Publié le 27 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 10,28-31):

Pierre se mit à dire à Jésus: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre». Jésus déclara: «Amen, je vous le dis: personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple: maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers».

«Personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple, et, dans le monde à venir, la vie éternelle»

 

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme ce maître qui allait chaque matin au village afin de recruter la main d'œuvre pour travailler dans sa vigne, le Seigneur cherche des disciples, des gens qui le suivent, des amis. Son appel est universel. Il s'agit d'une offre fascinante! Le Seigneur met en nous sa confiance. Mais il pose une condition pour être son disciple, condition qui peut nous décourager: il faut quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants, ou une terre» «à cause de moi et de l'Évangile» (Mc 10,29).

Et il n'y a pas de contreprestation? Il n'y aura pas de récompense? Ceci nous donnera-t-il quelque type de bénéfice? Pierre, au nom des Apôtres, rappelle au Maître: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre» (Mc 10,28). C'est sa façon de lui demander: que tirerons-nous de tout cela?

La promesse du Seigneur est généreuse: «En ce temps déjà, le centuple (…) et, dans le monde à venir, la vie éternelle» (Mc 10,30). Personne ne peut surpasser cette générosité. Mais il ajoute: «Avec des persécutions». Jésus est réaliste et ne veut pas nous tromper. Être son disciple, si nous le sommes à part entière, implique difficultés et problèmes. Mais Jésus considère les persécutions et les difficultés comme une récompense, dans la mesure où elles nous aident à grandir, si nous savons les accepter comme une occasion de grandir en maturité et en responsabilité. Tout ce qui est occasion de sacrifice nous rend semblable à Jésus-Christ qui nous sauve à travers sa mort sur la Croix.

Nous sommes toujours à temps de faire rétrospective sur notre vie et de nous rapprocher de Jésus-Christ. Ce temps nous permet —à travers la prière et les sacrements— d'examiner si parmi les disciples qu'Il cherche nous nous y trouvons, et nous verrons également quelle devrait être notre réponse à cet appel. Parmi certaines réponses radicales (comme celle des Apôtres) il en existe bien d'autres. Pour plusieurs, quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père…» signifiera laisser tout ce qui nous empêche de vivre avec intensité l'amitié avec Jésus-Christ et, conséquemment, agir comme ses témoins devant le monde. Et ceci ne te paraît-il pas urgent?

 

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Publié le 27 Février 2017

Scripture:

Mark 10:17-27

17 And as he was setting out on his journey, a man ran up and knelt before him, and asked him, "Good Teacher, what must I do to inherit eternal life?" 18 And Jesus said to him, "Why do you call me good? No one is good but God alone. 19 You know the commandments: `Do not kill, Do not commit adultery, Do not steal, Do not bear false witness, Do not defraud, Honor your father and mother.'" 20 And he said to him, "Teacher, all these I have observed from my youth." 21 And Jesus looking upon him loved him, and said to him, "You lack one thing; go, sell what you have, and give to the poor, and you will have treasure in heaven; and come, follow me." 22 At that saying his countenance fell, and he went away sorrowful; for he had great possessions.

23 And Jesus looked around and said to his disciples, "How hard it will be for those who have riches to enter the kingdom of God!" 24 And the disciples were amazed at his words. But Jesus said to them again, "Children, how hard it is to enter the kingdom of God! 25 It is easier for a camel to go through the eye of a needle than for a rich man to enter the kingdom of God." 26 And they were exceedingly astonished, and said to him, "Then who can be saved?" 27 Jesus looked at them and said, "With men it is impossible, but not with God; for all things are possible with God."

 

The application

 

Yesterday I have terminated the homily by citing the demand of the Lord, “Search the Kingdom of God” and reminded my readers to give attention to two means proposed by the Lord. First is to choose the master and remain faithful to Him. And the second is to live in the present. Living in the present is, being aware of all that is happening in us and around us, and observe the people who surround us and their exterior and interior world.

It is in this observation of realities we discover the truth. Jesus is inviting this young man to observe not only the external world, which he was doing and respecting, but also his internal world, which he practically failed. The more he learns to see his internal thirst and desire (not dominated by external elements), the more he will be able to identify his needs and respond to them positively.

If Jesus has proposed a strange way, it was in response to his sincere desire. Sadly, this young man didn’t listen his own internal desire and thirst, by consequence he didn’t realise the truthfulness and the importance of Jesus’ proposal, which would have certainly assured him the eternal life which he so desired.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Seek the life that endures, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"The Lord said to a certain young man, 'If you would enter life, keep the commandments' (Matthew 19:17; Mark 10:17; Luke 18:18). He did not say 'If you would have life' but 'If you would enter life,' defining that life as eternal life. Let us first consider then the love of this life. For this life is loved, whatever its quality; and however troubled it is, however wretched, people are afraid to end it. Hence we should see, we should consider, how much eternal life is to be loved, when this miserable life that must at some time be ended is so loved. Consider, brothers, how much that life is to be loved when it is a life you never end. You love this life, where you work so much, run, are busy, pant. In this busy life the obligations can scarcely be counted: sowing, plowing, working new land, sailing, grinding, cooking, weaving. And after all this hard work your life comes to an end. Look at what you suffer in this wretched life that you so love. And do you think that you will always live and never die? Temples, rocks, marbles, all reinforced by iron and lead, still fall. And a person thinks that he will never die? Learn therefore, brothers, to seek eternal life, when you will not endure these things but will reign with God forever." (excerpt from SERMON 84.1.9)

 

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Publié le 26 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 10,17-27):

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements: Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère». L'homme répondit: «Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse». Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit: «Une seule chose te manque: va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi». Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples: «Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!». Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend: «Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu». De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux: «Mais alors, qui peut être sauvé?». Jésus les regarde et répond: «Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu».

 

L’application

 

Hier je vous ai dit, il faut savoir choisir notre maître et rester fidèle à son enseignement. Cette fidélité nous accordera le bonheur. Chacun et chacune d’entre nous dans notre prière posons beaucoup de question, sans avoir Lui accordé le temps pour nous répondre. Si nous prêtons attentions à tout ce que le Seigneur nous dira, cette réponse demandera certainement un engagement concret et positif vers le bien de soi-même et aussi pour le bien des autres.  Une fois la réponse est bien accueillie, nous devons nous engager. Cet engagement nous demande de choisir le chemin. Si nous choisissons le bon chemin et marchons sure le chemin choisi, il nous amènera vers le bonheur que nous cherchons.

«Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi»

 

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C.
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous offre un Évangile qui ne peut laisser indifférent si on l'aborde avec un cœur sincère.

Personne ne doutera des bonnes intentions de ce jeune homme qui s'approcha de Jésus pour lui demander: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Mc 10,17). Si l'on s'en tient à ce que nous conte saint Marc, il est clair que dans ce cœur nichait le besoin de quelque chose de plus, car il est facile de supposer que —comme tout bon israélite— il connaissait très bien ce que la Loi disait à ce sujet, mais en son for intérieur, il était désireux d'aller plus loin; voilà pourquoi il s'adresse à Jésus.

Dans notre vie intérieure, nous devons apprendre à dépasser cette vision qui réduit la foi à un pur accomplissement. La foi, c'est bien davantage. C'est une adhésion du cœur à Quelqu'un, qui est Dieu. Quand nous mettons notre cœur dans quelque chose, nous y mettons aussi notre vie et, dans le cas de la foi, nous surmontons alors le conformisme qui paraît aujourd'hui tenailler l'existence de tant de croyants. Celui qui aime ne se contente pas de donner n'importe quoi; il cherche une relation personnelle, intime; il profite du moindre détail et sait découvrir en tout une occasion de grandir en amour. Celui qui aime se donne.

En réalité, la réponse de Jésus à la question du jeune homme est une porte ouverte sur ce don total par amour: «Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi» (Mc 10,21). Ce n'est pas le simple abandon de ce que l'on a, mais un abandon qui est don de soi, expression authentique de l'amour. Ouvrons donc notre cœur à cet amour-donation. Vivons sur ce registre notre relation avec Dieu. Prier, servir, travailler, se dépasser, se sacrifier: chemins du don de soi, chemins d'amour. Que le Seigneur trouve en nous non seulement un cœur sincère, mais aussi un cœur généreux et ouvert aux exigences de l'amour. Car, selon les mots de Jean-Paul II, «l'amour qui vient de Dieu, amour tendre et esponsal, est source d'exigences profondes et radicales».

 

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Publié le 26 Février 2017

Scripture:

Matthew 6:24-34

24 "No one can serve two masters; for either he will hate the one and love the other, or he will be devoted to the one and despise the other. You cannot serve God and mammon. 25 "Therefore I tell you, do not be anxious about your life, what you shall eat or what you shall drink, nor about your body, what you shall put on. Is not life more than food, and the body more than clothing? 26 Look at the birds of the air: they neither sow nor reap nor gather into barns, and yet your heavenly Father feeds them. Are you not of more value than they? 27 And which of you by being anxious can add one cubit to his span of life? 28 And why are you anxious about clothing? Consider the lilies of the field, how they grow; they neither toil nor spin; 29 yet I tell you, even Solomon in all his glory was not arrayed like one of these. 30 But if God so clothes the grass of the field, which today is alive and tomorrow is thrown into the oven, will he not much more clothe you, O men of little faith? 31 Therefore do not be anxious, saying, `What shall we eat?' or `What shall we drink?' or `What shall we wear?' 32 For the Gentiles seek all these things; and your heavenly Father knows that you need them all. 33 But seek first his kingdom and his righteousness, and all these things shall be yours as well. 34 "Therefore do not be anxious about tomorrow, for tomorrow will be anxious for itself. Let the day's own trouble be sufficient for the day.

 

My Homily

 

For a desperate people, Temple destroyed, half of them in Exile, through the prophet Isaiah God makes them to understand not only the divine sensibility, but also one of the divine qualities, a purely human and understandable comparison, A maternal love towards the divine love where God will give himself in Jesus Christ. God is present and sensible to their sufferings.  "Even if your mother forgets you, I will not forget you. ", An assurance and confirmation, especially for a people constantly unfaithful. The Christian faith and the relationship we have with God is founded in this divine mercy, a faithful God to his covenant. It is in this faithfulness that we find the source of divine mercy and love.

All those who have recognized this mercy of God, like the sinful woman, the rich Zacchaeus, the publican before the Temple, Peter who denied the Lord, Thomas the unbeliever, and the Saul who became Paul, have glorified the Lord.  And the Lord has raised them from an ordinary people towards a transformed humanity. The adulteress woman will become the apostle of the apostles, because God has chosen her to announce the resurrection to His disciples.  Thomas was the first one to proclaim after resurrection that Jesus was ‘God’. Paul became after his conversion the Christ of the pagans. The psalmist today sings this glory in joy.

As a good servant faithful to his master who seeks the means to please his lord, who remains faithful, we Christians are invited to seek this divine will in our lives and to remain a faithful servant to our Master’s will. This will, if we apply it in our everyday life, will raise us from where we are, and will make us worthy, a dignity that will make us participate in the divinity of God. If St. Paul tells us that his conscience does not reproach him, it is not that he is just before his conscience or before men, but rather before the One who has called him. He stands right before his Master, the Lord.

Fidelity requires us two imperatives. We must discern and choose our master. In his logic, Jesus assures us that humanly, it is not possible to submit to the authority of two masters in the extremity. Either one accepts the one, and rejects the other, either one attaches to the one and despises to the other.

Second, contrary to our human habits in this precarious life, he asks us not to worry about tomorrow, for He is with us, He loves us and accompanies us. He gives us everything we need. We must know how to live in the present fully, for each day itself weighs us.

Living in the present, we will be aware of all that is going on around us and in us, especially the works of God in this world and the way He accompanies us. In this discovery we will fill our hearts with a feeling of thankfulness and gratitude. This is the visible sign of the Kingdom of God and Jesus invites us to seek it. In this Kingdom we must live worthily as heirs, not as slaves. Let us ask Him for the grace of discernment and wisdom that will help us first to seek this Kingdom of God and His righteousness.

 

Daily Quote from the early church fathers:

The value of life, by John Chrysostom, 547-407 A.D.

"Note the acceleration of images: just when the lilies are decked out, he no longer calls them lilies but 'grass of the field' (Matthew 6:30 ). He then points further to their vulnerable condition by saying 'which are here today.' Then he does not merely say 'and not tomorrow' but rather more callously 'cast into the oven.' These creatures are not merely 'clothed but 'so clothed' in this way as to be later brought to nothing. Do you see how Jesus everywhere abounds in amplifications and intensifications? And he does so in order to press his points home. So then he adds, 'Will he not much more clothe you?' The force of the emphasis is on 'you' to indicate covertly how great is the value set upon your personal existence and the concern God shows for you in particular. It is as though he were saying, 'You, to whom he gave a soul, for whom he fashioned a body, for whose sake he made everything in creation, for whose sake he sent prophets, and gave the law, and wrought those innumerable good works, and for whose sake he gave up his only begotten Son.'" (excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 22.1)

 

 

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Publié le 26 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 6,24-34):

«Aucun homme ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.

»C'est pourquoi je vous dis: Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence?

»Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci? Observez comment poussent les lis des champs: ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi? Ne vous faites donc pas tant de souci; ne dites pas: 'Qu'allons-nous manger?' ou bien: 'Qu'allons-nous boire?' ou encore: 'Avec quoi nous habiller?'. Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même; à chaque jour suffit sa peine».

 

 

Mon homélie

 

Pour un peuple désespéré, Temple détruit, moitié en Exile, à travers le prophète Isaïe Dieu le fait comprendre non seulement la sensibilité divine, mais aussi une des qualités divine, une comparaison purement humaine et compréhensible, qui s’élève au-delà d’un amour maternel vers l’amour divin où Dieu se donnera en Jésus Christ. « Même si ta mère t’oublie, je ne t’oublierais pas. », une assurance et confirmation, particulièrement pour un peuple constamment infidèle. La foi chrétienne et la relation que nous tisons avec Dieu se fond dans cette miséricorde divine, un Dieu fidèle à son alliance.

Tous ceux et celles qui ont reconnu cette miséricorde de Dieu, comme la femme pécheresse, le riche Zachée, le publicain devant le Temple, Pierre qui a nié le Seigneur, Thomas l’incrédule,  et le Saul qui est devenu Paul, ont rendu gloire à Dieu. Le psalmiste aujourd’hui chante cette gloire dans la joie.

Comme un bon serviteur fidèle à son maître qui cherche le moyen pour faire plaisir à son maître, qui reste fidèle, nous les chrétiens sont invité à chercher cette volonté divine dans notre vie. Cette volonté, si nous l’appliquons dans notre vie quotidienne,  nous soulèvera d’où nous sommes, et nous rendra digne, une dignité qui nous ferra participer à la divinité de Dieu.  Si saint Paul nous dit que sa conscience ne le reproche pas, ce n’est pas qu’il est juste devant sa conscience ou devant les hommes, mais plutôt devant Celui qui l’a appelé. Il se trouve juste devant son Maître, le Seigneur.

Fidélité nous exige deux impérative. Il faut discerner et de choisir notre maître. Dans son logique, Jésus nous affirme qu’humainement, il n’est pas possible de se soumettre devant l’autorité de deux maîtres dans l’extrémité. Soit on accepte l’un, et rejette l’autre, soit on s’attache à l’un et méprise à l’autre.  

Deuxièmement, contraire de nos habitudes humaines dans cette vie de précarité, il nous demande de ne pas nous soucier de demain, car Il est avec nous, Il nous aime et nous accompagne. Il nous donne tout ce que nous avons besoin.  Il faut savoir vivre au présent pleinement, car chaque  journée elle-même nous pèse.

En vivant au présent, nous serons conscients de tout ce qui se passe autour de nous, particulièrement les œuvres de Dieu dans ce monde, la manière dont  Il nous accompagne. Dans cette découverte nous remplirons notre cœur avec un sentiment de remerciement et de reconnaissance. Voilà le signe visible du Royaume de Dieu et Jésus nous invite à le chercher. Dans ce Royaume, nous devons vivre dignement comme les héritiers, non pas comme les esclaves. Demandons-Lui la grâce de discernement et de sagesse qui nous aidera d’abord à chercher ce Royaume de Dieu et sa justice.

 

 

«Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie»

 

Abbé Floyd L. McCOY Jordán
(Hormigueros, Porto Rico)

 

Aujourd'hui, en utilisant des métaphores sur la nature se rapportant à son propre environnement dans les terres les plus fertiles de Galilée où il passa son enfance et son adolescence –les iris des champs et les oiseaux du ciel– Jésus nous rappelle que Dieu le Père est prévoyant et que, s'il veille sur ses créatures les plus faibles, il le fera d'autant plus pour les êtres humains, ses créatures de prédilection (cf. Mt 6,26.30).

Le texte de Mathieu est d'une nature gaie et optimiste, et nous y trouvons un Fils très fier de son Père parce que ce dernier est prévoyant et qu'il veille constamment au bien-être de sa création. Cet optimisme de Jésus ne doit pas seulement être le nôtre pour que nous gardions fermement l'espérance– «Ne vous inquiétez donc point» (Mt 6,31)– quand surgissent des situations difficiles dans notre vie. Cela doit aussi nous inciter à être prévoyants dans un monde qui a besoin de vivre ce qu'est la véritable charité, c'est-à-dire, la mise en marche de l'amour.

En général, on nous dit que nous devons être les pieds, les mains, les yeux, les oreilles, la bouche de Jésus de par le monde, mais, dans le sens de la charité, la situation est encore plus profonde: nous devons être cela même, mais du Père prévoyant qui est aux cieux. Nous autres, les êtres humains, nous sommes appelés à faire devenir réalité cette Providence de Dieu, en étant sensibles et en allant au secours des plus nécessiteux.

Dans les paroles de Benoît XVI, «les hommes destinataires de l'amour de Dieu, se convertissent en sujets de charité, appelés à devenir des instruments de la grâce pour répandre la charité de Dieu et pour tisser des réseaux de charité». Mais le Saint Père nous a aussi rappelé que la charité doit être accompagnée de la Vérité qu'est le Christ, pour ne pas se convertir en un simple acte de philanthropie, dénué de tout sens spirituel chrétien propre à ceux qui vivent selon les enseignements du Maître.

 

 


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Publié le 23 Février 2017

Gospel text (Mc 10,1-12):

Jesus went to the province of Judea, beyond the Jordan River. Once more crowds gathered around him and once more He taught them, as He always did. Some (Pharisees came and) put him to the test with this question, «Is it right for a husband to divorce his wife?». He replied, «What law did Moses give you?». They answered, «Moses allowed us to write a certificate of dismissal in order to divorce». Then Jesus said to them, «Moses wrote this law for you, because you are stubborn. But in the beginning of creation God made them male and female, and because of this, man has to leave father and mother and be joined to his wife, and the two shall become one body. So they are no longer two but one body. Therefore let no one separate what God has joined».

When they were indoors at home, the disciples again asked him about this and He told them, «Whoever divorces his wife and marries another commits adultery against his wife, and the woman who divorces her husband and marries another also commits adultery».

«Once more He taught them, as He always did»

Fr. Miquel VENQUE i To
(Barcelona, Spain)

Today, I would like, dear Lord, to say a little prayer to thank you for your teaching. You taught with authority whenever they let you, and you were taking advantage of all occasions; I understand Lord that, as a matter of fact, your basic mission was to transmit the Word of the Father. And you did it.

—Today, while “connected” to Internet, I tell you: Speak to me for, as a faithful disciple, I want to pray a little. First, I would like to beseech capacity to learn what you are teaching and, secondly, I wish I would know how to teach it myself. I know it is easy to err making you say what you have never said and, with malevolent boldness, I wish you would say what I like. I admit that I am, perhaps, more hard-hearted than those listeners.

I know your Gospel, the Teachings of the Church, the Catechism, and I remember pope John Paul II's words in his Letter to Families: «The programme of utilitarianism, based on an individualistic understanding of freedom —a freedom without responsibilities— is the opposite of love, even as an expression of human civilization considered as a whole». Lord, break my heart, which longs for a utilitarianism happiness and let me in your Divine Truth I so much need.

—From this vantage point, like on top of the mountain, I can see that You speak of marital love as the love that lasts forever, and that adultery —being a sin, as any other grave offense to You, who are the Lord of Life and Love— is the wrong way to happiness: «Whoever divorces his wife and marries another commits adultery against his wife» (Mk 10:11).

—I remember a young man who said: «Father, sin promises a lot, gives nothing and takes everything». Good Jesus, let me understand you, and let me learn how to explain it: «let no one separate what You have joined» (cf. Mk 10:9). Out of here, out of your ways, I shall not be able to find the true happiness. Jesus, teach me again!

—Thanks, Jesus, I'm hard-hearted, but I know you are right.

 

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Publié le 23 Février 2017

Texte de l'Évangile (Mc 10,1-12):

En partant de là, Jésus arrive en Judée et en Transjordanie. De nouveau, la foule s'assemble près de lui, et de nouveau, il les instruisait comme d'habitude. Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient: «Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme?». Jésus dit: «Que vous a prescrit Moïse?». Ils lui répondirent: «Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation». Jésus répliqua: «C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi. Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!».

De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur répond: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère».

«Il les instruisait comme d'habitude»

Abbé Miquel VENQUE i To
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Seigneur, je voudrais prendre un peu de temps pour te faire une prière de remerciement pour tous tes enseignements. Tu enseignais avec autorité et tu le faisais dès qu'on te laissait faire et tu profitais de toutes les occasions: bien sûr, je comprends Seigneur que le but de ta mission était de transmettre la Parole du Père. Et tu l'as fait.

—Aujourd'hui, connecté à internet je te dis: Parle-moi, parce que je veux prendre un petit moment pour prier comme un disciple fidèle. D'abord, je voudrais te demander la capacité d'apprendre ce que tu enseignes et ensuite être capable de l'enseigner aux autres. Je reconnais qu'il est facile de tomber dans l'erreur de te faire dire des choses que tu n'as jamais dites, et avec une audace malveillante, j'essaie de te faire dire ce que j'aimerais que tu dises. Je reconnais que mon cœur est peut-être plus endurci que celui de ceux qui t'écoutaient.

—Je connais ton évangile, le Magistère de l'Église, le catéchisme, et je me souviens des paroles du pape Jean Paul II dans sa "Lettre aux familles": «Le dessein de l'utilitarisme, fondé sur une liberté orientée dans un sens individualiste, c'est-à-dire une liberté sans responsabilité, constitue l'antithèse de l'amour». Seigneur, je te demande de briser mon cœur qui a envie d'un bonheur utilitariste et de me faire entrer dans la vérité divine dont j'ai tant besoin.

—Vu d'ici, comme du sommet d'une montagne, je comprends que tu dises que l'amour du mariage est définitif, que l'adultère —en plus d'être un péché comme toute offense grave envers toi, qui est le Seigneur de la Vie et de l'Amour— est un faux chemin vers le bonheur: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle» (Mc 10,11).

Je me rappelle aussi d'un jeune homme qui me disait: «Mon père, le péché promet beaucoup, ne donne rien et enlève tout». Bon Jésus, fais que je puisse te comprendre, et que je puisse l'expliquer aux autres: ce que tu as uni, l'homme ne peut pas le séparer (cf. Mc 10,9). Loin d'ici, en dehors de tes chemins je ne trouverai pas le bonheur véritable. Jésus, apprends moi à nouveau!

Merci Jésus. Mon cœur est dur mais je sais que tu as raison.

 

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Publié le 22 Février 2017

Scripture:

Mark 9:41-50

41 For truly, I say to you, whoever gives you a cup of water to drink because you bear the name of Christ, will by no means lose his reward.42 "Whoever causes one of these little ones who believe in me to sin, it would be better for him if a great millstone were hung round his neck and he were thrown into the sea. 43 And if your hand causes you to sin, cut it off; it is better for you to enter life maimed than with two hands to go to hell, to the unquenchable fire.45 And if your foot causes you to sin, cut it off; it is better for you to enter life lame than with two feet to be thrown into hell. 47 And if your eye causes you to sin, pluck it out; it is better for you to enter the kingdom of God with one eye than with two eyes to be thrown into hell, 48 where their worm does not die, and the fire is not quenched. 49 For every one will be salted with fire. 50 Salt is good; but if the salt has lost its saltiness, how will you season it? Have salt in yourselves, and be at peace with one another."

 

The application

 

We are used with dualistic approach that we are tempted to evaluate or chose things according to what is good and pleasing to us. Though it may not be a bad idea as such, there is a great danger in this approach, because what is good and pleasing to us, certainly need not be the best for our growth and development.

It is here we are called to make our discernment process on the right path to decide and choose, in all that is good and interesting. In this choice, it is imperatively applied that we do away something which is blocking us to reach to the goal, particularly of our inner freedom and joy.  

I invite you all to choose once such thing that block us and why not remove that at least for a day? Let us try that for a day, and slowly it will get prolonged, till we achieve to its logical conclusion.

 

«If anyone gives you a drink of water because you belong to Christ, truly, I say to you, he will not go without reward»

 

Fr. Xavier PARÉS i Saltor
(La Seu d'Urgell, Lleida, Spain)

Today, the proclaimed Gospel is somewhat difficult to understand for Jesus' words are certainly very harsh: «If your hand makes you fall into sin, cut it off! (…). And if your eye makes you fall into sin, tear it out!» (Mk 9:43-47). Jesus is very demanding with those of us who are his followers. But Jesus simply wants to emphasize that we have to learn how to give up those things that may hurt us, even though we like them, for they can be the cause of all sin and vice. St. Gregory wrote «we should not covet those things that only meet our material and sinful needs». Jesus expects us to be radical. In another part of the Gospel, it is written: «Whoever finds his life will lose it, and whoever loses his life for my sake will find it» (Mt 10:39).

On the other hand, Jesus' demand is actually a demand for love and maturity. We shall not remain without our reward. What will make our deeds meaningful must always be our love: we should know how to offer a drink of water to whomever is in need of it, but not because of any personal interest but, simply, out of love. We must discover Jesus in those more needy and poor. Jesus only severely denounces and condemns those who do evil and shock us, those who make the little ones relinquish the infinite goodness and grace of God.

Finally, we all have to overcome the fire proof. It is the fire of love and charity that redeems us from our sins, and gives us the salt that provides that salty good taste to our love, to our service, to our charity. In our prayers and in the Eucharist we, Christians, must find the strength of faith and the salty good taste of Christ.
We shall not remain without our reward!

 

 

 

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Publié le 22 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 9,41-50):

«Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer. Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas. Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Car tout homme sera salé au feu. C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous».

 

L’application

Pour l’application je vous proposerais de prendre une attitude, ou une approche, un regard, ou une manière d’agir, qui nous empêche de nous avancer, ou de grandir en Dieu, il faut l’enlever ou nous nous éloigner de cela, moins pour la journée. L’appliquons la sagesse divine qui se trouve en Jésus, d’une manière radicale, qui nous apportera beaucoup de bonheur et de joie.

 

«Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense»

 

Abbé Xavier PARÉS i Saltor
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, la proclamation de l'évangile est un peu difficile à comprendre en raison de la dureté des paroles de Jésus : «si ta main t'entraîne au péché, coupe-la (…) Si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le» (Mc 9,43.47). Jésus est très exigeant envers ses fidèles. Tout bêtement, Jésus veut nous dire que nous devons renoncer à toutes ces choses qui nous font du mal, même si ce sont des choses que nous aimons beaucoup, car elles peuvent nous conduire au péché et au vice. Saint Grégoire écrit que «nous ne devons pas désirer les choses qui ne font que satisfaire nos besoins matériels et répréhensibles». Jésus exige la radicalité. Dans un autre passage de l'évangile il nous dit aussi: «celui qui veut garder sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra pour Moi la gardera» (Mt 10,39).

En outre, cette demande de Jésus est une exigence d'amour et de croissance. Nous ne resterons pas sans récompense. Ce qui doit donner un sens à nos actes doit être toujours l'amour: nous devons parvenir à donner un verre d'eau à celui qui en a besoin et pas pour une satisfaction personnelle mais par amour. Nous devons être capables de voir Jésus dans les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Jésus ne fait que dénoncer et condamner sévèrement ceux qui font le mal et ceux qui font des scandales, ceux qui éloignent les plus petits du bien et de la grâce de Dieu.

Enfin, nous devons tous passer par l'épreuve du feu. C'est le feu de la charité et de l'amour qui nous purifie, afin que nous devenions le sel qui donne le bon goût de l'amour, du service et de la charité. C'est dans la prière et dans l'Eucharistie que nous chrétiens puisons la force de la foi et du bon goût du sel du Christ. Nous ne resterons pas sans récompense.

 

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Publié le 21 Février 2017

Gospel text (Mt 16,13-19):

When Jesus came to Caesarea Philippi, He asked his disciples, «Who do people say the Son of man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God».

Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven».

«I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we celebrate the Chair of St. Peter. Since the 4th century, the Church wants to emphasize with this celebration the fact that —as a gift from Jesus Christ to us— the edifice of his Church stands upon the Prince of the Apostles, who enjoys a peculiar divine help to fulfill that mission. This is how the Lord said it at Caesarea Philippi: «You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church» (Mt 16:18). Indeed, «from the whole world Peter alone is chosen to take the lead in calling all nations, to be the head of all the Apostles and of all the Fathers of the Church» (St. Leo the Great).

From its very beginning, the Church has benefited of this stony ministry so that St. Peter and his related successors, have presided over charity, have been a source of unity and, most especially, have had the mission to confirm their brothers in the truth.

Once He resurrected, Jesus confirmed this mission to Simon Peter. He, who deeply repented and had already cried over his triple denial before Jesus, makes now a triple statement of love: «Lord, you know everything; you know that I love you» (Jn 21:17). Henceforth, the Apostle will be soothed when realizing Jesus Christ does not deny him and, for three times, He confirms him in the ministry he had been announced before: «Tend my sheep» (Jn 21:16-17).

This authority is not conferred because of his own merits, as, Simon's declaration of faith, at Caesarea, was not either: «for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven!» (Mt 16:17). Yes, this is an authority granted with the supreme power to serve. This is why the Roman Pontiff, when signing his writings, he does it with the honorific title of: Servus servorum Dei.

It is, therefore, a power to serve the cause of the unity based upon truth. We undertake to pray for the successor of St. Peter, to intently listen to his words and to be grateful to God for this gift.

 

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