Publié le 14 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 1,21-28): 

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. 

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

 

L’Application

 

Humainement nous ne pouvons pas faire tout ce que Jésus a fait divinement, y compris sa domination et sa puissance. Pourtant, humainement nous pouvons faire beaucoup d’autre, particulièrement dans notre discernement et dans le choix de vie. Dans notre discernement, il faut choisir la vie et d’être toujours contre le mal. Un engagement positif à l’accomplissement de la volonté divine, transformera toute activité humaine, comme une activité divine, car Dieu agira en nous. C’est dans ces agissements nous retrouverons la véritable autorité, une autorité de parole et d’acte qui libère et sauve, car elle tracera son origine à l’autorité divine, en Dieu directement.

 

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

 

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Publié le 14 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 1,14-20): 

Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle». Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.

 

L’Application

 

Jésus est venu pour nous sauver et Il veut nous associer à son projet, même s’Il peut le faire seul. Aujourd’hui, Il a besoin de toi et moi. Pouvons-nous Lui répondre positivement ?

«Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à la conversion. «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1,15). Se convertir, à quoi?; Ce serait mieux de dire, à qui? À Christ! Ainsi il le dit: «Celui qui aime par-dessus moi son père ou sa mère, n'est pas digne de moi» (Mt 10,37).

Se convertir signifie recevoir, reconnaissants, le don de la foi et le rendre opérant par la charité. Se convertir veut dire reconnaître le Christ comme l'unique seigneur et roi de nos coeurs, desquels il peut disposer à sa guise. Se convertir implique découvrir le Christ à travers tous les évènements de l'histoire humaine, y compris de notre histoire personnelle, sachant qu'Il est l'origine, le centre et la fin de toute l'histoire, et que pour Lui tout à été sauvé et en Lui achève sa plénitude. Se convertir suppose vivre d'espérance, car Lui a vaincu le péché, le mal et la mort, et l'Eucharistie en est la garanti. 

Se convertir veut dire aimer Notre Seigneur par dessus toute chose en cette terre, avec tout notre coeur, avec toute notre âme et toutes nos forces. Se convertir suppose lui offrir notre raison et notre volonté, de telle façon que notre comportement incarne la devise épiscopal du Saint Père, Jean Paul II, Totus tuus, c'est-à-dire, Tout à toi, mon Dieu; et tout est: temps, qualités, biens, rêves, projets, santé, famille, travaille, repos, tout. Se convertir requière, donc, aimer la volonté de Dieu en Christ au dessus de tout et jouir, reconnaissants, de tous les évènements que Dieu permet, incluant contradictions, humiliations, maladies, et les découvrir comme des trésors qui nous permettent de manifester plus pleinement notre amour pour Dieu: Si Tu le veux de cette façon, moi aussi je le veux !

Se convertir requière, ainsi comme ce fut le cas des apôtres Simon, André, Jacques et Jean, laisser «là leurs filets» et aller avec Lui (cf. Mc 1,18), une fois sa voix fut entendue. Se convertir est faire en sorte que Dieu soit tout en nous.

 

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Publié le 11 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Jn 3,22-30): 

Après cela, Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison. 

Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Juif à propos des bains de purification. Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent: «Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui!». Jean répondit: «Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit: Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. L'époux, c'est celui à qui l'épouse appartient; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux, et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé. Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue».

«Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous sommes surpris de voir Jésus et Jean Baptiste, en train de baptiser "en parallèle". On peut dire en parallèle mais cela est uniquement en apparence, car Jean Baptiste nous renvoie à Jésus, qui est le Messie, le nouveau Moïse, le prophète tant attendu, celui qui vient pour nous donner Dieu. «Que nous a-t-il apporté Jésus? La réponse est simple: Dieu. Il nous a apporté Dieu» (Benoît XVI).

Par conséquent, et immédiatement, Jean éclaircit le sens du baptême: en vérité, il s'agit d'une purification, mais «elle se distingue de toutes les ablutions religieuses traditionnelles» de l'époque -et en tant que telle, comme le dit le pape Benoît- «doit être la consommation concrète d'un changement qui déterminera d'une nouvelle manière et pour toujours notre vie». Ainsi, le baptême chrétien implique un changement tellement radical qu'il est comme une nouvelle "naissance" au point de nous changer en "hommes nouveaux".

C'est une purification, certainement, qui a pour but de nous dépouiller de l'homme ancien, de nous faire mourir dans notre for intérieur -par la grâce- afin de renaître à une nouvelle vie: à la vie divine, et cette vie divine c'est quelque chose que «un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel» (Jn 3,28). Le Concile II d'Orange nous enseigne que «aimer Dieu est entièrement un don de Dieu. Lui qui nous a aimés sans être aimé nous a donné de l'aimer. Nous qui lui déplaisions, nous avons été aimés afin qu'il y ait en nous de quoi lui plaire».

Voici donc notre tâche pour atteindre la sainteté: approfondir l'humilité pour ainsi faire la place à l'action de Dieu et la laisser faire. L'important n'est pas ce que je fais mais ce qu'Il fait en moi: «Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue» (Jn 3,30). Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre "moi" disparaisse et que la présence de l'Époux dans nos coeurs et dans nos actes augmente.

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Publié le 10 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Jn 5,12-16): 

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier». Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne: «Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit; ta guérison sera pour les gens un témoignage». On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

«On parlait de lui de plus en plus»

Abbé Santi COLLELL i Aguirre 
(La Garriga, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, pèse sur nous la grande responsabilité de faire en sorte que sa réputation continue de s'étendre, surtout à celles et ceux qui ne le connaissent pas ou qui, pour des raisons ou des circonstances diverses, se sont éloignés de Lui.

Mais cette contagion serait impossible si, auparavant, chacune et chacun d'entre nous n'avait été capable de reconnaître sa propre "lèpre" et de s'approcher du Christ conscient de ce que Lui seul peut nous libérer efficacement de tous nos égoïsmes, de nos jalousies, de notre orgueil et de nos rancœurs…

Que la réputation du Christ atteigne tous les recoins de notre société dépend, en grande mesure, de ces "rencontres personnelles" que nous avons eu avec Lui. Plus nous nous imprègnerons de son Évangile, de son amour, de sa capacité d'écoute, d'accueil, de pardon, d'acceptation de l'autre (même très différent), plus nous pourrons le faire connaître autour de nous.

Le lépreux de l'Évangile qu'on lit aujourd'hui à la Messe a fait un double exercice d'humilité. Il a reconnu son mal et a accepté Jésus comme son Sauveur. Le Christ est celui qui nous offre la chance d'opérer dans notre vie un changement radical et profond. Face à tout de ce qui nous empêche d'aimer et qui s'est encrouté dans notre cœur et dans notre vie, le Christ, par son témoignage de vie et de Vie Nouvelle, nous propose une autre solution pleinement réelle et faisable. La solution de l'amour, de la tendresse, de la miséricorde. Jésus ne fuit pas devant celui qui est différent de Lui (le lépreux), Il ne s'en débarrasse pas, Il ne passe pas la facture à l'Administration, aux Institutions ou aux "ONGS". Le Christ accepte le défi de la rencontre et Il procure au malade ce dont il a besoin: guérison et purification.

Nous devons être capables d'offrir à ceux qui entrent dans nos vies ce que nous avons reçu du Seigneur. Mais il nous sera d'abord nécessaire de Le rencontrer et de renouveler notre engagement de vivre l'Évangile dans les détails de la vie quotidienne.

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Publié le 9 Janvier 2019

Gospel text

(Lk 4,14-22): 

 

Jesus acted with the power of the Spirit, and on his return to Galilee the news about him spread throughout all that territory. He began teaching in the synagogues of the Jews and everyone praised him.

When Jesus came to Nazareth where he had been brought up, he entered the synagogue on the sabbath as he usually did. He stood up to read and they handed him the book of the prophet Isaiah. Jesus then unrolled the scroll and found the place where it is written: «The Spirit of the Lord is upon me. He has anointed me to bring good news to the poor, to proclaim liberty to captives and new sight to the blind; to free the oppressed and announce the Lord's year of mercy».

Jesus then rolled up the scroll, gave it to the attendant and sat down, while the eyes of all in the synagogue were fixed on him. Then he said to them, «Today these prophetic words come true even as you listen». All agreed with him and were lost in wonder, while he kept on speaking of the grace of God.

The Application

 

These days the first reading speaks about the love and it connects this love with God. Anyone who lives in God will be filled with this love and those who love God should de facto love the brothers and sisters.

The gospel readings narrate to us the manner God expresses His love for us. These parables and miracles give us a clear definition of love and how should we understand the divine love. Before understanding the divine love, it is important that we understand what love is.

According to me, love is an amalgamation of different elements. Though love is an act, it involves many acts together. While trying to understand love, it is important that we understand that every act of love, need not de facto be translated as love.

Every act of love should be enacted in truth and with basic connaissance of the person, little knowledge about the other. An act of ignorance can’t be considered as an act of love. It is in this knowledge of the other that the distance which separated us is reduced and a proximity is created. In this proximity we allow the other to know us and permit them to get access to the interiority of the person. Once the proximity is created and have some knowledge about the other, the consequence is our positive engagement for the well-being of the other. Even though the other elements remain hidden, only the act enacted reveal to us the other processes undergone and we call this particular act as an act of love.

When we say that God is love, we mean God knows us and He allows us to discover us and He engages Himself for our well-being. When we say God is love, we mean this knowledge is perfect, His revelation in the incarnation is complete and His act of love (engagement for the salvation of the humanity) through this incarnation and on Cross is beyond any comparison. Saint John writes that God so loved the world that He sent His only begotten Son, not to judge us, by through Him the world may be saved. Todays’ gospel narrates to us this divine love project. The gospel events do help us to understand the way God desires to express this love for us.

Have a wonderful day.

«The Spirit of the Lord is upon me. He has anointed me»

Fr. Llucià POU i Sabater 
(Granada, Spain)

Today, we remember that «he who loves God love his brother also» (1Jn 4:21). How can we love God, whom we do not see, when we do not love our brother who is made in God's image? After Saint Peter had disowned Him three times, Jesus asked Peter whether he loved Him: «Lord, you know all things; you know that I love you» (Jn 21:17), he said. Jesus also asks us, as He did with Saint Peter: «Do you love me?», and we want to answer: —Lord, you know all things, you know that I love you despite my weaknesses; but let me prove it to you, help me discover my brothers' needs, to truly give myself to the needy and neglected, to accept them as they are, to value them.

Love is first man's calling. The Lord calls us to give ourselves to bring true happiness to others. As Saint John of the Cross says, «at the evening of our day we shall be judged by our loving». At the evening of each day, it is appropriate that we pause to examine ourselves to determine how we expressed our love, focusing on those aspects that we need to improve to make our loving an even greater blessing to others.

In His messianic proclamation Jesus said «The Spirit of the Lord is upon me» (Lk 4:18). It is the Spirit of Love that «anointed the Messiah to bring good news to the poor» (cf. Lk 4:18), who also “rests” upon us and guides us towards perfect love: as the Second Vatican Council points out, «all the faithful ones, of any estate or condition, are welcome to the plenitude of Christian life and the perfection of Charity». If we allow it, the Holy Spirit will transform us just as He changed the Apostles, so that we can act under His influence, even as He grants us His blessings, bringing them to all our hearts, as Saint Paul wrote: «But the fruit of the Spirit is love, joy, peace, longsuffering, gentleness, goodness, faith, meekness, temperance: against such there is no law» (Gal 5:22-23).

 

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Publié le 9 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 4,14-22): 

Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge.

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur».

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?».

 

L’Application

 

Saint jean depuis quelques jours nous enseigne sur l’amour en le reliant directement avec Dieu. L’amour est un signe visible qui rende visible notre relation divine qui est invisible. Un homme d’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Les événements nous sont présentés dans l’évangile de ces jours nous donnent les pistes pour que nous comprenions comment Dieu s’exprime cet amour. Avant que j’explique sur l’amour divin, il faut que donne une définition de l’amour.

L’amour est un amalgame de plusieurs éléments qui s’exprime par un acte concret. Il faut reconnaitre que tout acte d’amour n’est pas nécessairement ‘amour’.  Un acte commis dans l’ignorance ne peut pas d’être amour. Véritable amour agit dans la vérité et aussi dans la connaissance. Dans cette connaissance et de la vérité la distance d’entre deux personne est réduite et cette acte crée une proximité. Dans cette proximité je me laisse découvrir et je m’engage. Dans cet engagement est né un acte et que nous l’appelons comme un acte d’amour. Donc amour est un acte.

Lorsque nous disons Dieu est amour, Il nous connait, Il crée une proximité. Pour cela Il se rende visible pour que nous Le découvrions. Tout ce qui est visible, est son engagement. Dieu a envoyé son Fils unique, pour que par Lui le monde soit sauvé. L’évangile du jour nous présent ce projet d’amour, le projet divin, par lequel  Dieu va s’exprimer son amour.

Avec tout ce que je vous ai partagé, pourriez-vous faire une relecture de la vie et confirmer votre acte d’amour ? Une bonne journée.

«L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous nous rappelons que «celui qui aime Dieu aime aussi son frère» (1Jn 4,21). Comment pourrions-nous aimer Dieu que nous ne voyons pas, sans aimer ceux que nous voyons qui sont à l'image de Dieu? Après que Saint Pierre l'eut renié, Jésus lui demanda s'il l'aimait et il répondit «Seigneur tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime» (Jn 21,17). Comme Il l'a fait avec Pierre, Jésus nous demande aussi «M'aimes tu?» et nous voulons lui répondre immédiatement: «Seigneur, tu connais toutes choses et tu sais que je t'aime en dépit de mes déficiences, mais aide-moi à te le démontrer, aide-moi à découvrir chez mes frères leurs besoins, à me donner vraiment aux autres, à les accepter tels qu'ils sont, à les apprécier».

La vocation de l'homme c'est l'amour, c'est la vocation de se donner, de chercher le bonheur des autres et ainsi trouver son propre bonheur. Comme disait Saint Jean de la Croix: «Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour». Cela vaut la peine de nous demander à la fin de la journée en faisant un petit examen de conscience, chaque jour, comment a été cet amour et noter un aspect à améliorer pour le lendemain.

«L'esprit de Dieu est sur moi» (Lc 4,18), dira Jésus, en s'appropriant ce texte messianique. C'est l'esprit de l'Amour qui ainsi qu'il l'a fait pour le Messie «oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres» (cf. Lc 4,18), "repose" aussi sur nous et nous conduit vers l'amour parfait: comme mentionné dans le Concile Vatican II, «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité». L'Esprit Saint nous transformera comme Il l'a fait avec les Apôtres, afin que nous puissions agir sous son action, en nous donnant ses fruits, et ainsi l'apporter à tous les cœurs «le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la paix, la joie, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance» (Gal 5, 22-23).

 

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Publié le 8 Janvier 2019

Texte de l'Évangile (Mc 6,45-52): 

Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.

Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris, car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba; et en eux-mêmes ils étaient complètement bouleversés de stupeur, car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains: leur cœur était aveuglé.

«Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier»

Abbé Melcior QUEROL i Solà 
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous nous rappelons que «celui qui aime Dieu aime aussi son frère» (1Jn 4,21). Comment pourrions-nous aimer Dieu que nous ne voyons pas, sans aimer ceux que nous voyons qui sont à l'image de Dieu? Après que Saint Pierre l'eut renié, Jésus lui demanda s'il l'aimait et il répondit «Seigneur tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime» (Jn 21,17). Comme Il l'a fait avec Pierre, Jésus nous demande aussi «M'aimes tu?» et nous voulons lui répondre immédiatement: «Seigneur, tu connais toutes choses et tu sais que je t'aime en dépit de mes déficiences, mais aide-moi à te le démontrer, aide-moi à découvrir chez mes frères leurs besoins, à me donner vraiment aux autres, à les accepter tels qu'ils sont, à les apprécier».

La vocation de l'homme c'est l'amour, c'est la vocation de se donner, de chercher le bonheur des autres et ainsi trouver son propre bonheur. Comme disait Saint Jean de la Croix: «Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour». Cela vaut la peine de nous demander à la fin de la journée en faisant un petit examen de conscience, chaque jour, comment a été cet amour et noter un aspect à améliorer pour le lendemain.

«L'esprit de Dieu est sur moi» (Lc 4,18), dira Jésus, en s'appropriant ce texte messianique. C'est l'esprit de l'Amour qui ainsi qu'il l'a fait pour le Messie «oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres» (cf. Lc 4,18), "repose" aussi sur nous et nous conduit vers l'amour parfait: comme mentionné dans le Concile Vatican II, «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité». L'Esprit Saint nous transformera comme Il l'a fait avec les Apôtres, afin que nous puissions agir sous son action, en nous donnant ses fruits, et ainsi l'apporter à tous les coeurs «le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la paix, la joie, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance» (Gal 5, 22-23).

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Publié le 7 Janvier 2019

Gospel text

(Mk 6, 34-44): 

As Jesus went ashore he saw a large crowd, and he had compassion on them for they were like sheep without a shepherd. And he began a long teaching session with them. It was now getting late, so his disciples came to him and said, «This is a lonely place and it is now late. You should send the people away and let them go to the farms and villages around here to buy themselves something to eat». Jesus replied, «You yourselves give them something to eat». They answered, «If we are to give them food, we must go and buy two hundred silver coins' worth of bread». But Jesus said, «You have some loaves: how many? Go and see». The disciples found out and said, «There are five loaves and two fish».

Then he told them to have the people sit down together in groups on the green grass. This they did in groups of hundreds and fifties. And Jesus took the five loaves and the two fish and, raising his eyes to heaven, he pronounced a blessing, broke the loaves and handed them to his disciples to distribute to the people. He also divided the two fish among them. They all ate and everyone had enough. The disciples gathered up what was left and filled twelve baskets with broken pieces of bread and fish. Five thousand men had eaten there.

 

The Application

There are two way of living. The first is to see what I can receive from others and the other is what can I contribute to the other. People those who work very hard for their joy and development, are the ones end-up very much unhappy and because they see in them what they do, the energy that they put-in and fail to see in others what others contribute for their development. People those who are generous and contributors, are the ones very much happy, because the joy of others multiply in them the inner joy. Thus they continue to contribute for the wellbeing of the others, and for the development of the other.

A life filled with love, will never have regrets in giving. Jesus is inviting us to be generous in giving what we have, though very little it may be. This generosity is the fruit of love, compassion and mercy. It is also the fruit of self-knowledge, particularly being aware of what we have and received from God.

Jesus wishes that we join with others and be ready to contribute what we can. This community and collective aspect of the mission is very important, because our God is a Trinitarian God. He is inviting his disciples to contribute what they could, even though Jesus could totally ignore them. He needs the very little that we can contribute. God doesn’t need great work or sacrifice from our part, rather faithfulness and sincerity.

Just like Jesus, we too are called to be sensible to the needs of others and be connected to their realities. This presence of mind is one of the necessary qualities of every Christian. Without this we will fail in our self-knowledge and certainly will fail to identify the needs of our brothers and sisters. Have a wonderful day.

«They were like sheep without a shepherd»

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Spain)

Today, Jesus shows Himself to be sensitive to the needs of people who are in search of Him. He just cannot remain indifferent to the needs of those he meets on the way. He feels compassion when He sees the great crowd that has been following Him «like sheep without a shepherd» (Mk 6:34). The Master leaves His immediate plans aside and starts preaching. How many times have we allowed urgency or impatience manage our behavior? How many times have we not wanted to change our plans in order to help with immediate and unforeseen needs? Jesus gives us an example of flexibility, of the ability to modify plans and be available for the people who follow Him.

Time goes by quickly. When you love, it is easy for time to go by very quickly. And Jesus, who loves much, preaches at length. It gets late, the disciples remind the Master so. What worries them is how the crowd is going to feed itself. Then Jesus makes an implausible proposal: «You yourselves give them something to eat» (Mk 6:37). He is not only worried about spiritual bread but also about bodily food. The disciples find it difficult, very difficult. And it is true!: the cost would be «two hundred silver coins' worth of bread» (Mk 6:37). They see the material difficulties, but their eyes do not still recognize that He who speaks to them is almighty; they need more faith.

Jesus does not make them stand in line, he organizes them in groups. They rest and share together as a community. He asked the disciples for the food they had: only five loaves and two fish. Jesus takes them, invokes God's blessing and distributes them. Such a small amount of food will feed thousands of people and twelve baskets will exceed. This miracle introduces the spiritual bread of the Eucharist. The Bread of life that spreads freely to all the people of the Earth in order to give life and eternal life.

 

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Publié le 7 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Mc 6, 34-44): 

En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. Déjà l'heure était avancée; ses disciples s'étaient approchés et lui disaient: «L'endroit est désert et il est déjà tard. Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs s'acheter de quoi manger». Il leur répondit: «Donnez-leur vous-mêmes à manger». Ils répliquent: «Allons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter du pain et leur donner à manger?». Jésus leur demande: «Combien avez-vous de pains? Allez voir». S'étant informés, ils lui disent: «Cinq, et deux poissons».

Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte. Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Tous mangèrent à leur faim. Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

 

«Ils étaient comme des brebis sans berger»

 

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre qu'Il est attentif aux nécessités des personnes qui viennent à sa rencontre. Il ne peut pas rencontrer quelqu'un et demeurer insensible à ses besoins. Le cœur de Jésus s'émeut en voyant la grande foule qui le suit «comme des brebis sans berger» (Mc 6,34). Le maître abandonne ses projets et se met à enseigner. Que de fois avons-nous laissé l'urgence ou l'impatience nous imposer notre conduite! Que de fois avons-nous refusé de changer de plan pour nous occuper de besoins immédiats et imprévus! Jésus nous donne l'exemple de la flexibilité, de l'art de modifier son programme et d'être disponible pour les personnes qui le suivent.

Le temps passe vite. Quand tu aimes, le temps passe facilement très vite. Et Jésus, qui aime beaucoup, se met longuement à expliquer la doctrine. Il se fait tard, les disciples le rappellent au maître, qui est soucieux que la foule puisse manger. Alors Jésus fait une proposition incroyable: «Donnez-leur vous-mêmes à manger» (Mc 6,37). Il a non seulement le souci de donner par ses enseignements une nourriture spirituelle, Il veut aussi nourrir les corps. Les disciples voient les difficultés, réelles, très réelles. Les pains vont coûter beaucoup d'argent (cf. Mc 6,37). Ils voient les difficultés matérielles, mais leurs yeux ne savent pas reconnaître que Celui qui leur parle peut tout; leur foi n'est pas assez grande.

Jésus ne commande pas que les gens se mettent en rang debout; il les fait s'asseoir par groupes. Ensemble, ils se reposeront et partageront. Il demande aux disciples quelle nourriture ils ont emporté: seulement cinq pains et deux poissons. Jésus les prend, invoque la bénédiction de Dieu et les répartit. Un modeste repas qui servira à nourrir des milliers d'hommes et il en restera encore douze couffins. Miracle qui préfigure l'aliment spirituel de l'Eucharistie, Pain de vie qui s'étend gratuitement à tous les peuples de la Terre pour donner la vie et la vie éternelle.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Janvier 2019

 Gospel text

(Mt 4,12-17.23-25): 

When Jesus heard that John had been arrested, he withdrew into Galilee. He left Nazareth and went to settle down in Capernaum, a town by the lake of Galilee, at the border of Zebulun and Naphtali. In this way the word of the prophet Isaiah was fulfilled: «Land of Zebulun and land of Naphtali crossed by the Road of the Sea, and you who live by the Jordan, Galilee, land of pagans, listen: The people who lived in darkness have seen a great light; on those who live in the land of the shadow of death, a light has shone».

From that time on Jesus began to proclaim his message, «Change your ways: the kingdom of heaven is near». Jesus went around all Galilee, teaching in their synagogues, proclaiming the good news of the Kingdom, and curing all kinds of sickness and disease among the people. The news about him spread through the whole of Syria, and the people brought all their sick to him, and all those who suffered: the possessed, the deranged, the paralyzed, and he healed them all. Large crowds followed him from Galilee and the Ten Cities, from Jerusalem, Judea, and from across the Jordan.

 

The Application

 

The life as such is not an easy walk, though it may appear to be simple as a child game. Some of us do feel that others have better and easy life and we are forced to toile till the end to have some little space to respire. Whatever may be our experience either positive or difficult, Jesus shows a better way of living.

He is inviting each and every one of us to continue to do what we judge as good and just before God. The world is free to say and do, as what they judge best in their own freedom. We have to discern what should be our way of life and it should never be conditioned by others. God and His goodness alone should be our source of inspiration.

To follow Jesus we have follow His way of living and thinking. It is not complicated to know what He thinks and what He does. We have one such occasion in today’s gospel.  Just like Him, we should have the desire to do the divine will. Humanly we have to engage regularly to do the examination of conscience (hoping that this conscience is a purified one) and to verify by ourselves, whether we are guided by the Holy Spirit or by an evil spirit.  We have to assure ourselves that in all that we do and say, love should be the cause and the finality. Once this love is the centre of our thinking and acting, then we will be animated by the ONE who is LOVE. It is here we learn to act divinely in every human engagement,  because God will act in and through us. Thus by our witnessing life we will bring the Kingdom of God closer to our brothers and sisters.

«The kingdom of heaven is near»

Fr. Jordi CASTELLET i Sala 
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Spain)

Today, we begin again, so to speak. «The people who lived in darkness have seen a great light; on those who live in the land of the shadow of death, a light has shone» (Mt 4:16), Isaiah, quoted in the gospel —which takes us back to Christmas, tells us. We start again, we get another opportunity. Our time is new, the occasion asks for it, let's humbly let the Father work in our lives.

Today we start the time that God has given us yet again, for us to sanctify, so that we can get close to Him, so that we can turn our lives into service to others. Christmas is coming to an end, next Sunday with the Baptism of the Lord, and with it the new year starts, ordinary time —as we say in Christian liturgy— to live in extenso the mystery of Christmas. The Incarnation of the Word has visited us in these days and has sown his Grace in our hearts in an infallible way, a grace which takes us back to the Kingdom of Heaven, the kingdom of God that Christ has come to open up to us with His deeds and commitment from the Heart of our humanity.

Because of that, Saint Leo the Great said that «the providence and the mercy of God, who had already thought of helping a world which was collapsing at the time, determined the salvation of all peoples through Christ».

This is the right time. We cannot think that God worked more in the past than now, that it was easier to believe in Jesus —physically, I mean— than now that we do not see Him. The sacraments of the Church and the prayer of the community grant us pardon and peace and an opportunity to participate, once again, in the works of God in the world, through our work, study, friends, family, entertainment or the daily life with our brothers. May the Lord, source of every gift and every good, make it possible for us!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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