Publié le 6 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,7-13): 

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

L’Application

Par le baptême, nous sommes missionnaires, envoyés par le Seigneur, pour annoncer la Bonne Nouvelle. C’est mission christologique, car elle vient du Seigneur. Elle est apostolique, car elle est transmise par les Apôtres. Aujourd’hui, comment pouvons-nous la continuer et l’accomplir ? Regardons l’évangile du jour

Il les envoie deux par deux, car nous sommes un peuple, et nous devons travailler ensembles. Même si les charismes soient différents, nous accomplissons une seule mission, car nous avons un seul Seigneur et une seule foi. La foi nous nous unie et elle nous ne sépare pas. Il faut apprendre à vivre ensemble et à annoncer la Bonne Nouvelle avec les autres.

Le pouvoir, nous l’avons tous reçus du Seigneur. Nous l’avons reçu pour que nous accomplissions les œuvres de Dieu. Ce pouvoir, nous le pouvons traduire comme nos talents, nos richesses matérielles et spirituelles, nos moyens, y compris les personnes qui nous soutiennent, etc.  

De ne rien empoter, une consigne importante. Celui qui nous appelle, nous donne les moyens nécessaires à accomplir la mission reçue. Nous devons nous dépendre à sa providence. Ça peut arriver à travers les hommes. Dieu sait tout.

Rester et partir. Soyez ouverts et accueillants.

«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

 

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.

Les chrétiens avec la grâce et la doctrine de Jésus se trouvent au milieu des structures temporelles pour les vivifier et les ordonner au Créateur: «Qu'en écoutant la prédication de l'Église, le monde puisse croire, qu'en croyant il puisse espérer, qu'en espérant il puisse aimer» (saint Augustin). Le chrétien ne peut fuir ce monde. Bernanos écrivait ainsi: «Il nous a jeté au milieu de la pâte, au milieu de la multitude comme levain; nous reconquerrons pied à pied l'univers que le péché nous a enlevé; Seigneur, nous te le rendrons tel que nous l'avons reçu en ce premier matin du monde, tout ordonné et tout saint».

L'un des secrets est d'aimer le monde de toute son âme et de vivre avec amour la mission confiée par le Christ aux Apôtres ainsi qu'à nous tous. Comme l'a dit saint Josémaria, «l'apostolat est amour de Dieu qui déborde, don de soi-même aux autres (…). Et le désir d'apostolat est la manifestation exacte, adéquate, nécessaire, de la vie intérieure». Tel doit être notre témoignage quotidien au milieu des hommes et tout au long des temps.

 

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Publié le 5 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,1-6): 

 

Jesus re­turned to his own coun­try, and his dis­ciples followed him. When the Sabbath came, He began teaching in the synagogue, and most of those who heard him were as­tonished. They commen­ted, «How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles? Who is he but the carpenter, the son of Mary and the brother of James and Joseph and Judas and Simon? His sisters, too, are they not here among us?». So they took offense at him. And Jesus said to them, «Prophets are despised only in their own country, among their relatives and in their own family». And he could work no miracles there, but only healed a few sick people by laying his hands on them. Jesus himself was astounded at their unbelief. Jesus then went around the villages teaching.

 

The Application

 

Many of us learn from very hard realities. These difficult moments of life, though in the beginning we may find it as unjust, often very painful, in later days, we realise that these were the moments from which we have grown and we rely upon today to stand right. These painful moments are meant to teach us to grow and if we fail to learn lessons from them, then these past events will remain for an eternity, multiplying in us our pains, causing tremendous suffering. Paul is asking us in the first reading, to traverse such moments with grace and hope, just like our parents punishing us in our childhood.

Sometime these insults are so painful that you don’t even dare to look at them. Today Jesus is called as son of Mary, a great insult to him and to His mother, an illegitimate son.  Though the world of day may call her as blessed and a privilege given to her as the mother of God, but then world didn’t treat her with the basic charity which she duly merited. Today Jesus is not pained for Him, nor for His mother, rather for these people, because His very presence is a Good News to the world. How sad that they couldn’t profit from His presence!

He is asking us to imitate His generosity and continue to do the wonderful work that God has asked to do. These insults and calamities should never hinder us to do good, even to our enemies. It’s here we prove to the world that we are Christians and our faith does merit.

«How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles?»

 

Fr. Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Spain)

Today, the Gospel shows Jesus going to the Synagogue, in Nazareth, where He had grown up. The Sabbath is the day dedicated to our Lord when Jews get together to listen to God's Word. Every Sabbath, Jesus went to the synagogue to teach, not like the scribes and the Pharisees, but as one who had authority (cf. Mk 1:22).

Today, God also speaks to us through the Scriptures. At the synagogue, the Scriptures were read and, afterwards, the learned ones commented them and explained the sense of the message God wanted to transmit through them. The following thought is attributed to saint Augustine: «As we speak to God through prayer, God speaks to us through reading».

The fact that Jesus, the Son of God, is well known among his fellow citizens because of his work, offers us an unsuspected perspective for our ordinary life. Our professional activities are also a way for us to meet God and, therefore, a sanctified and sanctifying reality. Saint Josemaria Escrivà says: «Your human vocation is a part —and an important part— of your divine vocation. That is the reason why you must strive for holiness, giving a particular character to your human personality, a style to your life; contributing at the same time to the sanctification of others, your fellow men; sanctifying your work and your environment: the profession or job that fills your day, your home and family and the country where you were born and which you love».

The text of the Gospel ends with the words: «Jesus could work no miracles there (...). Jesus himself was astounded at their unbelief» (Mk 6:5-6). Today also our Lord demands more faith in Him to carry out things that overpower our human possibilities. Miracles show God's power and our need for daily dependence on God.

 

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Publié le 5 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,1-6): 

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait: «Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison». Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

 

L’Application

La vie n’est jamais facile et toute sorte d’épreuve ou de difficulté nous aident à vivre cette vie dignement. Ils sont les mesures qui nous apprennent à découvrir notre propre intériorité et sa solidité.  Saint nous dit une vérité bine vérifiée : aujourd’hui le moment injuste et pénible, elle se révèle plus tard bienfaisante et juste, nous sommes capables d’apprendre.

Marc nous fait découvrir encore une autre réalité que Marie a subie : fils de Marie. Cette expression explicitement s’exprime illégitimité de cet enfant, un fils illégitime. Comme Marie, Jésus ne peut pas ignorer cette insulte. Pourtant Jésus nous invité à l’ignorer et en même temps à approfondir notre foi, en nous nous appuyant à la famille de Dieu, le Royaume qu’Il annonce par sa présence. Par sa vie Il nous apprend, comme Lui,  à continuer les œuvres bonnes et à les faire bien.

«D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous montre de quelle façon Jésus arriva à la synagogue de Nazareth, l'endroit où il avait grandi. Le samedi est le jour du Seigneur et les juifs se rassemblent pour entendre la Parole de Dieu. Jésus se rend à la synagogue tous les samedis et là il enseigne, non comme le font les scribes ou les pharisiens mais comme quelqu'un qui a l'autorité de le faire (cf Mc 1,22).

De nos jours, Dieu nous parle également à travers l'écriture. A la Synagogue on lit les écritures, et ensuite l'un de ceux qui peuvent le faire, les commente en démontrant le sens et le message que Dieu veut transmettre à travers elles. On dit que Saint Augustin disait: «Par la prière nous parlons à Dieu; par la lecture, c'est Dieu qui nous parle».

Le fait que Jésus soit connu de ses concitoyens par son travail nous offre une perspective tout à fait insoupçonnée pour notre vie ordinaire. Le travail professionnel de chacun d'entre nous est un moyen de retrouver Dieu, et est donc une réalité sanctifiante et qui nous sanctifie. Par les paroles de Saint Josepmaría Escriva: «Votre vocation humaine est une partie, et une partie importante, de votre vocation divine. C'est pourquoi vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu: cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez».

Le passage de l'évangile prend fin en disant que Jésus «ne pouvait accomplir aucun miracle (…) Il s'étonna de leur manque de foi». (Mc 6,5-6). Aujourd'hui aussi le Seigneur nous demande d'avoir plus de foi en Lui afin qu'il puisse réaliser des choses qui surpassent nos capacités humaines. Les miracles manifestent le pouvoir de Dieu ainsi que le besoin que nous avons de Lui dans nos vies au quotidien.

 

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Publié le 4 Février 2019

Gospel text

(Mk 5,21-43): 

 

Jesus crossed to the other side of the lake and while He was still on the shore, a large crowd gathered around him. Jairus, an official of the synagogue, came up and seeing Jesus, threw himself at his feet and asked him earnestly, «My little daughter is at the point of death. Come and lay your hands on her so that she may get well and live».

Jesus went with him and many people followed, pressing from every side. Among the crowd was a woman who had suffered from bleeding for twelve years. She had suffered a lot at the hands of many doctors and had spent everything she had, but instead of getting better, she was worse. Since she had heard about Jesus, this woman came up behind him and touched his cloak thinking, «If I just touch his clothing, I shall get well». Her flow of blood dried up at once, and she felt in her body that she was healed of her complaint. But Jesus was conscious that healing power had gone out from him, so he turned around in the crowd and asked, «Who touched my clothes?». His disciples answered, «You see how the people are crowding around you. Why do you ask who touched you?». But he kept looking around to see who had done it. Then the woman, aware of what had happened, came forward trembling and afraid. She knelt before him and told him the whole truth. Then Jesus said to her, «Daughter, your faith has saved you; go in peace and be free of this illness».

While Jesus was still speaking, some people arrived from the official's house to inform him, «Your daughter is dead. Why trouble the Master any further?». But Jesus ignored what they said and told the official, «Do not fear, just believe». And He allowed no one to follow him except Peter, James and John, the brother of James.

When they arrived at the house, Jesus saw a great commotion with people weeping and wailing loudly. Jesus entered and said to them, «Why all this commotion and weeping? The child is not dead but asleep». They laughed at him. But Jesus sent them outside and went with the child's father and mother and his companions into the room where the child lay. Taking her by the hand, he said to her, «Talitha kumi!» which means: “Little girl, get up!”. The girl got up at once and began to walk around. (She was twelve years old.) The parents were astonished, greatly astonished. Jesus strictly ordered them not to let anyone know about it, and told them to give her something to eat.

 

The Application

 

Since we have plenty of points to meditate, I wish to propose to you all certain questions, and your answer will help you to mediate. Thus I invite you all to chose one or two questions and look at the way we approach Jesus and our life too.

Observe different types of movements in this gospel. Some towards Jesus and Jesus towards people. The people who follow Jesus, just like spectators, profit very few than those who follow Jesus actively. Shall I find a place in these movements and verify the way I approach my life and Jesus.

Look at the demands and how Jesus has chosen to respond. What is my demand today and how you wish Jesus to respond to you?

What were the logical reason that you can give to these people who approached Jesus and your own reasoning while addressing Jesus.

Can our faith make God to move towards us? If yes, do you have any personal experiences to site?

Believe, how you translate this word in a practical way, with concrete action. In your daily life, how to you express you FAITH? Do you satisfy yourself with daily prayers and Is God really happy and in-need of your prayers?

Fear not, what are your fears and can you solidly give reason for them and justify them?

Get up, what kind of slumbering I undergo in my personal life and which aspect of my life need a radical renewal?

Have a wonderful day.

«Daughter, your faith has saved you; go in peace and be free of this illness»

 

Fr. Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Spain)

Today, the Gospel presents us with two of Jesus' miracles that speak of the great faith of two entirely different persons. Whether Jairus —an official of the synagogue— or that poor ailing woman, both displayed much faith: Jairus is certain Jesus can cure his daughter, while that good old woman knows that just touching Jesus' robe will be more than enough to deliver her from her very serious bleeding. And, Jesus, because both are persons with a strong faith, grants them what they wanted.

The woman who thought she was unworthy of Jesus' attention, who did not dare to bother neither the Master nor those influential Jews, was the first one. Noiselessly, she came up behind him and, softly touching Jesus' cloak, she “draws out” her cure, and she can feel how her body is completely healed. Jesus, who knows what has happened, does not want to let her go without saying to her: «Daughter, your faith has saved you; go in peace and be free of this illness» (Mk 5:34). 

To Jairus, Jesus is asking an even stronger faith. As God did with Abraham in the Old Testament, Jesus will ask Jairus to have faith against hope, a faith in impossible things. Jairus had been told the terrible news his little daughter had just died. We can easily imagine the deep anguish and horrible pain he must have felt in that very moment, and perhaps the temptation to despair. But Jesus, who had also heard the news, tells him: «Do not fear, just believe» (Mk 5:36). And, like those ancient patriarchs, hopelessly believing, he could see how his beloved little girl was resurrected by Jesus. 

Two great lessons in faith for us. Jairus and the woman suffering a serious bleeding, along with so many others, from the Gospel pages, speak to us of the need to have an unmovable faith. We can make ours that beautiful evangelic exclamation: «O Lord, I believe; help my unbelief» (Mk 9:24).

 

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Publié le 4 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 5,21-43): 

 

Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive». Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait. 

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré. Cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée». A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?». Ses disciples lui répondaient: «Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes: ‘Qui m'a touché?’». Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal». 

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?». Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue: «Ne crains pas, crois seulement». Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur: «Pourquoi cette agitation et ces pleurs? L'enfant n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l'enfant, et lui dit: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!». Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache; puis il leur dit de la faire manger.

 

L’Application

 

Constatez les déplacements dans cet évangile. Quelle laissons tirons-nous de ces déplacements ?

Le rôle de la foi…………….., peut-elle forcer le Seigneur à travailler ou faire un geste en faveur de la personne?

Quels sont les raisonnements logiques (selon vous) que les personnes ont impliqués dans cet évangile ?

‘Croire’ comment traduisons-nous ce mot dans un langage pratique ?

Pas mal des demandes et comment Jésus a répondis à ses demandes ?  Quelle sont les réponses du Seigneur et quelle sont été les inquiétudes de demandeurs ?

Une bonne lecture et méditation.

«Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal»

 

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente deux miracles de Jésus qui nous parlent de la foi de deux personnes bien différentes. Aussi bien Jaïre -l'un des chefs de la synagogue- que cette femme malade font preuve d'une grande foi: Jaïre est sûr que Jésus peut guérir sa fille; la femme est certaine qu'en frôlant le vêtement de Jésus elle sera libérée d'une très grave maladie. Et Jésus, parce que ces personnes ont la foi, leur concède la grâce qu'elles étaient venues chercher.

La première, ce fut elle, qui pensait qu'elle n'était pas digne que Jésus lui dédiât un instant, qui n'osait pas déranger le Maître ni ces juifs importants. Sans bruit, elle s'approche et, touchant la frange du manteau de Jésus, elle "arrache" sa guérison, ce qu'elle remarque aussitôt dans son corps. Mais Jésus, qui sait ce qui s'est passé, ne veut pas la laisser partir sans lui adresser un mot: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal» (Mc 5,34).

De Jaïre, Il demande une foi encore plus grande. Comme l'avait déjà fait Dieu avec Abraham dans l'Ancien Testament, il exige une foi contre toute espérance, la foi des choses impossibles. L'on communiqua à Jaïre la terrible nouvelle que sa petite fille venait de mourir. Nous pouvons nous imaginer la grande douleur qui dût l'envahir alors, et peut-être la tentation du désespoir. Et Jésus, qui avait entendu, lui dit: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Et comme les antiques patriarches, croyant contre toute espérance, il vit comment Jésus rendait la vie à sa fille bien-aimée.

Deux grandes leçons de foi pour nous. À partir des pages de l'Évangile, Jaïre et l'hémorroïsse, comme tant d'autres, nous parlent de la nécessité d'avoir une foi inébranlable. Nous pouvons faire nôtre cette belle exclamation évangélique: «Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité» (Mc 9,24). 

 

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Publié le 3 Février 2019

Gospel text

(Mk 5,1-20): 

Jesus and his disciples arrived on the other side of the lake in the region of the Gerasenes. No sooner did Jesus leave the boat than He was met by a man with evil spirits who had come from the tombs. He lived among the tombs and no one could restrain him, even with a chain. He had often been bound with fetters and chains but he would pull the chains apart and smash the fetters, and no one had the strength to control him. Night and day he stayed among the tombs on the hillsides, and was continually screaming and beating himself with stones. When he saw Jesus from afar, he ran and fell at his feet and cried with a loud voice, «What do you want with me, Jesus, son of the Most High God? For God's sake I beg you, do not torment me». He said this because Jesus had commanded, «Come out of the man, evil spirit». And when Jesus asked him, «What is your name?», he replied, «Legion is my name, for we are many». And all of them kept begging Jesus not to send them out of that region.

Now, a great herd of pigs was feeding on the hillside, and the evil spirits begged him, «Send us to the pigs and let us go into them». So Jesus let them go. The evil spirits came out of the man and went into the pigs, and immediately the herd rushed down the cliff and all were drowned in the lake. The herdsmen fled and reported this in the town and in the countryside, so all the people came to see what had happened. They came to Jesus and saw the man freed of the evil spirits sitting there, clothed and in his right mind, the same man who had been possessed by the legion. They were afraid. And when those who had seen it told what had happened to the man and to the pigs, the people begged Jesus to leave their neighborhood. 

When Jesus was getting into the boat, the man who had been possessed begged to stay with him. Jesus would not let him and said, «Go home to your people and tell them how much the Lord has done for you and how He has had mercy on you». So he went throughout the country of Decapolis telling everyone how much Jesus had done for him. And all the people were astonished.

 

The Application

 

Faith is purely a gift given by God, so that we may be able to discover God and the salvation proposed by Him. Though it is a grace, it is to be supported by a valid reasoning, which is in turn is strengthened by our tradition and personal experiences. It's here that our salvation history plays an important role. The first reading is inviting us to rediscover certain biblical personages of the Old Testament so that our present life be nourished with hope.

Gospel narrates to us one such event, which evokes in us the hope of new life, though it may be contaminated by multiple evil spirits. Coming from the other side and descending from the boat can be symbolically connected with the incarnation, descending from the divinity towards the humanity, without reducing nor nourishing the Trinity. It is in Jesus’ humanity that we are called to enter into His divinity. The mere presence of Jesus in our life (in the gospel in a pagan world), and our hope in His goodness, will remove all evils of life, (the different kinds of devils that we have allowed to reside in us). If we allow Jesus to work in us, and if we trust Him till the end, He will certainly dominate every aspect of our daily life. Thus nourished in the daily prayers and charity, particularly in the Holy Eucharist, we will be able to configure ourselves into the humanity of Jesus and He will elevate us to His divinity.

Just like this healed and new person, is sent to his own community, to be the witness of divine goodness, which he has received, we too are sent in this world to be a living witness of divine goodness. It is in this witnessing life, sometime tested in the rejection and isolation that we are nourished and consecrated, so that the more we are in Christ, the more we become CHRIST to the world.

 

 

«Come out of the man, evil spirit»

 

Fr. Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero 
(Viladecans, Barcelona, Spain)

Today, we find a fragment of the Gospel that might induce someone to smile. Imagining a herd of some two thousand pigs rushing down a cliff and into a lake, is a sort of funny image. But the truth is that those herdsmen did not find any fun in what had happened; they were very angry and begged Jesus to leave their neighborhood immediately.

While the herdsmen's attitude may seem logical, it is actually quite admonishing: for they would have undoubtedly preferred to save their pigs rather than have that demonized man delivered from his evil spirits. That is, first the material goods, which bring us money and ease, instead of a dignified life for a man who does not belong “to our class”. Because the man possessed by the evil spirit was nothing but a person that «night and day stayed among the tombs on the hillsides, and was continually screaming and beating himself with stones» (Mk 5:5).

Quite often we run the risk to cling to what we own and infuriate when we lose whatever material possessions we may have. Thus, we have the farmer despairing when he loses his crop, even if fully insured or the stock market investor who angers if his shares go down. On the other hand, few are those who actually anguish when they see millions of human beings, many of which may live next to us, living in extreme poverty or dying of hunger.

Jesus always placed persons before anything else, even before the law and the powerful people of his time. But, just too often, we only think of us and of what we believe may bring us some happiness, despite the fact that selfishness never has brought any happiness to anyone. As the Brazilian Bishop Dom Helder Cámara would say: «Selfishness is the deepest root of all unhappiness.
Your own and that of the whole world».

 

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Publié le 3 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 5,1-20): 

Ils arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne; en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir!». Jésus lui disait en effet: «Esprit mauvais, sors de cet homme!». Et il lui demandait: «Quel est ton nom?». L'homme lui répond: «Je m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup». Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 

Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus: «Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux». Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer: il y avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer. Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région. 

Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas, mais il lui dit: «Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde». Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l'admiration.

 

L’Application

 

La foi est un don que Dieu nous donne. Pour qu’elle soit parfaite, elle a besoin non seulement la grâce de Dieu, mais aussi la certitude et raisonnement, né d’une expérience personnelle et traditionnelle. Sans ses supports de la vie nous ne pouvons pas répondre positivement à ses exigences, qui nous assurerons et donneront la joie d’être sauvé. Dieu nous sauve et la foi nous fait voir tout ce dont les yeux ne sont plus capables de voir.

Voir tout ce que Dieu fait dans notre vie quotidienne, c‘est déjà le premier pas que nous devons entreprendre qui nous amènera vers le Seigneur. Il vient vers nous d’une autre côté, et décent vers la terre. La présence du Seigneur enlève de facto l’ignorance et les ténèbres. Donc les esprits mauvais doivent quitter ce lieu, car c’est la demeure de Dieu. Ce dépouillement du passé, une vie de ténèbres, nous aidera à nous remettre de nous-mêmes au nouvel événement dans l’Eucharistie, une configuration au Christ, une vie en Christ.

Comme cet homme, un nouvel homme, est envoyé par le Seigneur comme un véritable témoignage, Il aimerait que nous les soyons quel que soit les lieux ou les états que nous nous retrouvons.  Partageons avec nos frères et sœurs la joie de l’évangile, pour qu’ils eux aussi soient remplis de ce bonheur que Dieu désire pour nous.

«Esprit mauvais, sors de cet homme!»

 

Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero 
(Viladecans, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous découvrons un passage de l'Évangile qui en fera sourire plus d'un. S'imaginer environ deux mille porcs se précipitant au bas de la montagne a quelque chose de comique. Mais les porchers, eux, ne goûtèrent pas l'humour de la situation, ils se fâchèrent beaucoup et demandèrent à Jésus de quitter leur territoire.

Même si, humainement parlant, elle peut paraître logique, cette attitude n'en demeure pas moins franchement condamnable: ils préféraient conserver leurs cochons plutôt que de voir le possédé guéri. Plutôt les biens matériels, qui nous apportent argent et bien-être, que la vie digne d'un homme qui n'est pas "des nôtres". Car celui qui était possédé par un esprit mauvais «sans arrêt, nuit et jour, était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres» (Mc 5,5).

Nous courrons aussi bien souvent le danger de nous attacher à ce qui est à nous, et de désespérer quand nous le perdons. Par exemple, le paysan se désespère quand il perd sa récolte, même si elle est assurée, et le spéculateur en bourse quand ses actions perdent une partie de leur valeur. Très peu, en revanche, perdent l'espérance lorsqu'ils voient la faim et la situation précaire de tant d'êtres humains, dont certains vivent à deux pas de chez eux.

Jésus accorda toujours la première place aux personnes, même avant les lois et les puissants de son temps. Mais nous, trop souvent, ne pensons qu'à nous et à ce qui, croyons-nous, nous rend heureux, alors même que l'égoïsme n'apporte jamais le bonheur. Comme disait l'évêque brésilien Helder Camara, «l'égoïsme est la source infaillible du malheur pour soi-même et pour ceux qui nous entourent».

 

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Publié le 1 Février 2019

Texte de l'Évangile (Lc 2,22-40): 

Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi: «Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur». Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes. 

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple». Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. 

Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre». 

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

«Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut»

 

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, en endurant le froid de l'hiver, Siméon attend l'arrivée du Messie. Il y a cinq cents ans déjà, quand a débuté la construction du Temple, il y a eu une grande pénurie, tellement grande que les constructeurs étaient totalement découragés. C'est alors, qu'Aggée a prophetisé: «La splendeur future de ce Temple surpassera la première, et dans ce lieu, je vous ferai don de la paix. Parole du Seigneur de l'univers» (Ag 2,9) et il ajouta «Je vais mettre en branle toutes les nations païennes, leurs trésors afflueront ici» (Ag 2,7). Phrase qui peut s'interpréter de plusieurs manières «le plus précieux» dirons les uns, «le plus prisé» dira saint Jérémie. 

A Siméon «l'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur» (Lc 2,26), et aujourd'hui «poussé par l'Esprit», il est monté au Temple. Il n'était pas Lévite, ni Scribe, ni Docteur de la loi, mais il était simplement «un homme juste qui attendait la Consolation d'Israël» (Lc 2,25). Mais l'Esprit souffle là où il veut (cf. Jn 3,8).

Maintenant il constate avec un certain étonnement qu'il n'y a pas eu de grands préparatifs d'accueil, pas de drapeaux, pas de guirlandes, ni d'écussons de quelque sorte nulle part. Joseph et Marie traversent l'esplanade en portant l'Enfant dans leurs bras. «Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes antiques: que le Roi de gloire fasse son entrée» (Ps 24,7) chante le Psaume.

Siméon s'avance les bras ouverts pour saluer la Mère, il reçoit l'Enfant et bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple» (Lc 2,29-32).

 

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Publié le 31 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Mc 4,26-34): 

Jésus disait: «Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson». 

Il disait encore: «A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu? Par quelle parabole allons-nous le représenter? Il est comme une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre». Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

«Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ (…). D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe»

 

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus parle aux gens d'une expérience qui leur est familière: «Un homme qui jette le grain dans son champ (…); la semence germe et grandit. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi» (Mc 4,26-28). Avec ces paroles, Il fait référence au Règne de Dieu, qui consiste en "la sainteté et la grâce, la Vérité et la Vie, la justice, l'amour et la paix" (Préface de la solennité du Christ-Roi), que Jésus-Christ est venu nous apporter. Ce Règne doit se faire réalité, en premier lieu, dans chacun de nous; et ensuite dans notre monde.

Dans l'âme de chaque chrétien, Jésus a semé —par le Baptême— la grâce, la sainteté, la Vérité… Nous devons faire grandir cette semence pour qu'elle se multiplie en bonnes œuvres: de service et charité, d'amabilité et de générosité, de sacrifice pour bien réaliser notre devoir de chaque instant et pour apporter le bonheur à ceux qui nous entourent, de prière constante, de pardon et compréhension, d'effort pour grandir en vertus, de joie…

De cette façon, ce Règne de Dieu —qui commence en chacun de nous— s'étend à notre famille, à notre ville, à notre société, à notre monde. Car qui vit ainsi, «que fait-il sinon préparer le chemin du Seigneur (…), afin que pénètre en lui la force de la grâce, que l'illumine la lumière de la vérité, que se rectifient les chemins qui conduisent en Dieu?» (Saint Grégoire le Grand). 

La semence commence toute petite, comme «une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères» (Mc 4,31-32). Mais la force de Dieu se répand et grandit avec une vigueur inespérée. Comme dans le temps des premiers chrétiens, Jésus nous demande aujourd'hui de répandre son Règne à travers le monde.

 

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Publié le 30 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 4,21-25): 

Jesus also said to the crowd, «When the light comes, is it to be put under a tub or a bed? Surely it is put on a lampstand. Whatever is hidden will be disclosed, and whatever is kept secret will be brought to light. Listen then, if you have ears!». 

And he also said to them, «Pay attention to what you hear. In the measure you give, so shall you receive and still more will be given to you. For to the one who produces something, more will be given, and from him who does not produce anything, even what he has will be taken away from him».

 

The Application

 

These days we have the first reading from Saint Paul which particularly narrates, how we are raised just from an ordinary people to a priestly community, where we are made participative in the priestly function of Jesus Himself. Thus we have this privilege of entering into the holy of holies, the sanctuary where we can offer ourselves, as a pure offering, once our sin a purified through the sacrament. Thus we need not carry on our past sins to the future and be a light for others.

It is in this same line that Jesus has asked us to be the light of the world and this light is to illumine and remove the darkness of ignorance in the world. Many of us are not aware that we are the light, the very LIGHT that we have received in the Baptism. Thus, if Jesus is asking us to be generous in giving and sharing, it’s not merely a material or intellectual sharing, rather sharing the Faith, the Christ that we have received, in which material and intellectual sharing remain inclusive.

Since the giver is generous and filled with goodness, the more we give, the more we receive, the more we share the more is given, because, by doing so, we are accomplishing the will of the GIVER. Have a wonderful day.

«When the light comes, is it to be put under a tub or a bed?»

 

Fr. Àngel CALDAS i Bosch 
(Salt, Girona, Spain)

Today, Jesus explains to us the secret of his Kingdom. He is even somewhat ironical when telling us that the internal “energy” the Word of God has —his own Word—, that communicative force that spreads all over the world, is just like a light, and that this light cannot go «under a tub or a bed?» (Mk 4:21) 

Can you imagine someone so stupid as to place a lit candle under the bed? We Christians with the lights off or with the lights on, but with a ban on lighting us up! This is what happens when we do not place all our love and knowledge at the service of our Faith. How anti-natural of us to selfishly retreat into ourselves, by limiting our life to the scope of our own personal interests! To live under the bed! Ridiculously and tragically still :absents of the spirit…

On the other hand, the Gospel is a saint outburst of passionate Love that wants to communicate, that needs “to say”, and that carries along a demand of personal growth, of interior maturity and service to others. «If you say: Enough!, you are dead», saint Augustine says. And saint Josemaria Escrivà also says: «O Lord: let me have temperance and restraint in everything… except in Love!».

«Listen then, if you have ears!». And He also said to them, «Pay attention to what you hear» (Mk 4:23-24). But, what does it mean “to hear”?; what are we to hear? This is the great question we have to ask ourselves. It is an attitude of sincerity towards God that demands to know what we really want to do. And to find it out we must hear: we must pay attention to the hints of God. We have to enter into a dialogue with him to put an end to the “mathematics of measure”: «In the measure you give, so shall you receive and still more will be given to you. For to the one who produces something, more will be given, and from him who does not produce anything, even what he has will be taken away from him» (Mk 4:24-25). God's accrued interests, are unpredictable and extraordinary, so as to stimulate our generosity.

In the Virgin Mary we will find the best example of how to answer God's call.

 

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