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Publié le 11 Avril 2017

Gospel text (Mt 26,14-25): 

One of the Twelve, who was called Judas Iscariot, went off to the chief priests and said, «How much will you give me if I hand him over to you?». They promised to give him thirty pieces of silver, and from then on he kept looking for the best way to hand him over to them.

On the first day of the Festival of the Unleavened Bread, the disciples came to Jesus and said to him, «Where do you want us to prepare the Passover meal for you?». Jesus answered, «Go into the city, to the house of a certain man, and tell him: ‘The Master says: My hour is near, and I will celebrate the Passover with my disciples in your house’». The disciples did as Jesus had ordered and prepared the Passover meal.

When it was evening, Jesus sat at table with the Twelve. While they were eating, Jesus said, «Truly, I say to you: one of you will betray me». They were deeply distressed and asked him in turn, «You do not mean me, do you, Lord?». He answered, «he who will betray me is one of those who dips his bread in the dish with me. The Son of Man is going as the Scriptures say He will. But alas for that one who betrays the Son of Man; better for him not to have been born». Judas, who was betraying him, also asked, «You do not mean me, Master, do you?». Jesus replied, «You have said it».

«Truly, I say to you: one of you will betray me»

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, the Gospel proposes us —at least— three considerations. The first one is that, when our love for God cools off, then our will yields to other temptations, where voluptuousness seems to offer us more savorous dishes while, in fact, they are prepared with degrading and disturbing poisons. Given our congenital fragility, we should not allow the fire of our fervor to cool down, fervor which if not sensibly, at least mentally, links us to him, who has loved us to the point of giving his life for us.

The second consideration refers to the mysterious election of the place where Jesus wants to celebrate His Paschal Supper. «Go into the city, to the house of a certain man, and tell him: ‘The Master says: My hour is near, and I will celebrate the Passover with my disciples in your house’» (Mt 26:8). Maybe, the master of the house was not one of our Lord's confirmed friends, but he must have had a very good ear to be able to listen to his “inside” calls. Our Lord would have spoken to him intimately —as He so often does with us—, throughout a thousand incentives, so that he would open his door. His imagination and omnipotence, which support his infinite love for us, have no limits and express themselves in ways always apt to every personal situation. When we hear his call we have to “surrender”, by leaving aside all sophisms and by happily accepting this “liberator messenger”. It is just as if someone would come to our prison door and would invite us, as the Angel did with Peter, by saying: «Arise up quickly!» (Acts 12:7).

The third motive of meditation is offered to us by the traitor who is trying to conceal his crime before the Omniscient's keen stare. Adam had already tried it, and later on, Cain his son, too, but both to no avail. Before becoming our most exacting Judge, God appears before us as a father and a mother, who do not surrender to the idea of losing their son. Jesus' heart suffers not so much because of the betrayal as it does with the realization that a son is irretrievably going astray from him.

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Publié le 11 Avril 2017

Texte de l'Évangile (Mt 26,14-25):

 Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement.

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Publié le 10 Avril 2017

Gospel text

(Jn 13,21-33.36-38):

Jesus was distressed in spirit and said plainly, «Truly, one of you will betray me». The disciples then looked at one another, wondering who He meant. One of the disciples, the one Jesus loved, was reclining near Jesus; so Simon Peter signaled him to ask Jesus whom He meant. And the disciple who was reclining near Jesus asked him, «Lord, who is it?». Jesus answered, «I shall dip a piece of bread in the dish, and he to whom I give it, is the one». So Jesus dipped the bread and gave it to Judas Iscariot, the son of Simon. And as Judas took the piece of bread, Satan entered into him. Jesus then said to him, «What you are going to do, do quickly». None of the others reclining at table understood why Jesus said this to Judas. As he had the common purse, they may have thought that Jesus was telling him, «Buy what we need for the feast», or, «Give something to the poor». Judas left as soon as he had eaten the bread. It was night.

When Judas had gone out, Jesus said, «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him. God will glorify him, and He will glorify him very soon. My children, I am with you for only a little while; you will look for me, but, as I already told the Jews, so now I tell you: where I am going you cannot come». Simon Peter said to him, «Lord, where are you going?». Jesus answered, «Where I am going you cannot follow me now, but afterwards you will». Peter said, «Lord, why can't I follow you now? I am ready to give my life for you». Jesus answered, «To give your life for me! Truly, I tell you, the cock will not crow before you have denied me three times».

Those who wish to get my orientation, I give you the French commentary with google translations.

These days we will hear the narration of the Lord's Passion. For the application of the gospel, I would invite you to meditate on 'the hour of the Lord' and 'the glory of God.'

 

If there is one thing that Jesus took care of, it was 'the hour', the hour of his Father, the hour appointed, his hour. It is necessary to be in agreement with this hour which God has foreseen for us. The hour is closely linked to the divine will. The knowledge of God and his will will help us to identify the hour of God.

 

The glory of God is not in the death or suffering of Jesus, rather in the salvation of the world. The saved man is already the glory of God. If we want to glorify God, we must reconcile ourselves with Him and put the free man upright before Him.

 

The power of greed can only be overcome with the power of Christ's love poured out for us


Origen (185-254 AD), a bible scholar and early church father, comments on Judas' betrayal:

"Let us consider what Judas said to the Jewish priests: What will you give me if I hand him over to you? He was willing to take money in exchange for handing over the Word of God. They do the same thing who accept sensual or worldly goods in exchange for handing over and casting out from their souls the Savior and Word of truth who came to dwell with them. Indeed, it would be fitting to apply Judas's example to all who show contempt for the Word of God and betray him, as it were, by committing sin for the sake of money or for any selfish motive. People who behave in this way appear openly to be calling out to the powers of the enemy who offer worldly gain in return for the sin of betraying God's Word, saying, What will you give me if I hand him over to you? And they gave him thirty pieces of silver.

The number of coins they gave Judas was equivalent to the number of years the Savior had sojourned in this world. For at the age of thirty, he was baptized and began to preach the gospel, like Joseph was thirty years old when he began to gather grain for his brothers (Genesis 41:46). Just as at that time the grain was prepared by God for the sons of Israel but given also to the Egyptians, so also the gospel was prepared for the saints but preached also to the unfaithful and wicked." (Commentary on Matthew 78.)

 

«Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him»

+ Fr. Lluís ROQUÉ i Roqué
(Manresa, Barcelona, Spain)

Today, we are given to contemplate Jesus in the darkness of His Passion days. Darkness that will be over when He will exclaim: «It is finished» (Jn 19:30); as of that moment, Easter's light will flare up. In Easter's glowing night —in opposition to the darkness of the vigil of his death— Jesus' words will become true: «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him» (Jn 13:31). We can indeed say that each step Jesus takes is a step from death to Life and it has a Paschal character, expressed by an attitude of total obedience to the Father: «I have come to do your will» (Heb 10:9); attitude corroborated by words, gestures and deeds which are opening the way to his glorification as the Son of God.

Today, we also contemplate the person of Judas, the traitor apostle. And his heart, full of evil intentions he is seeking to dissimulate; hipocritically, he is also trying to cover up the greediness that rules and blinds him, despite he is so close to him, who is the Light of the world. In spite of being surrounded by Light and exemplar unselfishness, for Judas «it was night» (Jn 13:30): thirty silver coins, «the devil's excrement» —as Papini qualified money— have dazzled and gagged him. Dominated by avidity, he betrays and sells Jesus, the most honored amongst honored men; but Judas experienced despair too, for money is not everything and it can definitely enslave us.

Finally, we consider Peter with attention and devotion. Everything in him is good will, love, generosity, simplicity, nobility... He is Judas' counterpoint. It is true that three times Peter denied Jesus, but his intentions were not mean; he just did it out of cowardice and human feebleness. «He denied him for the third time, and when Jesus Christ looks at him, he immediately cried, and bitterly he cried» (Saint Ambrose). Peter's remorse and repentance was sincere as shown by his excruciating pain full of love. This is why, Jesus afterwards, reaffirmed him in the vocation and in the mission He had prepared for him.

 

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Publié le 10 Avril 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38):

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

 

L’application

 

Ces jours nous entendrons la narration de la passion du Seigneur. Pour l’application de l’évangile, je vous inviterais à méditer sur ‘l’heure du Seigneur’ et ‘la gloire de Dieu.’

S’il y a une chose que Jésus prenait soin, c’est ‘l’heure’, l’heure de son Père, l’heure prévue, son heure. Il faut d’être accord avec cette heure que Dieu a prévu pour nous. L’heure est étroitement liée à la volonté divine. La connaissance de Dieu et sa volonté nous aidera à identifier l’heure de Dieu.

La gloire de Dieu, n’est pas dans la mort ou dans la souffrance de Jésus, plutôt dans le salut du monde. L’homme sauvé est déjà la gloire de Dieu. Si nous voulons glorifier Dieu, il faut nous réconcilier avec Lui et  nous mettre debout l’homme libre devant Lui.

«Il faisait nuit»

Abbé Jean GOTTIGNY
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople).

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21).

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 9 Avril 2017

Gospel text

(Jn 12,1-11):

Six days before the Passover, Jesus came to Bethany where he had raised Lazarus, the dead man, to life. Now they gave a dinner for him, and while Martha waited on them, Lazarus sat at the table with Jesus.

Then Mary took a pound of costly perfume made from genuine nard and anointed the feet of Jesus, wiping them with her hair. And the whole house was filled with the fragrance of the perfume. Judas, son of Simon Iscariot —the disciple who was to betray Jesus— remarked, «This perfume could have been sold for three hundred silver coins and turned over to the poor». Judas, indeed, had no concern for the poor; he was a thief and as he held the common purse, he used to help himself to the funds. But Jesus spoke up, «Leave her alone. Was she not keeping it for the day of my burial? The poor you always have with you, but you will not always have me».

Many Jews heard that Jesus was there and they came, not only because of Jesus, but also to see Lazarus whom he had raised from the dead. So the chief priests thought about killing Lazarus as well, for many of the Jews were drifting away because of him and believing in Jesus.

 

The application

 

Today, where shall we put our accent for the gospel application? Let me start with Mary and her perfume. Her love for the Lord has pushed her to do something extraordinary that normal people won’t dare to imagine. Not only precious perfume is wasted, even her modesty is questioned by the way she washed the leg of the master. The real love is capable of pushing us to do something impossible for a normal human being. Jesus hasn’t abandoned her, rather He justifies her act. This act has a divine intention. Only Jesus could decode it for us. We need patience to realise it and to understand it.

There is another perfume which is capable of purifying and transforming each and every one of us, the Judas, in his wickedness failed to profit. There was a spiritual perfume that Mary wanted to profit, which her brother had already tasted in his resurrection. This external perfuming act has in fact perfumed all the believers who still love the Lord and gives us the hope of losing something very expensive and very precious for the Lord.

While entering in to this holy week, the Church proposes us the resurrection of Lazar by his presence in this perfuming act of Mary. His presence gives us lot of hope of our own resurrection. Even if we were dead by our sins and wickedness, the resurrection is always possible for us. The Master of the resurrection is with us and in Him we can also be resurrected. Let us not lose our hope because of our own limitedness. The Lord is great and merciful and in this divine mercy, all of have a precious place.

 

«Anointed the feet of Jesus, wiping them with her hair»

 

Fr. Jordi POU i Sabater
(Sant Jordi Desvalls, Giron
a, Spain)

Today, the Gospel summarizes two attitudes about God: Jesus Christ and life, in itself. Judas criticizes Mary for anointing Jesus' feet: «Judas, son of Simon Iscariot —the disciple who was to betray Jesus— remarked, ‘This perfume could have been sold for three hundred silver coins and turned over to the poor’» (Jn 12:4-5). What Judas said did not make sense, and it ties in with Jesus' doctrine. But it is much too easy to criticize what others may do, even when they had no hidden intentions, as it was the case with Judas.

Whatever our protest it must be an act of responsibility: with our protest we have to ask ourselves how would we do it instead, what are we willing to do, to do it better. Otherwise, our protest may just be —as it is actually the case here— the complaint, those who normally do it, wrongly use to make before those who try to do it the best they can.

Mary anoints Jesus' feet and she wipes them with her hair, because she truly believes this is what she must do. Her behavior can be qualified of splendid magnanimity: «Mary took a pound of costly perfume made from genuine nard» (Jn 12:3). It is an act of love, and like any act of love, difficult to understand by those who do not share it. I think that, as of that moment, Mary realized what, centuries later would write saint Augustine: «Maybe in this world the feet of our Lord are still in need. For, of whom, other than his members, said He: ‘Whatever you do unto the least of these, you do unto me. You spend that which you do not need, but you have done that which is good for my feet’».

Judas' complaint has no utility whatsoever, and it only led him to treachery. Mary's act led her to love her Lord even more and, as a consequence, to love more all the “feet” of Christ there are on this world.

 

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