Publié le 12 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 17,26-37): 

 

Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé. On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir. Ce sera aussi comme dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait; mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les a tous fait mourir; il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.

»Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis: Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit: l'une sera prise, l'autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain: l'une sera prise, l'autre laissée». Les disciples lui demandèrent: «Où donc, Seigneur?». Il leur répondit: «Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours».

 

L’Application

 

La vie telle qu’elle est simple, une vie donnée et une vie reçue : Donnée gratuitement et reçue en pleine reconnaissance. Chaque jour est une nouvelle vie et chaque moment de la vie on est demandé de l’accueillir et de la vivre pleinement. Si nous nous apprenons à la vivre cette vie, selon le commandement de l’amour, comme un serviteur fidèle à son Maître, nous nous cherchons rien de plus que la vie elle-même,  qui était déjà accueille dans la joie. Elle était donnée sans rien demandé et elle partira sans rien dire.

L’homme qui a reconnu l’Auteur de la vie, respectera son intention et cherchera chaque jour la finalité de la vie, car chaque jour nous recevons une nouvelle vie, comme un cadeau du matin. Le cadeau est moins important,  car Celui qui l’a donné est plus important que le cadeau reçu. La sagesse nous apprend que le plus nous nous attachons à l’Auteur  de la vie, le plus le cadeau est assuré.  Soyons donc, sage.

 

«"Ils mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, construisaient" »

Abbé Austin NORRIS

(Mumbai, Inde)

 

Aujourd'hui, dans le texte de l'Évangile, la fin des temps et l'incertitude de la vie, sont remarquées, pas tant pour nous effrayer, que pour que soyons bien prévoyants et attentifs, préparés à la rencontre avec notre Créateur. La dimension sacrificiel présente dans l'Évangile se manifeste chez le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ en nous libérant avec son exemple, au point de vue à être toujours préparés pour chercher et pour accomplir la Volonté de Dieu. La vigilance constante et la préparation sont le cachet du disciple vibrant. Nous ne pouvons pas nous ressembler aux gens qui " mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, construisaient" (Lc 17,28). Nous, tant que disciples, nous devons être préparés et vigilants, ce ne fusse que nous finissions par être entraînés vers une léthargie spirituelle esclave de l'obsession - transmise d'une génération à la suivante - par le progrès dans la vie présente, en pensant que - après tout - Jésus ne reviendra pas.

Le sécularisme s’est enraciné profondément dans notre société. L’assaut de l'innovation et de la disponibilité rapide de choses et de services personnels nous font sentir autosuffisants et ils nous enlèvent la présence de Dieu dans nos vies. Seulement quand une tragédie nous frappe nous nous éveillons de notre sommeil pour voir Dieu au milieu de notre "vallée de larmes"... Même nous devrions être reconnaissants de ces moments tragiques, parce qu'ils servent sûrement pour fortifier notre foi.

Dans les temps récents, les attaques contre les chrétiens dans de diverses parties du monde, même dans mon propre pays - l'Inde - ont secoué notre foi. Mais le Papa François a dit : "Cependant, on donne de l'espoir aux chrétiens parce que, dans une dernière instance, Jésus fait une promesse qui est garantie de victoire : ' Celui qui perd sa vie, la conservera ' (Lc 17,33)". Celle-ci est une vérité dont nous pouvons confier … Le témoignage puissant de nos frères et sœurs qui donnent sa vie par la foi et par le Christ ne sera pas en vain.

Ainsi, nous luttons pour avancer dans le voyage de notre vie dans l'espérance sincère de trouver notre Dieu "le Jour dans lequel le Fils de l'homme se manifeste" (Lc 17,30).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 17,20-25): 

 

The Pharisees asked Jesus when the kingdom of God was to come. He answered, «The kingdom of God is not like something you can observe and say of it: ‘Look, here it is! There it is!’. See, the kingdom of God is among you».

And Jesus said to his disciples, «The time is at hand when you will long to see one of the glorious days of the Son of Man, but you will not see it. Then people will tell you: ‘Look there! Look here!’. Do not go, do not follow them. As lightning flashes from one end of the sky to the other, so will it be with the Son of Man. But first He must suffer many things and be rejected by this people».

 

The Application

 

The present is a great gift that God offers us daily. Many of us are not able to welcome it, as it should be. We need to know how to welcome it in order to discover the divine plan hidden in the present, and to be able to fulfil it fully, by resourcing ourselves from the past, by looking to the future, the promised eschatology, in hope and joy.

 

The Pharisees sought a sign fom heaven to identify the Kingdom of God, the day of judgement, while refusing  to identify it in Jesus, in the present. Jesus presents us the Reign of God, already present in his presence and his rejection is already a rejection of the Reign of God. Even person rejected by us, indirectly a rejection of Jesus himslef. Thus, the judgement day is already innagurated, here present. We do not understand that death is already born at the birth of man.

 

In the first reading we see that the recognition of a brother who was a slave in Onesimos is a sign of the presence of God, the Kingdom of God, which is already in us. The moment I recognise these brothers in many of the Onesimos in our society around us, we will feel this Reign of God in us.

 

Action of the day : Learn to live in the present.

«The kingdom of God is among you»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Spain)

Today, the Pharisees ask Jesus, with a mixture of interest, curiosity, fear... something that has always been of interest for all of us: when will the Kingdom of God come over? when will it be the last day, the end of the world, Christ's return to judge the living and the dead in the day of the Last Judgment?

Jesus tells them that this is unpredictable. We only know that it will suddenly come, without notice: it will be «As lightning» (Lk 17:24), a sudden occurrence, full of light and glory, at the same time. As for other circumstances, Jesus' second advent remains a complete mystery. But Jesus gives us a true and certain clue: as of now, «the kingdom of God is among you» (Lk 17:21). Or: «inside you».

The great event of the last day will be a universal accomplishment, but it also happens in the little microcosm of each one's heart. It is there where we must actually seek the Kingdom. Heaven can be found deep inside us, where we must also find Jesus.

This Kingdom that unpredictably will start “outside” may commence right now “inside” us. The last day starts its configuration right now, inside us. If we want to be allowed into the Kingdom in that last day, we must let the Kingdom get inside us, right now. If we want Jesus to be our merciful judge in that particular moment, we better make him right now our best friend and our inside guest.

St. Bernard, in a sermon for Advent, speaks of the three advents of Christ. The first advent, which we now commemorate as Christmas; the third advent, is the Parousia, the advent in which Christ will come to judge the living and the dead, and to take us to himself. Then St. Bernard explains the second, or middle, advent as the “time of visitation” by which Christ is now present and active in each of our lives. It is there, where the first and the third advents appear on a personal and experienced level. Jesus' verdict on Judgment's day must already be resounding now in our heart. That, which has yet to arrive, is already now a reality.

 

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Publié le 11 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 17,20-25): 

 

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit: «Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible. On ne dira pas: ‘Le voilà, il est ici!’, ou bien: ‘Il est là!’. En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous».

Et il dit aux disciples: «Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira: ‘Le voilà, il est ici! il est là!’. N'y allez pas, n'y courez pas. En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération».

 

L’Application

 

Le présent est un grand cadeau que Dieu nous offre chaque jour. Beaucoup d'entre nous ne sont pas capables de l'accueillir, comme il se doit. Nous devons savoir l'accueillir afin de découvrir le plan divin caché dans le présent, et de pouvoir le réaliser pleinement, en nous ressourçant du passé, en regardant vers l'avenir, l'eschatologie promise.

 

Les pharisiens ont cherché un signe du ciel pour identifier le Royaume de Dieu, tout en refusant de l'identifier en Jésus, dans le présent. Jésus nous présente le Royaume de Dieu, déjà présent en sa présence et son rejet est déjà un rejet du Royaume de Dieu. Le jugement est déjà, ici présent. Nous ne comprenons pas que la mort est déjà née à la naissance de l'homme.

 

Dans la première lecture, nous voyons que la reconnaissance d'un frère qui était esclave en Onésime est un signe de la présence de Dieu, du Royaume de Dieu, qui est déjà en nous. Dès que je reconnaîtrai ces frères dans de nombreux Onésime de notre société, nous ressentirons ce Royaume de Dieu en nous.

 

 

 «Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, les pharisiens demandent à Jésus une chose qui a toujours suscité l'intérêt, la curiosité et la peur...: Quand viendra le Royaume de Dieu? Quand arrivera le jour définitif, la fin du monde, le retour du Christ pour juger les vivants et les morts lors du jugement dernier?

Jésus leur répond que cela est imprévisible. La seule chose dont nous soyons sûrs est qu'il viendra subitement, sans prévenir: il sera comme «l'éclair qui jaillit» (Lc 17,24), un événement soudain et, en même temps, plein de lumière et de gloire. Quant aux circonstances, la seconde venue de Jésus demeure enveloppée de mystère. Mais Jésus nous fournit une piste authentique et sûre: dès à présent, «le règne de Dieu est au milieu de vous» (Lc 17,21). Ou bien: «à l'intérieur de vous».

Le grand événement du dernier jour sera un fait universel, mais il advient aussi dans le petit microcosme de chaque jour. C'est là que l'on doit aller à la recherche du Royaume. C'est dans notre intérieur que se trouve le Ciel, où nous devons rencontrer Jésus.

Ce Royaume, qui commencera à l’improviste "hors de nous", peut commencer dès maintenant "en nous". Le dernier jour prend dès à présent forme à l'intérieur de chacun de nous. Si nous voulons entrer dans le Royaume le jour final, nous devons laisser entrer maintenant le Royaume à l'intérieur de nous. Si nous voulons qu'à cet instant définitif Jésus soit notre juge miséricordieux, laissons-Le être maintenant notre ami et notre hôte intérieur.

Saint Bernard, dans un sermon de l'Avent, parle de trois venues de Jésus. La première, quand Il s'est fait homme; la dernière, quand Il viendra comme juge. Mais il y a une venue intermédiaire, qui a lieu dans le cœur de chacun. C'est là que se réalisent, au niveau personnel et de l'expérience, la première et la dernière venues. La sentence que Jésus prononcera au jour du Jugement sera celle qui résonne maintenant dans notre cœur. Ce qui n'est pas encore arrivé est dès aujourd'hui une réalité.

 

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Publié le 10 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 17,11-19): 

 

On the way to Jerusalem, Jesus was passing along the border between Samaria and Galilee, and as He entered a village, ten lepers came to meet him. Keeping their distance, they called to him, «Jesus, Master, have pity on us!». Then Jesus said to them, «Go and show yourselves to the priests». Now, as they went their way, they found they were cured.

One of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice, and throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks. This man was a Samaritan. «Was no one found to return and give praise to God but this alien?». And Jesus said to him, «Stand up and go your way; your faith has saved you».

 

The Application

 

Jesus invites us to recognise the grace that we have received, especially the grace that frees us from our sins and our dependence. It is in Jesus that we find this liberation, who did not wish to remain to be God and become man in order to save us.By coming down he makes us capable of climping up.

 

We as the children of this God, if we manage to empty ourselves, the Lord, who is free, will fill us with his grace, the divine freedom.  The free man standing before God will give glory to God. Through this act of freedom, every free man acts not only humanly, but in his humanity, divinely.  Truly, is it not their dependence on the law that has prevented them from coming to God, to give glory to Him?

 

Action of the day : Act in freedom.

 

«Throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks»

 

Fr. Conrad J. MARTÍ i Martí OFM

(Valldoreix, Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus passes by close to us so that we can actually relive the above mentioned passage in the shape of so many people relegated to an outer edge by our society, and who look at us Christians as their only possibility to find Jesus' love and goodness. In the days of the Lord, lepers were totally marginalized. In fact, those ten lepers met Jesus «as He entered a village» (Lk 17:12), as they were not allowed in the villages, nor could they get any close to people («keeping their distance, they called to him»).

With some imagination, each one of us can reproduce the image of those outcasts in our own society, who also have names and surnames, like we do: immigrants, drug addicts, wrongdoers, AIDS victims, unemployed, destitute... Jesus wants to heal them, to remedy their suffering, to solve their problems; and He expects our unselfish, free, efficient collaboration... for love.

We can also assume Jesus' lesson for us. For we are sinners and in need of forgiveness, we are beggars who depend totally on him. Would we be able to say like the leper «Jesus, Master, have pity on me!» (cf. Lk 17:13)? Do we know how to turn to Jesus with a profound and confident prayer?

Do we imitate the cleansed leper that goes back to Jesus thanking him out loud? In fact, only «one of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice» (Lk 17:15). Jesus finds the other nine missing: «Were not all ten cleansed? Where are the other nine?» (Lk 17:17). St. Augustine gave the following sentence: «‘Thanks God!’: nothing shorter can be said (...) or made more efficiently than with these words». Accordingly, how do we thank God for the great gift of our life, and that of our family; for the grace of the faith, the Holy Eucharist, the forgiveness of sins...? Is it not true that quite often we do not thank him for the Eucharist, even though we may be frequently participating of it? The Eucharist is, no doubt, our best daily experience.

 

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Publié le 10 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 17,11-19): 

 

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent: «Jésus, maître, prends pitié de nous». En les voyant, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres». En cours de route, ils furent purifiés.

L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu; il n'y a que cet étranger!». Jésus lui dit: «Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé».

 

L’Application

 

Jésus nous invite à reconnaître la grâce que nous avons reçue, en particulier la grâce qui nous libère de nos péchés et de notre dépendance. C'est en Jésus que nous trouvons cette libération, lui qui n'a pas voulu être Dieu et se faire homme pour nous sauver, et qui en descendant nous fait remonter. Si nous parvenons à nous vider, le Seigneur, qui est libre, nous comblera de sa grâce, de la liberté divine.  L'homme libre qui se tient devant Dieu rendra gloire à Dieu. Par cet acte de liberté, tout homme libre agit non seulement humainement, mais aussi dans son humanité, divinement.  En vérité, n'est-ce pas leur dépendance à la loi qui les a empêchés de venir à Dieu, de Lui rendre gloire ?

«Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce»

 

Abbé Conrad J. MARTÍ i Martí OFM

(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus passe à coté de nous pour nous faire vivre la scène décrite plus haut d'une façon plus réaliste, en la personne d'un individu marginalisé, comme il en existe tellement dans nos sociétés, qui cherchent les chrétiens afin de trouver chez eux la bonté et amour de Jésus. A l'époque les lépreux faisaient partie de la classe marginalisée. En effet, les dix lépreux ont accouru à la rencontre de Jésus aux portes de la ville (cf. Lc 17,12) car ils ne pouvaient pas rentrer dans les villes et ne pouvaient s'approcher des gens non plus («ils s'arrêtèrent à distance»).

Avec un peu d'imagination, chacun d'entre nous peut reproduire l'image des marginalisés de notre société qui portent des étiquettes comme nous tous: immigrants, drogués, délinquants, malades du Sida, pauvres… Jésus veut les réhabiliter, guérir leurs souffrances, résoudre leurs problèmes, et Il demande notre coopération de manière gratuite, désintéressée, efficace… par amour.

De plus, la leçon de Jésus se fait plus présente pour chacun d'entre nous. Nous sommes pécheurs et nous avons besoin du pardon, nous sommes des pauvres qui attendent tout de Lui. Serions-nous capables de dire comme les lépreux «Jésus, maître, prends pitié de nous» (cf. Lc 17,13)? Savons-nous avoir recours à Jésus dans une prière profonde et confiante?

Imitons-nous le lépreux qui est guéri et qui revient pour dire merci? En effet, il n'y en a qu'un seul «l'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix» (Lc 17,15). Jésus plaint les neufs autres: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils?» (Lc 17,17). Saint Augustin nous laisse le commentaire suivant: «‘Grâce à Dieu’: il n'y a rien qu'on puisse dire d'une manière aussi brève (…) ni faire de plus utile que ces mots». Pourtant, comment rendons-nous grâce à Jésus pour le don de la vie, la nôtre et celle de nos proches; la grâce de la foi; la Sainte Eucharistie; le pardon de nos péchés…? Ne nous arrive-t-il pas parfois de ne pas rendre grâce pour l'Eucharistie, même si nous la prenons régulièrement? Nous ne devons pas en douter, l'Eucharistie est la meilleure expérience de notre vie de tous les jours.

 

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Publié le 9 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 17,7-10): 

 

Jesus said to his disciple, «Who among you would say to your servant coming in from the fields after plowing or tending sheep: ‘Come at once and sit down at table?’. No, you tell him: ‘Prepare my dinner. Put on your apron and wait on me while I eat and drink; you can eat and drink afterwards’. Do you thank this servant for doing what you commanded? So for you. When you have done all that you have been told to do, you must say: ‘We are no more than servants; we have only done our duty’».

 

The Application

 

Parables reveal to us one of the divine qualities and they teach us to cultivate a quality which will help us to build a personal relationship with this God who loves us. Today's parable tells us that we are God's servants, and it invites us to be faithful to our Master.

 

This fidelity to our Master is only possible through our service to the people He loves. The more we place ourselves at the service of the people, because they are the beloved ones of the Father, the more we will recognise through this service His love for us. Even though the service helps us to discover divine love, we must recognise that it is not service that is the causality of divine grace. The grace is always a free gift that God gives to us and we can never merit it.

 

 

 

On the contrary, the grace we have received pushes us towards this service which is a response to this divine love. We do not give, in order to receive, we give because we have received the grace. Isn't service a means that God has granted us so that we can express our love for the Lord? Can this expression of our love be a charge or a burden to us ? Isn’t it a joy for us to serve the Lord ?

 

Action of the day : Be a faithful servent of God.

«We have only done our duty»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel message is not based on the master's attitude, but on the servant's. Jesus, with a parable, invites his apostles to consider the stance of service: the servant should fulfill his duties without expecting any reward: «Do you thank this servant for doing what you commanded?» (Lk 17:9). However, this is not the Master's last lesson on service. Later on, Jesus will tell his disciples: «I no longer call you slaves, because a slave does not know what his master is doing. I have called you friends, because I have told you everything I have heard from my Father» (Jn 15:15). Friends do not have to render accounts to each other. If servants are to fulfill their duties, we, his apostles, who are Jesus' friends, must, even more so, accomplish the mission God has entrusted us with, while realizing our work does not deserve any recompense, for we make it joyously and, because whatever we have, whatever we are, is a gift we have received from God.

For those who believe, everything is a sign, for those who love, everything is a gift. Working for God's Kingdom is already a great reward; hence, the expression «We are no more than servants; we have only done our duty» (Lk 17:10) should not be interpreted with dejection or sadness, but with the joy of he who knows that has been called to spread the knowledge of the Gospel.

These days we also keep in mind the feast of a great saint, a great friend of Jesus, and very popular in the territory of Catalonia, St. Martin of Tours, who devoted all his life to the service of the Gospel of Christ. Sulpicius Severus writes of him: «Extraordinary man, whom neither toil and suffering, nor the fact of death could bend his resolve; he did not lean toward either side, he was not afraid of dying, but he did not refuse to live! Eyes and hands towards Heaven, his undefeated spirit kept on praying». In our prayers, in our dialogue with our Friend, that is where the secret and the strength of our service lie.

 

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Publié le 9 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10): 

 

«Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

 

L’Application

 

Les paraboles nous révèlent une des qualités divines et nous apprennent à cultiver une qualité qui nous aidera à tisser une relation personnelle avec ce Dieu qui nous aime. La parabole d'aujourd'hui nous dit que nous sommes les serviteurs de Dieu, et elle nous invite à être fidèles à notre Maître.

Cette fidélité à notre Maître n'est possible que par notre service aux personnes qu'Il aime. Plus nous nous mettrons au service des gens, parce qu'ils sont les bien-aimés du Père, plus nous reconnaîtrons à travers ce service son amour pour nous. Même si le service nous aide à découvrir l'amour divin, nous devons reconnaître que ce n'est pas le service qui est la causalité de la grâce divine. La grâce est toujours un don gratuit que Dieu nous fait et nous ne pouvons jamais la mériter. 

Au contraire, la grâce que nous avons reçue nous pousse vers ce service qui est une réponse à cet amour divin. Nous ne donnons pas pour recevoir, nous donnons parce que nous avons reçu la grâce. Le service n'est-il pas un moyen que Dieu nous a accordé afin que nous puissions exprimer notre amour pour le Seigneur ? Cette expression de notre amour peut-elle être une charge ou un fardeau pour nous ? N'est-ce pas une joie pour nous de servir le Seigneur ? 

 

«Nous n'avons fait que notre devoir»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

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Publié le 8 Novembre 2020

Gospel text

(Jn 2,13-22): 

 

As the Passover of the Jews was at hand, Jesus went up to Jerusalem. In the Temple court He found merchants selling oxen, sheep and doves, and money-changers seated at their tables. Making a whip of cords, He drove them all out of the Temple court, together with the oxen and sheep. He knocked over the tables of the money-changers, scattering the coins, and ordered the people selling doves, «Take all this away and stop turning my Father's house into a marketplace!». His disciples recalled the words of Scripture: ‘Zeal for your House devours me as a fire’.

The Jews then questioned Jesus, «Where are the miraculous signs which give you the right to do this?». And Jesus said, «Destroy this temple and in three days I will raise it up». The Jews then replied, «The building of this temple has already taken forty-six years, and you will raise it up in three days?». Actually, Jesus was referring to the temple of his body. Only when He had risen from the dead, did his disciples remember these words; then they believed both the Scripture and the words Jesus had spoken.

 

The Application

 

Without entering into the thological or messanic interpretation of the gosepl, i would like to look at this Gospel as a call to purify my heart, the house of the Lord. This is a holy place, where God resides. The more we become aware of God’s presence in our heart, the better will be our awareness of the ncessacity of keeping our hearts pure, so that it may become a dignified place for God to stay.

 

Jesus is here to purify our heart and we have to listen to Jesus and the reminders that He gives to us. If God has chosen to resides in our hearts, it’s because, by the very divine presence He wishes to purify us and make us a digified person to welcome God’s grace.

 

The chruches that we build today or that were built early are the visible signes of divine presence in the heart of the humanity. It’s sad to see that many of our old chruches in Europ are empty. At the same time, we should never forget that they are the reminders of our past histroy, where our elders have given their blood to built them, for their expression of Faith.

 

Action of the day : Be a person who carries the divine presence to the world.

«Destroy this temple and in three days I will raise it up»

Fr. Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, in this universal festivity of the Church we remember that, even though no building in this world is big enough to contain God's immensity, since very long, long time ago, human beings have felt the need to reserve certain locations for their personal and collective meetings with God. At the beginning, the gathering places for Christians were their private homes, where communities congregated for prayer and the breaking of the Eucharistic Bread. The gathered community was —and still is today— God's Holy Temple. As time went by, these communities have been building edifices devoted to their liturgical celebrations, Word predication and prayer. And this is how, Christianism, from its initial persecutions and abuse to its final religious freedom in the Roman Empire, started to build its great basilicas. Of which, the most important one, is St. John Lateran, Rome's cathedral.

St. John Lateran is the symbol of the unity of all the Churches in the world with the Roman Church, and this is why this basilica proudly displays in its main portico the title of Mother and head of all the churches in the city and in the world (Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput). It is even more important than St. Peter's Basilica in the Vatican, the latter not being actually a cathedral, but a shrine built over St. Peter's sepulcher and the Pope's present residence, who, as Bishop of Rome, has in the Lateran Basilica, his Cathedral.

Yet, we should never lose sight of the fact that the true meeting point between man and God, his actual temple, is Jesus Christ. This is why, He was empowered to tidy up his Father's home and to say these words: «Destroy this temple and in three days I will raise it up» (Jn 2:19). Thanks to the sacrifice of his life for us, Jesus Christ has made out of believers God's living temple. This is why, the Christian message reminds us that all human beings are a sacred reality, where God dwells, and that it cannot be profaned by using it as material means.

 

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Publié le 8 Novembre 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 2,13-22): 

 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

 

L’Application

 

Jésus nous invite à détruire les temples que nous construisons dans notre cœur, où Dieu ne peut pas y demeurer. Puisque le Temple est une demeure de Dieu, et puisque notre cœur est une demeure de Dieu, nous devons le purifier continuellement, pour que notre cœur soit une demeure digne de Dieu.

 

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

 

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Publié le 7 Novembre 2020

Gospel text

(Lk 16,9-15): 

 

Jesus said to his disciples, «And so I tell you: use filthy money to make friends for yourselves, so that when it fails, these people may welcome you into the eternal homes. Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones. So if you have not been trustworthy in handling filthy money, who could entrust you with true wealth? And if you have not been trustworthy with things which are not really yours, who will give you the wealth which is your own? No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt. You cannot give yourself both to God and to Money».

The Pharisees, who loved money, heard all this and sneered at Jesus. He said to them, «You do your best to be considered righteous by people. But God knows the heart, and what rises high among humans is loathed by God».

 

The Application

 

How to live this gospel today ? I would like to invite you all to look this gospel as par your own needs.

 

  • The creation in its totality gives glory to God by its very nature. Thus for God everything in this world is holy and good. Faithfulness in small thins (material) in this earth  is the way to the greatness that God promises.
  • Thus as Fr.Claret says, use all means possible to announce God’s love and compassion. In poverty and richness, we can serve God. However Jesus assures us that we can either be rich or poor, and can’t be both at the same time. There is a need to discern in every moment of life.
  • Our value system is not conditioned by an external force, but our faith which is very much intern, our personal love for God. Our trust is in God and God alone. The rest are secondary.
  • Jesus once again affirms that the act has lesser value than BEING. God sees what is inside and what is visible to the world is very little, like an ice berge in the ocean. As children of God, we are called to discover what is invisible, in the visible elements of life.

 

Action of the day : Be a faithful sevant of God.

«Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones»

 

Fr. Joaquim FORTUNY i Vizcarro

(Cunit, Tarragona, Spain)

 

Today, Jesus speaks again with authority: He uses the «so I tell you», that has a particular force, as if dealing with a new doctrine. «God wants everyone to be saved and to come to keep knowledge of the truth» (cf. 1Tim 2:4). God wants us saints and today He points out necessary traits which will help us to reach holiness and have the “true goods”: faithfulness to small things, authenticity and never to forget God knows our hearts.

Faithfulness to small things falls within our reach. Our days are usually formed by what we call as “very normal things”: the same job, the same people, some pious practices, our family... And it is in these ordinary realities where we must fulfill ourselves as persons and grow in holiness. «Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones» (Lk 16:10). We must do all things well, with upright intention and a sincere desire to please God, our Father; when we do if for love, it has a greater value and prepare us for the “true goods”. How well did St. Josemaria express it!: «Have you seen how that imposing building was built? One brick upon another. Thousands. But, one by one. And bags of cement, one by one. And blocks of stone, each of them insignificant compared with the massive whole. And beams of steel. And men working, the same hours, day after day... Have you seen how that imposing building was built?... By dint of little things!».

It can help us to have the right intention to carefully make, every evening, our examination of conscience without ever forgetting that God sees everything, even the most hidden thoughts, just as we learnt with our catechism, and that the important thing is to please always our Father God, whom we have to serve with love, bearing well in mind that «No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt» (Lk 16:13). Don't never forget: «Only God is God» (Benedict XVI).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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