Publié le 16 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 3,1-6): 

Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Viens te mettre là devant tout le monde». Et s'adressant aux autres: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?». Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme: «Étends la main». Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

L’Application

 

Je voudrais vous inviter à regarder la ‘Personne’ Jésus. Un homme simple sans aucune complication et tous ceux et celles qui l’a observaient,  savaient déjà son comportement. Heureusement ils ne sont pas déçus. Pouvons d’être une personne sans complication ?

Le deuxième aspect que vous propose est la manière donc Jésus confronte ses adversaires. Il n’est pas là pour leur répondre. Il renvoi la question vers eux, pour qu’ils eux-mêmes découvrent leur propre intériorités et leurs intentions mauvaises. Pouvons-nous apprendre à agir comme Jésus et à éviter à réagir ?

Le troisième  est très important. N’arrêtons jamais les œuvres bonnes. Il faut savoir continuer les bonnes actions, malgré les échecs que nous pouvons avoir dans le chemin suivant fidèlement les pas de Jésus.

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

 

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Publié le 15 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 2,23-28): 

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.

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Publié le 14 Janvier 2018

Gospel text

(Mc 2,18-22): 

One day, when the disciples of John the Baptist and the Pharisees were fasting, some people asked Jesus, «Why is it that both the disciples of John and of the Pharisees fast, but yours do not?». Jesus answered, «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them, they cannot fast. But the day will come when the bridegroom will be taken from them and on that day they will fast.

»No one sews a piece of new cloth on an old coat, because the new patch will shrink and tear away from the old cloth, making a worse tear. And no one puts new wine into old wineskins, for the wine would burst the skins and then both the wine and the skins would be lost. But new wine, new skins!».

 

The Application

 

Most of us are taught to be politically correct and do exactly what all others are doing. What is normal and correct, as established by the society, is what is expected from us. Today Jesus is teaching another lesson, which is the heart of every act and thinking.

We are asked not to follow the tradition simply because it exists, rather, put our intelligence and be totally responsible for our acts and thinking. He gives the reason why his disciple won’t do the fasting today and they will certainly do one day.

Jesus seems to teach us the humility to listen to the Word of God and do all that the Lord asks us today. We are called to perfection in every deed, with conviction and certitude. It is good to mix up things, putting everything in confusion. We need some clarity in our thinking and coherence in our act. Jesus is reminding us a very important lesson that we are unique and not called to be just like others. Let us have the joy of being different.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

The presence of the Bridegroom, by Bede the Venerable, 672-735 A.D.

 

"From the time that the incarnation of our Saviour was first promised to the patriarchs, it was always awaited by many upright souls with tears and mourning - until he came. From that time when, after his resurrection, he ascended to heaven, all the hope of the saints hangs upon his return. It was at the time when he was keeping company with humanity that his presence was to be celebrated. Then it would have been unfitting to weep and mourn. For like the bride, she had him with her bodily whom she loved spiritually. Therefore the bridegroom is Christ, the bride is the church, and the friends of the bridegroom (Matthew 9:15, Luke 5:34) and of the marriage are each and every one of his faithful companions. The time of his marriage is that time when, through the mystery of the incarnation, he is joining the holy church to himself (Revelation 19:7). Thus it was not by chance, but for the sake of a certain mystical meaning that he came to a marriage ceremony on earth in the customary fleshly way (John 2:1-12), since he descended from heaven to earth in order to wed the church to himself in spiritual love. His nuptial chamber was the womb of his virgin mother. There God was conjoined with human nature. From there he came forth like a bridegroom to join the church to himself." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPELS 1.14) 

 

 

«How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?»

Fr. Joaquim VILLANUEVA i Poll 
(Barcelona, Spain)

Today, we can see that, besides fasting on the Day of Atonement (cf. Lev 16:29-34), the Jewish people observe many other days of fasting, both public and private. Days of fast manifested mourning, penance, purification, preparation for a feast or a mission, demand of God's grace, etc. Pious Jews considered fasting an act of virtue of their religion which pleased God. One who fasts addresses God in an attitude of humility; he implores forgiveness for his separation from God while depriving himself of those things that often cause the separation.

That Jesus does not instill this practice into his disciples and followers comes as a surprise for John's disciples and for the Pharisees. They cannot understand it. But Jesus gives them a fundamental reason: «How can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?» (Mk 2:19). For Israel's prophets, the bridegroom signifies God himself, faithful Yahweh, and his divine love for men (in contrast to Israel, his not always so faithful spouse). Hence, Jesus is tantamount to Yahweh, and He here declares his divinity: he calls his disciples «the bridegroom's friends», and those who are with him do not need to fast for they are not separated from him.

The Church has remained faithful to Christ's teaching on fasting which, though coming from the prophets and even being a natural and spontaneous practice in many religions, our Lord confirms with a new meaning. Fasting can be used as preparation; it strengthens prayer and contemplation. Jesus fasts in the desert as a preparation for his public life.

Many poor people, not unacquainted with shabby clothes were among those who listened to our Lord. So too were vintners who certainly knew what happens when the new wine is put into old wineskins. Jesus reminds them all that they have to receive his message with a new spirit, one that breaks with conformity and the routines of jaded souls; Jesus proposes something entirely different, not another version of the Law, but a new life altogether.

 

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Publié le 14 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 2,18-22): 

Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».

 

L’Application

 

Par apparence nous pouvons avoir une impression que Jésus ne respecte pas la tradition. En vérité, il ne pose qu’une question essentielle : pourquoi jeûner ? Il nous dit qu’un jour ses disciples, eux aussi comme les autres vont jeûner et Il donne la raison.

Comment pouvons appliquer cet évangile?  Il foi doit se fonder non pas dans l’ignorance, mais dans la raison profonde. Nous ne devons rien faire parce que les autres le font, mais, il faut prendre la responsabilité de toute action commise par nous. Nous devons d’être capables de dire, raisonnablement, pourquoi on l’a fait et pourquoi on ne l’a pas fait.

Jésus nous déconseille le ‘fast-food’ en disant, ce n’est pas bon pour la santé. Il faut bien le préparer, comme il faut. Ce n’est bon de tout mélanger dans notre vie quotidienne. Il faut avoir une claire vision et une netteté dans notre pensée et dans notre acte.

«Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?»

Abbé Joaquim VILLANUEVA i Poll 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous constatons comment les juifs, au-delà du jeûne prescrit par Dieu le Jour de l'Expiation (cf. Lev 16,29-34) observaient plusieurs autres jeûnes, autant publics que privés. Ils étaient l'expression de deuil, de pénitence, de purification, de préparation pour une fête ou une mission, de pétition de grâce à Dieu, etc. Les juifs pieux appréciaient le jeûne comme un acte propre de la vertu de la religion et plaisant à Dieu: celui qui jeûne se dirige à Dieu en attitude d'humilité, lui demande pardon en se privant de ces choses qui, le satisfaisant, l'auraient éloignées de Lui. 

Que Jésus n'inculque pas cette pratique à ces disciples et à ceux qui l'écoutaient, surprend les disciples de Jean et les pharisiens. Ils pensent qu'il s'agit d'une omission importante dans ses enseignements. Et Jésus leur donne une raison fondamentale: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?» (Mc 2,19). L'époux, selon l'expression des prophètes d'Israël, est Dieu, et est manifestation de l'amour divin envers les hommes (Israël est l'épouse, qui n'est pas toujours fidèle, objet de l'amour fidèle de l'époux, Yahvé). C'est-à-dire, Jésus se compare à Yahvé. Il est ici, déclarant sa divinité: il appelle ses disciples "les amis de la noce", ceux qui sont avec Lui, et donc qui n’ont pas besoin de jeûner car ils ne sont pas séparés de Lui.

L'Église est demeurée fidèle à cet enseignement qui vient des prophètes et constitue une pratique naturelle et spontanée dans plusieurs religions. Jésus-Christ la confirme et lui donne en sens nouveau: Il jeûne dans le désert comme préparation à sa vie publique, Il nous dit que la prière est fortifiée par le jeûne, etc.

Parmi ceux qui écoutaient le Seigneur, la majorité devait être pauvre et savoir de vêtements raccommodés; il devait aussi y avoir des vendangeurs qui savaient ce qui se passe lorsqu'on met du vin nouveau dans de vieilles outres. Jésus leur rappelle qu'ils doivent recevoir son message avec un esprit nouveau, qui rompt avec le conformisme et la routine des âmes vieillies prématurément, que ce qu'Il leur propose, n'est pas une interprétation de la Loi, sinon une vie nouvelle.

 

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Publié le 14 Janvier 2018

We are entering in to the second ordinary Sunday of the year, with the theme, ‘call ' or ‘vocation’. God invites us to participate in his mission, particularly to establish his Kingdom on earth. Very often, God does it personally and individually, yet for a community mission.  One person is chosen among the many for the whole community. All of us have received a mission, right from the beginning of our existence, particularly the day of our baptism, when we have openly accepted that Jesus is our saviour and have became members of His Church.  This mission, we can say it, personalized, given to us according to our capacity, and if needed, a particular grace is added.  

Many of us don’t realize this truth. It is quite possible that we have not yet recognized that voice calling us, like this little boy, Samuel. He was wise, he ran to the high priest, fortunately with trials and error, this high priest could guide this little boy. Samuel learned to speak to the Lord.  Unfortunately for us, like the others, we do not hear it. Why do some hear this divine call, and why not others?

The answer is in the second reading. All who hear this voice are those who have recognized the divine dwelling place among men. As Mother Theresa, who was able to see Christ in the suffering of humanity,  we have plenty of holy people who did hear this call and responded positively.  These people became the ambassadors of the Lord, in their words and deeds.  They first heard this voice in their interiority and were able to associate to the exteriority.  And, God has made them able to put this Word into practice. God has given such power to this little boy who will tell this high priest Eli that God will punish you with your children, even though  he saw Eli as a saint.

Saint Paul reminds us that we are the dwelling place of God and we have an obligation to keep his home in a dignified manner. We must look at all that God has already given us, particularly the holiness. In Jesus, we became God's adopted sons and daughters, and through this adoption we inherited this look from God. John looks at Jesus and proclaims, "This is the Lamb of God. Jesus looks at John's disciples and invites them to live with him, to listen to him, to discover in Him the Christ, the Saviour.

To follow the Lord is to move from here to ......... a place that the Lord tells us, it is to empty ourselves to be filled by the Lord, it is to listen to fulfil what it is listened, it is to surrender oneself before the divine goodness and to enrich oneself, etc. This process of life transforms us and makes us a missionary who invites others to follow the Lord. That's exactly what Andrew, Simon's brother did. 'We have seen the Messiah' Jesus will look at Simon and this look will transform him, from Simon to Peter. Every encounter transforms us, especially when it is divine.

As Christians, we can have two linds of approach to life. The first one is that of Samuel's and John's disciples. They didn’t have the answer, they approached the right person. They were basically seeks of divine truth and accomplishers of divine will. Jesus will certainly will ask them, "What are you looking for?, and certainly they will have the answer. The second approach is that of  Eli, John the Baptist and that of Jesus. They have the truth and they lead others, they help them and invite others. As Christians we can pray to the Lord by saying, Lord you have called us to be the seeks of divine will and at the same time like Andrew you wishes that we invite others to cooperate in the accomplishment of this divine will. Give us the grace to be seeks and be a faithful missionaries.

God bless you all. Have a wonderful Sunday.

 

 

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Publié le 12 Janvier 2018

Texte de l'Évangile (Mc 2,13-17): 

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.

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Publié le 11 Janvier 2018

Gospel text

(Mc 2,1-12): 

Jesus returned to Capernaum. As the news spread that he was at home, so many people gathered that there was no longer room even outside the door.

While Jesus was preaching the Word to them, some people brought a paralyzed man to him. The four men who carried him couldn't get near Jesus because of the crowd, so they opened the roof above the room where Jesus was and, through the hole, lowered the man on his mat. When Jesus saw the faith of these people, he said to the paralytic, «My son, your sins are forgiven».

Now, some teachers of the Law who were sitting there wondered within themselves, «How can he speak like this insulting God? Who can forgive sins except God?».

At once Jesus knew through his spirit what they were thinking and asked, «Why do you wonder? Is it easier to say to this paralyzed man: ‘Your sins are forgiven’, or to say: ‘Rise, take up your mat and walk?’ But now you shall know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins». And he said to the paralytic, «Stand up, take up your mat and go home». 

The man rose and, in the sight of all those people, he took up his mat and went out. All of them were astonished and praised God saying, «We have never seen anything like this!».

 

The Application

 

Many at times we have an impression that our prayers are not heard. Even today, this can be an example. People brought this man for a simple physical healing. Whereas Jesus is proposing a spiritual healing, which is more important than what is visible. This inner healing will lead this person to the external healing and many of us and even the people who brought this person to Jesus were simply ignorant. Are we still ignorant in our judgement………………..?

The second aspect which is very important as a Christian is, the pardon. Without being able to reconcile with God and with our brothers and sisters, we can’t receive the healing that God propose to us daily. This pardon is the first step towards happiness and joy. Many of us are not able to be fully liberated and joyful, because we refuse to forgive. Some of us are not able to and others simply don’t wish to. Jesus seems to remind us this importance of getting reconciled with God.

For our daily application, I would like  to invite you all to play the role of every personages available in today’s gospel.

Jesus: the capacity to see the invisible needs of others and not to be animated by the crowd psychology. All say, then it should be right………;;(Jesus rejects)

The people: available to the need of the sick person and take the risk to reach the person to Jesus. They glorify the Lord.  

The elites: Simply fixed to the rules and regulations. Though outwardly smiling, but internally accusing Jesus.

The sick person and the silent spectators: the simple spiritual consummators without doing anything…………..  

Either these personages may help us to imitate their qualities or a call for a conversion.

Daily Quote from the early church fathers: 

Reverse your relation with sickness, by Peter Chrysologus (400-450 AD)

 

"Take up your bed. Carry the very mat that once carried you. Change places, so that what was the proof of your sickness may now give testimony to your soundness. Your bed of pain becomes the sign of healing, its very weight the measure of the strength that has been restored to you." (excerpt from HOMILY 50.6)

 

«‘My son, your sins are forgiven’ (...). ‘Stand up, take up your mat and go home’»

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we see the Lord surrounded once more by crowds: «so many people gathered that there was no longer room even outside the door» (Mk 2:2). His heart is melted by people's needs and makes him to bestow upon them as much relief as possible; by forgiving, teaching and healing them at the same time. He certainly offers them physical help (as in today's parable, by curing the paralytic), but —actually— He is intent on getting the very best for each one of us: the well-being of our soul.

Jesus, our Savior, wants to give us a true hope of salvation. He even forgives our sins and sympathizes with our moral feebleness. Before anything else, He most emphatically says: «My son, your sins are forgiven» (Mk 2:5). Later on, we are given to see him connecting the remission of our sins —which He generously and tirelessly grants— to a most extraordinary miracle, seen by our very eyes. As some kind of external guarantee, as if to help us to open our eyes to faith, after forgiving the paralytic's sins, He cures him of his paralysis: «Stand up, take up your mat and go home. The man rose and, in the sight of all those people, he took up his mat and went out» (Mk 2:11-12).

We can revive this miracle quite often through Confession. With the words of forgiveness said by the minister of God («I absolve you from your sins in the name of the Father, and of the Son and of the Holy Spirit») Jesus —discreetly— accords us once more the external guarantee of remission of our sins, guarantee that is tantamount to the spectacular cure of the paralytic of Capernaum.

We are now beginning a new ordinary time. And, we believers are now reminded of the urgent need we have of a sincere and personal encounter with Jesus Christ, the All-Merciful Lord. In this liturgical time, He urges us not to slacken our pace nor to neglect the necessary forgiveness He offers all of us in his dwelling, the Church.

 

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Publié le 11 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 2,1-12): 

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. 

Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés». 

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?». 

Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi». 

L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil».

 

L’Application

 

En ce jour, le mot ‘pardon’ n’est plus considéré comme un geste ou un acte politiquement correct, alors, le mot ‘liberté’ est  exigé ou honoré. Malheureusement le monde du jour se confond profondément le sens de ces mots. Le pardon est un autre visage de l’amour. Comment pouvons-nous exprimer notre amour sans avoir un lien étroit avec pardon? Si notre cœur n’est pas rempli d’amour, comment peut-il être libre ?

Jésus nous oriente vers l’essentielle de la vie. Une âme réconciliée avec Dieu, transformera l’homme à divin. Il sera divinement humain et cette humanité serra capable de voir Dieu par tout et en tous. C’est pourquoi Il nous propose le pardon et la guérison physique prendra justement une place secondaire. L’homme dans sa liberté, est capable de se mettre contre ce Dieu d’amour et de pardon.

Dans l’évangile du jour, nous avons plusieurs personnages.  Choisissions-en un qui peut nous aider à vivre cette journée pleinement.

«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons encore le Seigneur entouré d'une foule: «Tant de monde se rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte» (Mc 2,2). Son coeur se dilate devant les besoins des autres et Il leur fait tout le bien possible: Il pardonne, enseigne et guérit tout à la fois. Il offre son aide au plan matériel (aujourd'hui en guérissant une paralysie), mais -dans le fond- Il cherche ce qu'il y a de mieux, ce qui est le plus important pour chacun d'entre nous: le bien de l'âme.

Jésus-Sauveur veut nous laisser une espérance certaine de salut: Il est même capable de pardonner les péchés et de compatir à notre faiblesse morale. Avant tout, il affirme: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mc 2,5). Puis nous le voyons associer le pardon des péchés -qu'il dispense généreusement et infatigablement- à un miracle extraordinaire, "palpable" à l'oeil nu. Comme une sorte de garantie extérieure, pour ouvrir nos yeux à la foi, après avoir déclaré au paralytique le pardon de ses péchés, il guérit sa paralysie: «Je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde» (Mc 2,11-12).

Ce miracle, nous pouvons le revivre fréquemment dans la Confession. Dans les paroles de l'absolution que prononce le ministre de Dieu («Je te pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»), Jésus nous offre de nouveau -discrètement- la garantie externe du pardon de nos péchés, garantie équivalente à la guérison spectaculaire du paralytique de Capharnaüm.

Voici que nous entamons un nouveau temps ordinaire. Et l'on rappelle aux croyants l'urgente nécessité d'une rencontre sincère et personnelle avec Jésus-Christ miséricordieux. Celui-ci nous invite à ne rien brader, à ne pas négliger le nécessaire pardon qu'Il nous offre dans son giron, l'Église.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Janvier 2018

Gospel text

(Mc 1,40-45): 

A leper came to Jesus and begged Him, «If you so will, you can make me clean». Moved with pity, Jesus stretched out his hand and touched him, saying, «I will; be clean». The leprosy left the man at once and he was made clean. As Jesus sent the man away, he sternly warned him, «Don't tell anyone about this, but go and show yourself to the priest and for the cleansing bring the offering ordered by Moses; in this way you will make your declaration».

However, as soon as the man went out, he began spreading the news everywhere, so that Jesus could no longer openly enter any town. But even though he stayed in the rural areas, people came to him from everywhere.

 

The Application

If there is something that God desires very deeply for the humanity is that man never forgets the divine compassion and love and that he may not get astray from this divine mercy. The people of Israel in their difficult time remembered the Lord and the Lord did respond positively. Whenever there was a demand for conversion and for purification, God was more generous than what the people dared to demand. Though there were moments where this people failed the Lord, by simply invoking His presence without doing the necessary obligation of divine honour and glory, God did permit some failures. However, God never failed to save them from their enemies.

Today we are called to make a sincere introspection of our own faithfulness and address God with hope and certitude, just like this poor person, “if you so will.” For our surprise we will hear directly from the Lord, ‘Yes, I do.’ There is no fun in remaining in the past with all our culpabilities, we are encouraged rather to advance towards the future, hoping and tasting the divine love and mercy.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

 

Why did Jesus touch the leper, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

 

"And why did [Jesus] touch him, since the law forbade the touching of a leper? He touched him to show that 'all things are clean to the clean' (Titus 1:15). Because the filth that is in one person does not adhere to others, nor does external uncleanness defile the clean of heart. So he touches him in his untouchability, that he might instruct us in humility; that he might teach us that we should despise no one, or abhor them, or regard them as pitiable, because of some wound of their body or some blemish for which they might be called to render an account... So, stretching forth his hand to touch, the leprosy immediately departs. The hand of the Lord is found to have touched not a leper, but a body made clean! Let us consider here, beloved, if there be anyone here that has the taint of leprosy in his soul, or the contamination of guilt in his heart? If he has, instantly adoring God, let him say: 'Lord, if you will, you can make me clean.'" (excerpt from FRAGMENTS ON MATTHEW 2.2–3)

 

 

«‘If you so will, you can make me clean’ (...). ‘I will; be clean’»

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Spain)

Today, in the first reading we read: «As the Holy Spirit says: Today, if you hear his voice ‘do not harden your hearts’» (Heb 3:7-8). And we constantly repeat it in the response to Psalm 94. In this brief quote, two points are raised: a longing and a warning. Both should never be forgotten.

During our daily prayer we long for and hope to hear our Lord's voice. But, perhaps more often than not, we fill it with our own words without allowing us time to listen to what the Good God may wish to tell us. Let us, therefore, take care of our inner silence which —by avoiding distractions and centering our attention— opens up a space to receive the affections and inspirations Our Lord, most certainly, wants to impregnate our hearts with.

A risk we must never forget is the risk that dwelling on the old sin may harden our spiritual heart. Life's hazards, at times, may make us —even without our realizing it— more leery, insensible, disheartened, forlorn…! We must beg our Lord to make us more conscientious of this inner downgrading. Our prayer offers us the opportunity to look serenely at our own life and to all circumstances surrounding it. We must meditate over the different events in the Light of the Gospel, to discover where we are in need of an authentic change.

If only we could hope for our change with the same degree of faith and confidence as the leper showed when he asked Jesus!: «He came to Jesus and begged Him, ‘If you so will, you can make me clean’» (Mk 1:40). He is the only one to make possible what for us is simply impossible. Let God act through His Grace upon us so our hearts can be purified and, meek to His influence, may every day become more in the image and semblance of Jesus' heart. He is telling us, in confidence: «I will; be clean» (Mk 1:41).

 

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Publié le 10 Janvier 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 1,40-45): 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage». 

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

L’Application

 

Qui peut creuser la pensé divine ?  Seigneur, aide nous à comprendre ta compassion et ton amour. Puisque l’homme à cause de ses malheurs s’enferme en lui-même, il n’est plus libre et se rend incapable de bon discernement. Comment un Dieu plein d’amour et de compassion peut abandonner son peuple ? Si tu le veux…………….. ! Quelle sorte de question et de doute ? Dieu comprend nos doutes et nos difficultés. Nous ne savons même pas prier. Voilà l’état actuel de notre vie quotidienne. Si nous crions vers lui, Dieu nous répondra très vite, « Je le veux, sois purifié. »

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 

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