Publié le 22 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 8,16-18): 

 

«Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir».

 

Application

 

Aujourd'hui, nous sommes invités à méditer sur trois points essentiels, et je vous encourage à en choisir un et à le vivre pleinement.

  1. La Lumière : Nous sommes la lumière du monde, et cette lumière a un but qui doit être atteint. En embrassant cette lumière, remplis d’amour divin et de compassion, nous devons viser la transparence dans nos pensées et nos actions. Plus nous prenons conscience de la vérité que nous portons la Lumière de la Foi—Christ en nous—plus nos interactions avec les autres et nos expériences de vie acquièrent une perspective divine, nous guidant dans la recherche de la volonté divine en toutes choses.

 

  1. La Transparence : Il n’est pas nécessaire de cacher quoi que ce soit ou de maintenir des projets secrets dans nos relations ou notre vie. Certains passent du temps à promouvoir leurs bonnes actions, mais ceux qui œuvrent véritablement avec et en Dieu n’ont pas besoin de reconnaissance, car notre objectif ultime n’est pas de chercher la louange, mais de remplir nos responsabilités. Lorsque nous nous détachons du gain personnel dans nos actions et que nous œuvrons uniquement pour la gloire de Dieu, nous devenons plus transparents et patients. Nos actions seront alors inspirées et alimentées par l’amour divin et la compassion. Il est essentiel d’évaluer la source et la finalité de nos paroles et de nos actions.

 

  1. La Générosité Divine : Plus nous recevons de talents et de dons, plus il sera attendu de nous. Comme un puits profond, plus nous puisons dans nos talents, plus les fruits seront abondants. Lorsque nos efforts sont entièrement alignés sur l’accomplissement de la volonté de Dieu, les résultats ne sont pas simplement des additions mais sont multipliés par Dieu au-delà de notre imagination—comme si 2 + 3 équivalait à 23. Si nous échouons à reconnaître les bénédictions que nous avons reçues, nous risquons de les perdre, tombant dans un cycle de plaintes et de comparaisons, pensant avoir reçu moins que ce que nous méritons. Si nous souffrons de l’habitude de nous comparer aux autres ou de nous plaindre constamment de la vie, nous devons être vigilants dans notre parcours personnel.

 

P. Terry, Cmf.

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Publié le 21 Septembre 2024

La Méditation

En Chemin

La sagesse humaine nous permet de comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous, nous aidant à répondre au monde extérieur en fonction de notre compréhension des personnes et des événements. Elle nous guide également dans la préservation de notre système de valeurs personnelles, qui constitue la base de nos décisions et de nos actions. Le cheminement personnel de Jésus, tel qu’il nous est présenté dans l'Évangile d'aujourd'hui, est un modèle pour chacun de nous, que ce soit en tant que disciples, parents ou formateurs, et surtout pour ceux qui ont des responsabilités de leadership.

 

Jésus, accompagné de ses disciples, est conscient de ce qui se passe en Lui : le profond désir d'accomplir la volonté de son Père (le système de valeurs intérieur), tout en reconnaissant les désirs du peuple (les attentes du monde extérieur) et même de ses disciples (son cercle intime), qui souhaitaient amplifier Sa présence à leur propre avantage. Jésus réagit en appelant ses disciples à la discrétion. Il sait que s'Il se laisse guider par des événements extérieurs selon les standards humains, ils l'éloigneraient de son parcours essentiel : celui qui mène à la Croix, à la mort et à la résurrection, et qui apporte le salut à l'humanité. L'Évangile précise que les disciples n'ont ni ne compris ni cherché à clarifier ces questions.

 

Une fois chez eux, Jésus, conscient des difficultés de ses disciples, les éloigne des foules et des distractions. Il les interroge directement, questionnant leur désir de grandeur intérieure, un désir qu'ils nourrissent sans comprendre la nécessité de la Croix et de la mort. Ce défi les réduit au silence, un silence qui trahit leur innocence et reconnaît leur incompréhension. Nous aussi, devons-nous remettre en question et chercher les bonnes réponses.

 

En éloignant ses disciples des distractions extérieures et en les amenant dans la « maison », un lieu de confort, Jésus veut les conduire plus profondément dans leur propre intériorité. Il s'assoit avec eux, les écoute, leur donne la liberté de répondre et leur parle non pas d'un monde extérieur, mais du cœur, délivrant un message profond, pour eux comme pour nous.

 

À ce moment-là, Jésus place un enfant au centre de leur dialogue, le prenant dans Ses bras. Ce geste de proximité rassure l'enfant et les disciples. C'est à travers cet enfant que Dieu veut nous atteindre. Cet enfant représente tout ce qui est petit et humble dans la société : tout ce qui inspire l'espoir pour l'avenir, ceux qui sont ouverts à la croissance, ceux qui sont prêts à aider, ceux qui apportent de la joie aux autres, les innocents et les humbles, ceux qui ont besoin de notre présence ou de notre aide, ceux dont nous avons la responsabilité. Chacun de nous porte quelque chose de cet « enfant » en nous et le trouve dans les autres.

 

Beaucoup d'entre nous désirent être comme cet enfant, pris en charge par le monde. Pourtant, par notre baptême, nous sommes appelés à les servir, à les protéger et à les accompagner, tout comme Jésus le fait aujourd'hui dans l'Évangile. Nous sommes aussi appelés à accueillir ces personnes dans notre société—ces personnes que le Christ nous envoie pour nous aider, nous défier, nous guider et nous conduire. Nous sommes tous le Christ les uns pour les autres, appelés et envoyés par le Père. C’est en servant et en aimant ces « autres » dans nos familles, nos communautés et nos sociétés que nous honorons et servons le Père. Nous sommes tous enfants les uns pour les autres, ayant un seul Père comme notre Père céleste.

Passez un dimanche béni. Amen.

P. Terry, Cmf.

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Publié le 19 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 8,1-3): 

 

Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies: Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.

 

Application

 

Dans notre vie chrétienne, ce qui nous distingue des autres religions, c'est la nécessité de notre coopération avec Dieu pour le salut de l'humanité entière. Dieu a besoin de nous, tout comme nous avons besoin de Lui. Bien que Dieu nous propose de nombreuses voies, Il nous accorde la liberté de choisir, de décider et d'agir. À travers ce discernement, nous prenons de manière proactive la responsabilité de nos actions. L'une des principales missions de Jésus est d'apporter la libération, nous délivrant de tout ce qui nous enchaîne.

 

Cette liberté nous permet de suivre la volonté de Dieu et d'accomplir notre mission, plutôt que de rester ancrés dans des normes humaines. Jésus avance constamment, car son Père souhaitait qu'Il soit un missionnaire itinérant. Pour cette mission, Il comptait sur la générosité de Ses bienfaiteurs. De même, nous devons être généreux en soutenant les missionnaires et l'Église, à la fois personnellement et matériellement. Ceux qui reçoivent cette générosité doivent l'utiliser selon la volonté du Père. En nous souvenant d'André et de ses compagnons, les martyrs, prions pour tous les missionnaires qui travaillent dans des conditions difficiles, et soutenons-les par nos prières et, si possible, par divers moyens.

 

P. Terry, cmf.

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Publié le 17 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 7,31-35): 

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? A qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux: ‘Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants».

 

 

Application

 

Nous reconnaissons l'arbre à ses fruits. Certaines personnes voient le bien en toute chose, tandis que d'autres ne voient que le mal. Cependant, la présence du bien ou du mal n'est pas seulement extérieure—elle existe en nous. Ceux qui ne voient que le négatif ne voient pas nécessairement ce qui est faux ; ils se concentrent plutôt sur les aspects négatifs de tout. Les optimistes et les pessimistes ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes ; c'est leur perspective sur la vie qui fait la différence. Ce qui est important pour vous et moi, c'est d'examiner et de discerner attentivement les causes profondes de ces approches. La vie a besoin des deux perspectives : le pessimisme nous aide à reconnaître les domaines à améliorer, tandis que l'optimisme nous donne l'espoir pour l'avenir. En les combinant, nous obtenons une vision plus claire de la réalité qui nous mène à la vérité. La sagesse nous permet d'analyser les éléments en profondeur avant de tirer des conclusions. Lorsque Dieu créa le monde, le diable introduisit de mauvaises intentions, et nos premiers parents ne parvinrent pas à appliquer leur intelligence pour discerner la vérité. Ils se laissèrent guider par les émotions et les influences extérieures, plutôt que de chercher la vérité cachée de la bienveillance divine.

En appliquant l'Évangile, je vous invite à réfléchir sur la manière dont vous percevez les personnes et les événements. Jugez-vous rapidement sans examiner tous les faits, ou prenez-vous le temps de rassembler les informations nécessaires pour un meilleur discernement ? Avez-vous tendance à vous plaindre et à trouver des défauts dans chaque situation ? Les lectures du jour vous encouragent, particulièrement à lire la première lecture et à réfléchir sur les fondements de votre raisonnement et de vos actions. Voici le lien, https://evangeli.net/evangile/jour/2024-09-18

Fr. Terry, cmf.

 

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Publié le 16 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 7,11-17): Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas». Il s'avança et toucha la civière; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi». Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple». Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

 

Application

 

Saint Jean-Paul II nous propose une théologie profonde du corps, nous invitant à voir la présence invisible de Dieu à travers les réalités visibles. Saint Paul ressent profondément la présence du Christ en lui, comme une réalité personnelle. Chacun de nous est appelé à sentir que nous faisons partie du corps du Christ et à partager les joies et les souffrances de nos frères et sœurs, comme si leurs expériences étaient les nôtres. Dans cette compréhension, nous voyons que la souffrance et la profonde tristesse de la veuve sont volontairement embrassées par Jésus. Il prend l'initiative de venir à son secours dans sa détresse. Cette vérité reste valable aujourd'hui. Chaque larme que nous versons a de la valeur aux yeux de Dieu. Il ressent notre douleur et parfois, Il nous révèle sa compassion. Beaucoup d'entre nous ont peut-être personnellement expérimenté cette présence divine, nous accompagnant, pleurant avec nous, nous consolant et nous réconfortant pendant les moments difficiles et tentants de la vie.

La beauté de l'évangile d'aujourd'hui ne réside pas seulement dans l'accomplissement d'un grand miracle, mais dans la révélation de la gloire divine, où tous glorifient Dieu. Ce miracle entraîne une transformation et une transcendance. L'attention se détourne des bénéficiaires directs, qui s'effacent de la narration, pour se concentrer sur la communauté de témoins. Cela permet à notre foi de grandir alors que nous continuons à faire confiance à Dieu. Même lorsque nous ne l'invoquons pas directement, si nous restons ouverts à l'intervention divine et nous efforçons d'accomplir le bien aux yeux de Dieu, Il vient habiter en nous, faisant de nos cœurs sa demeure. Dieu est personnel, favorisant la communion avec nous et avec tout l'univers. Par notre témoignage fidèle, Dieu rend cette communion possible pour nos frères et sœurs.

P. Terry, cmf.

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Publié le 15 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 7,1-10): 

 

Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Un centurion de l'armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup; celui-ci était malade, sur le point de mourir. Le centurion avait entendu parler de Jésus; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient: «Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation: c'est lui qui nous a construit la synagogue».

Jésus était en route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion lui fit dire par des amis: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Moi qui suis un subalterne, j'ai des soldats sous mes ordres; à l'un, je dis: ‘Va’, et il va; à l'autre: ‘Viens’, et il vient; et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait».

Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait: «Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!». De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en bonne santé.

 

Application

 

La foi se manifeste de diverses manières, et ces expressions sont le fruit de notre souvenir de la Cène du Seigneur. « Faites ceci en mémoire de moi » a deux effets : l’un spirituel, l’autre pratique. Spirituellement, c'est ce qui a motivé le centurion à s'approcher de Jésus ; pratiquement, cela se traduit par ses actions. Bien que les événements ne se soient pas déroulés comme le centurion l'espérait, le Seigneur a choisi d'entrer directement dans sa maison pour guérir son serviteur. Conscient de la présence du Seigneur et de ses conséquences, le centurion comprend que, avant que le Seigneur n'entre, il doit se purifier et rendre sa maison digne d'accueillir le Créateur.

Reconnaissant son propre manque de dignité et la majesté divine de Jésus, le centurion s’approche de Dieu par l’intermédiaire de messagers, présentant son humilité. Homme d’autorité et de parole, il reconnaît la puissance de la Parole de Dieu. Dans ce geste, nous voyons la signification des prières adressées à Dieu par les anges et les saints, qui agissent comme nos messagers devant la présence divine. Utiliser leur intercession est une autre expression de foi. Cependant, avant de les invoquer et de les envoyer comme nos représentants auprès de Dieu, nous devons d'abord reconnaître notre péché et faire confiance à la miséricorde de Dieu.

P. Terry, Cmf.

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Publié le 15 Septembre 2024

L’imitation du Christ sur la Croix n’est pas quelque chose que nous souhaitons naturellement embrasser dans notre vie quotidienne, moi y compris. Cependant, hier, en célébrant l’Exaltation de la Croix, nous avons été rappelés à l’importance de cette réalité. Cette célébration met en lumière une vérité fondamentale : sans douleur, il n'y a pas de gain, et aux yeux de Dieu, la souffrance que nous endurons se transforme en une joie divine profonde, partagée avec Lui. C'est le don de notre foi, qui donne sens et but à notre cheminement chrétien.
Notre vie chrétienne repose sur trois fondations essentielles où nos croix quotidiennes sont transformées en moments de grâce et de joie. La première fondation est Jésus-Christ Lui-même — dans sa personne, dans ce qu’Il nous révèle à travers sa vie, en particulier ses paroles et ses actes. C'est par Lui que nous comprenons que la mort est le commencement de la vie : la vie en vérité et en Esprit. La deuxième fondation se trouve dans les Saintes Écritures, les traditions, la riche histoire du salut, ainsi que dans les enseignements de l'Église et la vie des saints. Ces éléments nous aident à interpréter le temps et l’espace dans lesquels nous vivons, nous permettant de vivre et d'expérimenter la Croix du Christ encore aujourd'hui.
La troisième fondation réside en nous. C’est l’unité entre ce qui est en Christ et ce qui nous est révélé, assimilée par la grâce de Dieu et à travers notre propre compréhension. Cette fondation nous aide à établir une relation intime avec Dieu. Elle nous appelle à l’action, à travailler pour cette relation, car la qualité de notre travail déterminera la profondeur de notre expérience. Beaucoup de personnes interprètent mal cela, croyant que plus la grâce est grande, meilleure sera notre expérience. En vérité, la grâce est toujours à notre disposition, mais à moins de travailler activement avec elle, nous ne pouvons pas en bénéficier pleinement. L'Évangile d'aujourd'hui nous montre comment nous engager dans cette grâce. La leçon clé pour notre réflexion se trouve dans la question que Jésus pose à ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? ». Cette semaine, je nous encourage à méditer sur ces trois fondations et à réfléchir à leur application dans nos vies aujourd'hui.
Lorsque Jésus présente la question « Qui est Jésus ? », Il partage aussi avec ses disciples le chemin de la souffrance : « Le Fils de l'Homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, et être mis à mort. » Ces souffrances visibles étaient les réalités que les gens voyaient en Jésus. Cependant, nous sommes appelés à regarder au-delà de ces événements extérieurs et à rechercher la « vérité » invisible : la présence du Père et de l'Esprit Saint qui l’accompagnent continuellement. Pour découvrir cette vérité invisible, nous devons prendre nos croix quotidiennes, comme Jésus l'a fait, en faisant confiance à la présence du Père et de l'Esprit. Ce faisant, nous sommes également appelés à porter non seulement nos propres croix, mais aussi celles des autres, partageant ainsi la Croix de Jésus. La première lecture nous donne l'exemple d'un prophète qui préfigure Jésus dans le Nouveau Testament.
Se renier soi-même signifie renoncer au faux moi — la partie de nous qui refuse les croix de la vie. En conséquence, nous refusons aussi la joie profonde que Jésus désire pour nous : « Afin qu'ils aient la joie en plénitude », « Afin qu'ils soient un, comme nous sommes un ». Cette renonciation n’est possible que lorsque nous comprenons vraiment qui nous sommes. Comme le dit Jésus : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ».
(Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le modèle de la fenêtre de Johari, j'ai fourni deux liens pour plus d'informations en anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/Johari_window (version courte) et https://www.businessballs.com/self-awareness/johari-window-model-and-free-diagrams/ (version longue))
Grâce à la connaissance de soi, nous pouvons volontairement renoncer au faux moi que nous avons créé et embrasser le vrai moi révélé par Dieu à travers Jésus. Cet acte de renonciation est, en vérité, un retour à la maison. Prendre sa croix, c'est entreprendre le chemin vers cette maison, et suivre Jésus, c'est garder vivant en nous l’esprit de ce retour à la maison. Si nous vivons de cette manière, Jésus deviendra vraiment notre Chemin, notre Vérité et notre Vie. Amen.

P. Terry, cmf.

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Publié le 11 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 6,27-38): 

«Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.


»Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

Application

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus ne nous demande pas seulement d’aimer, de pardonner et de prier pour nos ennemis, bien que ces actions soient certainement importantes. Cependant, le véritable cœur de son message réside non pas dans ce que nous faisons, mais dans ce que nous sommes. L’accent est mis sur l'« être » et non simplement sur le « faire ». Si nous réduisons l'imitation de Jésus à suivre ses paroles et ses actions, nous manquons le sens plus profond. Jésus nous demande de vivre pleinement, en incarnant l’humanité qu’il a révélée. Lorsque nous sommes connectés à notre véritable nature, l’amour, le pardon et la bienveillance jaillissent naturellement, comme l'eau d'une fontaine ou une fleur d’un rosier. Ces vertus ne sont pas quelque chose pour lesquelles nous devons nous efforcer, mais elles proviennent naturellement de notre être intérieur.

Beaucoup d’entre nous peuvent trouver les enseignements de Jésus difficiles ou exigeants, en particulier en ce qui concerne le pardon à ceux qui nous ont fait du tort. Mais en réalité, il ne devrait pas être plus difficile pour nous d’être pleinement humains qu’il ne l’est pour un chien d’être un chien ou pour une fleur d’éclore. Jésus nous invite à incarner la plénitude de notre humanité en vivant en harmonie avec l'identité divine que nous avons héritée de Dieu. Son appel n’est pas d’imiter ses paroles ou ses actions, mais d'incarner la nature divine qu’il révèle, tout comme il l’a fait.

L'appel de l'Évangile à "être parfaits comme votre Père céleste est parfait" n’est pas une invitation à atteindre un idéal inatteignable, mais à être fidèles à l'identité unique que Dieu a donnée à chacun de nous. Il s'agit de vivre pleinement conscients de notre origine divine et de laisser cette conscience façonner notre façon de vivre, de penser et d’agir. Jésus nous a montré comment vivre dans cette plénitude, et de nombreux saints ont suivi ses traces. Pourquoi pas nous ?

P. Terry, cmf.

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Publié le 10 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 6,20-26): 

 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

 


»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

 

Application

 

Si nous lisons l’Évangile d’aujourd’hui en surface, il peut sembler que la bénédiction et la malédiction sont entièrement entre nos mains. Nous pourrions également avoir l'impression que Dieu ne veut pas que nous expérimentions la joie et une vie accomplie aujourd'hui, et que seuls les pauvres, les haïs et les isolés seront honorés dans la vie à venir. Cependant, je vous encourage à relire l’Évangile d’aujourd’hui avec un regard de foi. Réalisez que nous vivons déjà dans le Royaume de Dieu, et réfléchissez à la vie que vous menez actuellement.

Pour mieux comprendre les béatitudes, il est utile de saisir la nature de la vie chrétienne, qui se compose de trois niveaux. Le niveau le plus profond est celui où l'âme réside, profondément ancrée en nous. Ce niveau nous confère une identité unique qui participe au divin, héritée par la mort et la résurrection du Christ. Le deuxième niveau est ce que nous présentons au monde : nos actions, nos paroles et notre présence, qui révèlent notre être intérieur aux autres. Le troisième niveau est le monde extérieur, où nous partageons une identité commune en tant qu’humains et en tant que partie de la création : les événements, les personnes, et ce que nous avons en commun avec les autres.

Comme l’a dit saint Léon le Grand : « Quand nous pleurons, nous pleurons pour nos propres péchés et pour ceux du monde. » Lorsque nous recherchons la justice, nous recherchons la justice divine, rétablissant la dignité humaine. L’humilité consiste à vivre dans les richesses divines. La véritable béatitude ne vient ni de nos actions ni de ce que le monde extérieur peut nous offrir. Elle provient plutôt de notre relation intérieure avec le Père et de notre communion avec la Trinité. Nous avons la liberté d’accepter ou de rejeter cette grâce.

Donc, le message de l’Évangile ne doit pas être réduit à la pauvreté matérielle, à la justice humaine ou même à la souffrance et à la persécution. Il s’agit plutôt de s’enrichir en Dieu, d’abandonner la sécurité matérielle, de prendre volontairement la croix pour le salut de l'humanité, et de rendre gloire à Dieu lorsque nous sommes injustement accusés. Il s'agit de partager les fardeaux de l'humanité avec nous-mêmes et de célébrer les succès des autres. En résumé, cela nous appelle à rester connectés avec notre âme, en comblant son désir d’être dans la présence de Dieu. Nous devons reconnaître que ce qui est divin (le cercle le plus intime) ne peut être maîtrisé par nous, et que le monde extérieur (les personnes et les événements) est hors de notre contrôle. L'Évangile d'aujourd'hui nous invite à nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler : nos pensées et nos actions, afin qu'elles s'alignent avec le désir de l'âme de glorifier Dieu et d’apporter le salut à l'humanité. Que Dieu vous bénisse.

P. Terry, cmf.

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Publié le 9 Septembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 6,12-19): 

 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

 

Application

 

Jésus a passé toute la nuit avec le Père dans la prière et la contemplation. Pour cela, Il a choisi de monter sur une montagne, afin d'être seul avec le Père. Cet acte de monter peut être compris de différentes manières : chercher la solitude, embrasser le silence intérieur et consacrer un temps précieux à être avec le Seigneur. Cette présence intentionnelle que nous accordons à Dieu reflète le don qu’Il nous a fait : sa présence constante à nos côtés. C’est un moment de réflexion profonde et paisible, non pas rempli de distractions ou d’amusements, mais de sérénité. C'est de là que nous tirons la force qui nous nourrit et nous soutient chaque jour.

 

La sélection et l'élévation des disciples en tant qu'Apôtres après la prière et la contemplation peuvent susciter des questions selon les critères du monde. Ce qui peut nous surprendre, c'est la présence de Judas Iscariot parmi ces disciples. Cependant, Dieu regarde le cœur et continue de faire confiance à l'humanité. Même un « traître » a été appelé à suivre Jésus et à être avec Lui, tout comme nous sommes tous appelés. La présence de Judas est un avertissement : certains d'entre nous, bien que proches du Seigneur, pourraient résister à l'amour et à la compassion. Nous pourrions mal utiliser les opportunités et les relations avec des personnes influentes pour notre gloire personnelle plutôt que pour servir les autres.

 

Ce qui est crucial pour nous, c'est de faire un examen de conscience sincère, d'évaluer où nous en sommes réellement dans la vie. Comment organisons-nous notre temps et combien de temps passons-nous chaque jour dans la prière et la contemplation ? Commençons-nous et terminons-nous chaque activité avec le Seigneur ? Nos actions sont-elles le fruit de la prière et de la contemplation, ou sont-elles simplement des réactions émotionnelles ou des démarches calculées pour obtenir des résultats ? Prions que nous puissions penser comme Dieu voudrait que nous pensions, dire ce qu'Il veut que nous disions, et agir selon sa volonté. Que toutes nos paroles et nos actions glorifient Dieu et apportent le salut à l’humanité. Amen.

P. Terry, cmf.

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