Publié le 12 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 7,14-23): 

Il appela de nouveau la foule et lui dit: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit: «Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé?». C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore: «Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

 

L’Application

 

Dieu ne nous juge pas par les fruits des actes commis, mais par l’intention et le qualitative de la participation de notre cœur et de notre intelligence. Donc, homme est appelé à agir d’une manière responsable et raisonnable.  Evangile du jour nous le confirme. Dieu créa le monde et Il le trouva bon. C’est dans cette terre que Dieu plaça l’homme pour que l’homme admire la création et à travers d’elle qu’il adore le Créateur. Dans cette adoration la création sera préservée et l’homme vivra libre et heureux.

Si l’homme n’assume pas cette responsabilité, non seulement la création sera détruite, mais également avec la création, il perdra sa propre humanité et sa place dans cette création. Puisque Dieu créa l’homme libre, puisqu’il lui a accordé le don de maîtrisé la création, dans cette liberté tout ce dont il ferra, il sera responsable. L’arbre de connaissance se trouve dans son cœur. Que l’homme apprenne à agir dignement et responsable.

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

 

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

 

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Publié le 11 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13): 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats. 

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

 

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

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Publié le 10 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,53-56): 

 

Having crossed the lake, Jesus and his disciples came ashore at Gennesaret where they tied up the boat. As soon as they landed, people recognized Jesus and ran to spread the news throughout the countryside. Where­­ver He was they brought to him the sick lying on their mats. And wherever He went, to villages, towns or farms, they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured.

 

The Application

 

Every encounter with the Lord, not only heals us, it transforms us totally. This process of transformation takes its own time and space. For some, it happens like a miracle, for the other it takes some years and for another without any personal initiative. In all these, we can find the movements interior and exterior of ourselves, animated by the Lord Himself.  If these people in the gospel, wished the healing touch of the Lord, it was their personal and interior pilgrim march towards the Lord, which very often remains unknown to the exterior world.

For St.Bernedette, (today is the feast of Lourdes) this encounter happened without any personal initiative and it has taken a lot of time and space to understand all that she underwent in those different Marian apparitions. With love and compassion Lord takes the first initiative and He calls each and every one us personally and individually. He doesn’t follow one single way. We are called to remain open to any eventuality.

As I have sand yesterday, in every encounter God reveals Himself and His project for us. This encounter gives us the necessary grace to accomplish the mission. St. Bernedette, had the courage to go up to the parish priest and the Lord has given her this grace. Before sending us, there are numerous troubles and difficulties we encounter and it is in these difficult moments of life that the Lord wishes to form and transform us. Our openness to such moments of life and our graceful acceptance of the difficult times, will reduce the time of this process of transformation. Let us open ourselves and allow the Lord to touch us and to heal us. Happy feast to you all, the children of MARY.

Those who wish to see what happens right now in Lourdes, please use this website for the live telecast. https://www.lourdes-france.org/en/tv-lourdes/

 

«As soon as they landed, people recognized Jesus»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, we see the faith of the people of the countryside where Jesus had landed bringing salvation to them. Our Lord is the owner of our body and soul; and they had no doubt that in bringing their sick to him, they would be cured: «And all who touched him were cured» (Mk 6:56). Today as ever, we have many who are sick in their body and in their soul. We must therefore use our very best efforts, both human and supernatural, to bring our relatives, friends and acquaintances as close as possible to our Lord. In the first place, we can achieve it by praying for their spiritual and physical health. When we are sick we do not hesitate to find out whether there exists an appropriate treatment, or whether there is a doctor who can take care of us right away.

When it is a matter of spiritual “sickness” (normally visible, externally, as our son, brother or parents not attending the Sunday services), in addition to praying, it would be convenient to speak to him/her about the remedy, maybe by transmitting him/her a thought or some motivating factor that we might get from the Magistery (for instance, from the Apostolic Epistle on The Day of our Lord, by John Paul II, or from some of the points of the Catechism of the Catholic Church).

If the “sick brother is somebody as a public authority, who tries to justify an unjust law —as, for instance, abortion legalization— let us not doubt —in addition to our prayers— to seek an opportunity to let him/her know —personally or in writing— our testimony regarding the truth. 

«For we cannot but speak the things which we have seen and heard» (Acts 4:20). For everybody needs the Savior. And when they do not go to him it may just be they do not recognize Him because we did not know how to announce Him. The real fact is, however, that as soon as they recognized him «they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured» (Mk 6:56). And Jesus cured mostly those who were “placed” close to him; those who were more in urgent need of remedy.

 

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Publié le 10 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,53-56): 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

L’Application

Aujourd’hui avec les pèlerins de Lourdes nous faisons mémoire de Notre-Dame de Lourdes. Cette journée déclarée comme la journée mondiale de malade nous invite à nous associer avec les malades qui se trouvent à la grotte de Lourdes et à prendre soin de notre âme, qui a besoin d’une grâce divine. L’Eglise nous propose ce texte de l’évangile pour la méditation.

Dans ce texte nous trouvons beaucoup de mouvements, les mouvements intérieurs et extérieurs. Pour nous bouger extérieurement, il faut se bouger intérieurement ; la connaissance de notre maladie et la reconnaissance de la présence du Seigneur. Nous sommes les pèlerins qui dans la foi sont appelés à se déplacer de notre humanité vers le Père,  la divinité révélée en Jésus.  

Comme je vous avais dit hier, toute rencontre divine, non seulement nous purifie, elle nous transforme. Dans cette rencontre nous sommes guéris non seulement physiquement, mais aussi spirituellement : une âme qui est devenue une demeure digne d’accueillir le Seigneur.

 

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

 

Fr. John GRIECO 
(Chicago, Etats-Unis)

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ». 

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

 

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Publié le 10 Février 2019

« Me voici : envoi-moi » n’est pas une réponse dans l’arrogance, mais une réponse dans toute simplicité et disponibilité. On se dispose dans toute liberté DEVANT Dieu, y compris nos forces et nos limites. Dans cette disposition à la volonté divine, nous retrouverons la joie et la paix que l’homme a perdue dans la désobéissance de l’homme en Adam.  Dieu ne nous envoie pas tels que nous sommes. Il nous appelle, nous purifie, nous consacre et Il nous envoie vers le monde, dans notre propre monde, comme les véritables lumières qui brillent, pour que ce monde soit purifié, illuminé et consacré.  Dans cette consécration la création toute entière retrouvera son origine, comme Dieu l’a voulu dès le commencement.

Très souvent nous LE trouveront lorsque nous nous retrouvons seuls dans nos bateaux totalement vides, malgré un bon travail sincère et fidèle.  Pour notre propre étonnement, le conseil, le bon conseil ne viendra pas de la bouche d’un pécheur, plutôt de la bouche d’un charpentier. Pierre répondra sagement, « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Une confiance totale, c’est ainsi il se laissera  ouvert et accueillant pour que la providence divine l’embrasse.  Grâce à l’ouverture de l’Esprit, à l’écoute du Seigneur, et particulièrement grâce à  son engagement y compris ses risques, non seulement lui seul, mais aussi ses compagnons verrons devant leurs yeux la providence divine.  Dieu n’a pas voulu sauvé Pierre seul, Il a voulu que le monde soit sauvé à travers Pierre. Si nous sommes chrétiens, ce n’est pas pour nous-même, ou notre propre consolation, mais pour le monde entier.

La foi chrétienne nous invite à être disciple et suivre le Seigneur. Dans cet état de vie il y a trois éléments importants : la révélation divine, la connaissance de soi et la réponse positive ou engagement personnel. Dans toute la vocation chrétienne nous verrons ces éléments et ils sont inséparables. Cette rencontre avec le Seigneur nous aide non seulement découvrir Dieu et ses merveilles, mais également à nous connaitre et à reconnaître notre propre intériorité qui a besoin d’une purification. Elle nous purifie et transforme. Nous devenons dans notre humanité, capable de représenter la divinité. Autrement dire, nous apprenons à représenter Dieu par nos paroles et nos actes.

En conséquence, nous reconnaissons les œuvres de Dieu dans le cœur des hommes, ainsi toute rencontre humaine devient de facto une rencontre divine. Un respect pour l’autre et une révérence par excellence est accordée à tout homme, sans aucune discrimination. Dieu sera, Lui-même au cœur de nos rencontres.

Si Dieu a appelé Pierre à être pécheur des hommes, il nous appelle aujourd’hui chacun et chacune à participer à sa mission, une mission confiée personnellement, dans la famille comme un père, une mère, un frère ou une sœur, etc. Dans la paroisse ou dans la société, je fais mon propre devoir. Comme le prophète Isaïe, nous devons répondre positivement à son appel. Il a besoin de nous, besoin de toi et de moi. Disons ensemble dans notre humilité et sincérité, ‘me voici : envoie-moi.’ Amen.

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Publié le 7 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,14-29): 

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

Abbé Ferran BLASI i Birbe 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse. 

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

 

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Publié le 6 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,7-13): 

Jesus called the Twelve to him and began to send them out two by two, giving them authority over evil spirits. And He ordered them to take nothing for the journey except a staff; no food, no bag, no money in their belts. They were to wear sandals and were not to take an extra tunic. And he added, «In whatever house you are welcomed, stay there until you leave the place. If any place doesn't receive you and the people refuse to listen to you, leave after shaking the dust off your feet. It will be a testimony against them». So they set out to proclaim that this was the time to repent. They drove out many demons and healed many sick peo­ple by anointing them.

 

The Application

 

By baptism, we are missionaries, sent by the Lord, to announce the Good News. It is Christological mission, because it comes from the Lord. It is apostolic because it is transmitted by the Apostles. Today, how can we continue and fulfil it? Let's look at the gospel of the day

 

He sends them two by two, because we are a people of covenant, and we have to work together. Even if the charisms are different, we accomplish one mission, because we have one Lord and one faith. Faith unites us and it does not separate us. We must learn to live together and to announce the Good News with others.

 

Power, we have all received it from the Lord, right from the baptism, through the consecration. We have received it not for us, rather to accomplish the works of God. This power we can translate as our talents, our material and spiritual wealth, our means, including the people who support us, etc.

 

To carry nothing, an important instruction. The One who calls us, gives us the necessary means to fulfil the mission received. We must depend on His providence. It can happen through men, sent by the Lord. God knows everything and we are just cooperating with Christ, to accomplish the mission He has received from the Father.

 

Stay and leave. Be open and welcoming. Things may not go on as expected. There will be troubles in life. Jesus is asking us to remain faithful to our vocation and consult Him for every change, which we desire to impart.  It is in our faithfulness to the mission entrusted that we glorify God by assuring ourselves, that everything comes from the Lord and He merits the fruit.

 

«Jesus called the Twelve to him and began to send them out two by two (…). They set out to proclaim that this was the time to repent»

 

+ Fr. Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Spain)

Today, the Gospel refers to the Apostles' first apostolic mission. Jesus Christ sends the Twelve to preach, to heal the sick and to prepare the ways of our definite salvation. This is the mission of the Church, and our mission, too. The II Vatican Council asserted, «Christian vocation is by its very nature a vocation to the apostolate. No baptized person can remain idle! Therefore, he who would not strive to achieve a human body and spiritual growth, would be as useless for the Church as he would be for himself».

Gustave Thibon used to say that our world needs a “soul's supplement” to regenerate itself. Christ's doctrine is the only medicine that can cure all illnesses of the world. The world is in crisis. But, it is not just a partial decay of moral or human values: it is a crisis of everything. And the most precise term to define it would be a “crisis of soul”. 

With the grace and doctrine of Jesus we Christians find ourselves in the midst of the temporal structures of humans so that we can instill life in them and guide them towards our Creator: «That the world, through the predication of the Church, by listening, it can believe, by believing, it can wait, and by waiting, it can love» (Saint Augustine). We Christians cannot elude this world. As Bernanos wrote: «We have been thrown in the middle of the dough, in the middle of the multitude, as yeast; we shall conquer again, inch by inch, the Universe that sin snatched away from us. O Lord, we shall return it to you as we received it in the morning of the world, with all its order and all its sanctity».

The secret lies in loving the world with all our soul and in living with love the mission Jesus Christ gave the Apostles, and all of us. With words from Saint Josemaria, we can affirm «The apostolate is a love for God that is brimming with joy, with dedication to others (...). And our eagerness to spread our apostolate is the exact, adequate and necessary manifestation of our interior life». This has to be our daily testimony amidst men and throughout all ages. 

 

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Publié le 6 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,7-13): 

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

L’Application

Par le baptême, nous sommes missionnaires, envoyés par le Seigneur, pour annoncer la Bonne Nouvelle. C’est mission christologique, car elle vient du Seigneur. Elle est apostolique, car elle est transmise par les Apôtres. Aujourd’hui, comment pouvons-nous la continuer et l’accomplir ? Regardons l’évangile du jour

Il les envoie deux par deux, car nous sommes un peuple, et nous devons travailler ensembles. Même si les charismes soient différents, nous accomplissons une seule mission, car nous avons un seul Seigneur et une seule foi. La foi nous nous unie et elle nous ne sépare pas. Il faut apprendre à vivre ensemble et à annoncer la Bonne Nouvelle avec les autres.

Le pouvoir, nous l’avons tous reçus du Seigneur. Nous l’avons reçu pour que nous accomplissions les œuvres de Dieu. Ce pouvoir, nous le pouvons traduire comme nos talents, nos richesses matérielles et spirituelles, nos moyens, y compris les personnes qui nous soutiennent, etc.  

De ne rien empoter, une consigne importante. Celui qui nous appelle, nous donne les moyens nécessaires à accomplir la mission reçue. Nous devons nous dépendre à sa providence. Ça peut arriver à travers les hommes. Dieu sait tout.

Rester et partir. Soyez ouverts et accueillants.

«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

 

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.

Les chrétiens avec la grâce et la doctrine de Jésus se trouvent au milieu des structures temporelles pour les vivifier et les ordonner au Créateur: «Qu'en écoutant la prédication de l'Église, le monde puisse croire, qu'en croyant il puisse espérer, qu'en espérant il puisse aimer» (saint Augustin). Le chrétien ne peut fuir ce monde. Bernanos écrivait ainsi: «Il nous a jeté au milieu de la pâte, au milieu de la multitude comme levain; nous reconquerrons pied à pied l'univers que le péché nous a enlevé; Seigneur, nous te le rendrons tel que nous l'avons reçu en ce premier matin du monde, tout ordonné et tout saint».

L'un des secrets est d'aimer le monde de toute son âme et de vivre avec amour la mission confiée par le Christ aux Apôtres ainsi qu'à nous tous. Comme l'a dit saint Josémaria, «l'apostolat est amour de Dieu qui déborde, don de soi-même aux autres (…). Et le désir d'apostolat est la manifestation exacte, adéquate, nécessaire, de la vie intérieure». Tel doit être notre témoignage quotidien au milieu des hommes et tout au long des temps.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,1-6): 

 

Jesus re­turned to his own coun­try, and his dis­ciples followed him. When the Sabbath came, He began teaching in the synagogue, and most of those who heard him were as­tonished. They commen­ted, «How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles? Who is he but the carpenter, the son of Mary and the brother of James and Joseph and Judas and Simon? His sisters, too, are they not here among us?». So they took offense at him. And Jesus said to them, «Prophets are despised only in their own country, among their relatives and in their own family». And he could work no miracles there, but only healed a few sick people by laying his hands on them. Jesus himself was astounded at their unbelief. Jesus then went around the villages teaching.

 

The Application

 

Many of us learn from very hard realities. These difficult moments of life, though in the beginning we may find it as unjust, often very painful, in later days, we realise that these were the moments from which we have grown and we rely upon today to stand right. These painful moments are meant to teach us to grow and if we fail to learn lessons from them, then these past events will remain for an eternity, multiplying in us our pains, causing tremendous suffering. Paul is asking us in the first reading, to traverse such moments with grace and hope, just like our parents punishing us in our childhood.

Sometime these insults are so painful that you don’t even dare to look at them. Today Jesus is called as son of Mary, a great insult to him and to His mother, an illegitimate son.  Though the world of day may call her as blessed and a privilege given to her as the mother of God, but then world didn’t treat her with the basic charity which she duly merited. Today Jesus is not pained for Him, nor for His mother, rather for these people, because His very presence is a Good News to the world. How sad that they couldn’t profit from His presence!

He is asking us to imitate His generosity and continue to do the wonderful work that God has asked to do. These insults and calamities should never hinder us to do good, even to our enemies. It’s here we prove to the world that we are Christians and our faith does merit.

«How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles?»

 

Fr. Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Spain)

Today, the Gospel shows Jesus going to the Synagogue, in Nazareth, where He had grown up. The Sabbath is the day dedicated to our Lord when Jews get together to listen to God's Word. Every Sabbath, Jesus went to the synagogue to teach, not like the scribes and the Pharisees, but as one who had authority (cf. Mk 1:22).

Today, God also speaks to us through the Scriptures. At the synagogue, the Scriptures were read and, afterwards, the learned ones commented them and explained the sense of the message God wanted to transmit through them. The following thought is attributed to saint Augustine: «As we speak to God through prayer, God speaks to us through reading».

The fact that Jesus, the Son of God, is well known among his fellow citizens because of his work, offers us an unsuspected perspective for our ordinary life. Our professional activities are also a way for us to meet God and, therefore, a sanctified and sanctifying reality. Saint Josemaria Escrivà says: «Your human vocation is a part —and an important part— of your divine vocation. That is the reason why you must strive for holiness, giving a particular character to your human personality, a style to your life; contributing at the same time to the sanctification of others, your fellow men; sanctifying your work and your environment: the profession or job that fills your day, your home and family and the country where you were born and which you love».

The text of the Gospel ends with the words: «Jesus could work no miracles there (...). Jesus himself was astounded at their unbelief» (Mk 6:5-6). Today also our Lord demands more faith in Him to carry out things that overpower our human possibilities. Miracles show God's power and our need for daily dependence on God.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,1-6): 

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait: «Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison». Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

 

L’Application

La vie n’est jamais facile et toute sorte d’épreuve ou de difficulté nous aident à vivre cette vie dignement. Ils sont les mesures qui nous apprennent à découvrir notre propre intériorité et sa solidité.  Saint nous dit une vérité bine vérifiée : aujourd’hui le moment injuste et pénible, elle se révèle plus tard bienfaisante et juste, nous sommes capables d’apprendre.

Marc nous fait découvrir encore une autre réalité que Marie a subie : fils de Marie. Cette expression explicitement s’exprime illégitimité de cet enfant, un fils illégitime. Comme Marie, Jésus ne peut pas ignorer cette insulte. Pourtant Jésus nous invité à l’ignorer et en même temps à approfondir notre foi, en nous nous appuyant à la famille de Dieu, le Royaume qu’Il annonce par sa présence. Par sa vie Il nous apprend, comme Lui,  à continuer les œuvres bonnes et à les faire bien.

«D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous montre de quelle façon Jésus arriva à la synagogue de Nazareth, l'endroit où il avait grandi. Le samedi est le jour du Seigneur et les juifs se rassemblent pour entendre la Parole de Dieu. Jésus se rend à la synagogue tous les samedis et là il enseigne, non comme le font les scribes ou les pharisiens mais comme quelqu'un qui a l'autorité de le faire (cf Mc 1,22).

De nos jours, Dieu nous parle également à travers l'écriture. A la Synagogue on lit les écritures, et ensuite l'un de ceux qui peuvent le faire, les commente en démontrant le sens et le message que Dieu veut transmettre à travers elles. On dit que Saint Augustin disait: «Par la prière nous parlons à Dieu; par la lecture, c'est Dieu qui nous parle».

Le fait que Jésus soit connu de ses concitoyens par son travail nous offre une perspective tout à fait insoupçonnée pour notre vie ordinaire. Le travail professionnel de chacun d'entre nous est un moyen de retrouver Dieu, et est donc une réalité sanctifiante et qui nous sanctifie. Par les paroles de Saint Josepmaría Escriva: «Votre vocation humaine est une partie, et une partie importante, de votre vocation divine. C'est pourquoi vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu: cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez».

Le passage de l'évangile prend fin en disant que Jésus «ne pouvait accomplir aucun miracle (…) Il s'étonna de leur manque de foi». (Mc 6,5-6). Aujourd'hui aussi le Seigneur nous demande d'avoir plus de foi en Lui afin qu'il puisse réaliser des choses qui surpassent nos capacités humaines. Les miracles manifestent le pouvoir de Dieu ainsi que le besoin que nous avons de Lui dans nos vies au quotidien.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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