Publié le 27 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Jn 5,1-3.5-16):

Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades: aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?». Le malade lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi». Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche». Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait!

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard». Il leur répliqua: «Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit: ‘Prends ton brancard, et marche!’». Ils l'interrogèrent: «Quel est l'homme qui t'a dit: ‘Prends-le, et marche’?». Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore». L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’»

 

Abbé Àngel CALDAS i Bosch
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui saint Jean nous parle de la scène de la piscine de Bézhata. Elle ressemblait, plutôt, à la salle d'attente d'un hôpital pour traumatisés: «Une foule de malades étaient couchés: aveugles, boiteux et paralysés» (Jn 5,3). Et Jésus s'y rendit.

Comme c'est étonnant! L'on trouve toujours Jésus au beau milieu des problèmes. Là où il existe une possibilité de “libérer”, de rendre quelqu'un heureux, le voici. Les pharisiens, par contre, ne songeaient qu'au Sabbat. Leur mauvaise foi tuait l'esprit. La colère du péché dégoulinait de leurs yeux. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Le protagoniste du miracle était malade depuis trente-huit ans. «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» (Jn 5,6), lui dit Jésus. Depuis longtemps qu'il luttait dans le vide, faute d'avoir rencontré Jésus. Mais, maintenant, il avait trouvé l'Homme. Les cinq colonnades de la piscine de Bézhata retentirent lorsqu'on entendit la voix du Maître: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche» (Jn 5,8). Ce fut l'affaire d'un instant.

La voix du Christ est la voix de Dieu. Tout était neuf dans ce vieux paralysé, usé par le découragement. Plus tard, saint Jean Chrysostome nous dira que dans la piscine de Bézhata les maladies du corps étaient guéries, et qu'avec le Baptême ce sont les maladies de l'âme qu'on guérit. Là, c'était de temps en temps et pour un seul malade à la fois. Dans le Baptême, c'est pour toujours et pour tous. Dans le deux cas, le pouvoir de Dieu est manifesté par l'eau.

Le paralytique impuissant au bord de l'eau, ne te fait-il pas songer à l'expérience de notre propre impuissance à faire le bien? Comment essayons–nous de résoudre, tout seul, ce qui relève d'un pouvoir surnaturel? Te rends-tu compte que chaque jour, autour de toi, il a une foule de paralytiques qui “se remuent” beaucoup, mais n'arrivent pas à échapper de leur manque de liberté? Le péché paralyse, vieillit, tue. Il nous faut regarder Jésus. Il est nécessaire qu'Il —sa Grâce— nous plonge dans les eaux de la prière, de la confession, de l'ouverture de le esprit. Toi et moi, nous pouvons être de sempiternels paralytiques, ou des porteurs et des instruments de lumière.

 

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Publié le 26 Mars 2017

Gospel text

(Jn 4,43-54):

Jesus left for Galilee. Jesus himself said that no prophet is recognized in his own country. Yet the Galileans welcomed him when He arrived, because of all the things He had done in Jerusalem during the Festival and which they had seen. For they, too, had gone to the feast. Jesus went back to Cana of Galilee where He had changed the water into wine.

At Ca­per­naum there was an official whose son was ill, and when he heard that Jesus had come from Judea to Galilee, he went and asked him to come and heal his son, for he was at the point of death. Jesus said, «Unless you see signs and won­ders, you will not believe!». The official said, «Sir, come down before my child dies». And Jesus replied, «Go, your son is living».

The man had faith in the word that Jesus spoke to him and went his way. He was already going down the hilly road when his servants met him with this news, «Your son has recovered!». So he asked them at what hour the child had begun to recover and they said to him, «The fever left him yesterday in the afternoon about one o'clock». And the father realized that it was the time when Jesus told him, «Your son is living». And he became a believer, he and all his family. Jesus performed this second miraculous sign when he returned from Judea to Galilee.

 

The application

 

We all wish to put the gospel values in our daily life and some of us do desire to live it, in its perfection. How to live today’s gospel? There are two ways of living this. The first would be, through this official, who took the courage to go and present the need of life towards Jesus without any hesitation. He does this amidst rejection and negation of Jesus in the society. Many of us who like to be right and tries to be good, fail drastically, because we would love to fall into the way the society defines what is good and right. We should learn to stand differently and in a unique way, only imitating the grace the Lord has given to us from our baptism. Thus by the same grace we become the way for others to find Jesus in their life.

The second approach would be from Jesus’ point of view. Jesus identifies not only the need of this official, (that many of us can do without any difficulty) but also the deep faith which doesn’t need any external sign to believe. The man, just believed without demanding any clarifications. Many of us who are good, search always an external or internal signs to live our faith. We are in need of an affirmative response for our faith. Take confidence simply because God is Good, is not always easy, particularly when we are in difficult time.

The third aspect is the invitation that his man has proposed to all around him. They all have received the faith. Do we propose it, in the same way? Or any ideas of………..!

«That Jesus had come from Judea to Galilee»

 

Fr. Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero
(Viladecans, Barcelona, Spain)

Today, we find Jesus again in Cana of Galilee, where He had previously made the well known miracle of changing the water into wine. Now, on this occasion, He performs a new miracle: the recovery of a royal official's son. In spite of how spectacular the first one was, this second miracle is, undoubtedly, more valuable, for what Jesus solves with this miracle is nothing material, but a problem of a human life.

What is so remarkable in this case is that Jesus does not go to Capernaum to directly heal there the sick one; He performs the miracle without moving from Cana: «The official told him: ‘Sir, come down before my child dies!’. And Jesus replied: ‘Go, your son is living’» (Jn 4:49-50).

This should remind us all that we can do a lot of good from a distance, that is, without having to make us present wherever our generosity is requested. We can, thus, help the Third World simply by collaborating economically with our Missions or with catholic organizations that may be working over there. Or let us help those in need on the marginal suburbs of the big cities with our contributions to institutions like Caritas International, without our having to set foot there. Or, we can even make a lot of people far away happy by means of just a telephone call, a letter or an e-mail.

Quite often we do not perform a good deed by excusing ourselves because of our impossibility to be physically present wherever there is an urgent need for outside help. Jesus did not use that excuse. He was not at Capernaum, but He simply performed the miracle.

If you want to be generous, distance should be no problem, for our generosity comes all the way directly from our heart and it crosses all frontiers. As Saint Augustine said: «He who is charitable at heart, always finds something to give».

 

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Publié le 26 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 4,43-54):

Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin.

Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit: «Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges?». Le fonctionnaire royal lui dit: «Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!». Jésus lui répond: «Va, ton fils est vivant».

L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent: «C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté». Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit: «Ton fils est vivant». Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

 

L’application

 

J’aimerai garder ce thème pour nous, ‘Jésus est la Lumière du monde’, toute la semaine pour la contemplation. Pour profiter cette lumière, il faut avoir la foi, une foi si profonde qui ne doute rien, même s’il n’y a aucun signe visible. C’est dans cette foi profonde que nous devons nous adresser au Seigneur.

Pour l’application de l’évangile du jour, je vous proposerai d’imiter non seulement la foi de cet homme de pouvoir, mais aussi la qualité divine qui identifie sa présence dans notre cœur. Nous qui représentons Jésus au peuple de ce monde, devons identifier cette foi invisible, aussi la Lumière, Jésus qui agit dans notre cœur.

Cet homme qui a cru et l’a partagé avec sa famille et nous qui l’avons déjà lors de notre baptême, nous devons nous poser cette question. Comment vivons-nous cette foi et partageons-nous cette richesse avec les autres ?

«Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée»

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero
(Viladecans, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous rencontrons de nouveau Jésus à Cana de Galilée, où il avait réalisé le fameux miracle de la conversion de l'eau en vin. Et voici qu'il fait un nouveau miracle: la guérison du fils d'un fonctionnaire royal. Le premier avait été spectaculaire, mais celui-ci a sans doute plus de valeur: il ne résout pas un embarras matériel, il s'agit d'une vie humaine.

Ce qui attire l'attention ici, c'est que Jésus agit à distance. Il ne se rend pas à Capharnaüm pour guérir directement le malade; il lui redonne la santé sans bouger de Cana: «Le fonctionnaire royal lui dit: ‘Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!’. Jésus lui répond: ‘Va, ton fils est vivant’» (Jn 4,49.50).

Cela nous rappelle que, tous, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l'endroit où l'on sollicite notre générosité. Nous aidons, par exemple, le Tiers Monde en collaborant économiquement avec nos missionnaires ou avec des entités catholiques qui y travaillent. Nous aidons les pauvres des quartiers marginaux des grandes villes par nos apports à des institutions comme Caritas, sans que nous devions y mettre les pieds. Nous pouvons même donner une grande joie à beaucoup de gens qui sont loin de nous, par un appel téléphonique, une lettre ou un message électronique.

Bien souvent, nous trouvons une excuse dans l'impossibilité d'être physiquement présents dans les lieux où il y a des nécessités urgentes. Jésus, n'a pas cherché d'excuse; il a fait le miracle.

La distance n'est pas un problème à l'heure d'être généreux, car la générosité sort du cœur et dépasse les frontières. Comme le disait saint Augustin: «Qui possède la charité dans son cœur, trouve toujours une chose à donner».

 

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Publié le 26 Mars 2017

Jésus est en pèlerinage. Il savait non seulement s’avancer, mais aussi faire la pause, et faire un demi-tour, pour sauver le peuple qui le cherche. Un aveugle de naissance rend témoignage de tout ce qu’il a vu, entendu et vécu. Les hommes, qui ont identifié un miracle comme une chose extraordinaire, refusent systématiquement non seulement l’acte, mais aussi la personne. Ils ont expulsé une véritable présence divine.

Pourquoi cette tragédie dans la vie du peuple qui attentait le Messie, le roi qui va venir sauver le peuple? C’est la première lecture qui nous répond en identifiant le comportement humain, dont le prophète Samuel représente dans l’onction du roi, David. Il se trompait profondément par l’apparence, alors Dieu voit le cœur. « Dieu ne regarde pas comme les hommes, les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Puisque ce miracle se passait un jour de Sabbat, les élites n’arrivaient pas à reconnaitre l’œuvre de Dieu.

Le peuple peut nous mettre  dehors, mais Dieu nous accueillera. Comme Jésus dans l’évangile du jour, Dieu reviendra nous aider à vivre notre vie pleinement. Dieu a aidé Samuel à identifier le grand roi dans ce petit enfant. Jésus revient encore une fois, pour rendre cet aveugle de naissance libre, une liberté totale, où il adorera Dieu dans l’esprit et vérité, en Jésus Christ. Comme l’Esprit du Seigneur s’empara de David de ce jour d’onction, Il reviendra à nous se prendre. Tous ceux et celles cherchent le Seigneur fidèlement, ils Le trouveront.

Dans les églises où se trouvent les catéchumènes, ils fêtent la deuxième étape du baptême.  Comme la Samaritaine, et aujourd’hui comme cet homme-là qui trouvait un homme en Jésus, plus tard un prophète et à la fin Jésus revient à rouvrir encore une fois un tout autre aveuglement, la foi profonde qui identifiera Dieu en Jésus. Les catéchumènes sont invités à découvrir Dieu petit-à-petit et ils apprendront à adorer Dieu en Esprit et en Vérité.  

Veillons que nous ne soyons pas aveugles comme ces pharisiens et scribes. Il faut apprendre à accueillir, à s’ouvrir à a nouveauté, et à s’ouvrir à la périphérie. Mes amis, ne soyons pas aveugles devant le soleil, le Christ. Il est là pour nous sauver, nous guider et nous accompagner, notre lumière éternelle.

« Vivre le Carême, c’est accueillir cette lumière qui vient de Jésus. Cette lumière c’est celle de la foi. Elle nous aide à voir les personnes et les événements avec le regard de Dieu. Comme l’aveugle guéri, nous deviendrons des témoins du Christ. Nous pourrons proclamer notre foi avec fierté : « Je crois en Dieu qui est lumière, Je crois en Dieu, il est mon Père. » Amen »

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Publié le 24 Mars 2017

Gospel text (Lc 1,26-38):

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you». Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob for­­ever and his reign shall have no end».

Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said».
And the angel left her.

«Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you»

+ Fr. Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Spain)

Today, we celebrate the feast of the Annunciation of our Lord. With the angel Gabriel's announcement and Mary's acceptance of the explicit divine will of incarnating in her womb, God assumes the human condition and nature —«in everything equal to us, except for sin»— to exalt and elevate us as his sons and have us, thus, as partakers of his divine nature. The mystery of faith is so great that Mary, with this announcement, remains appalled. Gabriel tells her: «Do not fear, Mary» (Lk 1:30): the Most High has looked kindly upon you and has chosen you to be the Mother of the Savior of the world. The divine initiatives break the weak human reasoning.

«Do not fear, Mary!». Words we shall often read in the Gospels; the same Lord will repeat them to the Apostles when they closely feel the supernatural force and when they show their fear or fright before the extraordinary works of God. We may ask ourselves for the reasons of this fear. Is it an unreasonable fear, an irrational fright? No! For those who see themselves small and “poor” before God, that clearly feel their weakness, their feebleness before the greatness of the Divine and experiment their nothingness before the magnificence of the Omnipotent, it is a logic fear. Pope saint Leo wonders: «Who will not see his own feebleness in the same Christ?». Mary, the humble town maid, considers herself such a little thing... but in Christ she feels strong and her fear disappears!

Thus, we can clearly understand that God «chose the weak things of the world to shame the strong» (1Cor 1:27). The Lord looks at Mary, sees the smallness of his servant and works the history's greatest marvel on her: the Encarnation of the eternal Verb as Head of a renewed Humanity. How good Bernanos' words to the main character of The Joy can also be applied to the Virgin Mary: «An exquisite feeling of her own weakness comforted and soothed her wonderfully, because it was as an ineffable sign of God's presence in her; the same God shone in her heart».

 

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Publié le 24 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 1,26-38):

Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi». Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin».

Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?». L'ange lui répondit: «Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!». Et l'ange la quitta.

«Je te salue, toi à qui une grâce a été faite»

 

Abbé Johannes VILAR
(Köln, Allemagne)

Aujourd'hui dans le «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite» (Lc 1,28) nous entendons pour la première fois le nom de la Mère de Dieu: Marie (deuxième phrase de l'archange Gabriel). Elle a la plénitude de la grâce et des dons. Cela s'appelle ainsi: "keharitomén", «pleine de grâce» (salut de l'Ange).

Peut-être qu'à 15 ans et seule, Marie doit donner une réponse qui changera l'histoire entière de l'humanité. Saint Bernard suppliait: «On t'offre le prix de notre Rédemption. Nous serons délivrés immédiatement, si tu dis oui. La terre entière est à tes pieds en attendant ta réponse. Donne ta parole et engendre la Parole Éternelle». Dieu attend une réponse libre, et «La pleine de grâce», qui représente tous ceux qui ont besoin de la Rédemption, répond: "génoitó", ainsi soit-il! A partir de ce jour Marie est restée librement unie à l'Œuvre de son Fils, aujourd'hui sa Médiation commence. A compter d'aujourd'hui elle est la Mère de ceux qui sont un dans le Christ (Gal 3,28).

Benoît XVI disait dans une interview: «[Je voudrais] éveiller le courage de prendre des décisions définitives: ce sont les seules qui permettent de grandir et d'aller de l'avant, qui permettent les grandes choses dans la vie; elles ne détruisent pas la liberté, mais elles rendent possible une orientation correcte. Prendre ce risque —le saut vers les choses décisives— et ainsi accepter pleinement la vie, c'est cela que je voudrais transmettre». Marie: en voilà un exemple!

Saint Joseph non plus ne reste pas en retrait des plans de Dieu: il doit accepter de recevoir son épouse et donner un nom à l'enfant (cfr. Mt 1,20s): Jesua, "le Seigneur sauve". Et il le fait. Voilà un autre exemple!

L'Annonciation révèle aussi la Trinité. Le Père envoie le Fils, incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint. El l'Église chante: «Aujourd'hui la Parole Éternelle se transforme en chair pour nous». Son œuvre rédemptrice —Noël, Vendredi Saint, Pâques— est présente dans cette graine. Il est Emmanuel, «Dieu avec nous» (Is 7,15). Réjouis-toi humanité!

Les fêtes de Saint Joseph et l'Annonciation nous préparent de manière admirable à la célébration des Mystères Pascals.

 

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Publié le 23 Mars 2017

Gospel text

(Mc 12,28b-34):

A teacher of the Law came up and asked to Jesus, «Which commandment is the first of all?». Jesus answered, «The first is: ‘Hear, Israel! The Lord, our God, is One Lord; and you shall love the Lord, your God, with all your heart, with all your soul, with all your mind and with all your strength’. And after this comes another one: ‘You shall love your neighbor as yourself’. There is no commandment greater than these two».

The teacher of the Law said to him, «Well spoken, Master; you are right when you say that he is one and there is no other. To love him with all our heart, with all our understanding and with all our strength, and to love our neighbor as ourselves is more important than any burnt offering or sacrifice». Jesus approved this answer and said, «You are not far from the kingdom of God». But after that, no one dared to ask him any more questions.

 

The application

 

Fridays will certainly reminds us of the importance of fasting and penance. These days, we generously speak about reconciliation and forgiveness. Many of us do insist on prayer and charity. Everything is fine and there is nothing wrong in these propositions.

Today the Church is teaching us the foundation of these propositions, the divine love and the pardon and asks us to verify, whether it is the base of our being. If we don’t have an ardent love for God, which is expressed in our interpersonal relationship, particularly the way we love our neighbours, then even our prayers and charity will lead us towards pride and arrogance, in the name of humility and devotion, which will destroy all that God has created in us.

Thus, it is important that in all our decisions and actions, should have their foundation in our love for God and for His people. Without this foundation, even if we try to do charities, we don’t find inner peace and joy. Jesus reminds us that without ‘being’, doing has no value.

«There is no commandment greater than these two»

 

Fr. Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Spain)

Today, Lenten liturgy presents us Love as the deepest root of our self- communication with God: «Our soul cannot live without love, it always wants to love something, for our soul is made of love, as I made it because of love» (Saint Catherine of Siena). God is almighty love, extreme love, crucified love: «It is there [on the Cross] that this truth can be contemplated» (Benedict XVI). This Gospel is not only a confirmation of the prayer the pious Jew used to say every morning, but it is also a self revelation as to how God —through his Son— wants to be loved. With a Commandment from Deuteronomy: «Love the Lord your God» (Deut 6:5) and another one from Leviticus: «Love your neighbor as yourself» (Lv 19:18), Jesus enforces the plenitude of the Law. He loves the Father, as a true God born out of a real God and, as the Word made Flesh, He creates the new Mankind of the sons of God, brothers loving each other with the love of the Son.

Jesus' call to communion and to the mission requires our participation in its very same nature; it is a closeness where to get ourselves in. Jesus does not vindicate him as the milestone of our prayer and of our love. He thanks the Father and constantly lives in his presence. The mystery of Christ attracts us towards the love for God, invisible and inaccessible, while —at the same time— it shows us the way to identify our sincerity in our love and life for our visible and present brother. The burnt offerings in the altar are not the most valued ones, but Christ burning as the unique sacrifice and offering, so that we may become in Him a single altar, a single love.

This unity of knowledge and love woven by the Saint Spirit allows God to love through us and to use all our capacities, while allowing us to be able to love as Christ does, with the same filial and fraternal love. What God united in love, man cannot sever. This is the greatness of he who submits to the Kingdom of God: self love is no longer an obstacle but rapture to love the one and only God and a crowd of brothers.

 

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Publié le 23 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 12,28b-34):

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

 

L’application

 

Jésus nous affirme qu’il n’y ait qu’une seule loi que nous devions respecter : l’amour, l’amour divin et humain. Tous les deux vont ensembles et nous ne pouvons pas les séparer.

Dès que le temps de carême s’annonce son arrivé, nous nous rappelons certains vocabulaires si importants que tous en parlent sans arrêt, comme les jeûnes, les pénitences, les souffrances, etc. Certains d’entre nous emploient les mots comme réconciliation, confession, etc., très généreusement. Tout est bon, mais il manque l’essentiel, l’amour divin et son pardon. Une communion parfaite avec le Seigneur.

Si nous n’avons pas un amour ardant pour le Seigneur qui s’exprime dans l’amour humain, particulièrement envers nos prochains qui en ont besoin, quoi que soit notre pénitence ou jeûne, même aumône ou prière, ne serve rien qu’une glorification de notre propre égo, une simple fierté destructive.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

 

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour.

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.

 

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Publié le 22 Mars 2017

Gospel text (Lc 11,14-23):

One day Jesus was driving out a dumb demon. When the demon had been driven out, the mute person could speak, and the people were amazed. Yet some of them said, «He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons». So others wanted to put him to the test by asking him for a heavenly sign.

But Jesus knew their thoughts and said to them, «Every nation divided by civil war is on the road to ruin, and will fall. If Satan also is divided, his em­pire is coming to an end. How can you say that I drive out demons by calling upon Bee­lze­bul? If I drive them out by Beelzebul, by whom do your fellow mem­bers drive out demons? They will be your judge, then. But suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you? As long as the strong and armed man guards his house, his goods are safe. But when a stronger one attacks and overcomes him, the challenger takes away all the weapons he relied on and disposes of his spoils. Whoever is not with me is against me, and whoever does not gather with me, scatters».

«Suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you?»

Fr. Josep GASSÓ i Lécera
(Ripollet, Barcelona, Spain)

Today, in the proclamation of the Word of God, the figure of the devil appears once more: «One day Jesus was driving out a dumb demon» (Lk 11:14). Each time the texts speak of the devil, we feel, maybe, slightly uncomfortable. However, it is true evil exists, and it is so deeply rooted we cannot fully remove it. It is also true evil has a very broad scope: it keeps on “digging” and we simply cannot stop it. Yet, Jesus has come to fight these evil forces, to fight the devil. He is the only one who can drive him out.

Jesus has been slandered and accused: the devil is able to achieve everything. While the people were amazed at what Jesus Christ had done, «Yet, some of them said, ‘He drives out demons by the power of Beelzebub, the chief of the demons’» (Lk 11:15).

Jesus' response shows the absurdity of the argument from those contradicting him. In passing, this answer means for us a call to unity, to the strength meant by the unity. Disunity, instead, is an evil and destructive ferment. One of the evil signs is, precisely, division and making us unable to understand each other. Unfortunately, the present world is marked by this type of evil spirit which prevents our understanding and recognition of one another.

It will be good for us to ponder over which should be our cooperation in this matter of “throwing out the devil”, or keeping off evil. Let's wonder: do I contribute with what is needed so that our Lord expels evil from me? For «out of the heart come evil thoughts» (Mt 15:19). It is very important the response we can all give, that is, our necessary cooperation at a personal level.

Let's hope the Virgin Mary intercedes before Jesus, her beloved Son, so that He expels any type of evil from the world (wars, terrorism, mistreatment, violence) and from our heart, too. Virgin Mary, Mother of the Church and Queen of Peace, pray for us!

 

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Publié le 22 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,14-23):

Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration. Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse».

«Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera
(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui dans la proclamation de la parole de Dieu, la présence du démon se manifeste à nouveau: «Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet» (Lc 11,14). Chaque fois que les textes nous parlent du démon, nous nous sentons, peut être, un peu mal à l'aise. En tout cas, il est vrai que le mal existe, et qu'il a des racines si profondes que nous ne pouvons pas les éliminer totalement. Il est aussi vrai que le mal se répand: il “travaille” tout le temps et nous ne pouvons guère le dominer. Mais Jésus est venu pour combattre les forces du mal, le démon. Lui seul peut le rejeter.

On a calomnié et accusé Jésus: le démon peut tout faire. Alors que la foule était dans l'admiration de ce que Jésus-Christ venait d'accomplir, «certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’» (Lc 11,15).

La réponse de Jésus montre l'absurdité de l'argument de ses contradicteurs. Au passage, cette réponse est un appel pour nous à l'unité, à la force de l'union. La désunion, en revanche, est un ferment maléfique et destructeur. D'ailleurs, l'un des signes du mal est la division et l'incompréhension entre nous. Malheureusement, le monde actuel se distingue par ce type d'esprit mauvais qui empêche la compréhension et la reconnaissance des uns pour les autres.

Il est bon que nous méditions quelle est notre participation à cette «expulsion des démons» ou à ce refus du mal. Demandons-nous: fais-je le nécessaire pour faire que le Seigneur écarte le mal du dedans de moi? Est-ce que je coopère suffisamment à cette “expulsion”? Car «c'est du coeur que proviennent les pensées mauvaises» (Mt 15,19). La réponse de chacun, c'est-à- dire, notre collaboration personnelle, est très importante.

Que Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu'il expulse de notre coeur et du monde tous les maux (guerres, terrorisme, mauvais traitements, toutes les formes de violence). Marie, Mère de l'Église et Reine de la Paix, prie pour nous!

 

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