Publié le 26 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 4,43-54):

Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin.

Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit: «Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges?». Le fonctionnaire royal lui dit: «Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!». Jésus lui répond: «Va, ton fils est vivant».

L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent: «C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté». Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit: «Ton fils est vivant». Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

 

L’application

 

J’aimerai garder ce thème pour nous, ‘Jésus est la Lumière du monde’, toute la semaine pour la contemplation. Pour profiter cette lumière, il faut avoir la foi, une foi si profonde qui ne doute rien, même s’il n’y a aucun signe visible. C’est dans cette foi profonde que nous devons nous adresser au Seigneur.

Pour l’application de l’évangile du jour, je vous proposerai d’imiter non seulement la foi de cet homme de pouvoir, mais aussi la qualité divine qui identifie sa présence dans notre cœur. Nous qui représentons Jésus au peuple de ce monde, devons identifier cette foi invisible, aussi la Lumière, Jésus qui agit dans notre cœur.

Cet homme qui a cru et l’a partagé avec sa famille et nous qui l’avons déjà lors de notre baptême, nous devons nous poser cette question. Comment vivons-nous cette foi et partageons-nous cette richesse avec les autres ?

«Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée»

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero
(Viladecans, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous rencontrons de nouveau Jésus à Cana de Galilée, où il avait réalisé le fameux miracle de la conversion de l'eau en vin. Et voici qu'il fait un nouveau miracle: la guérison du fils d'un fonctionnaire royal. Le premier avait été spectaculaire, mais celui-ci a sans doute plus de valeur: il ne résout pas un embarras matériel, il s'agit d'une vie humaine.

Ce qui attire l'attention ici, c'est que Jésus agit à distance. Il ne se rend pas à Capharnaüm pour guérir directement le malade; il lui redonne la santé sans bouger de Cana: «Le fonctionnaire royal lui dit: ‘Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure!’. Jésus lui répond: ‘Va, ton fils est vivant’» (Jn 4,49.50).

Cela nous rappelle que, tous, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l'endroit où l'on sollicite notre générosité. Nous aidons, par exemple, le Tiers Monde en collaborant économiquement avec nos missionnaires ou avec des entités catholiques qui y travaillent. Nous aidons les pauvres des quartiers marginaux des grandes villes par nos apports à des institutions comme Caritas, sans que nous devions y mettre les pieds. Nous pouvons même donner une grande joie à beaucoup de gens qui sont loin de nous, par un appel téléphonique, une lettre ou un message électronique.

Bien souvent, nous trouvons une excuse dans l'impossibilité d'être physiquement présents dans les lieux où il y a des nécessités urgentes. Jésus, n'a pas cherché d'excuse; il a fait le miracle.

La distance n'est pas un problème à l'heure d'être généreux, car la générosité sort du cœur et dépasse les frontières. Comme le disait saint Augustin: «Qui possède la charité dans son cœur, trouve toujours une chose à donner».

 

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Publié le 26 Mars 2017

Jésus est en pèlerinage. Il savait non seulement s’avancer, mais aussi faire la pause, et faire un demi-tour, pour sauver le peuple qui le cherche. Un aveugle de naissance rend témoignage de tout ce qu’il a vu, entendu et vécu. Les hommes, qui ont identifié un miracle comme une chose extraordinaire, refusent systématiquement non seulement l’acte, mais aussi la personne. Ils ont expulsé une véritable présence divine.

Pourquoi cette tragédie dans la vie du peuple qui attentait le Messie, le roi qui va venir sauver le peuple? C’est la première lecture qui nous répond en identifiant le comportement humain, dont le prophète Samuel représente dans l’onction du roi, David. Il se trompait profondément par l’apparence, alors Dieu voit le cœur. « Dieu ne regarde pas comme les hommes, les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Puisque ce miracle se passait un jour de Sabbat, les élites n’arrivaient pas à reconnaitre l’œuvre de Dieu.

Le peuple peut nous mettre  dehors, mais Dieu nous accueillera. Comme Jésus dans l’évangile du jour, Dieu reviendra nous aider à vivre notre vie pleinement. Dieu a aidé Samuel à identifier le grand roi dans ce petit enfant. Jésus revient encore une fois, pour rendre cet aveugle de naissance libre, une liberté totale, où il adorera Dieu dans l’esprit et vérité, en Jésus Christ. Comme l’Esprit du Seigneur s’empara de David de ce jour d’onction, Il reviendra à nous se prendre. Tous ceux et celles cherchent le Seigneur fidèlement, ils Le trouveront.

Dans les églises où se trouvent les catéchumènes, ils fêtent la deuxième étape du baptême.  Comme la Samaritaine, et aujourd’hui comme cet homme-là qui trouvait un homme en Jésus, plus tard un prophète et à la fin Jésus revient à rouvrir encore une fois un tout autre aveuglement, la foi profonde qui identifiera Dieu en Jésus. Les catéchumènes sont invités à découvrir Dieu petit-à-petit et ils apprendront à adorer Dieu en Esprit et en Vérité.  

Veillons que nous ne soyons pas aveugles comme ces pharisiens et scribes. Il faut apprendre à accueillir, à s’ouvrir à a nouveauté, et à s’ouvrir à la périphérie. Mes amis, ne soyons pas aveugles devant le soleil, le Christ. Il est là pour nous sauver, nous guider et nous accompagner, notre lumière éternelle.

« Vivre le Carême, c’est accueillir cette lumière qui vient de Jésus. Cette lumière c’est celle de la foi. Elle nous aide à voir les personnes et les événements avec le regard de Dieu. Comme l’aveugle guéri, nous deviendrons des témoins du Christ. Nous pourrons proclamer notre foi avec fierté : « Je crois en Dieu qui est lumière, Je crois en Dieu, il est mon Père. » Amen »

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Publié le 24 Mars 2017

Gospel text (Lc 1,26-38):

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you». Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob for­­ever and his reign shall have no end».

Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said».
And the angel left her.

«Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you»

+ Fr. Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Spain)

Today, we celebrate the feast of the Annunciation of our Lord. With the angel Gabriel's announcement and Mary's acceptance of the explicit divine will of incarnating in her womb, God assumes the human condition and nature —«in everything equal to us, except for sin»— to exalt and elevate us as his sons and have us, thus, as partakers of his divine nature. The mystery of faith is so great that Mary, with this announcement, remains appalled. Gabriel tells her: «Do not fear, Mary» (Lk 1:30): the Most High has looked kindly upon you and has chosen you to be the Mother of the Savior of the world. The divine initiatives break the weak human reasoning.

«Do not fear, Mary!». Words we shall often read in the Gospels; the same Lord will repeat them to the Apostles when they closely feel the supernatural force and when they show their fear or fright before the extraordinary works of God. We may ask ourselves for the reasons of this fear. Is it an unreasonable fear, an irrational fright? No! For those who see themselves small and “poor” before God, that clearly feel their weakness, their feebleness before the greatness of the Divine and experiment their nothingness before the magnificence of the Omnipotent, it is a logic fear. Pope saint Leo wonders: «Who will not see his own feebleness in the same Christ?». Mary, the humble town maid, considers herself such a little thing... but in Christ she feels strong and her fear disappears!

Thus, we can clearly understand that God «chose the weak things of the world to shame the strong» (1Cor 1:27). The Lord looks at Mary, sees the smallness of his servant and works the history's greatest marvel on her: the Encarnation of the eternal Verb as Head of a renewed Humanity. How good Bernanos' words to the main character of The Joy can also be applied to the Virgin Mary: «An exquisite feeling of her own weakness comforted and soothed her wonderfully, because it was as an ineffable sign of God's presence in her; the same God shone in her heart».

 

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Publié le 24 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 1,26-38):

Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi». Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin».

Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?». L'ange lui répondit: «Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!». Et l'ange la quitta.

«Je te salue, toi à qui une grâce a été faite»

 

Abbé Johannes VILAR
(Köln, Allemagne)

Aujourd'hui dans le «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite» (Lc 1,28) nous entendons pour la première fois le nom de la Mère de Dieu: Marie (deuxième phrase de l'archange Gabriel). Elle a la plénitude de la grâce et des dons. Cela s'appelle ainsi: "keharitomén", «pleine de grâce» (salut de l'Ange).

Peut-être qu'à 15 ans et seule, Marie doit donner une réponse qui changera l'histoire entière de l'humanité. Saint Bernard suppliait: «On t'offre le prix de notre Rédemption. Nous serons délivrés immédiatement, si tu dis oui. La terre entière est à tes pieds en attendant ta réponse. Donne ta parole et engendre la Parole Éternelle». Dieu attend une réponse libre, et «La pleine de grâce», qui représente tous ceux qui ont besoin de la Rédemption, répond: "génoitó", ainsi soit-il! A partir de ce jour Marie est restée librement unie à l'Œuvre de son Fils, aujourd'hui sa Médiation commence. A compter d'aujourd'hui elle est la Mère de ceux qui sont un dans le Christ (Gal 3,28).

Benoît XVI disait dans une interview: «[Je voudrais] éveiller le courage de prendre des décisions définitives: ce sont les seules qui permettent de grandir et d'aller de l'avant, qui permettent les grandes choses dans la vie; elles ne détruisent pas la liberté, mais elles rendent possible une orientation correcte. Prendre ce risque —le saut vers les choses décisives— et ainsi accepter pleinement la vie, c'est cela que je voudrais transmettre». Marie: en voilà un exemple!

Saint Joseph non plus ne reste pas en retrait des plans de Dieu: il doit accepter de recevoir son épouse et donner un nom à l'enfant (cfr. Mt 1,20s): Jesua, "le Seigneur sauve". Et il le fait. Voilà un autre exemple!

L'Annonciation révèle aussi la Trinité. Le Père envoie le Fils, incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint. El l'Église chante: «Aujourd'hui la Parole Éternelle se transforme en chair pour nous». Son œuvre rédemptrice —Noël, Vendredi Saint, Pâques— est présente dans cette graine. Il est Emmanuel, «Dieu avec nous» (Is 7,15). Réjouis-toi humanité!

Les fêtes de Saint Joseph et l'Annonciation nous préparent de manière admirable à la célébration des Mystères Pascals.

 

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Publié le 23 Mars 2017

Gospel text

(Mc 12,28b-34):

A teacher of the Law came up and asked to Jesus, «Which commandment is the first of all?». Jesus answered, «The first is: ‘Hear, Israel! The Lord, our God, is One Lord; and you shall love the Lord, your God, with all your heart, with all your soul, with all your mind and with all your strength’. And after this comes another one: ‘You shall love your neighbor as yourself’. There is no commandment greater than these two».

The teacher of the Law said to him, «Well spoken, Master; you are right when you say that he is one and there is no other. To love him with all our heart, with all our understanding and with all our strength, and to love our neighbor as ourselves is more important than any burnt offering or sacrifice». Jesus approved this answer and said, «You are not far from the kingdom of God». But after that, no one dared to ask him any more questions.

 

The application

 

Fridays will certainly reminds us of the importance of fasting and penance. These days, we generously speak about reconciliation and forgiveness. Many of us do insist on prayer and charity. Everything is fine and there is nothing wrong in these propositions.

Today the Church is teaching us the foundation of these propositions, the divine love and the pardon and asks us to verify, whether it is the base of our being. If we don’t have an ardent love for God, which is expressed in our interpersonal relationship, particularly the way we love our neighbours, then even our prayers and charity will lead us towards pride and arrogance, in the name of humility and devotion, which will destroy all that God has created in us.

Thus, it is important that in all our decisions and actions, should have their foundation in our love for God and for His people. Without this foundation, even if we try to do charities, we don’t find inner peace and joy. Jesus reminds us that without ‘being’, doing has no value.

«There is no commandment greater than these two»

 

Fr. Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Spain)

Today, Lenten liturgy presents us Love as the deepest root of our self- communication with God: «Our soul cannot live without love, it always wants to love something, for our soul is made of love, as I made it because of love» (Saint Catherine of Siena). God is almighty love, extreme love, crucified love: «It is there [on the Cross] that this truth can be contemplated» (Benedict XVI). This Gospel is not only a confirmation of the prayer the pious Jew used to say every morning, but it is also a self revelation as to how God —through his Son— wants to be loved. With a Commandment from Deuteronomy: «Love the Lord your God» (Deut 6:5) and another one from Leviticus: «Love your neighbor as yourself» (Lv 19:18), Jesus enforces the plenitude of the Law. He loves the Father, as a true God born out of a real God and, as the Word made Flesh, He creates the new Mankind of the sons of God, brothers loving each other with the love of the Son.

Jesus' call to communion and to the mission requires our participation in its very same nature; it is a closeness where to get ourselves in. Jesus does not vindicate him as the milestone of our prayer and of our love. He thanks the Father and constantly lives in his presence. The mystery of Christ attracts us towards the love for God, invisible and inaccessible, while —at the same time— it shows us the way to identify our sincerity in our love and life for our visible and present brother. The burnt offerings in the altar are not the most valued ones, but Christ burning as the unique sacrifice and offering, so that we may become in Him a single altar, a single love.

This unity of knowledge and love woven by the Saint Spirit allows God to love through us and to use all our capacities, while allowing us to be able to love as Christ does, with the same filial and fraternal love. What God united in love, man cannot sever. This is the greatness of he who submits to the Kingdom of God: self love is no longer an obstacle but rapture to love the one and only God and a crowd of brothers.

 

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Publié le 23 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 12,28b-34):

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

 

L’application

 

Jésus nous affirme qu’il n’y ait qu’une seule loi que nous devions respecter : l’amour, l’amour divin et humain. Tous les deux vont ensembles et nous ne pouvons pas les séparer.

Dès que le temps de carême s’annonce son arrivé, nous nous rappelons certains vocabulaires si importants que tous en parlent sans arrêt, comme les jeûnes, les pénitences, les souffrances, etc. Certains d’entre nous emploient les mots comme réconciliation, confession, etc., très généreusement. Tout est bon, mais il manque l’essentiel, l’amour divin et son pardon. Une communion parfaite avec le Seigneur.

Si nous n’avons pas un amour ardant pour le Seigneur qui s’exprime dans l’amour humain, particulièrement envers nos prochains qui en ont besoin, quoi que soit notre pénitence ou jeûne, même aumône ou prière, ne serve rien qu’une glorification de notre propre égo, une simple fierté destructive.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

 

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour.

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.

 

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Publié le 22 Mars 2017

Gospel text (Lc 11,14-23):

One day Jesus was driving out a dumb demon. When the demon had been driven out, the mute person could speak, and the people were amazed. Yet some of them said, «He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons». So others wanted to put him to the test by asking him for a heavenly sign.

But Jesus knew their thoughts and said to them, «Every nation divided by civil war is on the road to ruin, and will fall. If Satan also is divided, his em­pire is coming to an end. How can you say that I drive out demons by calling upon Bee­lze­bul? If I drive them out by Beelzebul, by whom do your fellow mem­bers drive out demons? They will be your judge, then. But suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you? As long as the strong and armed man guards his house, his goods are safe. But when a stronger one attacks and overcomes him, the challenger takes away all the weapons he relied on and disposes of his spoils. Whoever is not with me is against me, and whoever does not gather with me, scatters».

«Suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you?»

Fr. Josep GASSÓ i Lécera
(Ripollet, Barcelona, Spain)

Today, in the proclamation of the Word of God, the figure of the devil appears once more: «One day Jesus was driving out a dumb demon» (Lk 11:14). Each time the texts speak of the devil, we feel, maybe, slightly uncomfortable. However, it is true evil exists, and it is so deeply rooted we cannot fully remove it. It is also true evil has a very broad scope: it keeps on “digging” and we simply cannot stop it. Yet, Jesus has come to fight these evil forces, to fight the devil. He is the only one who can drive him out.

Jesus has been slandered and accused: the devil is able to achieve everything. While the people were amazed at what Jesus Christ had done, «Yet, some of them said, ‘He drives out demons by the power of Beelzebub, the chief of the demons’» (Lk 11:15).

Jesus' response shows the absurdity of the argument from those contradicting him. In passing, this answer means for us a call to unity, to the strength meant by the unity. Disunity, instead, is an evil and destructive ferment. One of the evil signs is, precisely, division and making us unable to understand each other. Unfortunately, the present world is marked by this type of evil spirit which prevents our understanding and recognition of one another.

It will be good for us to ponder over which should be our cooperation in this matter of “throwing out the devil”, or keeping off evil. Let's wonder: do I contribute with what is needed so that our Lord expels evil from me? For «out of the heart come evil thoughts» (Mt 15:19). It is very important the response we can all give, that is, our necessary cooperation at a personal level.

Let's hope the Virgin Mary intercedes before Jesus, her beloved Son, so that He expels any type of evil from the world (wars, terrorism, mistreatment, violence) and from our heart, too. Virgin Mary, Mother of the Church and Queen of Peace, pray for us!

 

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Publié le 22 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,14-23):

Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration. Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse».

«Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera
(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui dans la proclamation de la parole de Dieu, la présence du démon se manifeste à nouveau: «Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet» (Lc 11,14). Chaque fois que les textes nous parlent du démon, nous nous sentons, peut être, un peu mal à l'aise. En tout cas, il est vrai que le mal existe, et qu'il a des racines si profondes que nous ne pouvons pas les éliminer totalement. Il est aussi vrai que le mal se répand: il “travaille” tout le temps et nous ne pouvons guère le dominer. Mais Jésus est venu pour combattre les forces du mal, le démon. Lui seul peut le rejeter.

On a calomnié et accusé Jésus: le démon peut tout faire. Alors que la foule était dans l'admiration de ce que Jésus-Christ venait d'accomplir, «certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’» (Lc 11,15).

La réponse de Jésus montre l'absurdité de l'argument de ses contradicteurs. Au passage, cette réponse est un appel pour nous à l'unité, à la force de l'union. La désunion, en revanche, est un ferment maléfique et destructeur. D'ailleurs, l'un des signes du mal est la division et l'incompréhension entre nous. Malheureusement, le monde actuel se distingue par ce type d'esprit mauvais qui empêche la compréhension et la reconnaissance des uns pour les autres.

Il est bon que nous méditions quelle est notre participation à cette «expulsion des démons» ou à ce refus du mal. Demandons-nous: fais-je le nécessaire pour faire que le Seigneur écarte le mal du dedans de moi? Est-ce que je coopère suffisamment à cette “expulsion”? Car «c'est du coeur que proviennent les pensées mauvaises» (Mt 15,19). La réponse de chacun, c'est-à- dire, notre collaboration personnelle, est très importante.

Que Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu'il expulse de notre coeur et du monde tous les maux (guerres, terrorisme, mauvais traitements, toutes les formes de violence). Marie, Mère de l'Église et Reine de la Paix, prie pour nous!

 

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Publié le 21 Mars 2017

Gospel text

(Mt 5,17-19):

Jesus said to his disciples, «Do not think that I have come to remove the Law and the Prophets. I have not come to remove but to fulfill them. I tell you this: as long as heaven and earth last, not the smallest letter or stroke of the Law will change until all is fulfilled. So then, whoever breaks the least important of these commandments and teaches others to do the same will be the least in the kingdom of heaven. On the other hand, whoever obeys them and teaches others to do the same will be great in the kingdom of heaven».

 

The application

 

How to apply this gospel in our daily life? I would like to share with you all the message I have received.

Personally I would search and verify in every act and thinking, whether it is coherent with la law of love and compassion. The divine law is based on this love and Jesus has come to accomplish the will of the Father and reveal to the world, how much God loves us, even though we are sinners.

Secondly, it is important that I don’t judge others simply be their acts and the way they think, rather, I will give the necessary time for me to understand their intentions and the way they have come to such decision. God Himself doesn’t judge me, rather He search for my heart. In every act I should search their heart and learn to look at them, as God desires today, right now.

The third aspect would be, I will try my level best to search the will of the Father and put all my energy to accomplish this.

«Do not think that I have come to remove the Law and the Prophets. I have come to fulfill them»

Fr. Vicenç GUINOT i Gómez
(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

Today the different religions are highly respected. They all express man's quest of transcendence, of the great beyond, of the everlasting realities. And yet, in Christianism, plunging its roots in Judaism, this phenomenon is the other way round: it is God Who is in quest of man.

As John Paul II reminded us, God wants to get closer to man. God wants to address him his words, to show him his face for He is seeking closeness with him. This becomes a reality with the people of Israel, people chosen by God to receive his words. This is Moses' own experience when he says: «What other nation is so great as to have their gods near them the way the Lord, our God, is near us whenever we pray to him?» (Deut 4:7). And, even then, the psalmist says «God has revealed his word to Jacob, his laws and decrees to Israel. He has done this for no other nation; they do not know his law» (Ps 147:19-20).

Therefore, Jesus, with his presence, abides by God's wish to get closer to man. This is why He says «Do not think that I have come to remove the Law and the Prophets. I have not come to remove but to fulfill them» (Mt 5:17). He comes to enrich us, to enlighten us, so that men come to know God's true face and may enter in closeness with him.

In this way, to ignore God's suggestions, no matter how insignificant, involves a very paltry knowledge of God which, in turn, involves being considered as small in the Kingdom of Heaven. In this connection, Saint Theophilus of Antioch, said «God is seen only by those who can see him; all they need is to have the eyes of the spirit opened (...), but some men have them blurred».

In our prayer we are aiming to faithfully follow the indications of our Lord. Thus, we shall have a greater closeness with him and, therefore, we shall be considered big in the Kingdom of Heaven.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 21 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 5,17-19):

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux».

 

L’application

 

Comment pouvons-nous appliquer cet évangile dans notre vie quotidienne ? Pour moi personnellement, je mettrai l’amour comme une règle fondamentale dans ma vie, car Dieu est amour.  

Deuxièmement, je ne porterai pas un jugement sur les actes des autres, particulièrement lorsque je suis dérangé par leur comportement. Si je peux, je chercherai leur raisonnement et leur intention principale.

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes, mais accomplir»

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui l'on respecte beaucoup les différentes religions. Toutes expriment la recherche de la transcendance par l'homme, la recherche de l'Au-delà, des réalités éternelles. Par contre, dans le christianisme, qui plonge ses racines dans le judaïsme, ce phénomène est l'inverse du cas précédant: c'est Dieu qui cherche l'homme.

Comme Jean Paul II nous le rappelait, Dieu veut s'approcher de l'homme, Dieu veut lui adresser la parole, lui montrer son visage parce qu'Il cherche son intimité avec lui. Ceci devient une réalité avec le peuple d'Israël, le peuple choisi par Dieu pour recevoir sa parole. C'est bien l'expérience que fait Moïse lorsqu'il dit: «Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l'invoquons?» (Dt 4,7). Et le psalmiste chante que Dieu «révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu'il ait ainsi traité; nul autre n'a connu ses volontés» (Ps 147,19-20)

Jésus, par sa présence, accomplit la volonté de Dieu de s'approcher de l'homme. C'est pour cela qu'Il dit «ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir» (Mt 5,17). Il vient pour les enrichir, pour les éclairer, afin que tous les hommes puissent connaître le véritable visage de Dieu et entrer dans Son intimité.

En ce sens, mépriser les indications de Dieu, aussi insignifiantes soient-elles, suppose une très faible connaissance de Dieu et, par la suite, d'être certainement déclaré très petit dans le Royaume des Cieux. Car, comme le disait saint Théophile d'Antioche, «Dieu est vu par ceux qui peuvent le voir; ils n'ont besoin que d'ouvrir les yeux de l'esprit (...), mais certains les ont brouillés».

Dans notre prière, cherchons à suivre avec une grande fidélité toutes les indications du Seigneur. C'est ainsi que nous parviendrons à une grande intimité avec Lui et que nous serons en conséquence déclarés grands dans le Royaume des Cieux.

 

 

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