Publié le 12 Mars 2017

La vie chrétienne est un chemin de vie qui nous aide à découvrir Dieu et sa volonté. Cette foi nous fait découvrir soi-même, notre propre identité et particulièrement notre relation avec Dieu. Pour mieux comprendre nous avons l’image du père Abraham, qui était demandé de quitter de ‘chez-soi’ ses lieux de sécurités, y compris son peuple, la culture, sa nation vers un terrain inconnu, avec une grande promesse, non seulement d’une grande famille, mais une nation toute puissante, et avec toute sécurité et protection possible. Dieu prend tout en Lui. Abraham décida d’obéir et de quitter.  Cette obéissance nous a fait naître un peuple (fidèle et infidèle), une génération nombreuse dont nous nous appartenons.

Le Carême est un pèlerinage vers la Pâque du Seigneur. Comme le peuple d’Israël, nous aussi faisons le même chemin, pas-à-pas dans l’espérance. Dans cette démarche, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur nous accompagne et nous protège. Même si nous marchons dans l’espérance, n’oublions pas que nous marchons vers l’incertitude, avec nos limites et nos faiblesses, en faisant confiance dans la fidélité du Seigneur.

La transfiguration est une réponse à l’incompréhension des disciples du Seigneur, particulièrement sa mort et sa résurrection. Elle est un accompagnement divin qui conduira les disciples jusqu’à la résurrection. Moïse qui a accompagné le peuple dans le désert et Elie un grand prophète, tous les deux reviennent accompagner, non seulement le Seigneur, mais aussi ses disciples. Cet évènement qui se passe sur une haute montagne, Thabor, se rappelle la rencontre du Seigneur avec Moïse, à qui Dieu confiera une grande responsabilité d’amener le peuple vers la terre sainte, la Terre promise.

Dans la transfiguration nous revivons la même expérience de Moïse avec Dieu. Aujourd’hui Jésus avec ses disciples réinvente cet événement, pour qu’ils comprennent la passion. Jésus les amènera avec la même illumination vers le calvaire, et à travers sa mort, vers la résurrection. L’Eglise nous prépare à la passion du Seigneur, en nous proposant ce texte de la transfiguration, un événement qui nous fera découvrir le Christ, le Sauveur du monde.

L’histoire de la transfiguration se termine avec un grand message, non seulement la mort, la résurrection, l’accomplissement de toute la prophétie, de la promesse du Seigneur, il y a aussi la GLOIRE de Dieu, la nuée lumineuse. Dans cette gloire, il y a une voix, une voix qui nous parle, ‘écoutez-Le’. Puisque notre Dieu est rempli d’amour et de miséricorde, puisqu’Il est généreux, cette écoute, et notre fidélité à sa Parole, nous apportera beaucoup de bien. Pour tout cela, il faut savoir non seulement gravir sur la montagne, une haute montagne, mais aussi savoir descendre, descendre avec le Seigneur. Je vous souhaite une bonne préparation.

Amen.

 

 

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Publié le 10 Mars 2017

Gospel text (Mt 5,43-48):

 Jesus said to his disciples, «You have heard that it was said: ‘Love your neighbor and do not do good to your enemy’. But this I tell you: Love your enemies, and pray for those who persecute you, so that you may be children of your Father in Heaven. For he makes his sun rise on both the wick­ed and the good, and he gives rain to both the just and the unjust. If you love those who love you, what is special about that? Do not even tax collectors do as much? And if you are friendly only with your friends, what is so exceptional about that? Do not even the pagans do as much? For your part you shall be righteous and perfect in the way your heavenly Father is righteous and perfect».

«Love your enemies, and pray for those who persecute you»

Fr. Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Spain)

Today's Gospel exhorts us to the most perfect love. Love is wanting to do good to others, and here lies our personal fulfillment. We do not love for our own sake, but for the sake of doing good to our neighbor, and on doing it to improve as persons. The II Vatican Council said, «human beings cannot reach their prime but by sincerely giving themselves to others». Sainte Therese of the Infant Jesus said, ‘This is making an holocaust of our life’. Love is a human vocation. Our whole behavior, to be truly human, has to be the expression of the reality of our being while fulfilling our vocation for love. As John Paul II has written, «a man, cannot live without love. He becomes incomprehensible. His life does not make sense if love is not revealed to him, if he does not find love, if he does not experience love and makes it his, if he does not intensely participate in it». 

Love has its foundation and reaches its highest form in God's love in Christ. We are invited to a dialogue with God. We exist for the love of God, Who created us, and for the love of God which keeps us, «and we can only say we live in full realization of the truth when we freely recognize this love and fully trust our Creator» (II Vatican Council): this is the most important reason of its dignity. In other words, human love must remain under the custody of Divine Love, which is where it comes from, where it finds its reflection and brings it to its fullest. This is why, love, when truly human, loves with God's heart and can even embrace its foe. Otherwise, one does not truly love. To such an extent that the exigency of our giving ourselves sincerely, becomes a divine precept: «For your part you shall be righteous and perfect in the way your heavenly Father is righteous and perfect» (Mt 5:48).

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Publié le 10 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 5,43-48): 

«Vous avez appris qu'il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi’. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait».

«Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous exhorte à l'amour le plus parfait. Aimer c'est vouloir le bien de l'autre et notre épanouissement personnel est fondé sur cela. Nous n'aimons pas pour notre propre bien-être, mais pour le bien de la personne aimée, et ce faisant, nous grandissons comme personnes. L'être humaine, affirma le Concile Vatican II, «ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même». Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus se référait à cela quand elle demandait de faire de notre vie un holocauste. L'amour est la vocation de l'homme. Tout notre comportement, pour être véritablement humain, doit manifester la réalité de notre être, en réalisant sa vocation à l'amour. Comme Jean Paul II l'a écrit, «l'homme ne peut vivre sans amour et vu qu'il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est vide de sens s'il ne reçoit pas la révélation de l'amour, s'il n'en fait pas l'expérience, s'il ne rencontre pas l'amour, s'il ne le fait pas sien, s'il n'y participe pas fortement». 

L'amour a son fondement et sa plénitude dans l'amour de Dieu dans le Christ. La personne est invitée au dialogue avec Dieu. Nous existons par l'amour de Dieu qui nous a créé, et par l'amour de Dieu qui nous conserve, «et on peut dire seulement que l'homme ne vit pleinement selon la vérité que s'il reconnaît librement cet amour et s'abandonne à son Créateur» (Concile Vatican II): telle est la plus haute raison de sa dignité. L'amour humain, en conséquence, doit être baigné d'Amour Divine qui est sa seule source, où il trouve son modèle et qui le mène à sa plénitude. C'est pourquoi l'amour, quand il est vraiment humain, aime avec le coeur de Dieu et s'étend même ses ennemis. Autrement, on n'aime pas pour de bon. C'est pourquoi l'exigence du don sincère de soi-même est un précepte divine: «Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» (Mt 5,48).

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Publié le 9 Mars 2017

Gospel text (Mt 5,20-26): 

Jesus said to his disciples, «I tell you, then, that if you are not righteous in a much broader way than the teachers of the Law and the Pharisees, you cannot enter the kingdom of heaven. You have heard that it was said to our people in the past: ‘Do not commit murder; anyone who does kill will have to face trial’. But now I tell you: whoever gets angry with a brother or sister will have to face trial. Whoever insults a brother or sister deserves to be brought before the council; whoever calls a brother or a sister "Fool" deserves to be thrown into the fire of hell. 

»So, if you are about to offer your gift at the altar and you remember that your brother has something against you, leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him, and then come back and offer your gift to God. Don't forget this: be reconciled with your opponent quickly when you are together on the way to court. Otherwise he will turn you over to the judge, who will hand you over to the police, who will put you in jail. There you will stay, until you have paid the last penny».

«Leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him [your brother]»

Fr. Thomas LANE 
(Emmitsburg, Maryland, United States)

Today, the Lord challenges us to convert as He speaks about what goes on in our hearts. The commandment says «Do not commit murder» (Mt 5:21), but Jesus reminds us that there are other ways of killing life in others. We can kill life in others by harboring excessive anger towards them in our hearts or not treating them respectfully and calling them “Fool” (cf. Mt 5:22).

The Lord calls us to be people of integrity: «Leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him» (Mt 5:24), i.e. the faith we profess in our celebration of the Liturgy should flow over into our daily lives and affect how we live. So Jesus asks us to be reconciled with our enemies. A first step along the road to reconciliation is to pray for our enemies as Jesus requested. If we find this difficult it is good to remember and picture in our minds Jesus dying for those whom we dislike. If we have been seriously hurt by others let us pray for healing of painful memories and the grace to forgive. As you pray, ask the Lord to walk back in time with you to the time and place of the hurt and replace your hurt with his love so that you may be free to forgive.

As Pope Benedicyt wrote, «we cannot communicate with the Lord if we do not communicate with one another. If we want to present ourselves to him, we must also take a step towards meeting one another. To do this we must learn the great lesson of forgiveness: we must not let the gnawings of resentment work in our soul, but must open our hearts to the magnanimity of listening to others, open our hearts to understanding them, eventually to accepting their apologies, to generously offering our own».

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Publié le 9 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Mt 5,20-26):

«Je vous le dis en effet: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu.

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

«Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère»

Abbé Thomas LANE
(Emmitsburg, Maryland, Etats-Unis)

Aujourd'hui, le Seigneur, qui parle de ce qui se passe dans nos cœurs, nous incite à la conversion. Le commandement dit «Tu ne commettras pas de meurtre» (Mt 5,21); mais Jésus nous rappelle qu'il y a plusieurs façons de tuer les autres. Nous pouvons détruire la vie des autres si nous nourrissons une colère excessive dans nos cœurs envers eux ou si nous les insultons (cf. Mt 5,22).

Le Seigneur nous appelle à être des gens intègres: «Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère» (Mt 5,24). La foi que nous pratiquons dans la célébration de la Liturgie devrait s'écouler dans nos vies quotidiennes et affecter notre façon de vivre. C'est pourquoi Jésus nous demande de nous réconcilier avec nos ennemis. Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l'a demandé. Et si nous trouvons cela difficile il serait bon d'évoquer en nous l'image de Jésus mourant pour tous ceux qui nous sont antipathiques. Si nous avons été sérieusement blessés par d'autres prions le Seigneur de cicatriser ces souvenirs douloureux et d'obtenir la grâce de pouvoir pardonner. Et, lorsque nous prions, demandons au Seigneur de revenir avec nous au temps et au lieu de l'offense et d'y mettre son amour, pour que nous puissions être libres de pardonner.

Comme le Pape Benoît XVI a écrit: «Nous ne pouvons pas communiquer avec le Seigneur, si nous ne communiquons pas entre nous. Si nous voulons nous présenter à Lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour aller les uns à la rencontre des autres. C'est pourquoi il faut apprendre la grande leçon du pardon: ne pas laisser notre âme être rongée par le ressentiment, mais ouvrir notre coeur à la magnanimité de l'écoute de l'autre, ouvrir notre coeur à la compréhension à son égard, à l'éventuelle acceptation de ses excuses, au don généreux des nôtres».

 

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Publié le 9 Mars 2017

 

Que devrais-je abandonner pour le Carême ? Glaces ? Chocolats ? Boissons ?

Beaucoup d’entre nous essayons d’être plus disciplinés pour le Carême et d’abandonner quelque chose que nous aimons vraiment. C’est génial ! Le jeûne a toujours été une tradition importante du Carême. Cette année cependant, réfléchissons à d’autres choses que nous pourrions abandonner.

Renoncer à se plaindre – Focus sur la gratitude
Philippiens 2 14-15 : « Faites tout sans vous plaindre ni discuter, afin que vous deveniez sans reproche et purs. »
1 Thessaloniciens 5-18 : « Rendez grâces en toutes circonstances, car c’est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ. »

Renoncer à l’amertume – Tournez-vous vers le pardon
Ephésiens 4-31 : « Débarrassez-vous de toute amertume, rage et colère, bagarre et calomnie, avec toute forme de malice.
Ephésiens 4-32 : « Soyez compatissants et compatissants les uns pour les autre, pardonnant les uns les autres, comme en Christ, Dieu vous a pardonné. »

Abandonner l’inquiétude – Confiance en Dieu
Mathieu 6-25 : « C’est pourquoi je vous dis, ne vous inquiétez pas de votre vie…qui, en se préoccupant peut ajouter une heure à sa vie ? »
Mathieu 6-25 : « Mais cherchez d’abord son Royaume et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données aussi. »

Abandonner le découragement : Etre plein d’espoir
Deutéronome31-8 : « Le Seigneur lui-même va devant vous et sera avec vous : il ne vous abandonnera pas. N’aies pas peur ; ne te décourage pas. »
Esaïe 40-31 : « Mais ceux qui espèrent dans le Seigneur renouvellent leur force. Ils s’envoleront sur des ailes comme des aigles : ils courront et ne se lasseront pas, ils marcheront et ne seront pas faibles. »

Abandonner la haine – Retournez bien pour le mal
1 Jean 2-9 : « Quiconque prétend être dans la lumière mais hait son frère est toujours dans l’obscurité. »
Luc 6-27 : « Mais je vous dis vous qui m’écoutez. Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. »

Abandonner la colère – Etre plus patient
Mathieu 5-22 : « Mais je vous dis que quiconque est en colère contre son frère sera soumis au jugement. »
Proverbes 15-18 : « Un homme violent excite les querelles, celui qui est lent à la colère apaise les disputes. »

Abandonner les bavardages – Contrôlez votre langue
Psaume 34-13 : « Gardez votre langue du mal et vos lèvre de proférer des mensonges. »
Proverbes 21-23 : « Celui qui veille sur sa bouche et sur sa langue préserve son âme de angoisses. »

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Publié le 8 Mars 2017

Gospel text

(Mt 7,7-12):

Jesus said to his disciples, «Ask and you will receive; seek and you will find; knock and the door will be opened. For everyone who asks, receives; whoever seeks, finds; and the door will be opened to him who knocks. Would any of you give a stone to your son when he asks for bread? Or give him a snake, when he asks for a fish? As bad as you are, you know how to give good things to your children. How much more, then, will your Father in heaven give good things to those who ask him! So, do to others whatever you would that others do to you: there you have the Law and the Prophets».

 

The application

 

How to apply this gospel in our daily life, while many of us are very often disappointed because of our feelings that our prayers however sincere they may be remain unheard? While reading this gospel which part of it that I should give much attention? Where this gospel leads me to live today?

Though I don’t have answers to all these questions, I would however propose you all to mediate our ‘God image’ and compare this with the image that Jesus presents to us today. I sincerely believe His ‘God image’ is the best that we can have today. Jesus is telling us that God is filled with goodness and thus we are called to create our own God image on what Jesus has said than what we have learned or heard. Once we learn to see God, as Jesus sees His Father, our relationship within ourselves, with others and finally with God get a new lease of life. It is hear that we learn to see the presence of others in our life and learn to love them as God loves us.  Let me explain

It is on this ‘God image’ depend our faith and our relation with God. It is on this same image that we have created, helps us concretely to build our relationship with God. If this image is wrong, everything gets wrong. It is equally applied even to us and our own self. The self or being that we are, depend largely the way we look at ourselves and the way we are moulded by our thinking pattern, actions or even by the evens and relationships. It is important that we find out the original ‘self-image’ of ourselves as God has created us than what we have built since our childhood. The more we are close to the original self, the more we get close to divine self. The more we are far away to our original self, the more we are away from God and also from others. Because of this distance that we have created, (very often in our ignorance) we find difficult to understand God, others and even ourselves, and by consequence we feel that our prayers are not listened.

«For everyone who asks, receives; whoever seeks, finds»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus reminds us of the need and power of prayer. We cannot understand our Christian life without being related to God, and in this relation, prayer takes a central place. While we live in this world, we Christians find ourselves on a pilgrimage road, but our prayer gets us closer to God, opens up the door of his immense love and brings forward the Heaven delights. This is why, our Christian life is a constant request and search: «Ask and you will receive; seek and you will find; knock and the door will be opened» (Mt 7:7), says Jesus to his disciples.

At the same time, the prayer gradually turns a stone heart into a flesh heart: «As bad as you are, you know how to give good things to your children. How much more, then, will your Father in heaven give good things to those who ask him!» (Mt 7:11). The best summary we can ask God can be found in Our Lord's Prayer: «Your kingdom come and your will be done, on earth as in heaven» (cf. Mt 6:10). We, therefore, cannot ask just anything in our prayers, but something which is really for our own good. If nobody wants to hurt himself, we should not want any damage for others, either.

We, sometimes, fail to see God's concern for us, for we find our prayers seemingly unanswered or may even feel God does not love us. In such moments, it will do us good to remember this advice from Saint Jerome: «It is certain God gives to he, who asks, that he, who seeks, finds, and that he, who knocks, will be opened: It is clearly seen that he, who has not received, who has not found, who has not been opened, is just because he did not know how to ask, how to seek nor how to knock at the door». Let us, therefore, ask God, in the first place, to give us a loving heart just like that of Jesus Christ.

 

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Publié le 8 Mars 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 7,7-12):

 

«Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes».

 

L’application

 

Pour l’application je vous invite à regarder les vocabulaires employer dans cet évangile. Demander, chercher, ouvrir, donner (de bonnes choses), votre Père, faire, la loi, les prophètes. En regardant ces vocabulaires et les sens qui les attachent, ajoutons notre propre sens. Choisissons un des vocabulaires et mettons-le en pratique.

Deuxième proposition est de contempler la bonté de Dieu. Dans cette contemplation de la bonté de Dieu, vérifions-la avec notre conception de Dieu. Qui est ce Dieu pour moi ? Pourquoi j’ai choisi ce concept et pourquoi pas un autre ? Par exemple, un Dieu d’amour, de compassion, ou de jugement, etc. Il est la fondation de notre foi.

La troisième proposition est, quelle est le thème de cet évangile ? La nécessité de prière, ou la bonté de Dieu, la persévérance ou la confiance, l’assurance ou la fidélité, etc. En choisissant le thème, essayons de l’être pour les autres.

 

«Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous parle de la nécessité et de la puissance de la prière. Nous ne pouvons comprendre la vie chrétienne sans une relation avec Dieu, et au cœur de cette relation se trouve la prière. Notre vie ici-bas est celle de pèlerins, mais la prière nous rapproche de Dieu, elle nous ouvre les portes de son immense amour et nous donne un avant-gout des délices du ciel. Aussi, la vie chrétienne est-elle une demande et une recherche continuelles: «Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira» (Mt 7,7), nous dit Jésus.

En même temps, la prière transforme peu à peu le cœur de pierre en cœur de chair: «Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent!» (Mt 7,11). Le meilleur résumé de ce que nous pouvons demander à Dieu se trouve dans le Notre Père: «Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel» (cf. Mt 6,10). Dans la prière, nous ne pouvons pas demander n'importe quoi, mais ce qui est réellement bon. Nul ne désire ce qui lui est dommageable; et nous ne pouvons pas non plus le vouloir pour les autres.

Il y en a qui se plaignent de ce que Dieu ne les écoute pas, car ils ne voient pas aussitôt les résultats, ou parce qu'ils pensent que Dieu ne les aime pas. Il n'est pas inutile alors de se souvenir du conseil de saint Jérôme: « Il est sûr que Dieu donne à qui demande, que celui qui cherche trouve, et qu'à celui qui frappe l'on ouvre: il est clair que celui qui n'a pas reçu, celui qui n'a pas trouvé et celui à qui on n'a pas ouvert, n'a pas bien demandé, n'a pas bien cherché et n'a pas bien frappé à la porte». Demandons donc d'abord à Dieu qu'il rende notre cœur aussi bon que celui de Jésus-Christ.

 

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Publié le 7 Mars 2017

Gospel text (Lc 11,29-32):

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

«As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation»

Fr. Roger J. LANDRY
(Hyannis, Massachusetts, United States)

Today Jesus describes that the sign he will give to “evil people” is himself as the “sign of Jonah”: «As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation» (Lk 11:30). Just as Jonah allowed himself tossed overboard the boat to still the raging tempest and save the sailers' lives, so Jesus allowed himself to be tossed overboard to calm the storms of sin that threatens our lives. Just as Jonah spent three days in the belly of the whale before being spit out on dry land, so Jesus would spend three days in the belly of the earth before walking out of the empty tomb (cf. Mt 12:40).

The sign that Jesus would give to the “evil people” of every generation is the sign of his death and resurrection. His death, freely accepted, is the sign of God's incredible love for us: Jesus gave his life to save our own. His resurrection from the dead is the sign of his divine power. This is the most powerful and moving sign ever given.

But Jesus is the sign of Jonah in yet another sense. Jonah was an icon and agent of conversion. At his preaching, «Forty more days and Nineveh will be destroyed» (Jon 3:4), the pagan Ninevites converted, as everyone from the king to children to animals covered themselves in sackcloth and ashes. During these forty days of Lent, we have someone “far greater than Jonah” (cf. Lk 11:32) preaching conversion to us —Jesus himself— and our conversion should be just as thorough.

«For Jonah was a servant», St. John Chrysostom writes in the person of Christ, «but I am the Master; and he came forth from the whale, but I rose from death; and he proclaimed destruction, but I come preaching the Good News of the kingdom».

A week ago, on Ash Wednesday, we covered ourselves in ashes and heard individually the words of Jesus' first homily, «Repent and believe in the Gospel» (cf. Mk 1:15). The question for us is: Have we responded yet with deep conversion like the Ninevites and embraced that Gospel?

«Here there is greater than Solomon; here there is greater than Jonah»

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today's Gospel invites us to focus our hopes in the very Jesus. John Paul II has, in this regard, written that «our salvation would not come from a formula, but from a Person and the certitude this Person instills into us: ‘I am here, in your midst!’».

God —who is Father too— has not gone back on us: «Christianism is a state of grace, it is the surprise of a God that, not satisfied by the creation of the world and of man, has decided to side by his creature» (John Paul II).

We find ourselves beginning Lent: let us not ignore the opportunity the Church is offering us: «Now is the acceptable time; behold, now is the day of salvation» (2Cor 6:2). After looking at Our Lord Jesus Christ's suffering face during his Passion, shall we still dare asking for additional evidence of His Love? «For He had made him [to be] sin for us, who knew no sin; that we might be made the righteousness of God in him» (2Cor 5:21). Even more: «He that spared not his own Son, but delivered him up for us all, how shall He not, along with him, also freely give us all things? (Rm 8:32). Do we still pretend more signs?

In Christ's bloodstained face «there is greater than Solomon (...); here, there is greater than Jonah» (Lk 11:31-32). This suffering face of the last hour, of the hour of the Cross is «a mystery within the mystery, in front of which human beings should prostate in worship». Indeed, «to return the face of the Father to men, Jesus had, not only to take on man's face, but to suffer the “face” of sin, too» (John Paul II). Do we want more signs?

«Behold, the man!» (Jn 19:5): herein lies the great sign. Let us watch it from the silence of the “desert” prayer: «What every Christian has to do at all times [to pray], he ought to do it now more carefully and more devotedly: we shall then abide by the apostolic institution of the forty days» (Saint Leo the Great, pope).

 

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Publié le 7 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,29-32):

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

«Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération»

Abbé Roger J. LANDRY
(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

Aujourd'hui Jésus nous indique que le signe qu'Il va donner à la “génération mauvaise” est lui-même comme le “signe de Jonas” (cf. Lc 11,30). De la même façon comme Jonas s'est laissé jeter par-dessus bord afin d'apaiser la tempête et sauver les vies des marins, Jésus s'est aussi laissé jeter par-dessus bord pour apaiser les tempêtes du péché qui menacent nos vies. Et comme Jonas a vécu trois jours dans le ventre de la baleine avant d'être recraché ensuite sur le rivage, Jésus a aussi vécu dans le ventre de la terre avant de marcher en dehors du tombeau vide.

Le signe que Jésus va donner aux “mauvais” de chaque génération c'est le signe de sa mort et de sa résurrection. Sa mort, librement acceptée, c'est le signe de l'incroyable amour de Dieu pour nous: Jésus donna sa vie pour sauver la nôtre. Sa résurrection parmi les morts c'est le signe de son divin pouvoir. C'est le signe le plus puissant et émouvant jamais donné.

Mais Jésus est encore le signe de Jonas dans un autre sens. Jonas était une icône et un agent de conversion. Dans sa prédication, «Dans quarante jours Ninive sera détruite» (Jon 3,4) les Ninivites païens décident de jeûner et de se repentir, car tout le monde, depuis le roi aux enfants et animaux se sont couverts de la toile de jute et des cendres. Pendant les quarante jours du Carême, nous avons quelqu'un “beaucoup plus grand que Jonas” (cf. Lc 11,32) qui prêche notre conversion —Jésus lui-même— conversion qui devrait être aussi consciencieuse.

«Car Jonas était un servent», Saint Jean Chrysostome écrit en la personne du Christ, «mais moi je suis le Maître; et lui a été recraché par la baleine, mais moi Je suis ressuscité de la mort; et lui proclamait la destruction, mais mois, je suis venu en prêchant la Bonne Nouvelle et le Royaume».

Il y a une semaine, le Mercredi des Cendres, nous nous sommes couverts de cendres et chacun a entendu les paroles de la première homélie de Jésus, «Repentez-vous et croyez dans l'Évangile» (cf. Mc 1,15). La question pour nous c'est: Avons-nous déjà répondu avec une conversion profonde comme les Ninivites et avons embrassé cet Évangile?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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