Publié le 19 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 6,7-15): 

«En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. 

»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!’. Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses».

 

L’Application

 

Le carême est un moment offert par l’Eglise pour nous rapprocher le Seigneur. La prière est le meilleur moyen disponible pour y arriver. Il est important non seulement prier, mais aussi savoir prier. Sinon, nous partirons avec un très grand sentiment de contentement, sans avoir vraiment prié, nous dit Saint Jean de Croix.

La première partie de la prière est une question de notre identité et une fusions avec l’identité divine : ‘notre Père’. Cette identité et sa reconnaissance, rétabli encore une fois, une proximité avec Dieu et cette proximité nous aide à redécouvrir la volonté divine : ‘que ta volonté soit faite.’ Puisque nous ne pouvons pas l’accomplir sans un soutient divin, nous Lui demandons, l’énergie nécessaire’ l’essentielle, je vous dirais, ‘l’Eucharistie.’ Pour accomplir cette volonté, une pureté de pensée et de l’être est importante. Évidemment, nous Lui demandons de nous purifier et nous relever. Pour accueillir ce pardon, nous devons savoir pardonner. C’est ainsi, nous découvrirons nous-mêmes, l’accompagnement divin.

Jésus nous enseigne que la prière n’est pas un rassemblement des mots, plutôt une vie totalement configurer en Dieu. Pouvons-nous apprendre à prier autrement ?

«En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, car votre Père sait de quoi vous avez besoin»

Abbé Joaquim FAINÉ i Miralpech 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus, qui est le Fils de Dieu, m'apprend à me conduire comme un Fils de Dieu. Le premier aspect de cette conduite est d'avoir confiance quand je parle avec Lui. Mais le Seigneur nous prévient «ne multipliez pas de vaines paroles» (Mt 6,7). Car un enfant parle à ses parents d'une manière simple, sans complications, il leur demande ce dont il a besoin d'une manière direct et simple. J'ai toujours confiance d'être écouté car Dieu, qui est Père, m'aime et m'écoute. De ce fait, prier ce n'est pas mettre Dieu au courant de nos besoins, mais lui demander ce dont j'ai besoin, car «votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez» (Mt 6,8). Je ne serais pas bon chrétien si je ne prie pas, comme le fils ne serait pas un bon fils s'il ne parlait pas à ses parents. 

Le Notre Père est la prière même que Jésus nous a enseigné, et elle résume entièrement la vie chrétienne. Chaque fois que je prie le Notre Père je me laisse guider par Sa main et je prie pour ce dont j'ai besoin chaque jour pour devenir un meilleur Fils de Dieu. Je n'ai pas seulement besoin du pain quotidien, mais par-dessus tout du pain du ciel. «Demandons que nous ayons toujours le pain de l'Eucharistie». Nous demandons également à apprendre à pardonner et être pardonnés: «Afin de recevoir le pardon que Dieu nous offre, adressons-nous au Père qui nous aime», nous disent les paroles qui introduisent le Notre Père dans la messe.

Pendant le Carême, l'Eglise nous invite à approfondir l'oraison. «La prière, la conversation avec Dieu, es le don le plus haut, parce qu'elle constitue (…) l'union avec Lui» (Saint Jean Chrysostome). Seigneur, j'ai besoin d'apprendre à prier et ainsi avoir des résultats concrets dans le parcours de ma vie. Surtout, pour vivre la vertu de la charité: la prière me donne la force de m'améliorer chaque jour. Pour cela, je prie tous les jours qu'il m'aide à pardonner toutes les petites choses gênantes des autres, comme pardonner leurs paroles et attitudes offensives, et surtout à être sans rancune, ainsi je pourrai dire sincèrement, que je pardonne de tout mon cœur mes débiteurs. Je peux y arriver car j'aurai à tout moment l'aide de la Mère de Dieu.

 

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Publié le 18 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mt 25,31-46): 

«Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi’. Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?’. Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. 

»Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: ‘Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité’. Ils répondront aussi: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?. Et il leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites’. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle».

«Toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui on nous rappelle le jugement dernier, «lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges» (Mt 25,31), et on nous fait remarquer que donner à manger, donner à boire, habiller quelqu'un… deviennent tous des actes d'amour pour un chrétien, quand à travers elles il voit le Christ.

Saint Jean de la Croix nous dit: «Au soir de votre vie, vous serez examiné sur l'amour. Apprenez donc à aimer Dieu, comme il veut l'être et à vous détacher de vous-même». Ne pas faire quelque chose qu'on doit faire, en nous mettant au service des autres fils de Dieu, qui sont nos frères, revient à laisser le Christ sans ces détails d'amour dû: péchés d'omission.

Le Concile Vatican II, dans Gaudium et spes, en expliquant les exigences de la charité chrétienne, qui donne un sens au terme assistance social, nous dit: «De nos jours surtout, nous avons l'impérieux devoir de nous faire le prochain de n'importe quel homme et, s'il se présente à nous, de le servir activement: qu'il s'agisse de ce vieillard abandonné de tous, ou de ce travailleur étranger, méprisé sans raison, ou de cet exilé, ou de cet enfant né d'une union illégitime qui supporte injustement le poids d'une faute qu'il n'a pas commise, ou de cet affamé qui interpelle notre conscience en nous rappelant la parole du Seigneur: ‘Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait’ (Mt 25,40)».

Rappelons nous que le Christ vit à l'intérieur de chaque chrétien... et il nous dit: «Et moi, Je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Le Concile de Latran IV, définit le jugement dernier comme vérité de foi «Il viendra à la fin des siècles juger les vivants et les morts, tant les réprouvés que les élus qui ressusciteront tous avec leurs propres corps, afin de recevoir, selon leurs mérites bons ou mauvais: les réprouvés, la peine éternelle avec le diable; les élus, la gloire éternelle avec Jésus-Christ».

Demandons à la Vierge Marie de nous aider pour que nous servions son Fils à travers nos frères.

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Publié le 18 Février 2018

Dieu fait alliance, encore une fois, qui assure le peuple sa fidélité. Il renouvelle ses alliances avec tous ceux et celles qui ont avec Lui. Il ne veut pas perdre son peuple, nous confirme saint Jean dans son évangile. Nous voulons ou non, Dieu vient à la rencontre de son peuple. Il a toujours voulu d’être avec lui, pour que ce monde soit rempli de sa bonté et de sa générosité. Il créa le monde et Il le trouva bon, nous dit le livre de Genèse.

C’est dans cette générosité divine et dans son amour inépuisable que nous élevons notre voix vers ce Dieu en disant, rappelle-toi Seigneur ton amour et ta miséricorde. Ce cri du peuple est un signe d’espérance et de confiance. Dieu nous a appris à crier, crier vers Lui avec une certitude de son pardon. Il nous apprend à nous élever comme le fils prodigue, ‘je me lèverai et j’irais vers mon Père.’  Prions humblement, « Enseigne-moi Seigneur, ton chemin de vérité. » Que je revienne vers toi et que j’apprenne à faire confiance en toi.

D’où vient cette confiance ? C’est le baptême qui nous donne cette espérance de pardon et de réconciliation.’ Nous devenons chrétiens, un être totalement autre que nous voyons. Le premier dimanche de Carême nous demande de nous convertir. Pour moi personnellement, ce n’est pas laisser tomber tout ce que nous aimons. En vérité, c’est un appel à revenir à nos désirs, le désir divin, le bien de tous.  L’homme par sa propre nature cherche la vérité et la tentation est de nous arrêter devant la réalité, sans découvrir la vérité, la vérité de l’accompagnement divin.

Se convertir, c’est découvrir cette vérité, la proximité divine, Dieu avec nous. Le règne de Dieu est tout proche, nous dit le Seigneur. La conversion n’est pas simplement d’arrêter de faire le mal, de pensée mauvaise, etc., elle est plutôt rendre chez-toi, retrouver et reconnaître ton identité divine, vivre la toi-même comme un véritable homme par excellence, devenir un homme juste devant Dieu. Si tu ne connais pas cet ‘homme juste’, il faut regarder dans l’humanité de Jésus. Comme nous et avec nous, pourtant, Il est tout autre, Dieu tout puissant. Se convertir c’est simplement devenir HOMME.

Ce qui est demander dans le temps de Carême, c’est de redécouvrir que Dieu fait alliance avec les hommes. Il veut partager sa vie, la vie éternelle  avec sa création. Vivre le carême, ce n’est pas d’abord faire des sacrifices ou des mortifications ou des pénitences; c’est regarder vers ce Dieu, c’est prendre conscience de sa présence active en nous, de son engagement ferme dans notre vie quotidienne et de son amour indéfectible pour un peuple qui est habituellement infidèle. Si nous comprenons bien cela et si nous l’intégrons dans notre vie et la partageons avec nos frères et sœurs, notre carême sera rempli de cette présence de Dieu qui fait alliance en nous quotidiennement. Je vous souhaite un bon Carême.

 

 

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Publié le 18 Février 2018

God makes covenant with the people and assures them His faithfulness. Whenever this people are disturbed, He renews His covenants with all who are with Him. He does not want to lose his people, we confirm Saint John in his gospel. We wish or not, God comes to meet his people. He has always wanted to be with him, so that this world is filled with his goodness and his generosity. He created the world and He found it good, tells us the book of Genesis.

It is in this divine goodness present in this world and his continuouse generosity and in his inexhaustible love that we raise our voice, whenever we are in trouble, towards this God by saying, remember, Lord, your love and your mercy. This cry of the people is a sign of hope and trust. God taught us to shout, to cry to Him with a certainty of His forgiveness. He gives us the hope to rise ourselves like the prodigal son, 'I will get up and go to my Father.' We pray humbly, 'Teach me Lord, your path of truth. May I come back to you and learn to trust you.

Where does this trust come from? It is the baptism that gives us this hope of forgiveness and reconciliation. Since we are the loved ones of God, by our way of life and through our baptism "We become Christians, a being totally different from what we see. The first Sunday of Lent demands us to convert and believe.

For me personally, it's not about abandoning everything we love. In truth, it is a call to return to our desires, the divine desire, the good of all. Man by his own nature seeks truth and the temptation is to stop before reality, without discovering the truth. To convert is to discover this truth, the divine proximity, God with us. The reign of God is near, says the Lord. Conversion is not simply to stop doing evil, bad thinking, etc., it is rather to return home, to find your divine identity, to live yourself as a true man par excellence, to become a just man before this God who is righteous. If you do not know this 'right man', you have to look into the humanity of Jesus. Like us and with us, however, He is very different, Almighty God. To convert is simply to become a man, the very just man before God.

What is needed in the time of Lent is to rediscover that God

makes a covenant with men. He wants to share his life, eternal life with his creation. To live Lent is not to make sacrifices or mortifications or penances first; it is to look towards this God, to become aware of his active presence in us, of his firm commitment to our daily life and of his unwavering love for a people who are usually unfaithful. If we understand this well and if we integrate it into our life and share it with our brothers and sisters, our Lent will be filled with this presence of God who makes a daily alliance with us. I wish you a good Lent.

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Publié le 16 Février 2018

Gospel text

(Lc 5,27-32): 

After this Jesus went out, and as He noticed a tax collector named Levi sitting in the tax-office, He said to him, «Follow me». So Levi, leaving everything, got up and followed Jesus. Levi gave a great feast for Jesus, and many tax collectors came to his house and took their place at table with the other people. Then the Pharisees and their fellow teachers complained to Jesus' disciples, «How is it that you eat and drink with tax collectors and other sinners?». But Jesus spoke up, «Healthy people don't need a doctor, but sick people do. I have come to call to repentance; I call sinners, not the righteous».

The Application

 

This call does give us lot of hope for conversion and we understand the need of the Lord, particularly our own participation in the accomplishment of the will of God. The Kingdom that Jesus has initiated in our time, needs our cooperation and support.

This participation is possible, only if we listen to this call and respond to this call in a positive way. Like Paul who responded positively to this call, and have tasted the divine mercy and love, this Levi, Mathew, too has experienced this love and compassion of the Lord. Certainly, it needs to be feasted and this feast does invite all like him to share his joy and also the Joy of the master.

Today, we have to ask ourselves, am I this Levi who respond positively to the call of God, or like these Pharisees who are generous in passing commands? Does my responding give joy to others and invites them to participate in the joy of the Lord?

 

A Daily Quote for Lent: 

Our All-powerful Physician, by Augustine of Hippo, 354-430 AD

"Our wound is serious, but the Physician is all-powerful. Does it seem to you so small a mercy that, while you were living in evil and sinning, he did not take away your life, but brought you to belief and forgave your sins? What I suffer is serious, but I trust the Almighty. I would despair of my mortal wound if I had not found so great a Physician." (excerpt from Sermon 352, 3)

 

«I have come to call to repentance; I call sinners, not the righteous»

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

Today we see how Lent is moving forward and the strength of the conversion our Lord summons us to. The figure of the apostle and evangelist Matthew is very representative of those of us who think that, because of our background, or because of our personal sins or complicated life, we are unworthy of our Lord.

Well, no, we are not; to remove any doubt we might still have, Jesus Christ is offering us the possibility of following him, as He did with the first evangelist, Levi the tax collector, to whom He simply says: «Follow me» (Lk 5:27). With him Jesus does exactly the contrary of what a “sensible” and “wise” mentality would do. If today we wish to pretend being “politically correct”, Levi —instead— came from a world where he was openly rejected by all his compatriots, as he was considered, just because of the fact he was a publican, and a helper of the Romans and, possibly, as much of a corrupt by the “commissions” he might receive, who indulged in choking the poor to collect their taxes; in short, he was considered a public sinner.

Those considering themselves as perfect, could not even think of Jesus not only not requesting them to follow him but not even asking them to his own table.

However, by choosing Levi, Our Lord Jesus Christ is telling us that it is rather this kind of people whom He prefers to call to expand his Kingdom; He has chosen the sick, the sinners, those who consider themselves unworthy: «Rather, God chose the foolish of the world to shame the wise, and God chose the weak of the world to shame the strong» (1Cor 1:27). For these are those who need help, and as such, they will also understand those also in need.

We are not to think God wants spotless and immaculate followers to serve him. That privilege belongs only to Our Mother. But for us, subjects of God's eternal salvation and Lent's protagonists, God wants just a contrite and humble heart. In fact, «God has made you weak to give you his own power» (Saint Augustine). This is the type of person who, as the psalm says, God would not despise.

 

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Publié le 16 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 5,27-32): 

Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: «Suis-moi». Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?». Jésus leur répondit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent».

 

L’Application

 

Qui sont ces publicains du jour ? Suis-je y compter ? Certainement nous dirons, oui, car nous sommes tous besoin de nous convertir. Il y a pourtant un comportement très important pour que nous soyons nous convertir ? ECOUTER, simplement écouter le Seigneur et le suivre. Comment pouvons-nous nous convertir, sans avoir écouté cette Parole du Seigneur plein de bonté et de miséricorde ?

 

«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous voyons s'avancer la Carême ainsi que l'intense conversion à laquelle le Seigneur nous appelle. La figure de l'apôtre et évangéliste Matthieu est très représentative de tous ceux qui en sont venus à croire qu'à cause de leurs parcours, ou de leurs péchés personnels ou des situations compliquées, il est difficile que le Seigneur puisse les choisir comme collaborateurs. 

Mais Jésus Christ, pour écarter tous nos doutes, nous présente comme premier évangéliste, Lévi, le collecteur d'impôts, à qui Il dit tout simplement: «Suis-moi» (Lc 5,27). Il fait avec lui juste le contraire de ce qu'une mentalité “bien-pensante” et “sensée” peu concevoir. Si, aujourd'hui, nous voulons paraître “politiquement corrects”, Lévi —par contre— venait d'un monde où il était rejeté par tous ses compatriotes, car, du fait d'être un publicain, il était considéré comme un collaborateur des Romains et peut-être aussi comme un escroc. En raison des “commissions” qu'il devait percevoir; comme quelqu'un qui pressurisait les pauvres pour lever les impôts; comme un pécheur publique, enfin.

Ceux qui étaient censés être parfaits ne pouvaient se rendre à l'évidence que Jésus ne songeât pas a leur demander de le suivre ou même à s’assoire a sa table.

Mais, en choisissant Lévi, Notre Seigneur Jésus Christ nous dit qu'il aime plutôt s'entourer de ce genre de personnes pour répandre son Royaume; Il a choisi les malades, les pécheurs, ceux qui ne se croient pas justes: «Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort» (1Co 1,27). Ce qui ont besoin des médecins, et surtout, ceux qui pourront bien comprendre que les autres peuvent en avoir aussi besoin.

Nous devons, donc, repousser la pensée que Dieu nous veut avec des états de service impeccables pour le servir. Cet état de service, Il ne l'a préparé que pour Notre Mère. Mais pour nous tous, soumis au salut de Dieu et protagonistes du Carême, Dieu veut un cœur contrit et humilié. D'ailleurs, «Dieu t'a crée faible pour pouvoir te donner son propre pouvoir» (Saint Augustin). Voila le type de personnes que, selon le psalmiste, Dieu ne méprise pas.

 

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Publié le 14 Février 2018

Texte de l'Évangile (Lc 9,22-25): 

Jésus disait à ses disciples: "Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite". Il disait aussi à la foule: «Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?».

«Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui premier jeudi du Carême, les cendres que l'Église nous a mises sur le front sont encore fraîches. Elles nous introduisaient à ce temps sacré qui est un trajet de quarante jours. Jésus, dans l'Évangile, nous montre deux voies: le Via Crucis qu'il Lui faut parcourir; notre propre chemin, à sa suite.

Sa voie, c'est celle du Chemin de Croix et de mort, mais aussi celle de sa glorification: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté (…), qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite» (Lc 9,22). Pour l'essentiel, notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus, qui nous indique d'ailleurs la manière de le suivre: «Celui qui veut marcher à ma suite…» (Lc 9,23).

En embrassant sa Croix, Jésus a fait la Volonté du Père; nous, en prenant la nôtre sur nos épaules, nous l'accompagnons dans son Via Crucis.

Le chemin de Jésus se résume en trois mots: souffrance, mort, résurrection. Notre chemin comporte aussi trois aspects (deux attitudes et l'essence de la vocation chrétienne): renoncer à nous-mêmes, prendre la croix de chaque jour et accompagner Jésus.

Celui qui ne renonce pas à lui-même et ne prend pas sa croix, veut s'affirmer et être lui-même, il veut «sauver sa vie», comme dit Jésus. Mais en voulant la sauver, il la perd. En revanche, celui qui, à cause de Jésus, ne cherche pas à éviter la souffrance et la croix, celui-là sauvera sa vie. Tel est le paradoxe du disciple de Jésus: «Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?» (Lc 9,25).

Cette parole du Seigneur, qui clôt l'Évangile du jour, a transpercé le cœur de saint Ignace et provoqué sa conversion: «Qu'adviendrait-il si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique?» Ah si, pendant ce Carême, la même parole nous aidait aussi à nous convertir!

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Publié le 14 Février 2018

 

Every year I propose the Lenten season as entering into the desert with Jesus. This year I wish you all to be a faithful pilgrim, with three pillars of our spiritual pilgrimage such as, the prayer and contemplation, the fasting and penitence and the charity and sharing, which are essentially evangelic.  This pilgrimage with these three wheels of our social, spiritual and inner life, is not only towards the Cross and the death, as many of us do recall in these days, by faithfully participating in the way of the cross very often possible, particularly on Fridays with fasting and penitence, but most importantly towards the immense divine love for His unfaithful people (that we are), whom He so loved, assuring them His faithfulness, and promising them the resurrection of the Lord, to be rightfully profited, if we remain faithful to His commandment of love.  It is actually a moment of joy, the joy of home coming, the home coming of the prodigal son, with certitude of divine mercy or pardon and love, insists the Holy Father in his Lenten message to us all.

The first wheel which we will employ in our pilgrimage is, prayer and contemplation. This prayer and contemplation can’t be reduced by simply reciting our prayers, like office and other wonderful prayers given by the Mother Church, through the tradition or reading of the Holy Scripture, though they are essential part of our prayers. It is rather a life in God, fully configured by His divine will. It is entering in a perfect dialogue with God, giving God His due space and time to speak to us, and sincerity of inner silence, from where we will have the capacity to listen, what God has to say to us, then and there. This prayer life, (perfect dialogue) will be transformed by God (elevated), into a perfect contemplation of divine mysteries, particularly the divine love, expressed explicitly and visible to the human sensibilities, in the death and resurrection of His only begotten Son.

The second wheel is the fruit of this first wheel of the pilgrimage, which will lead us towards fasting and penitence. The divine encounter will lead us to identify our own sins and our refusal to the divine love, sometime wilfully and unintentionally.  Thus the fasting and penitence is not to receive a gratification or for a grace, rather, an inner call to the purification and reconciliation, with God, and it is done in a better way, through human reconciliation and justice. We realise with certain just culpability, without self-destroying, how much we too have participated in our silence and sometime directly involving in few actions, in getting not only our human surroundings being deteriorated, even the mother earth, the sea and the sky, part of the creation, leaving them fully polluted. The Holy Father in his Lenten message does remind us of our human responsibilities.

Certainly, this self-realization does pushes us towards the third wheel of our pilgrimage, our engagement, the charity and sharing. The Holy Father asks us, what are we going to do in this season, so that God’s Kingdom may be established, here and now? Thant we may continue the work that Jesus has inaugurated by His incarnation. It is a change from ‘me’ to ‘we’. From the isolation towards the openness. It is simply getting our divine identity re-established in us and around us. This ‘in us’ is being aware that we are children of God and God has created us in His own image and the ‘around us’ is that they may, as saint James says, know us by our acts that we are Christians. Through our witnessing life, that they may see our God. Rather to say, that our words and deeds be a life giving witness of divine work in this world. It is here that our charity like arms giving become a visible sign of invisible truth of divine love, God’s love for the humanity. This charity helps us to identify the other around us and be integrated in the otherness of this large community around us. Thus, we won’t ask any more, ‘who is my neighbour?’  It is in this charity we will find our own response to our baptismal vocation and discover the inner thirst for justice and peace that God has naturally placed in our hearts, very deep to our own existence, our very being.

Let us continue to pray for each other, be generous in pardon and fully engaged in our charity. I wish you all a very good season of Lent and a wonderful preparation for the Resurrection of the Lord. In these days, I assure you all my prayers and do remember me in your prayers. God bless you all.

 

 

 

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Publié le 12 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 8,14-21): 

Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes 
(Bogotá, Colombie)

Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Février 2018

Gospel text

(Mc 8,11-13): 

 

The Pharisees came and started to argue with Jesus. Hoping to embarrass him, they asked for some heavenly sign. Then his spirit was moved. He gave a deep sigh and said, «Why do the people of this present time ask for a sign? Truly, I say to you, no sign shall be given to this people». Then he left them, got into the boat again and went to the other side of the lake.

 

The Application

 

Many of us can imagine and think that this gospel doesn’t concern us, because we don’t ask for a sign to put Jesus to test or to embarrass him. If we do a simple examination of conscience, we will discover that we insist that the Lord does a miracle in our favour, or sometime asking to be a just God in punishing the evil doers, or even asking Him an answer for all the injustice or the miseries of the world. Somewhere in our imaginative piety, we wish that the God remains as our simple slave who will respond to all our prayers which are just and validly made in humility and confidence, without taking care of His will or even His desire.  

Gladly God doesn’t listen to all our prayers (the world would have already disappeared). He knows what is best for us and all, and the graces that we are capable of receiving. He responds to these prayers, which are raised with full knowledge of all the events of past, present and future, in accordance with His divine will. Since this God is a God of goodness, He can’t respond to our prayers, which may not achieve this goodness, not only for us, but to all the people of God, the people whom He loves.       

If we search for the signs of Divine love, it is easily found in the smile of a little child, in the gratitude of a beggar, in the eyes of a healed sick person, in the morning smoothening sun, in the docile of the moon, in the dancing of the leaves, in the music of the birds, etc.   There are plenty of human witnesses before us, if we wish to scrutinise the divine sign. Our life and its finality itself is a sign of divine accompaniment and mercy. Those who have eyes, let them see these signs and be happy of God’s love and protection.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

 

Why does this generation seek a sign, by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"But for what sign from heaven were they asking? Maybe that he should hold back the sun, or curb the moon, or bring down thunderbolts, or change the direction of the wind, or something like that?... In Pharaoh's time there was an enemy from whom deliverance was needed (Exodus 3-15). But for one who comes among friends, there should be no need of such signs." (excerpt from GOSPEL OF ST. MATTHEW, HOMILY 53.3)

 

 

«Truly, I say to you, no sign shall be given»

Fr. Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona,
Spain)

Today, it looks like the Gospel does not say too much about Jesus or about us. «Why do the people of this present time ask for a sign?» (Mk 8:12). Commenting on this episode of Jesus' life, Pope John Paul II says: «Jesus invites us to discern between the words and the deeds testimony of (or a “sign of”) the arrival of God's Kingdom». It seems the Pharisees questioning Jesus are lacking the capacity or the will to discern that sign which —in fact— is the entire manifestation, deeds and words, of the Lord. 

Nowadays, Jesus is also asked for some heavenly signs: that He let us see his presence in our world or that He tells us in a clear cut manner how we are to behave. The Roman Pontiff makes us see that Jesus' negative to give a sign to the Jews —and, consequently, to us, too— is due to the fact He wants to change the «world logics, oriented to look for signs confirming man's desire of assertiveness and power». The Pharisees did not want just any sign, but one showing Jesus as the Messiah they wanted. They were not waiting for the Messiah coming to save them, but for the Messiah who was to give them the certainty they were doing things the right way.

In short, when the Jews in Jesus' time, or to-day's Christians, ask —one way or another— for a sign, what we are actually asking for, is for God to act according to our own way, that which we think is better and which also stands by our way of thinking. But God, who is omniscient and omnipotent (this is why in The Lord's Prayer we say “your will be done”), has His own ways which, more often than not, we find it difficult to understand. But He, who allows us to find him when we are truly looking for him, if we beg him to enlighten us, He will give us to understand which are his ways and how we can, today, distinguish his signs.

 

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