Publié le 22 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 3,1-6): 

 

Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Viens te mettre là devant tout le monde». Et s'adressant aux autres: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?». Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme: «Étends la main». Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

L’Application

 

Nous tous voudrions d’être politiquement correctes et pour cela nous cherchons une loi ou les règles civile ou politique établis par la société que nous pouvons nous appuyer. Dans cette recherche, nous nous oublions que nous sommes baptisés et avons reçus l’Esprit Saint, les consacrés à accomplir la volonté divine, le devoir baptismal de garder toujours la Lampe allumée, et à être sel de la terre et lumière du monde.

La Parole de Dieu sauve l’homme. Puisque nous sommes les enfants de Dieu,  nos actes doivent d’être cohérents à notre propre nature humaine qui est étroitement liée à la nature divine. Avant d’agir, Jésus nous demande de faire un exam, « « Est-il permis le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal », le bien et le juste devant le regard de Dieu.  

Nous sommes déjà un peuple à part de la société et ne sommes appelés qu’à être fidèles au commandement d’amour qui s’exprime mieux dans le pardon et dans la réconciliation. Les autres doivent céder la place à cette règle d’or.

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 21 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 2,23-28): 

 

One sabbath Jesus was walking through grainfields. As his disciples walked along with him, they began to pick the heads of grain and crush them in their hands. Then the Pharisees said to Jesus, «Look! they are doing what is forbidden on the sabbath!». And He said to them, «Have you never read what David did in his time of need, when he and his men were very hungry? He went into the house of God when Abiathar was High Priest and ate the bread of offering, which only the priests are allowed to eat, and he also gave some to the men who were with him». Then Jesus said to them, «The sabbath was made for man, not man for the sabbath. So the Son of Man is master even of the sabbath».

 

The Application

 

There are different laws apply in a different way, to a different people. The gravity of an act is discerned with the knowledge and connaisance of the act committed and the consequence inferred. Thus Jesus and his disciples remain culpable before the laws and even before the people of the land.

Jesus seems to justify his act and negates the culpability, because the PERSON is supposed to be the centre of any laws, not just contrary. The man who has made the laws is in his own right, to reformulate and reorient, which he has already enacted, in a given time to a particular community. For a vibrant community, every law needs de facto renewed and revisited. Even to our personal and spiritual life.

Jesus, the author of all natural laws,  is asking each and every one of us to observe and be vigilant. He is inviting us to reason out the intentions and the acts according to the gospel values, not according to the past old established laws, though when enacted they might have been for a god cause. For a new situation, we can’t apply an old law. Somewhere, there is a call for newness in our life. Old lethargic behaviour should leave the place for a creative aspiring life.

 

«The sabbath was made for man, not man for the sabbath»

 

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, as yesterday, Jesus has to contend with the Pharisees, who are distorting Moses' Law, by highlighting the letter of the law while ignoring the actual spirit of the Law. The Pharisees accuse, indeed, Jesus' disciples of violating the Sabbath (cf. Mk 2:24). According to their overwhelming casuistry, to pick the heads of grain means “to reap”, while crushing them in their hands signifies “to thresh”: these agricultural tasks —and some forty other— were forbidden on the Sabbath, as a day of rest. As we already know, the breads of offering the Gospel speaks of, were twelve breads that were placed every week in the sanctuary table, as a tribute from the twelve tribes of Israel to their God and Lord.

Abiathar's attitude is the same one Jesus is teaching us today: the less important precepts of the Law have to give way before the most important ones; a ceremonial precept has to give way to a precept of the natural law; the precept of resting on the Sabbath should not, therefore, prevail over the basic needs of subsistence. The II Vatican Council, was inspired by the previous example, and to underline that people have to prevail over economic and social questions, says: «Social order and its progressive development have to subordinate always to persons' welfare, because things are made for man and not the other way round. The Lord pointed it out already when He said the Sabbath was made for man and not man for the Sabbath (cf. Mk 2:27)».

Saint Augustine also says: «Love and do as you please». Have you understood it well or are you still under the obsession secondary things overrule the love we have to place on whatever we do? To work, forgive, correct, attend Mass on Sundays, take care of sick people, abide by the commandments..., do we do it because we have to or because of our love for God? If only these considerations may help us to revitalize all our deeds with the love our Lord has instilled in our hearts, precisely so that we can also love him.

 

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Publié le 21 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 2,23-28): 

 

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

 

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.

 

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Publié le 20 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 2,18-22): 

 

One day, when the disciples of John the Baptist and the Pharisees were fasting, some people asked Jesus, «Why is it that both the disciples of John and of the Pharisees fast, but yours do not?». Jesus answered, «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them, they cannot fast. But the day will come when the bridegroom will be taken from them and on that day they will fast.

»No one sews a piece of new cloth on an old coat, because the new patch will shrink and tear away from the old cloth, making a worse tear. And no one puts new wine into old wineskins, for the wine would burst the skins and then both the wine and the skins would be lost. But new wine, new skins!».

 

The Application

 

Jesus is inviting each and every one of us to do a good examination of conscience: what I do and why I do.

He gives us lots of parables connecting these daily practices into our reasoning and helps us to climb high in our faith process.

The life is Jesus is the best example to our humanity, to live our own humanity.

If every baptised think twice before following the traditions, search the real meaning of them, and apply them to their daily life, keeping the gospel values as the golden rule of life, this earthly life will be transformed into paradise.

«How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?»

 

Fr. Joaquim VILLANUEVA i Poll 
(Barcelona, Spain)

Today, we can see that, besides fasting on the Day of Atonement (cf. Lev 16:29-34), the Jewish people observe many other days of fasting, both public and private. Days of fast manifested mourning, penance, purification, preparation for a feast or a mission, demand of God's grace, etc. Pious Jews considered fasting an act of virtue of their religion which pleased God. One who fasts addresses God in an attitude of humility; he implores forgiveness for his separation from God while depriving himself of those things that often cause the separation.

That Jesus does not instill this practice into his disciples and followers comes as a surprise for John's disciples and for the Pharisees. They cannot understand it. But Jesus gives them a fundamental reason: «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?» (Mk 2:19). For Israel's prophets, the bridegroom signifies God himself, faithful Yahweh, and his divine love for men (in contrast to Israel, his not always so faithful spouse). Hence, Jesus is tantamount to Yahweh, and He here declares his divinity: he calls his disciples «the bridegroom's friends», and those who are with him do not need to fast for they are not separated from him.

The Church has remained faithful to Christ's teaching on fasting which, though coming from the prophets and even being a natural and spontaneous practice in many religions, our Lord confirms with a new meaning. Fasting can be used as preparation; it strengthens prayer and contemplation. Jesus fasts in the desert as a preparation for his public life.

Many poor people, not unacquainted with shabby clothes were among those who listened to our Lord. So too were vintners who certainly knew what happens when the new wine is put into old wineskins. Jesus reminds them all that they have to receive his message with a new spirit, one that breaks with conformity and the routines of jaded souls; Jesus proposes something entirely different, not another version of the Law, but a new life altogether.

 

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Publié le 20 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 2,18-22): 

Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».

 

L’Application

 

Pourquoi jeûner et pourquoi pas………………….. Jésus renvois la question à nous et nous devons lui répondre.

Ces paraboles ……….Nouveau vêtement et nouveau vin………………….quel enseignement  elles nous donnent ?

Où se passe cette noce aujourd’hui et qui est cet Epoux pour nous et Il se marie avec qui ? Suis-je personnellement invité à êtres avec les invités ou j’ai un rôle important à jouer ?

Bonne journée.

 

«Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?»

 

Abbé Joaquim VILLANUEVA i Poll 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous constatons comment les juifs, au-delà du jeûne prescrit par Dieu le Jour de l'Expiation (cf. Lev 16,29-34) observaient plusieurs autres jeûnes, autant publics que privés. Ils étaient l'expression de deuil, de pénitence, de purification, de préparation pour une fête ou une mission, de pétition de grâce à Dieu, etc. Les juifs pieux appréciaient le jeûne comme un acte propre de la vertu de la religion et plaisant à Dieu: celui qui jeûne se dirige à Dieu en attitude d'humilité, lui demande pardon en se privant de ces choses qui, le satisfaisant, l'auraient éloignées de Lui. 

Que Jésus n'inculque pas cette pratique à ces disciples et à ceux qui l'écoutaient, surprend les disciples de Jean et les pharisiens. Ils pensent qu'il s'agit d'une omission importante dans ses enseignements. Et Jésus leur donne une raison fondamentale: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?» (Mc 2,19). L'époux, selon l'expression des prophètes d'Israël, est Dieu, et est manifestation de l'amour divin envers les hommes (Israël est l'épouse, qui n'est pas toujours fidèle, objet de l'amour fidèle de l'époux, Yahvé). C'est-à-dire, Jésus se compare à Yahvé. Il est ici, déclarant sa divinité: il appelle ses disciples "les amis de la noce", ceux qui sont avec Lui, et donc qui n’ont pas besoin de jeûner car ils ne sont pas séparés de Lui.

L'Église est demeurée fidèle à cet enseignement qui vient des prophètes et constitue une pratique naturelle et spontanée dans plusieurs religions. Jésus-Christ la confirme et lui donne en sens nouveau: Il jeûne dans le désert comme préparation à sa vie publique, Il nous dit que la prière est fortifiée par le jeûne, etc.

Parmi ceux qui écoutaient le Seigneur, la majorité devait être pauvre et savoir de vêtements raccommodés; il devait aussi y avoir des vendangeurs qui savaient ce qui se passe lorsqu'on met du vin nouveau dans de vieilles outres. Jésus leur rappelle qu'ils doivent recevoir son message avec un esprit nouveau, qui rompt avec le conformisme et la routine des âmes vieillies prématurément, que ce qu'Il leur propose, n'est pas une interprétation de la Loi, sinon une vie nouvelle.

 

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Publié le 20 Janvier 2019

Nous traversons un moment difficile et délicat. Les guerres, les mouvements politiques et civiles, les crises économiques et naturelles, etc. sont les actualités du jour. Ils nous rappellent encore une fois le besoin des personnes comme Marie qui peuvent nous amener vers cette personne miraculeuse qui peut tout transformer en vin. La parole de Marie qui retentis depuis les siècles vibre fortement et murmure dans nos oreilles sans arrêt, « faite tout ce qu’Il vous dira. »

Il n’y a pas de vin. Certes, c’est une invention humaine, une grosse diligence de discernement et de planning. L’homme n’a pas fait son devoir, comme il devait le faire. La fête de l’Incarnation nous rappelle la bien vaillance divine. ‘Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a envoyé son Fils unique, non pas pour nous juger, mais par Lui le monde soit sauvé’.

Tout commence avec une bonne invitation. Il faut sans résister élargir notre invitation, oser de laisser la porte ouverte, pour que Marie, avec son Fils puisse entrer dans notre maison, particulièrement au moment de joie et de bonheur. Nous crions vers le Seigneur lorsqu’on est frappé par une maladie, un décès, ou un échec, en disant ayez pitié de nous. Il faut aussi remercier pour la présence divine dans notre vie quotidienne. Notre présence dans cette église, qu’elle ne se transforme pas comme une rencontre dans la super marché, chacun avec ses moyens cherche  son besoin personnel. Que cette rencontre nous nourrisse et qu’elle nous force d’aller vers les uns et les autres. Il ne suffit pas de participer à l’Eucharistie, il faut plutôt  rencontrer le Seigneur et plus important de l’écouter, écouter le Seigneur qui habite dans le cœur des hommes.

Mes amis, le Seigneur voit déjà les jarres de pierre vide, vide de compassion et d’amour, vide de pardon et de réconciliation. Nous n’avons pas besoin d’une grâce exceptionnelle pour s’aimer et se pardonner, particulièrement nos frères et sœurs dans notre maison, ou s’occuper nos parents malades et seuls. Nous n’avons pas besoin non plus d’une grande bénédiction pour partager. Pour un baptisé, pour un être simple, un sourire, un geste, une parole ne coutera rien.  Le Seigneur nous demande de les remplir, les remplir nous-mêmes.

Si nous présentons au Seigneur tout ce dont nous avons, y compris les cinq morceaux de pain et deux poissons, avec un cœur d’Abel, le Seigneur transformera de l’eau que nous avons comme un vin prestigieux. Mes amis, tout ce qui se passait à Canna est possible ici maintenant.

Premièrement comme je vous l’ai dit dès le commencement, accueillons Marie et Jésus dans notre cœur. Qu’ils soient le centre de nos pensées et de nos actes, car avec eux nous rencontrons la Trinité.  Invitons Jésus dans toute rencontre humaine et sa présence nous aidera à accomplir la mission reçue, soit dans la famille, soit dans la société, ou soit dans l’église. Ecoutons Marie et soyons fidèle à son Enseignement, « Faite tout ce qu’Il vous dira. » Amen.

 

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Publié le 19 Janvier 2019

We are going through a difficult and delicate moment. Each and every one of have undergone one such moment of life. Some of us do live in particular way, a life without joy and happiness. The world around us give us news on wars, political and civil movements, economic and natural crises, etc. and sadly these are the regular news of the day. They remind us again and again the need of people like Mary who can help us to identify what is lacking right from the beginning and lead us to this miraculous person who can turn everything into wine. The word of Mary, which has been her life itself, right from the day of annunciation who desired to do the will of the Lord, by surrendering herself as servant of God, vibrates strongly and whispers in our ears all the time, "Do whatever He tells you. "

There is no wine. Certainly, it is a human invention, a great diligence of discernment and planning. The man did not do his duty, as he had to do. The feast of the Incarnation reminds us of divine goodness. 'God so loved the world, that He sent His only begotten Son, not to judge us, but through Him the world be saved'. The very presence of Jesus in our life, a life fully animated by Him, will be a life of joy and contentment.

The mystery of the Cana, the joy of the people who tasted this delicious wine, all started with a good invitation. It is necessary without resistance, we have to widen our invitation, to dare to leave the door open, so that Mary, with her Son, may enter in our house, especially in the moment of joy and happiness. Allow God to be present and participate in every moment of life. We cry to the Lord when we are struck by sickness, death, or failure, saying, have mercy on us. We must also thank for the divine presence in our daily life.

Our presence in this church, may not be transformed into an encounter in the supermarket, each one with his bags and penny tries to full it according to his or her needs, without taking in accound the others who are around us. Let every Eucharistic celebration, every moment of prayer or ritual celebrations, nourish us with rich human encounters and force us to go towards each other, to share and to listen. In these encounters, it is important that we sse the Lord who is in action. It is not enough to participate in the Eucharist and be content with a self-satisfaction, but rather it should help us to meet the Lord and more important to listen to him, to listen to the Lord who lives in the hearts of men.

Dear brothers and sisters in the Lord, our Saviour sees in our homes lots of empty stone jars, empty of compassion and love, empty of forgiveness and reconciliation. We do not need exceptional grace to love and forgive ourselves, especially our brothers and sisters in our home, or to look after our sick and lonely parents. We do not need a great blessing to share. For a baptized person, for a simple being, a smile, a gesture, a word will not cost anything. The Lord asks us to fill them, to fill them by ourselves.

If we present to the Lord everything we have, though little they may be, including the five pieces of bread and two fish, with a heart of Abel, the Lord will turn these little water that we have as a prestigious wine.  We should learn to put everything, our talents and time, our energy and gifts, each with his or her own capacity, in the accomplishment of the divine will. If we do this then the event of Canna is possible here now and it will be repeated even before our eyes.

First, as I told you from the beginning, let us welcome Mary and Jesus into our hearts. May they be the centre of our thoughts and actions, because with them we meet the Trinity. Let us invite Jesus in every human encounter and his presence will help us to fulfil the mission we have received, whether in the family as brothers and sisters, of as husband and wife of as parents, in society and in our workplace, etc. Let us be aware that we represent this saving Christ to every one who comes in contact with us. It is important that we listen to Mary and out into act all that Jesus is asking us to do. Have a wonderful day.

 

 

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Publié le 19 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 2,13-17): 

When Jesus went out again beside the lake, a crowd came to Him and He taught them. As he walked along, he saw a tax collector sitting in his office. This was Levi, the son of Alpheus. Jesus said to him, «Follow me». And Levi got up and followed Him. And it so happened that while Jesus was eating in Levi's house, tax collectors and sinners were sitting with Him and His disciples for there were indeed many of them. But there were also teachers of the Law of the Pharisees' party, among those who followed Jesus, and when they saw Him eating with sinners and tax collectors, they said to his disciples, «Why! He eats with tax collectors and sinners!». Jesus heard them and answered, «Healthy people don't need a doctor, but sick people do. I did not come to call the righteous but sinners».

 

The Application

We are all called to follow Jesus.  ‘Follow me’ demands certain discernment and courage. Courage to take a different path, sometime which no one has ever dared for. It requires to put all our confidence in the divine providence. Sometime with others, and very often, God gives special and individual mission. Let us not forget that before entrusting a mission to us, He does blesses us with necessary grace needed to accomplish this mission.

The second and important aspect would be a communitarian fulfilment. Just like Mathew, we too are called to celebrate it with others and allow others to enter in to our own interiority. Here it involves a high risk of vulnerability, and a delicate divine accompaniment. It is important that we remain inclusive and never exclusive.

Jesus affirms that the incarnation is to elevate the humanity towards His divinity and to heal our wounds. All those who are wounded in life, isolated by the society, ignored by the dear and near ones, are the essential benefactors of this Incarnation. Let us be doubly assured with certitude that this God continues to heal our wounds and we are called to do the same to our brothers and sisters. Thus we can’t afford to remain eternal consummators of divine goodness, without participating actively in the salvific mission of Jesus. Have a wonderful day.

 

«I did not come to call the righteous but sinners»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, Saint Mark tells us how Jesus taught and how the crowd came to Him. In those days, they were as hungry of doctrine as we are today, ignorance being always our worst enemy. Let us not forget the expression: «They will hate no more when they ignore no more»...

As He walked along, Jesus sees Levi, son of Alpheus, sitting in his office and, says to him: «Follow me» (Mk 2:4), and Levi leaves everything and follows Him. With his promptitude and generosity Levi scored his biggest “business”. Not only the “business of the century”, but the business of Eternity, too.

It would be worth our mulling over Roman tax collectors, who ceased to exist a long while ago, while Levi —better known today as Matthew— keeps piling up profits with his writings, as one of the twelve pillars of the Church. This is what happens when we promptly follow our Lord. He said: «And everyone who has left houses or brothers or sisters or father or mother or children or fields for my sake will receive a hundred times as much and will inherit eternal life» (Mat 19:29).

Jesus accepted the banquet Matthew offered Him and His apostles at home, together with other tax collectors and sinners. The Pharisees —who always seemed to prefer witnessing how others worked— felt like informing His disciples that their Master was eating with people they considered as sinners. The Lord hears them and, in self-defense, He answers: «I did not come to call the righteous but sinners» (Mk 2:17). Mankind is in hard need of that divine Healer. We are all sinners and, as Saint Paul says, «for all have sinned and fall short of the glory of God» (Rom 3:23).

Let us always answer as quickly as Mary used to do when responding to Her vocation as co-redeemer.

 

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Publié le 18 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 2,13-17): 

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

 

L’Application

 

Pour l’application je vous invite à choisir un des mots qui vous interpelle, car il a quelque chose à vous dire.

Sortir : sortir de nos lieux de sécurités et aller vers les autres.

Venir/suivre : que devons-nous faire pour suivre le Seigneur ? Comment traduisons-nous, ‘aller vers le Seigneur’ ou ‘suivre le Seigneur’.

Publicains/scribes, pharisiens etc. : Quelle sorte de personne suis-je, Mathieu qui a suivi le Seigneur ou les autres qui critiquaient le Seigneur ?

Médecin/malade, juste/pécheurs : quel est mon appel ou quel est mon engagement ? Le Seigneur demande-t-il à nous convertir ou à être les médecins pour guérir les autres, ou tous les deux !

Une bonne méditation.

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

 

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.

 

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Publié le 16 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Mc 1,40-45): 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage». 

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

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