Publié le 10 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 1,40-45): 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage». 

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

L’Application

 

Qui peut creuser la pensé divine ?  Seigneur, aide nous à comprendre ta compassion et ton amour. Puisque l’homme à cause de ses malheurs s’enferme en lui-même, il n’est plus libre et se rend incapable de bon discernement. Comment un Dieu plein d’amour et de compassion peut abandonner son peuple ? Si tu le veux…………….. ! Quelle sorte de question et de doute ? Dieu comprend nos doutes et nos difficultés. Nous ne savons même pas prier. Voilà l’état actuel de notre vie quotidienne. Si nous crions vers lui, Dieu nous répondra très vite, « Je le veux, sois purifié. »

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 

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Publié le 9 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,29-39): 

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était. 

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.

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Publié le 8 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,21-28): 

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. 

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

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Publié le 7 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,7-11): 

Jean Baptiste proclamait dans le désert: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour».

«Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour»

Mgr. Salvador CRISTAU i Coll Evêque Auxiliare de Terrassa (Barcelona) 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, solennité du Baptême du Seigneur, se termine le cycle des fêtes de Noël. L'Évangile dit que Jean s'était rendu dans le désert et "prêchait un baptême de conversion pour le pardon des péchés (Mc 1,4). Les gens allaient l'écouter, confessaient leurs péchés et se faisaient baptiser par lui dans le fleuve Jourdain. Jésus aussi se présenta parmi ces gens pour se faire baptiser.

Pendant les fêtes de Noël, nous avons vu que Jésus s'est fait connaître aux bergers et aux mages qui, venaient d'Orient, l'ont adoré et lui ont fait des offrandes. En fait, la venue de Jésus dans le monde a pour but de montrer l'amour de Dieu qui nous sauve.

Et là-bas, dans le Jourdain, s'est produit une nouvelle manifestation de la divinité de Jésus : le ciel s'est ouvert et l'Esprit Saint est descendu sur Lui sous la forme d'une colombe, et on a entendu la voix du Père : "Tu es mon fils bien aimé, en toi j'ai mis tout mon amour" (Mc 1,11). Ici, c'est le Père céleste et l'Esprit Saint qui se manifestent. C'est Dieu Lui-même qui nous révèle qui est Jésus, son Fils bien aimé.

Mais ce n'était pas une révélation uniquement pour Jean et pour les juifs. C'en était aussi une pour nous. Jésus Lui-même, le Fils bien aimé du Père, qui s'est manifesté aux juifs dans le Jourdain, se manifeste continuellement à nous chaque jour. Dans l'Église, dans la prière, dans nos frères, dans le Baptême que nous avons reçu et qui nous a transformés en enfants du même Père.

Alors, demandons-nous : Est-ce que je reconnais sa présence, son amour dans ma vie ? Est-ce que je vis réellement une relation d'amour filial avec Dieu ? Le pape François dit : "Ce que Dieu veut de l'homme est une relation "papa-enfant", le cajoler et lui dire "Je suis avec toi".

Au milieu de nos luttes et nos difficultés, le Père céleste nous dit à nous aussi "Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour".

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Publié le 7 Janvier 2018

Mon Homélie

La fête de l’Epiphanie nous invite à la crèche pour découvrir la merveille du Seigneur où Dieu se manifeste au monde, non plus comme un enfant ordinaire et dépendant, mais comme un sauveur du monde. Cette fête ouvre nos yeux et elle nous invite à profiter de cette manifestation divine et adorer Dieu, en vérité et en Esprit.

Regardons cet enfant encore une fois, à la crèche, plus intensément possible avec cet appel de prophète Isaïe, « tous les gens de Saba viendront apportant l’or et l’encens : ils annonceront les exploits du Seigneur. » Disons avec Marie, dans la joie, « qu’elle merveille fit le Seigneur. » Il l’a fait, Il le fait et Il le fera encore. Apportons-lui donc nos coffrets de cadeaux. Quel est ce cadeau que nous voulons Lui offrir ? Dans l’Or ils ont reconnu en Lui un roi, dans l’encense le Dieu et dans la myrrhe, ils ont découvert le Saveur. Et Nous……. ?

Portons notre attentions vers ce mages qui ont pris leurs chemin, chacun dans son côté individuellement, animé par la même étoile. Leur présence nous aide à faire la même démarche personnelle, en union avec les autres, les connus et les inconnus, animé et guidé par l’Esprit Saint. Ne soyons jamais seuls ?

Découvrons-nous dans cette fête, la véritable l’œuvre de Dieu, la merveille que Dieu a faite à son humanité ?  Le nouveau-né, est la Lumière qui éclaire le monde. Tous, les bergers, les anges, les mages et même le peuple rendaient gloire à Dieu. Ce n’est plus nos yeux qui nous révèlent ce mystère, mais l’Esprit Saint. Il nous aide à franchir de la visibilité vers l’invisibilité, de la réalité vers la vérité.

Les mages sont arrivés et leur arrivé provoquait déjà les inquiétudes chez les hommes de pouvoir civile, les hommes religieux, et même le people tout entier. Sans entrer dans les détails de ces inquiétudes, nous cherchons une réponse pour cette erreur. Pourquoi ils sont allés au palais ? La réponse est simple : ils ont cherché le roi, le nouveau-né, le Prince, le future Roi d’Israël. Autrement dire, ils n’ont plus voulu suivre l’étoile. C’est dommage de laisser tomber celui qui t’accompagne (GPS), tant que tu ne sois pas encore arrivé à la destination.  Même si que nous soyons animés ou guidés par l’Esprit Saint, les erreurs sont toujours possibles. Dans la liberté, l’homme peut risquer d’arrêter de suivre les consignes reçus. Il faut veiller que nous ne fassions pas là-même. Lorsque nous nous tombons, il faut savoir tout remettre de nouveau, et tout recommencer, dans l’humilité, en reconnaissant que nous nous sommes trompés dans notre discernement.

Certainement, il y a encore une autre démanche, toute autre, qui va recommencer, en donnant une nouvelle direction. Ils sont repartis encore une fois, par un autre chemin, joyeux, rempli de bonheur. Ce chemin, ils le feront sans être accompagné par l’étoile, ils sont déjà entrés dans ce mystère de l’Epiphanie. Ils ne sont plus les mêmes, totalement transformés. Cette rencontre, comme toute autre rencontre divine, transforme tous les hommes de bonne volonté.

Avec Marie et Joseph, et aujourd’hui avec ces mages qui sont venus d’orient pour adorer Dieu, faisons notre propre pèlerinage de notre intériorité vers ces périphéries du monde, annonçant joyeusement cette Bonne Nouvelle. Allons à la rencontre de ce nouveau-né. Ne restons pas enfermer dans le palais d’Hérode, comme les élites religieux.  Sortons de ce palais, avec ces mages et proclamons courageusement par notre vie de témoignage que nous avons vu et suivi son étoile et nous sommes totalement transformés et particulièrement un peuple heureux.

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Publié le 7 Janvier 2018

The feast of Epiphany invites us to the manger to discover the wonder of the Lord where God has manifested to the world, no longer as an ordinary and dependent child, weak and fragile but as a saviour of the world. This celebration opens our eyes and invites us to discover this divine manifestation and to worship God, in truth and in Spirit.

Let's look at this child once again, at the manger, more intensely possible with this call of prophet Isaiah, "all the people of Saba will come bringing gold and incense: they will announce the deeds of the Lord. Let us say with Mary, in joy, "what marvellous the Lord has done for me. He did it, He does it and He will do it again. Let's bring him our gifts. What is this gift that we wish to offer him? In the Gold they recognized in Him a king, in incense the God and in the myrrh, they discovered the Saviour, the resurrected one.  And we……. ?

Let us pay attention to the wise men who have taken their journey, each in his own way and place, animated by the same star. Their presence helps us to make the same personal initiative, searching for the Saviour, in union with others, known and unknown, animated and guided by the Holy Spirit. Never be alone?

Do we discover in this feast, the true work of God, the wonder that God has humanity to his humanity? The new-born is the Light that enlightens the world. All, the shepherds, the angels, the wise men, and even the people, gave glory to God. It is no longer our eyes that reveal this mystery to us, but the Holy Spirit. He helps us to advance from visibility to invisibility, from reality to truth.

The wise men arrived in Jerusalem with hope and their arrival was already causing anxiety not only to the king but also the religious men, and even the whole people. Without going into the details of these concerns, we seek an answer for this error. Why did they go to the palace? The answer is simple: they sought the king, the new-born, the Prince, the future King of Israel. In other words, they did not want to follow the star anymore. It's a pity to drop the one who accompanies you (GPS), as long as you have not yet arrived at the destination. Even though we are animated or guided by the Holy Spirit, mistakes are always possible. In freedom, the man can risk to stop to follow the instructions received. We must be careful that we do not repeat it very often. When we fail, we must know how to put everything back, and start all over again, in humility, recognizing that we are mistaken in our discernment.

Certainly, there is still another beginning that will restart again giving a new direction. They left again, another way, happy, filled with happiness. This is a new way, and they will do it without being accompanied by the star. They have entered into this mystery of Epiphany, they are no longer need the star, and they are totally transformed. This encounter, just like every other divine encounter, transforms all men of good will.

With Mary and Joseph, and today with these wise men who have come from the East to worship God, let us make our own pilgrimage of our interiority to these peripheries of the world, joyfully announcing this Good News. Let's go to meet this new-born. Let's not close ourselves up in Herod's palace like religious elites. Since they were waiting for the consolation of God, they could easily followed these wise men. But they chose to ignore, just like any other, to follow the star.  Let's get out of this palace, with these magi and bravely proclaim through our witnessing life that we have seen and followed the star and in consequence we are totally transformed and a happy people. Happy feast, God bless you all.

 

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Publié le 5 Janvier 2018

Gospel text (Mc 1,6-11): 

In the course of his preaching John the Baptist said: «After me comes one who is more powerful than I am; I have baptized you with water, but He will baptize you in the Holy Spirit. As for me, I am not worthy to bend down and untie his sandals. At that time Jesus came from Nazareth, a town of Galilee, and was baptized by John in the Jordan. And the moment he came up out of the water, heaven opened before him and He saw the Spirit coming down on him like a dove. And these words were heard from heaven, ‘You are my Son, the Beloved, the One I have chosen’».

«You are my Son, the Beloved, the One I have chosen»

+ Fr. Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Spain)

Today, the Church celebrates the feast of the Baptism of the Lord. That day, the world's waters were purified and were given the power to clean away sin. Although the Baptism administered by John had only the implication of our conversion and acceptance of our sinfulness, Jesus, solidary with all men, decided to go through it too, as the Leader of a renewed Manhood. He «made Him who knew no sin to be sin on our behalf, so that we might become the righteousness of God in Him» (2Cor 5:21). Jesus will establish the new Baptism that will make us to become children of God in Him and will reconcile us unto the Father: He will be the Lamb of God who takes away the sins of the world.

«Today —writes St. Gregory of Nazianzus— Christ is illuminated; let this divine light penetrate inward. Christ is baptized, let us follow him to the water, to be able, later, to ascend with Him». That day, at the river Jordan, the Holy Spirit was seen to come down on the Lord and the Father's voice was heard saying: «You are my Son, the Beloved, the One I have chosen» (Mk 1:11). John Paul II comments that «Rising from the waters of the baptismal font, every Christian hears again the voice that was once heard on the banks of the Jordan River: ‘You are my beloved Son; with you I am well pleased’ (Lk 3:22). From this comes the understanding that one has been brought into association with the beloved Son, becoming a child of adoption (cf. Gal 4:4-7) and a brother or sister of Christ» 

St. Cyril of Jerusalem asks us to mull over this supernatural feat, when saying: «If you have sincere piety, the Holy Spirit will descend on you also and you will hear the voice of the Father saying to you from above: ‘This was not my son, but now, after Baptism he has been made my son’». As of now, we are all invited to follow the Path of Christ to know his Truth and to live his very Life. We have been chosen, consecrated and sent out to collaborate in the apostolic mission. We are also beloved and favorite sons, and the Father will be well pleased with each one of us. 

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Publié le 5 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 1,6-11): 

Jean Baptiste proclamait dans le désert: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour».

«C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église fête le Baptême du Seigneur. En ce jour, toutes les eaux du monde furent purifiées et reçurent la force de signifier la purification du péché. Même si le Baptême administré par Jean avait seulement le sens d'une conversion et d'une reconnaissance de notre imperfection, Jésus voulut le recevoir par solidarité avec tous les hommes, comme Éclaireur d'une Humanité renouvelée. Lui, «qui n'a pas connu le péché, [Dieu] l'a fait péché pour nous, pour que nous devenions justice de Dieu en Lui» (2Cor 5,21). Jésus instituera le nouveau Baptême qui nous rendra fils de Dieu en Lui et nous réconciliera avec le Père: il sera l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

«Aujourd'hui aussi —écrit saint Grégoire de Nazianze— le Christ est illuminé; laissons cette lumière divine nous pénétrer. Le Christ est baptisé, descendons dans l'eau avec Lui, pour monter ensuite avec Lui». Dans le Jourdain, l'on vit le Saint-Esprit descendre ce jour-là sur le Seigneur et l'on entendit la voix du Père: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour» (Mc 1,11). Jean-Paul II commente qu'«au sortir des eaux de la source sacrée, chaque chrétien entend de nouveau la voix qui fut un jour entendue près du Jourdain: ‘Tu es mon Fils’; et il comprend qu'il a été associé au Fils de prédilection en devenant fils d'adoption».

Saint Cyrile de Jérusalem nous fait réfléchir sur ce fait surnaturel en nous disant: «Si tu as une piété sincère, sur toi descendra aussi l'Esprit Saint et tu entendras la voix du Père venue d'en-haut: ‘Celui-ci n'était pas mon fils, mais à présent qu'il a été baptisé, il est devenu mon fils’». Dès cet instant, nous sommes tous invités à suivre le Chemin-même du Christ, à connaître sa Vérité et à vivre de sa Vie-même. Nous sommes élus, consacrés et envoyés pour collaborer à la mission apostolique. Nous sommes aussi des fils bien-aimés, des fils de prédilection, et le Père trouve en chacun de nous ses complaisances.

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Publié le 4 Janvier 2018

Gospel text (Jn 1,43-51):

 After Jesus had decided to set off for Galilee, He met Philip and said to him, «Follow me». Philip was from Bethsaida, the town of Andrew and Peter. Philip found Nathanael and said to him, «We have found the one that Moses wrote about in the Law, and the prophets as well: he is Jesus, son of Joseph, from Nazareth». Nathanael replied, «Can anything good come from Nazareth?». Philip said to him, «Come and see».

When Jesus saw Nathanael coming, he said of him, «Here comes an Israelite, a true one; there is nothing false in him». Nathanael asked him, «How do you know me?». And Jesus said to him, «Before Philip called you, you were under the fig tree and I saw you». Nathanael answered, «Master, you are the Son of God! You are the King of Israel!». But Jesus replied, «You believe because I said: ‘I saw you under the fig tree’. But you will see greater things than that. Truly, I say to you, you will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man».

 

Daily Quote from the early church fathers: 

The Lord of Angels, by John Chrysostom (347-407 AD)

"Do you see how he [Jesus] leads him [Nathanael] up little by little from the earth and causes him no longer to imagine him as merely a man? For one to whom angels minister and on whom angels ascend and descend, how could he be a man? This is why he said, 'You shall see greater things than these.' And to prove this, he introduces the ministry of angels. What he means is something like this: Does this, O Nathanael, seem to you a great matter, and have you for this confessed me to be King of Israel? What then will you say when you see 'angels ascending and descending on me'? He persuades him by these words to receive him as Lord also of the angels. For on him as on the king's own son, the royal ministers ascended and descended, once at the season of the crucifixion, again at the time of the resurrection and the ascension, and before this also, when they 'came and ministered to him' (Matthew 4:11). They also ascended and descended when they proclaimed the good news of his birth and cried, 'Glory to God in the highest, and on earth peace' (Luke 2:14), when they came to Mary and also when they came to Joseph... Our Lord made the present a proof of the future. After the powers he had already shown, Nathanael would readily believe that much more would follow." (excerpt from the Homilies On the Gospel of John 21.1)

 

«Come and see»

Fr. Rafel FELIPE i Freije 
(Girona, Spain)

Today, Philip teaches us an important lesson when he asks Nathaniel to go with him to meet the Master, because, like all true friends, he wants to share the treasure he has discovered: «We have found the one that Moses wrote about in the Law, and the prophets as well: he is Jesus, son of Joseph, from Nazareth» (Jn 1:45). He is impatient to share the riches of Jesus with others, so that they too can be blessed by the treasure that comes to all that know Jesus Christ. No one is able to fill a man's heart with the happiness and peace that is ours when Jesus dwells within. When we experience His love, peace, and blessing in our lives, we are eager to share Him. This restless urge to share what we have with others, is the origin of the calling of a Christian Apostle. At some point in our lives, Jesus bids us to cast our nets wide. When he does, He is telling each one of us that we must become fishers of people, for the people of the world is in great need of God, and our common hunger for spiritual fulfillment, truth, and happiness can only be satisfied by Jesus Christ. «Only Jesus Christ means everything for us (…). Happy the man who waits for Him!» (Saint Ambrose).

We cannot give what we do not have. So, before we can tell others about the Master, we must already have encountered Him and come to know Him. Only when we know Him well and have allowed Him to enter and direct into our lives, can we share Him with others, as Philip did, and as His disciples have done throughout history.

This involves knowing Jesus as the Lord of our lives, knowing Him as a friend, conversing with Him, and accepting Him so completely that we can declare: «Master, you are the Son of God! You are the King of Israel!» (Jn 1:49). We must receive Him in the Eucharist, share our gratitude and our desires with Him in daily prayer, and listen intently to His declarations of forgiveness. All this will help us to know Him well enough to be able to speak of Him with others to their understanding, so that they too can discover that intimate joy of encountering our Lord, experience religious satisfaction, and come to love Him even as we love Him.

 

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Publié le 4 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 1,43-51): 

Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il rencontre Philippe, et lui dit: «Suis-moi». Philippe était de Bethsaïde, comme André et Pierre. Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth». Nathanaël répliqua: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?». Philippe répond: «Viens, et tu verras». 

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare: «Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir». Nathanaël lui demande: «Comment me connais-tu?». Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël lui dit: «Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!». Jésus reprend: «Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois! Tu verras des choses plus grandes encore». Et il ajoute: «Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme».

 

L’Application

 

La vie que nous avons reçue est comme une argile à la main. Il faut la transformer et l’utiliser de telle manière qu’elle produise elle aussi, la vie pour les autres. Cette vie est naturellement remplie d’amour et de pardon. Le plus nous les employons, le plus le monde est transformer. Dieu compte sur nous et aujourd’hui il nous invite comme il a invité Philippe à Le suivre.

La rencontre de Nathanaël avec le Seigneur nous démontre qu’il y avait déjà une autre rencontre que Philippe et même Nathanaël ignorait. Nathanaël est invité à une autre sorte de rencontre, avec les anges du Seigneur, le Christ, le Sauveur,  en Jésus. Toute rencontre divine nous transforme.

Que nous soyons Philippe ou Nathanaël, nous sommes invités à faire découvrir Jésus, par notre vie d’amour et de pardon.

«Viens, et tu verras»

Abbé Rafel FELIPE i Freije 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, Philippe nous donne une leçon juste en accompagnant Nathanaël jusqu'au Maître. Il agit comme l'ami qui désire partager avec l'autre le trésor découvert récemment: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth» (Jn 1,45). Rapidement, avec enthousiasme, il veut le partager avec les autres, pour qu'ils puissent tous recevoir ses bienfaits. Le trésor est Jésus Christ. Personne ne peut remplir le cœur de l'homme de paix et de joie comme Lui. Si Jésus vit dans ton cœur, le désir de le partager se transformera en besoin. De là, naît le sentiment de l'apostolat chrétien. Quand Jésus, plus tard, nous invite à jeter les filets, il dira à chacun d'entre nous que nous devons être des pêcheurs d'hommes, car beaucoup sont ceux qui ont besoin de Dieu, que la faim de transcendance, de vérité, de joie… il y a quelqu'un qui peut la calmer entièrement: Jésus Christ. «Jésus Christ est pour nous toutes choses (…). Heureux l'homme qui espère en Lui!» (Saint Ambroise).

Personne ne peut donner ce qu'il n'a pas ou n'a pas reçu. Avant de parler du Maître, il est nécessaire d'avoir parlé avec Lui. C'est seulement si nous le connaissons bien et que nous nous sommes laissés connaître par Lui, que nous serons prêts à le présenter aux autres, comme le fait Philippe dans l'Evangile d'aujourd'hui. Comme l'ont fait tant de saints et saintes tout au long de l'histoire.

Traiter Jésus, parler avec Lui comme un ami parle à son ami, l'admettre avec une foi convaincante: «Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!» (Jn 1,49), le recevoir souvent dans l'Eucharistie et le visiter fréquemment, écouter attentivement ses paroles de pardon… tous cela nous aidera à mieux le faire connaître et à découvrir la joie intérieure que nous éprouvons quand d'autres le connaissent et l'aiment.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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