Publié le 27 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 3,22-30): 

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: «Il est possédé par Béelzéboul; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons». Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole: «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis: Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours». Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit: «Il est possédé par un esprit impur».

 

L’Application

 

S’il y a une chose que nous devons d’être sure en tant qu’un baptisé, c’est la bonté et la générosité divine. Il en faut jamais douter.  Nous devons chercher dans notre vie, tout ce que Dieu nous a déjà donné, non pas tout ce dont nous aimerions l’avoir dans notre vie.  

Jésus nous invite à découvrir combien Dieu nous aime, comment Il nous aime en Jésus Christ. C’est Jésus nous donne le signe de la grâce et Lui-même est le symbole de la grâce. Une négation de Jésus, une négation de l’Esprit Saint qui travaille en lui, une négation de Dieu qui a envoyé Jésus parmi nous, sera une négation de nous-même, une négation de la vie elle-même. Si nous ne reconnaissons pas la vie et son auteur, particulièrement la finalité de cette vie, comment pouvons-nous vivre cette vie pleinement ?  

La présence de Jésus dans le monde, et dans notre vie, est déjà une espérance et une grâce que Dieu désire de partager avec nous. Comme nous dit saint Paul dans la première lecture, Il est venu comme un médiator, comme un prêtre, et Lui-même est devenu pour nous une offrande, une offrande pure. Nous l’avons connu dans son humanité et Il va revenir. Ce jour-là, nous le verrons dans sa gloire. La finalité de la vie est que, ce jour-là, nous puissions nous tenir debout devant lui, juste et daigne de recevoir sa grâce.

«Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon»

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, en lisant l'Évangile du jour, nous sommes étonnés -c'est "hallucinant" comme nous disons dans le langage courant-. «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem» voient la compassion de Jésus pour les gens et son pouvoir qui œuvre pour les opprimés, et -pourtant- ils disent qu'«Il est possédé par Béelzéboul» et que «c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mc 3,22). En réalité nous sommes étonnés de voir jusqu'ou peut arriver la malice et l'aveuglement humain, dans le cas présent, venant de gens lettrés. Ils ont en face la Bonté en personne, Jésus, l'humble de cœur, l'unique Innocent, et ils ne s'en rendent même pas compte. On suppose que se sont eux les sages, ceux qui connaissent les choses de Dieu afin d'aider le peuple, et en fin compte non seulement ils ne le reconnaissent pas mais en plus ils l'accusent d'être diabolique.

Vu depuis cette perspective c'est assez pour leur dire: «Arrêtez-vous là!». Mais le Seigneur endure avec patience leur jugement téméraire de sa personne. Comme l'affirmait Jean-Paul II, Il est le «témoignage insurpassable de l'amour patient et de l'humble mansuétude». Sa condescendance illimitée l'amène même à remuer leurs coeurs en augmentant avec des paraboles et des considérations raisonnables. Bien qu'à la fin, Il les prévient que cet endurcissement de leur coeur, qui est une rébellion contre le Saint Esprit, ne sera pas pardonnée (cf. Mc 3,29). Et non pas parce que Dieu ne le veuille mais parce qu'avant d'être pardonné, il faut reconnaître son péché. 

Comme l'a annoncé le Maître, la liste des disciples, qui ont souffert l'incompréhension quand ils agissaient avec les meilleures intentions, est longue. Pensons par exemple à Sainte Thérèse De L'Enfant-Jésus quand elle s'efforçait de d'emmener ses soeurs vers une plus haute perfection.

Ne nous étonnons pas, donc, si sur notre route nous trouvons les mêmes contradictions. Elles seront le signe que nous sommes sur la bonne route. Prions pour ces personnes et demandons au Seigneur qu'Il nous accorde l'endurance.

 

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Publié le 27 Janvier 2019

We are celebrating the closing day of the week of Christian Unity. This day reminds us of the need to live together, because we all believe in Jesus Christ, we have only one faith, Jesus died and resurrected. In this faith we form one body, preserving our individuality, a unity in our diversity. This diversity is favoured by the Lord because God created the world with these diversities. Nobody can live alone, we need others and God so willed to be.

As Christians, in this diversity we are invited to listen to the Word of God, a Word that brings us together, nourishes and unifies us as one people. St. Paul confirms this by saying, "You are the body of Christ, and each one of you is a member of that body. It is in this diversity of function, the manner we act or react, the different way we accomplish that the humanity will discover not only his vocation, but also in this call the universality of finality: a mission received and accomplished. One God, one mission, the salvation of men. We all share with our limits in this divine mission, a mission that Jesus received from his Father, a mission transmitted by the Apostles, a mission that the universal Church is fulfilling. Without you and me, the Church cannot fulfil her baptismal obligation.

How can we accomplish this great mission? Let's look at how Jesus did and imitate Him. In His humanity we can find the way to do and the manner to accomplish. The gospel of the day presents us with one of His daily habits. Luke tells us, "As usual, He entered the synagogue on the Sabbath, and he got up to read.” He is not a spiritual consumer, as we do in the supermarket. He enters in to the daily life of his people. God wanted to participate in the daily life of humanity, in his work, in his prayer, his joys and his sorrows. He participates in every state of human life, except sin. It is in this participation that Jesus teaches us to listen to the Word of God and to put it into practice.

Thus we can infer from this that the first Christian duty is to participate in daily activities of the humanity. Though Jesus disagreed with the then religious practices, their rules and regulations, He never negated the good things existed  in divine cult. His participation encourages us to participate in the different activities that the universal Church offers us, such as prayer, sharing the gospel, reciting the mysteries of rosary, doing charities, and be resourced from the Eucharist.

Social development, human liberation are the integral part of human salvation proclaimed by Jesus. We can’t separate them from our spiritual engagement. It is from the Synagogue that Jesus announces the social development program through which God wishes to liberate the humanity. Just like Jesus who volunteered to read the Word of God, we should engage voluntarily in all these liberating activities. As saint James requested, we should show not by our words  and speeches, but in truth and in spirit. By our love, let others discover that we are Christians.

May our family be a sign of unity for our neighbourhood. Let's work for peace and reconciliation. Let us be generous in our forgiveness and express it in sharing. It is very important to observe how Jesus nourishes Himself. He affirms it today. He is an anointed one, consecrated and sent. Let us be aware that in our baptism we too are  called, consecrated and sent. Let us listen the Word of God with Joy and share this joy with our brothers and sisters. We are sent by the Lord and called to represent this God of life. Have a wonderful Sunday.

 

 

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Publié le 24 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Mc 16,15-18): 

 

Puis Jésus leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants: en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien».

 

 «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera 
(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église célèbre la fête de la Conversion de saint Paul, apôtre. Le court fragment de l'Évangile selon saint Marc recueille une partie du discours relatif à la mission octroyée par le Seigneur ressuscité. À l'exhortation à prêcher dans le monde entier s'ajoute l'affirmation que la foi et le baptême sont nécessaires au salut: «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné» (Mc 16,16). En outre, le Christ garantit à ses prédicateurs qu'ils recevront le pouvoir de faire des prodiges ou des miracles pour appuyer et confirmer leur prédication missionnaire (cf. Mc 17,18). Grande est la mission —«Allez dans le monde entier»— mais l'assistance du Seigneur ne fera pas défaut: «Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

La collecte propre à la fête d'aujourd'hui nous dit: «Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l'Apôtre saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de ton Évangile». Cet Évangile que Dieu nous a donné de connaître et que tant et tant d'âmes désireraient posséder: nous avons la responsabilité de transmettre aussi loin que possible ce merveilleux patrimoine.

La Conversion de saint Paul est un grand événement: de persécuteur, il devient un converti, serviteur et défenseur de la cause du Christ. Bien souvent, peut-être, nous sommes des “persécuteurs”: comme saint Paul nous devons devenir des serviteurs et des défenseurs de Jésus-Christ.

Avec sainte Marie, reconnaissons que le Très-Haut nous a regardé et nous a choisi pour participer de la mission sacerdotale et rédemptrice de son divin Fils: Regina apostolorum, Reine des apôtres, prie pour nous! Rends-nous vaillants pour témoigner de notre foi chrétienne dans ce monde qui est le nôtre.

 

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Publié le 23 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 3,7-12): 

Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

L’Application

 

La foule coure encore aujourd’hui et elle courra vers n’emporte qui, celui ou celle qui peut lui répondre positivement. Il faut reconnaitre que tous les chrétiens qui se déclarent comme les croyants, ne courent pas forcement vers ce Dieu qui nous sauve. Jésus est venu et Il a vécu une vie normale, et Il nous a montré le vrai chemin vers son Père. C’est un chemin de bonheur et de joie, car tous ceux et celles qui suivent ce chemin, vivrons pleinement dans l’amour et dans le pardon. Une vie remplie d’amour et de réconciliation, nous assurera certainement une vie saine et beaucoup de bénédiction divine.

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

 

Abbé Melcior QUEROL i Solà 
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.

 

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Publié le 23 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 3,1-6): 

Again Jesus entered the synagogue. A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would he heal the man on the sabbath? If he did they could accuse him. Jesus said to the man with the paralyzed hand, «Stand here in the center». Then he asked them, «What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?». But they were silent. Then Jesus looked around at them with anger and deep sadness because they had closed their minds. And he said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was healed. But as soon as the Pharisees left, they met with Herod's supporters, looking for a way to destroy Jesus.

 

The Application

 

If we are in the light, darkness has to give way. If we are in the truth, ignorance should disappear. Since Jesus is the light and the truth, helps us to understand the essential law that every human being should apply in his or her personal life: the goodness.

It is in this goodness that God has send His only begotten Son. It is in the same goodness that every baptised Christian is called to think and act upon. When our heart and mind is filled with this goodness, we will see the presence of God in everything. Many of us fail to observe that we see what is very often hidden in us.

Jesus is inviting us to imitate His goodness, the availability to respond positively to the needs of our brothers and sisters. We are called to give attention, not what the world around us may say, rather what is just and good before the eyes of our loving Father, the father of Jesus.

«What does the Law allow us to do on the sabbath? To do good or to do harm? To save life or to kill?»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus tells us we must always do good: there is no such thing as a time to do good and a time to overlook our love for others. The love we get through God brings us to the supreme Law, Jesus left with us, in the new commandment: «Love one another. As I have loved you, so you must love one another» (Jn 13:34). Jesus neither repeals nor criticizes Moses' Law, inasmuch as He is the first one to comply with its precepts and go to the synagogue on the Sabbath; what Jesus criticizes is the narrow minded version of the Law by its masters and the Pharisees, an interpretation leaving little room for mercy. 

Jesus Christ has come to proclaim the Gospel of salvation, but his antagonists, far from being convinced, seek all kind of pretexts against him: «A man who had a paralyzed hand was there and some people watched Jesus: Would He heal the man on the Sabbath? If He did they could accuse him.» (Mk 3:1-2). At the same time as we witness the power of grace, we also see how hardhearted, those boastful men who though they had the truth on their side, were. Were those Pharisees joyful upon realizing that poor man had been cured hand? Certainly not, rather on the contrary, they were even more blinded, to the point of rushing to make a deal with Herod's supporters —their natural foes— looking for a way to destroy Jesus. Some alliance!

With his action, Jesus also removes the chains with which the masters of the Law and the Pharisees had constrained the Sabbath while conferring it its true meaning: the day of communion between God and man, the day of liberation from slavery, the day of salvation from evil forces. Saint Augustin tells us: «He who has peace in the conscience, is peaceful, and this very peace is his heart's Sabbath». With Jesus Christ, the Sabbath already opens up to the gift of Sunday.

 

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Publié le 22 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 3,1-6): 

 

Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Viens te mettre là devant tout le monde». Et s'adressant aux autres: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?». Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme: «Étends la main». Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

L’Application

 

Nous tous voudrions d’être politiquement correctes et pour cela nous cherchons une loi ou les règles civile ou politique établis par la société que nous pouvons nous appuyer. Dans cette recherche, nous nous oublions que nous sommes baptisés et avons reçus l’Esprit Saint, les consacrés à accomplir la volonté divine, le devoir baptismal de garder toujours la Lampe allumée, et à être sel de la terre et lumière du monde.

La Parole de Dieu sauve l’homme. Puisque nous sommes les enfants de Dieu,  nos actes doivent d’être cohérents à notre propre nature humaine qui est étroitement liée à la nature divine. Avant d’agir, Jésus nous demande de faire un exam, « « Est-il permis le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal », le bien et le juste devant le regard de Dieu.  

Nous sommes déjà un peuple à part de la société et ne sommes appelés qu’à être fidèles au commandement d’amour qui s’exprime mieux dans le pardon et dans la réconciliation. Les autres doivent céder la place à cette règle d’or.

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

 

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Publié le 21 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 2,23-28): 

 

One sabbath Jesus was walking through grainfields. As his disciples walked along with him, they began to pick the heads of grain and crush them in their hands. Then the Pharisees said to Jesus, «Look! they are doing what is forbidden on the sabbath!». And He said to them, «Have you never read what David did in his time of need, when he and his men were very hungry? He went into the house of God when Abiathar was High Priest and ate the bread of offering, which only the priests are allowed to eat, and he also gave some to the men who were with him». Then Jesus said to them, «The sabbath was made for man, not man for the sabbath. So the Son of Man is master even of the sabbath».

 

The Application

 

There are different laws apply in a different way, to a different people. The gravity of an act is discerned with the knowledge and connaisance of the act committed and the consequence inferred. Thus Jesus and his disciples remain culpable before the laws and even before the people of the land.

Jesus seems to justify his act and negates the culpability, because the PERSON is supposed to be the centre of any laws, not just contrary. The man who has made the laws is in his own right, to reformulate and reorient, which he has already enacted, in a given time to a particular community. For a vibrant community, every law needs de facto renewed and revisited. Even to our personal and spiritual life.

Jesus, the author of all natural laws,  is asking each and every one of us to observe and be vigilant. He is inviting us to reason out the intentions and the acts according to the gospel values, not according to the past old established laws, though when enacted they might have been for a god cause. For a new situation, we can’t apply an old law. Somewhere, there is a call for newness in our life. Old lethargic behaviour should leave the place for a creative aspiring life.

 

«The sabbath was made for man, not man for the sabbath»

 

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, as yesterday, Jesus has to contend with the Pharisees, who are distorting Moses' Law, by highlighting the letter of the law while ignoring the actual spirit of the Law. The Pharisees accuse, indeed, Jesus' disciples of violating the Sabbath (cf. Mk 2:24). According to their overwhelming casuistry, to pick the heads of grain means “to reap”, while crushing them in their hands signifies “to thresh”: these agricultural tasks —and some forty other— were forbidden on the Sabbath, as a day of rest. As we already know, the breads of offering the Gospel speaks of, were twelve breads that were placed every week in the sanctuary table, as a tribute from the twelve tribes of Israel to their God and Lord.

Abiathar's attitude is the same one Jesus is teaching us today: the less important precepts of the Law have to give way before the most important ones; a ceremonial precept has to give way to a precept of the natural law; the precept of resting on the Sabbath should not, therefore, prevail over the basic needs of subsistence. The II Vatican Council, was inspired by the previous example, and to underline that people have to prevail over economic and social questions, says: «Social order and its progressive development have to subordinate always to persons' welfare, because things are made for man and not the other way round. The Lord pointed it out already when He said the Sabbath was made for man and not man for the Sabbath (cf. Mk 2:27)».

Saint Augustine also says: «Love and do as you please». Have you understood it well or are you still under the obsession secondary things overrule the love we have to place on whatever we do? To work, forgive, correct, attend Mass on Sundays, take care of sick people, abide by the commandments..., do we do it because we have to or because of our love for God? If only these considerations may help us to revitalize all our deeds with the love our Lord has instilled in our hearts, precisely so that we can also love him.

 

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Publié le 21 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 2,23-28): 

 

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

 

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.

 

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Publié le 20 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 2,18-22): 

 

One day, when the disciples of John the Baptist and the Pharisees were fasting, some people asked Jesus, «Why is it that both the disciples of John and of the Pharisees fast, but yours do not?». Jesus answered, «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them, they cannot fast. But the day will come when the bridegroom will be taken from them and on that day they will fast.

»No one sews a piece of new cloth on an old coat, because the new patch will shrink and tear away from the old cloth, making a worse tear. And no one puts new wine into old wineskins, for the wine would burst the skins and then both the wine and the skins would be lost. But new wine, new skins!».

 

The Application

 

Jesus is inviting each and every one of us to do a good examination of conscience: what I do and why I do.

He gives us lots of parables connecting these daily practices into our reasoning and helps us to climb high in our faith process.

The life is Jesus is the best example to our humanity, to live our own humanity.

If every baptised think twice before following the traditions, search the real meaning of them, and apply them to their daily life, keeping the gospel values as the golden rule of life, this earthly life will be transformed into paradise.

«How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?»

 

Fr. Joaquim VILLANUEVA i Poll 
(Barcelona, Spain)

Today, we can see that, besides fasting on the Day of Atonement (cf. Lev 16:29-34), the Jewish people observe many other days of fasting, both public and private. Days of fast manifested mourning, penance, purification, preparation for a feast or a mission, demand of God's grace, etc. Pious Jews considered fasting an act of virtue of their religion which pleased God. One who fasts addresses God in an attitude of humility; he implores forgiveness for his separation from God while depriving himself of those things that often cause the separation.

That Jesus does not instill this practice into his disciples and followers comes as a surprise for John's disciples and for the Pharisees. They cannot understand it. But Jesus gives them a fundamental reason: «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?» (Mk 2:19). For Israel's prophets, the bridegroom signifies God himself, faithful Yahweh, and his divine love for men (in contrast to Israel, his not always so faithful spouse). Hence, Jesus is tantamount to Yahweh, and He here declares his divinity: he calls his disciples «the bridegroom's friends», and those who are with him do not need to fast for they are not separated from him.

The Church has remained faithful to Christ's teaching on fasting which, though coming from the prophets and even being a natural and spontaneous practice in many religions, our Lord confirms with a new meaning. Fasting can be used as preparation; it strengthens prayer and contemplation. Jesus fasts in the desert as a preparation for his public life.

Many poor people, not unacquainted with shabby clothes were among those who listened to our Lord. So too were vintners who certainly knew what happens when the new wine is put into old wineskins. Jesus reminds them all that they have to receive his message with a new spirit, one that breaks with conformity and the routines of jaded souls; Jesus proposes something entirely different, not another version of the Law, but a new life altogether.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 20 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 2,18-22): 

Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».

 

L’Application

 

Pourquoi jeûner et pourquoi pas………………….. Jésus renvois la question à nous et nous devons lui répondre.

Ces paraboles ……….Nouveau vêtement et nouveau vin………………….quel enseignement  elles nous donnent ?

Où se passe cette noce aujourd’hui et qui est cet Epoux pour nous et Il se marie avec qui ? Suis-je personnellement invité à êtres avec les invités ou j’ai un rôle important à jouer ?

Bonne journée.

 

«Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?»

 

Abbé Joaquim VILLANUEVA i Poll 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous constatons comment les juifs, au-delà du jeûne prescrit par Dieu le Jour de l'Expiation (cf. Lev 16,29-34) observaient plusieurs autres jeûnes, autant publics que privés. Ils étaient l'expression de deuil, de pénitence, de purification, de préparation pour une fête ou une mission, de pétition de grâce à Dieu, etc. Les juifs pieux appréciaient le jeûne comme un acte propre de la vertu de la religion et plaisant à Dieu: celui qui jeûne se dirige à Dieu en attitude d'humilité, lui demande pardon en se privant de ces choses qui, le satisfaisant, l'auraient éloignées de Lui. 

Que Jésus n'inculque pas cette pratique à ces disciples et à ceux qui l'écoutaient, surprend les disciples de Jean et les pharisiens. Ils pensent qu'il s'agit d'une omission importante dans ses enseignements. Et Jésus leur donne une raison fondamentale: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?» (Mc 2,19). L'époux, selon l'expression des prophètes d'Israël, est Dieu, et est manifestation de l'amour divin envers les hommes (Israël est l'épouse, qui n'est pas toujours fidèle, objet de l'amour fidèle de l'époux, Yahvé). C'est-à-dire, Jésus se compare à Yahvé. Il est ici, déclarant sa divinité: il appelle ses disciples "les amis de la noce", ceux qui sont avec Lui, et donc qui n’ont pas besoin de jeûner car ils ne sont pas séparés de Lui.

L'Église est demeurée fidèle à cet enseignement qui vient des prophètes et constitue une pratique naturelle et spontanée dans plusieurs religions. Jésus-Christ la confirme et lui donne en sens nouveau: Il jeûne dans le désert comme préparation à sa vie publique, Il nous dit que la prière est fortifiée par le jeûne, etc.

Parmi ceux qui écoutaient le Seigneur, la majorité devait être pauvre et savoir de vêtements raccommodés; il devait aussi y avoir des vendangeurs qui savaient ce qui se passe lorsqu'on met du vin nouveau dans de vieilles outres. Jésus leur rappelle qu'ils doivent recevoir son message avec un esprit nouveau, qui rompt avec le conformisme et la routine des âmes vieillies prématurément, que ce qu'Il leur propose, n'est pas une interprétation de la Loi, sinon une vie nouvelle.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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