Publié le 23 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 3,13-19): 

Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais. Donc, il institua les Douze: Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon), Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de "Boanerguès", c'est-à-dire: "Fils du tonnerre"), André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

«Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile résume la théologie de la vocation chrétienne: le Seigneur choisit ceux qu'Il veut pour qu'ils restent avec Lui et pour en faire des apôtres (cf. Mc 3,13-14). En premier lieu, Il les choisit: avant la création du monde, il nous a destinés à devenir saints (cf. Ef 1,4). Il nous aime à travers le Christ, et il nous modèle par son intermédiaire en nous donnant des vertus pour être ses enfants. C'est seulement en ayant en vue la vocation que l'on comprend nos vertus; la vocation est le "rôle" qu'il nous a donné dans la rédemption. C'est en découvrant l'intime "pourquoi" de mon existence que je me sens pleinement "moi", quand je vis ma vocation.

Et pourquoi nous a-t-il appelés? Pour que nous soyons avec Lui. Cet appel implique une réponse: «Un jour —je ne veux pas généraliser, ouvre ton cœur au Seigneur et raconte-lui ton histoire—, peut-être qu'un ami, un chrétien ordinaire comme toi, t'as fait découvrir un panorama profond et nouveau, même s'il est aussi vieux que l'Evangile. Il t'a suggéré que tu pouvais t'appliquer sérieusement à suivre le Christ, à devenir un apôtre des apôtres. A ce moment-là, tu as peut-être perdu la tranquillité et tu ne l'as retrouvée, convertie en paix, qu'après avoir répondu à Dieu librement, parce que tu en as eu envie —ce qui est la raison la plus surnaturelle—. Et la joie est venue, forte et constante, une joie qui disparaît seulement quand tu t'écartes de Lui» (Saint Joseph Marie).

C'est un don mais c'est aussi une tâche: la sainteté par l'intermédiaire de la prière et des sacrements et, de plus, c'est une lutte personnelle. «Tous les fidèles quels que soient leur état et leurs conditions de vie sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité, de la sainteté qui, même dans la société terrestre, encourage un mode de vie plus humain» (Concile Vatican II).

Ainsi, nous pouvons sentir la mission apostolique: amener le Christ aux autres; l'avoir avec nous et l'amener. Aujourd'hui, nous pouvons prêter davantage attention à l'appel, et perfectionner notre réponse d'amour.

 

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Publié le 22 Janvier 2020

Gospel text

(Mk 3,7-12): 

Jesus and His disciples withdrew to the lakeside and a large crowd from Galilee followed Him. A great number of people also came from Judea, Jerusalem, Idumea, Transjordan and from the region of Tyre and Sidon, for they had heard of all that He was doing. Because of the crowd, Jesus told His disciples to have a boat ready for Him, to prevent the people from crushing Him. He healed so many that all who had diseases kept pressing towards Him to touch Him. Even the people who had evil spirits, whenever they saw Him, would fall down before Him and cry out, «You are the Son of God». But He warned them sternly not to tell anyone who he was.

The Application

Jesus withdrew. This withdrawal is not a failure. This divine withdrawal is an invitation for us to establish a personal relationship with God, than be a member in a crowded assembly.

People coming to Jesus: is a model for our imitation. Its important for each and every one of us to get closer with God. Somewhere, He is waiting for us, waiting to liberate us, to heal us. It’s not enough to go towards God, but allow God to work in us. We should learn to surrender everything before God. Give God sufficient time to reveal to us and speak to us.

Even the evil spirit: God has power over everything. We don’t need to have fear, particularly unnecessary fear of Saul in the first reading. Unjustified fear will never produce good fruit. Evil spirit wishes to cultivate in us this fear, and deprive us of genuine love and divine mercy.

“You are the Son of God” Knowing God won’t guaranty us salvation. Even devil knows God. It’s important to love God.

Action of the day: Surrender before God.

«A great number of people also came from Judea, Jerusalem, Idumea, Transjordan and from the region of Tyre and Sidon»

Fr. Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Spain)

Today, the baptism by John in the Jordan still recent, we should all remember the kind of conversion of our baptism. We have all been baptized into one Lord, into one only faith, «For we were all baptized by one Spirit into one body» (1Co 12:13). Here we have the ideal of unity: to form a single body, to be a single unity in Christ, so that the world may believe.

In today's Gospel we see that «A large crowd from Galilee followed him» and also «a great number of people» coming from other places (cf. Mk 3:7-8) are surrounding the Lord. And He paid heed to all procuring, without exception, their good. We have to keep this in mind during the Octave of Prayer for Christian Unity.

Let us realize how, throughout centuries, we Christians have divided ourselves into Catholics, Orthodox, Anglicans, Lutherans and a long etc. of Christian confessions. A historic sin against one of the essential points of our Church: its unity.

But, let us face today's eclesial reality. Our bishopric's, our parish's, our Christian group's. Are we really one only thing? Is our type of unity really a motive for conversion of those away from the Church? «that all of them may be one, … so that the world may believe» (Jn 17:21), pleaded Jesus to the Father. This is our challenge. That pagans all over may see a group of believers relate one another, gathering by the Holy Spirit, under the Church of Christ: all the believers were one in heart and mind. (cf. Acts 4:32-34).

Let us remember that, as a fruit of the Eucharist, the unity of the Assembly is to manifest itself along with the union with Jesus of each one of us, as we are fed by the same Bread to be a one and only body. Therefore, what the sacraments stand for, and the grace therein instilled, demand from us gestures of communion towards all others. Our conversion is to the Trinity unit (which is a gift coming from Heaven) and our sanctified task cannot avert the gestures of communion, of understanding, of welcome and forgiveness towards our brothers.

 

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Publié le 22 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 3,7-12): 

Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

L’Application

 

Tous ceux et celles qui crient vers Dieu vivant, retrouverons leur vie. Jésus est venu pour annoncer la Bonne Nouvelle, et Il le fait en répondant positivement aux besoins quotidiens du peuple. Dieu veut nous rencontrer dans notre quotidien et nous libérer de toute notre infirmité.

Pour cela, nous devons nous avancer vers Lui et cette démarche vers Dieu est impérative. Il faut tout lâcher et nous abandonner devant ce Dieu libérateur. Faisons dès aujourd’hui ce pèlerinage vers Dieu, vers notre propre intériorité, car elle est la demeure de Dieu.  

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.

 

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Publié le 21 Janvier 2020

Gospel text

(Mk 3,1-6): 

Again Jesus entered the synagogue. A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would he heal the man on the sabbath? If he did they could accuse him. Jesus said to the man with the paralyzed hand, «Stand here in the center». Then he asked them, «What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?». But they were silent. Then Jesus looked around at them with anger and deep sadness because they had closed their minds. And he said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was healed. But as soon as the Pharisees left, they met with Herod's supporters, looking for a way to destroy Jesus.

 

The Application

We remain with the same theme of yesterday. I believe that what I have said can be repeated here. Thus, today let’s look at this gospel message in a different way. Each and every one of us act, not of what’s happening around us, rather what’s happens interior of ourselves. Jesus is filled with compassion and love; thus, He looks at this man with compassion. Others don’t have this compassion in them, thus act differently. Our words, actions and reactions can help us to understand our own interiority.

God in His fulness wishes to heal us and fill us with His fulness. To totally profit of this divine generosity, we should have a total confidence in God, and be able to do exactly what God wants us to do, even though our intelligence may say other way. Saul, the king of Israel had this confidence and allowed David to take the lead. God did make a miracle. Both readings invite us to listen to the divine inspiration and allow God to take the lead in our life.

As Christians, it’s not earthly laws and regulations should be the source of our discernment, rather the divine will. The more we are connected with the divine will and engage positively in the accomplishment of the same, better will be our compassion and love. Indirectly we give visibility of divine goodness in this world, and be able to save and give life to others.  God the source of life, seeing our positive engagement, will make us capable of giver of life.

Action of the day: be a giver of life.

 

«What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?»

Fr. Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, Jesus tells us we must always do good: there is no such thing as a time to do good and a time to overlook our love for others. The love we get through God brings us to the supreme Law, Jesus left with us, in the new commandment: «Love one another. As I have loved you, so you must love one another» (Jn 13:34). Jesus neither repeals nor criticizes Moses' Law, inasmuch as He is the first one to comply with its precepts and go to the synagogue on the Sabbath; what Jesus criticizes is the narrow minded version of the Law by its masters and the Pharisees, an interpretation leaving little room for mercy.

Jesus Christ has come to proclaim the Gospel of salvation, but his antagonists, far from being convinced, seek all kind of pretexts against him: «A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would He heal the man on the Sabbath? If He did they could accuse him.» (Mk 3:1-2). At the same time as we witness the power of grace, we also see how hardhearted, those boastful men who though they had the truth on their side, were. Were those Pharisees joyful upon realizing that poor man had been cured hand? Certainly not, rather on the contrary, they were even more blinded, to the point of rushing to make a deal with Herod's supporters —their natural foes— looking for a way to destroy Jesus. Some alliance!

With his action, Jesus also removes the chains with which the masters of the Law and the Pharisees had constrained the Sabbath while conferring it its true meaning: the day of communion between God and man, the day of liberation from slavery, the day of salvation from evil forces. Saint Augustin tells us: «He who has peace in the conscience, is peaceful, and this very peace is his heart's Sabbath». With Jesus Christ, the Sabbath already opens up to the gift of Sunday.

 

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Publié le 21 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 3,1-6): 

Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Viens te mettre là devant tout le monde». Et s'adressant aux autres: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?». Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme: «Étends la main». Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

L’Application

 

Dieu regarde le monde avec compassion et amour. Il nous invite en Jésus à l’imiter et à faire du bien, malgré les commentaires que nous entendrons dans notre vie quotidienne. Le regard que Jésus a porté sur cet homme est ceux de Dieu qui porte sur nous et le même que nous devons porter sur nos frères et sœurs. C’est dans ce regard que nous apprendrons à être humbles et à chercher la volonté divine dans nos paroles et dans nos actes.

Dans cet histoire l’homme a fait confiance en Jésus, comme Soul a fait confiance en David. Tout peut apparaitre impossible, pourtant, il faut obéir à la volonté divine et apprendre à coopérer avec Dieu. Invoquer le NOM de Dieu et faire tout de son NOM saint, nous exige d’être configurer au Christ d’une manière radicale et parfaite.

C’est dans cette configuration au Christ l’homme sera rendu capable de sauver et donner la vie. Dieu se donne en Christ à nous. Christ se donne en nous au monde. Si nous voulons coopérer à ce projet divin, il faut avoir ce regard plein de compassion et d’amour.

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

 

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Publié le 21 Janvier 2020

Gospel text

(Mk 2,23-28): 

One sabbath Jesus was walking through grainfields. As his disciples walked along with him, they began to pick the heads of grain and crush them in their hands. Then the Pharisees said to Jesus, «Look! they are doing what is forbidden on the sabbath!». And He said to them, «Have you never read what David did in his time of need, when he and his men were very hungry? He went into the house of God when Abiathar was High Priest and ate the bread of offering, which only the priests are allowed to eat, and he also gave some to the men who were with him». Then Jesus said to them, «The sabbath was made for man, not man for the sabbath. So the Son of Man is master even of the sabbath».

 

The Application

 

Many of us live in total or partial ignorance of our personal life.  The more we get enlightened of ourselves, the better will be our vision of the world and all in it, including God and the humanity. The world where we live is not always generous with us. The criticism and judgement come very fast, where as mercy and compassion, which come very late than it should be. We are ignorant of the Truth.

However, God taches us to look the world differently and tells us the way He looks at us, filled with compassion and love. God said to prophet Samuel that God looks at the heart, not at the appearances. It is here Jesus affirms that a good act with a bad intention is equally bad. Every act should be an act of love and mercy.

It is in love that we are called to act, not by fear of man-made laws and regulation. The divine law is superior to the law given by Moses and the author of every law is God.  In divine law, man is the center of everything. All that God does, is for the human total development, without sacrificing an individual. When human wellbeing is not the centre of a law, God dispose it.

Action of the day: Be flexible in life.

Daily Quote from the early church fathers:

 

The Lord of the Sabbath,

by John Chrysostom, 547-407 A.D.



    "Doubtless he speaks of himself when he mentions the 'Lord of the sabbath' (Mark 2:28, Matthew 12:8, Luke 6:5).  Mark relates a complementary saying about our common human nature, that “the sabbath was made for humans, not humans for the sabbath (Mark 2:27). Why then should someone who gathered sticks on the sabbath be censured? The law that was established earlier could not be scorned without jeopardizing the law to be given later.
    "The sabbath did confer many benefits, great blessings in the earlier dispensation. It made people more gentle toward those close to them. It guided them toward being more sympathetic. It located them temporally within God's creation and providence, as Ezekiel knew (Ezekiel 20:19-20). The sabbath trained Israel by degrees to abstain from evil and disposed them to listen to the things of the Spirit.
    "They would have stretched the law out of shape if, when he was giving the law of the sabbath, Jesus had said, 'You can work on the sabbath, but just do good works, do nothing evil.' This would have brought out the worst in them. So he restrained them from doing any works at all on the sabbath. And even this stricter prohibition did not keep them in line. But he himself, in the very act of giving the law of the sabbath, gave them a veiled sign of things to come. For by saying, 'You must do no work, except what shall be done for your life' (Exodus 12:16), he indicated that the intent of the law was to have them refrain from evil works only, not all works. Even in the temple, much went on during the sabbath, and with great diligence and double toil. Thus even by this very shadowy saying Jesus was secretly opening the truth to them. Did Christ then attempt to repeal a law so beneficial as the sabbath law? Far from it. Rather, he greatly magnified the sabbath. For with Christ came the time for everyone to be trained by a higher requirement." 
(excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 39.3)

 

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Publié le 20 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 2,23-28): 

 

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

 

L’Application

 

L’homme est appelé à se connaitre et à découvrir les œuvres divines, tout d’abord en lui, à travers les événements quotidiens et de l’histoire. Il est demandé d’identifier la vérité qui se cache dans les réalités visibles et palpables. Qu’il ne se trombe pas dans son discernement ni par la parole savoureuse, ni pas les actes reconnus. Il faut toujours chercher l’intention et le cœur de l’homme.

Toutes les lectures du jours nous aident à découvrir la manière dont Dieu agit : « Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » L’homme doit apprendre à agir dans l’amour et dans la miséricorde, non pas par obligation d’accomplir les lois établies par les hommes. Que l’homme ne devienne pas l’esclave de la loi et que la loi soit au service de l’humanité.

Jésus nous invite à étudier l’histoire du salut et la tradition, sans perdre l’essentielle de la vie : amour et la miséricorde.

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.

 

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Publié le 19 Janvier 2020

Gospel text

(Mk 2,18-22): 

One day, when the disciples of John the Baptist and the Pharisees were fasting, some people asked Jesus, «Why is it that both the disciples of John and of the Pharisees fast, but yours do not?». Jesus answered, «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them, they cannot fast. But the day will come when the bridegroom will be taken from them and on that day they will fast.

»No one sews a piece of new cloth on an old coat, because the new patch will shrink and tear away from the old cloth, making a worse tear. And no one puts new wine into old wineskins, for the wine would burst the skins and then both the wine and the skins would be lost. But new wine, new skins!».

Daily Quote from the early church fathers:

Bede the Venerable, 672-735 A.D.

"From the time that the incarnation of our Savior was first promised to the patriarchs, it was always awaited by many upright souls with tears and mourning - until he came. From that time when, after his resurrection, he ascended to heaven, all the hope of the saints hangs upon his return. It was at the time when he was keeping company with humanity that his presence was to be celebrated. Then it would have been unfitting to weep and mourn. For like the bride, she had him with her bodily whom she loved spiritually. Therefore the bridegroom is Christ, the bride is the church, and the friends of the bridegroom (Matthew 9:15, Luke 5:34) and of the marriage are each and every one of his faithful companions. The time of his marriage is that time when, through the mystery of the incarnation, he is joining the holy church to himself (Revelation 19:7). Thus it was not by chance, but for the sake of a certain mystical meaning that he came to a marriage ceremony on earth in the customary fleshly way (John 2:1-12), since he descended from heaven to earth in order to wed the church to himself in spiritual love. His nuptial chamber was the womb of his virgin mother. There God was conjoined with human nature. From there he came forth like a bridegroom to join the church to himself." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPELS 1.14)

 

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Publié le 19 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 2,18-22): 

Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».

«Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?»

Abbé Joaquim VILLANUEVA i Poll
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous constatons comment les juifs, au-delà du jeûne prescrit par Dieu le Jour de l'Expiation (cf. Lev 16,29-34) observaient plusieurs autres jeûnes, autant publics que privés. Ils étaient l'expression de deuil, de pénitence, de purification, de préparation pour une fête ou une mission, de pétition de grâce à Dieu, etc. Les juifs pieux appréciaient le jeûne comme un acte propre de la vertu de la religion et plaisant à Dieu: celui qui jeûne se dirige à Dieu en attitude d'humilité, lui demande pardon en se privant de ces choses qui, le satisfaisant, l'auraient éloignées de Lui.

Que Jésus n'inculque pas cette pratique à ces disciples et à ceux qui l'écoutaient, surprend les disciples de Jean et les pharisiens. Ils pensent qu'il s'agit d'une omission importante dans ses enseignements. Et Jésus leur donne une raison fondamentale: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?» (Mc 2,19). L'époux, selon l'expression des prophètes d'Israël, est Dieu, et est manifestation de l'amour divin envers les hommes (Israël est l'épouse, qui n'est pas toujours fidèle, objet de l'amour fidèle de l'époux, Yahvé). C'est-à-dire, Jésus se compare à Yahvé. Il est ici, déclarant sa divinité: il appelle ses disciples "les amis de la noce", ceux qui sont avec Lui, et donc qui n’ont pas besoin de jeûner car ils ne sont pas séparés de Lui.

L'Église est demeurée fidèle à cet enseignement qui vient des prophètes et constitue une pratique naturelle et spontanée dans plusieurs religions. Jésus-Christ la confirme et lui donne en sens nouveau: Il jeûne dans le désert comme préparation à sa vie publique, Il nous dit que la prière est fortifiée par le jeûne, etc.

Parmi ceux qui écoutaient le Seigneur, la majorité devait être pauvre et savoir de vêtements raccommodés; il devait aussi y avoir des vendangeurs qui savaient ce qui se passe lorsqu'on met du vin nouveau dans de vieilles outres. Jésus leur rappelle qu'ils doivent recevoir son message avec un esprit nouveau, qui rompt avec le conformisme et la routine des âmes vieillies prématurément, que ce qu'Il leur propose, n'est pas une interprétation de la Loi, sinon une vie nouvelle.

 

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Publié le 18 Janvier 2020

Today I am installed as the Parish pries of St.Lazare. I share with you my text. 

We are all chosen by the Lord through our baptism. Thank you Lord for this religious and priestly vocation. This election is not conditioned by our individual or collective merits or abilities, but simply by divine grace and goodness. The moment we become aware of this election, we humbly and firmly accept the new identity that God grants us, and we ask Him for the grace to live with dignity according to this new identity, which is closely linked to the divine identity. One is small, yet chosen, consecrated and sent to a large and great world, we heard it in the first reading. We are sent, not as James and John, but as the faithful servant of the Lord.

 On this day of my installation as pastor of St. Lazare Parish, I become aware of this divine call and my ministerial vocation.  In all humility I surrender myself to God, "Here I am Lord, I come to do your will”. I know for me, a new life begins with you as a baptized person, and for you as a pastor," St. Augustine told us. We will walk together, respecting our baptismal and ministerial vocation, in benevolence and mutual trust.

I understand and accept the gifts that God has given me with my weaknesses, my limitations. We are located between the station of St. Charles and the ports of Marseilles. We have the large shopping centres, such as the docks, the terrace of the port which attract a fashion.  We are gifted by the various institutions of higher education that train the young people by which our future will be defined. We also live in a very diverse neighbourhood. How can we build a pastoral care without being aware of their presence among us?  I know that I cannot do everything. Yet with God's grace, and with your cooperation, I believe with certainty that God will complete all that he has begun today.

I thank you Archbishop, Mgr. Jean Marc AVELIN for your trust and patience, for your warm welcome and for the sweetness of your words.  If I am here in France, especially in Marseilles, it because of the Congregation, which has trusted me. And, to you my faithful, I would like to address you with the same words of St. Paul, which we heard in the second reading. "To you, grace and peace from God our Father and the Lord Jesus Christ. May we all be animated by the Holy Spirit. As P. Claret tells us, let the Holy Spirit lead us to the Way, for the great glory of God and the salvation of the world. I thank you all who have come to support me, particularly for all those who pray for me. I need you and your prayers. Pray for me and for my parish. Thank you.

 

 

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