Publié le 11 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 2,1-12): 

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. 

Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés». 

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?». 

Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi». 

L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil».

 

L’Application

 

En ce jour, le mot ‘pardon’ n’est plus considéré comme un geste ou un acte politiquement correct, alors, le mot ‘liberté’ est  exigé ou honoré. Malheureusement le monde du jour se confond profondément le sens de ces mots. Le pardon est un autre visage de l’amour. Comment pouvons-nous exprimer notre amour sans avoir un lien étroit avec pardon? Si notre cœur n’est pas rempli d’amour, comment peut-il être libre ?

Jésus nous oriente vers l’essentielle de la vie. Une âme réconciliée avec Dieu, transformera l’homme à divin. Il sera divinement humain et cette humanité serra capable de voir Dieu par tout et en tous. C’est pourquoi Il nous propose le pardon et la guérison physique prendra justement une place secondaire. L’homme dans sa liberté, est capable de se mettre contre ce Dieu d’amour et de pardon.

Dans l’évangile du jour, nous avons plusieurs personnages.  Choisissions-en un qui peut nous aider à vivre cette journée pleinement.

«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons encore le Seigneur entouré d'une foule: «Tant de monde se rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte» (Mc 2,2). Son coeur se dilate devant les besoins des autres et Il leur fait tout le bien possible: Il pardonne, enseigne et guérit tout à la fois. Il offre son aide au plan matériel (aujourd'hui en guérissant une paralysie), mais -dans le fond- Il cherche ce qu'il y a de mieux, ce qui est le plus important pour chacun d'entre nous: le bien de l'âme.

Jésus-Sauveur veut nous laisser une espérance certaine de salut: Il est même capable de pardonner les péchés et de compatir à notre faiblesse morale. Avant tout, il affirme: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mc 2,5). Puis nous le voyons associer le pardon des péchés -qu'il dispense généreusement et infatigablement- à un miracle extraordinaire, "palpable" à l'oeil nu. Comme une sorte de garantie extérieure, pour ouvrir nos yeux à la foi, après avoir déclaré au paralytique le pardon de ses péchés, il guérit sa paralysie: «Je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde» (Mc 2,11-12).

Ce miracle, nous pouvons le revivre fréquemment dans la Confession. Dans les paroles de l'absolution que prononce le ministre de Dieu («Je te pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»), Jésus nous offre de nouveau -discrètement- la garantie externe du pardon de nos péchés, garantie équivalente à la guérison spectaculaire du paralytique de Capharnaüm.

Voici que nous entamons un nouveau temps ordinaire. Et l'on rappelle aux croyants l'urgente nécessité d'une rencontre sincère et personnelle avec Jésus-Christ miséricordieux. Celui-ci nous invite à ne rien brader, à ne pas négliger le nécessaire pardon qu'Il nous offre dans son giron, l'Église.

 

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Publié le 10 Janvier 2018

Gospel text

(Mc 1,40-45): 

A leper came to Jesus and begged Him, «If you so will, you can make me clean». Moved with pity, Jesus stretched out his hand and touched him, saying, «I will; be clean». The leprosy left the man at once and he was made clean. As Jesus sent the man away, he sternly warned him, «Don't tell anyone about this, but go and show yourself to the priest and for the cleansing bring the offering ordered by Moses; in this way you will make your declaration».

However, as soon as the man went out, he began spreading the news everywhere, so that Jesus could no longer openly enter any town. But even though he stayed in the rural areas, people came to him from everywhere.

 

The Application

If there is something that God desires very deeply for the humanity is that man never forgets the divine compassion and love and that he may not get astray from this divine mercy. The people of Israel in their difficult time remembered the Lord and the Lord did respond positively. Whenever there was a demand for conversion and for purification, God was more generous than what the people dared to demand. Though there were moments where this people failed the Lord, by simply invoking His presence without doing the necessary obligation of divine honour and glory, God did permit some failures. However, God never failed to save them from their enemies.

Today we are called to make a sincere introspection of our own faithfulness and address God with hope and certitude, just like this poor person, “if you so will.” For our surprise we will hear directly from the Lord, ‘Yes, I do.’ There is no fun in remaining in the past with all our culpabilities, we are encouraged rather to advance towards the future, hoping and tasting the divine love and mercy.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

 

Why did Jesus touch the leper, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

 

"And why did [Jesus] touch him, since the law forbade the touching of a leper? He touched him to show that 'all things are clean to the clean' (Titus 1:15). Because the filth that is in one person does not adhere to others, nor does external uncleanness defile the clean of heart. So he touches him in his untouchability, that he might instruct us in humility; that he might teach us that we should despise no one, or abhor them, or regard them as pitiable, because of some wound of their body or some blemish for which they might be called to render an account... So, stretching forth his hand to touch, the leprosy immediately departs. The hand of the Lord is found to have touched not a leper, but a body made clean! Let us consider here, beloved, if there be anyone here that has the taint of leprosy in his soul, or the contamination of guilt in his heart? If he has, instantly adoring God, let him say: 'Lord, if you will, you can make me clean.'" (excerpt from FRAGMENTS ON MATTHEW 2.2–3)

 

 

«‘If you so will, you can make me clean’ (...). ‘I will; be clean’»

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Spain)

Today, in the first reading we read: «As the Holy Spirit says: Today, if you hear his voice ‘do not harden your hearts’» (Heb 3:7-8). And we constantly repeat it in the response to Psalm 94. In this brief quote, two points are raised: a longing and a warning. Both should never be forgotten.

During our daily prayer we long for and hope to hear our Lord's voice. But, perhaps more often than not, we fill it with our own words without allowing us time to listen to what the Good God may wish to tell us. Let us, therefore, take care of our inner silence which —by avoiding distractions and centering our attention— opens up a space to receive the affections and inspirations Our Lord, most certainly, wants to impregnate our hearts with.

A risk we must never forget is the risk that dwelling on the old sin may harden our spiritual heart. Life's hazards, at times, may make us —even without our realizing it— more leery, insensible, disheartened, forlorn…! We must beg our Lord to make us more conscientious of this inner downgrading. Our prayer offers us the opportunity to look serenely at our own life and to all circumstances surrounding it. We must meditate over the different events in the Light of the Gospel, to discover where we are in need of an authentic change.

If only we could hope for our change with the same degree of faith and confidence as the leper showed when he asked Jesus!: «He came to Jesus and begged Him, ‘If you so will, you can make me clean’» (Mk 1:40). He is the only one to make possible what for us is simply impossible. Let God act through His Grace upon us so our hearts can be purified and, meek to His influence, may every day become more in the image and semblance of Jesus' heart. He is telling us, in confidence: «I will; be clean» (Mk 1:41).

 

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Publié le 10 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 1,40-45): 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage». 

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

L’Application

 

Qui peut creuser la pensé divine ?  Seigneur, aide nous à comprendre ta compassion et ton amour. Puisque l’homme à cause de ses malheurs s’enferme en lui-même, il n’est plus libre et se rend incapable de bon discernement. Comment un Dieu plein d’amour et de compassion peut abandonner son peuple ? Si tu le veux…………….. ! Quelle sorte de question et de doute ? Dieu comprend nos doutes et nos difficultés. Nous ne savons même pas prier. Voilà l’état actuel de notre vie quotidienne. Si nous crions vers lui, Dieu nous répondra très vite, « Je le veux, sois purifié. »

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 

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Publié le 9 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,29-39): 

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était. 

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.

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Publié le 8 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,21-28): 

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. 

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

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Publié le 7 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,7-11): 

Jean Baptiste proclamait dans le désert: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour».

«Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour»

Mgr. Salvador CRISTAU i Coll Evêque Auxiliare de Terrassa (Barcelona) 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, solennité du Baptême du Seigneur, se termine le cycle des fêtes de Noël. L'Évangile dit que Jean s'était rendu dans le désert et "prêchait un baptême de conversion pour le pardon des péchés (Mc 1,4). Les gens allaient l'écouter, confessaient leurs péchés et se faisaient baptiser par lui dans le fleuve Jourdain. Jésus aussi se présenta parmi ces gens pour se faire baptiser.

Pendant les fêtes de Noël, nous avons vu que Jésus s'est fait connaître aux bergers et aux mages qui, venaient d'Orient, l'ont adoré et lui ont fait des offrandes. En fait, la venue de Jésus dans le monde a pour but de montrer l'amour de Dieu qui nous sauve.

Et là-bas, dans le Jourdain, s'est produit une nouvelle manifestation de la divinité de Jésus : le ciel s'est ouvert et l'Esprit Saint est descendu sur Lui sous la forme d'une colombe, et on a entendu la voix du Père : "Tu es mon fils bien aimé, en toi j'ai mis tout mon amour" (Mc 1,11). Ici, c'est le Père céleste et l'Esprit Saint qui se manifestent. C'est Dieu Lui-même qui nous révèle qui est Jésus, son Fils bien aimé.

Mais ce n'était pas une révélation uniquement pour Jean et pour les juifs. C'en était aussi une pour nous. Jésus Lui-même, le Fils bien aimé du Père, qui s'est manifesté aux juifs dans le Jourdain, se manifeste continuellement à nous chaque jour. Dans l'Église, dans la prière, dans nos frères, dans le Baptême que nous avons reçu et qui nous a transformés en enfants du même Père.

Alors, demandons-nous : Est-ce que je reconnais sa présence, son amour dans ma vie ? Est-ce que je vis réellement une relation d'amour filial avec Dieu ? Le pape François dit : "Ce que Dieu veut de l'homme est une relation "papa-enfant", le cajoler et lui dire "Je suis avec toi".

Au milieu de nos luttes et nos difficultés, le Père céleste nous dit à nous aussi "Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour".

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Publié le 7 Janvier 2018

Mon Homélie

La fête de l’Epiphanie nous invite à la crèche pour découvrir la merveille du Seigneur où Dieu se manifeste au monde, non plus comme un enfant ordinaire et dépendant, mais comme un sauveur du monde. Cette fête ouvre nos yeux et elle nous invite à profiter de cette manifestation divine et adorer Dieu, en vérité et en Esprit.

Regardons cet enfant encore une fois, à la crèche, plus intensément possible avec cet appel de prophète Isaïe, « tous les gens de Saba viendront apportant l’or et l’encens : ils annonceront les exploits du Seigneur. » Disons avec Marie, dans la joie, « qu’elle merveille fit le Seigneur. » Il l’a fait, Il le fait et Il le fera encore. Apportons-lui donc nos coffrets de cadeaux. Quel est ce cadeau que nous voulons Lui offrir ? Dans l’Or ils ont reconnu en Lui un roi, dans l’encense le Dieu et dans la myrrhe, ils ont découvert le Saveur. Et Nous……. ?

Portons notre attentions vers ce mages qui ont pris leurs chemin, chacun dans son côté individuellement, animé par la même étoile. Leur présence nous aide à faire la même démarche personnelle, en union avec les autres, les connus et les inconnus, animé et guidé par l’Esprit Saint. Ne soyons jamais seuls ?

Découvrons-nous dans cette fête, la véritable l’œuvre de Dieu, la merveille que Dieu a faite à son humanité ?  Le nouveau-né, est la Lumière qui éclaire le monde. Tous, les bergers, les anges, les mages et même le peuple rendaient gloire à Dieu. Ce n’est plus nos yeux qui nous révèlent ce mystère, mais l’Esprit Saint. Il nous aide à franchir de la visibilité vers l’invisibilité, de la réalité vers la vérité.

Les mages sont arrivés et leur arrivé provoquait déjà les inquiétudes chez les hommes de pouvoir civile, les hommes religieux, et même le people tout entier. Sans entrer dans les détails de ces inquiétudes, nous cherchons une réponse pour cette erreur. Pourquoi ils sont allés au palais ? La réponse est simple : ils ont cherché le roi, le nouveau-né, le Prince, le future Roi d’Israël. Autrement dire, ils n’ont plus voulu suivre l’étoile. C’est dommage de laisser tomber celui qui t’accompagne (GPS), tant que tu ne sois pas encore arrivé à la destination.  Même si que nous soyons animés ou guidés par l’Esprit Saint, les erreurs sont toujours possibles. Dans la liberté, l’homme peut risquer d’arrêter de suivre les consignes reçus. Il faut veiller que nous ne fassions pas là-même. Lorsque nous nous tombons, il faut savoir tout remettre de nouveau, et tout recommencer, dans l’humilité, en reconnaissant que nous nous sommes trompés dans notre discernement.

Certainement, il y a encore une autre démanche, toute autre, qui va recommencer, en donnant une nouvelle direction. Ils sont repartis encore une fois, par un autre chemin, joyeux, rempli de bonheur. Ce chemin, ils le feront sans être accompagné par l’étoile, ils sont déjà entrés dans ce mystère de l’Epiphanie. Ils ne sont plus les mêmes, totalement transformés. Cette rencontre, comme toute autre rencontre divine, transforme tous les hommes de bonne volonté.

Avec Marie et Joseph, et aujourd’hui avec ces mages qui sont venus d’orient pour adorer Dieu, faisons notre propre pèlerinage de notre intériorité vers ces périphéries du monde, annonçant joyeusement cette Bonne Nouvelle. Allons à la rencontre de ce nouveau-né. Ne restons pas enfermer dans le palais d’Hérode, comme les élites religieux.  Sortons de ce palais, avec ces mages et proclamons courageusement par notre vie de témoignage que nous avons vu et suivi son étoile et nous sommes totalement transformés et particulièrement un peuple heureux.

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Publié le 7 Janvier 2018

The feast of Epiphany invites us to the manger to discover the wonder of the Lord where God has manifested to the world, no longer as an ordinary and dependent child, weak and fragile but as a saviour of the world. This celebration opens our eyes and invites us to discover this divine manifestation and to worship God, in truth and in Spirit.

Let's look at this child once again, at the manger, more intensely possible with this call of prophet Isaiah, "all the people of Saba will come bringing gold and incense: they will announce the deeds of the Lord. Let us say with Mary, in joy, "what marvellous the Lord has done for me. He did it, He does it and He will do it again. Let's bring him our gifts. What is this gift that we wish to offer him? In the Gold they recognized in Him a king, in incense the God and in the myrrh, they discovered the Saviour, the resurrected one.  And we……. ?

Let us pay attention to the wise men who have taken their journey, each in his own way and place, animated by the same star. Their presence helps us to make the same personal initiative, searching for the Saviour, in union with others, known and unknown, animated and guided by the Holy Spirit. Never be alone?

Do we discover in this feast, the true work of God, the wonder that God has humanity to his humanity? The new-born is the Light that enlightens the world. All, the shepherds, the angels, the wise men, and even the people, gave glory to God. It is no longer our eyes that reveal this mystery to us, but the Holy Spirit. He helps us to advance from visibility to invisibility, from reality to truth.

The wise men arrived in Jerusalem with hope and their arrival was already causing anxiety not only to the king but also the religious men, and even the whole people. Without going into the details of these concerns, we seek an answer for this error. Why did they go to the palace? The answer is simple: they sought the king, the new-born, the Prince, the future King of Israel. In other words, they did not want to follow the star anymore. It's a pity to drop the one who accompanies you (GPS), as long as you have not yet arrived at the destination. Even though we are animated or guided by the Holy Spirit, mistakes are always possible. In freedom, the man can risk to stop to follow the instructions received. We must be careful that we do not repeat it very often. When we fail, we must know how to put everything back, and start all over again, in humility, recognizing that we are mistaken in our discernment.

Certainly, there is still another beginning that will restart again giving a new direction. They left again, another way, happy, filled with happiness. This is a new way, and they will do it without being accompanied by the star. They have entered into this mystery of Epiphany, they are no longer need the star, and they are totally transformed. This encounter, just like every other divine encounter, transforms all men of good will.

With Mary and Joseph, and today with these wise men who have come from the East to worship God, let us make our own pilgrimage of our interiority to these peripheries of the world, joyfully announcing this Good News. Let's go to meet this new-born. Let's not close ourselves up in Herod's palace like religious elites. Since they were waiting for the consolation of God, they could easily followed these wise men. But they chose to ignore, just like any other, to follow the star.  Let's get out of this palace, with these magi and bravely proclaim through our witnessing life that we have seen and followed the star and in consequence we are totally transformed and a happy people. Happy feast, God bless you all.

 

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Publié le 5 Janvier 2018

Gospel text (Mc 1,6-11): 

In the course of his preaching John the Baptist said: «After me comes one who is more powerful than I am; I have baptized you with water, but He will baptize you in the Holy Spirit. As for me, I am not worthy to bend down and untie his sandals. At that time Jesus came from Nazareth, a town of Galilee, and was baptized by John in the Jordan. And the moment he came up out of the water, heaven opened before him and He saw the Spirit coming down on him like a dove. And these words were heard from heaven, ‘You are my Son, the Beloved, the One I have chosen’».

«You are my Son, the Beloved, the One I have chosen»

+ Fr. Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Spain)

Today, the Church celebrates the feast of the Baptism of the Lord. That day, the world's waters were purified and were given the power to clean away sin. Although the Baptism administered by John had only the implication of our conversion and acceptance of our sinfulness, Jesus, solidary with all men, decided to go through it too, as the Leader of a renewed Manhood. He «made Him who knew no sin to be sin on our behalf, so that we might become the righteousness of God in Him» (2Cor 5:21). Jesus will establish the new Baptism that will make us to become children of God in Him and will reconcile us unto the Father: He will be the Lamb of God who takes away the sins of the world.

«Today —writes St. Gregory of Nazianzus— Christ is illuminated; let this divine light penetrate inward. Christ is baptized, let us follow him to the water, to be able, later, to ascend with Him». That day, at the river Jordan, the Holy Spirit was seen to come down on the Lord and the Father's voice was heard saying: «You are my Son, the Beloved, the One I have chosen» (Mk 1:11). John Paul II comments that «Rising from the waters of the baptismal font, every Christian hears again the voice that was once heard on the banks of the Jordan River: ‘You are my beloved Son; with you I am well pleased’ (Lk 3:22). From this comes the understanding that one has been brought into association with the beloved Son, becoming a child of adoption (cf. Gal 4:4-7) and a brother or sister of Christ» 

St. Cyril of Jerusalem asks us to mull over this supernatural feat, when saying: «If you have sincere piety, the Holy Spirit will descend on you also and you will hear the voice of the Father saying to you from above: ‘This was not my son, but now, after Baptism he has been made my son’». As of now, we are all invited to follow the Path of Christ to know his Truth and to live his very Life. We have been chosen, consecrated and sent out to collaborate in the apostolic mission. We are also beloved and favorite sons, and the Father will be well pleased with each one of us. 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,6-11): 

Jean Baptiste proclamait dans le désert: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour».

«C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église fête le Baptême du Seigneur. En ce jour, toutes les eaux du monde furent purifiées et reçurent la force de signifier la purification du péché. Même si le Baptême administré par Jean avait seulement le sens d'une conversion et d'une reconnaissance de notre imperfection, Jésus voulut le recevoir par solidarité avec tous les hommes, comme Éclaireur d'une Humanité renouvelée. Lui, «qui n'a pas connu le péché, [Dieu] l'a fait péché pour nous, pour que nous devenions justice de Dieu en Lui» (2Cor 5,21). Jésus instituera le nouveau Baptême qui nous rendra fils de Dieu en Lui et nous réconciliera avec le Père: il sera l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

«Aujourd'hui aussi —écrit saint Grégoire de Nazianze— le Christ est illuminé; laissons cette lumière divine nous pénétrer. Le Christ est baptisé, descendons dans l'eau avec Lui, pour monter ensuite avec Lui». Dans le Jourdain, l'on vit le Saint-Esprit descendre ce jour-là sur le Seigneur et l'on entendit la voix du Père: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour» (Mc 1,11). Jean-Paul II commente qu'«au sortir des eaux de la source sacrée, chaque chrétien entend de nouveau la voix qui fut un jour entendue près du Jourdain: ‘Tu es mon Fils’; et il comprend qu'il a été associé au Fils de prédilection en devenant fils d'adoption».

Saint Cyrile de Jérusalem nous fait réfléchir sur ce fait surnaturel en nous disant: «Si tu as une piété sincère, sur toi descendra aussi l'Esprit Saint et tu entendras la voix du Père venue d'en-haut: ‘Celui-ci n'était pas mon fils, mais à présent qu'il a été baptisé, il est devenu mon fils’». Dès cet instant, nous sommes tous invités à suivre le Chemin-même du Christ, à connaître sa Vérité et à vivre de sa Vie-même. Nous sommes élus, consacrés et envoyés pour collaborer à la mission apostolique. Nous sommes aussi des fils bien-aimés, des fils de prédilection, et le Père trouve en chacun de nous ses complaisances.

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