Publié le 21 Février 2017

Texte de l'Évangile (Mt 16,13-19):

Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: «Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme?». Ils répondirent: «Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes». «Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?». Simon Pierre répondit: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant».

Jésus, reprenant la parole, lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux».

«Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons la chaire de saint Pierre. Depuis le siècle IV, par cette célébration l'Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l'édifice de son Eglise s'appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu'il jouit d'une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l'a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l'Eglise» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l'Eglise a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d'unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d'avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d'amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu'Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n'est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l'était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s'agit, effectivement, d'une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C'est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s'agit d'une puissance pour servir la cause de l'unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu'il nous a fait.

 

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Publié le 20 Février 2017

Scripture:

Mark 9:30-37

30 They went on from there and passed through Galilee. And he would not have any one know it; 31 for he was teaching his disciples, saying to them, "The Son of man will be delivered into the hands of men, and they will kill him; and when he is killed, after three days he will rise." 32 But they did not understand the saying, and they were afraid to ask him. 33 And they came to Capernaum; and when he was in the house he asked them, "What were you discussing on the way?" 34 But they were silent; for on the way they had discussed with one another who was the greatest. 35 And he sat down and called the twelve; and he said to them, "If any one would be first, he must be last of all and servant of all." 36 And he took a child, and put him in the midst of them; and taking him in his arms, he said to them, 37 "Whoever receives one such child in my name receives me; and whoever receives me, receives not me but him who sent me."

 

 

The application

 

There two kinds of teaching. One is by words and the other is by deeds. Jesus uses these two systematically that the disciples were afraid of clarifying these things with Jesus. The cause of this fear though apparently not very clear, becomes crystal clear when we understand the subject which was preoccupying them: who is greatest among them?

For our application I would like to propose you all, first to look at the qualities to be a good leader. Jesus is teaching each and every aspiring leader to learn to serve the people. He himself will do the same when he washed the feet of his disciples.  None of them understood the meaning of this gesture, but certainly understood the meaning, after the resurrection.

The second approach is the way we approach each and every one we meet in our daily life. Do we understand that these people are sent by the Lord to help us, to teach us or simply to be with us? Jesus is teaching us that if we accord them the same welcome that we reserve for the Lord, we will see the wonder work of the Lord in our daily life. If we reject them, because they did something unpleasing to us, we may risk of rejecting even God. The gospel says that Jesus was gentile even with the devil, because He was filled with the goodness. Are we filled with the goodness, particularly with people who are not gentile with us?

 

Daily Quote from the early church fathers:

Downward roots enable upward growth, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Observe a tree, how it first tends downwards, that it may then shoot forth upwards. It fastens its root low in the ground, that it may send forth its top towards heaven. Is it not from humility that it endeavors to rise? But without humility it will not attain to higher things (Proverbs 18:12). You are wanting to grow up into the air without a root. Such is not growth, but a collapse." (excerpt from THE GOSPEL OF JOHN, SERMON 38.2)

 

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Publié le 20 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 9,30-37):

En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant: «Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera». Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait: «De quoi discutiez-vous en chemin?». Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit: «Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous». Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé».

 

L’application

Je vous invite encore aujourd’hui à lire la première lecture du jour. La sagesse demande toujours d’écouter les sages. Elle nous donne non seulement l’orientation, mais aussi la direction.

Jésus le sage par excellence nous donne les conditions requises d’être ‘les leaders’ : se mettre au service des autres. En fixant notre regard dont la manière Jésus l’était, particulièrement dans le lavement des pieds de ses disciples, nous allons nous apprendre de Jésus, à êtres les véritables serviteurs du Seigneur. Avant qu’il ne donne cet enseignement, Il nous a déjà dit que « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes. »

«Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes»

 

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous apporte deux enseignements de Jésus qui sont étroitement liés. D'une part, le Seigneur nous annonce qu'«ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera» (Mc 9,31). C'est la volonté du Père à son égard: Il est venu au monde pour cela, Il veut nous libérer ainsi de notre esclavage du péché et de la mort éternelle; pour nous faire ainsi des fils de Dieu. Le dévouement du Seigneur au point de donner sa vie pour nous démontre l'infinité de l'amour de Dieu: un amour sans limite, un amour qui se contrefiche de s'abaisser à la folie et l'indignation de la croix.

C'est terrifiant d'entendre la réaction des apôtres, toujours occupés à se regarder eux-mêmes en négligeant d'apprendre du Maître: ils «ne comprenaient pas ces paroles» (Mc 9,32), car en route ils discutaient toujours qui d'entre eux serait le plus grand et au cas où eux aussi devraient y passer, ils ont peur de lui poser des questions.

Avec une douce patience, le Seigneur ajoute: il faut se faire le dernier et le serviteur de tous. Il faut accueillir le petit et le simple, car le Seigneur a voulu s'identifier à eux. Nous devons accueillir Jésus dans nos vies car c'est ainsi que nous ouvrons les portes à Dieu lui-même. C'est comme un programme de vie pour la route.

Ainsi l'explique le saint Curé d'Ars, Jean Baptiste Marie Vianney: «A chaque fois que nous pouvons renoncer à notre volonté pour faire celle des autres, quand notre conscience n'y est pas compromise, nous obtenons des grandes mérites que Dieu seul connaît». Jésus enseigne par ses paroles, mais surtout par ses œuvres. Ces apôtres, qui au début étaient incapables de comprendre, après la Croix et la Résurrection suivront les mêmes traces que leur Seigneur et leur Dieu. Et accompagnés par la Sainte Vierge, ils deviendront de plus en plus petits pour laisser Jésus grandir en eux et dans le monde.

 

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Publié le 19 Février 2017

Scripture:

Mark 9:14-29

14 And when they came to the disciples, they saw a great crowd about them, and scribes arguing with them. 15 And immediately all the crowd, when they saw him, were greatly amazed, and ran up to him and greeted him. 16 And he asked them, "What are you discussing with them?" 17 And one of the crowd answered him, "Teacher, I brought my son to you, for he has a dumb spirit; 18 and wherever it seizes him, it dashes him down; and he foams and grinds his teeth and becomes rigid; and I asked your disciples to cast it out, and they were not able." 19 And he answered them, "O faithless generation, how long am I to be with you? How long am I to bear with you? Bring him to me." 20 And they brought the boy to him; and when the spirit saw him, immediately it convulsed the boy, and he fell on the ground and rolled about, foaming at the mouth.

21 And Jesus asked his father, "How long has he had this?" And he said, "From childhood. 22 And it has often cast him into the fire and into the water, to destroy him; but if you can do anything, have pity on us and help us." 23 And Jesus said to him, "If you can! All things are possible to him who believes." 24 Immediately the father of the child cried out and said, "I believe; help my unbelief!" 25 And when Jesus saw that a crowd came running together, he rebuked the unclean spirit, saying to it, "You dumb and deaf spirit, I command you, come out of him, and never enter him again." 26 And after crying out and convulsing him terribly, it came out, and the boy was like a corpse; so that most of them said, "He is dead." 27 But Jesus took him by the hand and lifted him up, and he arose. 28 And when he had entered the house, his disciples asked him privately, "Why could we not cast it out?" 29 And he said to them, "This kind cannot be driven out by anything but prayer."

The application of the Gospel

How to apply this gospel in our daily life? Though there is very few like an act to imitate and put into practice, like miracle of the expulsion of demon, there are however plenty that we can learn from this gospel. Particularly the feeble faith which we have and how much it is disturbed when our prayers are not exhausted. Many of us get disturbed when are forced to face such a delicate situation.

What is however very important in our divine relationship is the reconnaissance of the divine wisdom and our ignorance of the will of the Father. God wishes always the best for us, because He is the goodness par excellence. If we fail to see this goodness in God, we may end up in looking at Him as a perfect judge ready to punish us for our faults than a loving Father. Thus we end up in building a fearful relationship with God. The more we build up such relationship, the more Jesus is annoyed and disturbed, because we are totally ignorant of divine goodness. By consequence, though we may think that we are close to God, we sadly don’t know this God. Isn’t it a tragedy and paradox of our faith?

 

Daily Quote from the early church fathers:

Emerging faith seeks maturity, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"In saying, 'When the Son of Man shall come, shall he find faith upon the earth?' our Lord spoke of that faith which is fully matured, which is so seldom found on earth. The church's faith is full, for who would come here if there were no fullness of faith? And whose faith when fully matured would not move mountains (Matthew 17:20; 21:22)? Look at the apostles themselves, who would not have left all they had, trodden under foot this world's hope, and followed the Lord, if they had not had proportionally great faith. And yet if they had already experienced a completely matured faith, they would have not said to the Lord, 'Increase our faith' (Luke 17:5). Rather we find here an emerging faith, which is not yet full faith, in that father who when he had presented to the Lord his son to be cured of an evil spirit and was asked whether he believed, answered, 'Lord, I believe, help me in my unbelief' (Mark 9:24). 'Lord,' says he, 'I believe.' 'I believe': therefore there was faith; but 'help me in my unbelief': therefore there was not full faith (Hebrews 10:22)." (excerpt from SERMONS ON NEW TESTAMENT LESSONS 65)

 

 

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Publié le 19 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 9,14-29):

En rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu'elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda: «De quoi discutez-vous avec eux?». Un homme dans la foule lui répondit: «Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi».

Jésus leur dit: «Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le auprès de moi». On l'amena auprès de lui. Dès qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père: «Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive?». Il répondit: «Depuis sa petite enfance. Et souvent il l'a même jeté dans le feu ou dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous!». Jésus reprit: «Pourquoi dire: ‘Si tu peux’? Tout est possible en faveur de celui qui croit». Aussitôt le père de l'enfant s'écria: «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!».

Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais: «Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais!». L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait: «Il est mort». Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier: «Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répondit: «Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière».

 

L’Application

 

Comment appliquer cet évangile dans notre vie quotidienne ? Je vous invite à relire la première lecture (Si 1, 1-10) et découvrir l’important de la sagesse divine qui nous aide à vivre notre vie de foi pleinement. Cette sagesse nous invite à prier avec confiance. Jésus dans l’évangile du jour demande aux disciples de prier. Cette prière est une expression  de notre confiance dans le Seigneur et de sa providence.

Là, nous allons découvrir notre faiblesse, particulièrement  notre foi et aussi la fidélité divine. Dieu veut toujours nous sauver. Nous ne pouvons pas imaginer justement combien Dieu nous aime et combien Il souhaite que nous soyons heureux et joyeux ? La relation que nous tissons avec le Seigneur, est une expression de cette reconnaissance de la vérité et de la nature divine. Tant que nous n’ayons pas reconnus cette vérité, notre foi restera faible.

 

«Je crois! Viens au secours de mon incroyance!»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons —encore!— le Seigneur sollicité par les gens («ils accouraient pour le saluer») et, en même temps, plein de sollicitude à leur égard. Dès qu'il sent qu'il se passe quelque chose, il s'y intéresse.

L'un des personnages intervient. C'est le père d'un garçon possédé par un esprit mauvais. «Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide» (Mc 9,17-18).

Qu'il est terrible le mal que parvient à faire le Diable, cette créature dépourvue de toute charité! —Seigneur, il nous faut prier: «Délivre nous du mal»! Comment peut-il y avoir de nos jours des voix qui disent que le Diable n'existe pas, ou des gens qui lui rendent une sorte de culte! C'est absurde! Voici la leçon à tirer de tout cela: il ne faut pas jouer avec le feu.

«J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi» (Mc 9,18). Jésus est triste quand il entend ces mots. Attristé, surtout, par le manque de foi…. Et la foi leur manque parce qu'ils doivent prier davantage: «Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière» (Mc 9,29).

La prière est un dialogue intime avec Dieu. Jean-Paul II a dit que «la prière implique toujours d'aller se cacher avec le Christ en Dieu. Ce n'est qu’en semblable intimité qu'agit le Saint-Esprit». Dans cette cachette intime, l'on pratique cette amicale fréquentation de Jésus, qui accroît notre confiance en Lui, c'est-à-dire notre foi.

Mais cette foi, qui remue les montagnes et expulse les esprits mauvais («Tout est possible en faveur de celui qui croit»), est surtout un don de Dieu. Notre oraison, en tout cas, nous met en disposition de recevoir ce don. Mais nous devons l'implorer: «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!» (Mc 9,24). Le Christ, Lui, ne se fera pas prier!

 

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Publié le 19 Février 2017

Dimanche dernier je vous ai dit, si le Seigneur nous demande  de ne pas être comme les autres, s’Il nous propose une exigence, c’est parce que nous sommes ses enfants et nous devons agir ainsi. Aujourd’hui Jésus continue à nous enseigner.   Il nous donne les pistes par laquelle nous pouvons dignement nous exprimer notre identité chrétienne et  à travers notre vie de foi, témoigner l’espérance et la charité.  Il nous propose la justice, le respect et la réconciliation. Pour tout cela, il nous offre la prière comme un moyen. 
Quelles est l’orientation essentielle de cet enseignement ? Ne regardons pas le monde et sa sagesse,  ne l’imitons pas, particulièrement sa minière d’agir. Les chrétiens, en tant qu’enfant de Dieu,  doivent regarder le monde et tous ceux qui y habitent avec un regard de Dieu, et reconnaitre ce Dieu dans la vie de Jésus. En regardant cette vie humaine en Jésus, nous pouvons clairement découvrir la vie divine, qui se cache dans la vie humaine. C’est pourquoi chaque vie humaine est une histoire sacrée, une histoire divine. L’homme mérite un respect et un respect que nous réservons pour le Seigneur. Car il est la demeure de Dieu, nous dit Saint Paul.  
L’évangile du jour ne présente pas le monde comme un lieu mauvais.  Il affirme pourtant une vérité que la foi nous enseigne : Dieu créa le monde et Il le trouva bon. C’est dans cette bonté divine qui se trouve encore sur la terre que l’homme est invité à imité. Que l’homme ne subisse pas à la loi humaine, qui cherche les statuts et les stabilités, la paix extérieures, et tout ce qui peut s’apparaitre, mais à la loi divine, comme Dieu l’a voulu, dès le commencement de la création, qui est invisible pourtant visible à travers les lois humaines. Un respect pour toute la création, la générosité inconditionnelle comme la pluie et le soleil,  avec la bien vaillance, est demandé à tous, qui habite sur la terre. 
L’homme dans sa faiblesse n’agit comme il faut. Pourtant il mérite ce respect et la générosité. Caïn le meurtrier, lui-même recevra la protection divine, même si Dieu était contre son acte. Par ce geste Dieu exige une fraternité humaine, une fraternité par excellence, même pour ses ennemies. Séparons la personne de son acte. Que la personne qui a fait mal suive la justice, prenne la responsabilité de son acte et pourtant qu’il ressente l’amour et le pardon. Dieu n’a jamais accepté l’acte de violence, pourtant Il a accepté Caïn. Les chrétiens ne peuvent jamais accepter une vie médiocre. Tous les êtres méritent le pardon de Dieu et nous avons une obligation de l’actualiser dans ce monde, en nous aimant les uns les autres, particulièrement dans notre expression de pardon. Que notre oui soit oui pour la personne, car il est la demeure de Dieu. Que notre non soit non pour les actes mauvais qu’il a commis, car ils détruisent tout ce qui peut faire naître en nous la paix, l’espérance et la charité.  
L’évangile du jour nous met en garde en disant, que nous ne nous contentions pas simplement en suivant les lois, ou d’être correcte, en faisant du bien, mais allez le plus loin possible, jusqu’où on peut aller. Le riche dans l’histoire de pauvre Lazare n’a fait aucun mal, pourtant il n’a pas fait tout ce qu’il a pu faire. Il se contentait en faisant tout ce que le monde lui a demandé de faire. Juste et correcte devant le regard d’homme, surement pas devant le regard divin et même pas devant sa propre conscience.  N’oublions pas cette Parole de Dieu pour toute la semaine, « Soyez saints, car moi, le Seigneur, je suis saint. » 

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Publié le 17 Février 2017

Gospel Reading:

Mark 9:2-13

2 Six days later, Jesus took with him Peter and James and John, and led them up a high mountain apart, by themselves. And he was transfigured before them, 3 and his clothes became dazzling white, such as no one on earth could bleach them. 4 And there appeared to them Elijah with Moses, who were talking with Jesus. 5 Then Peter said to Jesus, "Rabbi, it is good for us to be here; let us make three dwellings, one for you, one for Moses, and one for Elijah." 6 He did not know what to say, for they were terrified. 7 Then a cloud overshadowed them, and from the cloud there came a voice, "This is my Son, the Beloved; listen to him!" 8 Suddenly when they looked around, they saw no one with them any more, but only Jesus. 9 As they were coming down the mountain, he ordered them to tell no one about what they had seen, until after the Son of Man had risen from the dead. 10 So they kept the matter to themselves, questioning what this rising from the dead could mean. 11 And they asked him, "Why do the scribes say that first Elijah must come?" 12 And he said to them, "Elijah does come first to restore all things; and how is it written of the Son of man, that he should suffer many things and be treated with contempt? 13 But I tell you that Elijah has come, and they did to him whatever they pleased, as it is written of him."

 

The application

 

Without entering into the biblical theology, I wish that it is important that we enter in to the movements of this particular event and search what Jesus has to say to us today and now.

For this, it is  good to place ourselves in this situation and imagine all that happened their, as if it is happening right now, according what is presented in this gospel, and be a simple observer of these movements interior and exterior, not only of the disciples, but also of Jesus. While observing what is happening there, let us not forget to see what is happening to us and in us.

Let us imagine the importance of these biblical personages presented like Elijah and Moses to us today. What is Elijah for us and Moses? What is the exact desert that Moses is leading us and towards which promised Land?

Let us not forget the word of the Father and what does it represent for us today and how do we translate this message?

After answering these questions, let us look at Jesus and what is the message for us today and now. Like these disciples, do we have some questions to  ask?

 

Daily Quote from the early church fathers:

The transfiguration of Jesus, by Jerome (347-420 AD)

"Do you wish to see the transfiguration of Jesus? Behold with me the Jesus of the Gospels. Let him be simply apprehended. There he is beheld both 'according to the flesh' and at the same time in his true divinity. He is beheld in the form of God according to our capacity for knowledge. This is how he was beheld by those who went up upon the lofty mountain to be apart with him. Meanwhile those who do not go up the mountain can still behold his works and hear his words, which are uplifting. It is before those who go up that Jesus is transfigured, and not to those below. When he is transfigured, his face shines as the sun, that he may be manifested to the children of light, who have put off the works of darkness and put on the armor of light (Romans 13:12). They are no longer the children of darkness or night but have become the children of day. They walk honestly as in the day. Being manifested, he will shine to them not simply as the sun but as he is demonstrated to be, the sun of righteousness." (excerpt from COMMENTARY ON MATTHEW 12.37.10)

 

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Publié le 17 Février 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 9,2-13):

 

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.

Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie». De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le». Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d'entre les morts».

Ils l'interrogeaient: «Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur dit: «Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé? Eh bien! je vous le déclare: Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet».

 

L’application

 

Nous connaissons cet évangile par cœur. Aujourd’hui je vous invite à regarder tous les mouvements intérieurs et extérieurs, non seulement des disciples, mais aussi de Jésus. En regardant ces mouvements, veillons tout ce qui habite en nous.

 

Portons attentions à la préparation divine, et à son engagement pour le salut du monde. Les personnages bibliques qui sont en dialogue avec le Seigneur. Imaginons le sujet de ce dialogue, particulièrement la passion, et la résurrection.

 

En fixant notre regard en Jésus et en prêtant nos oreilles au Seigneur, tirons le message que Jésus s’adresse à nous. Avons-nous une question à Lui poser ?

 

«Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile de la Transfiguration nous présente une énigme à déchiffrer. Le texte de Saint Marc est rempli de secrets messianiques, de moments ponctuels où Jésus interdit de divulguer ce qu'il fait. Aujourd'hui nous nous retrouvons face à un “bouton de démonstration”. Ainsi, Jésus «leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts» (Mc 9,9).

En quoi consiste ce message messianique? Il s'agit de soulever un peu le voile sur ce qui se cache derrière, ce qui sera totalement révélé à la lumière du mystère Pascal lors de derniers jours de la vie de Jésus. Aujourd'hui nous le voyons très clairement dans le texte de cet évangile: la transfiguration est un instant, un avant goût de la gloire pour éclairer les disciples sur la signification de ce moment d'intimité.

Jésus avait annoncé aux disciples l'imminence de sa passion, mais en les voyant tellement perturbés par cette fin tragique, il leur explique par des actes et des paroles ce que sera la fin de ses jours: des jours de passion, de mort, mais qui se concluront par sa résurrection. Voilà l'énigme décryptée. Saint Thomas d'Aquin nous dit: «Afin qu'une personne puisse marcher avec rectitude sur son chemin, il est nécessaire qu'elle ait, d'une certaine manière, une connaissance de l'endroit où elle se dirige».

Notre vie de chrétiens a aussi une fin dévoilée par Notre Seigneur Jésus-Christ: jouir éternellement de Dieu. Mais cet objectif ne sera pas atteint sans sacrifices ni sans croix. Malgré tout, nous devons toujours nous rappeler du message vivant de l'évangile de ce jour: dans ce chemin en apparence sans issue qu'est la vie, par notre fidélité à Dieu et en vivant conformément à l'esprit des Béatitudes, la fin tragique s'effritera pour laisser place à la jouissance de Dieu pour l'éternité.

 

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Publié le 17 Février 2017

Gospel text (Mc 9,2-13): Jesus took with him Peter and James and John, and led them up a high mountain. There his appearance was changed before their eyes. Even his clothes shone, becoming as white as no bleach of this world could make them. Elijah and Moses appeared to them; the two were talking with Jesus.

Then Peter spoke and said to Jesus, «Master, it is good that we are here; let us make three tents, one for you, one for Moses and one for Elijah». For he did not know what to say; they were overcome with awe. But a cloud formed, covering them in a shadow, and from the cloud came this word, «This is my Son, the Beloved; listen to him». And suddenly, as they looked around, they no longer saw anyone except Jesus with them.

As they came down the mountain, He ordered them to tell no one what they had seen, until the Son of Man be risen from the dead. So they kept this to themselves, although they discussed with one another what ‘to rise from the dead’ could mean.

Finally they asked him, «Why then do the teachers of the Law say that Elijah must come first?». Jesus answered them, «Of course, Elijah will come first so that everything may be as it should be... But, why do the Scriptures say that the Son of Man must suffer many things and be despised? I tell you that Elijah has already come and they have treated him as they pleased, as the Scriptures say of him».

«He ordered them to tell no one what they had seen»

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Spain)

Today, the Transfiguration in Mark's Gospel presents us an already solved enigma. Saint Mark's evangelic texts are full of messianic secrets, of isolated moments where Jesus forbids telling no one what He might have done. Today, and right here, we have a “sample”. When Jesus «ordered them (his disciples) to tell no one what they had seen, until the Son of Man be risen from the dead» (Mk 9:9).

But, what, does this Messianic Secret consist of? The messianic secret consists in lifting the veil a little to slightly reveal what is hidden below; for the whole mystery will only be totally uncovered, in the light of his Paschal Mystery, when Jesus' last days are over. We can see it clearly in this Gospel: Transfiguration is just a moment, a taste of glory, to give the apostles the possibility to decipher the meaning of that intimate moment. 

Jesus had announced his disciples the imminent moment of His Passion, but upon seeing them so perturbed because of his tragic final, He explains with words and facts how his last days would be: days of passion and death, but days that will be over with his resurrection. Here is the enigma unraveled. Saint Thomas Aquinas says: «To properly walk one's way it takes one to know first, somehow, the target one is aiming at».

Our Christian lives have also an aim uncovered by our Lord Jesus Christ: to enjoy God's unfailing love forever and ever. But this target will not be lacking in moments of sacrifice and crucial pains. However, we have to remember the live message of today's Gospel: in this apparent blind alley which, so often, seems to be our life, because of our fidelity to God, and while spending our life immerse and living in the spirit of the Beatitudes, the tragic ending will be cracked to give way to our enjoying God eternally.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 17 Février 2017

Texte de l'Évangile (Mc 9,2-13):

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.

Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie». De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le». Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d'entre les morts».

Ils l'interrogeaient: «Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur dit: «Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé? Eh bien! je vous le déclare: Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet».

«Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile de la Transfiguration nous présente une énigme à déchiffrer. Le texte de Saint Marc est rempli de secrets messianiques, de moments ponctuels où Jésus interdit de divulguer ce qu'il fait. Aujourd'hui nous nous retrouvons face à un “bouton de démonstration”. Ainsi, Jésus «leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts» (Mc 9,9).

En quoi consiste ce message messianique? Il s'agit de soulever un peu le voile sur ce qui se cache derrière, ce qui sera totalement révélé à la lumière du mystère Pascal lors de derniers jours de la vie de Jésus. Aujourd'hui nous le voyons très clairement dans le texte de cet évangile: la transfiguration est un instant, un avant goût de la gloire pour éclairer les disciples sur la signification de ce moment d'intimité.

Jésus avait annoncé aux disciples l'imminence de sa passion, mais en les voyant tellement perturbés par cette fin tragique, il leur explique par des actes et des paroles ce que sera la fin de ses jours: des jours de passion, de mort, mais qui se concluront par sa résurrection. Voilà l'énigme décryptée. Saint Thomas d'Aquin nous dit: «Afin qu'une personne puisse marcher avec rectitude sur son chemin, il est nécessaire qu'elle ait, d'une certaine manière, une connaissance de l'endroit où elle se dirige».

Notre vie de chrétiens a aussi une fin dévoilée par Notre Seigneur Jésus-Christ: jouir éternellement de Dieu. Mais cet objectif ne sera pas atteint sans sacrifices ni sans croix. Malgré tout, nous devons toujours nous rappeler du message vivant de l'évangile de ce jour: dans ce chemin en apparence sans issue qu'est la vie, par notre fidélité à Dieu et en vivant conformément à l'esprit des Béatitudes, la fin tragique s'effritera pour laisser place à la jouissance de Dieu pour l'éternité.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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