Publié le 8 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 7,31-37): 

Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: «Effata!», c'est-à-dire: «Ouvre-toi!». 

Ses oreilles s'ouvrirent; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable: il fait entendre les sourds et parler les muets».

L’Application

 

Nous suivons l’histoire du peuple d’Israël et nous y découvrons la fidélité divine (la première lecture du jour). Dieu reste fidèle à tout ce qu’il a promis à son serviteur David. Si nous restons fidèles à son enseignement et faisons tout ce que nous pouvons faire pour la mettre en pratique, nous trouverons ce Dieu de David qui reste encore fidèle.

Cette fidélité nous libère et nous sauve. « Effata » « ouvre-toit » deviendra une force interne qui nous aidera à voir les choses clairement et donnera la force pour annoncer les merveilles que le Seigneur fit, le fait encore aujourd’hui.

Si nous reconnaissons cette vérité de la vie, comme Paul, nous ressentirons en nous une nécessité d’annoncer la Bonne Nouvelle, ce désir de Dieu, qui veut nous libérer de tout ce qui nous empêche de nous grandir comme un enfant de Dieu.

«Tout ce qu'il fait est admirable»

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous présente un miracle de Jésus: il redonna l'ouïe et délia la langue d'un sourd-muet. Les gens étaient en admiration et se disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable» (Mc 7,37).

Voici la biographie de Jésus faite par ses contemporains. Une biographie succincte et complète. Qui est Jésus? C'est celui qui a tout fait admirablement. Dans le double sens du mot: qui et comment, dans la substance et dans la manière. C'est celui qui n'a fait que des bonnes choses et celui qui a bien fait ce qu'il a fait, d'une manière parfaite, finie. Jésus est une personne qui fait tout de manière admirable, parce qu'il n'a fait que des bonnes actions et parce qu'il finit ce qu'il fait. Il ne délivre rien à moitié fait, et il ne laisse rien de coté pour le finir après.

Essaie, toi aussi de laisser tout entièrement prêt: la prière, le contact avec les autres y compris les parents, le travail, l'apostolat, la diligence à se former spirituellement et professionnellement; etc. Sois exigent envers toi-même, et, d'une manière plus douce, de ceux qui dépendent de toi. Ne tolère pas les choses faites à moitié. Cela ne plait pas à Dieu et ça dérange les autres. N'opte pas pour cette attitude uniquement pour faire bonne impression, ou parce que cette attitude est la plus rentable, y compris humainement, mais parce que Dieu n'aime pas les mauvaises actions ni les “bonnes” œuvres mal faites. Les Saintes Écritures affirment: «son œuvre est parfaite» (Dt 32,4). Et le Seigneur, par l'intermédiaire de Moïse, déclare au peuple d'Israël: «Vous n'en offrirez aucune (offrande) qui ait un défaut, car elle ne serait pas agréée» (Lev 22,20). Demande donc l'aide maternelle de la Sainte Vierge Marie. Comme Jésus, Elle a tout fait admirablement.

Saint Josemaría nous donne le secret pour réussir: «fais ce que tu dois et applique-toi dans ce que tu fais». Est-ce ta façon d'agir?

 

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Publié le 7 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 7,24-30): 

En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 7,14-23): 

Il appela de nouveau la foule et lui dit: «Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur».

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit: «Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé?». C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore: «Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur».

«Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne que tout ce que Dieu a fait est bon. C'est plutôt nos intentions tordues qui peuvent rendre impur tout ce que nous faisons. Pour cela Jésus nous dit: «Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur» (Mc 7,15). L'expérience d'offenser Dieu est une réalité. Et avec beaucoup d'aise le chrétien découvre l'empreinte profonde du mal et voit un monde réduit en esclavage à cause du péché. La mission que Jésus nous donne est de nettoyer —à l'aide de sa grâce— toutes les impuretés introduites dans le monde par les mauvaises intentions des hommes.

Le Seigneur nous demande que toute notre activité humaine soit bien faite: il attend que nous mettions de l'intensité, de l'ordre, de la science, de l'habileté, de la recherche de la perfection, en ne cherchant que le rétablissement du plan créateur de Dieu, qui a fait tout bon pour que l'homme en profite: «Pureté d'intention —Tu l'auras toujours si tu ne cherches, toujours et en tout, qu'à plaire à Dieu» (Saint Josémarie).

La seule chose qui peut faire échouer le plan de Dieu c'est notre volonté, et il faut veiller à ce que cela n'arrive pas. Parfois se mêlent la vanité, l'amour propre, les découragements par manque de foi, l'impatience d'atteindre les résultats attendus, etc. C'est pour cela que saint Grégoire le Grand nous mettait en garde en disant: «Combien sot, en effet, est le voyageur qui, remarquant d’agréables prairies sur son chemin, oublie d’aller où il voulait».

Il convient, donc, d'être attentifs en offrant nos actes, il faut garder la présence de Dieu en soi et observer souvent la filiation divine, de façon à ce que notre journée —avec nos prières et notre travail— prenne de la force et qu'elle commence avec le Seigneur, et que tout ce que nous avons commencé en Lui puisse arriver à sa fin.

Nous pouvons accomplir des grandes choses, si nous nous rendons compte que chacun de nos actes humains est un acte co-rédempteur à partir du moment où il est uni aux actes du Christ.

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Publié le 5 Février 2018

Gospel text

(Mc 7,1-13):

 One day the Pharisees gathered around Jesus and with them were some teachers of the Law who had just come from Jerusalem. They noticed that some of his dis­ciples were eating their meal with unclean hands, that is, without washing them. Now the Pharisees, and in fact, all the Jews, never eat without washing their hands for they fol­low the tradition received from their ancestors. Nor do they eat anything when they come from the market without first washing themselves. And there are many other traditions they observe, for example, the ritual washing of cups, pots and plates.

So the Pharisees and the teachers of the Law asked him, «Why do your disciples not follow the tradition of the elders, but eat with unclean hands?». Jesus answered, «You, shallow people! How well Isaiah prophesied of you when he wrote: ‘This peo­ple honors me with their lips, but their heart is far from me. The worship they offer me is worthless, for what they teach are only human rules’. You even put aside the commandment of God to hold fast to human tradition». And Jesus commented, «You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition. For example, Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’, and: ‘Whoever curses his father or his mother is to be put to death’. But according to you someone could say to his father or mother: ‘I already declared Corban, which means "offered to God," what you could have expected from me’. In this case, you no longer let him do anything for a father or mother. So you nullify the word of God through the tradition you have handed on. And you do many other things like that».

 

The Application

The interlocutors of Jesus seem to have misunderstood Jesus and the orientation given by Jesus to His disciples. An act considered as revolutionary and contrary to the established rules and customs, approved by the religious elites of the society, who are the right people to interpret the law of the people of God, is totally ignored by Jesus, who interprets the same law established by the tradition, as erroneous and against the divine will.

What exactly Jesus is telling to his interlocutors? Simply asking them to fall back to the original law established by Moses, and inviting them to relook their own interpretation, which is against the law established by God, even to the ordinary human understanding of life.

Without justifying or denying the ignorance of his disciples, concerning the purification rite, Jesus is inviting us to orient our thoughts and deeds, to be coherent to the divine will, filled with love and compassion. It is here that we are called to give attention and importance. Shall we fall back to the essential of Christian life: Charity?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

 

Mammon refuses to provide for parents in old age, by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"Christ says, 'Care for the poor' (Matthew 19:21; Mark 10:21; Luke 14:13); Mammon says, 'Take away even those things the poor possess.' Christ says, 'Empty yourself of what you have' (Matthew 16:24; Mark 8:34; Luke 9:23); Mammon says, 'Take also what they possess.' Do you see the opposition, the strife between them? See how it is that one cannot obey both, but must reject one?... Christ says, 'None of you can become my disciple if you do not give up all your possessions' (Luke 14:33); Mammon says, 'Take the bread from the hungry.' Christ says, 'Cover the naked' (Matthew 25:34-40; Isaiah 58:7); the other says, 'Strip the naked.' Christ says, 'You shall not turn away from your own family (Isaiah 58:7), and those of your own house' (1 Timothy 5:8; Galatians 6:10); Mammon says, 'You shall not show mercy to those of your own family. Though you see your mother or your father in want, despise them' (Mark 7:11)." (excerpt from HOMILIES ON PHILIPPIANS 6.25)

 

 

«Why do your disciples not follow the tradition of the elders»

Fr. Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, we are given to see how some late traditions of the Masters of the Law had actually manipulated the true meaning of the Fourth Commandment of God's Law. Those scribes taught that sons offering money and goods to the Temple were doing well. But, according to these teachings, parents could no longer ask or dispose of these goods. And the sons educated in such conscience were, thus, under the wrong impression of having more than well accomplished with the Fourth Commandment. But, in fact, it was just a deception. 

«You have a fine way of dis­regarding the commandment of God in order to implant your own tradition!» (Mk 7:9): Jesus Christ is the authentic interpreter of divine Law; this is why He explained the right meaning of the Fourth Commandment, by undoing the sad mistake of their jewish fanatism.

«Moses said: ‘Do your duty to your father and your mother’» (Mk 7:10): the Fourth Commandment reminds all sons the responsibilities they have with their parents. They have to help them, both morally and materially, to the best of their possibilities, during their aging days and when they are facing times of illness, loneliness or anguish. Jesus points out quite clearly this duty of gratitude.

The respect towards our elders (filial piety) is made out of the gratitude they deserve for the gift they have given us, i.e. our life, and for the sacrifices made for their sons to grow up in age, wisdom and grace. «With all your heart honor your father, and do not forget the birth pangs of your mother. Remember that through your parents you were born; and what can you give back to them that equals their gift to you?» (Sir 7:27-28).

The Lord honors the father in his children, and in them, also confirms the mother's right. «He who honors his father atones for sins; he obeys the Lord who brings comfort to his mother» (cf. Sir 3:2-6). These and other words of advice are a clear light for our life en relation to our parents. Let us ask our Lord the grace that we never lack the true love we owe our parents and always know, with our example, how to transmit our fellowmen this sweet “obligation”.

 

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Publié le 5 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13): 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats. 

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

 

L’Application

 

Jésus, est-il contre la tradition ou le culte? Ou, est-il un révolutionnaire ? La réponse est surement négative. Il est là, pour accomplir la volonté de Dieu. Devant cette volonté divine, tous les autres éléments de vie, même qu’ils soient importants ou nécessaires, prennent une place secondaire. Jésus en vérité, nous oriente vers l’essentielle de la vie, particulièrement vers une vie qui est cohérente à l’amour divin.  Cet amour nous pousse vers les autres et il nous invite à prendre soin de nos frères et sœurs de la société, particulièrement tous ceux et celles qui ont besoin de nous, nos proches, y compris nos parents.

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

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Publié le 4 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 6,53-56): 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

Fr. John GRIECO 
(Chicago, Etats-Unis)

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ». 

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

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Publié le 4 Février 2018

We are celebrating the fifth ordinary Sunday. In today’s gospel we are given an impression which is rightly justified by the Lord that all seek the Lord for his healing power, while He is praying with his Father. This prayer in misery, yet filled with hope, reminds us of the state of man, especially men who look like Job in the first reading. A faithful man, yet fully in misery and pain without any reasonable justification. The first reading present to us the just cry of Job, "Just lying down, I say to myself," When can I get up? The evening does not finish. I am filled with nightmares until dawn. Very often we live Job and his despair is ours. We do not know why it's happening for us and to some of our dear ones.

When confronted with such a situation, the Gospel of the day asks us to address the Lord, as did the disciples who introduced Peter's mother-in-law and the others who sought the Lord. They brought the sick to the Lord, obviously in the hope of finding a solution. Jesus tells us that the solution is not only in healing, rather in prayer and contemplation.

All service must be inspired not merely by the need of the humanity, but rather in the prayer and contemplation, for the divine will is revealed in this divine encounter. In seeing the intention of this change of program of the day by the Lord, we will understand the source. All were looking for him, while Jesus insists his disciples to move towards another direction, totally incomprehensible to the world of the day. Even if He is well received and all are with Him, He sees somewhere else. Human intelligence will wisely teach us to stay here and continue to do good.

For our astonishment, Jesus ignores this human proposal, and fixes his new program, entirely coherent with the will of his Father. "Let's go elsewhere ............... .., so that here too I proclaim the Gospel. A new mission entrusted by the Father, will push Him to a new direction towards Galilee.

All are called to announce this Good News, this desire of God, to save the world. All that we do should be coherent with not simply what is good and necessary, rather what is entrusted to us by the Lord. He sends us to this world he loves. He so loved the world, that He sent His Son, not to judge, but through Him that the world be saved. Paul became aware of this baptismal vocation, He reminds us of it. Let us not forget that we are the missionaries sent by the Lord, to save, to heal, to free the world.

 

On this day we follow you Lord in your prayer. We welcome your invitation to participate for you, in the announcement of your good news; and we pray that you may transform us in the depths of ourselves to better ourselves day by day to announce your Good News by our words and deeds, to others. Amen

 

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Publié le 2 Février 2018

Gospel text

(Mc 6,30-34): 

The apostles returned and reported to Jesus all they had done and taught. Then he said to them, «Go off by yourselves to a remote place and have some rest». For there were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat. And they went away in the boat to a secluded area by themselves. But people saw them leaving and many could guess where they were go­ing. So, from all the towns they hurried there on foot, arriving ahead of them. As Jesus went ashore he saw a large crowd, and he had compassion on them for they were like sheep without a shepherd. And he began a long teaching session with them.

The application

 

I would like to invite you all to meditate on certain words, which do merit a sincere contemplation.

The remote place, which can be translated in to a desert place, is it really an isolated place or very rich in divine encounter?

This remote place, does it represent ‘silence’? And does our interior is in perfect silence or in a troubled state?

Some rest…………….., the perfect rest in God? How can we reject this invitation?

The compassion of Jesus and where are our compassion and how do we express this towards our brothers and sisters? By words or by deeds?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

The good shepherd feeds us with the words of God, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

 

"The pastures that this good shepherd has prepared for you, in which he has settled you for you to take your fill, are not various kinds of grasses and green things, among which some are sweet to the taste, some extremely bitter, which as the seasons succeed one another are sometimes there and sometimes not. Your pastures are the words of God and his commandments, and they have all been sown as sweet grasses. These pastures had been tasted by that man who said to God, 'How sweet are your words to my palate, more so than honey and the honeycomb in my mouth!' (Psalm 119:103)." (excerpt from Sermon 366.3)

 

 

«‘Go off by yourselves to a remote place and have some rest’. For there were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat»

Fr. David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel proposes a situation, a need and a paradox; all, very real in our time, too.

The situation. The Apostles are “overworked”: «There were so many people coming and going that the apostles had no time even to eat» (Mk 6:30). Quite often we are facing the same kind of stress. Our work consumes a good share of our energy; the family, where each member seeks our love; the other activities which we are engaged in, which do good to us while benefiting third parties... If you wish... you can? Maybe it would be sounder admitting we cannot do all we would like to...

The need. Our body, our head and our heart have a need: to rest. In these few verses we have an often ignored manual about resting, where communication is emphasized. The Apostles «returned and reported to Jesus all they had done and taught» (Mk 6:30). Communication with God, following the thread of what is more cherished to our heart. And —o surprise!— we find God is already awaiting. And He hopes to find us with our tiredness.

Jesus tells them: «Go off by yourselves to a remote place and have some rest» (Mk 6:31). In God's plans there is a place of rest! But there is more, as our whole existence, with all that entails, must rest in God. An anxious saint Augustine claims: «You made us for you and our heart is restless while not resting with You». God's rest is creative; not “anesthetic”: bumping into God's love focus on our heart and our thoughts.

The paradox. The Gospel scene has a “bad” ending: for the disciples cannot rest. God's plan fails: they are being approached by the crowd. They have not been able to “disconnect”. We often cannot get rid of our obligations either (children, wife, work...): it would be to betray ourselves! And yet, we must find God in these realities. If there is communication with God, if our heart rests in Him, we shall play down upon our useless tensions... and reality —free of chimeras— will better show God's sign.
In Him, that's where we should rest!

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Publié le 2 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mc 6,30-34): 

Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

 

L'Application

 

La vie de désert................. est-elle vraiment vide? 

Le silence................., peut-il silencieux dans notre intériorité? 

Le repos divin.................. savons-nous nous reposer auprès de Dieu? 

Venez à l'écart.............. quand nous allons nous répondre à cet appel divin, de rester avec Lui?

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

Abbé David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues. 

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Février 2018

Gospel text (Lc 2,22-40):

 When the day came for the purification according to the law of Moses, Joseph and Mary brought the baby up to Jerusalem to present him to the Lord, as it is written in the law of the Lord: Every firstborn male shall be consecrated to God. And they offered a sacrifice as ordered in the law of the Lord: a pair of turtledoves or two young pigeons.

There lived in Jerusalem at this time a very upright and devout man named Simeon; the Holy Spirit was in him. He looked forward to the time when the Lord would comfort Israel, and he had been assured by the Holy Spirit that he would not die before seeing the Messiah of the Lord. So he was led into the Temple by the Holy Spirit at the time the parents brought the child Jesus, to do for him according to the custom of the Law.

Simeon took the child in his arms and blessed God, saying, «Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace, for you have fulfilled your word and my eyes have seen your salvation, which you display for all the people to see. Here is the light you will reveal to the nations and the glory of your people Israel».

His father and mother wondered at what was said about the child. Simeon blessed them and said to Mary, his mother, «See him; he will be for the rise or fall of the multitudes of Israel. He shall stand as a sign of con­tra­diction, while a sword will pierce your own soul. Then the secret thoughts of many may be brought to light».

There was also a prophetess named Anna, daughter of Phanuel, of the tribe of Asher. After leaving her father's home, she had been seven years with her husband, and since then she had been continually about the Temple, serving God as a widow night and day in fasting and prayer. She was now eighty-four. Co­ming up at that time, she gave praise to God and spoke of the child to all who looked forward to the deliverance of Jerusalem.

When the parents had fulfilled all that was required by the law of the Lord, they returned to their town, Nazareth in Galilee. There the child grew in stature and strength and was filled with wisdom: the grace of God was upon him.

 

The application

 

The divine revelation though complete in itself, to understand and perceive this divine revelation, we need to be connected to the divine will. It is by searching this divine will in our lives and trying to accomplish it that God make us capable to understand the divine realities.

Though these two personalities presented to us, were simple ordinary people, they were considered as great in the eyes of God, because just like John the Baptiste, they were called to identify the saviour in this world, thus great, even to the our eyes.

Every Christian is called to identify this Christ who lives in the heart of human being and enter into a divine relationship. Thus transforming all the human encounter into a divine encounter.

This presentation of the Lord happens in every person and event where we are participating. Shall we be this Simeon and Anna?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Christ who was rich became poor, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

 

"For this reason it seems wonderful that the sacrifice of Mary was not the first offering, that is, 'a lamb a year old,' but the second, since 'she could not afford' (Leviticus 5:7) the first. For as it was written about her, Jesus' parents came 'to offer a sacrifice' for him,'according to what is said in the law of the Lord, "a pair of turtledoves, or two young pigeons."' But this also shows the truth of what was written, that Jesus Christ 'although he was rich, became a poor man' (2 Corinthians 8:9). Therefore, for this reason, he chose both a poor mother, from whom he was born, and a poor homeland, about which it is said, 'But you, O Bethlehem Ephratha, who are little to be among the clans of Judah' (Micah 5:2), and the rest. (excerpt from HOMILIES ON LEVITICUS 8.4.3)

 

«Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace»

Fr. Lluís RAVENTÓS i Artés 
(Tarragona, Spain)

Today, we see how Simeon, ignoring the winter's cold, is awaiting the arrival of the Messiah. Five hundred years before, when the Temple was starting to be built there was such poverty in the country that its builders were highly discouraged. It was the when Haggai, the prophet, said: «‘The glory of this present house will be greater than the glory of the former house’, says the Lord Almighty. ‘And in this place I will grant peace’, declares the Lord Almighty» (Hag 2:9); and added «I will shake all nations, and the desired of all nations will come, and I will fill this house with glory» (Hag 2:7). Words that admit different meanings; some will say «the dearest one», while saint Jeronim will say «the desired of all nations».

The Holy Spirit had assured Simeon «that he would not die before seeing the Messiah of the Lord» (Lk 2:26), and today, «led by the Holy Spirit» he has gone into the Temple. He is not a levite, nor a scribe, nor a doctor of the law, he is just «a very upright and devout man that looked forward to the time when the Lord would comfort Israel» (Lk 2:25). But the Holy Spirit blows where it wills (cf. Jn 3:8).

Now, he realizes with surprise that no preparation has been made, no flags, garlands, damasks or shields can be seen anywhere. Just Joseph and Mary, crossing the esplanade, and bringing de Child Jesus in their arms. «Lift up your heads, O you gates; be lifted up, you ancient doors, that the King of glory may come in» (Ps 24:), claims de psalmist.

Stretching his arms Simeon takes the Infant from his Mother and bless God while saying: «Now, O Lord, you can dismiss your servant in peace, for you have fulfilled your word and my eyes have seen your salvation, which you display for all the people to see. Here is the light you will reveal to the nations and the glory of your people Israel» (Lk 2:29-32).

 

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