Publié le 19 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 2,13-17): 

When Jesus went out again beside the lake, a crowd came to Him and He taught them. As he walked along, he saw a tax collector sitting in his office. This was Levi, the son of Alpheus. Jesus said to him, «Follow me». And Levi got up and followed Him. And it so happened that while Jesus was eating in Levi's house, tax collectors and sinners were sitting with Him and His disciples for there were indeed many of them. But there were also teachers of the Law of the Pharisees' party, among those who followed Jesus, and when they saw Him eating with sinners and tax collectors, they said to his disciples, «Why! He eats with tax collectors and sinners!». Jesus heard them and answered, «Healthy people don't need a doctor, but sick people do. I did not come to call the righteous but sinners».

 

The Application

We are all called to follow Jesus.  ‘Follow me’ demands certain discernment and courage. Courage to take a different path, sometime which no one has ever dared for. It requires to put all our confidence in the divine providence. Sometime with others, and very often, God gives special and individual mission. Let us not forget that before entrusting a mission to us, He does blesses us with necessary grace needed to accomplish this mission.

The second and important aspect would be a communitarian fulfilment. Just like Mathew, we too are called to celebrate it with others and allow others to enter in to our own interiority. Here it involves a high risk of vulnerability, and a delicate divine accompaniment. It is important that we remain inclusive and never exclusive.

Jesus affirms that the incarnation is to elevate the humanity towards His divinity and to heal our wounds. All those who are wounded in life, isolated by the society, ignored by the dear and near ones, are the essential benefactors of this Incarnation. Let us be doubly assured with certitude that this God continues to heal our wounds and we are called to do the same to our brothers and sisters. Thus we can’t afford to remain eternal consummators of divine goodness, without participating actively in the salvific mission of Jesus. Have a wonderful day.

 

«I did not come to call the righteous but sinners»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, Saint Mark tells us how Jesus taught and how the crowd came to Him. In those days, they were as hungry of doctrine as we are today, ignorance being always our worst enemy. Let us not forget the expression: «They will hate no more when they ignore no more»...

As He walked along, Jesus sees Levi, son of Alpheus, sitting in his office and, says to him: «Follow me» (Mk 2:4), and Levi leaves everything and follows Him. With his promptitude and generosity Levi scored his biggest “business”. Not only the “business of the century”, but the business of Eternity, too.

It would be worth our mulling over Roman tax collectors, who ceased to exist a long while ago, while Levi —better known today as Matthew— keeps piling up profits with his writings, as one of the twelve pillars of the Church. This is what happens when we promptly follow our Lord. He said: «And everyone who has left houses or brothers or sisters or father or mother or children or fields for my sake will receive a hundred times as much and will inherit eternal life» (Mat 19:29).

Jesus accepted the banquet Matthew offered Him and His apostles at home, together with other tax collectors and sinners. The Pharisees —who always seemed to prefer witnessing how others worked— felt like informing His disciples that their Master was eating with people they considered as sinners. The Lord hears them and, in self-defense, He answers: «I did not come to call the righteous but sinners» (Mk 2:17). Mankind is in hard need of that divine Healer. We are all sinners and, as Saint Paul says, «for all have sinned and fall short of the glory of God» (Rom 3:23).

Let us always answer as quickly as Mary used to do when responding to Her vocation as co-redeemer.

 

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Publié le 18 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 2,13-17): 

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

 

L’Application

 

Pour l’application je vous invite à choisir un des mots qui vous interpelle, car il a quelque chose à vous dire.

Sortir : sortir de nos lieux de sécurités et aller vers les autres.

Venir/suivre : que devons-nous faire pour suivre le Seigneur ? Comment traduisons-nous, ‘aller vers le Seigneur’ ou ‘suivre le Seigneur’.

Publicains/scribes, pharisiens etc. : Quelle sorte de personne suis-je, Mathieu qui a suivi le Seigneur ou les autres qui critiquaient le Seigneur ?

Médecin/malade, juste/pécheurs : quel est mon appel ou quel est mon engagement ? Le Seigneur demande-t-il à nous convertir ou à être les médecins pour guérir les autres, ou tous les deux !

Une bonne méditation.

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

 

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.

 

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Publié le 16 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Mc 1,40-45): 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage». 

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

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Publié le 15 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 1,29-39): 

As soon as Jesus and his disciples left the synagogue, Jesus went to the home of Simon and Andrew with James and John. As Simon's mother-in-law was sick in bed with fever, they immediately told Him about her. Jesus went to her and taking her by the hand, raised her up. The fever left her and she began to wait on them. 

That evening at sundown, people brought to Jesus all the sick and those who had evil spirits: the whole town was pressing around the door. Jesus healed many who had various diseases, and drove out many demons; but he did not let them speak, for they knew who he was.

Very early in the morning, before daylight, Jesus went off to a lonely place where He prayed. Simon and the others went out, too, searching for him; and when they found him they said, «Everyone is looking for you». Then Jesus answered, «Let's go to the nearby villages so that I may preach there too; for that is why I came». So Jesus set out to preach in all the synagogues throughout Galilee; he also cast out demons.

 

The Application

 

  • Jesus teaches us to be active contemplatives.
  • That our mission be inclusive and universal. Let it not be stagnant and be always creative and moving from one place to the other.
  • Every act should find its source in prayer and every prayer should teach us to engage to the well-being of our brothers and sisters.
  • In Jesus we find the prefect humanity and it is the gift that God has given to us.
  • Jesus doesn’t ask us to be divine in our thinking and acting, rather, be a perfect configuration in the humanity of Jesus. In this process of configuration, we will be ‘de facto’ a perfect mirror of divine in our thinking and doing.
  • It is important that we allow Jesus to decide what to do and how to do. We have the freedom however to express our desire. Without knowing the divine will, if we insist on what we think (though good and wonderful it may be), we may end up by committing human errors which will cost us dear.
  • In is equally important that we carry on if we have done the mistakes (in the past of present) in our discernment, because Jesus always looks forward. It is here we learn to surrender to the divine will.

 

 

«Very early in the morning, before daylight, Jesus went off to a lonely place where He prayed»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Spain)

Today, we are clearly shown how Jesus split his working hours. On one hand He prayed and, on the other, He consecrated time to his mission of praying with words and deeds. Contemplation and Action. Prayer and Work. Being with God while amongst men.

We indeed see Jesus dedicated in body and soul to his task as Messiah and Savior: He cures the sick, as Saint Peter's mother in law and many others; He comforts the sad ones, drives out demons and preaches. People bring him the ailing and those with evil spirits. And they all want to hear his words. His disciples tell him: «Everyone is looking for you» (Mk 1:37). More often than not He surely had an exhausting activity that did not give him even time to breathe. But, at the same time, Jesus also had to look for some lonely place where He could pray: «Very early in the morning, before daylight, Jesus went off to a lonely place where He prayed» (Mk 1:35). In other Gospels we can also find Jesus devoted to praying in different hours and even at night. He knew how to distribute his time, so that his working days would have a proper balance between work and prayer.

We often say: —I have no time! We are so busy with our homework, our professional activity, the countless tasks in our agenda... So, quite often, we believe we should be relieved from our daily prayers. We do a lot of important things, but often run the risk of forgetting the absolutely necessary one: prayer. We have to establish a balance to be able to do the former without neglecting the latter. 

Saint Francis brings it up like that: «We must faithfully and devotedly work, without extinguishing the spirit of the holy prayer and devotion which the worldly things must be submitted to».

Maybe we should organize ourselves a little bit better. Discipline us, by “domesticating” our time. Certainly, what is important must be done. But what is necessary should be an absolute must.

 

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Publié le 15 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 1,29-39): 

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était. 

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

 

L’Application

  • Jésus nous apprend à être contemplatifs (union avec le Père) et en même temps actifs (répondre positivement aux besoins du peuple).
  • Que notre mission soit inclusive et universelle.
  • L’annonce de la Bonne Nouvelle doit obligatoirement accompagné par une vie de témoignage qui s’engage pour le bien de tous.
  • Il faut savoir commencer, arrêter ou à faire une pause.
  • Tout commence par une prière et se termine dans la prière.

 

«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.

 

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Publié le 14 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 1,21-28): 

Jesus and his disciples went into the town of Capernaum and began to teach in the synagogue during the sabbath assemblies. The people were astonished at the way he taught, for he spoke as one having authority and not like the teachers of the Law. It happened that a man with an evil spirit was in their synagogue and he shouted, «What do you want with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I know who you are: You are the Holy One of God». Then Jesus faced him and said with authority, «Be silent and come out of this man!». The evil spirit shook the man violently and, with a loud shriek, came out of him.

All the people were astonished and they wondered, «What is this? With what authority he preaches! He even orders evil spirits and they obey Him!». And Jesus' fame spread throughout all the country of Galilee.

 

The Application

 

Many of us don’t have the gift of miracles. However, all of us have the gift of responding positively to the needs of our brothers and sisters. This availability is possible, only if we realise that God has placed in us already the grace and benediction necessary to respond to such situation and people. Unless and until realise the gifts that God has placed in us, it is practically impossible to be generous with our brothers and sisters.

Acting and speaking with authority are the fruits of the very certitude that God remains and act in us. We are all called to follow Jesus and act according to His commandment of love and compassion. This is the rock on which our foundation is made. We are not only called, but anointed and sent to announce the Good News of God’s presence in our world.

This divine presence will be felt when we accomplish the divine will. God wishes that we all be happy and be liberated, act without any fear and sincerity. Once the fear is removed and the sincerity applied, the courage finds its place. It’s here that we associate everything to God, with certain certitude of divine will and we will act with authority. This authority will be genuine when our words and deeds remain coherent with the divine will. Have a wonderful day.

«The people were astonished at the way he taught, for he spoke as one having authority and not like the teachers of the Law»

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, first Tuesday in Ordinary Time, Saint Mark presents Jesus while teaching in the synagogue and, immediately, he comments: «The people were astonished at the way he taught, for he spoke as one having authority and not like the teachers of the Law» (Mk 1:21). This is quite an extraordinary initial notice. On one hand, what His listeners admire is certainly not the doctrine but the Master; it is not what is said, but Who says it. And, on the other hand, it is not the preacher as much but, rather, specifically who He is: Jesus taught «as one having authority», that is, with legitimate and unimpeachable power. Later on, this particularity is reconfirmed with a straight comparison: «He did not do it like the teachers of the Law».

A little later, though, the scene of the man with an evil spirit integrates the doctrinal lesson with an admirable motivation: «What is this? With what authority he preaches a new Law!» (Mk 1:27). Notwithstanding, we may as well note the qualifying adjective does not refer so much to the contents as it does to the uniqueness: the doctrine is “new”. Here we find another reason of contrast: Jesus communicates something unheard of (never ever this word could be better applied).

We still add a third remark. His authority comes also from the fact Jesus «even orders evil spirits and they obey Him!». We are facing here such a deep contrast as in the other two previous ones. To the Master's authority and to the newness of His doctrine we must add His power against evil spirits.

Brothers! Our faith tell us this Liturgy of the Word makes us contemporaries of what we have just heard and comment on. Let us ask ourselves with humble gratefulness: Do I fully realize no man has ever said, as Jesus did, the Word of God the Father? Do I feel rich with a message that holds no comparison either? Do I realize what liberating force Jesus and His teachings have in human life and, more specifically, in my life? Touched by the Holy Spirit, let us tell our Redeemer: Jesus-life, Jesus-doctrine, Jesus-victory, please, as the great Raymond Llully liked to say, may we live in a constant “wonder” of You!

 

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Publié le 14 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 1,21-28): 

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. 

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

 

L’Application

 

Humainement nous ne pouvons pas faire tout ce que Jésus a fait divinement, y compris sa domination et sa puissance. Pourtant, humainement nous pouvons faire beaucoup d’autre, particulièrement dans notre discernement et dans le choix de vie. Dans notre discernement, il faut choisir la vie et d’être toujours contre le mal. Un engagement positif à l’accomplissement de la volonté divine, transformera toute activité humaine, comme une activité divine, car Dieu agira en nous. C’est dans ces agissements nous retrouverons la véritable autorité, une autorité de parole et d’acte qui libère et sauve, car elle tracera son origine à l’autorité divine, en Dieu directement.

 

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

 

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Publié le 14 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 1,14-20): 

Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle». Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.

 

L’Application

 

Jésus est venu pour nous sauver et Il veut nous associer à son projet, même s’Il peut le faire seul. Aujourd’hui, Il a besoin de toi et moi. Pouvons-nous Lui répondre positivement ?

«Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à la conversion. «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1,15). Se convertir, à quoi?; Ce serait mieux de dire, à qui? À Christ! Ainsi il le dit: «Celui qui aime par-dessus moi son père ou sa mère, n'est pas digne de moi» (Mt 10,37).

Se convertir signifie recevoir, reconnaissants, le don de la foi et le rendre opérant par la charité. Se convertir veut dire reconnaître le Christ comme l'unique seigneur et roi de nos coeurs, desquels il peut disposer à sa guise. Se convertir implique découvrir le Christ à travers tous les évènements de l'histoire humaine, y compris de notre histoire personnelle, sachant qu'Il est l'origine, le centre et la fin de toute l'histoire, et que pour Lui tout à été sauvé et en Lui achève sa plénitude. Se convertir suppose vivre d'espérance, car Lui a vaincu le péché, le mal et la mort, et l'Eucharistie en est la garanti. 

Se convertir veut dire aimer Notre Seigneur par dessus toute chose en cette terre, avec tout notre coeur, avec toute notre âme et toutes nos forces. Se convertir suppose lui offrir notre raison et notre volonté, de telle façon que notre comportement incarne la devise épiscopal du Saint Père, Jean Paul II, Totus tuus, c'est-à-dire, Tout à toi, mon Dieu; et tout est: temps, qualités, biens, rêves, projets, santé, famille, travaille, repos, tout. Se convertir requière, donc, aimer la volonté de Dieu en Christ au dessus de tout et jouir, reconnaissants, de tous les évènements que Dieu permet, incluant contradictions, humiliations, maladies, et les découvrir comme des trésors qui nous permettent de manifester plus pleinement notre amour pour Dieu: Si Tu le veux de cette façon, moi aussi je le veux !

Se convertir requière, ainsi comme ce fut le cas des apôtres Simon, André, Jacques et Jean, laisser «là leurs filets» et aller avec Lui (cf. Mc 1,18), une fois sa voix fut entendue. Se convertir est faire en sorte que Dieu soit tout en nous.

 

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Publié le 11 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Jn 3,22-30): 

Après cela, Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison. 

Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Juif à propos des bains de purification. Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent: «Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui!». Jean répondit: «Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit: Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. L'époux, c'est celui à qui l'épouse appartient; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux, et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé. Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue».

«Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous sommes surpris de voir Jésus et Jean Baptiste, en train de baptiser "en parallèle". On peut dire en parallèle mais cela est uniquement en apparence, car Jean Baptiste nous renvoie à Jésus, qui est le Messie, le nouveau Moïse, le prophète tant attendu, celui qui vient pour nous donner Dieu. «Que nous a-t-il apporté Jésus? La réponse est simple: Dieu. Il nous a apporté Dieu» (Benoît XVI).

Par conséquent, et immédiatement, Jean éclaircit le sens du baptême: en vérité, il s'agit d'une purification, mais «elle se distingue de toutes les ablutions religieuses traditionnelles» de l'époque -et en tant que telle, comme le dit le pape Benoît- «doit être la consommation concrète d'un changement qui déterminera d'une nouvelle manière et pour toujours notre vie». Ainsi, le baptême chrétien implique un changement tellement radical qu'il est comme une nouvelle "naissance" au point de nous changer en "hommes nouveaux".

C'est une purification, certainement, qui a pour but de nous dépouiller de l'homme ancien, de nous faire mourir dans notre for intérieur -par la grâce- afin de renaître à une nouvelle vie: à la vie divine, et cette vie divine c'est quelque chose que «un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel» (Jn 3,28). Le Concile II d'Orange nous enseigne que «aimer Dieu est entièrement un don de Dieu. Lui qui nous a aimés sans être aimé nous a donné de l'aimer. Nous qui lui déplaisions, nous avons été aimés afin qu'il y ait en nous de quoi lui plaire».

Voici donc notre tâche pour atteindre la sainteté: approfondir l'humilité pour ainsi faire la place à l'action de Dieu et la laisser faire. L'important n'est pas ce que je fais mais ce qu'Il fait en moi: «Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue» (Jn 3,30). Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre "moi" disparaisse et que la présence de l'Époux dans nos coeurs et dans nos actes augmente.

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Publié le 10 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Jn 5,12-16): 

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier». Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne: «Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit; ta guérison sera pour les gens un témoignage». On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

«On parlait de lui de plus en plus»

Abbé Santi COLLELL i Aguirre 
(La Garriga, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, pèse sur nous la grande responsabilité de faire en sorte que sa réputation continue de s'étendre, surtout à celles et ceux qui ne le connaissent pas ou qui, pour des raisons ou des circonstances diverses, se sont éloignés de Lui.

Mais cette contagion serait impossible si, auparavant, chacune et chacun d'entre nous n'avait été capable de reconnaître sa propre "lèpre" et de s'approcher du Christ conscient de ce que Lui seul peut nous libérer efficacement de tous nos égoïsmes, de nos jalousies, de notre orgueil et de nos rancœurs…

Que la réputation du Christ atteigne tous les recoins de notre société dépend, en grande mesure, de ces "rencontres personnelles" que nous avons eu avec Lui. Plus nous nous imprègnerons de son Évangile, de son amour, de sa capacité d'écoute, d'accueil, de pardon, d'acceptation de l'autre (même très différent), plus nous pourrons le faire connaître autour de nous.

Le lépreux de l'Évangile qu'on lit aujourd'hui à la Messe a fait un double exercice d'humilité. Il a reconnu son mal et a accepté Jésus comme son Sauveur. Le Christ est celui qui nous offre la chance d'opérer dans notre vie un changement radical et profond. Face à tout de ce qui nous empêche d'aimer et qui s'est encrouté dans notre cœur et dans notre vie, le Christ, par son témoignage de vie et de Vie Nouvelle, nous propose une autre solution pleinement réelle et faisable. La solution de l'amour, de la tendresse, de la miséricorde. Jésus ne fuit pas devant celui qui est différent de Lui (le lépreux), Il ne s'en débarrasse pas, Il ne passe pas la facture à l'Administration, aux Institutions ou aux "ONGS". Le Christ accepte le défi de la rencontre et Il procure au malade ce dont il a besoin: guérison et purification.

Nous devons être capables d'offrir à ceux qui entrent dans nos vies ce que nous avons reçu du Seigneur. Mais il nous sera d'abord nécessaire de Le rencontrer et de renouveler notre engagement de vivre l'Évangile dans les détails de la vie quotidienne.

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