Publié le 22 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,22-30):

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: «Il est possédé par Béelzéboul; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons». Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole: «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis: Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours». Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit: «Il est possédé par un esprit impur».

 

Le message

 

Il faut savoir regarder, regarder tout avec un regard de foi. Sans ce regard, même si Dieu se trouve devant nous, nous pouvons nous tromper terriblement, comme Marie Madeleine qui a vu le jardinier (gardien) dans le Seigneur. En revanche, si notre cœur est rempli d’amour et de foi, même si nous nous trompons dans notre discernement, Dieu nous invitera personnellement à Le découvrir, dans le jardinier.  Il faut veiller ce regard, qui est le-nôtre.

Si nous refusons d’accepter la révélation de Dieu volontairement, pleinement dans la connaissance et consciemment, nous invitons la colère divine. Nous nous risquons de nous mettre contre Dieu en nous alliant consciemment avec le malin. Même si on n’arrive pas à distinguer d’entre le mal et le bien, il faut savoir reconnaitre le bien. Si nous cherchons le mal dans le bien, nous serons semblables comme le Serpent qui a détourné la vérité volontairement. Celui-là, ne mérité pas le pardon.    

 

«Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon»

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez
(Sitges, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en lisant l'Évangile du jour, nous sommes étonnés -c'est "hallucinant" comme nous disons dans le langage courant-. «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem» voient la compassion de Jésus pour les gens et son pouvoir qui œuvre pour les opprimés, et -pourtant- ils disent qu'«Il est possédé par Béelzéboul» et que «c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mc 3,22). En réalité nous sommes étonnés de voir jusqu'ou peut arriver la malice et l'aveuglement humain, dans le cas présent, venant de gens lettrés. Ils ont en face la Bonté en personne, Jésus, l'humble de cœur, l'unique Innocent, et ils ne s'en rendent même pas compte. On suppose que se sont eux les sages, ceux qui connaissent les choses de Dieu afin d'aider le peuple, et en fin compte non seulement ils ne le reconnaissent pas mais en plus ils l'accusent d'être diabolique.

Vu depuis cette perspective c'est assez pour leur dire: «Arrêtez-vous là!». Mais le Seigneur endure avec patience leur jugement téméraire de sa personne. Comme l'affirmait Jean-Paul II, Il est le «témoignage insurpassable de l'amour patient et de l'humble mansuétude». Sa condescendance illimitée l'amène même à remuer leurs coeurs en augmentant avec des paraboles et des considérations raisonnables. Bien qu'à la fin, Il les prévient que cet endurcissement de leur coeur, qui est une rébellion contre le Saint Esprit, ne sera pas pardonnée (cf. Mc 3,29). Et non pas parce que Dieu ne le veuille mais parce qu'avant d'être pardonné, il faut reconnaître son péché.

Comme l'a annoncé le Maître, la liste des disciples, qui ont souffert l'incompréhension quand ils agissaient avec les meilleures intentions, est longue. Pensons par exemple à Sainte Thérèse De L'Enfant-Jésus quand elle s'efforçait de d'emmener ses soeurs vers une plus haute perfection.

Ne nous étonnons pas, donc, si sur notre route nous trouvons les mêmes contradictions. Elles seront le signe que nous sommes sur la bonne route. Prions pour ces personnes et demandons au Seigneur qu'Il nous accorde l'endurance.

 

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Publié le 22 Janvier 2017

We enter in to the third ordinary Sunday. The Church asks us to appropriate this theme, "convert, for the kingdom of God is near" and become the prophets of conversion, announcing by our testimony of life the joy of the gospel. Through our baptism we are the missionaries of the Good News, and today Jesus calls us and sends us to be that light for the desperate and isolated nation, so that people may see themselves the arrival of the Kingdom of God. In Him we see this Kingdom, not only as a reality, deep within us.

For every believers, Jesus is our light and we carry this Light of hope in us. It will dissipate the darkness of ignorance and enlighten the world. If we wish ardently that this Light remain in us, we should turn towards Jesus and recover from the love of the Trinity. It is in this unity and love of divine communion in the Trinity that we ourselves learn to love and forgive generously.

Looking at this contemporary world and observing all that is happening around us, it is quite possible that we are locked up in fear and uncertainty or simply the precariousness of life can discourage us. We must look at Jesus before the unjust arrest of John the Baptist. Learn from Him, how to act in such situation. He withdrew and began to announce the Good News, starting from the baptism of conversion, towards the Baptism of Spirit and fire. We must continue the good deeds more vigorously than before, otherwise we will be tempted to ignore good deeds and led by the evil one who sows the grains of fear and vengeance into the hearts of men.

The world must see in us this light of hope and encouragement that God continues to announce to the world. We are called to be the lights of the world. We shall see many unjust acts, and we are not called to be silent, rather to act more. If we are rejected by a society, let us continue to work where God decides to send us. Alone, we can do nothing, but with Christ we can do everything.

All those who were called were not specialties, Jesus made them capable. Let us not be afraid to take responsibility in the Christian life, especially in the Church. If we allow the Holy Spirit to act upon us, God will make us capable. He will accompany us and guide us.

By gathering us to church on this Sunday, we come to draw from the source of the Love that is in God. We are nourished by his Word and his Eucharist. We ask him to give us strength and courage for the mission He entrusts to us: "You who are the Light of the world, you who are love, put your Spirit of love in our darkness. "

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Publié le 22 Janvier 2017

Nous entrons au troisième dimanche ordinaire. L’Eglise nous demande de nous approprier  ce thème, ‘convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche’ et devenir les prophètes de la conversion, en annonçant par notre témoignage de vie, la joie de l’évangile. Par notre baptême nous sommes les missionnaires de la Bonne Nouvelle, et aujourd’hui Jésus nous appelle et nous envoi. En Lui nous voyons ce Royaume.

Jésus est notre lumière et nous portons en nous cette Lumière d’espérance. Elle dissipera les ténèbres d’ignorance et éclaira le monde.  Pour que cette Lumière demeure en nous, nous nous tournons vers et nous nous ressourçons de l’amour de la Trinité.

En regardant ce monde et en observant tout ce qui se passe autour de nous, il est tout-à-fait possible que nous soyons enfermés dans la peur et dans l’incertitude ou simplement la précarité de la vie peut nous décourager.  Il faut regarder Jésus devant l’injuste arrestation de Jean Baptiste. Il se retire et recommence à annoncer la Bonne Nouvelle. Il faut continuer les bons actes plus vigoureusement qu’avant, sinon nous laisserons animer par le malin qui sème les grains de peur et vengeance dans le cœur des hommes. 

Si nous souhaitons le règne de Dieu, il faut que le monde voie en nous cette lumière d’espérance et d’encouragement. Nous sommes appelées à être les lumières du monde. Nous verrons toujours les actes injustes, les violences. Que nous ne soyons pas silencieux. Seuls, nous ne pouvons rien faire, mais avec le Christ nous pouvons tout faire.

Tous ceux qui ont été appelé n’étaient pas les spécialités, Jésus les a rendus capables. N’ayons pas peur de prendre les responsabilités dans la vie chrétienne, particulièrement dans l’Eglise. Dieu est avec nous, et Il nous rendra capables. Si nous laissons notre cœur ouverts, Il nous accompagnera et guidera.

En nous rassemblant à l’église en ce dimanche, nous venons puiser à la source de l’Amour qui est en Dieu. Nous nous nourrissons de sa Parole et de son Eucharistie. Nous lui demandons qu’il nous donne la force et le courage pour la mission qu’il nous confie : « Toi qui es la Lumière du monde, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. »


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Publié le 21 Janvier 2017

Scripture:

Mark 3:19b, 20-21

Then he went home; 20 and the crowd came together again, so that they could not even eat. 21 And when his family heard it, they went out to seize him, for people were saying, "He is beside himself."

 

The contemplation

 

The opposition doesn’t come from outside, it comes from the family of Jesus. Though strange, it is the actuality of our society. Our own people misunderstand us and reject us. It is important to look at Jesus on such occasions and learn from Him, how to act upon. The more we take a distance from such events, the more will be able to look at the situation with a different out-look and we will learn a lot from them,  and in due time we will be able to discover, how much our participation in such events is.  

It is not a sin to be different, but our difference should have some evangelical value to support as a foundation and reason for such act. Jesus was motivated by the desire to accomplish the will of the Father. If this evangelical value is not the foundation and supportive element of our action, it may allow the ego and self-pride to overtake even our good will and intention.

It is however important that we in our daily life give lot of attention of such exclusion and rejection of good people who are different from others. They need our support and good will, because they do good works. If we don’t support such people, we may participate with the larger community, by our mere silence. Let’s not be spectators, rather actors, actors according to the will of the Father.

 

«He is out of his mind»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we see how Jesus' own relatives react «He is out of his mind» (Mk 3:21). Once again, the old proverb «only in his hometown and in his own house is a prophet without honor» (Mt 13:57), is seen to be true. It is unnecessary to say this complaint does not “taint” the Blessed Virgin Mary, because from the beginning to the last moment —when she was at the foot of the Cross— she always kept her unmovable faith and trust towards her Son.

But, what about us? Let us consider! How many, amongst our neighbors, or those closer to us, can we say light up our lives..., and what about us...? We do not have to go far: let us consider the Holy Father John Paul II: how many people followed him, and..., how many did not hesitate to accuse him of being an “stubborn old person”, jealous of his “power”? Is it possible that after two thousand years we still keep Jesus crucified on the cross for our salvation while we onlookers continually say «come down from the Cross so we may see and believe» (cf. Mk 15:32)?

Let us look at it another way! If we valiantly identify ourselves with Christ, our presence will not be neutral for those interacting with us for reasons of kinship, work, etc. What is more, for some, our presence will be a pain in the neck, because we shall be like a reminder for their conscience. We can be certain: «If they persecuted Me they will persecute you...» (Jn 15:20). With their mockery they will try to conceal their fears; with their disqualifications they will perform a poor defense of their “laziness”.

How many times we Catholics are being accused of “exaggerating”? We have to reply we are not. For it is impossible to exaggerate in matters of love. Instead, it is quite true we are “radical”, because love is just so “absorbent”: «it has to be either all or nothing»; «or love kills the I or the I kills love».

This is why the Holy Father spoke of “evangelic radicalism” and of “not being afraid”: «In the cause of the Kingdom we have no time to look backwards, and much less to let ourselves be carried away by laziness» (saint John Paul II).

 

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Publié le 21 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,20-21):

Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient: «Il a perdu la tête».

 

Le message

 

Il y a une tradition et une coutume qui est introduit par nous-mêmes, de temps en temps elles s’interviennent dans notre vie comme un blocage. Jésus était mal compris comme quelqu’un qui a perdu son équilibre,  car il ne mange pas, ne se repose pas, ne s’arrête pas travailler, etc.   Comment regardons Jésus dans notre vie et comment comportons nous devant Lui ? Il y encore beaucoup de Jésus dans notre société qui sont isolés et rejetés car ils ne font pas comme les autres. Comme regardons-nous ces gens-là ? Quel est notre comportement envers eux ?

 

«Il a perdu la tête»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que les propres parents de Jésus osent lui dire qu'Il a «perdu la tête» (Mc 3,21). Une fois de plus, le proverbe «Un prophète n'est sans honneur que dans sa patrie et dans sa maison» (Mt 13,57) («Nul n'est prophète en son pays») s'avère vrai. Il est évident que ces commentaires n'éclaboussent pas la très Sainte Marie, car depuis le premier et jusqu'au dernier moment, au pied de la croix, elle a gardé solidement et fermement sa foi et sa confiance en son Fils.

Et nous alors? Faisons un examen! Combien de personnes qui vivent à nos cotés, de notre entourage, sont une lumière dans nos vies,… et nous? Il ne faut pas aller très loin pour trouver: pensons au pape Jean-Paul II, combien de gens l'on suivi?, et... en même temps combien l'ont considéré comme un "têtu démodé", jaloux par son "pouvoir"? Serait-il possible que Jésus, deux mille ans après, continue à être cloué sur la croix pour notre salut, et que nous, en bas, nous continuions toujours à crier «descends maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions» (cf. Mc 15,32)?

Ou au contraire. Si nous nous efforçons de nous configurer au Christ, notre présence ne sera pas inutile vis-à-vis de ceux qui sont à nos côtés soit par lien de parenté soit à cause du travail, etc. De plus, elle sera peut-être gênante pour certains car nous serons un rappel de leur conscience. C'est garanti! «S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront» (Jn 15,20). Par leurs moqueries ils cacheront leur peur, par leur désintéressement ils défendront mal leur oisiveté.

Combien de fois les gens nous accusent, nous les catholiques, d'exagérer? Nous devons leur répondre que nous n'exagérons pas du tout, car quand il est question d'amour, il est impossible d'exagérer. Mais il est vrai que nous sommes des "radicaux" car l'amour est comme ça: «ou tout ou rien», «ou l'amour tue le moi ou le moi tue l'amour».

C'est pour cela que le Saint Père nous a parlé du "radicalisme évangélique" et nous a dit "n'ayez pas peur": «Dans la cause du Royaume, il n'y a pas de temps pour regarder en arrière, et encore moins pour s'abandonner à la paresse» (Saint Jean-Paul II).

 

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Publié le 20 Janvier 2017

Scripture:

Mark 3:13-19

13 And he went up on the mountain, and called to him those whom he desired; and they came to him. 4 And he appointed twelve, to be with him, and to be sent out to preach 15 and have authority to cast out demons: 16 Simon whom he surnamed Peter; 17 James the son of Zebedee and John the brother of James, whom he surnamed Boanerges, that is, sons of thunder; 18 Andrew, and Philip, and Bartholomew, and Matthew, and Thomas, and James the son of Alphaeus, and Thaddaeus, and Simon the Cananaean, 19 and Judas Iscariot, who betrayed him. Then he went home.

 

The contemplation

 

The best gift that Christ has offered to his Apostles is the divine communion. It is in this communion with Christ that they were in communion with the Father. Thus the life of every Christian is de facto a response to this call to live with Christ, and through Him with God.

Each and every one of us is called and sent. Though individually, but always with Christ, and with others. It may appear to be an individual mission, in truth it is a communitarian work, because of the divine communion.  

In this vocation, we are no more the same person, rather transformed, by our configuration in Christ. We are called and sent in the name of Christ and by this mission we are called to be like Christ, in thinking and acting, particularly in the accomplishment of the will of the Father.

Thus a personal holiness, though limited in its perfection in us, is elevated through Christ, by the grace that we have received while accepting this mission of Christ.  Let us be assured that in this mission we are not alone. There are other brothers and sisters who are called just like us, and especially the Holy Spirit is working in us.

 

Daily Quote from the early church fathers:

The renaming of Matthew by Jesus, by Bede the Venerable, 672-735 A.D.

"We must not pass over the fact that Matthew had two names, for he was also called Levi, and that name too bears witness to the grace granted to him. Levi means 'added' (or 'a joining') or 'taken up,' signifying that he was 'taken up' through being chosen by the Lord, and 'added' to the number of the apostolic band. Mark and Luke generously chose to use this name alone, so as to not make glaringly conspicuous his former way of life, for he was now their companion in the work of the Gospel (Mark 2:14, Luke 5:27). In setting down the list of the twelve apostles, they simply called him Matthew, not mentioning Levi (Mark 3:18, Luke 6:15). Matthew himself, on the other hand (in accord with what is written, 'The just man is the first accuser of himself; his friend came and searched him out' - Proverbs 18:17), calls himself by his ordinary name when telling of being called from his tax-collector's place, but adds pointedly 'the publican' (Matthew 10:3) - 'Thomas,' he says, 'and Matthew the publican.' In this way he offers to publicans and sinners greater confidence in securing their salvation." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPELS 1.21)

 

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Publié le 20 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,13-19):

Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais. Donc, il institua les Douze: Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon), Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de "Boanerguès", c'est-à-dire: "Fils du tonnerre"), André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

 

Le message

 

La vie chrétienne est une vocation et en même temps une réponse à l’appel de Dieu, un appel à vivre une vie par excellence, à la plénitude de la sainteté vers  la perfection, celle du Père. Ce n’est pas une vie de solitude,  plutôt une vie communautaire, avec le Christ et avec les frères du Christ. Si nous oublions ce sens de la vie communautaire, l’aspect de la mission communautaire, nous n’avons pas compris la mission confiée.  Les Apôtres formaient une communauté avec le Christ par la communion. Si nous ne sommes pas liés par cette communion divine, nous ne pouvons pas accomplir la mission confiée et reçue.

 

«Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait»

 

Abbé Llucià POU i Sabater
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile résume la théologie de la vocation chrétienne: le Seigneur choisit ceux qu'Il veut pour qu'ils restent avec Lui et pour en faire des apôtres (cf. Mc 3,13-14). En premier lieu, Il les choisit: avant la création du monde, il nous a destinés à devenir saints (cf. Ef 1,4). Il nous aime à travers le Christ, et il nous modèle par son intermédiaire en nous donnant des vertus pour être ses enfants. C'est seulement en ayant en vue la vocation que l'on comprend nos vertus; la vocation est le "rôle" qu'il nous a donné dans la rédemption. C'est en découvrant l'intime "pourquoi" de mon existence que je me sens pleinement "moi", quand je vis ma vocation.

Et pourquoi nous a-t-il appelés? Pour que nous soyons avec Lui. Cet appel implique une réponse: «Un jour —je ne veux pas généraliser, ouvre ton cœur au Seigneur et raconte-lui ton histoire—, peut-être qu'un ami, un chrétien ordinaire comme toi, t'as fait découvrir un panorama profond et nouveau, même s'il est aussi vieux que l'Evangile. Il t'a suggéré que tu pouvais t'appliquer sérieusement à suivre le Christ, à devenir un apôtre des apôtres. A ce moment-là, tu as peut-être perdu la tranquillité et tu ne l'as retrouvée, convertie en paix, qu'après avoir répondu à Dieu librement, parce que tu en as eu envie —ce qui est la raison la plus surnaturelle—. Et la joie est venue, forte et constante, une joie qui disparaît seulement quand tu t'écartes de Lui» (Saint Joseph Marie).

C'est un don mais c'est aussi une tâche: la sainteté par l'intermédiaire de la prière et des sacrements et, de plus, c'est une lutte personnelle. «Tous les fidèles quels que soient leur état et leurs conditions de vie sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité, de la sainteté qui, même dans la société terrestre, encourage un mode de vie plus humain» (Concile Vatican II).

Ainsi, nous pouvons sentir la mission apostolique: amener le Christ aux autres; l'avoir avec nous et l'amener. Aujourd'hui, nous pouvons prêter davantage attention à l'appel, et perfectionner notre réponse d'amour.

 

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Publié le 18 Janvier 2017

Scripture:

Mark 3:7-12

7 Jesus withdrew with his disciples to the sea, and a great multitude from Galilee followed; also from Judea 8 and Jerusalem and Idumea and from beyond the Jordan and from about Tyre and Sidon a great multitude, hearing all that he did, came to him. 9 And he told his disciples to have a boat ready for him because of the crowd, lest they should crush him; 10 for he had healed many, so that all who had diseases pressed upon him to touch him. 11 And whenever the unclean spirits beheld him, they fell down before him and cried out, "You are the Son of God." 12 And he strictly ordered them not to make him known.

 

The contemplation

 

Let us look into the Person of Jesus and the way we approach Him in our daily lives. The Person who has given His life for us, not as a high priest who mediates us, as par the instruction received from Moses, rather offering Himself as a pure offering, which will be accepted by the Father for the forgiveness of our sins.  He becomes at the same time the Priest par excellence and the offering.

It is to this Person that we are called to serve and imitate. Let us not reduce our attachment to the person just to the material or spiritual needs, rather the wholeness of our being as nourished by this special offering of the Jesus on the Cross. The suffering He undertook for us on the Cross, for the finality of our salvation and  that we may not suffer. He hasn't come to punish us, rather to save us. 

In this theological approach, if we learn to relate with Jesus in a right way, everything changes from its essence, because our relationship with Jesus, transforms our being.  It is not that He gives us something, rather He takes us in Him and we become like Him.

 

«What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus tells us we must always do good: there is no such thing as a time to do good and a time to overlook our love for others. The love we get through God brings us to the supreme Law, Jesus left with us, in the new commandment: «Love one another. As I have loved you, so you must love one another» (Jn 13:34). Jesus neither repeals nor criticizes Moses' Law, inasmuch as He is the first one to comply with its precepts and go to the synagogue on the Sabbath; what Jesus criticizes is the narrow minded version of the Law by its masters and the Pharisees, an interpretation leaving little room for mercy.

Jesus Christ has come to proclaim the Gospel of salvation, but his antagonists, far from being convinced, seek all kind of pretexts against him: «A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would He heal the man on the Sabbath? If He did they could accuse him.» (Mk 3:1-2). At the same time as we witness the power of grace, we also see how hardhearted, those boastful men who though they had the truth on their side, were. Were those Pharisees joyful upon realizing that poor man had been cured hand? Certainly not, rather on the contrary, they were even more blinded, to the point of rushing to make a deal with Herod's supporters —their natural foes— looking for a way to destroy Jesus. Some alliance!

With his action, Jesus also removes the chains with which the masters of the Law and the Pharisees had constrained the Sabbath while conferring it its true meaning: the day of communion between God and man, the day of liberation from slavery, the day of salvation from evil forces. Saint Augustin tells us: «He who has peace in the conscience, is peaceful, and this very peace is his heart's Sabbath». With Jesus Christ, the Sabbath already opens up to the gift of Sunday.

 

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Publié le 18 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,7-12):

 

Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

Le message

 

Depuis quelques jours nous sommes confrontés par les lois et règlements qui ne sont pas connectés à l’humanité ou aux besoins humains, plutôt au culte et cultuel.  La Parole et l’acte du Seigneur nous montre combien il est important que  nous restions prêts du peuple et comment nous pouvons répondre positivement à leurs besoin, même si nous devions nous mettre contre les lois du peuple.

Saint Paul nous explique l’important de la Personne, Jésus, le grand Prêtre. Si tout le monde vient vers Lui, c’est qu’il a reconnu en Lui ce Prêtre qui  s’offre Lui-même pour la rémission du péché du monde. Il est en même temps l’offrande, le prêtre et celui qui reçoit l’offrande en son Père. Une offrande pure, un prêtre par excellence, ce ne sera plus un prêtre qui fera la médiation d’entre Dieu et l’humanité, mais Dieu Lui-même le fera en Jésus. C’est juste que nous aussi comme ces peuples nous avancer vers ce Dieu dans l’espérance.

 

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.

 

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Publié le 17 Janvier 2017

Scripture:

Mark 3:1-6

1 Again he entered the synagogue, and a man was there who had a withered hand. 2 And they watched him, to see whether he would heal him on the Sabbath, so that they might accuse him. 3 And he said to the man who had the withered hand, "Come here." 4 And he said to them, "Is it lawful on the Sabbath to do good or to do harm, to save life or to kill?" But they were silent. 5 And he looked around at them with anger, grieved at their hardness of heart, and said to the man, "Stretch out your hand." He stretched it out, and his hand was restored. 6 The Pharisees went out, and immediately held counsel with the Herodians against him, how to destroy him.

 

Daily Quote from the early church fathers:

The tender compassion of the Lord, by John Chrysostom, 547-407 A.D.

"Jesus said to the man with the withered hand, 'Come here.' Then he challenged the Pharisees as to whether it would be lawful to do good on the sabbath. Note the tender compassion of the Lord when he deliberately brought the man with the withered hand right into their presence (Luke 6:8). He hoped that the mere sight of the misfortune might soften them, that they might become a little less spiteful by seeing the affliction, and perhaps out of sorrow mend their own ways. But they remained callous and unfeeling. They preferred to do harm to the name of Christ than to see this poor man made whole. They betrayed their wickedness not only by their hostility to Christ, but also by their doing so with such contentiousness that they treated with disdain his mercies to others." (excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 40.1)

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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