Publié le 11 Février 2020

Gospel text

(Mk 7,14-23): 

Jesus then called the people to him again and said to them, «Listen to me, all of you, and try to understand. Nothing that enters one from out­side can make that person unclean. It is what comes out from within that makes un­clean. Let everyone who has ears listen».

When Jesus got home and was away from the crowd, his disciples asked him about this saying and he replied, «So even you are dull? Do you not see that whatever comes from outside cannot make a person unclean? Since it enters, not the heart but the stomach and is finally passed out». Thus Jesus declared that all foods are clean. And he went on, «What comes out of a person is what defiles, for evil designs come out of the heart: theft, murder, adultery, jealousy, greed, maliciousness, deceit, indecency, slander, pride and folly. All these evil things come from within and make a person unclean».

 

The Application

 

Jesus patiently explains everything to His disciples, particularly to those who search in all sincerity. In our spiritual accompaniment, if you have some Jesuits, they help us to understand the importance of discernment, and the importance of the process of decision making.

Jesus is indirectly asking his disciples to give some importance to this and work on it. He is telling us that anything which comes from outside, is beyond our control and we should learn to choose what is good in the world, for our growth, from the available resources that God has given to us. He affirms that God has put into our heart what is good and we have to choose everything in coherent to this divine goodness that God has placed in us.

Since God has given us this faculty of discernment, accompanied by the gifts of the Holy Spirit, we have the liberty of using these natural faculty given to us, to be totally coherent with the divine will, filled with love and compassion.  If we wish to be good in our thinking and doing, then we have this obligation of choosing everything in our personal freedom, in coherence with the divine will, because God in His goodness desires what is best for us.

The more we distance ourselves with the divine goodness, the more will be the danger of impurity in our being. Thus, in our discernment, instead of retaining what is good in this world, with our own impurity, anything comes out of us, will be totally contaminated by the same impurity. We have to be eternally careful and watchful, as St. Augustin say, that we may not be away from the divine love.

Action of the day: Be watchful.

«Nothing that enters one from out¬side can make that person unclean»

 

Fr. Norbert ESTARRIOL i Seseras
(Lleida, Spain)

Today, Jesus teaches us that God made everything good. But our intentions —which are not always right— may contaminate what we do. This is why Jesus Christ says: «Nothing that enters one from out­side can make that person unclean. It is what comes out from within that makes un­clean» (Mk 7:15). The experience of the offence against God is very real. And we Christians can easily discover the evil's deep mark in a sin's enslaved world. The mission Jesus charges us with, is to clean —with the help of His grace— all this contamination men's bad intentions have spread all over the world.

The Lord wants all our activities to be carried out well: He expects us to show in them intensity, method, science, know-how, eagerness for perfection, not looking for anything else but reinstating God's plan for Creation. For God made everything for man's benefit: «Purity of intention. —You will always have it if, in everything you do, you only look forward to pleasing God» (Saint Josemaria).

Only our will can spoil the Divine Plan. And we must watch that this is not so. Quite often we let in vanity, pride, despondency for lack of faith, impatience when our aims are not attained... This is why saint Gregory the Great warned us: «Be not seduced by any flattering prosperity, for only the foolish traveler stops along the way to admire the beautiful landscape while forgetting where he is heading for».

It will, therefore, be convenient to pay attention to how we offer our deeds to God, to always be aware of His presence and to frequently consider the Divine Filiation. Thus, all our days—through work and prayer— will be fortified and begin in our Lord, and whatever we start in his name will reach its desired ending.

For we can make great things if we realize that each one of our human actions is a co-redeemer when joined to deeds and actions of Christ.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 11 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 7,14-23):

 Il appela de nouveau la foule et lui dit: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit: «Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé?». C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore: «Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

 

L’Application

 

Je n’entre pas dans le sujet de la pureté de la création, car je crois profondément que Dieu créa le monde et il le trouva bon, y compris l’homme, tel qu’il est aujourd’hui. Parmi les dons que Dieu nous a donnés, je ne doute pas que ‘la liberté avec la vérité et la connaissance’ doit être la plus importante. Puisque Dieu est libre, Il nous a accordé cette liberté et malheureusement dans l’application de la liberté avec l’intelligence humain, l’homme se trombe dans son discernement.  

Ce discernement se passe non pas de l’extérieur, mais à l’intérieur. Tout ce que nous voyons et percevons, endentons et comprenons, malheureusement sont conditionnés par ce processus de discernement.  Tout ce qui sort de nous, même s’il soit entré par l’extérieur, non plus de l’extérieur, mais de notre propre intériorité, et donc de nous.

Si ce discernement est fait dans la liberté, devant le regard de Dieu, dans la bienveillance, rempli d’amour et de compassion, nous ferra grandir en Dieu. Cette importance de la volonté divine dans notre discernement, et notre engagement positif à l’accomplissement de la volonté divine, dans notre vie quotidienne, nous qualifiera notre place devant ce Dieu qui nous aime.

C’est dans le même discernement que nous avons choisi les choses qui peuvent rester en nous ou qui doivent nous quitter, formera et reformera la personne que Dieu a créé. Dieu nous a donné cette liberté de nous former et déformer. Si nous discernons et agissons selon la volonté divine, tout ce qui sorte de nous, sera forcément du bien.

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 10 Février 2020

Gospel text

(Mk 7,1-13): 

One day the Pharisees gathered around Jesus and with them were some teachers of the Law who had just come from Jerusalem. They noticed that some of his dis­ciples were eating their meal with unclean hands, that is, without washing them. Now the Pharisees, and in fact, all the Jews, never eat without washing their hands for they fol­low the tradition received from their ancestors. Nor do they eat anything when they come from the market without first washing themselves. And there are many other traditions they observe, for example, the ritual washing of cups, pots and plates.



So the Pharisees and the teachers of the Law asked him, «Why do your disciples not follow the tradition of the elders, but eat with unclean hands?». Jesus answered, «You, shallow people! How well Isaiah prophesied of you when he wrote: ‘This peo­ple honors me with their lips, but their heart is far from me. The worship they offer me is worthless, for what they teach are only human rules’. You even put aside the commandment of God to hold fast to human tradition». And Jesus commented, «You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition. For example, Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’, and: ‘Whoever curses his father or his mother is to be put to death’. But according to you someone could say to his father or mother: ‘I already declared Corban, which means "offered to God," what you could have expected from me’. In this case, you no longer let him do anything for a father or mother. So you nullify the word of God through the tradition you have handed on. And you do many other things like that».

 

Daily Quote from the early church fathers:

 

Mammon refuses to provide for parents in old age,

by John Chrysostom (347-407 AD)

"Christ says, 'Care for the poor' (Matthew 19:21; Mark 10:21; Luke 14:13); Mammon says, 'Take away even those things the poor possess.' Christ says, 'Empty yourself of what you have' (Matthew 16:24; Mark 8:34; Luke 9:23); Mammon says, 'Take also what they possess.' Do you see the opposition, the strife between them? See how it is that one cannot obey both, but must reject one?... Christ says, 'None of you can become my disciple if you do not give up all your possessions' (Luke 14:33); Mammon says, 'Take the bread from the hungry.' Christ says, 'Cover the naked' (Matthew 25:34-40; Isaiah 58:7); the other says, 'Strip the naked.' Christ says, 'You shall not turn away from your own family (Isaiah 58:7), and those of your own house' (1 Timothy 5:8; Galatians 6:10); Mammon says, 'You shall not show mercy to those of your own family. Though you see your mother or your father in want, despise them' (Mark 7:11)." (excerpt from HOMILIES ON PHILIPPIANS 6.25)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 10 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13): 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

 

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Février 2020

Gospel text

(Mk 6,30-34): 

The apostles returned and reported to Jesus all they had done and taught. Then he said to them, «Go off by yourselves to a remote place and have some rest». For there were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat. And they went away in the boat to a secluded area by themselves. But people saw them leaving and many could guess where they were go­ing. So, from all the towns they hurried there on foot, arriving ahead of them. As Jesus went ashore he saw a large crowd, and he had compassion on them for they were like sheep without a shepherd. And he began a long teaching session with them.

«‘Go off by yourselves to a remote place and have some rest’. For there were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat»

 

Fr. David COMPTE i Verdaguer
(Manlleu, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel proposes a situation, a need and a paradox; all, very real in our time, too.

The situation. The Apostles are “overworked”: «There were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat» (Mk 6:30). Quite often we are facing the same kind of stress. Our work consumes a good share of our energy; the family, where each member seeks our love; the other activities which we are engaged in, which do good to us while benefiting third parties... If you wish... you can? Maybe it would be sounder admitting we cannot do all we would like to...

The need. Our body, our head and our heart have a need: to rest. In these few verses we have an often ignored manual about resting, where communication is emphasized. The Apostles «returned and reported to Jesus all they had done and taught» (Mk 6:30). Communication with God, following the thread of what is more cherished to our heart. And —o surprise!— we find God is already awaiting. And He hopes to find us with our tiredness.

Jesus tells them: «Go off by yourselves to a remote place and have some rest» (Mk 6:31). In God's plans there is a place of rest! But there is more, as our whole existence, with all that entails, must rest in God. An anxious saint Augustine claims: «You made us for you and our heart is restless while not resting with You». God's rest is creative; not “anesthetic”: bumping into God's love focus on our heart and our thoughts.

The paradox. The Gospel scene has a “bad” ending: for the disciples cannot rest. God's plan fails: they are being approached by the crowd. They have not been able to “disconnect”. We often cannot get rid of our obligations either (children, wife, work...): it would be to betray ourselves! And yet, we must find God in these realities. If there is communication with God, if our heart rests in Him, we shall play down upon our useless tensions... and reality —free of chimeras— will better show God's sign.
In Him, that's where we should rest!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6,30-34): 

 

Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

 

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Février 2020

Gospel text

(Mk 6,14-29): 

King Herod also heard about Jesus because his name had become well-known. Some people said, «John the Baptist has been raised from the dead and that is why miraculous powers are at work in him». Others thought, «He is Eli­jah», and others, «He is a pro­phet like the pro­phets of times past». When Herod was told of this, he thought: «I had John beheaded, yet he has risen from the dead!». For this is what had happened. Herod had ordered John to be arrested and had him bound and put in prison because of Herodias, the wife of his brother Philip. Herod had married her and John had told him, «It is not right for you to live with your brother’s wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not be­cause Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Gali­­lee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And she went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my king­dom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

Daily Quote from the early church fathers: 

The Weakness of the Tyrant and the Power of the Beheaded,

by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"Note well the weakness of the tyrant compared to the power of the one in prison. Herod was not strong enough to silence his own tongue. Having opened it, he opened up countless other mouths in its place and with its help. As for John, he immediately inspired fear in Herod after his murder - for fear was disturbing Herod's conscience to such an extent that he believed John had been raised from the dead and was performing miracles (Mark 6:14-16)! In our own day and through all future time, throughout all the world, John continues to refute Herod, both through himself and through others. For each person repeatedly reading this Gospel says: 'It is not lawful for you to have the wife of Philip your brother' (Mark 6:18). And even apart from reading the Gospel, in assemblies and meetings at home or in the market, in every place... even to the very ends of the earth, you will hear this voice and see that righteous man even now still crying out, resounding loudly, reproving the evil of the tyrant. He will never be silenced nor the reproof at all weakened by the passing of time." (excerpt from ON THE PROVIDENCE OF GOD 22.8-9)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6,14-29): 

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

 

Abbé Ferran BLASI i Birbe
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse.

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Février 2020

Scripture:  

Mark 6:7-13  

7 And he called to him the twelve, and began to send them out two by two, and gave them authority over the unclean spirits. 8 He charged them to take nothing for their journey except a staff; no bread, no bag, no money in their belts; 9 but to wear sandals and not put on two tunics. 10 And he said to them, "Where you enter a house, stay there until you leave the place. 11 And if any place will not receive you and they refuse to hear you, when you leave, shake off the dust that is on your feet for a testimony against them." 12 So they went out and preached that men should repent. 13 And they cast out many demons, and anointed with oil many that were sick and healed them.

 

The Application

 

I would like to invite you all to meditate on certain points, hoping you to choose one among these points for your daily gospel application.

Called and sent

Jesus had many followers. However, He has chosen very few to announce the Good News. Happily we are one among them. Called, consecrated in our baptism and sent to the whole world to be the witness of divine mercy. The more we remain connected to this self-awareness (of our call and consecration), the better will be our engagement.

Two by two

Though it is an individual call and vocation, Jesus wishes that our missionary endeavour be a communitarian engagement. Sending two by two, Jesus prepares us for any eventuality, firstly, we should learn to work together and in an eventual opposition or rejection by our beneficiaries, may our mission of announcing the Good News, may have a relay for the perpetuity.  

Authority and dependence

Jesus has given us this divine authority to represent Him in our daily life, particularly in a witnessing life, and more importantly while announcing the Good News. It is here He wishes that we depend on the divine providence than the material necessities. All that we need, to announce the Good News, will be given in due time. It is in this total surrender to the divine will and our utter dependence in the divine providence that we can acquirer and act legitimately with the divine authority.

Daily Needs

Jesus wishes to announce the Good News by responding to the basic human needs. God takes care not only our spiritual needs, but also our daily charnel needs. By the very fact of incarnation, He wishes to elevate us, from an ordinary being, to be a divine being. The best way of announcing the Good News is by responding positively to the daily needs of our brothers and sisters. It is in our daily events and moments of life that God wishes to encounter us.

 

Action of the Day:  Learn to work together.

 

 

Daily Quote from the early church fathers:

 

Jesus gives them power to heal and cast out evil spirits,

by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

 

    "The grace bestowed upon the holy apostles is worthy of all admiration. But the bountifulness of the Giver surpasses all praise and admiration. He gives them, as I said, his own glory. They receive authority over the evil spirits. They reduce to nothing the pride of the devil that was so highly exalted and arrogant. They render ineffectual the demon’s wickedness. By the might and efficacy of the Holy Spirit, burning them as if they were on fire, they make the devil come forth with groans and weeping from those whom he had possessed...
    "He glorified his disciples, therefore, by giving them authority and power over the evil spirits and over sicknesses. Did he honor them without reason and make them famous without any logical cause? How can this be true? It was necessary, most necessary, that they should be able to work miracles, having been publicly appointed ministers of sacred proclamations. By means of their works, they then could convince men that they were the ministers of God and mediators of all beneath the heaven. The apostles then could invite them all to reconciliation and justification by faith and point out the way of salvation and of life that is this justification." 
(excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 47)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Février 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6,7-13): 

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

L’Application

 

Jésus a besoin de toi et moi. Il a besoin de nous, car Il veut établir un Royaume adopté aux hommes, pour que les hommes puissent y vivre dans la joie et dans la paix. Dieu voudrait annoncer la Bonne Nouvelle en répondant positivement à nos besoins quotidiens. Dieu nourris, non seulement les besoins spirituels, mais également, les besoins charnels, car Il a envoyé son Fils, pour prendre notre chère, et dans cette chère que Dieu veut nous libérer.

A tous ceux et celles qui se donnent au service de l’évangile, il faut apprendre à se dépendre totalement à la providence divine, car sans Dieu, nous ne pouvons rien faire, nous dit, Sainte Thérèse d’Avila.  

Jésus était rejeté par son peuple, et il est tout à fait possible que nous soyons nous aussi soyons rejetés par le même peuple. Il nous envoie deux par deux ; premièrement, pour que nous ne soyons pas déçus ou découragés et deuxièmement que l’annonce de l’évangile ne soit pas une affaire personnelle, mais un engagement communautaire.

«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

+ Abbé Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.

Les chrétiens avec la grâce et la doctrine de Jésus se trouvent au milieu des structures temporelles pour les vivifier et les ordonner au Créateur: «Qu'en écoutant la prédication de l'Église, le monde puisse croire, qu'en croyant il puisse espérer, qu'en espérant il puisse aimer» (saint Augustin). Le chrétien ne peut fuir ce monde. Bernanos écrivait ainsi: «Il nous a jeté au milieu de la pâte, au milieu de la multitude comme levain; nous reconquerrons pied à pied l'univers que le péché nous a enlevé; Seigneur, nous te le rendrons tel que nous l'avons reçu en ce premier matin du monde, tout ordonné et tout saint».

L'un des secrets est d'aimer le monde de toute son âme et de vivre avec amour la mission confiée par le Christ aux Apôtres ainsi qu'à nous tous. Comme l'a dit saint Josémaria, «l'apostolat est amour de Dieu qui déborde, don de soi-même aux autres (…). Et le désir d'apostolat est la manifestation exacte, adéquate, nécessaire, de la vie intérieure». Tel doit être notre témoignage quotidien au milieu des hommes et tout au long des temps.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0