Publié le 24 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 7,21-29): 

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront: ‘Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles?’. Alors je leur déclarerai: ‘Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!’.

»Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet».

Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement, car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

 

L’Application

Chaque fois que je célèbre les funérailles, je dis toujours que Dieu n'oublie jamais le bien que nous avons fait. Il voudrait que l'homme construise sa vie sur le roc de l'amour et de la miséricorde. C'était le deuxième plus grand commandement du Seigneur. Plus on est rempli d'amour et de charité, plus on est proche du Royaume des Cieux. Jésus nous avertit que si nous ne nous habillions pas ce vêtement de noces, nous ne pouvons pas entrer ou participer à la fête que Dieu nous prépare.

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, l'affirmation tranchée de Jésus nous impressionne: «Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux» (Mt 7,21). Au minimum, cette affirmation exige de nous la responsabilité dans notre condition de chrétien, tout en nous faisant sentir l'urgence de témoigner de notre foi.

Construire la maison sur la roche est une image claire qui nous invite à attacher du prix à notre engagement de foi, qui ne peut se limiter à de belles paroles, mais doit se fonder sur l'autorité des œuvres imprégnées de charité. Un de ces jours, l'Église va nous rappeler la vie de saint Pélage, jeune martyr de la chasteté. En souvenir de lui, saint Bernard écrivit dans son traité sur les mœurs et le ministère des évêques: «La chasteté, aussi belle qu'elle soit, n'a pas de valeur ni de mérite sans la charité. La pureté sans l'amour est comme une lampe sans huile; mais la sagesse dit: Qu'elle est belle la sagesse unie à l'amour! A cet amour dont nous parle l'Apôtre, qui provient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère».

La clarté du message, unie à la force de la charité, manifeste l'autorité de Jésus, qui étonnait ses contemporains: «Les foules étaient frappées par son enseignement, car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes» (Mt 7,28-29). Notre prière et notre contemplation d'aujourd'hui doivent être accompagnées d'une réflexion sérieuse: comment est-ce que je parle et agis dans ma vie comme chrétien? Comment est-ce que je concrétise mon témoignage? Comment est-ce que je traduis le commandement de l'amour dans ma vie personnelle, familiale, dans mon travail, etc.? Ce ne sont ni les paroles, ni les prières sans engagement qui comptent, mais l'effort pour vivre selon le Projet de Dieu. Notre oraison devrait toujours exprimer notre désir de faire le bien et un appel à l'aide, car nous reconnaissons notre faiblesse.

Seigneur, que notre prière soit toujours accompagnée par la force de la charité.

 

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Publié le 23 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 1,57-66.80): 

 

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara: «Non, il s'appellera Jean». On lui répondit: «Personne dans ta famille ne porte ce nom-là!». On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit: «Son nom est Jean». Et tout le monde en fut étonné.

A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia: il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient: «Que sera donc cet enfant?». En effet, la main du Seigneur était avec lui. L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.

L’Application

 

Je vous invite tous à méditer sur ces trois points.

La joie et la gloire de Dieu

La présence de Jean de Baptiste a donné une joie immense à la famille, à la communauté et au monde entier, le plus grand parmi les hommes, né de femmes, comme en témoigne le Christ. Alors que nous célébrons cette solennité, nous devons nous demander si notre présence donne-t-elle la joie au monde et si, par notre présence, faisons-nous en sorte que les gens rendent gloire à Dieu ?  L'Évangile ne manque pas de nous rappeler qu'en toute chose, la gloire de Dieu doit être la raison de notre pensée et la force de notre action.

 

La surprise et l'émerveillement du Seigneur

Nous avons tous certaines règles et réglementations, guidés par les traditions et la culture. Dieu n'est pas limité à ces éléments de la vie. Pour comprendre le fonctionnement divin, nous sommes appelés à regarder au-delà de ces éléments humains, et à rechercher la volonté divine.  Cette volonté divine n'est pas un acte unique, mais un acte permanent et continu, qui pousse à renouveler cette recherche éternellement. Dieu a son mot à dire sur tout, et ce n'est pas le même pour tous et pour tous les temps. Les parents de Jean étaient ouverts à cette nouveauté et ont permis à Dieu d'agir dans leurs propres décisions. Ainsi, devant le peuple, ils sont devenus le témoin vivant de la présence de Dieu et de ses actes merveilleux.

 

Forts de l'Esprit et vivant dans le désert

Il y a un paradoxe de la vie et un lien fort entre la vie dans l'Esprit et la vie dans le désert. C'est à travers les événements et les personnes que Dieu révèle sa présence dans le monde. Cependant, c'est dans le silence et dans la profondeur de notre cœur que Dieu nous parle. L'Esprit nous force à entrer dans une vie de désert, au plus profond de notre propre intériorité, une vie solide avec une mentalité de "Dieu seul". Cet Esprit nous donne la soif d'eau et nous oblige à dépendre de la providence de Dieu. Cette vie dans le désert nous permet de vivre de façon étrange, un moment de vide extérieur et apparent, et nous aide à comprendre la réalité brute, la vérité cachée et à découvrir la richesse invisible de la présence divine dans notre vie. Il est important de noter que c'est l'Esprit qui a conduit Jésus dans le désert. N'ayons pas peur de notre propre vie dans le désert, et entrons ici, volontiers et joyeusement.

 

«L'enfant grandit et son esprit se fortifiait»

Abbé Joan MARTÍNEZ Porcel
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de la naissance de Jean Baptiste. Saint Jean est un homme de grands contrastes: il vit dans le silence du désert, néanmoins de là il parle aux foules et, d'une voix convaincante, les invite à la conversion; il est humble dans la façon de reconnaître qu'il n'est pas la Parole mais uniquement la voix, mais il ne mâche pas ses paroles et il a le courage d'accuser et de dénoncer les injustices y compris aux rois eux-mêmes; il invite ses disciples à aller vers Jésus mais ne refuse pas de parler à Hérode pendant sa captivité. Silencieux et humble, il est également courageux et intrépide même au point de verser son sang. Jean Baptiste est un grand homme! Jésus dira de lui qu'il est le plus grand homme né d'une femme, mais il n'est que le précurseur du Christ.

Le secret de sa grandeur réside peut-être dans le fait qu'il est conscient qu'il a été choisi par Dieu, ainsi l'exprime l'évangéliste: «L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël» (Lc 1,80). Toute son enfance et son adolescence ont été marquées par la prise de conscience de sa mission: rendre témoignage; et il le fait en baptisant Jésus dans le Jourdain; en préparant le peuple pour le Seigneur; et à la fin de sa vie, en versant son sang en faveur de la vérité. A travers notre connaissance de Jean nous pouvons répondre à la question de ses contemporains: «Que sera donc cet enfant?» (Lc 1,66).

Par le baptême, nous avons tous été choisis et envoyés pour rendre témoignage du Seigneur. Dans un milieu indifférent, saint Jean est un modèle et une aide pour nous tous; saint Augustin nous dit: «Admire Jean autant que tu le pourras car ce que tu admires profite au Christ. Je répète, cela profite au Christ, pas parce que tu lui offres quelque chose à Lui, mais parce que tu progresses grâce à Lui». Chez saint Jean, son comportement de précurseur manifesté par sa prière attentive au Saint Esprit, son courage et son humilité, nous aident à ouvrir de nouveaux horizons de sainteté pour nous tous ainsi que pour nos frères.

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Publié le 23 Juin 2020

Gospel text

(Lk 1,57-66.80): 

 

When the time came for Elizabeth, she gave birth to a son. Her neighbors and relatives heard that the merciful Lord had done a wonderful thing for her and they rejoiced with her. When on the eighth day they came to attend the circumcision of the child, they wanted to name him Zechariah after his father. But his mother said, «Not so; he shall be called John». They said to her, «No one in your family has that name»; and they asked the father by means of signs for the name he wanted to give. Zechariah asked for a writing tablet and wrote on it, «His name is John», and they were very surprised.

Immediately Zechariah could speak again and his first words were in praise of God. A holy fear came on all in the neighborhood, and throughout the Hills of Judea the people talked about these events. All who heard of it pondered in their minds and wondered, «What will this child be?». For they understood that the hand of the Lord was with him. As the child grew up, he was seen to be strong in the Spirit; he lived in the desert till the day when he appeared openly in Israel.

The Application

I would invite you all to meditate on these three points.

The Joy and the glory of God

The presence of John de Baptist has given immense joy to the family, to the community and to the whole world, the greatest among men, born of women, as witnessed by Christ. As we celebrate this solemnity, we have to ask ourselves, does our presence give joy to the world and by our presence do we make people to give glory to God?  The gospel doesn’t fail to remind us that in everything the glory of God should be the reason of our thinking and the force of our doing.

 

The surprise and the wonder of the Lord

We all have certain rules and regulations, guided by traditions and culture. God is not limited to these elements of life. To understand the divine functioning, we are called to look beyond these human elements, and search for the divine will.  This divine will is not a single act, but a permanent and continuous act, which pushes to renew this search eternally. God has a say in everything, and it’s not the same to all and to all time. The parents of John were open to this newness and allowed God to act in their own decisions. Thus, before the people they became the living witness of God’s presence and His marvelous deeds.

 

Strong in the Spirit and lived in the desert

There is a paradox of life and a strong bond between living in Spirit and a desert life. It is through events and people that God reveals His presence in the world. However, it in the silence and in the dept of our heart that God speaks to us. The Spirit forces to enter into a desert life, deep into our own interiority, a solid life with ‘God alone’ mentality. This Spirit gives us the thirst for water and forces us to depend on God’s providence. This desert life allows us to live  strangely, a moment of external and apparent emptiness, and helps us to understand the from the crude reality, the hidden truth and to discover the invisible richness of divine presence in our life. It is important to note that it was the Spirit which led Jesus into the desert. Let’s not be afraid of our own desert life, and should enter here, willingly and joyfully.

 

Action of the day: be joyful in every moment of life.

 

«As the child grew up, he was seen to be strong in the Spirit»

 

Fr. Joan MARTÍNEZ Porcel
(Barcelona, Spain)

 

Today, we solemnly celebrate the Nativity of the Baptist. St. John is a man of contrasts: he lives in the silence of the desert, but right from there he appeals to the crowds with convincing voice inviting them to convert; he is humble enough to say he is only the voice, not the Word, but he does not mince his words and dares to accuse and denounce all injustices even to the very king; he urges his disciples to meet with Jesus, but he does not mind rebuking king Herod while he is in prison. Silent and humble, he is also strong and courageous enough to shed his blood. John the Baptist is a great man!, the greatest of them all, as Jesus himself will say in praise, but he is only Christ's precursor.

Perhaps, the secret of his greatness is the realization of knowing he has been chosen by God; this is how the evangelist explains it: «And the child grew and became strong in spirit; and he lived in the desert until he appeared publicly to Israel» (Lk 1:80). All his childhood and youth was marked by the understanding of his mission: to provide testimony; which he does by baptizing Christ in the river Jordan, by favorably disposing the crowds for the Lord and, at the end of his life, by shedding his blood in favour of the truth. With our knowledge about John, we could answer the question his contemporary was wondering about: «What will this child be?» (Lk 1:66).

Through the baptism, we have been all chosen and sent to bear witness of the Lord. In an environment of indifference, St. John is a helping example to imitate; St. Augustine says: «Admire John as much as you can for, whom you admire is profitable to Christ. I insist, he is profitable to Christ, not because you offer anything to Him, but because of your being able to progress in Him». In John, his attitude as a Messenger, clearly explicit in attentive prayer to the Spirit, in his fortitude and humility, helps us to establish new horizons of sanctity for us and for our brother.

 

 

 

 

Daily Quote from the early church fathers:

Parallels between John and Jesus,

by Ephrem the Syrian (306-373 AD)

 

"The elderly Elizabeth gave birth to the last of the prophets, and Mary, a young girl, to the Lord of the angels. The daughter of Aaron gave birth to the voice in the desert (Isaiah 63:9), but the daughter of David to the strong God of the earth. The barren one gave birth to him who remits sins, but the Virgin gave birth to him who takes them away (John 1:29). Elizabeth gave birth to him who reconciled people through repentance, but Mary gave birth to him who purified the lands of uncleanness. The elder one lit a lamp in the house of Jacob, his father, for this lamp itself was John (John 5:35), while the younger one lit the Sun of Justice (Malachi 4:2) for all the nations. The angel announced to Zechariah, so that the slain one would proclaim the crucified one and that the hated one would proclaim the envied one. He who was to baptize with water would proclaim him who would baptize with fire and with the Holy Spirit (Matthew 3:11). The light, which was not obscure, would proclaim the Sun of Justice. The one filled with the Spirit would proclaim concerning him who gives the Spirit. The priest calling with the trumpet would proclaim concerning the one who is to come at the sound of the trumpet at the end. The voice would proclaim concerning the Word, and the one who saw the dove would proclaim concerning him upon whom the dove rested, like the lightning before the thunder." (excerpt from COMMENTARY ON TATIAN’S DIATESSARON 1.31)

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Publié le 22 Juin 2020

Gospel text

(Mt 7,6.12-14): 

Jesus said to his disciples, «Do not give what is holy to the dogs, or throw your pearls to the pigs: they might trample on them and even turn on you and tear you to pieces. So, do to others whatever you would that others do to you: there you have the Law and the Prophets. Enter through the narrow gate; for wide is the gate and broad is the road that leads to destruction, and many go that way. How narrow is the gate that leads to life and how rough the road; few there are who find it».

«Do not give what is holy to the dogs»

 

Deacon Fr. Evaldo PINA FILHO
(Brasilia, Brazil)

Today, the Lord makes three recommendations. The first one, «Do not give what is holy to the dogs, or throw your pearls to the pigs» (Mt 7:6), makes a contrast in which “assets” are associated with “pearls” and to what “is holy”; and “dogs and pigs” to what is impure. Saint John Chrysostom teaches us that «our enemies are like us in nature but not in faith». Although the earthly benefits are equally distributed to the worthy and unworthy, it is not so when it comes to “spiritual graces”, which are a privilege of those who are faithful to God. The right distribution of spiritual assets is related to the zeal for sacred things.

The second is the so called “rule of gold” (cf. Mt 7:12), which encompasses everything the Law and the Prophets recommended, like branches of a single tree: the love of one’s neighbor presupposes the love of God, from which it comes.

Doing unto our neighbor what we would have done to us implies transparency of actions towards the other, the acknowledgement of their similitude to God, of their dignity. Why do we want the Good for ourselves? Because we recognize it as a means of identity and union with the Creator. Since the Good is, for us, the only means to achieve life in its fullest, its absence is unconceivable in our relationship with our neighbors. There is no place for the good where falseness prevails and evil preponders.

Lastly, the “narrow gate”… Pope Benedict asks us: «What does this "narrow door" mean? Why do many not succeed in entering through it? Is it a way reserved for only a chosen few? » No! The message of Christ is that «everyone may enter life, but the door is "narrow" for all. We are not privileged. The passage to eternal life is open to all, but it is "narrow" because it is demanding: it requires commitment, self-denial and the mortification of one's selfishness».

Let us pray to the Lord, who won universal salvation with His own life and resurrection, to gather us all in the eternal life Banquet.

 

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Publié le 22 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 7,6.12-14):

 «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture: la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent».

 

«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens»

 

Deacre Abbé Evaldo PINA FILHO
(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui, le Seigneur nous donne trois conseils. Le premier, «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons» (Mt 7,6), un contraste où d'une part les "biens" sont associés aux "perles" et à "ce qui est sacré", et d'autre part les "chiens et les cochons" à ce qui est impur. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que "nos ennemis sont pareils que nous dans leur nature mais non pas dans leur foi". Même si les richesses terrestres sont accordées d'une même manière aux dignes comme aux indignes, il n'est pas de même pour les "grâces spirituelles", privilège de ceux qui sont fidèles à Dieu. La distribution vraie des biens spirituels implique un zèle pour les choses sacrées.

Le deuxième c'est ce qu'on appelle la "règle d'or" (cf. Mt 7,12) qui résumait tout ce que la Loi et les prophètes avaient annoncé, telles les branches d'un même arbre: l'amour du prochain présuppose l'amour de Dieu et provient de Lui.

Faire au prochain ce que nous aimerions qu'on fasse pour nous, implique une transparence dans ce qu'on fait aux autres, dans la reconnaissance de sa ressemblance à Dieu et de sa dignité. Pourquoi recherchons-nous le Bien pour nous-mêmes? Parce que nous reconnaissons que c'est le seul moyen de nous identifier et nous unir au Créateur. Etant donné que le Bien est le seul moyen de vivre sa vie dans sa plénitude, l'absence de ce bien est inconcevable dans notre relation avec notre prochain. Il n'y a pas de place pour le Bien là ou prédominent le mensonge et le mal.

Le dernier, la "porte étroite"… le pape Benoît XVI nous demande: «Que signifie cette "porte étroite"? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus?» la réponse est non!, le message du Christ nous dit que «tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite"… Le passage vers la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande engagement, abnégation, et mortification de son égoïsme».

Prions le Seigneur qui a obtenu le salut de l'univers par sa mort et sa résurrection, afin que nous soyons tous réunis au Banquet de la vie éternelle.

 

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Publié le 21 Juin 2020

Gospel text

(Mt 7,1-5): 

 

Jesus said to his disciples, «Do not judge and you will not be judged. In the same way you judge others, you will be judged, and the measure you use for others will be used for you. Why do you look at the speck in your brother's eye and not see the plank in your own eye? How can you say to your brother: ‘Come, let me take the speck from your eye’, as long as that plank is in your own? Hypocrite, take first the plank out of your own eye, then you will see clear enough to take the speck out of your brother's eye».

 

The Application

 

How to live a life without judging? Jesus seems to propose to us that a life without judging others is possible, particularly a critical judgement. To find an answer, I would personally invite you to look this gospel message little deeper than reducing it naively as ‘not to judge.’ I find here as an invitation to have a deeper self-knowledge and a sincere engagement to know the other person. This knowing will help us to understand where we stand and to look every human person with an eye filled with love and compassion. This love and compassion is possible, only if we remain connected to us and to our own weakness as  part of our life and accept them. It is from here that we learn to look us with mercy and compassion, and by consequence, we avoid all critical judgement. In case there is a need, to which we are forced to do, then our mutual correction will be filled with charity.

 

Action of the day: Be compassionate and charitable.

«In the same way you judge others, you will be judged, and the measure you use for others will be used for you»

 

Fr. Jordi POU i Sabater
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

Today, the Gospel has reminded me of the Marshalling's words in Der Rosenkavalier, by Hugo von Hofmansthal: «The big difference lies upon the “how”». In many aspects of our life —particularly our spiritual life— the end result will change, depending upon “how” we do something.

Jesus said: «Do not judge and you will not be judged» (Mt 7:1). But Jesus had also said that we are to correct our sinful brother, and to do that we have got to previously make some kind of judgment. In his writings, St. Paul does judge the Corinthian community and St. Peter condemns Ananias and his wife Sapphira for falsehood. Because of that, St. John Crisostom explains: «Jesus is not saying we cannot prevent a sinner from sinning; we have to correct him, indeed, though not as the enemy seeking revenge but, rather, as a doctor applying the cure». It seems, therefore, our judgment should be mostly made with an aim to mend, not to take revenge.

But what St. Augustine says is even more interesting: «The Lord prevents us from judging quickly and unfairly (...). We should first ponder whether we have not made a similar sin; let us remember we are fragile, and let us always [judge] with the intention of serving God and not ourselves». If, when we see our brothers' sins we remember our own, it will not happen to us, as the Gospel says, that with a plank in our eyes we try to take the speck out of our brother's eye (cf. Mt 7:3).

If we are well prepared, we shall see the good and bad things in our fellow men, and almost unconsciously we shall form a judgment. But to look at others' faults from that point of view will help us as to the way “how” we judge: it will help us not to judge for the sake of judging, or just to say something or, perhaps, to cover our own deficiencies or, simply, because everybody does it. And, above all, let us always remember Jesus' words: «In the same way you judge others, you will be judged» (Mt 7:2).

 

 

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Publié le 21 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 7,1-5): 

«Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas? Comment vas-tu dire à ton frère: ‘Laisse moi retirer la paille de ton œil’, alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi? Esprit faux! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».


 

L’Application


 

Ne redussions pas l’évangile du jour naïvement comme, ‘non pas juger’. Il nous invite à se connaître, connaître notre propre intériorité, comme Dieu nous a créé. Si je n’arrive pas à me connaître, comment puis-je connaître les autres, encore plus le Seigneur qui nous aime ? Le Seigneur nous invite aussi à connaître les autres. Dans cette connaissance, une véritable connaissance de l’homme, que l’homme apprendra à non pas juger les autres, car nos jugements, sont très souvent est un miroir de notre propre intériorité. Si ça nous arrive à corriger un autre (porter un jugement), nous le ferrons dans la charité.

«Le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous»

 

Abbé Jordi POU i Sabater
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile me rappelle les paroles de la Maréchale dans le roman le Chevalier à la Rose, de Hugo von Hofmansthal: «C'est la manière qui fait la grande différence». La façon dont nous agissons changera le résultat dans de nombreux aspects de notre vie, surtout dans le contexte spirituel.

Jésus nous dit: «Ne jugez pas, pour ne pas être jugés» (Mt 7,1). Mais Jésus nous dit aussi de corriger celui qui est dans le péché, et pour cela il faut que nous ayons déjà fait un quelconque “jugement”. Même Saint Paul juge dans ses écrits la communauté de Corinthe et Saint Pierre condamne Ananias et son épouse pour leurs mensonges. C'est pour cela que Saint Jean de Chrysostome justifie cela en disant: «Jésus ne dit pas que nous ne devons pas éviter qu'un pécheur s'arrête de pécher, nous devons certainement le corriger, mais pas comme un ennemi qui cherche la vengeance, plutôt comme le médecin qui donne un remède au malade». Notre jugement doit donc se faire surtout dans un but de correction et non pas de vengeance.

Mais ce que dit Saint Augustin est encore plus intéressant: «Le Seigneur nous avertit de ne pas juger rapidement et injustement (…). Réfléchissons d'abord si nous n'avons pas commis un péché semblable, rappelons-nous aussi que nous sommes fragiles, et jugeons toujours avec l'intention de servir Dieu et non pas nous-mêmes». Si lorsque nous voyons les péchés de nos frères nous voyons les nôtres, il ne nous arrivera pas comme il est dit dans l'Évangile de vouloir “retirer la paille de l'oeil de notre frère alors qu'il y a une poutre dans le nôtre” (cf Mt 7,3).

Si nous avons une bonne formation, nous verrons, presque de manière inconsciente, les bonnes et les mauvaises choses chez les autres: et nous rendrons un jugement. Mais le fait de voir les fautes chez les autres avec un point de vue comme mentionné ci-dessus nous aidera dans notre “manière” de juger: cela nous aidera à ne pas juger juste pour juger ou juste pour faire un commentaire ou pour cacher nos défaillances ou simplement parce que tout le monde le fait. Et pour terminer, ayons surtout à l'esprit les paroles de Jésus: «La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous» (Mt 7,2).

 

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Publié le 21 Juin 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 7,1-5): 

«Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas? Comment vas-tu dire à ton frère: ‘Laisse moi retirer la paille de ton œil’, alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi? Esprit faux! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».


 

L’Application


 

Ne redussions pas l’évangile du jour naïvement comme, ‘non pas juger’. Il nous invite à se connaître, connaître notre propre intériorité, comme Dieu nous a créé. Si je n’arrive pas à me connaître, comment puis-je connaître les autres, encore plus le Seigneur qui nous aime ? Le Seigneur nous invite aussi à connaître les autres. Dans cette connaissance, une véritable connaissance de l’homme, que l’homme apprendra à non pas juger les autres, car nos jugements, sont très souvent est un miroir de notre propre intériorité. Si ça nous arrive à corriger un autre (porter un jugement), nous le ferrons dans la charité.

«Le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous»

Abbé Jordi POU i Sabater
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile me rappelle les paroles de la Maréchale dans le roman le Chevalier à la Rose, de Hugo von Hofmansthal: «C'est la manière qui fait la grande différence». La façon dont nous agissons changera le résultat dans de nombreux aspects de notre vie, surtout dans le contexte spirituel.

Jésus nous dit: «Ne jugez pas, pour ne pas être jugés» (Mt 7,1). Mais Jésus nous dit aussi de corriger celui qui est dans le péché, et pour cela il faut que nous ayons déjà fait un quelconque “jugement”. Même Saint Paul juge dans ses écrits la communauté de Corinthe et Saint Pierre condamne Ananias et son épouse pour leurs mensonges. C'est pour cela que Saint Jean de Chrysostome justifie cela en disant: «Jésus ne dit pas que nous ne devons pas éviter qu'un pécheur s'arrête de pécher, nous devons certainement le corriger, mais pas comme un ennemi qui cherche la vengeance, plutôt comme le médecin qui donne un remède au malade». Notre jugement doit donc se faire surtout dans un but de correction et non pas de vengeance.

Mais ce que dit Saint Augustin est encore plus intéressant: «Le Seigneur nous avertit de ne pas juger rapidement et injustement (…). Réfléchissons d'abord si nous n'avons pas commis un péché semblable, rappelons-nous aussi que nous sommes fragiles, et jugeons toujours avec l'intention de servir Dieu et non pas nous-mêmes». Si lorsque nous voyons les péchés de nos frères nous voyons les nôtres, il ne nous arrivera pas comme il est dit dans l'Évangile de vouloir “retirer la paille de l'oeil de notre frère alors qu'il y a une poutre dans le nôtre” (cf Mt 7,3).

Si nous avons une bonne formation, nous verrons, presque de manière inconsciente, les bonnes et les mauvaises choses chez les autres: et nous rendrons un jugement. Mais le fait de voir les fautes chez les autres avec un point de vue comme mentionné ci-dessus nous aidera dans notre “manière” de juger: cela nous aidera à ne pas juger juste pour juger ou juste pour faire un commentaire ou pour cacher nos défaillances ou simplement parce que tout le monde le fait. Et pour terminer, ayons surtout à l'esprit les paroles de Jésus: «La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous» (Mt 7,2).

 

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Publié le 21 Juin 2020

Nous écoutons un enseignement divin, immédiatement après l’élection des Apôtres, un mandat missionnaire. Ne craignez pas, même pas de la mort, soyez ouvert, car Jésus nous dit qu’il est avec nous. Dans cet engagement missionnaire, Il nous protégera, nous guidera et révélera la vérité et cette vérité nous sauvera. Certains d’entre nous pouvons nous exprimer la même lamentation du prophète Jérémie, pourtant gardons sa foi, une foi inébranlable qui fait transformer ses lamentations comme une louage.

 

« Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants. » Un homme de foi, ne peut pas vivre dans la peur. Aujourd’hui nous fêtons la fête du père. Il est notre Père, mettons toute notre confiance en Dieu, il est notre message, il est Celui contient toute notre vie et nous en sommes témoins. Jésus même nous l’affirme, « quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte »

 

Le premier devoir chrétien est ce qu’Il accueille le Christ chaque jour dans ses frères et sœurs, qu’il transforme toute rencontre humaine comme une rencontre divine, et qu’il apprenne à vive sa vie dans la joie, quelle que soit les situations. Nous sommes envoyés vers ce monde, un monde que Dieu aime. Par l’Incarnation Dieu nous a dit qu’Il sera avec nous jusqu’à la fin du monde, et nous croyons qu’Il est encore avec nous, ici présent parmi nous. C’est dans la diversité et dans la différence que Dieu nous montre son unité de la Trinité, non pas dans l’uniformité. On est différent, différent dans la pensée et dans l’être. Cette diversité est bien voulue par Dieu.

 

Comme les Apôtres, nous sommes choisis, consacrés et envoyés par Dieu. En accomplissant cette tache missionnaire, n’oublions jamais ce que Dieu a dit au prophète Samuel, lorsqu’il était envoyé à maison de Jéssé pour consacrer David « Dieu ne regarde pas comme les hommes, les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Le prophète Samuel avec sa patience a reconnu que ce petit garçon « était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. » Il faut voir le monde avec les yeux de Dieu. Et, nous verrons ses merveilles.

 

Mes amis, Dieu est avec nous, il prend soin de nous et soyons heureux et annonçons la Bonne Nouvelle courageusement. Nous devons travailler avec Lui et par Lui, non pas contre les hommes qui font le mal, et notre combat est contre le mal, contre tout ce qui nous sépare de l’amour divin. Je vous souhaite une bonne mission. En ce jour de la fête du père, prions pour les pères du monde. Que le Seigneur les bénisse et qu’Il les accompagne, Amen.

 

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Publié le 21 Juin 2020

We listen to a divine teaching, immediately after the election of the Apostles, a missionary mandate. Do not fear, not even of death, be open, for Jesus tells us that He is with us. In this missionary commitment, He will protect us, guide us and reveal the truth and this truth will save us. Some of us may express the same lament of the prophet Jeremiah, yet let us keep his faith, an unshakeable faith that makes his lament turn into praise.

 

"Sing to the Lord, praise the Lord: he has delivered the poor from the hand of the wicked. "A man of faith cannot live in fear. Today we celebrate the father's day. He is our Father, let us put all our trust in God, He is our message, He is the One who contains our whole life and we are witnesses of it. Jesus himself tells us, "As for you, even the hairs on your head are all numbered. Do not be afraid.

 

The first Christian duty is that he should welcome Christ every day in his brothers and sisters, that he should transform every human encounter into a divine encounter, and that he should learn to live his life joyfully in every situation. We are sent to this world, a world that God loves. Through the Incarnation God has told us that He will be with us until the end of the world, and we believe that He is still with us, present here among us. It is in diversity and difference that God shows us his unity of the Trinity, not in uniformity. We are different, different in thought and in being. This diversity is willed by God.

 

Like the Apostles, we are chosen, consecrated and sent by God. In fulfilling this missionary task, let us never forget what God said to the prophet Samuel, when he was sent to the house of Jessé to consecrate David: "God does not look as men do, men look at the appearance, but the Lord looks at the heart. "The Prophet Samuel with his patience recognized that this little boy "had beautiful eyes, he was handsom. "You must see the world with the eyes of God. And we will see its wonders.

 

My friends, God is with us, He takes care of us and let us be happy and announce the Good News courageously. We must work with Him and through Him, not against men who do evil, and our fight is against evil, against everything that separates us from divine love. I wish you a good mission. On this Father's Day, let us pray for the fathers of the world. May the Lord bless them and accompany them, Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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