Publié le 6 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13):

 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

 

L’application

 

Dieu créa le monde et Il le trouva bon. Comment de tout ce qui était bon, fut naître le mal dans ce monde ? Pourquoi tant de lois et réglementation ? Pourquoi les interdictions  et négations, alors nous ne voyons qu’affirmation et propositions ?  L’homme a oublié la finalité de la vie et aussi de la création : Faire la volonté de Dieu. Cette volonté est pleine de compassion et d’amour. Pour faire sa volonté, il faut Le connaitre et L’aimer. C’est dans cette connaissance et l’amour que nous allons nous mettre à sa disposition. C’est ici nous retrouverons notre propre humanité, une humanité plein de fraternité où nous verrons tout et tous avec le même regard de Dieu. Là toute loi et tradition disparaitrons, l’homme se mettra devant l’Homme  et découvrira L’homme par excellence, Dieu.

 

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

 

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

 

 

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Publié le 5 Février 2017

Gospel text

(Mc 6,53-56):

Having crossed the lake, Jesus and his disciples came ashore at Gennesaret where they tied up the boat. As soon as they landed, people recognized Jesus and ran to spread the news throughout the countryside. Where­­ver He was they brought to him the sick lying on their mats. And wherever He went, to villages, towns or farms, they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured.

«As soon as they landed, people recognized Jesus»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart
(Tarragona, Spain)

Today, we see the faith of the people of the countryside where Jesus had landed bringing salvation to them. Our Lord is the owner of our body and soul; and they had no doubt that in bringing their sick to him, they would be cured: «And all who touched him were cured» (Mk 6:56). Today as ever, we have many who are sick in their body and in their soul. We must therefore use our very best efforts, both human and supernatural, to bring our relatives, friends and acquaintances as close as possible to our Lord. In the first place, we can achieve it by praying for their spiritual and physical health. When we are sick we do not hesitate to find out whether there exists an appropriate treatment, or whether there is a doctor who can take care of us right away.

When it is a matter of spiritual “sickness” (normally visible, externally, as our son, brother or parents not attending the Sunday services), in addition to praying, it would be convenient to speak to him/her about the remedy, maybe by transmitting him/her a thought or some motivating factor that we might get from the Magistery (for instance, from the Apostolic Epistle on The Day of our Lord, by John Paul II, or from some of the points of the Catechism of the Catholic Church).

If the “sick brother is somebody as a public authority, who tries to justify an unjust law —as, for instance, abortion legalization— let us not doubt —in addition to our prayers— to seek an opportunity to let him/her know —personally or in writing— our testimony regarding the truth.

«For we cannot but speak the things which we have seen and heard» (Acts 4:20). For everybody needs the Savior. And when they do not go to him it may just be they do not recognize Him because we did not know how to announce Him. The real fact is, however, that as soon as they recognized him «they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured» (Mk 6:56). And Jesus cured mostly those who were “placed” close to him; those who were more in urgent need of remedy.

 

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Publié le 5 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 6,53-56):

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

 

Fr. John GRIECO
(Chicago, Etats-Unis)

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ».

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

 

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Publié le 5 Février 2017

Scripture:

Matthew 5:13-16

13 "You are the salt of the earth; but if salt has lost its taste, how shall its saltiness be restored? It is no longer good for anything except to be thrown out and trodden under foot by men. 14 You are the light of the world. A city set on a hill cannot be hid. 15 Nor do men light a lamp and put it under a bushel, but on a stand, and it gives light to all in the house. 16 Let your light so shine before men, that they may see your good works and give glory to your Father who is in heaven."

 

Homily

 

Today the Lord invites us to be his light in this world which is very much in a transition period towards fully digital and informatics with lot of hope and incertitude. For us Christians, Jesus is our light and once we decide to be in this light, we will be able to discern rightly and choose better. With many available source of information, we will be able to verify the truth and prioritise them according to gospel values. Like the moon, which reflects the sunlight, we must reflect in our decision and action this light, Christ in this world.

The prophet Isaiah helps us to understand how we can be in this contemporary world the light of Christ. If we want to be the lights in this world, we must put into practice all that God tells us in the first reading, "Share your bread with the hungry, gather in you the unhappy without shelter, ...... ... Then your light will spring like the dawn ... and the glory of the Lord will accompany you. "

We are not called to bear our own light, but that of the risen Christ, that of hope and joy. Since we represent the Lord of mercy and forgiveness, in our lives we must make this divine love visible by loving one another. People who are around us should taste this forgiveness in plenty when we are with them.

As a faithful Christian, always longing to be with the Lord, we will like to look up to heaven, and try to seek all that is able to please the Lord. Now, the first reading brings us to the people of God who suffer and who are victims of violence and pain. We must bring them liberation, for our God is a God who frees the people. How can a faithful remain connected with God and refuse to liberate His children?

Very often in our daily life, we want to live a life seine, and holiness. We want to decorate our lives with virtues and prayer. If a lamp is beautiful and pretty decorated, it is much better, but frankly, this is not the purpose of this lamp. What is important and is asked  is to lighten the surrounding and remove the darkness. Remove the shadows and fill the earth with an inexhaustible hope of the Lord that will make the people to live their life fully giving  the maximum fruit of divine love.

When the Lord tells us that we are the salt of the earth and the light of the world, he sends us like the missionaries who render a beauty to the lives of men by adding in their life little salt of the presence of the Lord so that others may taste his generosity. Like salt, which reveals the taste that is hidden in the meal, we must make visible this presence of God in their daily lives. Like light, we illuminate and show the world that love and forgiveness still exist. Through this light of Christ we assure the world that it should not despair. God is with us. Today, we are called to be this salt that gives flavour and that light that attracts the world to God. Amen.

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Publié le 5 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 5,13-16):

«Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

 

Mon homélie

 

Aujourd’hui, le Seigneur nous invite à être sa lumière dans ce monde qui est dominé par les ténèbres.  Pour nous les chrétiens, Jésus est notre lumière. Comme la lune, qui reflète la lumière du soleil,  nous devons nous refléter de cette lumière, le Christ dans ce monde.

Le prophète Isaïe nous aide à comprendre comment pouvons-nous l’être. Si nous voulons d’être les lumières dans ce monde, nous devons nous mettre en pratique tout ce qu’il nous dit dans la première lecture, « Partager ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri,……….Alors ta lumière jaillira comme l'aurore …..et la gloire du Seigneur t'accompagnera. »

Nous ne sommes pas appelé à porter notre propre lumière, mais celle du Christ ressuscité, celle d’espérance et de joie. Puisque nous représentons le Seigneur de miséricorde et de pardon, dans notre vie, nous devons rendre visible cet amour divin en nous aimant les uns les autres.  

Nous aimerons fixer nos regards vers le ciel, et tentons de chercher tout ce qui est capable de plaire le Seigneur. Or, la première lecture nous amène  vers le peuple de Dieu qui souffre et qui sont victimes de violence et de peine. Nous devons les apporter la libération, car notre Dieu est un Dieu qui libère le peuple.

Très souvent dans notre vie quotidienne, nous voulons vivre une vie seine, et de sainteté. Nous voulons décorer notre vie avec les vertus et de prière. Si une lampe est jolie et belle, c’est tant mieux, mais franchement, ce n’est pas la finalité de cette lampe. Ce qui est important et lui est demandé d’abord, c’est d’éclairer. Enlever les ombres et remplir la terre avec une espérance inépuisable du Seigneur qui lui fera vivre sa vie pleinement.

Quand le Seigneur nous dit que nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde, il nous envoie comme les missionnaires qui  rendent une beauté à la vie des hommes en ajoutant en peu de sel de la présence du Seigneur, pour que les autres savourent sa générosité. Comme le sel, qui révèle le goût qui se cache dans le repas, nous devons rendre visible cette présence de Dieu dans leur vie quotidienne.  Comme la lumière, nous éclairons et montrons au monde que l’amour et le pardon existent encore. Par cette lumière du Christ nous assurons au monde qu’il ne devait pas désespérer.  Dieu est avec nous.

Aujourd’hui, on est appelé à être ce sel qui donne saveur et cette lumière qui attire le monde vers Dieu. Que nous les soyons. Amen.


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Publié le 3 Février 2017

Scripture:

Mark 6:30-34

30 The apostles returned to Jesus, and told him all that they had done and taught. 31 And he said to them, "Come away by yourselves to a lonely place, and rest a while." For many were coming and going, and they had no leisure even to eat. 32 And they went away in the boat to a lonely place by themselves. 33 Now many saw them going, and knew them, and they ran there on foot from all the towns, and got there ahead of them. 34 As he went ashore he saw a great throng, and he had compassion on them, because they were like sheep without a shepherd; and he began to teach them many things.

 

The application

 

The disciples were so excited that they have failed to take rest. Jesus reminds us to take sufficient rest. He doesn’t wish that we over work. The son of God is not here to over work, rather to accomplish the will of the Father. This loving Father doesn’t overcharge us.

However, Jesus doesn’t stop working, just like His Father. He is filled with compassion and love. He will go to any extreme to teach us how to life our life fully. Jesus wishes that we are not overtaken by the crowd, rather by the Spirit of God, rooted in Jesus. For this contemplation, we need rest and peace of mind.

It is important to realise that, if we know this loving Father, our life will be filled with the glory of God and we won’t stop praising God. In this status of life, our life becomes an action of grace. All that we have ask ourselves is, do we do the will of the Father or just animated and content by simply doing what is correct and good? Does our life is glorifying God?

 

Daily Quote from the early church fathers:

The good shepherd feeds us with the words of God, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"The pastures that this good shepherd has prepared for you, in which he has settled you for you to take your fill, are not various kinds of grasses and green things, among which some are sweet to the taste, some extremely bitter, which as the seasons succeed one another are sometimes there and sometimes not. Your pastures are the words of God and his commandments, and they have all been sown as sweet grasses. These pastures had been tasted by that man who said to God, 'How sweet are your words to my palate, more so than honey and the honeycomb in my mouth!' (Psalm 119:103)." (excerpt from Sermon 366.3)

 

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Publié le 3 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 6,30-34):

Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

 

L’application

 

Je voudrais partager avec vous certains points qui me paraissent importants. Premièrement, le Seigneur ne nous charge pas plus que notre capacité. Le repos que nous méritons sera toujours accordé.

Deuxièmement, le Seigneur pourtant ne s’arrête pas travailler. Il est plein de miséricorde et de compassion. Il fera tout pour que nous soyons heureux.

Troisièmement, écoutons-nous les consignes du Seigneur ? De notre part, que nous vie soit une vie remplie de reconnaissance et gratitude.

 

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer.

 

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Publié le 2 Février 2017

Gospel text

(Mc 6,14-29):

King Herod also heard about Jesus because his name had become well-known. Some people said, «John the Baptist has been raised from the dead and that is why miraculous powers are at work in him». Others thought, «He is Eli­jah», and others, «He is a pro­phet like the pro­phets of times past». When Herod was told of this, he thought: «I had John beheaded, yet he has risen from the dead!». For this is what had happened. Herod had ordered John to be arrested and had him bound and put in prison because of Herodias, the wife of his brother Philip. Herod had married her and John had told him, «It is not right for you to live with your brother’s wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not be­cause Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Gali­­lee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And she went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my king­dom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

«King Herod also heard about Jesus because his name had become well-known»

 

Fr. Ferran BLASI i Birbe
(Barcelona, Spain)

Today, in Mark's passage we are told about Jesus' reputation —known by his teachings and miracles. His fame was such some were saying He actually was John the Baptist, Jesus' relative and precursor, who had resurrected from the dead. This is what Herod, who had ordered John's death, also thought. But this Jesus was much more than the other men of God: much more than John; much more than any of the prophets who spoke in the name of the Almighty: He was the Son of God, become Man, Perfect God and Perfect Man. This Jesus —present amongst us—, as a man, can understand us and, as God can grant us all we need.

John, the precursor, who had been sent by God before Jesus, with his martyrdom also preceded Jesus in His passion and death. It had also been an unfair death inflicted to a man who was a saint, by Herod, the tetrarch, possibly against his own will, because he respected him and liked to listen to him. Though, John was clear and firm with the king when John criticized his behavior deserving vituperation, because it was not licit to have married Herodias, his brother's sister.

Herod had accepted Herodias' daughter request, induced by her mother, when, at a banquet —after a dance that had delighted the king— he had promised her with many oaths, in front of his guests, to give her what she would ask. «What shall I ask for?», she told her mother, who replied: «The head of John the Baptist» (Mk 6:24). And the petty kinglet had the Baptist beheaded. It was certainly an oath that did not oblige him in any way, as it was an evil thing, against any justice and any conscience.

Experience teaches us, once more, that each virtue has to be always joined to all the others, and all together have to grow organically like the fingers of the hand. And, by the same token, when one incurs in some vice, soon others will follow.

 

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Publié le 2 Février 2017

Texte de l'Évangile

 (Mc 6,14-29):

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

 

Abbé Ferran BLASI i Birbe
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse.

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

 

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Publié le 1 Février 2017

Scripture: Luke 2:22-40

(alternate reading: Mark 6:7-13)

22 And when the time came for their purification according to the law of Moses, they brought him up to Jerusalem to present him to the Lord 23 (as it is written in the law of the Lord, "Every male that opens the womb shall be called holy to the Lord") 24 and to offer a sacrifice according to what is said in the law of the Lord, "a pair of turtledoves, or two young pigeons." 25 Now there was a man in Jerusalem, whose name was Simeon, and this man was righteous and devout, looking for the consolation of Israel, and the Holy Spirit was upon him. 26 And it had been revealed to him by the Holy Spirit that he should not see death before he had seen the Lord's Christ. 27 And inspired by the Spirit he came into the temple; and when the parents brought in the child Jesus, to do for him according to the custom of the law, 28 he took him up in his arms and blessed God and said, 29 "Lord, now let your servant depart in peace, according to your word; 30 for my eyes have seen your salvation 31 which you have prepared in the presence of all peoples, 32 a light for revelation to the Gentiles, and for glory to your people Israel." 33 And his father and his mother marveled at what was said about him; 34 and Simeon blessed them and said to Mary his mother, "Behold, this child is set for the fall and rising of many in Israel, and for a sign that is spoken against 35 (and a sword will pierce through your own soul also), that thoughts out of many hearts may be revealed."

36 And there was a prophetess, Anna, the daughter of Phanuel, of the tribe of Asher; she was of a great age, having lived with her husband seven years from her virginity, 37 and as a widow till she was eighty-four. She did not depart from the temple, worshiping with fasting and prayer night and day. 38 And coming up at that very hour she gave thanks to God, and spoke of him to all who were looking for the redemption of Jerusalem. 39 And when they had performed everything according to the law of the Lord, they returned into Galilee, to their own city, Nazareth. 40 And the child grew and became strong, filled with wisdom; and the favor of God was upon him.

 

The application

 

Today the Holy Church celebrates the presentation of the Lord. What shall we imitate from this gospel for our daily life? I wish to propose to you all two different orientations. You can choose any one of them.

The first orientation is narrowly related to the Incarnation. Why God has chosen to follow the law that He Himself wished to purify. Every human law is to be purified into the divine law, the Law of love that Jesus has come to establish in the Kingdom of God, which begun by the very moment of Incarnation. For our daily application I propose these questions: are we tempted to discern everything according to what is right and good, or is it according to the will of the Father? What God wishes me to do now and what act will really pleases the Lord? Am I doing everything, as the Lord has commanded me to do?

The second orientation is the human cooperation in identifying the presence of God amidst us. Though many of then the time of Jesus longed for a royal entering of Christ, with fire and bright light, where the Saviour will purify the priestly tribe to make the offering pure, there were still two persons with exception whose expectations were fully inspired by the Holy Spirit. Though the entry of Jesus was not a secret, only these few could identify in this little CHILD, the God. For our personal application, I would like to invite you to see in the person of these people, how they could identify Jesus? What they might actually have done to understand the inspiration of the Holy Spirit. How did they interpret the message received? By asking these questions, God may help us to find the answers and by consequence that we may be able to identify, like them, the very presence of God in us, and in the society where we live.

 

«Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace»

 

Fr. Lluís RAVENTÓS i Artés
(Tarragona, Spain)

Today, we see how Simeon, ignoring the winter's cold, is awaiting the arrival of the Messiah. Five hundred years before, when the Temple was starting to be built there was such poverty in the country that its builders were highly discouraged. It was the when Haggai, the prophet, said: «‘The glory of this present house will be greater than the glory of the former house’, says the Lord Almighty. ‘And in this place I will grant peace’, declares the Lord Almighty» (Hag 2:9); and added «I will shake all nations, and the desired of all nations will come, and I will fill this house with glory» (Hag 2:7). Words that admit different meanings; some will say «the dearest one», while saint Jeronim will say «the desired of all nations».

The Holy Spirit had assured Simeon «that he would not die before seeing the Messiah of the Lord» (Lk 2:26), and today, «led by the Holy Spirit» he has gone into the Temple. He is not a levite, nor a scribe, nor a doctor of the law, he is just «a very upright and devout man that looked forward to the time when the Lord would comfort Israel» (Lk 2:25). But the Holy Spirit blows where it wills (cf. Jn 3:8).

Now, he realizes with surprise that no preparation has been made, no flags, garlands, damasks or shields can be seen anywhere. Just Joseph and Mary, crossing the esplanade, and bringing de Child Jesus in their arms. «Lift up your heads, O you gates; be lifted up, you ancient doors, that the King of glory may come in» (Ps 24:), claims de psalmist.

Stretching his arms Simeon takes the Infant from his Mother and bless God while saying: «Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace, for you have fulfilled your word and my eyes have seen your salvation, which you display for all the people to see. Here is the light you will reveal to the nations and the glory of your people Israel» (Lk 2:29-32).

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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