Publié le 12 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 8,14-21): 

Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes 
(Bogotá, Colombie)

Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).

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Publié le 11 Février 2018

Gospel text

(Mc 8,11-13): 

 

The Pharisees came and started to argue with Jesus. Hoping to embarrass him, they asked for some heavenly sign. Then his spirit was moved. He gave a deep sigh and said, «Why do the people of this present time ask for a sign? Truly, I say to you, no sign shall be given to this people». Then he left them, got into the boat again and went to the other side of the lake.

 

The Application

 

Many of us can imagine and think that this gospel doesn’t concern us, because we don’t ask for a sign to put Jesus to test or to embarrass him. If we do a simple examination of conscience, we will discover that we insist that the Lord does a miracle in our favour, or sometime asking to be a just God in punishing the evil doers, or even asking Him an answer for all the injustice or the miseries of the world. Somewhere in our imaginative piety, we wish that the God remains as our simple slave who will respond to all our prayers which are just and validly made in humility and confidence, without taking care of His will or even His desire.  

Gladly God doesn’t listen to all our prayers (the world would have already disappeared). He knows what is best for us and all, and the graces that we are capable of receiving. He responds to these prayers, which are raised with full knowledge of all the events of past, present and future, in accordance with His divine will. Since this God is a God of goodness, He can’t respond to our prayers, which may not achieve this goodness, not only for us, but to all the people of God, the people whom He loves.       

If we search for the signs of Divine love, it is easily found in the smile of a little child, in the gratitude of a beggar, in the eyes of a healed sick person, in the morning smoothening sun, in the docile of the moon, in the dancing of the leaves, in the music of the birds, etc.   There are plenty of human witnesses before us, if we wish to scrutinise the divine sign. Our life and its finality itself is a sign of divine accompaniment and mercy. Those who have eyes, let them see these signs and be happy of God’s love and protection.

 

Daily Quote from the early church fathers

 

Why does this generation seek a sign, by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"But for what sign from heaven were they asking? Maybe that he should hold back the sun, or curb the moon, or bring down thunderbolts, or change the direction of the wind, or something like that?... In Pharaoh's time there was an enemy from whom deliverance was needed (Exodus 3-15). But for one who comes among friends, there should be no need of such signs." (excerpt from GOSPEL OF ST. MATTHEW, HOMILY 53.3)

 

 

«Truly, I say to you, no sign shall be given»

Fr. Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona,
Spain)

Today, it looks like the Gospel does not say too much about Jesus or about us. «Why do the people of this present time ask for a sign?» (Mk 8:12). Commenting on this episode of Jesus' life, Pope John Paul II says: «Jesus invites us to discern between the words and the deeds testimony of (or a “sign of”) the arrival of God's Kingdom». It seems the Pharisees questioning Jesus are lacking the capacity or the will to discern that sign which —in fact— is the entire manifestation, deeds and words, of the Lord. 

Nowadays, Jesus is also asked for some heavenly signs: that He let us see his presence in our world or that He tells us in a clear cut manner how we are to behave. The Roman Pontiff makes us see that Jesus' negative to give a sign to the Jews —and, consequently, to us, too— is due to the fact He wants to change the «world logics, oriented to look for signs confirming man's desire of assertiveness and power». The Pharisees did not want just any sign, but one showing Jesus as the Messiah they wanted. They were not waiting for the Messiah coming to save them, but for the Messiah who was to give them the certainty they were doing things the right way.

In short, when the Jews in Jesus' time, or to-day's Christians, ask —one way or another— for a sign, what we are actually asking for, is for God to act according to our own way, that which we think is better and which also stands by our way of thinking. But God, who is omniscient and omnipotent (this is why in The Lord's Prayer we say “your will be done”), has His own ways which, more often than not, we find it difficult to understand. But He, who allows us to find him when we are truly looking for him, if we beg him to enlighten us, He will give us to understand which are his ways and how we can, today, distinguish his signs.

 

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Publié le 11 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 8,11-13): 

Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus: pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération». Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.

 

L’Application

 

Humainement parlant, un signe peut être très utile pour une personne qui est faible. Alors, les personnes qui demandent un signe dans l’évangile du jour, en vérité ne cherchent pas un signe qui va les amener vers une croyance, mais simplement pour mettre Jésus à l’épreuve. Combien d’entre nous cherchons encore les signes, au mon de la croyance, mais en vérité pour que Dieu s’éprouve comme un Dieu tout puissance et comme un Dieu qui écoute la prière et comme un Dieu qui se met au service de ce people, nous exigeons malheureusement  un miracle ?

Pouvons-nous nous convertir de ce comportement ? Cherchons ce Dieu dans un petit sourire, dans le soleil du matin, dans la parole d’un petit enfant, dans un simple regard d’un SDF, etc. Tout ce qui cherche sincèrement, trouverons plein de signe devant eux, en eux et par tout et en tout.

«Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile ne paraît pas nous apprendre beaucoup de choses ni sur Jésus, ni sur nous-mêmes. «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe?» (Mc 8,12). Commentant cet épisode, Jean-Paul II dit: «Jésus invite au discernement des paroles et des œuvres qui témoignent (elles sont le “signe”) de la venue du royaume du Père». L'on dirait qu'il manque aux juifs qui interrogent Jésus la capacité ou la volonté de discerner ce signe que sont —en fait— toutes les actions, les œuvres et les paroles du Seigneur.

Aujourd'hui aussi l'on demande des signes à Jésus: qu'Il rende sa présence palpable en ce monde, qu'Il nous dise clairement ce que nous devons faire. Le Pape nous fait voir que le refus que Jésus-Christ oppose aux juifs —à nous aussi, par conséquent— est dû à ce qu'Il veut «changer la logique du monde, qui cherche des signes confirmant le désir d'autoaffirmation et de puissance de l'homme». Les juifs ne voulaient pas n'importe quel signe; il leur en fallait un qui indiquât que Jésus était le genre de messie qu'ils attendaient. Ils n'attendaient pas quelqu'un qui venait pour les sauver, mais quelqu'un qui les confirmerait dans leur manière de faire.

En définitive, quand les juifs du temps de Jésus et les chrétiens d'aujourd'hui demandent —d'une façon ou d'une autre— un signe, ce qu'ils font c'est demander à Dieu qu'Il agisse à leur manière, celle qu'ils croient la meilleure et qui, de fait, appuie leur façon de voir. Et Dieu, qui sait et peut davantage (c'est pourquoi nous demandons dans le Notre Père que “sa” volonté soit faite), a ses voies, même si elles nous paraissent difficiles à comprendre. Mais Il se laisse trouver par tous ceux qui le cherchent et, si nous Lui demandons le discernement, Il nous fera comprendre quel est son style et comment nous pouvons distinguer ses signes aujourd'hui.

 

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Publié le 9 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 8,1-10): 

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit: «J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin». Ses disciples lui répondirent: «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?». Il leur demanda: «Combien de pains avez-vous?». Ils lui dirent: «Sept». 

Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent; et ils les distribuèrent à la foule. On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi. Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

«N'ont rien à manger»

Abbé Carles ELÍAS i Cao 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, temps de rigueur et de trouble, Jésus nous appelle aussi pour nous dire qu’il ressent de la «compassion pour ces personnes» (Mc 8,2). De nos jours, avec la paix en crise, nous pouvons ressentir abondamment la peur, l’apathie, le recours à la banalité et à l’évasion: «Ils n’ont pas de quoi manger».

Qui le Seigneur appelle-t-il? Le texte dit: «Ses disciples» (Mc 8,1), c’est-à-dire qu'il m'appelle moi, afin de ne pas les renvoyer à jeun, pour leur donner quelque chose. Jésus a eu pitié —cette fois-ci dans la terre des païens— car ils ont faim eux aussi.

Ah et nous! Réfugiés dans notre petit monde, nous disons que nous ne pouvons rien faire. «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?» (Mc 8,4). D’où sortirons-nous une parole d’espérance sûre et ferme, sachant que le Seigneur sera avec nous tous les jours jusqu'à la fin des temps? Comment dire aux croyants et aux incroyants que la violence et la mort ne sont pas des solutions?

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande, simplement, combien de pains nous avons?. Peu importe combien on a, il a besoin de tous ceux-là. Le texte dit «sept», chiffre symbole pour les païens, comme douze l'était pour le peuple juif. Le Seigneur veut atteindre tout le monde —c’est pourquoi l’Église veut se reconnaître elle-même depuis sa catholicité— et demande ton aide. Donne-lui ta prière: c’est déjà un pain! Donne-lui ton Eucharistie vécue: c’est un autre pain! Donne-lui ta décision de te réconcilier avec les tiens, ceux qui t’ont offensé: c’est un autre pain! Donne-lui ta réconciliation sacramentelle avec l’Église: c’est un autre pain! Donne-lui ton petit sacrifice, ton jeûne, ta solidarité: c’est un autre pain! Donne-lui ton amour à sa Parole, qui te donne force et réconfort: c’est un autre pain! Enfin donne-lui ce qu’Il te demande, même si tu crois que ce n’est qu’un peu de pain.

Comme nous le dit Saint Grégoire de Nysse, «celui qui partage son pain avec les pauvres se constitue en partie de celui qui, pour nous, a voulu être pauvre. Le Seigneur était pauvre, n’aie pas peur de la pauvreté».

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Publié le 8 Février 2018

Gospel text

(Mc 7,31-37): 

Again Jesus set out; from the country of Tyre, passed through Sidon and, skirting the sea of Galilee, he came to the territory of Decapolis. There a deaf man who also had difficulty in speaking was brought to him. They asked Jesus to lay his hand upon him. Jesus took him apart from the crowd, put his fingers into the man's ears and touched his tongue with spittle. Then, looking up to heaven, he groaned and said to him, «Epheta», that is, be opened. 

And his ears were opened, his tongue was loosened, and he began to speak clearly. Jesus ordered them not to tell anyone, but the more he insisted on this, the more they proclaimed it. The people were completely astonished and said, «He has done all things well; he makes the deaf hear and the dumb speak».

 

The Application

There are three elements in today’s gospel for our imitation. First the generosity of the people and their desire to bring this person towards Jesus. We have to ask ourselves, do we have the same generosity, the willingness to bring all those who are in need of Jesus, towards this saviour who can save all?

The second one is the way Jesus does his ministry. Though the essential ministry is not physical healing, Jesus never hesitate to take a step further to reach to the needs of the people. He desires to open our ignorance and consciousness. He wishes that we see ourselves the wonders that the Lord does, not only in the paste, but even today and after. In everything, Jesus gives Himself fully and the best. He continues to do the same to us. All that we need to do is, to approach this redeemer and saviour, who is generous in giving.

The third part is our own attitude in our personal and social life. Let us look at this healed person and the way he has acted after being healed. He announces gladly all that he has received from the Lord. We too have received plenty from the Lord. Do we announce this generosity of the Lord? Do we realise that the Lord is generous in forgiving us and are we ready to forgive others? Do we realise the inner freedom that the Lord has accorded to us, directly or indirectly? And what have we done………..? Saint Paul says that announcing this generosity of the Lord is not simply a mission confined to him, rather a necessity and he can’t justly live without announcing this desire of God to save us. And we………………and what are you going to do today?

 

Daily Quote from the early church fathers

The touch of the Lord, by Ephrem the Syrian (306-373 AD)

 

"That power which may not be handled came down and clothed itself in members that may be touched, that the desperate may draw near to him, that in touching his humanity they may discern his divinity. For that speechless man the Lord healed with the fingers of his body. He put his fingers into the man's ears and touched his tongue. At that moment with fingers that may be touched, he touched the Godhead that may not be touched. Immediately this loosed the string of his tongue (Mark 7:32-37), and opened the clogged doors of his ears. For the very architect of the body itself and artificer of all flesh had come personally to him, and with his gentle voice tenderly opened up his obstructed ears. Then his mouth which had been so closed up that it could not give birth to a word, gave birth to praise him who made its barrenness fruitful. The One who immediately had given to Adam speech without teaching, gave speech to him so that he could speak easily a language that is learned only with difficulty (Genesis 1:27-28). (excerpt from HOMILY ON OUR LORD 10.3)

 

«He has done all things well»

Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Spain)

Today, the Gospel presents us with a miracle of Jesus: he makes the deaf hear and the mute speak. The people was astonished and said: «He has done all things well» (Mk 7:37). 

This is Jesus' biography as narrated by his contemporaries. A short but complete biography. Who is this Jesus? He is who has done all things well. In the double sense of the word: in the what and the how, in the substance and the manner. He is who has only done good deeds, and who has done them well, perfectly and properly finished. Jesus is a person that does everything well, because He does only good works, and those He does, He delivers well finished. He does not leave anything unfinished; nor does He leave it to be finished later on. 

—Why don't you also try to leave everything ready now: your prayers; treating your family and other people; your work; the apostolate; your diligence to develop yourself both spiritually and professionally... Be demanding with yourself, and be also demanding, softly, but demanding, with those depending upon you. Do not tolerate any shoddiness. God dislikes them and they bother your fellowmen. Do not take this attitude just to pretend, nor because this procedure is the most profitable one, even from a human point of view; do it because God does not like “bad” works nor “good” things done badly. The Holy Scripture asserts: «The works of God are perfect» (Deut 32:4). And the Lord, through Moses, tells the People of Israel: «Do not bring anything with a defect, because it will not be accepted on your behalf» (Lev 22:20). Ask for the maternal help of the Virgin Mary, as Jesus also did.

Saint Josemaria offers us the secret to succeed: «Do what you should and watch what you do».
Is this how you behave?

 

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Publié le 8 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 7,31-37): 

Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: «Effata!», c'est-à-dire: «Ouvre-toi!». 

Ses oreilles s'ouvrirent; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable: il fait entendre les sourds et parler les muets».

L’Application

 

Nous suivons l’histoire du peuple d’Israël et nous y découvrons la fidélité divine (la première lecture du jour). Dieu reste fidèle à tout ce qu’il a promis à son serviteur David. Si nous restons fidèles à son enseignement et faisons tout ce que nous pouvons faire pour la mettre en pratique, nous trouverons ce Dieu de David qui reste encore fidèle.

Cette fidélité nous libère et nous sauve. « Effata » « ouvre-toit » deviendra une force interne qui nous aidera à voir les choses clairement et donnera la force pour annoncer les merveilles que le Seigneur fit, le fait encore aujourd’hui.

Si nous reconnaissons cette vérité de la vie, comme Paul, nous ressentirons en nous une nécessité d’annoncer la Bonne Nouvelle, ce désir de Dieu, qui veut nous libérer de tout ce qui nous empêche de nous grandir comme un enfant de Dieu.

«Tout ce qu'il fait est admirable»

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous présente un miracle de Jésus: il redonna l'ouïe et délia la langue d'un sourd-muet. Les gens étaient en admiration et se disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable» (Mc 7,37).

Voici la biographie de Jésus faite par ses contemporains. Une biographie succincte et complète. Qui est Jésus? C'est celui qui a tout fait admirablement. Dans le double sens du mot: qui et comment, dans la substance et dans la manière. C'est celui qui n'a fait que des bonnes choses et celui qui a bien fait ce qu'il a fait, d'une manière parfaite, finie. Jésus est une personne qui fait tout de manière admirable, parce qu'il n'a fait que des bonnes actions et parce qu'il finit ce qu'il fait. Il ne délivre rien à moitié fait, et il ne laisse rien de coté pour le finir après.

Essaie, toi aussi de laisser tout entièrement prêt: la prière, le contact avec les autres y compris les parents, le travail, l'apostolat, la diligence à se former spirituellement et professionnellement; etc. Sois exigent envers toi-même, et, d'une manière plus douce, de ceux qui dépendent de toi. Ne tolère pas les choses faites à moitié. Cela ne plait pas à Dieu et ça dérange les autres. N'opte pas pour cette attitude uniquement pour faire bonne impression, ou parce que cette attitude est la plus rentable, y compris humainement, mais parce que Dieu n'aime pas les mauvaises actions ni les “bonnes” œuvres mal faites. Les Saintes Écritures affirment: «son œuvre est parfaite» (Dt 32,4). Et le Seigneur, par l'intermédiaire de Moïse, déclare au peuple d'Israël: «Vous n'en offrirez aucune (offrande) qui ait un défaut, car elle ne serait pas agréée» (Lev 22,20). Demande donc l'aide maternelle de la Sainte Vierge Marie. Comme Jésus, Elle a tout fait admirablement.

Saint Josemaría nous donne le secret pour réussir: «fais ce que tu dois et applique-toi dans ce que tu fais». Est-ce ta façon d'agir?

 

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Publié le 7 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 7,24-30): 

En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!

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Publié le 6 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 7,14-23): 

Il appela de nouveau la foule et lui dit: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit: «Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé?». C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore: «Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

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Publié le 5 Février 2018

Gospel text

(Mc 7,1-13):

 One day the Pharisees gathered around Jesus and with them were some teachers of the Law who had just come from Jerusalem. They noticed that some of his dis­ciples were eating their meal with unclean hands, that is, without washing them. Now the Pharisees, and in fact, all the Jews, never eat without washing their hands for they fol­low the tradition received from their ancestors. Nor do they eat anything when they come from the market without first washing themselves. And there are many other traditions they observe, for example, the ritual washing of cups, pots and plates.

So the Pharisees and the teachers of the Law asked him, «Why do your disciples not follow the tradition of the elders, but eat with unclean hands?». Jesus answered, «You, shallow people! How well Isaiah prophesied of you when he wrote: ‘This peo­ple honors me with their lips, but their heart is far from me. The worship they offer me is worthless, for what they teach are only human rules’. You even put aside the commandment of God to hold fast to human tradition». And Jesus commented, «You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition. For example, Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’, and: ‘Whoever curses his father or his mother is to be put to death’. But according to you someone could say to his father or mother: ‘I already declared Corban, which means "offered to God," what you could have expected from me’. In this case, you no longer let him do anything for a father or mother. So you nullify the word of God through the tradition you have handed on. And you do many other things like that».

 

The Application

The interlocutors of Jesus seem to have misunderstood Jesus and the orientation given by Jesus to His disciples. An act considered as revolutionary and contrary to the established rules and customs, approved by the religious elites of the society, who are the right people to interpret the law of the people of God, is totally ignored by Jesus, who interprets the same law established by the tradition, as erroneous and against the divine will.

What exactly Jesus is telling to his interlocutors? Simply asking them to fall back to the original law established by Moses, and inviting them to relook their own interpretation, which is against the law established by God, even to the ordinary human understanding of life.

Without justifying or denying the ignorance of his disciples, concerning the purification rite, Jesus is inviting us to orient our thoughts and deeds, to be coherent to the divine will, filled with love and compassion. It is here that we are called to give attention and importance. Shall we fall back to the essential of Christian life: Charity?

 

Daily Quote from the early church fathers

 

Mammon refuses to provide for parents in old age, by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"Christ says, 'Care for the poor' (Matthew 19:21; Mark 10:21; Luke 14:13); Mammon says, 'Take away even those things the poor possess.' Christ says, 'Empty yourself of what you have' (Matthew 16:24; Mark 8:34; Luke 9:23); Mammon says, 'Take also what they possess.' Do you see the opposition, the strife between them? See how it is that one cannot obey both, but must reject one?... Christ says, 'None of you can become my disciple if you do not give up all your possessions' (Luke 14:33); Mammon says, 'Take the bread from the hungry.' Christ says, 'Cover the naked' (Matthew 25:34-40; Isaiah 58:7); the other says, 'Strip the naked.' Christ says, 'You shall not turn away from your own family (Isaiah 58:7), and those of your own house' (1 Timothy 5:8; Galatians 6:10); Mammon says, 'You shall not show mercy to those of your own family. Though you see your mother or your father in want, despise them' (Mark 7:11)." (excerpt from HOMILIES ON PHILIPPIANS 6.25)

 

 

«Why do your disciples not follow the tradition of the elders»

Fr. Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, we are given to see how some late traditions of the Masters of the Law had actually manipulated the true meaning of the Fourth Commandment of God's Law. Those scribes taught that sons offering money and goods to the Temple were doing well. But, according to these teachings, parents could no longer ask or dispose of these goods. And the sons educated in such conscience were, thus, under the wrong impression of having more than well accomplished with the Fourth Commandment. But, in fact, it was just a deception. 

«You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition!» (Mk 7:9): Jesus Christ is the authentic interpreter of divine Law; this is why He explained the right meaning of the Fourth Commandment, by undoing the sad mistake of their jewish fanatism.

«Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’» (Mk 7:10): the Fourth Commandment reminds all sons the responsibilities they have with their parents. They have to help them, both morally and materially, to the best of their possibilities, during their aging days and when they are facing times of illness, loneliness or anguish. Jesus points out quite clearly this duty of gratitude.

The respect towards our elders (filial piety) is made out of the gratitude they deserve for the gift they have given us, i.e. our life, and for the sacrifices made for their sons to grow up in age, wisdom and grace. «With all your heart honor your father, and do not forget the birth pangs of your mother. Remember that through your parents you were born; and what can you give back to them that equals their gift to you?» (Sir 7:27-28).

The Lord honors the father in his children, and in them, also confirms the mother's right. «He who honors his father atones for sins; he obeys the Lord who brings comfort to his mother» (cf. Sir 3:2-6). These and other words of advice are a clear light for our life en relation to our parents. Let us ask our Lord the grace that we never lack the true love we owe our parents and always know, with our example, how to transmit our fellowmen this sweet “obligation”.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13): 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats. 

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

 

L’Application

 

Jésus, est-il contre la tradition ou le culte? Ou, est-il un révolutionnaire ? La réponse est surement négative. Il est là, pour accomplir la volonté de Dieu. Devant cette volonté divine, tous les autres éléments de vie, même qu’ils soient importants ou nécessaires, prennent une place secondaire. Jésus en vérité, nous oriente vers l’essentielle de la vie, particulièrement vers une vie qui est cohérente à l’amour divin.  Cet amour nous pousse vers les autres et il nous invite à prendre soin de nos frères et sœurs de la société, particulièrement tous ceux et celles qui ont besoin de nous, nos proches, y compris nos parents.

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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