Publié le 13 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 11,42-46): 

 

«Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».

 

«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»

 

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol

(Igualada, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. C'est cela la cohérence, pas seulement en partie mais totalement: Vie de Tabernacle, dévotion à la Sainte Vierge, petits services rendus dans notre foyer, répandre la bonne humeur chrétienne… «Les grandes âmes prennent beaucoup en compte les petites choses» (Saint Josémarie).

 

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Publié le 12 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 11,37-41): 

 

As Jesus was speaking, a Pharisee asked him to have a meal with him. So He went and sat at table. The Pharisee then wondered why Jesus did not first wash his hands before dinner. But the Lord said to him, «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools! He who made the outside, also made the inside. But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean».

 

The Application

 

We need rules in life and without them we will transform it like a wild life without being able to discipline it. Too much of digidity makes our life difficult live and this life is to be lived ccol, with due respect to its value and a balanced approach. Even tough we nned these rules, let these rules not become our life either.

Life has to be understood as  a gift from God, so we must always consult Him, to better understand its purpose. Any gift has its own purpose, beyond the giver and receiver, purely intented by the creator. Life as a gift from God, and since God dwells in us, life itself is a sign of his presence in our lives. It is important that we keep our conscience pure while looking at the world and the people around us, and let our actions be consistent with our interiority, not with the rules established by the men of society.

 

Though apparently the response of Jesus to the one who has invited him, to be little harsh, Jesus is inviting him to prioritise, the invited one than the external elements, which are very much secondary in nature. In this invitation, he is called to discern, not acording the laws, rather, with a heart filled with love and compassion.

 

Action of the day : Be a person of heart than the law.

 

 «But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean»

 

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, the evangelist shows us Jesus at a banquet: «A Pharisee asked him to have a meal with him» (Lk 11:37). The host must have frowned when he realized his guest could not care less about the hand washing ritual (which was not a precept of Law, but just a tradition from the old rabbis) on top of frowning upon him and his social group. The Pharisee did not hit the right day, and Jesus' behavior, as we would say today, was not “politically correct”.

The Gospels show us that the Lord was basically uninterested in what “people might say” or in what may be considered “politically correct” behavior; we see in the Gospels that Jesus didn’t care much for what people might say or what is politically correct, whether we like it or not. These are not criteria on which Christians should base their decisions. Jesus clearly condemns double morality, which clearly seeks convenience or deception: «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools!» (Lk 11:39). God's word, as usual, questions us about customs and habits of our daily life, when we end up converting trivia into “values”, to disguise our sins of arrogance, selfishness and conceit, while attempting to “globalize” morals with political correction in order to avoid being out of tune or being marginalized, and this, irrespective of the price to be paid in terms of the soilure of our soul, as, after all, everybody does the same.

St. Basil used to say, «he who is prudent must be mostly afraid of living pending of others' opinion». If we are witnesses to Christ, we must know that the truth will always shine through. This is our mission amidst these men we share our live with, while trying to keep us clean after the model of man God has revealed to us in Christ. The cleanliness of spirit goes far beyond any social forms and, if we ever have any doubts, let us then remember that blessed are the clean of heart, for they shall see God. Each one must decide what he wants to see for all eternity.

 

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Publié le 12 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 11,37-41): 

 

Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».

 

L’Application

 

Nous avons besoin des règles dans la vie et sans ces règles nous la transformerons comme une vie sauvage sans d’être disciplinée. Pourtant, que ces règles de deviennent non plus notre vie. La vie est un don de Dieu, donc, il faut toujours Le consulter, pour mieux comprendra sa finalité. Puisque Dieu demeure en nous, la vie elle-même est un signe de sa présence dans notre vie, gardons notre conscience pure et que nos actes soient cohérente à notre intériorité, non pas aux règles établies par les hommes de la société.

«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»

 

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

 

Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.

 

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Publié le 11 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 11,29-32): 

 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

 

The Application

 

God gives us the signs and these signs are always before us. If we don't open our eyes and learn to look at events and people with an eye of faith, it is difficult to recognize the divine presence in our daily lives.

 

 

Certainly, external events can help us to understand all that we experience within ourselves, deep within our being. For that, it is necessary to recognize the inner conflicts  and the agitations of our own interiority and to know how to answer them in all serenity and sincerity.

 

 

Today, Jesus invites us to take our life seriously and if we need to convert, we must quickly be reconciled with God. Since we have a God, full of love and mercy, let us place ourselves before this God, and He will welcome us in His joy.

 

Action of the day : Be open to new realities of life and see how God continues to accompany you.

 «People of the present time are evil people. They ask for a sign»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

 

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

 

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Publié le 11 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application

 

Dieu nous donne les signes et ces signes sont toujours devant nous. Si nous n’ouvrons pas nos yeux et n’apprenons pas à regarder les évènements et les peuples avec un regard de foi, il est difficile  de reconnaitre la présence divine dans notre vie quotidienne.

 

Certes, les événements extérieurs peuvent nous aider à comprendre tout ce que nous vivons en nous-même, au plus profond de notre êtres. Pour cela, il faut reconnaitre les confits et les agissements de notre propre intériorité et savoir les répondre en toute sérénité et sincérité.

 

Aujourd’hui, Jésus nous invite à prendre notre vie sérieusement et si nous avons besoin de nous convertir, il faut vite nous réconcilier avec Dieu. Puisque nous avons un Dieu, plein d’amour et de miséricorde, remettons-nous devant ce Dieu, et Il nous accueillir dans sa joie.

 

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

 

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

 

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

 

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Publié le 11 Octobre 2020

La parabole de la fête du noce et de l'invitation ouverte nous donne une merveilleuse présentation de la générosité de Dieu et nous invite à identifier et à répondre positivement à un tel don gracieux de Dieu.  Notre digne participation à cette fête nous aidera certainement à transformer toute sorte de lamentation en joie. Puisqu'il s'agit d'une invitation ouverte, pour participer à cette fête de mariage, nous devons identifier l'invitation, comprendre l'importance que le Maître nous a donnée, la grandeur de la fête, et nous efforcer en priorité d'y répondre positivement.

Il est important que nous connaissions le contexte de cette parabole qui parle du Royaume de Dieu et s'adresse aux élites de la société, une communauté qui peut le comprendre et l'interpréter correctement pour le peuple.  Bien que cette parabole ne soit pas compliquée, le rejet de l'invitation par les élus et le rejet par le maître de celui qui a accepté l'invitation, nous invitent à regarder le contexte de la parabole, à le comprendre et à l'appliquer dans notre vie quotidienne.

Dans le contexte actuel, quelle est exactement la fête à laquelle le Seigneur nous invite à participer ? C'est peut-être la fête du fils prodigue, à laquelle le fils aîné refuse de participer. Il est tout à fait possible que ce soit la fête de la pièce perdue ou de la brebis perdue, que nous ne trouvions aucune raison de lui donner de l'importance. Ou bien c'est la fête du maître, qui est devenu roi et souhaite régler les comptes.  Qui sait, est-ce nous qui avons reçu les talents ? Puisqu'il s'agit d'un mariage, faisons-nous partie de cette fête de mariage ? Le maître souhaite-t-il faire une alliance avec nous ?  J'espère que ces questions restent ouvertes à votre propre interprétation.

Il est assez intéressant de noter que le maître est catégorique : la fête doit se poursuivre et ne peut être arrêtée. Il doit absolument s'assurer que la salle de mariage est complète. Tout comme l'ouvrier de l’onzième l'heure, ou même l'envoi de son fils unique aux locataires, le maître ne se décourage jamais et donne le maximum de possibilités et d'occasions aux ouvriers de répondre, qui se montrent rarement dignes du maître.

Le maître n'est pas satisfait de la présence des invités, Il souhaite établir un contact personnel. En parabole, le maître met un point d'honneur à rencontrer les gens personnellement, afin que dans son royaume il n'y ait pas d'étrangers. Tous sont invités, et très peu sont choisis. Le Maître nous fait comprendre à la fin, qui est le Maître de ce Royaume. Aucune grâce n'est méritée, elle est plutôt donnée avec générosité. Ce n'est pas un fruit de 'intelligence humaine, mais plutôt une main donnée gratuitement aux indignes, qui sont rendus dignes par leur amour et leur persévérance.

Alors comment se fait-il que cet unique invité soit devenu indigne d'être ici ? C'est son saint silence sur la question du Maître, qui nous révèle que l'ouvrier a refusé toutes les possibilités et les occasions qui lui étaient offertes de participer dignement à la fête du mariage. Ce n'est le mariage de personne que vous êtes ici. C'est à votre propre mariage que vous êtes invité. Si vous venez à votre propre fête de mariage sans vêtements de marié, alors que tous les autres invités sont habillés dignement et vous ont honoré, alors.............................., votre silence n'est pas acceptable, non seulement pour le maître, mais aussi pour les invités.  Cette parabole confirme que le Seigneur n'est pas là pour nous juger. Nous héritons du jugement, par notre propre arrogance et désobéissance, en pleine connaissance de toutes les conséquences. Sinon, d'où vient ce silence qui nous donne la possibilité d'être là, alors que l'action est exigée ? 

Etre membre du Royaume de Dieu n'est pas seulement la grâce de Dieu, mais aussi notre engagement positif, comme un impératif, pour que cela se réalise. Dieu ne peut pas nous sauver, contre notre propre volonté, dit saint Thomas d'Aquin. Aujourd'hui encore, Dieu nous invite à participer à sa fête. La célébration de l'Eucharistie est l'une de ces occasions. Sommes-nous dignes d'être ici ?

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Publié le 11 Octobre 2020

The parable of the wedding feast and the open invitation gives us a wonderful presentation of God's generosity and invites us to identify and respond positively to such a gracious gift from God.  Our worthy participation in this feast will certainly help us to transform any kind of lament into joy. Since it is an open invitation, to participate in this wedding feast, we must identify the invitation, understand the importance that the Master has given us, the greatness of the feast, and make it a priority to respond positively to it.

It is important that we know the context of this parable that speaks of the Kingdom of God and is addressed to the elites of society, a community that can understand it and interpret it correctly for the common people.  Although this parable is not complicated, the rejection of the invitation by the chosen ones and the rejection by the master of the one who accepted the invitation, invite us to look at the background of the parable, to understand it and apply it in our daily life.

In today’s contexte, what exactly is the feast in which the Lord invites us to participate? Perhaps it is the feast of the prodigal son, in which the eldest son refuses to participate. It is quite possible that it is the feast of the lost coin or the lost sheep, that we find no reason to give it importance. Or it may be the feast of the master, who has become king and wishes to settle the accounts.  Who knows, is it we who have received the talents? Since this is a wedding, are we part of this wedding party? Does the master wish to make an alliance with us?  I hope that these questions remain open to your own interpretation.

It is quite interesting to note that the master is adamant that the party must continue and cannot be stopped. He must absolutely make sure that the wedding hall is complete. Just like the worker of the lost hour, or even sending his only son to the tenants, the master never gets discouraged and gives the maximum possibilities and opportunities to the workers to respond, who rarely show themselves worthy of the master.

The Master is not satisfied with the presence of the guests. He wishes to establish a personal contact. In parable, the Master makes it a point of honor to meet people personally, so that in His Kingdom there are no strangers. All are invited, and very few are chosen. The Master makes us understand at the end, again and again, who the Master is. No grace is deserved, rather it is given with generosity. It is not a hand made of human intelligence, but rather a hand given freely to the unworthy, who are made worthy by their love and perseverance.

So how is it that this one guest has become unworthy to be here? It is his holy silence on the Master's question, which reveals to us that the worker refused all the possibilities and opportunities offered to him to participate with dignity in the wedding feast. It is not the marriage of anyone that you are here. It is to your own wedding that  you are invited. If you come to your own wedding party without wedding clothes, while all the other guests are dressed in a dignified way and have honored you, then.............................., your silence is not acceptable, not only to the master, but also to the guests.  This parable confirms that the Lord is not there to judge us. We inherit judgment, through our own arrogance and disobedience, in full knowledge of all the consequences. If not, where does this silence come from that gives us the opportunity to be there, while the action is demanded? 

To be a member of the Kingdom of God is not only God's grace, but also our positive commitment, as an imperative, to make it happen. God cannot save us, against our own will, says St. Thomas Aquinas. Even today, God invites us to participate in his feast. The celebration of the Eucharist is one such occasion. Are we worthy to be here?

 

 

 

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Publié le 9 Octobre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 11,27-28): 

 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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Publié le 9 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 11,27-28): 

 

As Jesus was speaking, a woman spoke from the crowd and said to him, «Blessed is the one who bore you and nursed you!». Jesus replied, «Surely blessed are those who hear the word of God and keep it as well».

 

«Blessed is the one who bore you and nursed you!»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Spain)

 

Today, we hear the best compliment Jesus could make of his own Mother: «Surely blessed are those who hear the word of God and keep it as well!» (Lk 11:28). With this reply, Jesus Christ does not reject the enthusiastic praise that plain woman dedicated to his Mother, but He acknowledges it and goes even further, when stating that the Blessed Virgin Mary is blessed —mostly!— because she has been good and faithful in keeping the word of God.

At times, people ask me whether we Christians believe in predestination, as other religions do. Certainly not!: we Christians believe God has reserved for us a destination of happiness. God wants us to be happy, fortunate, blessed. Take notice how this word is being repeated in Jesus' teachings: «Blessed, blessed, blessed...». «Blessed are the poor, the meek, the merciful, those who hunger and thirst for righteousness, those who have not seen and yet have believed» (cf. Mt 5:3-12; Jn 20:29). God wants our happiness, a happiness that begins right here in this world, even though the path leading to it is not wealth, or power, or easy success, or fame, but, the poor and humble love of he who expects it all. The joy to believe! That joy Jacques Maritain, the converted one, spoke about.

It is a kind of happiness which is greater than the joy of living, because we believe in an endless and eternal life. Mary, Jesus' Mother, is not only blessed because she bore him and nursed him —as spontaneously surmised that local woman— but, mainly, because of her having heard the Word and kept it: for having loved and having let his Son Jesus love her. As the poet wrote: «Being able to say “mother” and being addressed as “my son” / is what God envied us».
Let Mary, Mother of Divine Love, pray for us.

 

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Publié le 8 Octobre 2020

Gospel text

(Lk 11,15-26): 

As Jesus was casting out a devil some of the people said, «He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons». So others wanted to put him to the test by asking him for a heavenly sign.

But Jesus knew their thoughts and said to them, «Every nation divided by civil war is on the road to ruin, and will fall. If Satan also is divided, his empire is coming to an end. How can you say that I drive out demons by calling upon Beelzebul? If I drive them out by Beelzebul, by whom do your fellow members drive out demons? They will be your judge, then. But suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you?

»As long as the strong and armed man guards his house, his goods are safe. But when a stronger one attacks and overcomes him, the challenger takes away all the weapons he relied on and disposes of his spoils. Whoever is not with me is against me, and whoever does not gather with me, scatters. When the evil spirit goes out of a person, it wanders through dry lands looking for a resting place. And finding none, it says, ‘I will return to my house from which I came’. When it comes, it finds the house swept and everything in order. Then it goes to fetch seven other spirits even worse than itself. They move in and settle there, so that the last state of that person is worse than the first».

 

The Application

 

Faith is a gift from God. External events can help us deepen this faith, but they cannot give us faith. If Jesus' contemporaries were not able to identify in the presence of Jesus, a divine presence, they didn't  have faith. All that is worse in this story, that even in goodness and in divine generosity they see evil and wickedness. That is why even if Jesus would have gave them a sign from heaven, they would not be able to understand it.

Without faith, man will depend on everything that has appeared and is palpable and will refuse everything that is invisible and mysterious. We, in our weakness, see outside all that is inside of us and hear all that we have already heard. So no novelty.

Life gives us a lot of surprises and with this it offers us many ways to live this life and opportunities to improve the present life. A man of faith can easily identify and associate them as a gift from God, a sign of the divine presence in their lives. This is the fruit of faith and this faith helps us to live our lives in joy and happiness.

 

Action of the day : Try to identify the divine presence in your daily events.

«Some of the people said, “He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons»

 

Fr. Josep PAUSAS i Mas

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

Today, we are amazed to see how Jesus is preposterously “accused” of driving out demons «by the power of Beelzebub, the chief of the demons» (Lk 11:15). It is difficult to imagine a better deed —to expel, to rid their souls of the Devil, the instigator of evil— and, at the same time, to witness the most ignoble accusation —that he is doing it, precisely, by the power of the very Devil—. It is really a gratuitous accusation, which shows and reflects a great blindness and jealousy in the Lord's accusers. Today too, without realizing it, we tend to ignore the right other people have to dissent, to be different and to have their own positions, whether different or even in direct opposition to ours.

He, who lives cloistered in a political, cultural or ideological bigotry, easily despises the dissenting one and disqualifies all his projects by denying him any proficiency and, even, any honesty. Often, the political or ideological adversary becomes a personal enemy. Confrontation degenerates into affront and aggressiveness. This climate of mutual zealotry and violent rejection may then lead us to the temptation of somehow eliminating he who appears to be our rival.

In this environment is it easy to justify any attack against people, even, murder, provided the dead one does not belong in our circle. How many people are today distressed by this atmosphere of mutual intolerance and denial, which, more often than not, is to be found in our public institutions, our places of work or in meetings and political confrontation!

We must create, amongst ourselves, a climate of tolerance and mutual respect with the conditions for steadfast and loyal confrontations, where it is possible to seek different ways of dialogue. As for us Christians, rather than hardening and wrongly consecrating our positions by manipulating God’s word and identifying him with our own attitude, we have to follow that Jesus who —when John prevented someone else from casting out demons in his name— corrected him while saying: «Do not prevent him, for whoever is not against you is for you» (Lk 9:50). Inasmuch as «the countless chorus of shepherds becomes the single body of the one and only Shepherd» (St. Augustine).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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