Publié le 16 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 5,27-32): 

Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: «Suis-moi». Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?». Jésus leur répondit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent».

 

L’Application

 

Qui sont ces publicains du jour ? Suis-je y compter ? Certainement nous dirons, oui, car nous sommes tous besoin de nous convertir. Il y a pourtant un comportement très important pour que nous soyons nous convertir ? ECOUTER, simplement écouter le Seigneur et le suivre. Comment pouvons-nous nous convertir, sans avoir écouté cette Parole du Seigneur plein de bonté et de miséricorde ?

 

«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous voyons s'avancer la Carême ainsi que l'intense conversion à laquelle le Seigneur nous appelle. La figure de l'apôtre et évangéliste Matthieu est très représentative de tous ceux qui en sont venus à croire qu'à cause de leurs parcours, ou de leurs péchés personnels ou des situations compliquées, il est difficile que le Seigneur puisse les choisir comme collaborateurs. 

Mais Jésus Christ, pour écarter tous nos doutes, nous présente comme premier évangéliste, Lévi, le collecteur d'impôts, à qui Il dit tout simplement: «Suis-moi» (Lc 5,27). Il fait avec lui juste le contraire de ce qu'une mentalité “bien-pensante” et “sensée” peu concevoir. Si, aujourd'hui, nous voulons paraître “politiquement corrects”, Lévi —par contre— venait d'un monde où il était rejeté par tous ses compatriotes, car, du fait d'être un publicain, il était considéré comme un collaborateur des Romains et peut-être aussi comme un escroc. En raison des “commissions” qu'il devait percevoir; comme quelqu'un qui pressurisait les pauvres pour lever les impôts; comme un pécheur publique, enfin.

Ceux qui étaient censés être parfaits ne pouvaient se rendre à l'évidence que Jésus ne songeât pas a leur demander de le suivre ou même à s’assoire a sa table.

Mais, en choisissant Lévi, Notre Seigneur Jésus Christ nous dit qu'il aime plutôt s'entourer de ce genre de personnes pour répandre son Royaume; Il a choisi les malades, les pécheurs, ceux qui ne se croient pas justes: «Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort» (1Co 1,27). Ce qui ont besoin des médecins, et surtout, ceux qui pourront bien comprendre que les autres peuvent en avoir aussi besoin.

Nous devons, donc, repousser la pensée que Dieu nous veut avec des états de service impeccables pour le servir. Cet état de service, Il ne l'a préparé que pour Notre Mère. Mais pour nous tous, soumis au salut de Dieu et protagonistes du Carême, Dieu veut un cœur contrit et humilié. D'ailleurs, «Dieu t'a crée faible pour pouvoir te donner son propre pouvoir» (Saint Augustin). Voila le type de personnes que, selon le psalmiste, Dieu ne méprise pas.

 

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Publié le 14 Février 2018

Texte de l'Évangile (Lc 9,22-25): 

Jésus disait à ses disciples: "Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite". Il disait aussi à la foule: «Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?».

«Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui premier jeudi du Carême, les cendres que l'Église nous a mises sur le front sont encore fraîches. Elles nous introduisaient à ce temps sacré qui est un trajet de quarante jours. Jésus, dans l'Évangile, nous montre deux voies: le Via Crucis qu'il Lui faut parcourir; notre propre chemin, à sa suite.

Sa voie, c'est celle du Chemin de Croix et de mort, mais aussi celle de sa glorification: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté (…), qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite» (Lc 9,22). Pour l'essentiel, notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus, qui nous indique d'ailleurs la manière de le suivre: «Celui qui veut marcher à ma suite…» (Lc 9,23).

En embrassant sa Croix, Jésus a fait la Volonté du Père; nous, en prenant la nôtre sur nos épaules, nous l'accompagnons dans son Via Crucis.

Le chemin de Jésus se résume en trois mots: souffrance, mort, résurrection. Notre chemin comporte aussi trois aspects (deux attitudes et l'essence de la vocation chrétienne): renoncer à nous-mêmes, prendre la croix de chaque jour et accompagner Jésus.

Celui qui ne renonce pas à lui-même et ne prend pas sa croix, veut s'affirmer et être lui-même, il veut «sauver sa vie», comme dit Jésus. Mais en voulant la sauver, il la perd. En revanche, celui qui, à cause de Jésus, ne cherche pas à éviter la souffrance et la croix, celui-là sauvera sa vie. Tel est le paradoxe du disciple de Jésus: «Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?» (Lc 9,25).

Cette parole du Seigneur, qui clôt l'Évangile du jour, a transpercé le cœur de saint Ignace et provoqué sa conversion: «Qu'adviendrait-il si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique?» Ah si, pendant ce Carême, la même parole nous aidait aussi à nous convertir!

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Publié le 14 Février 2018

 

Every year I propose the Lenten season as entering into the desert with Jesus. This year I wish you all to be a faithful pilgrim, with three pillars of our spiritual pilgrimage such as, the prayer and contemplation, the fasting and penitence and the charity and sharing, which are essentially evangelic.  This pilgrimage with these three wheels of our social, spiritual and inner life, is not only towards the Cross and the death, as many of us do recall in these days, by faithfully participating in the way of the cross very often possible, particularly on Fridays with fasting and penitence, but most importantly towards the immense divine love for His unfaithful people (that we are), whom He so loved, assuring them His faithfulness, and promising them the resurrection of the Lord, to be rightfully profited, if we remain faithful to His commandment of love.  It is actually a moment of joy, the joy of home coming, the home coming of the prodigal son, with certitude of divine mercy or pardon and love, insists the Holy Father in his Lenten message to us all.

The first wheel which we will employ in our pilgrimage is, prayer and contemplation. This prayer and contemplation can’t be reduced by simply reciting our prayers, like office and other wonderful prayers given by the Mother Church, through the tradition or reading of the Holy Scripture, though they are essential part of our prayers. It is rather a life in God, fully configured by His divine will. It is entering in a perfect dialogue with God, giving God His due space and time to speak to us, and sincerity of inner silence, from where we will have the capacity to listen, what God has to say to us, then and there. This prayer life, (perfect dialogue) will be transformed by God (elevated), into a perfect contemplation of divine mysteries, particularly the divine love, expressed explicitly and visible to the human sensibilities, in the death and resurrection of His only begotten Son.

The second wheel is the fruit of this first wheel of the pilgrimage, which will lead us towards fasting and penitence. The divine encounter will lead us to identify our own sins and our refusal to the divine love, sometime wilfully and unintentionally.  Thus the fasting and penitence is not to receive a gratification or for a grace, rather, an inner call to the purification and reconciliation, with God, and it is done in a better way, through human reconciliation and justice. We realise with certain just culpability, without self-destroying, how much we too have participated in our silence and sometime directly involving in few actions, in getting not only our human surroundings being deteriorated, even the mother earth, the sea and the sky, part of the creation, leaving them fully polluted. The Holy Father in his Lenten message does remind us of our human responsibilities.

Certainly, this self-realization does pushes us towards the third wheel of our pilgrimage, our engagement, the charity and sharing. The Holy Father asks us, what are we going to do in this season, so that God’s Kingdom may be established, here and now? Thant we may continue the work that Jesus has inaugurated by His incarnation. It is a change from ‘me’ to ‘we’. From the isolation towards the openness. It is simply getting our divine identity re-established in us and around us. This ‘in us’ is being aware that we are children of God and God has created us in His own image and the ‘around us’ is that they may, as saint James says, know us by our acts that we are Christians. Through our witnessing life, that they may see our God. Rather to say, that our words and deeds be a life giving witness of divine work in this world. It is here that our charity like arms giving become a visible sign of invisible truth of divine love, God’s love for the humanity. This charity helps us to identify the other around us and be integrated in the otherness of this large community around us. Thus, we won’t ask any more, ‘who is my neighbour?’  It is in this charity we will find our own response to our baptismal vocation and discover the inner thirst for justice and peace that God has naturally placed in our hearts, very deep to our own existence, our very being.

Let us continue to pray for each other, be generous in pardon and fully engaged in our charity. I wish you all a very good season of Lent and a wonderful preparation for the Resurrection of the Lord. In these days, I assure you all my prayers and do remember me in your prayers. God bless you all.

 

 

 

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Publié le 12 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 8,14-21): 

Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes 
(Bogotá, Colombie)

Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).

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Publié le 11 Février 2018

Gospel text

(Mc 8,11-13): 

 

The Pharisees came and started to argue with Jesus. Hoping to embarrass him, they asked for some heavenly sign. Then his spirit was moved. He gave a deep sigh and said, «Why do the people of this present time ask for a sign? Truly, I say to you, no sign shall be given to this people». Then he left them, got into the boat again and went to the other side of the lake.

 

The Application

 

Many of us can imagine and think that this gospel doesn’t concern us, because we don’t ask for a sign to put Jesus to test or to embarrass him. If we do a simple examination of conscience, we will discover that we insist that the Lord does a miracle in our favour, or sometime asking to be a just God in punishing the evil doers, or even asking Him an answer for all the injustice or the miseries of the world. Somewhere in our imaginative piety, we wish that the God remains as our simple slave who will respond to all our prayers which are just and validly made in humility and confidence, without taking care of His will or even His desire.  

Gladly God doesn’t listen to all our prayers (the world would have already disappeared). He knows what is best for us and all, and the graces that we are capable of receiving. He responds to these prayers, which are raised with full knowledge of all the events of past, present and future, in accordance with His divine will. Since this God is a God of goodness, He can’t respond to our prayers, which may not achieve this goodness, not only for us, but to all the people of God, the people whom He loves.       

If we search for the signs of Divine love, it is easily found in the smile of a little child, in the gratitude of a beggar, in the eyes of a healed sick person, in the morning smoothening sun, in the docile of the moon, in the dancing of the leaves, in the music of the birds, etc.   There are plenty of human witnesses before us, if we wish to scrutinise the divine sign. Our life and its finality itself is a sign of divine accompaniment and mercy. Those who have eyes, let them see these signs and be happy of God’s love and protection.

 

Daily Quote from the early church fathers

 

Why does this generation seek a sign, by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"But for what sign from heaven were they asking? Maybe that he should hold back the sun, or curb the moon, or bring down thunderbolts, or change the direction of the wind, or something like that?... In Pharaoh's time there was an enemy from whom deliverance was needed (Exodus 3-15). But for one who comes among friends, there should be no need of such signs." (excerpt from GOSPEL OF ST. MATTHEW, HOMILY 53.3)

 

 

«Truly, I say to you, no sign shall be given»

Fr. Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona,
Spain)

Today, it looks like the Gospel does not say too much about Jesus or about us. «Why do the people of this present time ask for a sign?» (Mk 8:12). Commenting on this episode of Jesus' life, Pope John Paul II says: «Jesus invites us to discern between the words and the deeds testimony of (or a “sign of”) the arrival of God's Kingdom». It seems the Pharisees questioning Jesus are lacking the capacity or the will to discern that sign which —in fact— is the entire manifestation, deeds and words, of the Lord. 

Nowadays, Jesus is also asked for some heavenly signs: that He let us see his presence in our world or that He tells us in a clear cut manner how we are to behave. The Roman Pontiff makes us see that Jesus' negative to give a sign to the Jews —and, consequently, to us, too— is due to the fact He wants to change the «world logics, oriented to look for signs confirming man's desire of assertiveness and power». The Pharisees did not want just any sign, but one showing Jesus as the Messiah they wanted. They were not waiting for the Messiah coming to save them, but for the Messiah who was to give them the certainty they were doing things the right way.

In short, when the Jews in Jesus' time, or to-day's Christians, ask —one way or another— for a sign, what we are actually asking for, is for God to act according to our own way, that which we think is better and which also stands by our way of thinking. But God, who is omniscient and omnipotent (this is why in The Lord's Prayer we say “your will be done”), has His own ways which, more often than not, we find it difficult to understand. But He, who allows us to find him when we are truly looking for him, if we beg him to enlighten us, He will give us to understand which are his ways and how we can, today, distinguish his signs.

 

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Publié le 11 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 8,11-13): 

Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus: pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération». Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.

 

L’Application

 

Humainement parlant, un signe peut être très utile pour une personne qui est faible. Alors, les personnes qui demandent un signe dans l’évangile du jour, en vérité ne cherchent pas un signe qui va les amener vers une croyance, mais simplement pour mettre Jésus à l’épreuve. Combien d’entre nous cherchons encore les signes, au mon de la croyance, mais en vérité pour que Dieu s’éprouve comme un Dieu tout puissance et comme un Dieu qui écoute la prière et comme un Dieu qui se met au service de ce people, nous exigeons malheureusement  un miracle ?

Pouvons-nous nous convertir de ce comportement ? Cherchons ce Dieu dans un petit sourire, dans le soleil du matin, dans la parole d’un petit enfant, dans un simple regard d’un SDF, etc. Tout ce qui cherche sincèrement, trouverons plein de signe devant eux, en eux et par tout et en tout.

«Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile ne paraît pas nous apprendre beaucoup de choses ni sur Jésus, ni sur nous-mêmes. «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe?» (Mc 8,12). Commentant cet épisode, Jean-Paul II dit: «Jésus invite au discernement des paroles et des œuvres qui témoignent (elles sont le “signe”) de la venue du royaume du Père». L'on dirait qu'il manque aux juifs qui interrogent Jésus la capacité ou la volonté de discerner ce signe que sont —en fait— toutes les actions, les œuvres et les paroles du Seigneur.

Aujourd'hui aussi l'on demande des signes à Jésus: qu'Il rende sa présence palpable en ce monde, qu'Il nous dise clairement ce que nous devons faire. Le Pape nous fait voir que le refus que Jésus-Christ oppose aux juifs —à nous aussi, par conséquent— est dû à ce qu'Il veut «changer la logique du monde, qui cherche des signes confirmant le désir d'autoaffirmation et de puissance de l'homme». Les juifs ne voulaient pas n'importe quel signe; il leur en fallait un qui indiquât que Jésus était le genre de messie qu'ils attendaient. Ils n'attendaient pas quelqu'un qui venait pour les sauver, mais quelqu'un qui les confirmerait dans leur manière de faire.

En définitive, quand les juifs du temps de Jésus et les chrétiens d'aujourd'hui demandent —d'une façon ou d'une autre— un signe, ce qu'ils font c'est demander à Dieu qu'Il agisse à leur manière, celle qu'ils croient la meilleure et qui, de fait, appuie leur façon de voir. Et Dieu, qui sait et peut davantage (c'est pourquoi nous demandons dans le Notre Père que “sa” volonté soit faite), a ses voies, même si elles nous paraissent difficiles à comprendre. Mais Il se laisse trouver par tous ceux qui le cherchent et, si nous Lui demandons le discernement, Il nous fera comprendre quel est son style et comment nous pouvons distinguer ses signes aujourd'hui.

 

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Publié le 9 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 8,1-10): 

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit: «J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin». Ses disciples lui répondirent: «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?». Il leur demanda: «Combien de pains avez-vous?». Ils lui dirent: «Sept». 

Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent; et ils les distribuèrent à la foule. On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi. Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

«N'ont rien à manger»

Abbé Carles ELÍAS i Cao 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, temps de rigueur et de trouble, Jésus nous appelle aussi pour nous dire qu’il ressent de la «compassion pour ces personnes» (Mc 8,2). De nos jours, avec la paix en crise, nous pouvons ressentir abondamment la peur, l’apathie, le recours à la banalité et à l’évasion: «Ils n’ont pas de quoi manger».

Qui le Seigneur appelle-t-il? Le texte dit: «Ses disciples» (Mc 8,1), c’est-à-dire qu'il m'appelle moi, afin de ne pas les renvoyer à jeun, pour leur donner quelque chose. Jésus a eu pitié —cette fois-ci dans la terre des païens— car ils ont faim eux aussi.

Ah et nous! Réfugiés dans notre petit monde, nous disons que nous ne pouvons rien faire. «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?» (Mc 8,4). D’où sortirons-nous une parole d’espérance sûre et ferme, sachant que le Seigneur sera avec nous tous les jours jusqu'à la fin des temps? Comment dire aux croyants et aux incroyants que la violence et la mort ne sont pas des solutions?

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande, simplement, combien de pains nous avons?. Peu importe combien on a, il a besoin de tous ceux-là. Le texte dit «sept», chiffre symbole pour les païens, comme douze l'était pour le peuple juif. Le Seigneur veut atteindre tout le monde —c’est pourquoi l’Église veut se reconnaître elle-même depuis sa catholicité— et demande ton aide. Donne-lui ta prière: c’est déjà un pain! Donne-lui ton Eucharistie vécue: c’est un autre pain! Donne-lui ta décision de te réconcilier avec les tiens, ceux qui t’ont offensé: c’est un autre pain! Donne-lui ta réconciliation sacramentelle avec l’Église: c’est un autre pain! Donne-lui ton petit sacrifice, ton jeûne, ta solidarité: c’est un autre pain! Donne-lui ton amour à sa Parole, qui te donne force et réconfort: c’est un autre pain! Enfin donne-lui ce qu’Il te demande, même si tu crois que ce n’est qu’un peu de pain.

Comme nous le dit Saint Grégoire de Nysse, «celui qui partage son pain avec les pauvres se constitue en partie de celui qui, pour nous, a voulu être pauvre. Le Seigneur était pauvre, n’aie pas peur de la pauvreté».

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Publié le 8 Février 2018

Gospel text

(Mc 7,31-37): 

Again Jesus set out; from the country of Tyre, passed through Sidon and, skirting the sea of Galilee, he came to the territory of Decapolis. There a deaf man who also had difficulty in speaking was brought to him. They asked Jesus to lay his hand upon him. Jesus took him apart from the crowd, put his fingers into the man's ears and touched his tongue with spittle. Then, looking up to heaven, he groaned and said to him, «Epheta», that is, be opened. 

And his ears were opened, his tongue was loosened, and he began to speak clearly. Jesus ordered them not to tell anyone, but the more he insisted on this, the more they proclaimed it. The people were completely astonished and said, «He has done all things well; he makes the deaf hear and the dumb speak».

 

The Application

There are three elements in today’s gospel for our imitation. First the generosity of the people and their desire to bring this person towards Jesus. We have to ask ourselves, do we have the same generosity, the willingness to bring all those who are in need of Jesus, towards this saviour who can save all?

The second one is the way Jesus does his ministry. Though the essential ministry is not physical healing, Jesus never hesitate to take a step further to reach to the needs of the people. He desires to open our ignorance and consciousness. He wishes that we see ourselves the wonders that the Lord does, not only in the paste, but even today and after. In everything, Jesus gives Himself fully and the best. He continues to do the same to us. All that we need to do is, to approach this redeemer and saviour, who is generous in giving.

The third part is our own attitude in our personal and social life. Let us look at this healed person and the way he has acted after being healed. He announces gladly all that he has received from the Lord. We too have received plenty from the Lord. Do we announce this generosity of the Lord? Do we realise that the Lord is generous in forgiving us and are we ready to forgive others? Do we realise the inner freedom that the Lord has accorded to us, directly or indirectly? And what have we done………..? Saint Paul says that announcing this generosity of the Lord is not simply a mission confined to him, rather a necessity and he can’t justly live without announcing this desire of God to save us. And we………………and what are you going to do today?

 

Daily Quote from the early church fathers

The touch of the Lord, by Ephrem the Syrian (306-373 AD)

 

"That power which may not be handled came down and clothed itself in members that may be touched, that the desperate may draw near to him, that in touching his humanity they may discern his divinity. For that speechless man the Lord healed with the fingers of his body. He put his fingers into the man's ears and touched his tongue. At that moment with fingers that may be touched, he touched the Godhead that may not be touched. Immediately this loosed the string of his tongue (Mark 7:32-37), and opened the clogged doors of his ears. For the very architect of the body itself and artificer of all flesh had come personally to him, and with his gentle voice tenderly opened up his obstructed ears. Then his mouth which had been so closed up that it could not give birth to a word, gave birth to praise him who made its barrenness fruitful. The One who immediately had given to Adam speech without teaching, gave speech to him so that he could speak easily a language that is learned only with difficulty (Genesis 1:27-28). (excerpt from HOMILY ON OUR LORD 10.3)

 

«He has done all things well»

Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Spain)

Today, the Gospel presents us with a miracle of Jesus: he makes the deaf hear and the mute speak. The people was astonished and said: «He has done all things well» (Mk 7:37). 

This is Jesus' biography as narrated by his contemporaries. A short but complete biography. Who is this Jesus? He is who has done all things well. In the double sense of the word: in the what and the how, in the substance and the manner. He is who has only done good deeds, and who has done them well, perfectly and properly finished. Jesus is a person that does everything well, because He does only good works, and those He does, He delivers well finished. He does not leave anything unfinished; nor does He leave it to be finished later on. 

—Why don't you also try to leave everything ready now: your prayers; treating your family and other people; your work; the apostolate; your diligence to develop yourself both spiritually and professionally... Be demanding with yourself, and be also demanding, softly, but demanding, with those depending upon you. Do not tolerate any shoddiness. God dislikes them and they bother your fellowmen. Do not take this attitude just to pretend, nor because this procedure is the most profitable one, even from a human point of view; do it because God does not like “bad” works nor “good” things done badly. The Holy Scripture asserts: «The works of God are perfect» (Deut 32:4). And the Lord, through Moses, tells the People of Israel: «Do not bring anything with a defect, because it will not be accepted on your behalf» (Lev 22:20). Ask for the maternal help of the Virgin Mary, as Jesus also did.

Saint Josemaria offers us the secret to succeed: «Do what you should and watch what you do».
Is this how you behave?

 

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Publié le 8 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 7,31-37): 

Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: «Effata!», c'est-à-dire: «Ouvre-toi!». 

Ses oreilles s'ouvrirent; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable: il fait entendre les sourds et parler les muets».

L’Application

 

Nous suivons l’histoire du peuple d’Israël et nous y découvrons la fidélité divine (la première lecture du jour). Dieu reste fidèle à tout ce qu’il a promis à son serviteur David. Si nous restons fidèles à son enseignement et faisons tout ce que nous pouvons faire pour la mettre en pratique, nous trouverons ce Dieu de David qui reste encore fidèle.

Cette fidélité nous libère et nous sauve. « Effata » « ouvre-toit » deviendra une force interne qui nous aidera à voir les choses clairement et donnera la force pour annoncer les merveilles que le Seigneur fit, le fait encore aujourd’hui.

Si nous reconnaissons cette vérité de la vie, comme Paul, nous ressentirons en nous une nécessité d’annoncer la Bonne Nouvelle, ce désir de Dieu, qui veut nous libérer de tout ce qui nous empêche de nous grandir comme un enfant de Dieu.

«Tout ce qu'il fait est admirable»

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous présente un miracle de Jésus: il redonna l'ouïe et délia la langue d'un sourd-muet. Les gens étaient en admiration et se disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable» (Mc 7,37).

Voici la biographie de Jésus faite par ses contemporains. Une biographie succincte et complète. Qui est Jésus? C'est celui qui a tout fait admirablement. Dans le double sens du mot: qui et comment, dans la substance et dans la manière. C'est celui qui n'a fait que des bonnes choses et celui qui a bien fait ce qu'il a fait, d'une manière parfaite, finie. Jésus est une personne qui fait tout de manière admirable, parce qu'il n'a fait que des bonnes actions et parce qu'il finit ce qu'il fait. Il ne délivre rien à moitié fait, et il ne laisse rien de coté pour le finir après.

Essaie, toi aussi de laisser tout entièrement prêt: la prière, le contact avec les autres y compris les parents, le travail, l'apostolat, la diligence à se former spirituellement et professionnellement; etc. Sois exigent envers toi-même, et, d'une manière plus douce, de ceux qui dépendent de toi. Ne tolère pas les choses faites à moitié. Cela ne plait pas à Dieu et ça dérange les autres. N'opte pas pour cette attitude uniquement pour faire bonne impression, ou parce que cette attitude est la plus rentable, y compris humainement, mais parce que Dieu n'aime pas les mauvaises actions ni les “bonnes” œuvres mal faites. Les Saintes Écritures affirment: «son œuvre est parfaite» (Dt 32,4). Et le Seigneur, par l'intermédiaire de Moïse, déclare au peuple d'Israël: «Vous n'en offrirez aucune (offrande) qui ait un défaut, car elle ne serait pas agréée» (Lev 22,20). Demande donc l'aide maternelle de la Sainte Vierge Marie. Comme Jésus, Elle a tout fait admirablement.

Saint Josemaría nous donne le secret pour réussir: «fais ce que tu dois et applique-toi dans ce que tu fais». Est-ce ta façon d'agir?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 7,24-30): 

En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!

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Rédigé par JOHNBOSCO

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