Publié le 7 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6,45-52): 

Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.

Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris, car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba; et en eux-mêmes ils étaient complètement bouleversés de stupeur, car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains: leur cœur était aveuglé.

 

L’Application

 

Nous vivons dans un monde rempli des signes de la présence divine, pourtant nous ne sommes pas capables de les identifier. Pour cela, nous avons besoin de foi et avec ce regard de foi, nous pouvons facilement découvrir non seulement cette présence divine, mais également son accompagnement.  

On est tellement pris par les événements du jour, les moments tristes ou joyeux, orientés vers notre propre intérêt et sentiments, enfermés en nous-mêmes, que nous ne voyons pas la consolation apporté par le Seigneur. « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur » est la Parole qui murmure sans arrêt devant nos oreilles.  Pour l’entendre et la comprendre, il faut savoir nous calmer et nous patienter.

Si nous voulons découvrir cette présence divine et ses merveilles,  il faut les chercher dans la prière et la contemplation. Jésus nous montre l’importance de la prière dans notre vie quotidienne. La contemplation de la Parole de Dieu,  rempli de l’amour, nous aidera à découvrir dans toute rencontre humaine, cette présence divine et elle nous aidera à bien discerner, choisir et agir.

«Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous nous rappelons que «celui qui aime Dieu aime aussi son frère» (1Jn 4,21). Comment pourrions-nous aimer Dieu que nous ne voyons pas, sans aimer ceux que nous voyons qui sont à l'image de Dieu? Après que Saint Pierre l'eut renié, Jésus lui demanda s'il l'aimait et il répondit «Seigneur tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime» (Jn 21,17). Comme Il l'a fait avec Pierre, Jésus nous demande aussi «M'aimes tu?» et nous voulons lui répondre immédiatement: «Seigneur, tu connais toutes choses et tu sais que je t'aime en dépit de mes déficiences, mais aide-moi à te le démontrer, aide-moi à découvrir chez mes frères leurs besoins, à me donner vraiment aux autres, à les accepter tels qu'ils sont, à les apprécier».

La vocation de l'homme c'est l'amour, c'est la vocation de se donner, de chercher le bonheur des autres et ainsi trouver son propre bonheur. Comme disait Saint Jean de la Croix: «Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour». Cela vaut la peine de nous demander à la fin de la journée en faisant un petit examen de conscience, chaque jour, comment a été cet amour et noter un aspect à améliorer pour le lendemain.

«L'esprit de Dieu est sur moi» (Lc 4,18), dira Jésus, en s'appropriant ce texte messianique. C'est l'esprit de l'Amour qui ainsi qu'il l'a fait pour le Messie «oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres» (cf. Lc 4,18), "repose" aussi sur nous et nous conduit vers l'amour parfait: comme mentionné dans le Concile Vatican II, «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité». L'Esprit Saint nous transformera comme Il l'a fait avec les Apôtres, afin que nous puissions agir sous son action, en nous donnant ses fruits, et ainsi l'apporter à tous les coeurs «le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la paix, la joie, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance» (Gal 5, 22-23).

 

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Publié le 7 Janvier 2020

Gospel text

(Mk 6, 34-44): 

As Jesus went ashore he saw a large crowd, and he had compassion on them for they were like sheep without a shepherd. And he began a long teaching session with them. It was now getting late, so his disciples came to him and said, «This is a lonely place and it is now late. You should send the people away and let them go to the farms and villages around here to buy themselves something to eat». Jesus replied, «You yourselves give them something to eat». They answered, «If we are to give them food, we must go and buy two hundred silver coins' worth of bread». But Jesus said, «You have some loaves: how many? Go and see». The disciples found out and said, «There are five loaves and two fish».

Then he told them to have the people sit down together in groups on the green grass. This they did in groups of hundreds and fifties. And Jesus took the five loaves and the two fish and, raising his eyes to heaven, he pronounced a blessing, broke the loaves and handed them to his disciples to distribute to the people. He also divided the two fish among them. They all ate and everyone had enough. The disciples gathered up what was left and filled twelve baskets with broken pieces of bread and fish. Five thousand men had eaten there.

«They were like sheep without a shepherd»

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal
(Castelldefels, Spain)

Today, Jesus shows Himself to be sensitive to the needs of people who are in search of Him. He just cannot remain indifferent to the needs of those he meets on the way. He feels compassion when He sees the great crowd that has been following Him «like sheep without a shepherd» (Mk 6:34). The Master leaves His immediate plans aside and starts preaching. How many times have we allowed urgency or impatience manage our behavior? How many times have we not wanted to change our plans in order to help with immediate and unforeseen needs? Jesus gives us an example of flexibility, of the ability to modify plans and be available for the people who follow Him.

Time goes by quickly. When you love, it is easy for time to go by very quickly. And Jesus, who loves much, preaches at length. It gets late, the disciples remind the Master so. What worries them is how the crowd is going to feed itself. Then Jesus makes an implausible proposal: «You yourselves give them something to eat» (Mk 6:37). He is not only worried about spiritual bread but also about bodily food. The disciples find it difficult, very difficult. And it is true!: the cost would be «two hundred silver coins' worth of bread» (Mk 6:37). They see the material difficulties, but their eyes do not still recognize that He who speaks to them is almighty; they need more faith.

Jesus does not make them stand in line, he organizes them in groups. They rest and share together as a community. He asked the disciples for the food they had: only five loaves and two fish. Jesus takes them, invokes God's blessing and distributes them. Such a small amount of food will feed thousands of people and twelve baskets will exceed. This miracle introduces the spiritual bread of the Eucharist. The Bread of life that spreads freely to all the people of the Earth in order to give life and eternal life.

 

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Publié le 7 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6, 34-44): 

En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. Déjà l'heure était avancée; ses disciples s'étaient approchés et lui disaient: «L'endroit est désert et il est déjà tard. Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs s'acheter de quoi manger». Il leur répondit: «Donnez-leur vous-mêmes à manger». Ils répliquent: «Allons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter du pain et leur donner à manger?». Jésus leur demande: «Combien avez-vous de pains? Allez voir». S'étant informés, ils lui disent: «Cinq, et deux poissons».

Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte. Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Tous mangèrent à leur faim. Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

«Ils étaient comme des brebis sans berger»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre qu'Il est attentif aux nécessités des personnes qui viennent à sa rencontre. Il ne peut pas rencontrer quelqu'un et demeurer insensible à ses besoins. Le cœur de Jésus s'émeut en voyant la grande foule qui le suit «comme des brebis sans berger» (Mc 6,34). Le maître abandonne ses projets et se met à enseigner. Que de fois avons-nous laissé l'urgence ou l'impatience nous imposer notre conduite! Que de fois avons-nous refusé de changer de plan pour nous occuper de besoins immédiats et imprévus! Jésus nous donne l'exemple de la flexibilité, de l'art de modifier son programme et d'être disponible pour les personnes qui le suivent.

Le temps passe vite. Quand tu aimes, le temps passe facilement très vite. Et Jésus, qui aime beaucoup, se met longuement à expliquer la doctrine. Il se fait tard, les disciples le rappellent au maître, qui est soucieux que la foule puisse manger. Alors Jésus fait une proposition incroyable: «Donnez-leur vous-mêmes à manger» (Mc 6,37). Il a non seulement le souci de donner par ses enseignements une nourriture spirituelle, Il veut aussi nourrir les corps. Les disciples voient les difficultés, réelles, très réelles. Les pains vont coûter beaucoup d'argent (cf. Mc 6,37). Ils voient les difficultés matérielles, mais leurs yeux ne savent pas reconnaître que Celui qui leur parle peut tout; leur foi n'est pas assez grande.

Jésus ne commande pas que les gens se mettent en rang debout; il les fait s'asseoir par groupes. Ensemble, ils se reposeront et partageront. Il demande aux disciples quelle nourriture ils ont emporté: seulement cinq pains et deux poissons. Jésus les prend, invoque la bénédiction de Dieu et les répartit. Un modeste repas qui servira à nourrir des milliers d'hommes et il en restera encore douze couffins. Miracle qui préfigure l'aliment spirituel de l'Eucharistie, Pain de vie qui s'étend gratuitement à tous les peuples de la Terre pour donner la vie et la vie éternelle.

 

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Publié le 5 Janvier 2020

Gospel text

(Mt 4,12-17.23-25): 

When Jesus heard that John had been arrested, he withdrew into Galilee. He left Nazareth and went to settle down in Capernaum, a town by the lake of Galilee, at the border of Zebulun and Naphtali. In this way the word of the prophet Isaiah was fulfilled: «Land of Zebulun and land of Naphtali crossed by the Road of the Sea, and you who live by the Jordan, Galilee, land of pagans, listen: The people who lived in darkness have seen a great light; on those who live in the land of the shadow of death, a light has shone».

From that time on Jesus began to proclaim his message, «Change your ways: the kingdom of heaven is near». Jesus went around all Galilee, teaching in their synagogues, proclaiming the good news of the Kingdom, and curing all kinds of sickness and disease among the people. The news about him spread through the whole of Syria, and the people brought all their sick to him, and all those who suffered: the possessed, the deranged, the paralyzed, and he healed them all. Large crowds followed him from Galilee and the Ten Cities, from Jerusalem, Judea, and from across the Jordan.

«The kingdom of heaven is near»

Fr. Jordi CASTELLET i Sala
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Spain)

Today, we begin again, so to speak. «The people who lived in darkness have seen a great light; on those who live in the land of the shadow of death, a light has shone» (Mt 4:16), Isaiah, quoted in the gospel —which takes us back to Christmas, tells us. We start again, we get another opportunity. Our time is new, the occasion asks for it, let's humbly let the Father work in our lives.

Today we start the time that God has given us yet again, for us to sanctify, so that we can get close to Him, so that we can turn our lives into service to others. Christmas is coming to an end, next Sunday with the Baptism of the Lord, and with it the new year starts, ordinary time —as we say in Christian liturgy— to live in extenso the mystery of Christmas. The Incarnation of the Word has visited us in these days and has sown his Grace in our hearts in an infallible way, a grace which takes us back to the Kingdom of Heaven, the kingdom of God that Christ has come to open up to us with His deeds and commitment from the Heart of our humanity.

Because of that, Saint Leo the Great said that «the providence and the mercy of God, who had already thought of helping a world which was collapsing at the time, determined the salvation of all peoples through Christ».

This is the right time. We cannot think that God worked more in the past than now, that it was easier to believe in Jesus —physically, I mean— than now that we do not see Him. The sacraments of the Church and the prayer of the community grant us pardon and peace and an opportunity to participate, once again, in the works of God in the world, through our work, study, friends, family, entertainment or the daily life with our brothers. May the Lord, source of every gift and every good, make it possible for us!

 

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Publié le 5 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 4,12-17.23-25): 

Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe: «Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens: le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée».

A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer: «Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche». Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie et on lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes: possédés, épileptiques, paralysés; et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de la Transjordanie.

«Le Royaume des cieux est tout proche»

Abbé Jordi CASTELLET i Sala
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous recommençons, pour ainsi dire. «Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière» (Mt 4,16), nous dit le prophète Isaïe, cité dans l'Évangile du jour. Il nous réachemine vers ce que nous écoutions à Noël. Nous recommençons, une nouvelle chance nous est offerte. Un temps tout neuf: laissons humblement, à cette occasion, le Père agir dans nos vies.

Aujourd'hui débute l'époque où Dieu nous donne une fois encore son temps pour que nous le sanctifiions, pour que nous soyons près de Lui et que nous fassions de notre vie un service des autres. La période de Noël s'achèvera, si Dieu le veut, dimanche prochain, avec la fête du Baptême du Seigneur, qui tirera le coup d'envoi d'une nouvelle année -le temps ordinaire, comme on dit dans la liturgie chrétienne-, afin de vivre in extenso le mystère de Noël. L'Incarnation du Verbe nous a visités en ces jours et, infailliblement, elle a semé dans nos coeurs sa Grâce salvifique qui nous oriente de nouveau vers le Royaume des Cieux, le Règne de Dieu que le Christ est venu inaugurer parmi nous, grâce à son action et à son engagement au sein de notre humanité.

C'est la raison pour laquelle, saint Léon le Grand nous dit que «la providence et la miséricorde de Dieu, qui avait déjà pensé -dans les temps récents- à aider le monde qui s'enfonçait, a décidé le salut de tous les peuples par l'intermédiaire de Jésus-Christ».

Voici le temps favorable. Ne pensons pas que Dieu agissait davantage auparavant, qu'il était plus facile de croire auprès de Jésus -physiquement, veux-je dire-, qu'à présent où nous ne le voyons plus tel qu'Il est. Les sacrements de l'Église et la prière communautaire nous obtiennent le pardon et la paix, ainsi que la possibilité de participer de nouveau à l'œuvre de Dieu dans le monde par notre travail, notre étude, notre famille, nos amis, nos divertissements ou notre vie parmi nos frères. Que le Seigneur, source de tout don et de tout bien, nous le permette!

 

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Publié le 4 Janvier 2020

Today we celebrate the feast of the Epiphany, a feast that reveals to the world the divine presence, divine presence in the humanity, visible and palpable, so that the world may worship Him in truth and in spirit. The Incarnation was not a gift to a single community, but a precious gift to humanity. In the Incarnation God gives Himself, He gives Himself in a little child, so that man, whatever his state of life, may associate himself with His birth and appropriate the joy offered by this divine intervention.  God wanted to make us happy by an act of liberation, a Lamb who will immolate himself by shedding his blood. By this act, he will take away the sin of the world, illuminating the hearts of men with his own Light. We are called to hold this light and be the light of the world.

The feast of the Epiphany is a feast of Light, which will remove all kinds of darkness. This feast helps us to purify our thoughts conditioned by the world and to liberate us from our ignorance about this God who loves us. A child is born to us, a Saviour is given to us.  As we heard in the first reading, "All the people of Sheba shall come, bringing gold and incense; they shall declare the deeds of the Lord. "We need others, sometime strangers, even an enemy  that we may recognize the wonders done by our Lord. Before the world saw this child, the Magi took the road, each in his own way, his own pilgrimage, towards Jerusalem, the holy city, of course, accompanied by the star in the sky. The prophets will guide them towards the good direction, towards Bethlehem.

God reveals to us through this event His mystery, a great mystery of salvation. From now on, we all become one people, the people of God. There will be no more division, neither race, nor people, nor worship, nor culture. We are one body, sharing the same promise and the same inheritance, moving forward together, in prayer, in contemplation of the Word of God, putting this Word into action, at the service of the people, so that the world may be saved. 

The road is long, tiring and sometimes fraught with obstacles. There are moments when everything seems to tip over, nothing works as it should. It is then that the starlight disappears and doubt wins us over. Displaced, we no longer know where we are and in which direction to go. In these moments let us trust in God and let us get back on our feet, our faith will guide us. God will find a solution for us, we must remain faithful and sincere, without losing hope.  If we remain faithful, God will point us in the right direction and we will see the star again, with it our happiness and the light of life.

The Magi have seen, as it was foretold. They were happy and joyful, to kneel down before this Holy Child and adore Him. Among men, they were the first who adored this child, as it should be, recognizing already from his birth the Lamb who is going to be slain. God will make us discover His mysteries, in due time.

The story of this gospel ends with a warning: "Do not return to Herod. Our fidelity demands radical obedience to the divine will, total trust in the project that God proposes to us, open at all times to the new or to the unknown or unforeseen adventure.  The star that led the Magi will also lead us to the Crib and will guide us towards the true search for God, a God who dwells in the midst of our daily lives. Amen.

 

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Publié le 3 Janvier 2020

Gospel text

(Jn 1,35-42): 

As John was standing with two of his disciples, Jesus walked by, and John looked at him and said, «There is the Lamb of God». On hearing this, the two disciples followed Jesus. He turned and saw them following, and He said to them, «What are you looking for?». They answered, «Rabbi (which means Master), where are you staying?». Jesus said, «Come and see». So they went and saw where he stayed and spent the rest of that day with him. It was about four o'clock in the afternoon. Andrew, the brother of Simon Peter, was one of the two who heard what John had said and followed Jesus. Early the next morning he found his brother Simon and said to him, «We have found the Messiah» (which means the Christ), and he brought Simon to Jesus. Jesus looked at him and said, «You are Simon, son of John, but you shall be called Cephas» (which means Rock).

 

The Application

 

Today I invite you all to meditate on few words from today’s gospel which may help us to put this gospel message in practice today.

Look: Divine look come with lots of compassion and love. This look consoles and comforts. It’s important that we evaluate the way we look at people. Does our look resembles that of Christ?

Searching for: what are we looking for in our daily life? What we search? Inner peace and joy, or divine will? Our search is for our personal good, or to accomplish the divine desires?

Comes and see: God invites us, each and every one of us personally to ‘come and see’ by ourselves. Its an invitation for a personal experience. God wishes that we remain close to him, taste and see, how He is gentle and kind.

Mission: Peter did receive a personal mission. We too have received a mission in our baptism, like to keep alive the light of hope and resurrection.

Action of the day: Be a faithful disciple of the Lord.

«‘Rabbi, where are you staying?’. Jesus said, ‘Come and see’»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Spain)

Today, the Gospel reminds us of the vocational circumstances of Jesus' first disciples. To get ready for the advent of the Messiah, John and his friend Andrew had listened to, and followed for a while, John the Baptist. One day, John the Baptist, points out to Jesus, by calling him the Lamb of God. On hearing this, John and Andrew understand that He is the long-waited Messiah! And, by leaving the Baptist, they set to follow Jesus.

Jesus hears them behind. He turns and sees them following. Jesus and those unassuming men exchange glances. They remain captivated. Jesus' gaze turns their hearts over and they feel the need to stay on with him: «Where are you staying?» (Jn 1:38), they ask him. «Come and see» (Jn 1:39), answers Jesus. He invites them to remain, to see, to meditate.

They go, and they contemplate Him while listening to Him. And they spend the evening and the night with Him. It is a time of closeness and confidences. A time of love sharing. They remain with Him until the following morning. When the Sun rises over the world.

Stirred up with the flame of that «sunrise which shines upon those who sit in darkness and the shadow of death...» (cf. Lk 1:78-79), they set forth to irradiate it. Exalted, they feel the urge to communicate what they have seen and lived to the first ones they may meet: «We have found the Messiah!» (Jn 1:41). Many saints have also done it similarly. St. Frances, love wounded, went about streets and squares, hamlets and woods, shouting: «Love is not loved!».

In our Christian life, the essential part is to allow Jesus to gaze into us, to go and see where he stays, to stay with him and to share. And, afterwards, to announce it. This is the way and procedure followed by the disciples and saints.
It is our way.

 

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Publié le 3 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 1,35-42): 

Le lendemain, Jean Baptiste se trouvait de nouveau avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit: «Voici l'Agneau de Dieu». Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit: «Que cherchez-vous?». Ils lui répondirent: «Rabbi (c'est-à-dire: Maître), où demeures-tu?». Il leur dit: «Venez, et vous verrez». Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir. André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ). André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit: «Tu es Simon, fils de Jean; tu t'appelleras Képha» (ce qui veut dire: “pierre”).

 

L’Application

 

Nous avons deux fois ‘posa son regard’ et ce regard est si important et personnel qui produit toujours un bon fruit. Comment regardons-nous nos frères et sœurs ?

« Que cherchez-vous »  est une question  qui nécessite une réponse sincère et personnelle. Dieu nous cherche et cherchons-nous le Seigneur dans notre vie quotidienne ?

Jean a identifié la présence divine, pour que ses disciples découvrent le Seigneur et qu’ils Le suivent. Et Andréa aidé son frère.  Sommes-nous capables d’identifier la présence divine à nos frères et sœurs, pour qu’ils eux aussi puissent suivre le Seigneur ?

Pierre a reçu une mission. Quelle est là-nôtre ?

«‘Rabbi, où demeures-tu?’. Il leur dit: ‘Venez, et vous verrez’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous rappelle les circonstances de la vocation des premiers disciples de Jésus. Pour se préparer à la venue du Messie, Jean et son compagnon André avaient entendu et suivi le Baptiste pendent quelque temps.

Un beau jour, celui-ci leur indiqua Jésus du doigt en l'appelant l'Agneau de Dieu. Tout de suite, Jean et André comprirent ces paroles: C'est Lui, le Messie attendu! Et, en abandonnant le Baptiste, ils suivirent Jésus.

Jésus entend les pas derrière lui. Il se retourne et fixe son regard sur ceux qui le suivent. Les regards se croissent entre Jésus et ces hommes simples. Ceux-ci restent captivés. Ce regard renverse leur cœur et ils sentent le désir de rester auprès de Lui: «Rabbi, où demeures-tu?» (Jn 1,38), Lui demandent-ils, «Venez, et vous verrez» (Jn 1,39), leur dit Jésus. Il les invite à lui suivre, à regarder et à contempler.

Ils y vont, et le regardent en l'écoutant. Et, à la tombée de jour, cette nuit, ils restent auprès de lui. C'est l'heure de l'intimité et des confidences. L'heure de l'amour partagé. Ils demeurent avec Lui jusqu'au lendemain, lorsque le soleil se lève sur le monde.

Embrasés par les flammes de «l'astre qui est venu nous visiter du haut des cieux, pour guider ceux qui demeurent dans les ténèbres» (cf. Lc 1,78-79), ils s'en vont pour l'irradier. Excités, ils sentent la nécessité de communiquer aux premiers gens qu'ils rencontrent sur leur chemin, ce qu'ils ont pu voir et vivre: «Nous avons trouvé le Messie!» (Jn 1,41). Les saints ont agi de même. Saint François, blessé d'amour, allait par les rues et les places, par les hameaux et les bois, en criant: «L'Amour n'est pas aimé!».

Dans la vie chrétienne l'essentiel c'est de se laisser regarder par Jésus, aller voir où Il demeure, vivre avec Lui et partager. Et, après, l'annoncer. C'est le chemin et le processus que les disciples et les saints ont suivi. C'est notre chemin.

 

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Publié le 2 Janvier 2020

Gospel text

 (Jn 1,29-34): 

 

John saw Jesus coming towards him and said, «There is the Lamb of God, who takes away the sin of the world. It is he of whom I said: ‘A man comes after me who is already ahead of me, for he was before me’. I myself did not know him, but I came baptizing to prepare for him, so that he might be revealed in Israel». And John also gave this testimony, «I saw the Spirit coming down on him like a dove from heaven and resting on him. I myself did not know him but God who sent me to baptize told me: ‘You will see the Spirit coming down and resting on the one who baptizes with the Holy Spirit’. Yes, I have seen! and I declare that this is the Chosen One of God».

«I have seen! And I declare that this is the Chosen One of God»

Fr. Higinio Rafael ROSOLEN IVE
(Cobourg, Ontario, Canada)

Today, St. John the Baptist testifies about the baptism of Jesus. Pope Francis reminded us «Baptism is the Sacrament on which our faith is based, and which grafts us to Christ and His Church, as living members”; and added: "It is not a mere formality! It is an act that touches the depth of our existence” A baptized child is not the same than a non-baptized child. A baptized person is not the same than a non-baptized person. “With the Baptism, we are immersed in that inexhaustible fount of life that is the death of Jesus, the greatest act of love of all history; and thanks to this love we are able to live a new life, no longer at the mercy of evil, sin and death, but rather in communion with God and with our brothers»

We have listened to the two main effects of Baptism taught in the Catechism of the Catholic Church (p. 1262-1266):

«Behold, the Lamb of God, who takes away the sin of the world» (Jn 1:29). One effect of Baptism is the purification from sins, that is, all sins are forgiven, original sin and all personal sins as well as all the penalties of sin.

«The Spirit comes down», «baptizes with the Holy Spirit» (John 1.33): Baptism makes us become a "new creation", God’s foster children sharing the divine nature, members of Christ, joint-heirs with Him and temples of the Holy Spirit.

The Holy Trinity - Father, Son and Holy Spirit — gives us the sanctifying grace, which makes us capable of believing in God, to wait on Him and to love Him; to live and act under the motion of the Holy Spirit through its gifts; to grow in goodness through the moral virtues.

Let us therefore ask, as Pope Francis urges us, «for the grace of the memory of our Baptism», «living out our Baptism every day as the present reality in our lives».

 

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Publié le 2 Janvier 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 1,29-34): 

Le lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit: «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. Je ne le connaissais pas; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël». Alors Jean rendit ce témoignage: «J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: ‘L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint’. Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage: c'est lui le Fils de Dieu».

«Je l'ai vu et je donne témoignage dont c'est Lui le Choisi de Dieu»

 

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE
(Cobourg, Ontario, Canada)

Aujourd'hui, saint Jean-Baptiste donne le témoignage du Baptême de Jésus. Le Pape François rappelait que "le Baptême est le sacrement sur lequel s'appuie notre foi, qui nous greffe comme des membres vivants à Christ et à son Église"; et voilà qu'il ajoutait : "ce n'est pas une formalité. C'est un acte qui frappe à profondeur notre existence. Un enfant baptisé ou un enfant non baptisé n'est pas le même. N'est pas la même une personne baptisée ou une personne non baptisée. Avec le Baptême, nous sommes immergés dans cette fontaine inépuisable de vie qui est la mort de Jésus, le plus grand acte d'amour de toute l'histoire; et grâce à cet amour nous pouvons vivre une nouvelle vie, pas sous le pouvoir du mal, du péché et de la mort, mais dans la communion avec Dieu et avec les frères".

Nous avons écouté les deux effets principaux du Baptême appris dans le Catéchisme de l'Église Catholique (n. 1262-1266) :

1 º "Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 11,29). Un effet du Baptême est la purification des péchés c'est-à-dire, tous les péchés sont pardonnés, le péché original et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines du péché

2 º "Descend l'Esprit", "il baptise avec le Saint-Esprit" (Jn 1,34) : le baptême nous fait une "nouvelle création", des enfants adoptifs de Dieu et des participants de la nature divine, des membres du Christ, de cohéritiers avec Lui et des temples du Saint-Esprit.

La Très Sainte Trinité - Père, Fils et le Saint-Esprit - nous donne la grâce sanctifiante qui nous fait capables de croire en Dieu, espérer en Lui et de l'aimer; de vivre et d'agir sous la motion du Saint-Esprit au moyen de ses dons; de croître dans le bien au moyen des vertus morales.

Demandons, comme le Pape François nous exhorte, "réveiller la mémoire de notre Baptême", "vivre chaque jour notre Baptême, comme actuelle réalité dans notre existence".

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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