Publié le 10 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,53-56): 

 

Having crossed the lake, Jesus and his disciples came ashore at Gennesaret where they tied up the boat. As soon as they landed, people recognized Jesus and ran to spread the news throughout the countryside. Where­­ver He was they brought to him the sick lying on their mats. And wherever He went, to villages, towns or farms, they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured.

 

The Application

 

Every encounter with the Lord, not only heals us, it transforms us totally. This process of transformation takes its own time and space. For some, it happens like a miracle, for the other it takes some years and for another without any personal initiative. In all these, we can find the movements interior and exterior of ourselves, animated by the Lord Himself.  If these people in the gospel, wished the healing touch of the Lord, it was their personal and interior pilgrim march towards the Lord, which very often remains unknown to the exterior world.

For St.Bernedette, (today is the feast of Lourdes) this encounter happened without any personal initiative and it has taken a lot of time and space to understand all that she underwent in those different Marian apparitions. With love and compassion Lord takes the first initiative and He calls each and every one us personally and individually. He doesn’t follow one single way. We are called to remain open to any eventuality.

As I have sand yesterday, in every encounter God reveals Himself and His project for us. This encounter gives us the necessary grace to accomplish the mission. St. Bernedette, had the courage to go up to the parish priest and the Lord has given her this grace. Before sending us, there are numerous troubles and difficulties we encounter and it is in these difficult moments of life that the Lord wishes to form and transform us. Our openness to such moments of life and our graceful acceptance of the difficult times, will reduce the time of this process of transformation. Let us open ourselves and allow the Lord to touch us and to heal us. Happy feast to you all, the children of MARY.

Those who wish to see what happens right now in Lourdes, please use this website for the live telecast. https://www.lourdes-france.org/en/tv-lourdes/

 

«As soon as they landed, people recognized Jesus»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, we see the faith of the people of the countryside where Jesus had landed bringing salvation to them. Our Lord is the owner of our body and soul; and they had no doubt that in bringing their sick to him, they would be cured: «And all who touched him were cured» (Mk 6:56). Today as ever, we have many who are sick in their body and in their soul. We must therefore use our very best efforts, both human and supernatural, to bring our relatives, friends and acquaintances as close as possible to our Lord. In the first place, we can achieve it by praying for their spiritual and physical health. When we are sick we do not hesitate to find out whether there exists an appropriate treatment, or whether there is a doctor who can take care of us right away.

When it is a matter of spiritual “sickness” (normally visible, externally, as our son, brother or parents not attending the Sunday services), in addition to praying, it would be convenient to speak to him/her about the remedy, maybe by transmitting him/her a thought or some motivating factor that we might get from the Magistery (for instance, from the Apostolic Epistle on The Day of our Lord, by John Paul II, or from some of the points of the Catechism of the Catholic Church).

If the “sick brother is somebody as a public authority, who tries to justify an unjust law —as, for instance, abortion legalization— let us not doubt —in addition to our prayers— to seek an opportunity to let him/her know —personally or in writing— our testimony regarding the truth. 

«For we cannot but speak the things which we have seen and heard» (Acts 4:20). For everybody needs the Savior. And when they do not go to him it may just be they do not recognize Him because we did not know how to announce Him. The real fact is, however, that as soon as they recognized him «they laid the sick in the marketplace and begged him to let them touch just the fringe of his cloak. And all who touched him were cured» (Mk 6:56). And Jesus cured mostly those who were “placed” close to him; those who were more in urgent need of remedy.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,53-56): 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

L’Application

Aujourd’hui avec les pèlerins de Lourdes nous faisons mémoire de Notre-Dame de Lourdes. Cette journée déclarée comme la journée mondiale de malade nous invite à nous associer avec les malades qui se trouvent à la grotte de Lourdes et à prendre soin de notre âme, qui a besoin d’une grâce divine. L’Eglise nous propose ce texte de l’évangile pour la méditation.

Dans ce texte nous trouvons beaucoup de mouvements, les mouvements intérieurs et extérieurs. Pour nous bouger extérieurement, il faut se bouger intérieurement ; la connaissance de notre maladie et la reconnaissance de la présence du Seigneur. Nous sommes les pèlerins qui dans la foi sont appelés à se déplacer de notre humanité vers le Père,  la divinité révélée en Jésus.  

Comme je vous avais dit hier, toute rencontre divine, non seulement nous purifie, elle nous transforme. Dans cette rencontre nous sommes guéris non seulement physiquement, mais aussi spirituellement : une âme qui est devenue une demeure digne d’accueillir le Seigneur.

 

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

 

Fr. John GRIECO 
(Chicago, Etats-Unis)

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ». 

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

 

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Publié le 10 Février 2019

« Me voici : envoi-moi » n’est pas une réponse dans l’arrogance, mais une réponse dans toute simplicité et disponibilité. On se dispose dans toute liberté DEVANT Dieu, y compris nos forces et nos limites. Dans cette disposition à la volonté divine, nous retrouverons la joie et la paix que l’homme a perdue dans la désobéissance de l’homme en Adam.  Dieu ne nous envoie pas tels que nous sommes. Il nous appelle, nous purifie, nous consacre et Il nous envoie vers le monde, dans notre propre monde, comme les véritables lumières qui brillent, pour que ce monde soit purifié, illuminé et consacré.  Dans cette consécration la création toute entière retrouvera son origine, comme Dieu l’a voulu dès le commencement.

Très souvent nous LE trouveront lorsque nous nous retrouvons seuls dans nos bateaux totalement vides, malgré un bon travail sincère et fidèle.  Pour notre propre étonnement, le conseil, le bon conseil ne viendra pas de la bouche d’un pécheur, plutôt de la bouche d’un charpentier. Pierre répondra sagement, « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Une confiance totale, c’est ainsi il se laissera  ouvert et accueillant pour que la providence divine l’embrasse.  Grâce à l’ouverture de l’Esprit, à l’écoute du Seigneur, et particulièrement grâce à  son engagement y compris ses risques, non seulement lui seul, mais aussi ses compagnons verrons devant leurs yeux la providence divine.  Dieu n’a pas voulu sauvé Pierre seul, Il a voulu que le monde soit sauvé à travers Pierre. Si nous sommes chrétiens, ce n’est pas pour nous-même, ou notre propre consolation, mais pour le monde entier.

La foi chrétienne nous invite à être disciple et suivre le Seigneur. Dans cet état de vie il y a trois éléments importants : la révélation divine, la connaissance de soi et la réponse positive ou engagement personnel. Dans toute la vocation chrétienne nous verrons ces éléments et ils sont inséparables. Cette rencontre avec le Seigneur nous aide non seulement découvrir Dieu et ses merveilles, mais également à nous connaitre et à reconnaître notre propre intériorité qui a besoin d’une purification. Elle nous purifie et transforme. Nous devenons dans notre humanité, capable de représenter la divinité. Autrement dire, nous apprenons à représenter Dieu par nos paroles et nos actes.

En conséquence, nous reconnaissons les œuvres de Dieu dans le cœur des hommes, ainsi toute rencontre humaine devient de facto une rencontre divine. Un respect pour l’autre et une révérence par excellence est accordée à tout homme, sans aucune discrimination. Dieu sera, Lui-même au cœur de nos rencontres.

Si Dieu a appelé Pierre à être pécheur des hommes, il nous appelle aujourd’hui chacun et chacune à participer à sa mission, une mission confiée personnellement, dans la famille comme un père, une mère, un frère ou une sœur, etc. Dans la paroisse ou dans la société, je fais mon propre devoir. Comme le prophète Isaïe, nous devons répondre positivement à son appel. Il a besoin de nous, besoin de toi et de moi. Disons ensemble dans notre humilité et sincérité, ‘me voici : envoie-moi.’ Amen.

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Publié le 7 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,14-29): 

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

Abbé Ferran BLASI i Birbe 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse. 

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

 

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Publié le 6 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,7-13): 

Jesus called the Twelve to him and began to send them out two by two, giving them authority over evil spirits. And He ordered them to take nothing for the journey except a staff; no food, no bag, no money in their belts. They were to wear sandals and were not to take an extra tunic. And he added, «In whatever house you are welcomed, stay there until you leave the place. If any place doesn't receive you and the people refuse to listen to you, leave after shaking the dust off your feet. It will be a testimony against them». So they set out to proclaim that this was the time to repent. They drove out many demons and healed many sick peo­ple by anointing them.

 

The Application

 

By baptism, we are missionaries, sent by the Lord, to announce the Good News. It is Christological mission, because it comes from the Lord. It is apostolic because it is transmitted by the Apostles. Today, how can we continue and fulfil it? Let's look at the gospel of the day

 

He sends them two by two, because we are a people of covenant, and we have to work together. Even if the charisms are different, we accomplish one mission, because we have one Lord and one faith. Faith unites us and it does not separate us. We must learn to live together and to announce the Good News with others.

 

Power, we have all received it from the Lord, right from the baptism, through the consecration. We have received it not for us, rather to accomplish the works of God. This power we can translate as our talents, our material and spiritual wealth, our means, including the people who support us, etc.

 

To carry nothing, an important instruction. The One who calls us, gives us the necessary means to fulfil the mission received. We must depend on His providence. It can happen through men, sent by the Lord. God knows everything and we are just cooperating with Christ, to accomplish the mission He has received from the Father.

 

Stay and leave. Be open and welcoming. Things may not go on as expected. There will be troubles in life. Jesus is asking us to remain faithful to our vocation and consult Him for every change, which we desire to impart.  It is in our faithfulness to the mission entrusted that we glorify God by assuring ourselves, that everything comes from the Lord and He merits the fruit.

 

«Jesus called the Twelve to him and began to send them out two by two (…). They set out to proclaim that this was the time to repent»

 

+ Fr. Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Spain)

Today, the Gospel refers to the Apostles' first apostolic mission. Jesus Christ sends the Twelve to preach, to heal the sick and to prepare the ways of our definite salvation. This is the mission of the Church, and our mission, too. The II Vatican Council asserted, «Christian vocation is by its very nature a vocation to the apostolate. No baptized person can remain idle! Therefore, he who would not strive to achieve a human body and spiritual growth, would be as useless for the Church as he would be for himself».

Gustave Thibon used to say that our world needs a “soul's supplement” to regenerate itself. Christ's doctrine is the only medicine that can cure all illnesses of the world. The world is in crisis. But, it is not just a partial decay of moral or human values: it is a crisis of everything. And the most precise term to define it would be a “crisis of soul”. 

With the grace and doctrine of Jesus we Christians find ourselves in the midst of the temporal structures of humans so that we can instill life in them and guide them towards our Creator: «That the world, through the predication of the Church, by listening, it can believe, by believing, it can wait, and by waiting, it can love» (Saint Augustine). We Christians cannot elude this world. As Bernanos wrote: «We have been thrown in the middle of the dough, in the middle of the multitude, as yeast; we shall conquer again, inch by inch, the Universe that sin snatched away from us. O Lord, we shall return it to you as we received it in the morning of the world, with all its order and all its sanctity».

The secret lies in loving the world with all our soul and in living with love the mission Jesus Christ gave the Apostles, and all of us. With words from Saint Josemaria, we can affirm «The apostolate is a love for God that is brimming with joy, with dedication to others (...). And our eagerness to spread our apostolate is the exact, adequate and necessary manifestation of our interior life». This has to be our daily testimony amidst men and throughout all ages. 

 

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Publié le 6 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,7-13): 

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

L’Application

Par le baptême, nous sommes missionnaires, envoyés par le Seigneur, pour annoncer la Bonne Nouvelle. C’est mission christologique, car elle vient du Seigneur. Elle est apostolique, car elle est transmise par les Apôtres. Aujourd’hui, comment pouvons-nous la continuer et l’accomplir ? Regardons l’évangile du jour

Il les envoie deux par deux, car nous sommes un peuple, et nous devons travailler ensembles. Même si les charismes soient différents, nous accomplissons une seule mission, car nous avons un seul Seigneur et une seule foi. La foi nous nous unie et elle nous ne sépare pas. Il faut apprendre à vivre ensemble et à annoncer la Bonne Nouvelle avec les autres.

Le pouvoir, nous l’avons tous reçus du Seigneur. Nous l’avons reçu pour que nous accomplissions les œuvres de Dieu. Ce pouvoir, nous le pouvons traduire comme nos talents, nos richesses matérielles et spirituelles, nos moyens, y compris les personnes qui nous soutiennent, etc.  

De ne rien empoter, une consigne importante. Celui qui nous appelle, nous donne les moyens nécessaires à accomplir la mission reçue. Nous devons nous dépendre à sa providence. Ça peut arriver à travers les hommes. Dieu sait tout.

Rester et partir. Soyez ouverts et accueillants.

«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

 

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.

Les chrétiens avec la grâce et la doctrine de Jésus se trouvent au milieu des structures temporelles pour les vivifier et les ordonner au Créateur: «Qu'en écoutant la prédication de l'Église, le monde puisse croire, qu'en croyant il puisse espérer, qu'en espérant il puisse aimer» (saint Augustin). Le chrétien ne peut fuir ce monde. Bernanos écrivait ainsi: «Il nous a jeté au milieu de la pâte, au milieu de la multitude comme levain; nous reconquerrons pied à pied l'univers que le péché nous a enlevé; Seigneur, nous te le rendrons tel que nous l'avons reçu en ce premier matin du monde, tout ordonné et tout saint».

L'un des secrets est d'aimer le monde de toute son âme et de vivre avec amour la mission confiée par le Christ aux Apôtres ainsi qu'à nous tous. Comme l'a dit saint Josémaria, «l'apostolat est amour de Dieu qui déborde, don de soi-même aux autres (…). Et le désir d'apostolat est la manifestation exacte, adéquate, nécessaire, de la vie intérieure». Tel doit être notre témoignage quotidien au milieu des hommes et tout au long des temps.

 

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Publié le 5 Février 2019

Gospel text

(Mk 6,1-6): 

 

Jesus re­turned to his own coun­try, and his dis­ciples followed him. When the Sabbath came, He began teaching in the synagogue, and most of those who heard him were as­tonished. They commen­ted, «How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles? Who is he but the carpenter, the son of Mary and the brother of James and Joseph and Judas and Simon? His sisters, too, are they not here among us?». So they took offense at him. And Jesus said to them, «Prophets are despised only in their own country, among their relatives and in their own family». And he could work no miracles there, but only healed a few sick people by laying his hands on them. Jesus himself was astounded at their unbelief. Jesus then went around the villages teaching.

 

The Application

 

Many of us learn from very hard realities. These difficult moments of life, though in the beginning we may find it as unjust, often very painful, in later days, we realise that these were the moments from which we have grown and we rely upon today to stand right. These painful moments are meant to teach us to grow and if we fail to learn lessons from them, then these past events will remain for an eternity, multiplying in us our pains, causing tremendous suffering. Paul is asking us in the first reading, to traverse such moments with grace and hope, just like our parents punishing us in our childhood.

Sometime these insults are so painful that you don’t even dare to look at them. Today Jesus is called as son of Mary, a great insult to him and to His mother, an illegitimate son.  Though the world of day may call her as blessed and a privilege given to her as the mother of God, but then world didn’t treat her with the basic charity which she duly merited. Today Jesus is not pained for Him, nor for His mother, rather for these people, because His very presence is a Good News to the world. How sad that they couldn’t profit from His presence!

He is asking us to imitate His generosity and continue to do the wonderful work that God has asked to do. These insults and calamities should never hinder us to do good, even to our enemies. It’s here we prove to the world that we are Christians and our faith does merit.

«How did this come to him? What kind of wisdom has been given to him that he also performs such miracles?»

 

Fr. Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Spain)

Today, the Gospel shows Jesus going to the Synagogue, in Nazareth, where He had grown up. The Sabbath is the day dedicated to our Lord when Jews get together to listen to God's Word. Every Sabbath, Jesus went to the synagogue to teach, not like the scribes and the Pharisees, but as one who had authority (cf. Mk 1:22).

Today, God also speaks to us through the Scriptures. At the synagogue, the Scriptures were read and, afterwards, the learned ones commented them and explained the sense of the message God wanted to transmit through them. The following thought is attributed to saint Augustine: «As we speak to God through prayer, God speaks to us through reading».

The fact that Jesus, the Son of God, is well known among his fellow citizens because of his work, offers us an unsuspected perspective for our ordinary life. Our professional activities are also a way for us to meet God and, therefore, a sanctified and sanctifying reality. Saint Josemaria Escrivà says: «Your human vocation is a part —and an important part— of your divine vocation. That is the reason why you must strive for holiness, giving a particular character to your human personality, a style to your life; contributing at the same time to the sanctification of others, your fellow men; sanctifying your work and your environment: the profession or job that fills your day, your home and family and the country where you were born and which you love».

The text of the Gospel ends with the words: «Jesus could work no miracles there (...). Jesus himself was astounded at their unbelief» (Mk 6:5-6). Today also our Lord demands more faith in Him to carry out things that overpower our human possibilities. Miracles show God's power and our need for daily dependence on God.

 

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Publié le 5 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6,1-6): 

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait: «Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison». Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

 

L’Application

La vie n’est jamais facile et toute sorte d’épreuve ou de difficulté nous aident à vivre cette vie dignement. Ils sont les mesures qui nous apprennent à découvrir notre propre intériorité et sa solidité.  Saint nous dit une vérité bine vérifiée : aujourd’hui le moment injuste et pénible, elle se révèle plus tard bienfaisante et juste, nous sommes capables d’apprendre.

Marc nous fait découvrir encore une autre réalité que Marie a subie : fils de Marie. Cette expression explicitement s’exprime illégitimité de cet enfant, un fils illégitime. Comme Marie, Jésus ne peut pas ignorer cette insulte. Pourtant Jésus nous invité à l’ignorer et en même temps à approfondir notre foi, en nous nous appuyant à la famille de Dieu, le Royaume qu’Il annonce par sa présence. Par sa vie Il nous apprend, comme Lui,  à continuer les œuvres bonnes et à les faire bien.

«D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous montre de quelle façon Jésus arriva à la synagogue de Nazareth, l'endroit où il avait grandi. Le samedi est le jour du Seigneur et les juifs se rassemblent pour entendre la Parole de Dieu. Jésus se rend à la synagogue tous les samedis et là il enseigne, non comme le font les scribes ou les pharisiens mais comme quelqu'un qui a l'autorité de le faire (cf Mc 1,22).

De nos jours, Dieu nous parle également à travers l'écriture. A la Synagogue on lit les écritures, et ensuite l'un de ceux qui peuvent le faire, les commente en démontrant le sens et le message que Dieu veut transmettre à travers elles. On dit que Saint Augustin disait: «Par la prière nous parlons à Dieu; par la lecture, c'est Dieu qui nous parle».

Le fait que Jésus soit connu de ses concitoyens par son travail nous offre une perspective tout à fait insoupçonnée pour notre vie ordinaire. Le travail professionnel de chacun d'entre nous est un moyen de retrouver Dieu, et est donc une réalité sanctifiante et qui nous sanctifie. Par les paroles de Saint Josepmaría Escriva: «Votre vocation humaine est une partie, et une partie importante, de votre vocation divine. C'est pourquoi vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu: cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez».

Le passage de l'évangile prend fin en disant que Jésus «ne pouvait accomplir aucun miracle (…) Il s'étonna de leur manque de foi». (Mc 6,5-6). Aujourd'hui aussi le Seigneur nous demande d'avoir plus de foi en Lui afin qu'il puisse réaliser des choses qui surpassent nos capacités humaines. Les miracles manifestent le pouvoir de Dieu ainsi que le besoin que nous avons de Lui dans nos vies au quotidien.

 

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Publié le 4 Février 2019

Gospel text

(Mk 5,21-43): 

 

Jesus crossed to the other side of the lake and while He was still on the shore, a large crowd gathered around him. Jairus, an official of the synagogue, came up and seeing Jesus, threw himself at his feet and asked him earnestly, «My little daughter is at the point of death. Come and lay your hands on her so that she may get well and live».

Jesus went with him and many people followed, pressing from every side. Among the crowd was a woman who had suffered from bleeding for twelve years. She had suffered a lot at the hands of many doctors and had spent everything she had, but instead of getting better, she was worse. Since she had heard about Jesus, this woman came up behind him and touched his cloak thinking, «If I just touch his clothing, I shall get well». Her flow of blood dried up at once, and she felt in her body that she was healed of her complaint. But Jesus was conscious that healing power had gone out from him, so he turned around in the crowd and asked, «Who touched my clothes?». His disciples answered, «You see how the people are crowding around you. Why do you ask who touched you?». But he kept looking around to see who had done it. Then the woman, aware of what had happened, came forward trembling and afraid. She knelt before him and told him the whole truth. Then Jesus said to her, «Daughter, your faith has saved you; go in peace and be free of this illness».

While Jesus was still speaking, some people arrived from the official's house to inform him, «Your daughter is dead. Why trouble the Master any further?». But Jesus ignored what they said and told the official, «Do not fear, just believe». And He allowed no one to follow him except Peter, James and John, the brother of James.

When they arrived at the house, Jesus saw a great commotion with people weeping and wailing loudly. Jesus entered and said to them, «Why all this commotion and weeping? The child is not dead but asleep». They laughed at him. But Jesus sent them outside and went with the child's father and mother and his companions into the room where the child lay. Taking her by the hand, he said to her, «Talitha kumi!» which means: “Little girl, get up!”. The girl got up at once and began to walk around. (She was twelve years old.) The parents were astonished, greatly astonished. Jesus strictly ordered them not to let anyone know about it, and told them to give her something to eat.

 

The Application

 

Since we have plenty of points to meditate, I wish to propose to you all certain questions, and your answer will help you to mediate. Thus I invite you all to chose one or two questions and look at the way we approach Jesus and our life too.

Observe different types of movements in this gospel. Some towards Jesus and Jesus towards people. The people who follow Jesus, just like spectators, profit very few than those who follow Jesus actively. Shall I find a place in these movements and verify the way I approach my life and Jesus.

Look at the demands and how Jesus has chosen to respond. What is my demand today and how you wish Jesus to respond to you?

What were the logical reason that you can give to these people who approached Jesus and your own reasoning while addressing Jesus.

Can our faith make God to move towards us? If yes, do you have any personal experiences to site?

Believe, how you translate this word in a practical way, with concrete action. In your daily life, how to you express you FAITH? Do you satisfy yourself with daily prayers and Is God really happy and in-need of your prayers?

Fear not, what are your fears and can you solidly give reason for them and justify them?

Get up, what kind of slumbering I undergo in my personal life and which aspect of my life need a radical renewal?

Have a wonderful day.

«Daughter, your faith has saved you; go in peace and be free of this illness»

 

Fr. Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Spain)

Today, the Gospel presents us with two of Jesus' miracles that speak of the great faith of two entirely different persons. Whether Jairus —an official of the synagogue— or that poor ailing woman, both displayed much faith: Jairus is certain Jesus can cure his daughter, while that good old woman knows that just touching Jesus' robe will be more than enough to deliver her from her very serious bleeding. And, Jesus, because both are persons with a strong faith, grants them what they wanted.

The woman who thought she was unworthy of Jesus' attention, who did not dare to bother neither the Master nor those influential Jews, was the first one. Noiselessly, she came up behind him and, softly touching Jesus' cloak, she “draws out” her cure, and she can feel how her body is completely healed. Jesus, who knows what has happened, does not want to let her go without saying to her: «Daughter, your faith has saved you; go in peace and be free of this illness» (Mk 5:34). 

To Jairus, Jesus is asking an even stronger faith. As God did with Abraham in the Old Testament, Jesus will ask Jairus to have faith against hope, a faith in impossible things. Jairus had been told the terrible news his little daughter had just died. We can easily imagine the deep anguish and horrible pain he must have felt in that very moment, and perhaps the temptation to despair. But Jesus, who had also heard the news, tells him: «Do not fear, just believe» (Mk 5:36). And, like those ancient patriarchs, hopelessly believing, he could see how his beloved little girl was resurrected by Jesus. 

Two great lessons in faith for us. Jairus and the woman suffering a serious bleeding, along with so many others, from the Gospel pages, speak to us of the need to have an unmovable faith. We can make ours that beautiful evangelic exclamation: «O Lord, I believe; help my unbelief» (Mk 9:24).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Février 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 5,21-43): 

 

Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive». Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait. 

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré. Cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée». A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?». Ses disciples lui répondaient: «Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes: ‘Qui m'a touché?’». Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal». 

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?». Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue: «Ne crains pas, crois seulement». Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur: «Pourquoi cette agitation et ces pleurs? L'enfant n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l'enfant, et lui dit: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!». Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache; puis il leur dit de la faire manger.

 

L’Application

 

Constatez les déplacements dans cet évangile. Quelle laissons tirons-nous de ces déplacements ?

Le rôle de la foi…………….., peut-elle forcer le Seigneur à travailler ou faire un geste en faveur de la personne?

Quels sont les raisonnements logiques (selon vous) que les personnes ont impliqués dans cet évangile ?

‘Croire’ comment traduisons-nous ce mot dans un langage pratique ?

Pas mal des demandes et comment Jésus a répondis à ses demandes ?  Quelle sont les réponses du Seigneur et quelle sont été les inquiétudes de demandeurs ?

Une bonne lecture et méditation.

«Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal»

 

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente deux miracles de Jésus qui nous parlent de la foi de deux personnes bien différentes. Aussi bien Jaïre -l'un des chefs de la synagogue- que cette femme malade font preuve d'une grande foi: Jaïre est sûr que Jésus peut guérir sa fille; la femme est certaine qu'en frôlant le vêtement de Jésus elle sera libérée d'une très grave maladie. Et Jésus, parce que ces personnes ont la foi, leur concède la grâce qu'elles étaient venues chercher.

La première, ce fut elle, qui pensait qu'elle n'était pas digne que Jésus lui dédiât un instant, qui n'osait pas déranger le Maître ni ces juifs importants. Sans bruit, elle s'approche et, touchant la frange du manteau de Jésus, elle "arrache" sa guérison, ce qu'elle remarque aussitôt dans son corps. Mais Jésus, qui sait ce qui s'est passé, ne veut pas la laisser partir sans lui adresser un mot: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal» (Mc 5,34).

De Jaïre, Il demande une foi encore plus grande. Comme l'avait déjà fait Dieu avec Abraham dans l'Ancien Testament, il exige une foi contre toute espérance, la foi des choses impossibles. L'on communiqua à Jaïre la terrible nouvelle que sa petite fille venait de mourir. Nous pouvons nous imaginer la grande douleur qui dût l'envahir alors, et peut-être la tentation du désespoir. Et Jésus, qui avait entendu, lui dit: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Et comme les antiques patriarches, croyant contre toute espérance, il vit comment Jésus rendait la vie à sa fille bien-aimée.

Deux grandes leçons de foi pour nous. À partir des pages de l'Évangile, Jaïre et l'hémorroïsse, comme tant d'autres, nous parlent de la nécessité d'avoir une foi inébranlable. Nous pouvons faire nôtre cette belle exclamation évangélique: «Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité» (Mc 9,24). 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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