Publié le 21 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 7,1-5): 

«Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas? Comment vas-tu dire à ton frère: ‘Laisse moi retirer la paille de ton œil’, alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi? Esprit faux! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».


 

L’Application


 

Ne redussions pas l’évangile du jour naïvement comme, ‘non pas juger’. Il nous invite à se connaître, connaître notre propre intériorité, comme Dieu nous a créé. Si je n’arrive pas à me connaître, comment puis-je connaître les autres, encore plus le Seigneur qui nous aime ? Le Seigneur nous invite aussi à connaître les autres. Dans cette connaissance, une véritable connaissance de l’homme, que l’homme apprendra à non pas juger les autres, car nos jugements, sont très souvent est un miroir de notre propre intériorité. Si ça nous arrive à corriger un autre (porter un jugement), nous le ferrons dans la charité.

«Le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous»

Abbé Jordi POU i Sabater
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile me rappelle les paroles de la Maréchale dans le roman le Chevalier à la Rose, de Hugo von Hofmansthal: «C'est la manière qui fait la grande différence». La façon dont nous agissons changera le résultat dans de nombreux aspects de notre vie, surtout dans le contexte spirituel.

Jésus nous dit: «Ne jugez pas, pour ne pas être jugés» (Mt 7,1). Mais Jésus nous dit aussi de corriger celui qui est dans le péché, et pour cela il faut que nous ayons déjà fait un quelconque “jugement”. Même Saint Paul juge dans ses écrits la communauté de Corinthe et Saint Pierre condamne Ananias et son épouse pour leurs mensonges. C'est pour cela que Saint Jean de Chrysostome justifie cela en disant: «Jésus ne dit pas que nous ne devons pas éviter qu'un pécheur s'arrête de pécher, nous devons certainement le corriger, mais pas comme un ennemi qui cherche la vengeance, plutôt comme le médecin qui donne un remède au malade». Notre jugement doit donc se faire surtout dans un but de correction et non pas de vengeance.

Mais ce que dit Saint Augustin est encore plus intéressant: «Le Seigneur nous avertit de ne pas juger rapidement et injustement (…). Réfléchissons d'abord si nous n'avons pas commis un péché semblable, rappelons-nous aussi que nous sommes fragiles, et jugeons toujours avec l'intention de servir Dieu et non pas nous-mêmes». Si lorsque nous voyons les péchés de nos frères nous voyons les nôtres, il ne nous arrivera pas comme il est dit dans l'Évangile de vouloir “retirer la paille de l'oeil de notre frère alors qu'il y a une poutre dans le nôtre” (cf Mt 7,3).

Si nous avons une bonne formation, nous verrons, presque de manière inconsciente, les bonnes et les mauvaises choses chez les autres: et nous rendrons un jugement. Mais le fait de voir les fautes chez les autres avec un point de vue comme mentionné ci-dessus nous aidera dans notre “manière” de juger: cela nous aidera à ne pas juger juste pour juger ou juste pour faire un commentaire ou pour cacher nos défaillances ou simplement parce que tout le monde le fait. Et pour terminer, ayons surtout à l'esprit les paroles de Jésus: «La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous» (Mt 7,2).

 

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Publié le 21 Juin 2020

Nous écoutons un enseignement divin, immédiatement après l’élection des Apôtres, un mandat missionnaire. Ne craignez pas, même pas de la mort, soyez ouvert, car Jésus nous dit qu’il est avec nous. Dans cet engagement missionnaire, Il nous protégera, nous guidera et révélera la vérité et cette vérité nous sauvera. Certains d’entre nous pouvons nous exprimer la même lamentation du prophète Jérémie, pourtant gardons sa foi, une foi inébranlable qui fait transformer ses lamentations comme une louage.

 

« Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants. » Un homme de foi, ne peut pas vivre dans la peur. Aujourd’hui nous fêtons la fête du père. Il est notre Père, mettons toute notre confiance en Dieu, il est notre message, il est Celui contient toute notre vie et nous en sommes témoins. Jésus même nous l’affirme, « quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte »

 

Le premier devoir chrétien est ce qu’Il accueille le Christ chaque jour dans ses frères et sœurs, qu’il transforme toute rencontre humaine comme une rencontre divine, et qu’il apprenne à vive sa vie dans la joie, quelle que soit les situations. Nous sommes envoyés vers ce monde, un monde que Dieu aime. Par l’Incarnation Dieu nous a dit qu’Il sera avec nous jusqu’à la fin du monde, et nous croyons qu’Il est encore avec nous, ici présent parmi nous. C’est dans la diversité et dans la différence que Dieu nous montre son unité de la Trinité, non pas dans l’uniformité. On est différent, différent dans la pensée et dans l’être. Cette diversité est bien voulue par Dieu.

 

Comme les Apôtres, nous sommes choisis, consacrés et envoyés par Dieu. En accomplissant cette tache missionnaire, n’oublions jamais ce que Dieu a dit au prophète Samuel, lorsqu’il était envoyé à maison de Jéssé pour consacrer David « Dieu ne regarde pas comme les hommes, les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Le prophète Samuel avec sa patience a reconnu que ce petit garçon « était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. » Il faut voir le monde avec les yeux de Dieu. Et, nous verrons ses merveilles.

 

Mes amis, Dieu est avec nous, il prend soin de nous et soyons heureux et annonçons la Bonne Nouvelle courageusement. Nous devons travailler avec Lui et par Lui, non pas contre les hommes qui font le mal, et notre combat est contre le mal, contre tout ce qui nous sépare de l’amour divin. Je vous souhaite une bonne mission. En ce jour de la fête du père, prions pour les pères du monde. Que le Seigneur les bénisse et qu’Il les accompagne, Amen.

 

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Publié le 21 Juin 2020

We listen to a divine teaching, immediately after the election of the Apostles, a missionary mandate. Do not fear, not even of death, be open, for Jesus tells us that He is with us. In this missionary commitment, He will protect us, guide us and reveal the truth and this truth will save us. Some of us may express the same lament of the prophet Jeremiah, yet let us keep his faith, an unshakeable faith that makes his lament turn into praise.

 

"Sing to the Lord, praise the Lord: he has delivered the poor from the hand of the wicked. "A man of faith cannot live in fear. Today we celebrate the father's day. He is our Father, let us put all our trust in God, He is our message, He is the One who contains our whole life and we are witnesses of it. Jesus himself tells us, "As for you, even the hairs on your head are all numbered. Do not be afraid.

 

The first Christian duty is that he should welcome Christ every day in his brothers and sisters, that he should transform every human encounter into a divine encounter, and that he should learn to live his life joyfully in every situation. We are sent to this world, a world that God loves. Through the Incarnation God has told us that He will be with us until the end of the world, and we believe that He is still with us, present here among us. It is in diversity and difference that God shows us his unity of the Trinity, not in uniformity. We are different, different in thought and in being. This diversity is willed by God.

 

Like the Apostles, we are chosen, consecrated and sent by God. In fulfilling this missionary task, let us never forget what God said to the prophet Samuel, when he was sent to the house of Jessé to consecrate David: "God does not look as men do, men look at the appearance, but the Lord looks at the heart. "The Prophet Samuel with his patience recognized that this little boy "had beautiful eyes, he was handsom. "You must see the world with the eyes of God. And we will see its wonders.

 

My friends, God is with us, He takes care of us and let us be happy and announce the Good News courageously. We must work with Him and through Him, not against men who do evil, and our fight is against evil, against everything that separates us from divine love. I wish you a good mission. On this Father's Day, let us pray for the fathers of the world. May the Lord bless them and accompany them, Amen.

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Publié le 19 Juin 2020

Gospel text

(Lk 2,41-51): 

Every year the parents of Jesus went to Jerusalem for the Feast of the Passover, as was customary. And when Jesus was twelve years old, He went up with them according to the custom for this feast. After the festival was over, they returned, but the boy Jesus remained in Jerusalem and his parents did not know it. They thought He was in the company and after walking the whole day they looked for him among their relatives and friends.

As they did not find him, they went back to Jerusalem searching for him, and on the third day they found him in the Temple, sitting among the teachers, listening to them and asking questions. And all the people were amazed at his understanding and his answers. His parents were very surprised when they saw him and his mother said to him, «Son, why have you done this to us? Your father and I were very worried while searching for you». Then He said to them, «Why were you looking for me? Do you not know that I must be in my Father's house?». But they did not understand this answer. Jesus went down with them, returning to Nazareth, and he continued to be subject to them. As for his mother, she kept all these things in her heart.

«As for his mother, she kept all these things in her heart»

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Spain)

Today, we celebrate the memory of the Immaculate Heart of Mary. A spotless Heart, full of God, totally willing to listen to him and obey him. In Bible's language, the heart refers to a person's deepest essence, where all thoughts, words and deeds emanate from. What does emanate from the Virgin Mary's heart? Faith, obedience, tenderness, availability, spirit of service, fortitude, humility, simplicity, gratitude, and a countless rosary of virtues.

Why? We find the answer in Jesus' words: «For where your treasure is, there your heart will be also» (Mt 6:21). Mary's treasure is her Son, and in him she has set her heart; Mary's thoughts, words and deeds have their beginning and their end in the contemplation and satisfaction of the Lord.

Today's Gospel offers us a good sample. After narrating the scene of Jesus lost and found in the temple, it tells us: «As for his mother, she kept all these things in her heart» (Lk 2:51). St. Gregory of Nyssa comments: «God allows to be seen by those who have a pure heart». What does Mary keep in her heart? From the Incarnation to Jesus' Ascension to Heaven, through the bitter hours of the Calvary, there are so very many meditated and profound remembrances: the joy of Angel Gabriel's visit announcing Mary God's designs for her, the first kiss and the first embrace to the newly born child, the first steps of her Son on earth, contemplating him growing in wisdom and grace, her “involvement” in the wedding of Cana, Jesus' teachings during his preaching, the saviour pains of the Cross, her hopes in the triumph of Resurrection...

Let us beg God to give us the joy of loving him more perfectly every day, with all our heart, as the good sons of the Virgin Mary that we are.

 

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Publié le 19 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 2,41-51): 

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.

C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi!». Il leur dit: «Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être». Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.

«Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous fêtons la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Un cœur sans tache, rempli de Dieu, totalement voué à l'obéissance et à l'écoute de Dieu. Le cœur, dans le langage de la Bible, signifie ce qu'il y a de plus profond dans la personne, l'endroit d'où jaillissent toutes les pensées, toutes les paroles et toutes les actions. Qu'est-ce qui jaillit du Cœur de Marie? Foi, obéissance, tendresse, disponibilité, servitude, force, humilité, simplicité, reconnaissance, et toute une panoplie inépuisable de vertus.

Pourquoi? La réponse nous la trouvons dans les paroles de Jésus «là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur» (Mt 6,21). Le trésor de Marie est son Fils, et elle lui a donné tout son Cœur. Les pensées, les paroles et les actions de Marie ont comme source et comme but de contempler et plaire à Dieu.

L'Évangile de ce jour nous donne un bon exemple de ceci. Après nous avoir raconté la scène de l'enfant Jésus perdu et retrouvé dans le Temple, il nous dit «Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements» (Lc 2,51). Saint Grégoire de Nicée nous dit: «Dieu se laisse contempler par les cœurs purs». Qu'est-ce que Marie garde dans son Cœur? Depuis l'Incarnation et jusqu'à l'Ascension de Jésus, en passant par les heures amères de la Passion, Elle a gardé dans son Cœur d'innombrables souvenirs médités et approfondis: la joie de la visite de l'ange Gabriel lorsqu'il lui annonça son rôle dans les desseins de Dieu, le premier baiser et la première fois qu'elle a serré Jésus nouveau-né dans ses bras, les premiers pas de son Fils sur Terre, constater sa croissance physique et spirituelle, leur “complicité” lors des noces de Cana, les enseignements de Jésus lors de ses sermons, la douleur salvatrice de la Croix, l'espérance dans le triomphe de la résurrection…

Demandons au Seigneur de nous donner la grâce de l'aimer chaque jour plus pleinement, avec tout notre cœur, en bons fils de Marie.

 

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Publié le 18 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 11,25-30): 

 

En ce temps-là, Jésus prit la parole: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

»Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».


 

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos»

 

Abbé Antoni DEULOFEU i González
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, quand nous nous sentirons fatigués par le train-train de tous les jours —car nous avons tous des épreuves lourdes et parfois difficiles à supporter— réfléchissons aux paroles de Jésus: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). Reposons-nous en Lui, Il est le seul capable de nous donner le repos quand nous sommes confrontés à toutes nos préoccupations pour que nous puissions ainsi trouver la paix et tout l'amour que le monde ne nous donne pas toujours.

Le repos authentiquement humain a besoin d'une bonne dose de "contemplation". Si nous levons nos yeux au ciel et prions en y mettant notre cœur et si nous restons humbles, c'est sûr que nous trouverons et que nous verrons Dieu, car Il est là («Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange»: Mt 11,25). Mais il ne se trouve pas seulement là, cherchons-le également dans le "joug doux" de toutes les petites choses de tous les jours: dans le sourire innocent d'un petit enfant, dans le regard reconnaissant de ce malade à qui nous rendons visite, dans les yeux du pauvre qui nous demande de l'aide, notre générosité…

Reposons tout notre être, et mettons pleinement notre confiance en Dieu qui est notre seul salut et le salut du monde. Comme le recommandait Jean Paul II, avant de se reposer il faut "porter sur (le travail bien accompli) un regard plein d'une joyeuse satisfaction: c'est un regard «contemplatif», qui ne vise plus de nouvelles réalisations, mais plutôt la jouissance de la beauté de ce qui a été accompli" sous le regard de Dieu. Et ensuite il faut lui adresser une action de grâces: tout vient du Très Haut, et sans Lui nous ne pourrions rien faire.

Précisément, un des plus grands dangers de nos jours, c'est que «notre époque est en mouvement continu, ce qui débouche souvent sur l'activisme, en risquant facilement de "faire pour faire". Nous devons résister à cette tentation en cherchant plutôt à être qu'à faire» (Jean Paul II). Car, en réalité comme nous le dit Jésus, une seule chose est nécessaire (cf. Lc 10,42): «Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos» (Mt 11,29).

 

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Publié le 18 Juin 2020

Gospel text

(Mt 11,25-30): 

At that time, Jesus said, «Father, Lord of heaven and earth, I praise you, because you have hidden these things from the wise and learned and revealed them to simple people. Yes, Father, this is what pleased you. Everything has been entrusted to me by my Father. No one knows the Son except the Father, and no one knows the Father except the Son and those to whom the Son chooses to reveal him.

»Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you. Take my yoke upon you and learn from me for I am gentle and humble of heart; and you will find rest. For my yoke is good and my burden is light».

«Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you»

Fr. Antoni DEULOFEU i González
(Barcelona, Spain)

Today when, at the end of the day, we feel weary and exhausted —for, at times, we all have heavy burdens difficult to bear— we may recall these words of Jesus, «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you» (Mt 11:28). Let us find all our rest in Him, who is the only one that can make our burden light and take our worries away, so that we can find all the peace and all the love the world denies us.

Human relief needs, to be authentic, a dose of “contemplation”. If we turn our eyes to heaven and pray with all our heart, if we are humble, we can be sure we shall find and see God, because He is there («Father, Lord of heaven, I praise you»: Mt 11:25). But He is not only there, we can also find him in the “easy yoke” of our everyday's small things: let us find him in that child's smile, full of innocence; in the grateful stare, from that ailing person we have visited; in that poor man's eyes beseeching our help, our compassion...

Let us rest in our loving Savior, and let us fully trust in Him, who is our sole salvation and the salvation of humanity. As John Paul II recommended, to properly rest, we must cast «a gaze full of joyous delight [for the very good work]: . This is a “contemplative” gaze which does not look to new accomplishments but enjoys the beauty of what has already been achieved» in God's presence. Furthermore, we must also thank Him for everything comes from the Almighty and, without Him, nothing could be done.

One of the current great dangers is, precisely, that «Ours is a time of continual movement which often leads to restlessness, with the risk of “doing for the sake of doing”. We must resist this temptation by trying “to be” before trying “to do”» (John Paul II). Because, actually, as Jesus tells us, only one thing is needed (cf. Lk 10:42): «Take my yoke upon you (…) and you will find rest for your souls» (Mt 11:29).

 

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Publié le 17 Juin 2020

Gospel text

(Mt 6,7-15): 

 

Jesus said to his disciples, «When you pray, do not use a lot of words, as the pagans do, for they hold that the more they say, the more chance they have of being heard. Do not be like them. Your Father knows what you need, even before you ask him.

»This, then, is how you should pray: ‘Our Father in heaven, holy be your name, your kingdom come and your will be done, on earth as in heaven. Give us today our daily bread. Forgive us our debts just as we have forgiven those who are in debt to us. Do not bring us to the test but deliver us from the evil one’. If you forgive others their wrongs, your Father in heaven will also forgive yours. If you do not forgive others, then your Father will not forgive you either».

 

The Application

 

Jesus asks us to establish a fatherly and filial relationship with His Father; He is also our Father. Since prayer is a relationship, we are asked to know ourselves (as sons of God) and also God with whom we would like to build this relationship. How can we build a relationship with God without knowing his will?

 

It is God's will that man should know this God of love and mercy and, as a child of God, that he too should be full of love and compassion. Forgiveness has an important place in this knowledge and in being'. Forgiveness is, therefore, not an option, but the essence of the Christian life.

 

If God asks us to forgive ourselves generously, it is because He knows that the best means available to man to build a divine and human relationship is through forgiveness.

Action of the day: Be merciful

 

«If you forgive others their wrongs, your Father in heaven will also forgive yours»

+ Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach
(Vilamarí, Girona, Spain)

Today, Jesus proposes us a great and difficult target: to forgive those who offend us. And He establishes a very reasonable measure: ours: «If you forgive others their wrongs, your Father in heaven will also forgive yours. If you do not forgive others, then your Father will not forgive you either» (Mt 6:14-15). In another place, He had already given us the Golden Rule of human coexistence: «In everything do to others as you would have them do to you; for this sums up the Law and the Prophets» (Mt 7:12).

We want God to forgive us and would like others to forgive us too; but, on the other hand, we seem quite reluctant to do it ourselves. To apologize is kind of difficult; but to forgive is even more so. Should we be humbler, it should not be so difficult; but our pride makes it much harder. This is why we could establish the following equation: the humbler, the easier; the prouder, the more difficult. This will give us a clue to find out our degree of humility.

When the Spanish Civil War was over (year 1939), some ex-captive priests were celebrating a thanksgiving mass in a small town, somewhere in Spain. The officiating priest, after saying the words of the Lord's Prayer «and forgive us our debts», he remained speechless and was unable to go on. He could not drive himself to forgive those who had made them suffer so much in a hard labor camp, in that very same town. After a few moments of a most impressive silence, he went on with the prayer: «as we forgive our debtors». Afterwards, they asked themselves which homily had been the best one. And they all agreed: the silence of the officiating priest when he was saying the Lord’s Prayer. It is difficult, but with the Lord’s help it is possible.

Furthermore, God's forgiveness is total; it gets as far as oblivion. We tend to forget pretty soon the favours we receive, but not so much so with offenses... If married couples knew how to forget them, they would avoid, and probably overcome, many family dramas.

Let us hope the Mother of mercy helps us understanding our fellow men and forgiving them totally.

 

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Publié le 17 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 6,7-15): 

 

«Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens: ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.

»Vous donc, priez ainsi: ‘Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal’. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes».

 

L’Application

 

Jésus nous demande d’établir une relation paternelle et filiale avec son Père ; Il est aussi notre Père. Puisque prière est une relation, on est demande de se connaître (en tant que fils de Dieu) et aussi Dieu avec qui nous voudrions tisser cette relation. Comment pouvons-nous bâtir une relation avec Dieu sans connaître sa volonté ?

Or, la volonté de Dieu est ce que l’homme connaisse ce Dieu d’amour et de miséricorde et en tant qu’enfant de Dieu, qu’il soit lui aussi plein d’amour et de compassion. Pardon a une place importante dans cette connaissance et dans l’être’. Le pardon est donc, non pas une option, mais l’essentielle de la vie chrétienne.

Si Dieu nous demande de nous pardonner généreusement, est qu’Il sait que le meilleur moyen dont dispose l'homme pour construire une relation divine et humaine est le pardon.

«Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi»

+ Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach
(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous propose un idéal grand et difficile: le pardon des offenses. Et Il fixe une mesure très raisonnable: la nôtre. «Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes» (Mt 6,14-15). Ailleurs, Il indique la règle d'or de la sociabilité humaine: «Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on fasse pour vous» (Mt 7,12).

Nous voulons que Dieu nous pardonne et les autres aussi; mais à nous, le pardon nous coûte. Il est difficile de demander pardon; mais pardonner coûte encore davantage. Si nous étions vraiment humbles, ce ne serait pas si difficile; mais l'orgueil rend les choses pénibles. Nous pouvons établir l'équation suivante: plus grande est l'humilité, plus grande la facilité; plus l'orgueil est grand, plus grande la difficulté. Voilà une piste pour connaître ton degré d'humilité.

À la fin de la guerre d'Espagne (1939), des prêtres libérés de captivité célébrèrent une messe d'action de grâce dans l'église d'Els Omells. Après les paroles du Notre Père «Pardonne-nous nos offenses», le célébrant s'arrêta, il ne pouvait continuer. Il ne se sentait pas le courage de pardonner à ceux qui, ici même, dans ce camps de travaux forcés, l'avait fait tant souffrir. Quelques instants passèrent dans un silence qu’on aurait pu couper au couteau. Puis il reprit le fil de la prière: «comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés». Ensuite, ils se demandèrent entre eux quelle avait été la meilleure homélie. Tous tombèrent d'accord: celle du silence du célébrant quand il priait le Notre Père. Ça coûte, mais c’est possible avec l'aide de Dieu.

En plus, le pardon que Dieu nous octroie est total, il va jusqu'à l'oubli. Nous oublions bien vite les faveurs qu'on nous a faites, mais les offenses... Si les couples savaient les oublier, bien des drames familiaux seraient évités ou résolus.

Que la Mère de la miséricorde nous aide à comprendre les autres et à leur pardonner avec générosité.

 

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Publié le 16 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 6,1-6.16-18): 

«Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra.

»Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle: quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra.

»Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle: ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le: il te le revaudra».

 

L’Application

 

Hier, nous avons médité sur la perfection divine et aujourd'hui, nous sommes appelés à mettre cette perfection en pratique. Dans cette perfection, il n'est pas nécessaire de se mettre en avant, même devant Dieu. Dieu s'occupera de tout, y compris de la révélation divine. Nous n'avons même pas besoin de chercher Dieu ou sa volonté, car Dieu nous trouvera, où que nous soyons, à condition que nous soyons pleinement impliqués dans l'amour et la charité.

Une fois que cette vie sur terre est pleinement ancrée dans l'amour et la compassion, Dieu prend le contrôle de notre propre vie. L'acte même d'amour et de compassion, rendra certainement gloire à Dieu. Nous avons reçu notre vie de Dieu et cette vie devrait rendre gloire à Dieu. Puisque Dieu voit ce qui est invisible pour les autres, en particulier tout ce qui se passe au plus profond de notre cœur, notre processus de discernement et la façon dont nous prenons des décisions, il nous récompensera en conséquence, en temps voulu. Avez-vous cette Foi en Dieu, le Dieu de la bonté ?

«Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous invite à agir pour la gloire de Dieu, à avoir comme objectif de plaire à notre Père céleste car c'est pour cela même que nous avons été créés. Ainsi l'affirme le Catéchisme de l'Église: «Dieu a tout créé pour l'homme, mais l'homme fut créé pour servir et aimer Dieu et pour lui offrir toute la création». Voilà le sens et honneur de notre vie: faire plaisir au Père céleste, plaire à Dieu. C'est ce témoignage que le Christ nous a laissé. Pourvu que le Père céleste puisse donner sur nous le même témoignage qu'il a donné sur son Fils au moment du baptême: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour» (Mt 3,17).

Le manque de droiture d'intention serait spécialement grave et ridicule s'il venait à être présent dans nos actions telles que la prière, le jeûne et l'aumône, puisque ce sont des gestes de pitié et de charité, c'est-à-dire, des actes qui —per se— sont propres à la vertu de la religion ou d'actes qui se réalisent par amour de Dieu.

Par conséquent, «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux» (Mt 6,1).Comment pourrions nous plaire à Dieu si ce que nous voulons c'est être vus —avant tout— par les hommes? Ce n'est pas qu'il faille se cacher des hommes afin que personne ne nous voie, mais il s'agit surtout de diriger nos bonnes œuvres directement et en premier lieu à Dieu. Cela ne fait rien et ce n'est pas grave si les autres nous voient, au contraire, nous pouvons les édifier par le témoignage cohérent de notre action.

Mais ce qui est important —et très important— c'est que nous puissions voir Dieu derrière nos actions. Et, par conséquent, nous devons «examiner avec beaucoup d'attention notre intention dans tout ce que nous entreprenons, et ne pas chercher notre propre intérêt si nous voulons servir le Seigneur» (Saint Grégoire Magne).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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