Publié le 12 Mars 2017

Gospel text

(Lc 6,36-38):

Jesus said to his disciples, «Be merciful, just as your Father is merciful. Don't be a judge of others and you will not be judged; do not condemn and you will not be condemned; forgive and you will be forgiven; give and it will be given to you, and you will receive in your sack good measure, pressed down, full and running over. For the measure you give will be the measure you receive back».

 

The application

The gospel message is simple. However I would like to propose to my readers to look into the reason that Jesus gives for this perfection of life. Though good if we apply these requirements, humanly we will agree that it is not easy to put all in practice.

Once we understand the reason that Jesus gives, things will be clear. First of all, Jesus is telling us that we are the children of God and carry in us this divine identity. Jesus in truth is asking each and every one of us to be simply as we are. He is asking a cat to be cat and a tiger to be tiger. In all divine relationship the mercy, forgiveness and justice are the integral and imperative ingredients.

People those who have realised this divine identity in them, have lived this divine life on this earth, in their human life. All those who came closer to them have seen and experienced the presence of God in them. Through them, they listened to God and were consoled by God.

Many of us give to receive. Some of us give to human beings, to our brothers and sisters, to receive the divine grace. But very few, like saints who give what they have received. Every Christian is called to give what we have already received from God and the more our pockets get emptied, the more God refills them. Do you believe this? Why don’t you try?

 

A Daily Quote for Lent:

The Practice of Mercy, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"The practice of mercy is twofold: when vengeance is sacrificed and when compassion is shown. The Lord included both of these in his brief sentence: 'Forgive, and you shall be forgiven; give, and it shall be given to you.' This work has the effect of purifying the heart, so that, even under the limitations of this life, we are enabled with pure mind to see the immutable reality of God. There is something holding us back, which has to be loosed so that our sight may break through to the light. In connection with this the Lord said, 'Give alms, and behold, all things are clean to you.' Therefore the next and sixth step is that cleansing of the heart." (excerpt from Letter 171A.2)

 

«Give and it will be given to you»

 

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, Luke's Gospel proclaims a short and dense message —very short, indeed!— that can be summarized in two points: a frame of mercy and a contents of justice.

Firstly, a frame of mercy. Jesus' command, indeed, prevails as a rule and shines all around. A most definite norm: if our Father in Heaven is merciful, we, as his children, ought to be merciful, too. And our Father is so merciful...! The previous verse asserts: «(...) And you will be children of the Most High, for he himself is kind to the ungrateful and the wicked» (Lk 6:35).

Secondly, a contents of justice. We are, indeed, facing some kind of “Talion Law”, the direct opposite to the one banned by Jesus («Eye for eye, tooth for tooth»). Here, in four successive moments, our Divine Teacher exhorts us, first, through two denials; later, with two affirmations. Denials: «Do not be a judge of others and you will not be judged; do not condemn and you will not be condemned». Affirmations: «forgive and you will be forgiven; give and it will be given to you».

Let's apply these premises concisely to our daily's life, as Jesus does, by stopping especially on the fourth point. Let's examine, clearly and courageously, our conscience: if in family, cultural, economic and political matters Our Lord would judge and condemn our world as the world judges and condemns, who would stand up in his Tribunal? (When we get back home and read the newspaper or listen to the news, we are basically thinking of the world of politics). If Our Lord would forgive us as we, men, normally use to do, how many persons and institutions would reach full reconciliation?

The fourth point deserves, however, an additional thought, as the good Talion Law we are considering, becomes overcome in some way. Indeed, if we give, shall we be given in the same measure? Most definitely not! If we give, we shall receive —let's take good note of it— «a good measure, pressed down, full and running over» (Lk 6:38). And it is in the light of that blessed disproportion that we are exhorted to previously give. Let's ask ourselves: how much do I give, do I give properly, do I give enough, do I give by choosing the best, do I give fully...?

 

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Publié le 12 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 6,36-38):

«Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis».

 

L’application

Nous ne devons pas ni une explication ni un conseil d’application pour cet évangile. Tout ce que je peux vous proposer, c’est simplement regarder le raisonnement que le Seigneur nous donne pour cette exigence. Il nous dit que nous sommes les enfants de Dieu et nous devons reconnaitre cette identité divine en nous. Tous ceux et celles  qui ont reconnus cette identité divine en eux, ont vécus une vie de sainteté qui participe à la sainteté de Jésus. Le monde a vu la présence divine dans leurs paroles, dans leurs gestes ou actes et dans leurs présences. Ils ont rendus visible cette présence divine dans leurs vies quotidiennes. Jésus nous exhorte simplement que nous soyons ‘nous-mêmes’, n’imitons personne que Dieu seul, ce Dieu en Jésus.

«Donnez, et il vous sera donné»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile de Luc proclame un message plus dense que bref, et pourtant il est bref! Il peut être réduit à deux considérations: un encadrement de miséricorde et un contenu de justice.

En premier lieu, un encadrement de miséricorde. En effet, la consigne de Jésus s'affirme comme une norme et resplendit comme un astre. Norme absolue: si notre Père qui est au ciel est miséricordieux, nous, qui sommes ses fils, devons l'être aussi. Et le Père est si miséricordieux! Le verset antérieur affirme: «(...) et vous serez les fils du Très-Haut, car Il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants» (Lc 6,35).

En deuxième lieu, un contenu de justice. En effet, nous nous trouvons confrontés à une sorte de “loi du talion”, aux antipodes de celle qui a été rejeté par Jésus («oeil pour oeil, dent pour dent»). En quatre étapes successives, le divin Maître nous instruit, d'abord, avec deux négations, ensuite, avec deux affirmations. Négations: «Ne jugez point, et vous ne serez point jugés»; «ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés». Affirmations: «absolvez, et vous serez absous»; «Donnez, et il vous sera donné».

Appliquons cela brièvement à notre vie quotidienne, en nous arrêtant spécialement à la quatrième consigne, comme le fait Jésus. Examinons notre conscience avec courage et clarté: si en matière familial, culturelle, économique et politique le Seigneur devait juger et condamner notre monde comme le monde juge et condamne, qui pourrait affronter son tribunal? (Songeons simplement au monde de la vie politique, en rentrant à la maison, en lissant le journal ou en écoutant les nouvelles). Si le Seigneur nous pardonnait comme le font d'habitude les hommes, combien de personnes et institutions parviendraient à la pleine réconciliation?

Mais la quatrième consigne mérite une réflexion particulière. En elle, la bonne loi du talion que nous sommes en train de considérer est en quelque sorte dépassée. En effet, si nous donnons, nous sera-t-il donné proportionnellement? Certainement pas! Si nous donnons, nous recevrons —notons-le bien— «une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde» (Lc 6,38). Car, c'est à la lumière de cette disproportion bénie que nous sommes exhortés de donner au préalable. Demandons-nous, donc: quand je donne, est-ce que je donne bien, le meilleure de moi-même, est-ce que je donne pleinement?

 

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Publié le 12 Mars 2017

La vie chrétienne est un chemin de vie qui nous aide à découvrir Dieu et sa volonté. Cette foi nous fait découvrir soi-même, notre propre identité et particulièrement notre relation avec Dieu. Pour mieux comprendre nous avons l’image du père Abraham, qui était demandé de quitter de ‘chez-soi’ ses lieux de sécurités, y compris son peuple, la culture, sa nation vers un terrain inconnu, avec une grande promesse, non seulement d’une grande famille, mais une nation toute puissante, et avec toute sécurité et protection possible. Dieu prend tout en Lui. Abraham décida d’obéir et de quitter.  Cette obéissance nous a fait naître un peuple (fidèle et infidèle), une génération nombreuse dont nous nous appartenons.

Le Carême est un pèlerinage vers la Pâque du Seigneur. Comme le peuple d’Israël, nous aussi faisons le même chemin, pas-à-pas dans l’espérance. Dans cette démarche, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur nous accompagne et nous protège. Même si nous marchons dans l’espérance, n’oublions pas que nous marchons vers l’incertitude, avec nos limites et nos faiblesses, en faisant confiance dans la fidélité du Seigneur.

La transfiguration est une réponse à l’incompréhension des disciples du Seigneur, particulièrement sa mort et sa résurrection. Elle est un accompagnement divin qui conduira les disciples jusqu’à la résurrection. Moïse qui a accompagné le peuple dans le désert et Elie un grand prophète, tous les deux reviennent accompagner, non seulement le Seigneur, mais aussi ses disciples. Cet évènement qui se passe sur une haute montagne, Thabor, se rappelle la rencontre du Seigneur avec Moïse, à qui Dieu confiera une grande responsabilité d’amener le peuple vers la terre sainte, la Terre promise.

Dans la transfiguration nous revivons la même expérience de Moïse avec Dieu. Aujourd’hui Jésus avec ses disciples réinvente cet événement, pour qu’ils comprennent la passion. Jésus les amènera avec la même illumination vers le calvaire, et à travers sa mort, vers la résurrection. L’Eglise nous prépare à la passion du Seigneur, en nous proposant ce texte de la transfiguration, un événement qui nous fera découvrir le Christ, le Sauveur du monde.

L’histoire de la transfiguration se termine avec un grand message, non seulement la mort, la résurrection, l’accomplissement de toute la prophétie, de la promesse du Seigneur, il y a aussi la GLOIRE de Dieu, la nuée lumineuse. Dans cette gloire, il y a une voix, une voix qui nous parle, ‘écoutez-Le’. Puisque notre Dieu est rempli d’amour et de miséricorde, puisqu’Il est généreux, cette écoute, et notre fidélité à sa Parole, nous apportera beaucoup de bien. Pour tout cela, il faut savoir non seulement gravir sur la montagne, une haute montagne, mais aussi savoir descendre, descendre avec le Seigneur. Je vous souhaite une bonne préparation.

Amen.

 

 

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Publié le 10 Mars 2017

Gospel text (Mt 5,43-48):

 Jesus said to his disciples, «You have heard that it was said: ‘Love your neighbor and do not do good to your enemy’. But this I tell you: Love your enemies, and pray for those who persecute you, so that you may be children of your Father in Heaven. For he makes his sun rise on both the wick­ed and the good, and he gives rain to both the just and the unjust. If you love those who love you, what is special about that? Do not even tax collectors do as much? And if you are friendly only with your friends, what is so exceptional about that? Do not even the pagans do as much? For your part you shall be righteous and perfect in the way your heavenly Father is righteous and perfect».

«Love your enemies, and pray for those who persecute you»

Fr. Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Spain)

Today's Gospel exhorts us to the most perfect love. Love is wanting to do good to others, and here lies our personal fulfillment. We do not love for our own sake, but for the sake of doing good to our neighbor, and on doing it to improve as persons. The II Vatican Council said, «human beings cannot reach their prime but by sincerely giving themselves to others». Sainte Therese of the Infant Jesus said, ‘This is making an holocaust of our life’. Love is a human vocation. Our whole behavior, to be truly human, has to be the expression of the reality of our being while fulfilling our vocation for love. As John Paul II has written, «a man, cannot live without love. He becomes incomprehensible. His life does not make sense if love is not revealed to him, if he does not find love, if he does not experience love and makes it his, if he does not intensely participate in it». 

Love has its foundation and reaches its highest form in God's love in Christ. We are invited to a dialogue with God. We exist for the love of God, Who created us, and for the love of God which keeps us, «and we can only say we live in full realization of the truth when we freely recognize this love and fully trust our Creator» (II Vatican Council): this is the most important reason of its dignity. In other words, human love must remain under the custody of Divine Love, which is where it comes from, where it finds its reflection and brings it to its fullest. This is why, love, when truly human, loves with God's heart and can even embrace its foe. Otherwise, one does not truly love. To such an extent that the exigency of our giving ourselves sincerely, becomes a divine precept: «For your part you shall be righteous and perfect in the way your heavenly Father is righteous and perfect» (Mt 5:48).

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Publié le 10 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 5,43-48): 

«Vous avez appris qu'il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi’. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait».

«Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous exhorte à l'amour le plus parfait. Aimer c'est vouloir le bien de l'autre et notre épanouissement personnel est fondé sur cela. Nous n'aimons pas pour notre propre bien-être, mais pour le bien de la personne aimée, et ce faisant, nous grandissons comme personnes. L'être humaine, affirma le Concile Vatican II, «ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même». Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus se référait à cela quand elle demandait de faire de notre vie un holocauste. L'amour est la vocation de l'homme. Tout notre comportement, pour être véritablement humain, doit manifester la réalité de notre être, en réalisant sa vocation à l'amour. Comme Jean Paul II l'a écrit, «l'homme ne peut vivre sans amour et vu qu'il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est vide de sens s'il ne reçoit pas la révélation de l'amour, s'il n'en fait pas l'expérience, s'il ne rencontre pas l'amour, s'il ne le fait pas sien, s'il n'y participe pas fortement». 

L'amour a son fondement et sa plénitude dans l'amour de Dieu dans le Christ. La personne est invitée au dialogue avec Dieu. Nous existons par l'amour de Dieu qui nous a créé, et par l'amour de Dieu qui nous conserve, «et on peut dire seulement que l'homme ne vit pleinement selon la vérité que s'il reconnaît librement cet amour et s'abandonne à son Créateur» (Concile Vatican II): telle est la plus haute raison de sa dignité. L'amour humain, en conséquence, doit être baigné d'Amour Divine qui est sa seule source, où il trouve son modèle et qui le mène à sa plénitude. C'est pourquoi l'amour, quand il est vraiment humain, aime avec le coeur de Dieu et s'étend même ses ennemis. Autrement, on n'aime pas pour de bon. C'est pourquoi l'exigence du don sincère de soi-même est un précepte divine: «Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» (Mt 5,48).

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Publié le 9 Mars 2017

Gospel text (Mt 5,20-26): 

Jesus said to his disciples, «I tell you, then, that if you are not righteous in a much broader way than the teachers of the Law and the Pharisees, you cannot enter the kingdom of heaven. You have heard that it was said to our people in the past: ‘Do not commit murder; anyone who does kill will have to face trial’. But now I tell you: whoever gets angry with a brother or sister will have to face trial. Whoever insults a brother or sister deserves to be brought before the council; whoever calls a brother or a sister "Fool" deserves to be thrown into the fire of hell. 

»So, if you are about to offer your gift at the altar and you remember that your brother has something against you, leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him, and then come back and offer your gift to God. Don't forget this: be reconciled with your opponent quickly when you are together on the way to court. Otherwise he will turn you over to the judge, who will hand you over to the police, who will put you in jail. There you will stay, until you have paid the last penny».

«Leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him [your brother]»

Fr. Thomas LANE 
(Emmitsburg, Maryland, United States)

Today, the Lord challenges us to convert as He speaks about what goes on in our hearts. The commandment says «Do not commit murder» (Mt 5:21), but Jesus reminds us that there are other ways of killing life in others. We can kill life in others by harboring excessive anger towards them in our hearts or not treating them respectfully and calling them “Fool” (cf. Mt 5:22).

The Lord calls us to be people of integrity: «Leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him» (Mt 5:24), i.e. the faith we profess in our celebration of the Liturgy should flow over into our daily lives and affect how we live. So Jesus asks us to be reconciled with our enemies. A first step along the road to reconciliation is to pray for our enemies as Jesus requested. If we find this difficult it is good to remember and picture in our minds Jesus dying for those whom we dislike. If we have been seriously hurt by others let us pray for healing of painful memories and the grace to forgive. As you pray, ask the Lord to walk back in time with you to the time and place of the hurt and replace your hurt with his love so that you may be free to forgive.

As Pope Benedicyt wrote, «we cannot communicate with the Lord if we do not communicate with one another. If we want to present ourselves to him, we must also take a step towards meeting one another. To do this we must learn the great lesson of forgiveness: we must not let the gnawings of resentment work in our soul, but must open our hearts to the magnanimity of listening to others, open our hearts to understanding them, eventually to accepting their apologies, to generously offering our own».

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Publié le 9 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 5,20-26):

«Je vous le dis en effet: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

«Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère»

Abbé Thomas LANE
(Emmitsburg, Maryland, Etats-Unis)

Aujourd'hui, le Seigneur, qui parle de ce qui se passe dans nos cœurs, nous incite à la conversion. Le commandement dit «Tu ne commettras pas de meurtre» (Mt 5,21); mais Jésus nous rappelle qu'il y a plusieurs façons de tuer les autres. Nous pouvons détruire la vie des autres si nous nourrissons une colère excessive dans nos cœurs envers eux ou si nous les insultons (cf. Mt 5,22).

Le Seigneur nous appelle à être des gens intègres: «Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère» (Mt 5,24). La foi que nous pratiquons dans la célébration de la Liturgie devrait s'écouler dans nos vies quotidiennes et affecter notre façon de vivre. C'est pourquoi Jésus nous demande de nous réconcilier avec nos ennemis. Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l'a demandé. Et si nous trouvons cela difficile il serait bon d'évoquer en nous l'image de Jésus mourant pour tous ceux qui nous sont antipathiques. Si nous avons été sérieusement blessés par d'autres prions le Seigneur de cicatriser ces souvenirs douloureux et d'obtenir la grâce de pouvoir pardonner. Et, lorsque nous prions, demandons au Seigneur de revenir avec nous au temps et au lieu de l'offense et d'y mettre son amour, pour que nous puissions être libres de pardonner.

Comme le Pape Benoît XVI a écrit: «Nous ne pouvons pas communiquer avec le Seigneur, si nous ne communiquons pas entre nous. Si nous voulons nous présenter à Lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour aller les uns à la rencontre des autres. C'est pourquoi il faut apprendre la grande leçon du pardon: ne pas laisser notre âme être rongée par le ressentiment, mais ouvrir notre coeur à la magnanimité de l'écoute de l'autre, ouvrir notre coeur à la compréhension à son égard, à l'éventuelle acceptation de ses excuses, au don généreux des nôtres».

 

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Publié le 9 Mars 2017

 

Que devrais-je abandonner pour le Carême ? Glaces ? Chocolats ? Boissons ?

Beaucoup d’entre nous essayons d’être plus disciplinés pour le Carême et d’abandonner quelque chose que nous aimons vraiment. C’est génial ! Le jeûne a toujours été une tradition importante du Carême. Cette année cependant, réfléchissons à d’autres choses que nous pourrions abandonner.

Renoncer à se plaindre – Focus sur la gratitude
Philippiens 2 14-15 : « Faites tout sans vous plaindre ni discuter, afin que vous deveniez sans reproche et purs. »
1 Thessaloniciens 5-18 : « Rendez grâces en toutes circonstances, car c’est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ. »

Renoncer à l’amertume – Tournez-vous vers le pardon
Ephésiens 4-31 : « Débarrassez-vous de toute amertume, rage et colère, bagarre et calomnie, avec toute forme de malice.
Ephésiens 4-32 : « Soyez compatissants et compatissants les uns pour les autre, pardonnant les uns les autres, comme en Christ, Dieu vous a pardonné. »

Abandonner l’inquiétude – Confiance en Dieu
Mathieu 6-25 : « C’est pourquoi je vous dis, ne vous inquiétez pas de votre vie…qui, en se préoccupant peut ajouter une heure à sa vie ? »
Mathieu 6-25 : « Mais cherchez d’abord son Royaume et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données aussi. »

Abandonner le découragement : Etre plein d’espoir
Deutéronome31-8 : « Le Seigneur lui-même va devant vous et sera avec vous : il ne vous abandonnera pas. N’aies pas peur ; ne te décourage pas. »
Esaïe 40-31 : « Mais ceux qui espèrent dans le Seigneur renouvellent leur force. Ils s’envoleront sur des ailes comme des aigles : ils courront et ne se lasseront pas, ils marcheront et ne seront pas faibles. »

Abandonner la haine – Retournez bien pour le mal
1 Jean 2-9 : « Quiconque prétend être dans la lumière mais hait son frère est toujours dans l’obscurité. »
Luc 6-27 : « Mais je vous dis vous qui m’écoutez. Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. »

Abandonner la colère – Etre plus patient
Mathieu 5-22 : « Mais je vous dis que quiconque est en colère contre son frère sera soumis au jugement. »
Proverbes 15-18 : « Un homme violent excite les querelles, celui qui est lent à la colère apaise les disputes. »

Abandonner les bavardages – Contrôlez votre langue
Psaume 34-13 : « Gardez votre langue du mal et vos lèvre de proférer des mensonges. »
Proverbes 21-23 : « Celui qui veille sur sa bouche et sur sa langue préserve son âme de angoisses. »

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Publié le 8 Mars 2017

Gospel text

(Mt 7,7-12):

Jesus said to his disciples, «Ask and you will receive; seek and you will find; knock and the door will be opened. For everyone who asks, receives; whoever seeks, finds; and the door will be opened to him who knocks. Would any of you give a stone to your son when he asks for bread? Or give him a snake, when he asks for a fish? As bad as you are, you know how to give good things to your children. How much more, then, will your Father in heaven give good things to those who ask him! So, do to others whatever you would that others do to you: there you have the Law and the Prophets».

 

The application

 

How to apply this gospel in our daily life, while many of us are very often disappointed because of our feelings that our prayers however sincere they may be remain unheard? While reading this gospel which part of it that I should give much attention? Where this gospel leads me to live today?

Though I don’t have answers to all these questions, I would however propose you all to mediate our ‘God image’ and compare this with the image that Jesus presents to us today. I sincerely believe His ‘God image’ is the best that we can have today. Jesus is telling us that God is filled with goodness and thus we are called to create our own God image on what Jesus has said than what we have learned or heard. Once we learn to see God, as Jesus sees His Father, our relationship within ourselves, with others and finally with God get a new lease of life. It is hear that we learn to see the presence of others in our life and learn to love them as God loves us.  Let me explain

It is on this ‘God image’ depend our faith and our relation with God. It is on this same image that we have created, helps us concretely to build our relationship with God. If this image is wrong, everything gets wrong. It is equally applied even to us and our own self. The self or being that we are, depend largely the way we look at ourselves and the way we are moulded by our thinking pattern, actions or even by the evens and relationships. It is important that we find out the original ‘self-image’ of ourselves as God has created us than what we have built since our childhood. The more we are close to the original self, the more we get close to divine self. The more we are far away to our original self, the more we are away from God and also from others. Because of this distance that we have created, (very often in our ignorance) we find difficult to understand God, others and even ourselves, and by consequence we feel that our prayers are not listened.

«For everyone who asks, receives; whoever seeks, finds»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus reminds us of the need and power of prayer. We cannot understand our Christian life without being related to God, and in this relation, prayer takes a central place. While we live in this world, we Christians find ourselves on a pilgrimage road, but our prayer gets us closer to God, opens up the door of his immense love and brings forward the Heaven delights. This is why, our Christian life is a constant request and search: «Ask and you will receive; seek and you will find; knock and the door will be opened» (Mt 7:7), says Jesus to his disciples.

At the same time, the prayer gradually turns a stone heart into a flesh heart: «As bad as you are, you know how to give good things to your children. How much more, then, will your Father in heaven give good things to those who ask him!» (Mt 7:11). The best summary we can ask God can be found in Our Lord's Prayer: «Your kingdom come and your will be done, on earth as in heaven» (cf. Mt 6:10). We, therefore, cannot ask just anything in our prayers, but something which is really for our own good. If nobody wants to hurt himself, we should not want any damage for others, either.

We, sometimes, fail to see God's concern for us, for we find our prayers seemingly unanswered or may even feel God does not love us. In such moments, it will do us good to remember this advice from Saint Jerome: «It is certain God gives to he, who asks, that he, who seeks, finds, and that he, who knocks, will be opened: It is clearly seen that he, who has not received, who has not found, who has not been opened, is just because he did not know how to ask, how to seek nor how to knock at the door». Let us, therefore, ask God, in the first place, to give us a loving heart just like that of Jesus Christ.

 

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Publié le 8 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 7,7-12):

 

«Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes».

 

L’application

 

Pour l’application je vous invite à regarder les vocabulaires employer dans cet évangile. Demander, chercher, ouvrir, donner (de bonnes choses), votre Père, faire, la loi, les prophètes. En regardant ces vocabulaires et les sens qui les attachent, ajoutons notre propre sens. Choisissons un des vocabulaires et mettons-le en pratique.

Deuxième proposition est de contempler la bonté de Dieu. Dans cette contemplation de la bonté de Dieu, vérifions-la avec notre conception de Dieu. Qui est ce Dieu pour moi ? Pourquoi j’ai choisi ce concept et pourquoi pas un autre ? Par exemple, un Dieu d’amour, de compassion, ou de jugement, etc. Il est la fondation de notre foi.

La troisième proposition est, quelle est le thème de cet évangile ? La nécessité de prière, ou la bonté de Dieu, la persévérance ou la confiance, l’assurance ou la fidélité, etc. En choisissant le thème, essayons de l’être pour les autres.

 

«Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous parle de la nécessité et de la puissance de la prière. Nous ne pouvons comprendre la vie chrétienne sans une relation avec Dieu, et au cœur de cette relation se trouve la prière. Notre vie ici-bas est celle de pèlerins, mais la prière nous rapproche de Dieu, elle nous ouvre les portes de son immense amour et nous donne un avant-gout des délices du ciel. Aussi, la vie chrétienne est-elle une demande et une recherche continuelles: «Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira» (Mt 7,7), nous dit Jésus.

En même temps, la prière transforme peu à peu le cœur de pierre en cœur de chair: «Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent!» (Mt 7,11). Le meilleur résumé de ce que nous pouvons demander à Dieu se trouve dans le Notre Père: «Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel» (cf. Mt 6,10). Dans la prière, nous ne pouvons pas demander n'importe quoi, mais ce qui est réellement bon. Nul ne désire ce qui lui est dommageable; et nous ne pouvons pas non plus le vouloir pour les autres.

Il y en a qui se plaignent de ce que Dieu ne les écoute pas, car ils ne voient pas aussitôt les résultats, ou parce qu'ils pensent que Dieu ne les aime pas. Il n'est pas inutile alors de se souvenir du conseil de saint Jérôme: « Il est sûr que Dieu donne à qui demande, que celui qui cherche trouve, et qu'à celui qui frappe l'on ouvre: il est clair que celui qui n'a pas reçu, celui qui n'a pas trouvé et celui à qui on n'a pas ouvert, n'a pas bien demandé, n'a pas bien cherché et n'a pas bien frappé à la porte». Demandons donc d'abord à Dieu qu'il rende notre cœur aussi bon que celui de Jésus-Christ.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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