Publié le 8 Février 2017

Scripture:

Mark 7:24-30

24 And from there he arose and went away to the region of Tyre and Sidon. And he entered a house, and would not have any one know it; yet he could not be hid. 25 But immediately a woman, whose little daughter was possessed by an unclean spirit, heard of him, and came and fell down at his feet. 26 Now the woman was a Greek, a Syrophoenician by birth. And she begged him to cast the demon out of her daughter. 27 And he said to her, "Let the children first be fed, for it is not right to take the children's bread and throw it to the dogs." 28 But she answered him, "Yes, Lord; yet even the dogs under the table eat the children's crumbs." 29 And he said to her, "For this saying you may go your way; the demon has left your daughter." 30 And she went home, and found the child lying in bed, and the demon gone.

 

The application

 

Instead of getting into the dialogue between Jesus and this mother, it is important that we concentrate our energy towards the force behind her persistence. How she present herself before the Lord? Knowing well that the Lord is the only source of healing, there is a perfect nudity before the Lord. Nothing hidden, neither her faith, nor her need. Very simple insistence from a pagan woman does evoke in us our incredulity and the lack of faith in the Lord, particularly in His goodness.

In this lady we don’t find a trace of ‘I’ or even ‘ego’ playing an important role. Every person who forgets this ‘I’ and ‘ego’ will find the truth easily. It is because of this inner strength that the way Jesus interrogated didn’t disturb her. There is Faith and Hope. With these essential elements, there is inner peace and goodness. All these are inter linked. There is no question of what will happen to me, or what others think about me or even this ‘me’ is totally absent.

 If there is something very important in this encounter is ‘present’. They are both present in time and space. Many of us either live in the past or in the future, either dreaming or suffering plainly thinking of both or either.

 

Daily Quote from the early church fathers:

 

Great was the power of her faith, and for our learning, by John Chrysostom (347-407 AD)

"See her humility as well as her faith! For he had called the Jews 'children,' but she was not satisfied with this. She even called them 'masters,' so far was she from grieving at the praises of others. She said, 'Yes, Lord, yet even the dogs eat the crumbs that fall from their masters’ table.' Behold the woman's wisdom! She did not venture so much as to say a word against anyone else. She was not stung to see others praised, nor was she indignant to be reproached. Behold her constancy. When he answered, 'It is not fair to take the children's bread and throw it to the dogs,' she said, 'Yes, Lord.' He called them 'children'” but she called them 'masters.' He used the name of a dog, but she described the action of the dog. Do you see this woman's humility? Then compare her humility with the proud language of the Jews: 'We are Abraham's seed and were never in bondage to any man'(John 8:33). 'We are born of God' (John 8:41). But not so this woman. Rather, she calls herself a dog and them masters. So for this reason she became a child. For what does Christ then say? 'O woman, great is your faith.'
"So we might surmise that this is the reason he put her off, in order that he might proclaim aloud this saying and that he might crown the woman: 'Be it done for you as you desire.' This means 'Your faith, indeed, is able to effect even greater things than these. Nevertheless be it unto you even as you wish.' This voice was at one with the voice that said, 'Let the heaven be,' and it was (Genesis 1:1). 'And her daughter was made whole from that very hour.' Do you see how this woman, too, contributed not a little to the healing of her daughter? For note that Christ did not say, 'Let your little daughter be made whole,' but 'Great is your faith, be it done for you as you desire.' These words were not uttered at random, nor were they flattering words, but great was the power of her faith, and for our learning.
He left the certain test and demonstration, however, to the issue of events. Her daughter accordingly was immediately healed."

(excerpt from COMMENTARY ON MATTHEW, Homily 52.3)

 

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Publié le 8 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 7,24-30):

 

En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

 

L’application

 

Aujourd’hui je vous invite encore une fois à lire l’histoire de la création dans la première lecture du jour. Cette histoire se termine avec un contant, sans accordé beaucoup d’importance, pourtant en ce jour, je le juge très important : « Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre. » Cette nudité, nous la prenons simplement physique, moi je la prends non simplement physique, mais tout autre, ‘rien était caché’. C’est pourquoi je l’accorde une importance énorme. Tout était accessible devant l’homme, même Dieu. C’est cette connaissance de soi, de l’autre tel qu’il est et aussi de Dieu,  nous révèle la vérité et la vérité nous accorde la sagesse.

Cette femme de l’évangile du jour se trouve devant cette vérité, la vérité divine, pleine de miséricorde et d’amour. Elle savait qu’il était utile de se soumettre devant cette vérité, qui va sauver sa fille. Une exigence dans la foi, qui donne une occasion au Seigneur pour montrer aux autres (croyants), qu’il existe encore parmi nous, les hommes et les femmes de foi, non seulement qui se proclament comme les croyants, mais aussi parmi les hommes étrangers.

Se mettre devant le Seigneur dans la nudité par excellence, est une parfaite expression de foi, qui nous poussera d’aller à l’extrémité, dans la confiance de la providence du Seigneur. Avons-nous cette foi ? Sommes-nous prêts à nous mettre devant le Seigneur, pour que le Seigneur nous voit tels que nous sommes ?

 

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

 

Abbé Enric CASES i Martín
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!

 

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Publié le 7 Février 2017

Gospel text

 (Mc 7,14-23):

Jesus then called the people to him again and said to them, «Listen to me, all of you, and try to understand. Nothing that enters one from out­side can make that person unclean. It is what comes out from within that makes un­clean. Let everyone who has ears listen».

When Jesus got home and was away from the crowd, his disciples asked him about this saying and he replied, «So even you are dull? Do you not see that whatever comes from outside cannot make a person unclean? Since it enters, not the heart but the stomach and is finally passed out». Thus Jesus declared that all foods are clean. And he went on, «What comes out of a person is what defiles, for evil designs come out of the heart: theft, murder, adultery, jealousy, greed, maliciousness, deceit, indecency, slander, pride and folly. All these evil things come from within and make a person unclean».

«Nothing that enters one from out¬side can make that person unclean»

Fr. Norbert ESTARRIOL i Seseras
(Lleida, Spain)

Today, Jesus teaches us that God made everything good. But our intentions —which are not always right— may contaminate what we do. This is why Jesus Christ says: «Nothing that enters one from out­side can make that person unclean. It is what comes out from within that makes un­clean» (Mk 7:15). The experience of the offence against God is very real. And we Christians can easily discover the evil's deep mark in a sin's enslaved world. The mission Jesus charges us with, is to clean —with the help of His grace— all this contamination men's bad intentions have spread all over the world.

The Lord wants all our activities to be carried out well: He expects us to show in them intensity, method, science, know-how, eagerness for perfection, not looking for anything else but reinstating God's plan for Creation. For God made everything for man's benefit: «Purity of intention. —You will always have it if, in everything you do, you only look forward to pleasing God» (Saint Josemaria).

Only our will can spoil the Divine Plan. And we must watch that this is not so. Quite often we let in vanity, pride, despondency for lack of faith, impatience when our aims are not attained... This is why saint Gregory the Great warned us: «Be not seduced by any flattering prosperity, for only the foolish traveler stops along the way to admire the beautiful landscape while forgetting where he is heading for».

It will, therefore, be convenient to pay attention to how we offer our deeds to God, to always be aware of His presence and to frequently consider the Divine Filiation. Thus, all our days—through work and prayer— will be fortified and begin in our Lord, and whatever we start in his name will reach its desired ending.

For we can make great things if we realize that each one of our human actions is a co-redeemer when joined to deeds and actions of Christ.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 7,14-23):

Il appela de nouveau la foule et lui dit: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit: «Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé?». C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore: «Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

 

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Publié le 6 Février 2017

Scripture:

Mark 7:1-13

1 Now when the Pharisees gathered together to him, with some of the scribes, who had come from Jerusalem, 2 they saw that some of his disciples ate with hands defiled, that is, unwashed. 3 (For the Pharisees, and all the Jews, do not eat unless they wash their hands, observing the tradition of the elders; 4 and when they come from the market place, they do not eat unless they purify themselves; and there are many other traditions which they observe, the washing of cups and pots and vessels of bronze.) 5 And the Pharisees and the scribes asked him, "Why do your disciples not live according to the tradition of the elders, but eat with hands defiled?" 6 And he said to them, "Well did Isaiah prophesy of you hypocrites, as it is written, `This people honors me with their lips, but their heart is far from me; 7 in vain do they worship me, teaching as doctrines the precepts of men.' 8 You leave the commandment of God, and hold fast the tradition of men." 9 And he said to them, "You have a fine way of rejecting the commandment of God, in order to keep your tradition! 10 For Moses said, `Honor your father and your mother'; and, `He who speaks evil of father or mother, let him surely die'; 11 but you say, `If a man tells his father or his mother, What you would have gained from me is Corban' (that is, given to God) - 12 then you no longer permit him to do anything for his father or mother, 13 thus making void the word of God through your tradition which you hand on. And many such things you do."

 

The application

 

When we are occupied with many laws and regulations, we forget what is essential. Jesus is asking each and every one of us to return back to the essentials of life.  What is essential in life? As Christian, what is more important for us is, to know God and love Him. Once we know this God and put all our energy to love Him, we search de facto what is His will and try all the best to please Him. If many of us get confused about the will of God, it is because we don’t know Him and because we don’t know Him, we find difficult to love him and since our love is not that deep, our commitment to accomplish His will get weakened.

Many of us get content by reducing ourselves simply trying to do what is good against what is bad and choose what is right against what is wrong. It is here we make a big blunder. As Christians these kind of dualistic approach make us mediocrity and get satified by doing with less efficacy.

Once our life is rooted in knowing, loving and accomplishing the will of the Father, just like Jesus, everything get less important, including our cult and tradition. The people who give more importance to the cult and tradition fail to see the importance of fraternity filled with compassion and love. Here we become very rigid and apply the rules and regulations so severely, that we end up less human and more animal, simply obeying the masters of law and tradition.

We have to be watchful in every instant that in doing the right thing, devil may enter in our mind, which refuse and block us to see everything with the eye of God, which is filled with compassion and love and force us to choose what is correct and good before the law and tradition.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Mammon refuses to provide for parents in old age, by John Chrysostom (347-407 AD)

"Christ says, 'Care for the poor' (Matthew 19:21; Mark 10:21; Luke 14:13); Mammon says, 'Take away even those things the poor possess.' Christ says, 'Empty yourself of what you have' (Matthew 16:24; Mark 8:34; Luke 9:23); Mammon says, 'Take also what they possess.' Do you see the opposition, the strife between them? See how it is that one cannot obey both, but must reject one?... Christ says, 'None of you can become my disciple if you do not give up all your possessions' (Luke 14:33); Mammon says, 'Take the bread from the hungry.' Christ says, 'Cover the naked' (Matthew 25:34-40; Isaiah 58:7); the other says, 'Strip the naked.' Christ says, 'You shall not turn away from your own family (Isaiah 58:7), and those of your own house' (1 Timothy 5:8; Galatians 6:10); Mammon says, 'You shall not show mercy to those of your own family. Though you see your mother or your father in want, despise them' (Mark 7:11)." (excerpt from HOMILIES ON PHILIPPIANS 6.25)

 

 

 

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Publié le 6 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13):

 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

 

L’application

 

Dieu créa le monde et Il le trouva bon. Comment de tout ce qui était bon, fut naître le mal dans ce monde ? Pourquoi tant de lois et réglementation ? Pourquoi les interdictions  et négations, alors nous ne voyons qu’affirmation et propositions ?  L’homme a oublié la finalité de la vie et aussi de la création : Faire la volonté de Dieu. Cette volonté est pleine de compassion et d’amour. Pour faire sa volonté, il faut Le connaitre et L’aimer. C’est dans cette connaissance et l’amour que nous allons nous mettre à sa disposition. C’est ici nous retrouverons notre propre humanité, une humanité plein de fraternité où nous verrons tout et tous avec le même regard de Dieu. Là toute loi et tradition disparaitrons, l’homme se mettra devant l’Homme  et découvrira L’homme par excellence, Dieu.

 

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

 

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

 

 

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Publié le 5 Février 2017

Gospel text

(Mc 6,53-56):

Having crossed the lake, Jesus and his disciples came ashore at Gennesaret where they tied up the boat. As soon as they landed, people recognized Jesus and ran to spread the news throughout the countryside. Where­­ver He was they brought to him the sick lying on their mats. And wherever He went, to villages, towns or farms, they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured.

«As soon as they landed, people recognized Jesus»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart
(Tarragona, Spain)

Today, we see the faith of the people of the countryside where Jesus had landed bringing salvation to them. Our Lord is the owner of our body and soul; and they had no doubt that in bringing their sick to him, they would be cured: «And all who touched him were cured» (Mk 6:56). Today as ever, we have many who are sick in their body and in their soul. We must therefore use our very best efforts, both human and supernatural, to bring our relatives, friends and acquaintances as close as possible to our Lord. In the first place, we can achieve it by praying for their spiritual and physical health. When we are sick we do not hesitate to find out whether there exists an appropriate treatment, or whether there is a doctor who can take care of us right away.

When it is a matter of spiritual “sickness” (normally visible, externally, as our son, brother or parents not attending the Sunday services), in addition to praying, it would be convenient to speak to him/her about the remedy, maybe by transmitting him/her a thought or some motivating factor that we might get from the Magistery (for instance, from the Apostolic Epistle on The Day of our Lord, by John Paul II, or from some of the points of the Catechism of the Catholic Church).

If the “sick brother is somebody as a public authority, who tries to justify an unjust law —as, for instance, abortion legalization— let us not doubt —in addition to our prayers— to seek an opportunity to let him/her know —personally or in writing— our testimony regarding the truth.

«For we cannot but speak the things which we have seen and heard» (Acts 4:20). For everybody needs the Savior. And when they do not go to him it may just be they do not recognize Him because we did not know how to announce Him. The real fact is, however, that as soon as they recognized him «they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured» (Mk 6:56). And Jesus cured mostly those who were “placed” close to him; those who were more in urgent need of remedy.

 

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Publié le 5 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 6,53-56):

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

 

Fr. John GRIECO
(Chicago, Etats-Unis)

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ».

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

 

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Publié le 5 Février 2017

Scripture:

Matthew 5:13-16

13 "You are the salt of the earth; but if salt has lost its taste, how shall its saltiness be restored? It is no longer good for anything except to be thrown out and trodden under foot by men. 14 You are the light of the world. A city set on a hill cannot be hid. 15 Nor do men light a lamp and put it under a bushel, but on a stand, and it gives light to all in the house. 16 Let your light so shine before men, that they may see your good works and give glory to your Father who is in heaven."

 

Homily

 

Today the Lord invites us to be his light in this world which is very much in a transition period towards fully digital and informatics with lot of hope and incertitude. For us Christians, Jesus is our light and once we decide to be in this light, we will be able to discern rightly and choose better. With many available source of information, we will be able to verify the truth and prioritise them according to gospel values. Like the moon, which reflects the sunlight, we must reflect in our decision and action this light, Christ in this world.

The prophet Isaiah helps us to understand how we can be in this contemporary world the light of Christ. If we want to be the lights in this world, we must put into practice all that God tells us in the first reading, "Share your bread with the hungry, gather in you the unhappy without shelter, ...... ... Then your light will spring like the dawn ... and the glory of the Lord will accompany you. "

We are not called to bear our own light, but that of the risen Christ, that of hope and joy. Since we represent the Lord of mercy and forgiveness, in our lives we must make this divine love visible by loving one another. People who are around us should taste this forgiveness in plenty when we are with them.

As a faithful Christian, always longing to be with the Lord, we will like to look up to heaven, and try to seek all that is able to please the Lord. Now, the first reading brings us to the people of God who suffer and who are victims of violence and pain. We must bring them liberation, for our God is a God who frees the people. How can a faithful remain connected with God and refuse to liberate His children?

Very often in our daily life, we want to live a life seine, and holiness. We want to decorate our lives with virtues and prayer. If a lamp is beautiful and pretty decorated, it is much better, but frankly, this is not the purpose of this lamp. What is important and is asked  is to lighten the surrounding and remove the darkness. Remove the shadows and fill the earth with an inexhaustible hope of the Lord that will make the people to live their life fully giving  the maximum fruit of divine love.

When the Lord tells us that we are the salt of the earth and the light of the world, he sends us like the missionaries who render a beauty to the lives of men by adding in their life little salt of the presence of the Lord so that others may taste his generosity. Like salt, which reveals the taste that is hidden in the meal, we must make visible this presence of God in their daily lives. Like light, we illuminate and show the world that love and forgiveness still exist. Through this light of Christ we assure the world that it should not despair. God is with us. Today, we are called to be this salt that gives flavour and that light that attracts the world to God. Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 5,13-16):

«Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

 

Mon homélie

 

Aujourd’hui, le Seigneur nous invite à être sa lumière dans ce monde qui est dominé par les ténèbres.  Pour nous les chrétiens, Jésus est notre lumière. Comme la lune, qui reflète la lumière du soleil,  nous devons nous refléter de cette lumière, le Christ dans ce monde.

Le prophète Isaïe nous aide à comprendre comment pouvons-nous l’être. Si nous voulons d’être les lumières dans ce monde, nous devons nous mettre en pratique tout ce qu’il nous dit dans la première lecture, « Partager ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri,……….Alors ta lumière jaillira comme l'aurore …..et la gloire du Seigneur t'accompagnera. »

Nous ne sommes pas appelé à porter notre propre lumière, mais celle du Christ ressuscité, celle d’espérance et de joie. Puisque nous représentons le Seigneur de miséricorde et de pardon, dans notre vie, nous devons rendre visible cet amour divin en nous aimant les uns les autres.  

Nous aimerons fixer nos regards vers le ciel, et tentons de chercher tout ce qui est capable de plaire le Seigneur. Or, la première lecture nous amène  vers le peuple de Dieu qui souffre et qui sont victimes de violence et de peine. Nous devons les apporter la libération, car notre Dieu est un Dieu qui libère le peuple.

Très souvent dans notre vie quotidienne, nous voulons vivre une vie seine, et de sainteté. Nous voulons décorer notre vie avec les vertus et de prière. Si une lampe est jolie et belle, c’est tant mieux, mais franchement, ce n’est pas la finalité de cette lampe. Ce qui est important et lui est demandé d’abord, c’est d’éclairer. Enlever les ombres et remplir la terre avec une espérance inépuisable du Seigneur qui lui fera vivre sa vie pleinement.

Quand le Seigneur nous dit que nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde, il nous envoie comme les missionnaires qui  rendent une beauté à la vie des hommes en ajoutant en peu de sel de la présence du Seigneur, pour que les autres savourent sa générosité. Comme le sel, qui révèle le goût qui se cache dans le repas, nous devons rendre visible cette présence de Dieu dans leur vie quotidienne.  Comme la lumière, nous éclairons et montrons au monde que l’amour et le pardon existent encore. Par cette lumière du Christ nous assurons au monde qu’il ne devait pas désespérer.  Dieu est avec nous.

Aujourd’hui, on est appelé à être ce sel qui donne saveur et cette lumière qui attire le monde vers Dieu. Que nous les soyons. Amen.


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Rédigé par JOHNBOSCO

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